SUISSE. 2 enfants kurdes remercient les médecins qui combattent le COVID-19
CUISINE : salade de pomme-betterave
Le Kurdistan du Sud commémore les victimes du génocide d’Anfal
COVID-19. Les Yézidis accueillent leur nouvel-an en confinement
Pour en savoir plus sur les Yézidis : Yezidis international
Image : Kurdistan 24
COVID19. Nudem Durak ne doit pas mourir en prison pour avoir chanté en kurde !
Cela fait 5 ans que la chanteuse kurde Nûdem Durak est en prison pour avoir osé chanter dans sa langue maternelle. (Pour rappelle, début avril, Hêlin Bölek, une autre chanteuse kurde, membre du Grup Yorum, est morte en grève de la faim car son groupe de musique contestataire est persécuté par le pouvoir turc.) Elle doit retrouver sa liberté en 2034. Un châtiment de 19 ans pour lui enlever le goût de chanter les chansons de son peuple… ou montrant la fausseté du discours officiel turc parlant de leurs « frères kurdes ».
Signez la pétition Free Nûdem Durak
Chantez pour elle, écoutez ceux et celles qui l’ont déjà fait…
Ecrire à Nûdem
Nudem Durak
M Tipi Kapalı Cezaevi
Bayburt
TURQUIE
Pour plus d’info cliquez : songfornudemdurak.org
Suivez la campagne de solidarité sur les réseaux sociaux.
Facebook “Song for Nudem Durak” @songfordurak
TURQUIE. Vers la légalisation du mariage des mineurs avec leurs violeurs ?
TURQUIE / BAKUR – La nuit dernière, en pleine pandémie du COVID-19, le parlement turc discutait du projet de loi prévoyant l’amnistie des violeurs des mineurs s’ils se marient avec leurs victimes…
La proposition de loi, contient des articles concernant la légalisation du mariage des enfants, a provoqué un séisme sur les réseaux sociaux depuis la nuit dernière. Alors que les organisations de femmes condamnent avec virulence la proposition, qui envisage le mariage des filles avec les agresseurs de 15 ans de plus qu’elles, la proposition pourrait être soumise à la Commission de la justice dans les prochains jours. (Via Cumhuriyet)
(Et pendant ce temps-là, les 50 000 prisonniers politiques, dont des dizaines de milliers de Kurdes, – qualifiés de terroristes – sont interdits de quitter la prison malgré la pandémie du coronavirus…)
COVID-19. Appel à soutenir les 600 réfugiés kurdes de Lavrio

HDP : Le gouvernement est incapable de cacher son échec politique
TURQUIE /BAKUR – Alors que la pandémie du covid19 fait des ravage en Turquie et dans les régions kurdes du Bakur (Kurdistan du Nord), les décisions contradictoires non réfléchies du pouvoir empirent la situation qui est bien dramatique.
Le Bureau exécutif central du Parti démocratique des peuples (HDP) a publié dimanche une déclaration sur la démission du ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu, qui n’a pas été acceptée par le président Tayyip Erdoğan, et ajouté que le gouvernement ne pouvait plus cacher son échec politique concernant la gestion du coronavirus.
La déclaration comprend les éléments suivants :
« La crise gouvernementale en Turquie, qui s’était déjà aggravée avec la poursuite de la pandémie du coronavirus, a atteint son point culminant avec la panique créée par le couvre-feu non coordonné imposé le 10 avril 2020. Le ministre de l’intérieur, Süleyman Soylu, a d’abord annoncé qu’il avait démissionné en raison des critiques auxquelles il était confronté, mais il a ensuite été rapporté que sa démission avait été rejetée par le président Erdoğan (…).
Tous ces développements ont une fois de plus mis en évidence la faiblesse politique dont souffre le gouvernement AKP.
Süleyman Soylu, qui a tout fait sauf son devoir depuis le jour de sa nomination, a transformé le ministère de l’intérieur en « ministère de la lutte contre l’opposition ». La manière dont il a pris et appliqué la décision sur le couvre-feu a montré son imprudence sur une question aussi vitale que la santé publique. Il ne s’agit pas d’une simple erreur, ni d’une démonstration de myopie, mais d’une grave négligence qui a mis en danger la vie de millions de personnes et qui a négligé la santé publique : elle pourrait à terme entraîner la mort de milliers de personnes.
Après avoir d’abord tenté de défendre sa position, Soylu a ensuite dû prendre du recul face à la nature évidente de son erreur, et admettre sa culpabilité et son incompétence. Il a ensuite réitéré son aveu de culpabilité dans sa lettre de démission. Idéalement, Soylu aurait dû être licencié de son poste, sans attendre sa démission. Mais comme cela n’a pas été fait, sa démission n’a pas été acceptée non plus. En rejetant la démission de Soylu et en le gardant comme ministre de l’intérieur, Erdoğan a pris ses responsabilités dans le processus et a clairement montré qu’il est lui-même la source de l’incompétence.
En s’entêtant à diriger le pays par la répression, la prohibition et l’arbitraire, le gouvernement AKP provoque des crises de plus en plus graves chaque jour et, comme le montre le dernier exemple, met en danger l’existence même de la société. Au lieu de rassurer la population face à une menace aussi étendue et profonde pour l’ensemble de la société, le gouvernement crée la peur et la panique, devenant ainsi la principale raison du désespoir et de l’inquiétude de la population quant à son avenir.
Soylu a annoncé vendredi soir que la décision de fermeture a été prise sur les instructions de Erdoğan, mais plus tard, dans sa lettre de démission, il n’a tenu que lui-même pour responsable de cette décision. Cette tentative vise clairement à acquitter Erdoğan de son rôle dans le processus. La principale raison de la crise provoquée par ces approches incompétentes et irresponsables, qui ne tiennent pas compte de la santé publique et qui propagent virtuellement l’épidémie, est l’administration de Erdoğan, et son ministère de l’intérieur, pour avoir suivi ses instructions. Le gouvernement AKP, qui aborde la question de manière opportuniste et tente de transformer la démission de Soylu en spectacle politique, reste incapable de cacher son échec politique.
Le gouvernement AKP refuse de prendre en considération toute recommandation ou proposition et rejette toute offre de travail en tandem avec une quelconque partie de la société. Il ne pense à rien d’autre qu’à son avenir politique. Son incapacité a été une fois de plus révélée par les événements qui ont entouré la démission de Soylu. Mais cela implique aussi une responsabilité politique grave et un crime commis en présence de tous. Le gouvernement doit rendre compte de cette responsabilité dans son ensemble. Cette politique, qui a joué avec la santé publique, doit également être jugée ».
TURQUIE. Trois prisonniers sont morts à cause du coronavirus.
TURQUIE – Alors que la pandémie du coronavirus fait des ravages en Turquie et au Kurdistan du Nord, plus de 300 000 prisonniers, dont 50 000 sont des prisonniers politiques englobant des journalistes, politiciens ou artistes kurdes, sont interdits de quitter la prison tandis que les autres condamnés dont des terroristes de DAECH sont libérés petit à petit… Trois de ces centaines de milliers de prisonniers viennent de mourir du virus alors que des dizaines d’autres l’ont attrapé.
Parmi ses prisonniers politiques kurdes, il y a Selahattin Demirtas, avocat, écrivain et politicien du HDP et du DBP, des dizaines de maires comme Gultan Kisanak et des artistes comme la chanteuse kurde Nûdem Durak dont le seul crime est d’affirmer son identité kurde.
Dans une déclaration sur la situation dans les prisons face à la pandémie de Coronavirus, le ministre turc de la Justice, Abdülhamit Gül, a déclaré lundi que 17 détenus dans 5 prisons ont été infectés par le Coronavirus. Alors que 3 sont morts, le traitement de 13 autres se poursuit.
« Les cas dans les prisons sont à un niveau contrôlable. Un prisonnier reçoit un traitement en soins intensifs. Il y a également des infections confirmées dans nos organisations judiciaires », a déclaré le ministre.
Le ministre a également déclaré que les mesures contre la pandémie sont largement observées et la circulation largement réduite dans les organes judiciaires.
Dans le contexte de la pandémie COVID-19 et d’une crise sanitaire attendue dans les centres de détention turcs, les co-rapporteurs de l’APCE (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe) pour le suivi de la Turquie, Thomas Hammarberg (Suède, SOC) et John Howell (Royaume-Uni, EC/DA), ont récemment exhorté les autorités turques à veiller à ce que toute libération anticipée ou conditionnelle de prisonniers soit non discriminatoire et n’exclue pas les prisonniers détenus pour des raisons politiques.
Le Parlement turc a adopté samedi 7 clauses du projet de loi sur la réforme des prisons qui prévoit le report ou l’assouplissement des peines afin de permettre la libération de quelque 90 000 prisonniers en liberté conditionnelle ou en résidence surveillée pour éviter la propagation de coronavirus dans les prisons. Des milliers de personnes emprisonnées pour des raisons politiques ainsi que des journalistes et des personnes emprisonnées pour leurs pensées sont exclues de la loi proposée.
Lors d’une récente conférence de presse critiquant cette loi discriminatoire, une des responsable du HDP, Meral Danış Beştaş, a déclaré : « Alors que la mort se répand déjà, nous discutons de qui devrait être amnistié. Le projet est une amnistie spéciale pour des prisonniers choisis. Les meurtriers de Soma, Çorlu et Ermenek [vont] être libérés, les élus [vont] rester en prison. Les meurtriers de femmes et les violeurs [vont] également être libérés sans conditions préalables. Les opposants comme nous seront qualifiés de terroristes et laissés à mort ».