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Kurdistan au féminin : infos rassurantes

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Suite aux problèmes / harcèlements dont la page Kurdistan au féminin a été victime de la par de personnes malveillantes ces derniers jours, nous avons contacté le cabinet du ministère de la justice de Belgique, tout en ayant informé l’opinion publique hier.

Nous avons communiqué des détails des harcèlements et des tentatives de piratages de nos comptes personnels et de notre page au cabinet du ministère de la justice de Belgique, où se trouvent certaines de nos membres). L’affaire est prise au sérieux par le cabinet car nous sommes harcelées, essentiellement par des sbires du pouvoir turc, depuis 5 ans sur les réseaux sociaux en tant que membres du collectif Kurdistan au féminin présentes dans plusieurs pays européens. C’est pourquoi, l’affaire sera suivie au niveau des pays où se trouvent nos membres.

On ne lâche rien et on vous tient au courant de la suite de l’affaire. Portez-vous bien. Nous sommes fort-e-s ensembles !

COVID-19. Un premier décès dû au coronavirus signalé au Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Un homme de 53 ans, originaire de la ville d’Hêsekê, est mort le 2 avril dans un hôpital du régime syrien à Qamishlo (hôpital Al-Watani), dans la Syrie du Nord et de l’Est. Les Kurdes et leurs alliés accusent l’OMS qui n’a pas procuré de test à la région, et le gouvernement syrien qui a dissimulé cette affaire dans la propagation de l’épidémie.

L’Organisation mondiale de la santé  (OMS) a annoncé la mort d’un homme de 53 ans d’al-Hasakah en raison de son infection par le virus Corona à l’hôpital de Qamishlo, tenu par le gouvernement syrien. L’organisation indique dans son rapport que cette personne infectée par la maladie le 22 mars  a été admise dans un hôpital privé, et que le 27 mars, elle a été transférée à l’hôpital national de Qamishlo. L’échantillon du patient a été envoyé à Damas le 29 mars, et il est décédé le 2 avril. Plus tard, les résultats des tests ont révélé qu’il était infecté par le virus.

En conséquence, le Corps de santé a tenu l’Organisation mondiale de la santé pour responsable de l’apparition ou de la propagation de la maladie du Corona dans les régions du nord et de l’est de la Syrie, car elle est restée secrète sur cette question et n’a pas informé les autorités compétentes au sein de l’Administration autonome, bien qu’elle sache que le gouvernement syrien ne coopère pas sérieusement avec l’Administration autonome pour lutter contre ce virus, mais fait plutôt passer clandestinement des personnes qui viennent de Damas à l’aéroport de Qamishlo pour les empêcher d’être testées et mises en quarantaine. (ANHA)

Le plus désolant, c’est de penser qu’on est dans un des endroits du monde où les meilleures mesures de protection ont été prises (ça fait 20 jours que la population est confinée sans cas confirmé) mais que le taux de mortalité va être un des pires : seulement 2 machines test PCR- 40 ventilateurs- 600 000 personnes qui vivent dans des camps- moyens limités de fabrication de masques et matériel de protection- coupures d’eaux presque permanente par la Turquie. Tout cela pour une région de 5 millions de personnes.

Par ailleurs, cette semaine, plusieurs avions sont arrivés de Damas (où l’épidémie est très avancée malgré ce qu’en dit le régime syrien), et le régime a consciemment fait sortir des gens de l’aéroport sans qu’ils passent par les contrôles de santé et/ou soient placés en quarantaine. (Tweets de Maria, une activiste française actuellement sur place.)

 

A new political assassination targeting Kurds in France and in Europe ?

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Members of Kurdistan au Féminin are under death threats from Turkish intelligence!

Turkish intelligence agents (Millî İstihbarat Teşkilatı – MIT) were able to infiltrate the Facebook page of Kurdistan au Féminin and managed to get the private information of the members of the women’s collective who manage the page. The lives of these women are in danger.

Towards a new political assassination targeting Kurds in France and in Europe ?

On 9 January 2013, Kurdish activists Sakine Cansiz, Fidan Dogan and Leyla Saylemez were executed in Paris by Turkish intelligence. Seven years later, French justice has still not shed any light on this triple political murder because obviously, state interests take precedence over the lives of Kurds, but other Kurdish women are today threatened with death by Turkish intelligence.

On Tuesday 14 April, a fake account contacted us on our Facebook page, posing as a doctor of Kurdish origin. He managed to get the phone number of one of the members of the collective, while blocking other members of Kurdistan au féminin on Facebook! He also changed the settings of our messaging system, so that only one of our members could reply to him. (We realised this this morning when we talked amongst ourselves.)

Why does the Turkish MIT wants to eliminate the members of Kurdistan au Féminin ?

We, the members of the Kurdistan au féminin collective, have committed the crime of informing international public opinion of what the Kurds are suffering as injustices, massacres etc. on their lands by the colonialist states, including Turkey, which are occupying Kurdistan. So, in order to prevent us from showing solidarity with the Kurds or denouncing Turkey’s crimes against the Kurds, Turkey wants to silence us by all means.

In 5 years of presence on Facebook, we have received many death threats etc. on social networks. But knowing that we were doing nothing wrong, apart from telling the truth, we have continued our activism. Without going into too much detail, the man who contacted our collective via email managed to get the number of our comrade « Keça Benav » who is in France and called him with a hidden number last night. He also tried to get a picture of her and private information about her. She had previously told him that she knew she was threatened and that’s why she refused to give any private information!

Now, at this time, the hacker(s) behind this action are probably stealing all our information about us and our contacts etc.

While waiting to find the technical means to this hacking, we are in danger of physical death. This is why, we call you to share this article en masse to challenge public opinion and the French and European authorities because our members are located in several European countries. Without you, we fear that the French authorities are unable or unwilling to protect us, worse than they would pay for our lives for their own state interests with Turkey. The example of the triple murder in Paris in 2013 is a perfect example of this!

One last thing: we knew from the first day we were on the social networks that our activism would probably cost us our lives. In spite of that, we continued and will continue to do so until our last breath. We are Kurdish phoenixes, we rise from our ashes every time our enemies think they’ve finished us off forever!

Have a nice day, waiting for the revenge of the vanquished!

Vers de nouveaux assassinats politiques visant les Kurdes en France et en Europe ?

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Alerte : Des membres de Kurdistan au féminin sont sous la menace de mort émanant des renseignements turcs !

Des agents des renseignements turcs (Millî İstihbarat Teşkilatı – MIT) ont pu infiltrer la page Facebook de Kurdistan au Féminin et ont réussi à avoir les informations privées des membres du collectif féminin qui gèrent la page. La vie de ces femmes est en danger.

Vers un nouvel assassinat politique visant les Kurdes en France ? 

Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez ont été exécutées à Paris par les renseignements turcs. Alors que, 7 ans après, la justice française n’a toujours pas fait la lumière sur ce triple meurtre politique car visiblement, les intérêts étatiques priment sur la vie des Kurdes, d’autres femmes kurdes sont aujourd’hui menacées de mort par les renseignements turcs.

Le mardi 14 avril, un faux compte nous a contactées sur notre page Facebook, en se faisant passer pour un médecin d’origine kurde. Il a réussi à avoir le numéro de tel d’une des membres du collectif, tout en bloquant sur Facebook d’autres membres de Kurdistan au féminin ! Il a également modifié les réglages de notre messagerie, de sorte qu’une seule de nos membres pouvait lui répondre. (On s’est rendu compte de cela ce matin en discutant entre nous.)

Pourquoi le MIT turc veut la peau de Kurdistan au féminin ?

Nous, les membres du collectif Kurdistan au féminin, nous avons commis le crime d’informer l’opinion publique internationale de ce que les Kurdes subissent comme injustices, massacres etc. sur leurs terres par les Etats colonialistes, dont la Turquie, qui occupent le Kurdistan. Alors, pour empêcher qu’on soit solidaire des Kurdes ou qu’on dénonce les crimes de la Turquie visant les Kurdes, la Turquie veut nous faire taire par tous les moyens.

En 5 ans ans de présence sur Facebook, nous avons reçu de nombreuses menaces de morts etc. sur les réseaux sociaux. Nos pages Facebook ont été fermées par deux fois en l’espace de deux ans : le 6 avril 2018 et le 16 avril 2020, il y a deux jours. Mais sachant qu’on ne faisait rien de mal, à part dire la vérité, on a continué à militer.

Sans entrer trop dans les détails, l’homme qui a contacté notre collectif via la messagerie a réussi à obtenir le numéro d’une des membres de notre collectif qui est en France et l’a appelée avec un numéro masqué la nuit dernière. Il a essayé également d’avoir une photo d’elle et des informations privées sur elle. Alors qu’elle lui avait dit précédemment qu’elle se savait menacée et que c’est pour cela qu’elle refusait de donner des informations privées !

Il a également dit être membre du PKK, tout en demandant des informations sur des responsables des organisations kurdes en France, comme le Conseil Démocratique Kurdes en France (CDK-F) ou l’ONG franco-kurde Roja Sor – Soleil Rouge. Il lui a dit, entre autre, « Donne-moi ton nom. Je suis dans le PKK et je suis sûr que tu ne fais pas partie du PKK. » Qu’il avait participé à des programme de la chaîne de télévision kurde Strek TV… ainsi de suite.

Il a dit qu’il n’aimait pas la mentalité des Kurdes de France. Que dans sa famille, il y avait beaucoup de martyrs. Que sa mère avait été torturée par des soldats turcs pour avoir parlé en kurde. Que c’est pour cela qu’elle ne pouvait plus avoir d’enfant après lui. Or, lors de plus d’une heure de « communication », où il a enchaîné les contradictions, il a dit être né au Québec. Qu’il était en France depuis deux-trois ans pour des études. Il a refusé de communiquer son nom et son numéro de téléphone, sois disant car il était menacé par les fascistes turcs !

Cet homme parlait un très bon français, mais parfois prenait un accent québécois. Il parlait également le kurde (kurmanci), disant être de la région de Van (Wan). Les détails de la communications ont été partagé avec des responsables d’organisations kurdes d’Europe, ainsi qu’avec des journalistes kurdes.

Là, à l’heure qu’il est, le ou les hackers qui sont derrière cette action sont probablement en train de voler toutes nos informations sur nous et nos contactes etc.

En attendant de trouver le moyen technique à ce piratage, nous sommes en danger de mort physique. C’est pourquoi, nous vous appelons à partager en masse cet article pour interpeller l’opinion publique et les autorités françaises et européenne car nos membres se trouvent dans plusieurs pays d’Europe. Sans vous, on craint que les autorités française ne puissent ou veuillent pas nous protéger, pire qu’ils monnaient nos vies pour leurs propres intérêts étatiques d’avec la Turquie. L’exemple du triple meurtre de Paris en 2013 en est le parfait exemple ! (On va toute fois porter plainte contre lui.)

Une dernière chose: on savait, dès le premier jour de notre présence sur les réseaux sociaux, que notre militantisme allait probablement nous coûter la vie. Malgré cela, on a continué et on continuera jusqu’à notre dernier souffle. Nous sommes des phénix kurdes, nous renaissons de nos cendres chaque fois que nos ennemis pensent nous avoir achevé-e-s pour toujours !

 

Ayez une belle journée, en attendant la revanche des vaincu-e-s !

 

Kurdistan au Féminin

 

CENSURE. Facebook a suspendu la page Kurdistan au féminin

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Alors que le monde entier est sous le menace du coronavirus, Facebook a suspendu la page Kurdistan au féminin, pour « le non respect de ses standards », comme il l’avait fait pour notre ancienne page il y a deux ans et 10 jours.

Facebook a suspendu notre précédente page en prétextant qu’elle ne respectait pas les standards de la communauté de Facebook. Aujourd’hui, Facebook est revenu en force en nous déclarant qu’à cause du « non respect » [répété] des standards de Facebook, il suspendait notre page. Qu’est-ce que FB nous reproche ? Que nous parlions des 50 000 prisonniers politiques – dont au moins la moitié est kurdes comme Selahattin Demirtas, avocat, écrivain et politicien du HDP, des dizaines de maires comme Gultan Kisanak et des artistes comme la chanteuse Nûdem Durak, ou des mineurs kurdes dont le seul crime est d’affirmer leur identité kurde – menacés par le covid-19, du barrage Ilisu qui inonde la ville antique d’Hasankey, parler de Sakine Cansiz, du leader kurde Ocalan, du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK)…

De quoi sommes-nous coupables à « Kurdistan au féminin » ? Notre crime est d’informer l’opinion publique internationale de ce que les Kurdes subissent comme injustices, massacres etc. sur leurs terres par les Etats colonialistes, dont la Turquie, qui occupent le Kurdistan. Alors, pour empêcher qu’on soit solidaire des Kurdes ou qu’on dénonce les crimes de la Turquie visant les Kurdes, quoi de plus simple que de faire supprimer les comptes/pages kurdes ? Ainsi, une armées de trolls turcs passe son temps à signaler nos publications auprès de Facebook qui ne se fait pas trop prier et ferme nos comptes / pages en un clic.
Voilà la dernière image qui violerait les standards de Facebook ! (Alaattin Çakıcı, parrain d’organisation criminelle, libéré de la prison par l’Etat turc suite à l’amnistie COVID-19 alors que 50 000 prisonniers politiques restent en prison !)
 
Nous vous demandons de partager en masse cet article sur les réseaux sociaux afin que Facebook débloque notre page. En attendant, vous pouvez nous suivre sur notre page de secours Kurdistan au Féminin2.

Sinon, n’étant pas de nature bien élevées et un peu sauvages sur les bords, nous les membres de Kurdistan au féminin, nous sommes dans le regret d’annoncer publiquement qu’on va continuer à faire notre travail bénévole, que si FB nous ferme de nouveau notre page, on reviendra une troisième fois, toujours aussi déterminées, et ce, bien qu’on soit menacées par les renseignements turcs (MIT) !
 
Nous venons de contester auprès de Facebook la suspension de notre page
 
*Facebook avait supprimé le 6 avril 2018 la précédente page « Kurdistan au féminin » (KAF), qui avait près de 60 000 abonnés, juste par ce qu’elle parlait des Kurdes et des injustices dont ils sont victimes dans les quatre parties du Kurdistan. Aujourd’hui, Facebook nous a averti qu’à cause de nos publications qui ne seraient pas conformes à ses standards [apologie du terrorisme car on a relayé une info où il était question du leader kurde Abdullah Ocalan], il allait supprimer notre page. Bien que Facebook ne le dise pas ouvertement, pour nous, la suppression de KAF a été manigancée par les nervis du pouvoir turc directement. En effet, Kurdistan au féminin est banni en Turquie sur décision de la « justice » turque (voir l’image ci-dessous).
 
En agissant ainsi, le pouvoir turc admet la force de « Kurdistan au féminin » et nous montre que nous sommes sur la bonne voie. Bien sûr, nous n’allons pas parler des nombreuses menaces « anonymes » venant des trolls turcs qu’on a reçues via Facebook…

Le Rojava à l’heure de la pandémie du coronavirus

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SYRIE / ROJAVA – A l’heure où toute l’humanité a le souffle coupé devant l’ampleur de la pandémie du Covid-19 qui continue à déjouer les « pronostiques », à l’heure où nous sommes confinés en masse en attendant que « ça passe », au Rojava, une région du monde où un nouveau modèle de société est né au milieu de la guerre et l’embargo, les Kurdes et leurs alliés tentent de se protéger du coronavirus en innovant aussi dans le domaine de la santé.

Voici un rapport détaillé réalisé par la journaliste India Ledeganck, dans la Syrie du Nord et de l’Est, pour voir qu’au Rojava, on prend la pandémie du coronavirus très au sérieux et on ne rechigne pas sur l’effort pour protéger la population :

La crise du coronavirus dans la Fédération Démocratique de Syrie du Nord

La Fédération Démocratique de Syrie du Nord se prépare à l’arrivée imminente du virus Covid-19 alors que le premier cas de contamination dans les régions propres au régime de Bachar a été confirmé à Damas le 22 février 2020. L’administration autonome a rapidement mis en place une série de dispositions afin de faire obstacle à l’introduction du virus au Rojava et à défaut de ralentir sa propagation.

La rédaction de cet article est basée sur les interviews de Mme. la coprésidente d’Heyva Sor a Kurdîstanê Mme. Jamîla Hamî et de Mr. le coprésident du comité de santé, le Dr. Mustafa Ciwan. Les informations ont été étayées d’un côté par la rencontre de journalistes et d’organisations locales, de l’autre par de précédents rapports effectués sur le terrain.

La situation de la Fédération Démocratique de la Syrie du Nord

A ce jour, parmi les 600 tests effectués sur les cas suspectés, aucun ne s’est révélé positif. Les inquiétudes sont cependant vivaces au vu de la crise sanitaire à venir. Un rapport du Rojava Information Center publié le 5 avril atteste des nombreuses difficultés auxquelles la fédération se confronte pour contrôler le coronavirus. Le manque de moyens et d’aide internationale, la présence de nombreux camps de réfugiés et de prisons surpeuplées où premièrement les conditions d’hygiène sont désastreuses et où deuxièmement la distanciation sociale ne peut pas être respectée rendent extrêmement difficile la non-prolifération du virus, l’identification de celui-ci et l’assistance aux personnes infectées.

En parallèle, la ville d’Hasake et ses régions aux alentours font face à de graves coupures d’eau depuis l’invasion de Serîkanîye par l’Etat turc. En effet, la station d’eau d’Allouk alimentant la ville est dorénavant sous son contrôle turc. Heyva Sor, le croissant rouge kurde, s’attend à devoir amener l’eau en camion, parfois depuis Qamîşlî, pour pouvoir alimenter ses dispositifs.

Il est très difficile pour l’administration autonome d’avoir une vue à long terme, car elle ne dispose pas d’informations fiables concernant la situation en Syrie. Mr. Ciwan Mustafa, le co-président du comité de santé, relève que les chiffres divulgués sont peu vraisemblables : « Un cas à Homs, un cas à Damas, … ce n’est tout simplement pas possible dans la logique d’une diffusion virale ». De plus, le nombre de cas semble assez désuet alors même que la Syrie entretient des liens étroits avec l’Iran, pays fortement touché par la pandémie.

Les actions menées

La Fédération Démocratique de Syrie du Nord a fermé le poste frontière entre l’Irak et le Rojava à Faysh Khabur depuis le 1er mars 2020. Les routes reliant les zones du régime et le Rojava sont elles aussi contrôlées. Les rues sont désinfectées et un confinement a débuté le 23 mars et est prévu jusqu’au 21 avril. Newroz, le nouvel an kurde qui se déroule le 21 mars a été annulé. Des campagnes d’une part de sensibilisation aux bonnes mesures d’hygiènes à adopter, d’autre part d’information sur le virus, son développement et sa transmission ont été effectuées, notamment au sein des camps de réfugié.e.s. Quatre numéros d’urgence et deux centres pour former les docteur.oresse.s et infirmier.ère.s ont été créés. Les deux centres sont basés à Hasake et Qamîşlî. Des respirateurs et des masques sont conçus dans le canton de Cêzîreh pour pallier le manque d’équipements. Effectivement, le Rojava ne dispose pour l’instant que de 27 respirateurs. Concernant la mise en quarantaine pour les futur.e.s malades, deux centres seront prêts dans les jours prochains. Heyva Sor a pu mettre à disposition 120 lits et le comité de la santé 200 lits.

Les tests effectués

Le personnel médical utilise des tests locaux, issus d’une collaboration entre le comité de santé et l’institut de recherche suédois PEAS. Développé initialement pour la détection de maladies respiratoires, ces tests ont par la suite été améliorés pour identifier le Covid-19, et ce avec un taux de fiabilité de 80%. Il s’agit d’un test salivaire qui affiche les résultats après 30 secondes. Si le test est négatif, un deuxième test est effectué 72 heures plus tard. Si celui-ci est positif, il sera confirmé par un test PCR (réaction en chaîne par polymérase), plus fiable, afin d’éviter les faux positifs. La confirmation est réalisée par deux analyseurs PCR fournit au Rojava le 12 avril par le Kurdistan irakien. Selon le Rojava Information Center, deux analyseurs PCR étaient présentes dans l’hôpital de Serîkanîye. Celles-ci ne sont malheureusement plus disponibles depuis l’invasion de la région par les forces turques.

Pour pouvoir confirmer l’immunité et en vue d’établir un diagnostic plus précis de certain.e.s patient.e.s, l’administration autonome s’est adressée à Damas pour tester des échantillons de sang dans les laboratoires de la capitale syrienne. L’Organisation Mondiale de la Santé, qui a servi de médiatrice entre la Fédération Démocratique de Syrie du Nord et le Régime syrien de Bachar al Assad, n’a cependant pas reçu de réponses de la part du régime. Ceci amène à politiser la pandémie dans une situation déjà sous tensions entre les deux parties. Le Rojava a de plus subi une énième provocation après l’atterrissage à l’aéroport de Qamîşlî de deux avions provenant de Damas, rompant donc l’accord entre les deux parties qui stipulait l’annulation des vols civils internes durant le confinement. Seuls 60 civils ont pu être testés par l’administration autonome sur les 300 personnes débarquées, ce qui fait craindre une probable contamination.

Recto et verso du test rapide avec la languette correspondante

L’aide internationale

Mme. Jamîla Hamî sait qu’ils.elles ne pourront compter que sur eux.elles-mêmes : « Nous rencontrons l’Organisation Mondiale de la Santé, ils nous font des promesses mais rien ne se passe. Par contre, l’OMS travaille avec le régime ». Comme le montre le rapport du Rojava Information Center, l’OMS a offert 1200 tests au régime, mais aucun à la Fédération autonome. « Ce n’est pas normal que l’OMS travaille juste avec Damas » a déclaré le Dr. Mustafa Ciwan. L’OMS, agence spécialisée des Nations-Unies, refuse d’aider directement la Fédération Démocratique de Syrie du Nord suite au manque de reconnaissance dont elle fait preuve par la communauté internationale. Le Directeur général de l’OMS, Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, a pourtant appelé à la solidarité internationale : « Le virus se propage actuellement dans des pays dont les systèmes de santé sont faibles, y compris certains qui sont déjà confrontés à des crises humanitaires. Ces pays ont besoin de notre soutien – par solidarité mais aussi pour nous protéger tous et contribuer à éradiquer cette pandémie. ». En définitive, choisir d’apporter un soutien uniquement à Damas contredit l’objectif principal de l’OMS qui est la couverture de santé universelle.

Heyva Sor a Kurdistanê s’attend de son côté à recevoir dans les prochains jours une aide financière du Croissant Rouge installé dans les pays européens, mais elle reste très limitée comparée aux besoins. La situation d’autant plus critique que la majorité du personnel des Organisations Non-Gouvernementales ont fui en octobre 2019 lors de l’invasion de Sêrîkanîye et que 50% du budget du comité de santé est alloué au Covid-19.

Conclusion

 

Mr. le coprésident du comité de santé, le Dr. Mustafa Ciwan. A sa droite, Mme. la coprésidente d’Heyva Sor a Kurdîstanê, Mme. Jamîla Hamî.

Comme le souligne Mme. Jamîla Hamî, le Covid-19 n’efface en rien la guerre menée par l’Etat turc. Au contraire, le virus Covid-19 est utilisé par ce dernier à l’encontre des peuples du Rojava. Selon la coprésidente d’Heyva Sor a Kurdîstanê et le coprésident du comité de la santé, la Turquie a converti l’hôpital Roj de Serîkanîye en centre de quarantaine pour les personnes infectées du virus provenant de zones éloignées. Ces transferts de patient.e.s, qui ne seraient dès lors pas réalisés pour réguler les hospitalisations mais bien pour éloigner les contaminé.e.s des sols turcs, mettent en danger la population environnante. Pour le Dr. Ciwan, il s’agit d’un nouveau crime commis par l’Etat turc à leur encontre. 

« C’est une situation extrêmement difficile mais nous devons l’affronter. Nous ne pouvons pas nous asseoir et attendre de l’aide. Nous espérons qu’un jour nous pourrons penser à autre chose que la guerre : comment améliorer notre système de santé par exemple » déclare Mme. Jamîla Hamî. Il reste à l’Organisation Mondiale de la Santé de reconsidérer sa position de manière à proposer un soutien qui se veut juste et direct à la Fédération Démocratique de Syrie du Nord.

 

KURDISTAN DU SUD. Des drones turcs tuent 3 femmes kurdes à Makhmur

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MAXMUR – Des drones turcs ont attaqué ce mercredi le camp de réfugiés de Maxmur, au Kurdistan du Sud, dans le nord de l’Irak.
 
Trois femmes ont été tuées et d’autres personnes ont été blessés, dont certains dans des conditions critiques, suite à l’attaque.
 
Le bombardement, qui visait les zones où les résidents du camp paissent leurs animaux, est survenu après deux jours d’intenses activités de reconnaissance des drones turcs dans la région de Maxmur.
 
Une délégation du gouvernement irakien s’est rendue sur place. Elle a enregistré les noms des victimes et rendu visite aux blessés. La délégation a quitté le camp sans faire de déclaration.
 
ANF

CUISINE. Sauté de seitan aux épices

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CUISINE. Avec le confinement dû au coronavirus qui s’éternise nous sommes des milliards d’individus « emprisonnés » depuis des jours, voire des semaines. Mais il faut tenir bon, malgré la maladie dû au Covid-119 et/ou la dépression.
Un des moyens de lutter contre cela, c’est d’avoir une alimentation saine, d’autant que la plupart d’entre nous ont enfin du temps pour cuisiner. Alors, au Kurdistan au féminin, on a concocté une recette végan à base de seitan à l’orientale. (Seitan sigifiant « diable » dans nombreuses langues orientales, on dédie ce plat aux diablesses et sorcières confinées.)
 
Ingrédients pour 3 personnes :
 
300 gr de seitan
1 oignon
1/2 citron
1 gousse d’ail haché finement
Quelques feuilles de mente hachées
1 c-à-s de graines de sésame
1/2 c-à-c de gingembre haché
Huile d’olive
Sel, piment ou poivre 
 
Préparation :
 
Coupez le seitan en petits morceaux (voir l’image).
Faites-le bouillir dans un verre d’eau pendant 7 minutes.
Egouttez votre seitan sans jeter l’eau.
Faites cuir l’oignon coupé en rondelle d’une épaisseur de 5 mm pendant 3 minutes.
Egouttez-le en gardant l’eau que vous donnerez à vos enfants assoiffés.
 
Cuisson :
 
Faites revenir pendant une minute l’ail et le gingembre hachés dans 3 c-à-s d’huile d’olive à feu doux. Ajoutez-y le seitan et les rondelles d’oignon, mélangez le tout en y rajoutant la mente, le sésam, le jus de citron, sel et piment.
 
Nosican be / Bon appétit
 
Keça Bênav (Bênav signifie « sans nom » et Keç (fille) en kurde), en attendant  les jours de liberté sans COVID-19 assez loin de la cuisine où on se contentera de quelques fruits et légumes et du bon pain !  
 

CORONAVIRUS. 50 000 prisonniers politiques abandonnés à la mort

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TURQUIE / BAKUR – Le Parlement turc a adopté le 14 avril une loi qui permettra la libération de 90 000 prisonniers afin de réduire la surpopulation carcérale, mais 50 000 prisonniers politiques sont exclus de cette loi inique.
 
Alors que la pandémie du coronavirus fait des ravages en Turquie et au Kurdistan du Nord, plus de 300 000 prisonniers, dont 50 000 sont des prisonniers politiques englobant des journalistes, politiciens, artistes ou enfants kurdes, sont interdits de quitter la prison tandis que les autres condamnés dont des terroristes de DAECH sont libérés petit à petit et qu’il y a eu déjà 3 morts parmi les prisonniers…
 
Liberté pour tous les prisonniers politiques

Parmi ses prisonniers politiques kurdes, il y a Selahattin Demirtas, avocat, écrivain et politicien du HDP et du DBP, des dizaines de maires comme Gultan Kisanak et des artistes comme la chanteuse kurde Nûdem Durak, ou des mineurs kurdes dont le seul crime est d’affirmer leur identité kurde…
 
Les organisations de la société civile et les partis politiques d’opposition appellent les autorités turques à libérer tous les prisonniers avant que les prisons se transforment en morgues. En attendant, sur les réseaux sociaux, il y a des campagnes de tweets exhortant le pouvoir turc à libérer les prisonniers politiques. Deux de ces hashtags sont : #FreeThemAll #FreeNudemDurak
 
 
 

FÉMINICIDES. Voulez-vous un monde sans femmes ?

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SEXISME – Le confinement dû au COVID-19 a fait exacerbé les violences physiques, sexuelles et psychologiques faites aux femmes et aux enfants à travers le monde.
 
Manifestement, on ne mesure pas la gravité de la situation. C’est pourquoi, dès 14 avril, le collectif Kurdistan au féminin a rejoint et relayé le black-out féminin qui a eu lieu sur les réseaux sociaux pour alerter tout le monde – les hommes et les responsables politiques et leur dire : « Voulez-vous un mode sans femmes puisque vous n’empêchez pas les violences masculines, dont les féminicides ? »
 
Cette action doit rester en vigueur jusqu’à ce que nos responsables politiques prennent des mesures efficaces au niveau mondial pour mettre fin aux féminicides, infanticides, aux violences sexistes, psychologiques et physiques dont sont victimes les femmes et les enfants.
 
Agissons sans attendre une seconde de plus !
 

GRÈCE: Les réfugiés kurdes de Lavrio menacés par le COVID-19 et le maire d’extrême-droite

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« Il y a quelques jours, le maire (extrême-droite) de Lavrio a demandé que la police prenne le contrôle des deux camps au prétexte que les Kurdes vont propager le COVID 19 parmi la population de Lavrio. (…) Pire, le centre de santé de Lavrio que les Kurdes ont fourni, en décembre 2019, en matériel médical et consommables médicaux, refuse aujourd’hui de consulter les malades kurdes. »
 
ATHÈNES – Les deux camps de réfugiés kurdes de Lavrio, en Grèce, où entassent plus de 600 femmes, enfants et hommes privés de tout, sont sous le menace du coronavirus. Mais, ils sont interdits d’aller au centre de soin de la ville tandis que le maire d’extrême-droite de la ville veut envoyer la police dans les camps plutôt que de les protéger du virus en leur apportant de l’aide…
 
Témoignage glaçant de Jacques Leleu depuis à Lavrio :
 
« A partir d’aujourd’hui nous lançons une campagne intitulée « 100 photos de réfugiés kurdes pour ne pas les oublier »
 
Pourquoi cette campagne ?
 
L’occident, l’ Europe, La France ont utilisé les kurdes pour éradiquer les criminels de DAESH
 
Comme l’occident n’est pas à une contradiction près elle maintien le PKK dans la liste des organisations terroristes. Pourtant la France, les USA ont combattu aux côtés des militants kurdes. Aujourd’hui, l’Occident trahi et abandonne les Kurdes.
 
Plus près de nous, en 2017 le gouvernement grec, a cédé à la pression de la Turquie et de son dictateur Erdogan (Erdogan, le meilleur allié des terroristes de DAESH). Le gouvernement grec de l’époque a accepté de modifié le statut des camps de Lavrio. Du jour au lendemain la croix rouge grecque a abandonné les kurdes des camps.
 
Depuis ce jour seule la solidarité internationale soutien concrètement les camps en apportant de la nourriture, du matériel, des médicaments.
 
Il y a quelques jours, le maire (ultra droite) de Lavrio a demandé que la police prenne le contrôle des deux camps au prétexte que les Kurdes vont propager le COVID 19 parmi la population de Lavrio.
 
Cette nouvelle attaque contre les camps s’inscrit dans la droite ligne des multiples tentatives qui veulent faire disparaître le camp principal du centre ville au profit d’une juteuse opération immobilière.
 
Nous connaissons tous le diction « si tu veux te débarrasser de ton chien dis qu’il a la rage. »
 
Ces propos sont odieux car le maire oublie que les Kurdes, dès le 16 ou 17 mars, ont mis en oeuvre un plan de prévention de 8 points (voir mes chroniques précédentes) sur les conseils de nos amis pneumologues grecs.
 
Aujourd’hui, les camps de Lavrio n’ont aucun cas de COVID 19 contrairement à ce qui se passe dans la ville. Dès le 18 mars nous savions que plusieurs habitants de Lavrio étaient contaminés. Ce sont donc les Kurdes qui sont en danger s’ils sortent des camps et non le contraire.
 
Pire, le centre de santé de Lavrio que les Kurdes ont fourni, en décembre 2019, en matériel médical et consommables médicaux (voir ma page Facebook), refuse aujourd’hui de consulter les malades kurdes.
 
Oui, vous avez bien compris … ce sont les réfugiés kurdes qui ont remis au service public de santé grec le matériel que le gouvernement grec n’a pas donné à ses services de santé.
 
Au moment ou nous remettions ce matériel , c’est à dire le 15 décembre, l’Etat grec n’avait pas versé la dotation financière du centre de santé de Lavrio pour l’année 2019.
 
Pour toutes ces raisons nous avons décidé de lancer l’ opération « 100 photos de réfugiés pour ne pas l oublier »
 
L’occident, l’Europe, la Grèce, le maire de Lavrio veulent rendre les Kurdes invisibles. Nous allons rendre ces invisibles … visibles. A partir d’aujourd’hui nous allons publier, chaque jour, « 10 photos d’invisibles ».
 
Les 10 premières photos donnent à voir essentiellement des enfants. Au fils des années nous avons vu grandir ces enfants avec lesquels nous avons partagé des jeux.
 
Nous vous demandons de partager le plus largement possible cette galerie.
 
La solidarité est l’arme des peuples. »
 

COVID-19. L’occasion pour plonger dans la culture ou la langue kurde ?

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Chèr-e-s confiné-e-s du coronavirus, vous ne voudriez pas enrichir votre culture concernant le peuple kurde ou d’apprendre la langue kurde en ces temps charnières dans l’histoire de l’humanité ? Cela vous aidera également à ne pas tomber trop dans la dépression, du moins, on l’espère…
 
Pour ce qui est de la culture générale concernant les Kurdes et le Kurdistan, vous avez accès librement à la bibliothèque numérique de l’Institut kurde de Paris où des trésors audios, écrits ou visuels attendent d’être découverts par le public.

Grâce à ses plus de 10 000 monographies, en 25 langues, sur les Kurdes, plusieurs dizaines de milliers de documents écrits, des collections de revues et de journaux, des photos, des vidéos, de cartes postales, d’affiches ainsi que des archives sonores et musicales, vous devriez trouver votre bonheur !
Le lien de la bibliothèque numérique kurde est ici