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SUISSE. 2 enfants kurdes remercient les médecins qui combattent le COVID-19

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LUGANO – Une famille kurde et leurs deux enfants, Roj et Çiyager, ont remercié les médecins et les infirmières qui ont sauvé des vies à Lugano, en Suisse, où la pandémie du coronavirus frappe fort.
 
Çiyager, deux ans, et Roj, 8 ans, qui vivaient dans cette ville, ont voulu remercier les médecins et les infirmières et mettre une bannière écrite en italien dans le jardin de l’hôpital.
 
La bannière disait :
 
Nous remercions tous les médecins, infirmiers et tous les employés du secteur de la santé. Nous vous remercions pour vos efforts et nous vous souhaitons beaucoup de succès. Nous espérons que tous les patients se rétabliront rapidement.
1- Non aux guerres chimiques et biologiques
2- Ne polluez pas notre monde
3- Ne jouez pas avec notre santé
Enfants du Kurdistan, Roj et Çiyager
 

CUISINE : salade de pomme-betterave

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Chèr-e-s confiné-e-s, voici une salade de pomme-betterave parfumée qui devrait vous donner de l’énergie pour lutter contre le coronavirus et la déprime !
 
Ingrédients :
 
Une grosse betterave
Une grosse pomme juteuse
1/2 citron
Menthe
Graines de sésame
Cumin
Sel, piment ou poivre
Ail
Gingembre
 
Préparation :
 
Rappez la betterave et la pomme après les avoir épluchées
Pressez un demi citron et une petite gousse d’ail.
Rappez finement du gingembre (une c-à-c)
Mélangez la betterave, la pomme dans un saladier en ajoutant quelques feuilles de menthe hachées finement. Assaisonnez votre mélange avec de l’huile d’olive, le sel, piment, une c-à-c de gingembre et l’ail . (Vous pouvez ne pas mettre d’ail et/ou de gingembre, si vous n’aimez pas trop la cuisine épicée.)
 
Voilà, les femmes de Kurdistan au féminin pensent à vous en ces jours pas faciles à vivre…
 
Nosican be (« Bon appétit », en kurde) ! 

Le Kurdistan du Sud commémore les victimes du génocide d’Anfal

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KURDISTAN DU SUD – Le Kurdistan du Sud commémore les victimes du génocide d’Anfal à l’occasion du 14 avril, Journée de commémoration du génocide d’Anfal commis par le dictateur irakien, Saddam Hussein en 1988.
 
Le régime du dictateur irakien, Saddam Hussein a massacré plus de 182 000 Kurdes, dont des femmes, enfants et vieillards, par des armes chimiques et dans des camps de concentration et a détruit 5 000 villages entre février et septembre 1988.
 
Le plus connu de ces massacres à eu lieu à Halabja où plus de 5000 civils kurdes ont péri le 16 mars.
 
Il y a 32 ans, la ville d’Halabja, au Kurdistan du Sud, était bombardée à l’arme chimique sur ordre de Saddam Hussein. Cette attaque au gaz a fait plus de 5.000 morts kurdes, dont de nombreux enfants qui sortaient de chez eux au cri de « Ça sent la pomme » (odeur du gaz chimique)…
La mémoire du peuple kurde est remplie d’images de morts et de massacres commis à son encontre par les occupants du Kurdistan et l’une de ces images profondément ancrées dans l’esprit d’Halabja, Shengal, Afrin, Dersim, Sere Kaniyê… est celle d’un nourrisson tué avec son père dans une rue d’Halabja et celle de la petite Diana d’Afrin, dont le corps a été pris pour cible par les frappes aériennes. Tous ces massacres montrent au monde que tous les occupants du Kurdistan ont la même mentalité génocidaire visant la destruction du peuple kurde.
Ces jours marquent le 32e anniversaire du génocide d’Anfal commis par le régime baathiste sous le dictateur Saddam Hussein, tuant plus de 182 000 Kurdes, dont des femmes, enfants et vieillards, par des armes chimiques et dans des camps de concentration entre février et septembre 1988.
La ville d’Halabja était sous la protection des forces Peshmerga de l’Union patriotique du Kurdistan et des habitants de la ville contre le règne de l’occupation baathiste du Kurdistan en mars 1988 et à l’approche de la guerre Iran-Irak à partir de la fin du conflit. À cette époque, le régime baathiste, dirigé par Saddam Hussein, a bombardé la ville de roquettes et d’artillerie sous la supervision d’Ali Hassan al Majid (surnommé Ali le chimique), le 15 mars 1988 et les forces de Peshmerga se sont retirées dans les montagnes, où les femmes et les enfants sont restés dans la ville.
Le 16 mars 1988, le régime baathiste jeta des gaz chimiques depuis des avions de combat sur la ville, qui abritait plus de 40 000 civils, pour commettre le massacre le plus flagrant de l’histoire de l’humanité, qui s’est déroulé à l’aide de gaz toxiques. L’attaque a tué plus de 5 000 civils kurdes dans cette ville et contraint des dizaines de milliers de personnes à être déplacées de force dans des camps situés de l’autre côté de la frontière avec l’Iran.
La nouvelle du massacre s’est répandue aussi vite que ces armes avaient volé la vie de milliers de personnes en quelques heures ou moins, pour entrer dans la ville dans un calme terrible et paralysant devant le génocide silencieux qui a tué des milliers d’enfants, femmes et hommes sans une goutte de sang ni blessures.
Tous ont été tués sur place, dans les rues de la ville et dans des hameaux remplis de martyrs, sur les routes, devant des maisons et à l’intérieur, dans des écoles, des mosquées et des marchés, les corps gisant sans une goutte de sang ni blessure, et peut-être que la plupart des images qui sont restées dans la mémoire du monde en général et du peuple kurde en particulier sont celles d’Omar Hawar embrassant son nouveau-né et de la famille qui a perdu la vie ensemble.
Vingt ans plus tard, le général Ali Hassan al-Majid a été pendu en 2010 pour avoir ordonné les attaques au gaz toxique. Il a été condamné à quatre condamnations à mort mais a insisté sur le fait qu’il a agi dans l’intérêt de la sécurité irakienne et qu’il n’exprimait aucun remords.
En 2012, le gouvernement irakien a remis aux autorités d’Halabja la corde utilisée pour sa pendaison.
Saddam Hussein lui-même sera pendu en 2006, trois ans après l’invasion de l’Irak par les États-Unis.

COVID-19. Les Yézidis accueillent leur nouvel-an en confinement

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Avec le confinement dû au coronavirus, les Yézidis « célèbrent » cette année leur Nouvel An « Çarşema Sor (le mercredi rouge) » sans fête. Le Çarşema Sor est célébré pendant le troisième mercredi d’avril.
 
Selon le calendrier yézidi, nous sommes entrés dans l’année 6 770.
 
Durant les célébrations du Charshama Sor ou Çarşema Sor, les Yézidis se rendent en masse au temple Laleş qui abrite la tombe de Cheikh Adi, mort en 1162 et allument 365 bougies.
 
Charshama Sor a pour but de commémorer la création de l’univers et de célébrer la nature et la fertilité.
Les Yézidis, ayant perdu la majeure partie de leur patrimoine religieux à la suite d’invasions continuelles, tirent leurs connaissances des traditions religieuses. C’est écrit dans le discours de la Genèse :
« Notre Seigneur a commencé à créer l’Univers le vendredi.
Le samedi, il a commencé à élaborer la robe (…).
Il a terminé son travail le mercredi »
Le premier mercredi d’avril du calendrier oriental est un jour férié pour les Kurdes yézidis et s’appelle le « Mercredi rouge » ou le Nouvel An yézidi. Le festival coïncide avec la saison printanière, la croissance des fleurs de toutes les couleurs et formes et l’abondance de roses rouges et d’anémones dans la nature, qui poussent au printemps, selon les chercheurs et les érudits yézidis.
La mythologie yézidie dit que l’univers était sombre et brumeux et que la terre était couverte d’une couche de glace. Dieu a envoyé « le Roi Ta’wes » le mercredi sur la terre pour y vivre, sous la forme d’un oiseau, dans la région de Sheikhan, dans le sud du Kurdistan couverte d’une couche de glace. Il a atterri sur l’arbre d’Hiro de la fierté divine. Ensuite, la puissance du Créateur a fait fondre la couche de glace par la chaleur du soleil, et la face de la terre sur la vérité et décoré la terre avec un bouquet de fleurs et roses en rouge, jaune et vert. Par conséquent, ce jour a été considéré comme le début du printemps et ils l’ont appelé le Nouvel An yézidi.
Selon les érudits religieux, jusqu’en 612 av. J.-C., les Kurdes célébraient ce jour comme une fête religieuse seulement, mais après que le peuple kurde qui s’est libéré des empires les plus puissants de cette époque et a créé l’empire kurde Mediya, ce jour est devenu une fête nationale et religieuse en même temps, de sorte que le Sheikh « Adi bin Musafir al-Hakkari » qui est la référence religieuse des Yézidis et sa tombe sont à Lalech, dans la région de Sinjar. 
Le Mercredi Rouge
Ce jour-là, un rituel spécial a lieu, où les Yézidis se lèvent tôt, portent leurs plus beaux vêtements et sacrifient chacun en fonction de leur statut économique : « moutons, veaux et autres » et décorent de fleurs les entrées de leurs maisons. 
Pendant que les femmes préparent la nourriture, les jeunes hommes et les jeunes femmes peignent douze œufs durs, trois œufs dans la couleur des saisons, et les mettent dans un plat au centre de la maison. L’œuf symbolise la terre sphérique. Les Yézidis connaissaient la terre sphérique avant de voir le monde. Les œufs sont un signe de la terre gelée, la coquille d’œuf brisée symbolise la fonte de la couche de glace de la surface de la terre, et la coloration de l’œuf est le signe des couleurs des roses et des fleurs qui ont éclose avec l’arrivée du roi Ta’wes, le printemps est le commencement de la vie.
Les Yézidis visitent les tombes de leurs défunts la veille du Mercredi rouge. Les femmes emportent avec elles des œufs, des sucreries et des fruits, qui sont distribués entre elles et aux pauvres.
Il y a une vieille tradition de cette fête, y compris s’abstenir de creuser le sol et de labourer pendant le mois d’avril, car les plantations, les fleurs, et la plupart des plantes fleurissent ce mois-ci. On interdit aussi les mariages en avril et estime que amener une mariée apporte malheur à la maison, comme on que le mois d’avril est la mariée de l’année et qu’il ne faut pas rivaliser avec elle.
Quand les Yézidis jouent au jeu du haggan et brisent les œufs, ils recréent l’histoire de la création où la perle a éclaté et où le monde matériel (soleil, terre, étoiles) a vu le jour (théorie du big-bang ?)
Les fleurs rouges sauvages sont accrochées sur les portes des maisons et des sanctuaires pour la même raison qu’une couronne serait utilisée à Noël.
La population des Kurdes yézidis est estimée à environ 1 million de personnes vivant majoritairement dans le Kurdistan du Sud, en Syrie, Turquie, Russie, Arménie, Géorgie, Allemagne et dans d’autres pays européens.
 
Depuis le génocide yézidi commis par l’Etat Islamique (DAECH – EI) en août 2014 à Shengal, les Yézidis donnent encore plus d’importance à leurs fêtes.
 

Pour en savoir plus sur les Yézidis : Yezidis international

Image : Kurdistan 24

COVID19. Nudem Durak ne doit pas mourir en prison pour avoir chanté en kurde !

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TURQUIE / BAKUR – Alors que la pandémie du coronavirus fait des ravages en Turquie et au Kurdistan du Nord, plus de 300 000 prisonniers, dont 50 000 sont des prisonniers politiques englobant des journalistes, politiciens ou artistes kurdes, sont interdits de quitter la prison tandis que les autres condamnés dont des terroristes de DAECH sont libérés petit à petit…
Parmi ses prisonniers politiques kurdes, il y a Selahattin Demirtas, avocat, écrivain et politicien du HDP et du DBP, des dizaines de maires comme Gultan Kisanak et des artistes comme la chanteuse kurde Nûdem Durak dont le seul crime est d’affirmer son identité kurde.
 
Pourquoi nous disons « Free Nûdem Durak » (Liberté pour Nudem Durak) et tous les prisonniers politiques ?

19 ans de prison pour la musique kurde ou la fausse fraternité des peuples de Turquie
 

Cela fait 5 ans que la chanteuse kurde Nûdem Durak est en prison pour avoir osé chanter dans sa langue maternelle. (Pour rappelle, début avril, Hêlin Bölek, une autre chanteuse kurde, membre du Grup Yorum, est morte en grève de la faim car son groupe de musique contestataire est persécuté par le pouvoir turc.) Elle doit retrouver sa liberté en 2034. Un châtiment de 19 ans pour lui enlever le goût de chanter les chansons de son peuple… ou montrant la fausseté du discours officiel turc parlant de leurs « frères kurdes ».

La justice turque a condamné la chanteuse kurde Nudem Durak à 19 ans de prison pour avoir fait la « promotion de la propagande kurde » en enseignant des chansons folkloriques kurdes à des groupes de musique pour les jeunes.
Originaire de Cizre, Nûdem est bien connue dans toute sa communauté pour enseigner des chansons folkloriques locales en langue kurde aux enfants. Les Kurdes sont persécutés depuis des décennies par les gouvernements de Turquie, d’Iran et de Syrie dans tout le Kurdistan. (Vous pouvez entendre Nûdem chanter en kurde ici)
Pour le gouvernement turc, qui a même interdit le mot «Kurdes» jusqu’aux années 1990 (les appelant plutôt «Turcs des montagnes»), chanter était tout simplement inacceptable. Nûdem a été arrêtée en 2015 et inculpée sous la vague notion de propagande parce que les chansons qu’elle chantait étaient dans sa langue maternelle.
En avril 2015, Nûdem Durak a été condamnée à dix ans et demi de prison pour «promotion de la propagande kurde» en se produisant dans sa langue maternelle. En juillet 2016, sans accusation ni condamnation supplémentaires, sa peine a été portée à 19 ans. Des amis rapportent qu’elle était recherchée par la police depuis au moins 2014. La chanteuse a été arrêtée avec trois autres femmes, mais elles ont été libérées.
Nûdem Durak est actuellement détenue dans la prison fermée de Mardin où elle devrait rester jusqu’en septembre 2034.

Pour soutenir Nûdem Durak
 

Signez la pétition Free Nûdem Durak 
Chantez pour elle, écoutez ceux et celles qui l’ont déjà fait…

Ecrire à Nûdem

Nudem Durak
M Tipi Kapalı Cezaevi
Bayburt
TURQUIE

Pour plus d’info cliquez : songfornudemdurak.org
Suivez la campagne de solidarité sur les réseaux sociaux.

Facebook “Song for Nudem Durak” @songfordurak

 

TURQUIE. Vers la légalisation du mariage des mineurs avec leurs violeurs ?

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TURQUIE / BAKUR – La nuit dernière, en pleine pandémie du COVID-19, le parlement turc discutait du projet de loi prévoyant l’amnistie des violeurs des mineurs s’ils se marient avec leurs victimes…

La proposition de loi, contient des articles concernant la légalisation du mariage des enfants, a provoqué un séisme sur les réseaux sociaux depuis la nuit dernière. Alors que les organisations de femmes condamnent avec virulence la proposition, qui envisage le mariage des filles avec les agresseurs de 15 ans de plus qu’elles, la proposition pourrait être soumise à la Commission de la justice dans les prochains jours. (Via Cumhuriyet)

(Et pendant ce temps-là, les 50 000 prisonniers politiques, dont des dizaines de milliers de Kurdes, – qualifiés de terroristes – sont interdits de quitter la prison malgré la pandémie du coronavirus…)

COVID-19. Appel à soutenir les 600 réfugiés kurdes de Lavrio

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ATHÈNES – Comme vous le savez, la pandémie du COVID-19 continue à tuer à travers le monde et que nous avons toujours pas trouvé le moyen de la stopper. A l’heure actuelle, nous sommes des milliards de confiné-e-s du coronavirus et les deux camps de réfugiés kurdes de Lavrio, en Grèce, où entassent plus de 600 femmes, enfants et hommes privés de tout, sont sous le menace du virus mortel.
 
Message d’aujourd’hui de Jacques Leleu qui a actuellement à Lavrio, mais qui ne peut aller dans les camps à cause du confinement dû au coronavirus :
 
« Dans l’impossibilité de se rendre dans les camps nous retrouvons nos camarades kurdes sur des parkings à Athènes.
 
Nous leur transmettons l’argent collecté en France et en Italie.

 
Ces rendez-vous sont de plus en plus difficiles à tenir étant donné l’interdiction de se déplacer. Les camps de Lavrio sont à 60 km d’Athènes.
 
Il a fallu ruser avec les contrôles …. le parking se situe derrière le siège de la police d’ Athènes.
 
Si nous avions été contrôlés c’était 300 euros pour nous et un risque beaucoup plus grave pour les camarades kurdes dont le statut de « réfugié politique » est arrivé à terme.
 
Normalement faire reconduire le statut de « réfugié politique  » n’est pas un problème important en temps normal. Il faut passer par le tribunal et l’administration qui délivre les documents. Problème … les tribunaux sont fermés , les administrations aussi.
 
Le 11 avril nous leur avons remis une enveloppe d’argent, du matériel de loisir pour les enfants et les médicaments que nous avons acheté avec l’argent de nos amis de « Solidarité Santé Grèce 33 (Bordeaux) ».
 
Nous continuons notre campagne « rendez-vous à Lavrio ». lIl s’agit de produire de petites vidéos de 20 à 30 secondes pour dire aux réfugiés kurdes que nous pensons à eux malgré le confinement et que le jour d’après …. nous avons « rendez à Lavrio » . L’ensemble des vidéos seront montées dans un film du même nom.
 
Si vous voulez participer à cette action qui permet de rendre visibles les invisibles vous mettez votre vidéo sur ma page facebook et surtout vous l’envoyez à :
jean-marc.therin@wanadoo.fr.
 
Jean-marc est réalisateur télé c’est lui qui depuis 6 ans produit tous nos films.
 
La solidarité est l’arme des peuples. »

HDP : Le gouvernement est incapable de cacher son échec politique

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TURQUIE /BAKUR – Alors que la pandémie du covid19 fait des ravage en Turquie et dans les régions kurdes du Bakur (Kurdistan du Nord), les décisions contradictoires non réfléchies du pouvoir empirent la situation qui est bien dramatique.

Le Bureau exécutif central du Parti démocratique des peuples (HDP) a publié dimanche une déclaration sur la démission du ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu, qui n’a pas été acceptée par le président Tayyip Erdoğan, et ajouté que le gouvernement ne pouvait plus cacher son échec politique concernant la gestion du coronavirus.

La déclaration comprend les éléments suivants :

« La crise gouvernementale en Turquie, qui s’était déjà aggravée avec la poursuite de la pandémie du coronavirus, a atteint son point culminant avec la panique créée par le couvre-feu non coordonné imposé le 10 avril 2020. Le ministre de l’intérieur, Süleyman Soylu, a d’abord annoncé qu’il avait démissionné en raison des critiques auxquelles il était confronté, mais il a ensuite été rapporté que sa démission avait été rejetée par le président Erdoğan (…).

Tous ces développements ont une fois de plus mis en évidence la faiblesse politique dont souffre le gouvernement AKP.

Süleyman Soylu, qui a tout fait sauf son devoir depuis le jour de sa nomination, a transformé le ministère de l’intérieur en « ministère de la lutte contre l’opposition ». La manière dont il a pris et appliqué la décision sur le couvre-feu a montré son imprudence sur une question aussi vitale que la santé publique. Il ne s’agit pas d’une simple erreur, ni d’une démonstration de myopie, mais d’une grave négligence qui a mis en danger la vie de millions de personnes et qui a négligé la santé publique : elle pourrait à terme entraîner la mort de milliers de personnes.

Après avoir d’abord tenté de défendre sa position, Soylu a ensuite dû prendre du recul face à la nature évidente de son erreur, et admettre sa culpabilité et son incompétence. Il a ensuite réitéré son aveu de culpabilité dans sa lettre de démission. Idéalement, Soylu aurait dû être licencié de son poste, sans attendre sa démission. Mais comme cela n’a pas été fait, sa démission n’a pas été acceptée non plus. En rejetant la démission de Soylu et en le gardant comme ministre de l’intérieur, Erdoğan a pris ses responsabilités dans le processus et a clairement montré qu’il est lui-même la source de l’incompétence.

En s’entêtant à diriger le pays par la répression, la prohibition et l’arbitraire, le gouvernement AKP provoque des crises de plus en plus graves chaque jour et, comme le montre le dernier exemple, met en danger l’existence même de la société. Au lieu de rassurer la population face à une menace aussi étendue et profonde pour l’ensemble de la société, le gouvernement crée la peur et la panique, devenant ainsi la principale raison du désespoir et de l’inquiétude de la population quant à son avenir.

Soylu a annoncé vendredi soir que la décision de fermeture a été prise sur les instructions de Erdoğan, mais plus tard, dans sa lettre de démission, il n’a tenu que lui-même pour responsable de cette décision. Cette tentative vise clairement à acquitter Erdoğan de son rôle dans le processus. La principale raison de la crise provoquée par ces approches incompétentes et irresponsables, qui ne tiennent pas compte de la santé publique et qui propagent virtuellement l’épidémie, est l’administration de Erdoğan, et son ministère de l’intérieur, pour avoir suivi ses instructions. Le gouvernement AKP, qui aborde la question de manière opportuniste et tente de transformer la démission de Soylu en spectacle politique, reste incapable de cacher son échec politique.

Le gouvernement AKP refuse de prendre en considération toute recommandation ou proposition et rejette toute offre de travail en tandem avec une quelconque partie de la société. Il ne pense à rien d’autre qu’à son avenir politique. Son incapacité a été une fois de plus révélée par les événements qui ont entouré la démission de Soylu. Mais cela implique aussi une responsabilité politique grave et un crime commis en présence de tous. Le gouvernement doit rendre compte de cette responsabilité dans son ensemble. Cette politique, qui a joué avec la santé publique, doit également être jugée ».

https://anfenglishmobile.com/news/hdp-the-government-remains-unable-to-hide-its-political-failure-42988?fbclid=IwAR2zAY9c8M2eaTdgKsGfedI7MKFb00hzaX_KRoB58HbxvgJvl9MtjtIYRsg

TURQUIE. Trois prisonniers sont morts à cause du coronavirus.

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TURQUIE – Alors que la pandémie du coronavirus fait des ravages en Turquie et au Kurdistan du Nord, plus de 300 000 prisonniers, dont 50 000 sont des prisonniers politiques englobant des journalistes, politiciens ou artistes kurdes, sont interdits de quitter la prison tandis que les autres condamnés dont des terroristes de DAECH sont libérés petit à petit… Trois de ces centaines de milliers de prisonniers viennent de mourir du virus alors que des dizaines d’autres l’ont attrapé.

Parmi ses prisonniers politiques kurdes, il y a Selahattin Demirtas, avocat, écrivain et politicien du HDP et du DBP, des dizaines de maires comme Gultan Kisanak et des artistes comme la chanteuse kurde Nûdem Durak dont le seul crime est d’affirmer son identité kurde.

 

Dans une déclaration sur la situation dans les prisons face à la pandémie de Coronavirus, le ministre turc de la Justice, Abdülhamit Gül, a déclaré lundi que 17 détenus dans 5 prisons ont été infectés par le Coronavirus. Alors que 3 sont morts, le traitement de 13 autres se poursuit.

« Les cas dans les prisons sont à un niveau contrôlable. Un prisonnier reçoit un traitement en soins intensifs. Il y a également des infections confirmées dans nos organisations judiciaires », a déclaré le ministre.

Le ministre a également déclaré que les mesures contre la pandémie sont largement observées et la circulation largement réduite dans les organes judiciaires.

Dans le contexte de la pandémie COVID-19 et d’une crise sanitaire attendue dans les centres de détention turcs, les co-rapporteurs de l’APCE (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe) pour le suivi de la Turquie, Thomas Hammarberg (Suède, SOC) et John Howell (Royaume-Uni, EC/DA), ont récemment exhorté les autorités turques à veiller à ce que toute libération anticipée ou conditionnelle de prisonniers soit non discriminatoire et n’exclue pas les prisonniers détenus pour des raisons politiques.

Le Parlement turc a adopté samedi 7 clauses du projet de loi sur la réforme des prisons qui prévoit le report ou l’assouplissement des peines afin de permettre la libération de quelque 90 000 prisonniers en liberté conditionnelle ou en résidence surveillée pour éviter la propagation de coronavirus dans les prisons. Des milliers de personnes emprisonnées pour des raisons politiques ainsi que des journalistes et des personnes emprisonnées pour leurs pensées sont exclues de la loi proposée.

Lors d’une récente conférence de presse critiquant cette loi discriminatoire, une des responsable du HDP, Meral Danış Beştaş, a déclaré : « Alors que la mort se répand déjà, nous discutons de qui devrait être amnistié. Le projet est une amnistie spéciale pour des prisonniers choisis. Les meurtriers de Soma, Çorlu et Ermenek [vont] être libérés, les élus [vont] rester en prison. Les meurtriers de femmes et les violeurs [vont] également être libérés sans conditions préalables. Les opposants comme nous seront qualifiés de terroristes et laissés à mort ».

ANF 

Lettre ouverte au collectif Free Nudem Durak

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Le collectif de femmes d’artistes, journalistes ou simples militantes kurdes du site d’information Kurdistan au féminin (KAF) s’adresse, par cette lettre ouverte, au collectif Free Nudem Durak, sensé agir pour la libération de la chanteuse kurde Nudem Durak qui est dans une prison turque depuis 5 ans pour avoir chanté dans sa langue maternelle.
 
Il semble que ce collectif a été créé à l’initiative de Naz Oke, une Turque vivant en France, et son compagnon Daniel Fleury. Nous portons à la connaissance des personnes qui ont rejoint ce collectif des nombreuses attaques publiques et privées de ce duo visant notre collectif depuis plus de trois ans. (A lire ici pour avoir les détails desdites attaques).
 
Depuis trois ans, nous avons essayé de mettre fin à ces attaques abjectes qui tantôt nous traitaient de « débiles devant commenter le golf au féminin », tantôt des personnes d’extrême-droite française ou des communistes « staliniennes » qui ne seraient ni kurdes ni femmes… etc… mettant en doute notre légitimité à parler des Kurdes. On vous épargne les détails…
 
Dès le début, nous avons fait intervenir des militantes du Mouvement des femmes kurdes en France pour qu’elles nous aident à faire cesser ces agissements visant des femmes kurdes qui ne leur avaient rien demandé. Malgré les efforts du Mouvement des femmes kurdes en France, ces attaques n’ont jamais cessé alors que nous avions bloqué Oke et Fleury sur nos pages et groupes pour ne pas assister à leurs piques misogynes, orientalistes/kémalistes. Que nenni, au lieu de nous laisser tranquille, ils ont joué les victimes en affirmant qu’ils soutenaient la cause kurde etc. Comme si soutenir les Kurdes leur donnait le droit à nous cracher dessus, à nous, des femmes kurdes !
 
Aujourd’hui, nous demandons aux membres du collectif Free Nudem Durak de clarifier leur position vis-à-vis des agissements de Naz Oke et de Daniel Fleury nous visant et de leur demander à ce qu’ils nous présentent leurs excuses publiques car nous n’avons rien fait qui puisse mériter de telles attaques.
Kurdistan au Féminin

ROJAVA. Un civil tué sous la torture par les gangs de la Turquie à Girê Spî

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SYRIE / ROJAVA – Un homme du village de Hawija Girê Spî a été tué sous la torture dans une prison de Tal Abyad.
 
Selon les sources locales, le jeune Saleh Al-Shibli a été tué sous la torture dans une prison des factions de l’armée nationale syrienne, après son arrestation il y a deux semaines sous prétexte de collaborer avec les Forces démocratiques syriennes (FDS).
 
Saleh Al-Shibli était originaire du village de Hawija, au sud-est de la ville de Tal Abyad,  occupé par les gangs islamistes de la Turquie depuis le 14 octobre 2019.
 
Le Centre de documentation sur les violations dans le nord de la Syrie a publié un rapport le premier avril 2020 sur la réalité des prisons dans les régions du nord de la Syrie soumises à la Turquie, dans lequel il a révélé que 87 personnes ont été tuées sous la torture dans des prisons, des centres de détention et par des groupes armés soutenus par la Turquie; le nord de la Syrie, et a également révélé que ces factions au moins 6201 personnes ont été arrêtées depuis mars 2018 et 789 d’entre elles ont été torturées.
 
Via Vedeng
 

FÉMINICIDES. Disparitions inquiétantes de femmes à Dersim

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TURQUIE / BAKUR – Gulistan Doku, une étudiante kurde de l’université de Dersim a « disparu » il a 100 jours, alors qu’elle avait été frappée par son ex un jour avant sa disparition suspecte. On vient de trouver le corps d’Esma Kılıçarslan, une autre jeune femme disparue le 11 mars à Dersim, dans un barrage.
 
Le député du HDP pour Dersim, Alican Önlü a soumis une question parlementaire au sujet d’Esma Kılıçarslan et Gülistan Doku : « Des femmes disparaissent dans une ville comme Dersim qui est surveillée 24 heures sur 24 par des forces de police et des caméras. On n’arrive pas à les trouver par des recherches. »
 
Le député du Parti démocratique des peuples (HDP), de la province de Dersim, au Kurdistan du Nord, Alican Önlü, a soumis une question parlementaire au sujet d’Esma Kılıçarslan, dont le cadavre a été retrouvé par hasard dans le barrage d’Uzunçayır le 7 avril, et de Gülistan Doku, dont le sort reste inconnu depuis 100 jours.
 
Dans sa question adressée au ministère de l’Intérieur, Önlü a déclaré qu’Esma Kılıçarslan avait quitté son domicile à Hozat, Dersim le 11 mars pour assister à un mariage dans le centre-ville, qu’elle avait disparu par la suite et que son corps sans vie avait été retrouvé par hasard lors des opérations de recherche et de sauvetage pour le sergent spécialisé Yılmaz Güneş, dont le bateau a chaviré en faisant du rafting.
 
La famille et des militants des droits humains interpellent les autorités au sujet de la disparition de Gulistan Doku sous les hashtags : #gulistandokunerede (où Gulistan Doku) #gulistandokubulunsun (qu’on retrouve Gulistan Doku)