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Les artistes devraient être l’antidote face au fascisme de la Turquie

COLOGNE – « L’artiste populaire doit être un antidote à ce poison que le pouvoir fasciste répand. Les artistes doivent inspirer et diriger la société par leur art et leur position contre cette mentalité génocidaire et les pratiques antidémocratiques du système. Le récit ‘l’artiste ne devrait faire que l’art « est une tentative de désactiver le potentiel des artistes et de présenter l’art comme un divertissement et rien d’autre. Les artistes aussi résistent au système, s’y opposent et sont impliqués dans les problèmes de la société. »
 
L’artiste kurde, Deniz Deman a déclaré que les artistes devraient être l’antidote au fascisme en cette période où le peuple kurde est confronté à la fois à l’épidémie de coronavirus et à l’agression de l’État turc.
 
Deniz Deman a déclaré que l’artiste qui est lié à son peuple pouvait participer à l’organisation de la société en lisant correctement tous les processus et a ajouté qu’elle n’était pas d’accord avec la déclaration disant que « l’artiste ne devrait faire que de l’art ».
 
L’artiste kurde Deniz Deman a parlé à l’ANF à un moment où il n’y a pas d’événements sociaux culturels tels que des concerts, des marches, des festivals pour empêcher la propagation du coronavirus.
 
Rappelant que le système souverain turc vise à détruire la structure sociale des Kurdes et leur culture, leur langue, leur éducation et leurs institutions, Deman a déclaré: « Parce que pour une société, la langue et la culture sont l’équivalent de l’existence. Les Kurdes ont traversé de nombreuses guerres, massacres, invasions et génocides à travers l’histoire, mais ils se sont remis sur pied grâce à la résistance à la liberté kurde et ont établi un système de vie basé sur la socialité. »
 
Deniz Deman, qui a attiré l’attention sur l’état de l’art et les artistes d’un peuple privé de langue, de culture et d’histoire depuis des années et confronté au génocide, a déclaré qu’avec le développement de la lutte pour la liberté du Kurdistan, les artistes ont été capable de regarder leur peuple et ont essayé de les aider à résoudre leurs problèmes.
 
Rappelant que les artistes ont joué un rôle important dans l’histoire récente du Kurdistan, Deman a ajouté: « Les artistes qui peuvent voir les difficultés que leur peuple a traversées, qui ont lu les processus sociaux et révolutionnaires et ont créé un lien avec leur peuple peuvent jouer un rôle important dans tous ces processus historiques. »
 
Deman a déclaré que le peuple kurde traversait aujourd’hui un processus extraordinaire, confronté à la fois à la pandémie du coronavirus (COVID-19) et à la politique d’agression inchangée de l’État turc. « L’artiste populaire doit être un antidote à ce poison que le pouvoir fasciste répand. Les artistes doivent inspirer et diriger la société par leur art et leur position contre cette mentalité génocidaire et les pratiques antidémocratiques du système. Le récit ‘l’artiste ne devrait faire que l’art « est une tentative de désactiver le potentiel des artistes et de présenter l’art comme un divertissement et rien d’autre. Les artistes aussi résistent au système, s’y opposent et sont impliqués dans les problèmes de la société. »
 
Déclarant que les artistes avaient un rôle important dans les périodes de crise telles que la pandémie du covid-19, Deman a ajouté: « L’artiste peut [apporter sa part] à la socialité et contribuer à son organisation en analysant le processus que les gens traversent, en s’intégrant avec les gens. La plus forte résistance à l’exploitation brutale et au génocide politiques est surmontée par tous les segments de la société ainsi que la solidarité organisée des artistes. »
 

GRÈCE. Soutenez les 600 réfugiés kurdes de Lavrio menacés par le coronavirus et le racisme

ATHÈNE – « Le maire (extrême-droite) de Lavrio a demandé que la police prenne le contrôle des deux camps au prétexte que les Kurdes vont propager le COVID-19 parmi la population de Lavrio. (…) Pire, le centre de santé de Lavrio que les Kurdes ont fourni, en décembre 2019, en matériel médical et consommables médicaux, refuse aujourd’hui de consulter les malades kurdes. »
Les deux camps de réfugiés kurdes de Lavrio, en Grèce, où entassent plus de 600 femmes, enfants et hommes privés de tout, sont sous le menace du coronavirus. Mais, ils sont interdits d’aller au centre de soin de la ville tandis que le maire d’extrême-droite de la ville veut envoyer la police dans les camps plutôt que de les protéger du virus en leur apportant de l’aide…
 
Témoignage de Jacques Leleu (de 19 avril), depuis à Lavrio :
 
« Au commencement était le verbe ? Non ! Au commencement était l’action ! » Faust.
 
Oui mille actions, mêmes modestes, participent au soutien que nous devons aux kurdes qui ont combattu DAESH et qui se battent aujourd’hui au Rojava contre les bandes armées islamistes du dictateur turc Erdogan.
 
Deux de nos amis viennent de nous envoyer des vidéos dans lesquelles ils expriment leur soutien aux Kurdes de Lavrio.
 
Brigitte, militante CGT du syndicat de l’énergie et des mines du Val d’ Oise a participé à deux « convois solidaires » . A Lavrio elle nous a offert, de sa belle voix, des chants révolutionnaires.
 
Patrick, secrétaire général de la fédération du Secours populaire du Val d’ Oise, militant CGT des banques. Patrick depuis 5 ans remplit les camions du « convoi solidaire ». Il a été présent à Lavrio a nos côtés lors d’un « convoi solidaire ».
 
Vous aussi vous pouvez participer en réalisant une petite vidéo (30, 40 secondes) de soutien aux Kurdes.
 
Les autorités grecques veulent rendre invisibles les réfugiés kurdes.
 
Vos vidéos vont faire barrage.
 
Elles s’inscriveront dans l’action que nous avons initié. Il s’agit de dire aux Kurdes … le jour d’après …. « Rendez-vous à Lavrio ».
 
Ce jour là notre camion, aujourd’hui bloqué en France, fera le trajet jusqu’aux camps de réfugiés. Il apportera 10 tonnes de nourriture, des dizaines de matelas, de couvertures, de draps, du matériel médical et des consommables médicaux.
 
Vous pouvez mettre votre vidéo sur ma page Facebook et surtout vous l’envoyez à : jean-marc.therin@wanadoo.fr. jean-marc (réalisateur) montera vos vidéos dans un film qui s’intitulera « Rendez-vous à Lavrio »
 
La solidarité est l’arme des peuples ! »

TURQUIE. 50 000 prisonniers politiques livrés à la pandémie du coronavirus

TURQUIE / BAKUR – Le samedi 18 avril, la Turquie a dépassé l’Iran avec 82 329 cas confirmés d’infections liés au coronavirus. Malgré la situation catastrophique, les autorités turques refusent toujours de libérer les 50 000 prisonniers politiques (majoritairement des Kurdes).
Le nombre de malades contaminés par le covid-19 en Turquie et dans les régions kurdes du pays a augmenté de 3 783 en 24 heures. Faisant de la Turquie le pays du Moyen-Orient ayant le plus de malades infectés par le coronavirus. (Des chiffres officiels – à prendre avec des pincettes – annoncés par le ministre turc de la Santé.)
 
« Le Collectif VAN diffuse l’information publiée dans la Gazette des Nouveaux Dissidents N°14, concernant la demande de libération du journaliste et écrivain turc Ahmet Altan, âgé de 70 ans:
 
« Alors que l’OMS enjoint les autorités judiciaires et pénales dans le monde entier de libérer autant que possible leurs détenus de manière à désengorger rapidement les prisons, la Turquie d’Erdogan annonce libérer 90.000 prisonniers de droit commun et exclut du dispositif les journalistes, entrepreneurs, écrivains, et d’autres citoyens détenus pour leurs opinions politiques. » (…) L’action de l’avocate d’Ahmet Altan est relayée par le collectif turc Expression Interrupted qui rassemble 24 associations de Droits de l’Homme et demande la libération de tous les prisonniers politiques au vu du danger de la pandémie. » Parmi les prisonniers politiques dont la déclaration en anglais demande la libération, se trouve – parmi tant d’autres – le mécène turc Osman Kavala qui a passé ce samedi 18 avril 2020 le triste cap des 900 jours d’incarcération pour des motifs ubuesques. En Turquie, aujourd’hui comme il y a 105 ans à l’époque du génocide arménien de 1915, les voleurs, les violeurs, les criminels sont libérés de prison tandis que les opposants, considérés comme des « traîtres », y sont jetés ou maintenus. Liberté pour Ahmet Altan ! Liberté pour Osman Kavala et tous les prisonniers politiques !
 
Ahmet Altan : en raison de la pandémie, une forte mobilisation s’organise en Turquie pour demander la libération de l’écrivain
 
Alors que l’Iran a libéré en mars des milliers de détenus dont des prisonniers politiques du fait de la pandémie, et que l’OMS enjoint les autorités judiciaires et pénales dans le monde entier de libérer autant que possible leurs détenus de manière à désengorger rapidement les prisons, la Turquie d’Erdogan annonce libérer 90000 prisonniers de droit commun et exclut du dispositif les journalistes, entrepreneurs, écrivains, et d’autres citoyens détenus pour leurs opinions politiques.
 
Au nombre de ces derniers, Ahmet Altan est incarcéré depuis trois ans et demi au centre de détention de Silivri, dans la banlieue d’Istanbul, au motif qu’il aurait participé au putsch manqué de juillet 2016, qui lui a d’abord valu une condamnation à la perpétuité aggravée. Un épisode douloureux a suivi en novembre dernier lors duquel il a été libéré puis remis en prison une semaine plus tard, après un appel du procureur général.
 
Était-ce les propos qu’il avait tenus dès sa libération aux médias et qui avaient eu une répercussion internationale : « Ils essaient de faire en sorte que les intellectuels évitent de poser des questions. Nous allons les interroger. Nous avons vu ce qu’est la prison. Si nécessaire, nous y retournerons. Nous n’avons pas peur. », qui avaient déplu au régime de Recep Tayyip Erdogan pour qu’aussitôt sa liberté lui soit reprise ?
 
Le 13 avril dernier, son avocate, Figen Albuga Çalıkuşu, a déposé une requête auprès de la Cour suprême demandant la libération immédiate de son client, en raison du risque accru de propagation de l’infection dans les prisons turques. L’avocate a réagi à la déclaration du ministre de la Justice turque annonçant « qu’un total de 17 détenus, incarcérés dans cinq prisons de Turquie, avaient été diagnostiqués positifs à la Covid-19, trois détenus étant morts et 79 membres du personnel pénitentiaire testés positifs ». Elle souligne qu’Ahmet Altan est âgé de 70 ans et qu’il présente des signes de vulnérabilité importants face à la maladie. Elle ajoute que le droit à la vie est
 
« le droit constitutionnel le plus fondamental et qu’il doit être protégé par l’État », puis que « d’une part, mon client est maintenu en prison par un harcèlement judiciaire et un non-respect de l’état de droit, d’autre part il y a une menace sérieuse pour sa vie. »
 
Aujourd’hui l’action de l’avocate d’Ahmet Altan est relayée par le collectif turc Expression Interrupted qui rassemble 24 associations de Droits de l’Homme et demande la libération de tous les prisonniers politiques au vu du danger de la pandémie. La déclaration conjointe peut être lue ici : »
 

COVID-19. Les Kurdes de France lancent une campagne d’aide pour le personnel soignant

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PARIS – PARIS – La communauté kurde de France s’est mobilisée pour apporter son aide au corps médical qui est en première ligne dans la lutte contre la pandémie du coronavirus. La campagne est menée par le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F).
 
Voici le communiqué du CDK-F appelant à participer à la campagne :
 
« Depuis le mois de décembre 2019, le monde est bouleversé par la pandémie du Covid-19 qui affecte l’ensemble de l’humanité.
 
Cette crise sanitaire qui est l’une des plus importantes que le monde n’ait jamais connue a déjà causé la mort de près de 100.000 personnes dans le monde.
 
Le manque de moyens et le retard des mesures prises dans la lutte contre le virus a entraîné une propagation très rapide de la maladie: des centaines de milliers de personnes ont été testées positives au Covid-19.
 
Dans ce contexte, le CDK-F tient à amplifier sa solidarité avec le personnel soignant, afin de leur apporter un soutien moral et leur permettre de travailler dans des conditions dignes.
 
À cet égard, nous annonçons l’élargissement à l’ensemble de la France de la fourniture de repas à destination des personnels soignants qui est déjà assurée par des restaurateurs kurdes dans certaines régions.
 
Par ailleurs, le CDK-F procédera, dès lundi, par l’intermédiaire de confectionneurs kurdes, à la fabrication de masques artisanaux pour le personnel soignant.
 
Nous appelons les entreprises et personnes en mesure de nous fournir le tissu nécessaire pour la fabrication des masques à rejoindre notre campagne afin d’amplifier la solidarité. »
 
CDK-F

CUISINE. Bricks végétariennes

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Chèr-e-s confiné-e-s, en ces jours difficiles où le coronavirus (COVID-19) sème la mort aux quatre coins du monde, il n’est pas évident de ne pas tomber dans la dépression. Mais nous, le collectif des femmes de Kurdistan au féminin, nous avons besoin de vous bien en forme, pour continuer à faire de belles choses. Alors, nous vous supplions de garder le moral car les jours meilleurs ont promis leur venue. En attendant, une camarade kurde vous propose sa recette de bricks végétariennes.
 
Ingrédients :
 
Pâtes à brick
carotte râpée
courgette ou brocoli
champignons de Paris
1 oignon
Fromage râpée
3 œufs
2 branches de menthe
Huile d’olive
Sel / Poivre ou piment rouge
 
Émincez finement les oignons, courgettes ou brocoli et champignons. Ciselez les feuilles de menthe.
 
Préparation :
 
Pour votre farce, faites revenir les carottes rappées, l’oignon, les courgettes ou le brocoli et les champignons.
Ajoutez-y la menthe, le sel et le poivre.
Touche finale facultative : fromage râpé.
 
Coupez en deux la feuille de brick et puis pliez la en deux.
Étalez votre farce. Roulez le tout de manière à obtenir un triangle.
Badigeonner le tout avec du jaune d’œuf
Posez vos bricks dans un moule en verre que vous huilerez.
 
Cuisson:
 
Chauffez le four à 200 degré
Cuisez vos bricks pendant 10 minutes, en les retournant chaque 5 minutes afin de les dorer des deux côtés.
 
Servez-les avec une salade de mâche par exemple.
 
Nosican be / Bon appétit !

LANGUE. Cours de kurde pour débutants francophones et faux débutants via vidéo-conférence

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LANGUE. Chèr-e-s confiné-e-s, à l’initiative de Kurdistan au féminin, le camarad Nebiyê DÛRO va donner des cours de langue en kurde (dialecte kurmancî), en ligne, dès mardi 21 avril, jusqu’au 21 mai 2020.
Deux niveaux de cours sont proposés :
-Cours de kurmancî pour grands débutants francophones
-Cours de kurmancî niveau A-1 A-2 pour ceux qui veulent améliorer leur niveau du kurmancî
 
 
Voici le planning pour grands débutants qui auront lieu du 21 avril au 21 mai :

Mardi 19h-20h
Jeudi 19h-20h
Samedi 19h-20h
 
Et le planning pour les faux débutants qui auront lieu du 21 avril au 21 mai :
 
Mardi 20h-21h
Jeudi 20h21h
Samedi 20h21h
 
Pour participer aux cours de débutants et faux débutants il faut envoyer un email à <apprendrekurde@gmail.com>  avec les information suivantes à fournir :
 
Prénom:
Niveau souhaité:
Numéro de WhatsApp:

Nous allons réunir tous les participants dans deux groupes Watsapp pour leur envoyer le lien des cours qui auront lieu sur l’application ZOOM.

Nous allons assurer les cours sur l’application ZOOM et sur notre page Facebook Apprendre le kurde en ligne, si tout fonctionne comme prévu. Les cours seront enregistrés et mis en ligne par la suite.

Rojeke xweş ji bo wera / Belle journée à vous !

 
Kurdistan au féminin
 

Enstîtuya Kurdî ya Stenbolê: 28 ans au service de la langue kurde

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ISTANBUL – L’Institut kurde d’Istanbul a été fondé il y a 28 ans pour promouvoir la langue et la culture kurdes. Déjà le jour de son ouverture, le premier raid de la police avait eu lieu contre ses locaux.
 
Il y a 28 ans, le 18 avril 1992, l’Institut kurde d’Istanbul (Enstîtuya Kurdî ya Stenbolê) a été fondé pour promouvoir la langue, la culture et la littérature kurdes. Comme l’institut a été fermé le 31 décembre 2016, il poursuit son travail, depuis mars 2017, en tant qu ‘ »Association pour les études kurdes » (Komeleya Lêkolînên Kurdî). En ces jours de la pandémie de coronavirus, il propose des cours de langue en ligne, auxquels participent maintenant plus d’un millier de personnes.
 
L’Institut kurde d’Istanbul, fondé en 1992 par des intellectuels tels que Musa Anter, Ismail Beşikçi, Feqî Huseyn Sagniç, Yaşar Kaya et Cemşid Bender, a été fermé le 31 décembre 2016 par le ministère turc de l’Intérieur dans le cadre des décrets liés à l’état d’urgence. En 28 ans d’histoire, l’Institut kurde d’Istanbul a été soumis à une répression constante. Le premier jour de son ouverture, un raid policier a éé mené contre ses locaux, au cours duquel la police a enlevé l’enseigne en kurde de la façade du bâtiment. En juin 2018, la première conférence a eu lieu à l’institut d’Istanbul, avec l’historien yézidi de l’Université d’Erevan Celîlê Celîl comme conférencier. La répression s’est poursuivie et a culminé avec le meurtre de l’écrivain kurde Musa Anter le 20 septembre 1992.
 
L’Institut a publié plus de cinquante ouvrages sur la langue, la littérature et l’histoire kurdes, y compris des dictionnaires, des ensembles de cours de langue et des traités sur l’histoire littéraire kurde. Depuis le 15 avril, des cours en ligne pour les dialectes kurdes kurmancî et le kirmanckî (Zazakî) sont proposés via l’application ZOOM. Le cours du kurmancî compte désormais 903 participants, le cours de kirmanckî 145.
 
ANF

TURQUIE. 50 000 prisonniers politiques menacés de mort alors que le COVID-19 ravage le pays

TURQUIE / BAKUR – Ce samedi 18 avril, la Turquie a dépassé l’Iran avec 82 329 cas confirmés d’infections liés au coronavirus. Malgré la situation catastrophique, les autorités turques refusent toujours de libérer les 50 000 prisonniers politiques (majoritairement des Kurdes).
 
Le nombre de malades contaminés par le covid-19 en Turquie et dans les régions kurdes du pays a augmenté de 3 783 en 24 heures. Faisant de la Turquie le pays du Moyen-Orient ayant le plus de malades infectés par le coronavirus. (Des chiffres officiels annoncés par le ministre turc de la Santé.)

Le Parlement turc a adopté le 14 avril une loi permettant la libération de 90 000 prisonniers, mais 50 000 prisonniers politiques sont exclus de cette loi inique.
 
Alors que la pandémie du coronavirus fait des ravages en Turquie et au Kurdistan du Nord, plus de 300 000 prisonniers, dont 50 000 sont des prisonniers politiques englobant des journalistes, politiciens, artistes ou enfants kurdes, sont interdits de quitter la prison tandis que les autres condamnés dont des terroristes de DAECH sont libérés et qu’il y a eu déjà au moins 3 morts parmi les prisonniers…
 
Liberté pour tous les prisonniers politiques

Parmi ses prisonniers politiques kurdes, il y a Selahattin Demirtas, avocat, écrivain et politicien du HDP et du DBP, des dizaines de maires comme Gultan Kisanak et des artistes comme la chanteuse kurde Nûdem Durak, ou des mineurs kurdes dont le seul crime est d’affirmer leur identité kurde…
 
Les organisations de la société civile et les partis politiques d’opposition appellent les autorités turques à libérer tous les prisonniers avant que les prisons se transforment en morgues. En attendant, sur les réseaux sociaux, il y a des campagnes de tweets exhortant le pouvoir turc à libérer immédiatement les prisonniers politiques. Trois de ces hashtags sont : #FreeThemAll #SelahattinDemirtas #FreeNudemDurak 

FÉMINICIDE. Une femme yézidie de 27 ans assassinée en Allemagne

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ALLEMAGNE – « Ce n’est pas le coronavirus mais les hommes infectés par le virus patriarcal qui tuent les femmes ! »
 
Besma Ekinci, une jeune Yézidie de 27 ans, a été assassinée à Hildesheim par son mari. Les organisations de femmes kurdes condamnent le meurtre tandis que des proches du mari affirment qu’il s’agissait d’un accident. 
 
Mercredi, Besma Ekinci, 27 ans, a été assassinée dans la ville allemande de Hildesheim. Elle était mère de trois enfants.
 
Les organisations de femmes kurdes ont condamné le meurtre dans un communiqué :
 
« Ce n’est pas le coronavirus mais les hommes infectés par le virus patriarcal qui tuent les femmes !
Aujourd’hui, 15 avril 2020, c’est le mercredi rouge, où nous, en tant que peuple kurde, célébrons la naissance du monde au sens de la religion yézidie. Cette fête a été assombrie aujourd’hui par de mauvaises nouvelles avec une ombre sombre. Une femme de Shengal nommée Besma Ekinci (27 ans), mère de trois enfants (le plus âgé à six ans), a été assassinée par son mari Cemal Ekinci (55 ans).
En outre, l’État turc oppresseur a tué aujourd’hui trois femmes lors de frappes aériennes contre le camp de réfugiés de Maxmur. Cette fête sainte est tachée du sang des femmes kurdes à Hildesheim et Maxmur.
Besma Ekinci a été assassinée comme Onalia Çendy à Dortmund, tuée par son mari fin février de cette année. Toutes deux avaient été contraintes de fuir Shengal en raison du 74e massacre génocidaire. Besma était mariée à Cemal Ekinci contre son gré en tant que seconde épouse. Encore une fois, nous avons assisté à un féminicide. En tant que mouvement de femmes et organisations de femmes, nous condamnons fermement ces attaques. Depuis que nous avons appris les meurtres, nous sommes très tristes de ne pas avoir été en mesure d’intervenir à temps, de soutenir les femmes et de construire une vie sûre avec elles sans violence ni menaces. Nous nous inclinons dans un profond respect à la mémoire des femmes assassinées, nous souhaitons à nos proches et au peuple kurde nos sincères condoléances et promettons que nous continuerons sans relâche la lutte contre le patriarcat et les assassins et exigerons des comptes pour les femmes tuées.
On sait depuis un certain temps que la violence à l’égard des femmes a considérablement augmenté à la suite de la crise coronavirus [COVID-19]. Partout dans le monde, les femmes sont confrontées à la violence et à l’oppression des hommes. Depuis la pandémie, les femmes ont été exposées à des menaces domestiques et à des meurtres. Les femmes qui ne peuvent pas se libérer à cause de la mise en quarantaine et dont les appels à l’aide n’atteignent pas d’éventuels soutiens subissent la violence de manière inhumaine et sont tuées.
Nous savons que ce féminicide n’est pas le résultat du coronavirus, mais du système patriarcal qui, à tout moment et dans n’importe quel pays, a mis des femmes partout en prison et les a emmenées au cimetière. Le système patriarcal et la mentalité patriarcale n’ont laissé aucun lieu sûr aux femmes. Ainsi, les « quatre murs » de la soi-disante maison sûre deviennent une prison.
En tant que mouvement de femmes, nous poursuivons nos campagnes et luttons contre la violence même dans cet état d’urgence. Nous voulons offrir un refuge aux femmes. Nous voulons que les femmes se soutiennent et se renforcent mutuellement. Ce qui peut nous libérer de la violence et de l’oppression, c’est la cohésion et la confiance mutuelle. C’est pourquoi nous nous tiendrons debout en tant que femmes, ne resterons plus silencieuses face aux menaces et à la violence, mais élèverons la voix et informerons nos amis, organisations et associations.
Une fois de plus, nous condamnons fermement le meurtre des femmes yézidies et des femmes kurdes à Maxmur en cette fête. Au nom des femmes qui soutiennent l’Europe et d’organisations comme le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E), le Centre communautaire des femmes UTAMARA, l’organisation faîtière des femmes yézidies SMJÊ et l’organisation faîtière alévie FEDA, nous disons que ce n’est pas le coronavirus qui tue, mais la mentalité patriarcale. Ni une pandémie ni les meurtriers ne peuvent arrêter notre lutte contre la violence à l’égard des femmes. »
 

EUROPE. Campagne d’hashtags pour l’unité nationale kurde

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EUROPE – Au Kurdistan du Sud (Bashur), des tensions entre les partis politiques kurdes se sont exacerbées ces derniers jours tandis que la Turquie a accentué ses attaques contre les villages de la campagne de Qandil, dans le nord du Bashur.
 
Les organisations kurdes appellent à l’unité nationale kurdes contre les attaques de la Turquie notamment. Une campagne d’hashtags pour l’unité nationale kurde aura lieu aujourd’hui, dimanche 19 avril, dès 16 heure (heure d’Europe).  

Ji Bo Yekîtiya Netewiya Kurdistan / Ewropa (les partis et institutions du Kurdistan en Europe) lancent une campagne sur les réseaux sociaux, aujourd’hui (dimanche 19 avril) à 16 heures. « L’union nationale sert le peuple du Kurdistan et son avenir, tandis que le conflit et une position de division servent l’ennemi et ouvrent la voie aux massacres. »

Dans un communiqué écrit, Ji Bo Yekîtiya Netewiya Kurdistan / Ewropa a ajouté: « En tant que partis et institutions du Kurdistan en Europe, nous observons les développements à Xanaka avec inquiétude. À un moment où les exigences d’unité nationale augmentent et les espoirs d’unité soulevés par des intellectuels, des artistes et le public se multiplient, un conflit entre les partis kurdes va effectivement faire le jeu de l’ennemi et nuire à l’avenir de la population du Kurdistan.

La Turquie et l’Iran veulent affaiblir les Kurdes et leurs réalisations en créant cet environnement de conflit. Notre appel à toutes les parties kurdes est de travailler pour prévenir et déjouer ces politiques sales. Nous invitons toutes les parties à résoudre ce problème par le dialogue. : les conflits et les crises servent l’ennemi, l’unité et le dialogue servent le peuple du Kurdistan. »

ANF

ROJAVA. La fondation des femmes libres appelle aux dons pour lutter contre le COVID-19

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SYRIE / ROJAVA – La pandémie du Covid-19 affecte la vie quotidienne des milliards d’individus dans le monde entier. Des mesures sont également prises par les Kurdes et leurs alliés au Rojava pour faire face à la propagation du coronavirus.

La « Fondation des femmes libres en Syrie » lance un appel à l’aide

WJAS, la « Fondation des femmes libres en Syrie » travaille depuis près de six ans au Rojava et dans le nord et l’est de la Syrie pour améliorer les soins de santé pour les femmes et les enfants. Avec ses services, la fondation s’attaque aux difficultés rencontrées par les femmes en raison de la pauvreté, de la fuite et de la guerre. Les femmes et les mères n’ont souvent pas les moyens de payer les traitements médicaux ou les médicaments pour elles ou leurs enfants. La pauvreté, la fuite et la guerre augmentent massivement le risque de maladie. Le manque de nutrition saine, de connaissances sur la manière de traiter les maladies infectieuses ou chroniques et le manque d’accès aux soins médicaux ont également un impact négatif sur l’évolution de la maladie.

Mesures contre la propagation du coronavirus

Ceylan Omer, porte-parole de la « Fondation des femmes libres en Syrie », donne un aperçu du travail de la fondation dans les circonstances de la propagation mondiale du coronavirus. Alors que des précautions sont prises dans le monde entier pour protéger les personnes, la situation est particulièrement difficile dans les pays déchirés par la guerre comme la Syrie. Bien que toutes les activités publiques aient été suspendues dans ce pays également, la situation en matière de soins médicaux et de protection de la population est inadéquate.

« Toutes les institutions publiques du nord et de l’est de la Syrie ont également été fermées. Des mesures préventives ont été prises en termes d’hygiène, de respirateurs et d’éducation, mais elles ne sont pas suffisantes. En conséquence, nous, la « Fondation de la femme libre en Syrie », avons également arrêté tous les projets par mesure de prévention, et le personnel a cessé de travailler. Seul le secteur de la santé fonctionne encore. Tout le monde sait que le virus existe », dit Omer.

Réfugiés pris en charge par la fondation

En raison de la situation de guerre actuelle en Syrie et des différentes vagues de réfugiés qui en résultent, il y a actuellement plus de 1,5 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays dans le nord et l’est de la Syrie qui doivent être prises en charge. Elles vivent principalement dans les camps de réfugiés de Shehba, Ain Issa, Roj, Hol, Newroz et Washokani. D’autres sont logés dans les villes.

La Fondation des femmes prend en charge une partie des soins, dans laquelle elle se concentre fondamentalement sur le soutien durable des femmes et de leur autonomisation dans la société. À cette fin, quatre domaines de travail ont été développés :

– la création de centres de santé plus ou moins grands, dans lesquels sont proposés non seulement des soins de santé gratuits, mais aussi des soins prénataux et une éducation sur diverses maladies ;

– la mise en œuvre de campagnes d’information sur les maladies épidémiques ou chroniques ainsi que des séminaires de santé générale sur divers sujets et maladies afin d’accroître les connaissances générales des femmes en matière de santé ;

– la formation de 45 jours de travailleuses de la santé pour les femmes, au cours de laquelle elles apprennent les premiers soins, les soins aux personnes atteintes de maladies chroniques ainsi que la manière de reconnaître les maladies et de prendre des mesures préventives ;

– la formation d’infirmières.

Après les attaques de la Turquie sur Serêkaniyê (Ras al-Ain) et Girê Spî (Tal Abyad) à l’automne 2019, la Fondation des femmes a offert une aide d’urgence aux réfugiés et a été l’une des premières organisations à visiter les personnes déplacées à l’intérieur du pays et à leur fournir les biens de première nécessité. Très vite, les femmes réfugiées se sont également intéressées aux programmes éducatifs. Pendant les 45 jours de formation, les femmes de plusieurs cours ont déjà pu acquérir des connaissances de base en matière d’hygiène et de santé. Cela leur permet de mieux se protéger, ainsi que leurs enfants, contre les maladies et de s’en occuper malgré les conditions de vie difficiles de la vie quotidienne.

Le travail dans les centres de santé se poursuit

« Nous avons distribué du matériel d’information et des brochures tant dans les villes que dans le Camp Hol. Nous avons également distribué des masques, des produits de nettoyage et des désinfectants dans la mesure où nos ressources limitées le permettaient. Les centres de santé de Qamishlo, Tepke (près de Dêrik) et Hesekê ont poursuivi leur travail sans relâche jusqu’à présent et devraient rester ouverts si possible. Cependant, entre deux des centres de santé (à Hesekê et à Qamishlo) ont dû être temporairement fermés pendant une semaine en raison du manque de vêtements de protection et de masques respiratoires suffisants ou de fonds limités. Même si les médecins et le personnel spécialisé souhaitent poursuivre leur travail prochainement, il existe toujours un risque qu’ils soient infectés sans protection et ne puissent donc pas travailler du tout.

Le centre de santé du village de Tepke est toujours ouvert comme à la campagne. Les habitants de la campagne n’ont pratiquement aucune possibilité de se rendre en ville et de visiter les hôpitaux. C’est pourquoi les travaux doivent être poursuivis sur place. Nous essayons de fournir des soins médicaux à la population locale avec les médicaments disponibles. Mais bien que nous ayons lancé une campagne d’information et de soutien à la population et distribué du matériel d’information, des masques et des désinfectants, ces mesures restent très limitées. Il est très difficile et coûteux d’obtenir du matériel de protection dans toute la Syrie pour le moment, et les ressources de la Fondation sont insuffisantes ».
Appel au soutien
 
Compte tenu de la situation économique difficile dans le nord et l’est de la Syrie, des fonds sont nécessaires d’urgence pour acheter des médicaments, des vêtements de protection et des masques respiratoires :
« C’est pourquoi, en tant que « Fondation des femmes libres en Syrie », nous souhaitons appeler les citoyens européens – même s’ils sont eux-mêmes touchés par la maladie de Corona – à nous soutenir par des dons : Pour les habitants de Rojava et de Syrie, pour les femmes et les enfants, ainsi que pour l’achat de masques, de désinfectants, de médicaments et de vêtements de protection pour les spécialistes, afin que les médecins puissent poursuivre leur travail. Parce qu’il est urgent de rouvrir les centres de santé. L’été approche et les enfants sont malades, par exemple, à cause d’infections. C’est pourquoi nous espérons que vous soutiendrez en Europe la « Fondation des femmes libres en Syrie ». Nous aimerions poursuivre notre campagne en distribuant des masques et des informations à la population. Même si le virus ne s’est pas encore complètement répandu, nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve ».
 
Afin de soutenir le travail de la fondation à l’époque des coronavirus, des dons sont demandés pour l’achat de médicaments et d’équipements de protection. En outre, ces dons permettront à la fondation de poursuivre sa campagne d’information pour les femmes réfugiées et les femmes des zones rurales qui n’ont pas accès à l’information. Cela permettra également de soutenir les soins médicaux de base dans les centres de santé et les soins d’urgence fournis par la fondation.
Pour les dons
Kurdistan Hilfe e.V.
Ottensener Hauptstr. 35
22765 Hambourg
Adresse de la banque en Allemagne
Hamburger Sparkasse AG
Wikingerweg 1
20537 Hambourg
Allemagne
Mot-clé : WJAS
Compte bancaire : Hamburger Sparkasse, Hambourg, Allemagne
IBAN : DE40 2005 0550 1049 2227 04
BIC/swift : HASPDEHHXXX

https://anfenglishmobile.com/women/women-s-foundation-wjas-calls-for-support-against-pandemic-43100?fbclid=IwAR1Ffi3YcwNKHY_vLq_pNyWVJoTFrXhFfJJWCa8qsldoorZFyLyTcenFsWE

Les Kurdes appellent à l’unité nationale contre les attaques de la Turquie

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Au Kurdistan du Sud (Bashur), des tensions entre les partis politiques kurdes se sont exacerbées ces derniers jours tandis que la Turquie a accentué ses attaques contre les villages de la campagne de Qandil, dans le nord du Bashur.
 
Les organisations kurdes, dont le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F), appellent à l’unité nationale kurdes contre les attaques de la Turquie notamment.
 
Voici le communiqué du CDK-F:
 
« Dans une période où l’attention du monde entier est portée sur la lutte contre la pandémie du Covid-19, la Turquie poursuit cyniquement son invasion dans le Sud-Kurdistan (Irak), tentant de compromettre l’unité nationale des Kurdes.
Depuis près de deux semaines, on assiste à une intensification des attaques de l’armée turque au Sud-Kurdistan, avec notamment le bombardement le 15 avril du camp de réfugiés kurdes de Makhmour dans lequel trois femmes ont été tuées.
Les villages de la région du Sud-Kurdistan sont systématiquement visés par les avions de guerre d’Ankara qui prétend cibler les bases du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), alors que, comme tout le monde le sait, les guérilleros du PKK ne sont pas présents dans les villages.
Les bombardements de la Turquie visent en réalité à dépeupler les villages en question et nuire à la sécurité et à la stabilité de la région.
L’argument cynique de la lutte contre le terrorisme est utilisé très régulièrement par la Turquie pour violer le droit international en toute impunité.
Dernièrement, la politique insidieuse menée par la Turquie au Sud-Kurdistan a provoqué des tensions entre le PKK, le PDK (Parti démocratique du Kurdistan) et l’UPK (Union patriotique du Kurdistan) dans une région stratégique du Kurdistan, appelée Zînê Wertê. Ceci n’a pas manqué de susciter un vaste mécontentement au sein de l’opinion publique kurde à l’encontre du PDK accusé d’être influencé par la Turquie.
Dans ce contexte, nous appelons le PDK à ne pas entrer dans le jeu turc et à revenir sur les principes de l’accord de Zînê Wertê dont il est l’un des signataires. Dans cette période de crise profonde, les intérêts partisans doivent être laissés de côté, afin que tous les efforts puissent être concentrés sur le renforcement de l’unité nationale qui doit être l’objectif principal des Kurdes.
Nous appelons par ailleurs la communauté internationale, et particulièrement la France, à faire pression sur la Turquie pour qu’elle cesse ses bombardements qui tuent chaque jour des civils dans la région du Kurdistan. »
Conseil Démocratique Kurde en France