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FRANCE. Manifestations ce samedi 9 janvier en hommage aux 3 Kurdes assassinées à Paris en 2013

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PARIS – Ce samedi 9 janvier, plusieurs manifestations auront lieu en France en hommage aux 3 militantes kurdes assassinées à Paris le 9 janvier 2013 et dont la France empêche que leurs meurtriers soient jugés 8 ans après les faits.
 
Ce samedi 9 janvier, les Kurdes et leurs amis manifesteront à Paris, Strasbourg, Bordeaux, Rennes, Marseille et à Toulouse en hommage à Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Söylemez, trois militantes kurdes assassinées* à Paris le 9 janvier 2013, pour demander à la justice française de mettre fin à l’impunité dont jouissent les responsables de ce triple assassinat.
 
Voici les villes où auront lieu les manifestations kurdes ce samedi :
PARIS
Gare du Nord, 14h (arrivée place de la République)
 
MARSEILLE
Réformés – Canebière, 13h
 
TOULOUSE
Gare de Matabiau – Métro Esquirol, 13h30
 
BORDEAUX
Place de la Bourse – La Victoire, 13h30
 
RENNES
Dalle du Colombier, 14h
 
STRASBOURG
Place Kléber, 14h
 
 
*Le 9 janvier 2013, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Saylemez, trois militantes kurdes ont été assassinées par balle à Paris. Assez vite, de nombreux éléments de l’enquête ont pointé de doigt les services secrets turcs et Omer Guney, le présumé assassin, arrêté. Mais la justice française a laissé traîné l’affaire et le seul accusé arrêté dans ce triple meurtre est mort en prison. Suite à quoi, en mars 2018, les familles des trois femmes assassinées ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la reprise des investigations sur le rôle des services secrets trucs dans ce triple meurtre. Depuis, c’est silence radio au niveau de la justice française. Mais les Kurdes ne baissent pas les bras et redescendent dans les rues de Paris à chaque date anniversaire de ce triple meurtre.
 
Qui sont les 3 femmes abattues ?
 
Sakine Cansiz
 

Cofondatrice du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan), Sakine Cansız est née dans la province de Dersim en 1957. Après plusieurs années d’activité dans le mouvement de la jeunesse étudiante à Elazıg, elle rejoint en 1976 le mouvement révolutionnaire kurde.

Suite à sa participation au congrès du PKK, le 27 novembre 1978, la jeune femme est arrêtée à Elazıg et envoyée en prison avec un groupe d’amis. Soumise à de lourdes tortures dans la période ayant suivi le coup d’État militaire du 12 septembre 1980, elle n’est libérée qu’en 1991.

Après sa libération, elle poursuit ses activités militantes dans l’ouest et le sud du Kurdistan.

Après de longues années de lutte dans les montagnes du Kurdistan, Sakine Cansız va en Europe où elle prend la direction du mouvement des femmes kurdes. Figure pionnière du mouvement de libération kurde, elle a grandement contribué au renforcement des organisations kurdes au sein de la diaspora.

 
Fidan Dogan
 

Fidan Doğan est née en 1982, à Elbistan, dans la province de Maraş. Fille d’une famille d’immigrés, elle grandit en France.

Dès son enfance, elle se met en quête de son identité kurde. À partir de 1999, elle s’engage dans les organisations kurdes en Europe. À partir de 2002, elle travaille activement dans le domaine de la diplomatie. Elle devient représentante à Paris du Congrès national du Kurdistan (KNK).

 
Leyla Saylemez
 

Fille d’une famille originaire de Lice, dans la province de Diyarbakir, Leyla Saylemez est née dans la ville turque de Mersin où elle passe son enfance jusqu’à ce que sa famille déménage en Allemagne, dans les années 90. Après un an d’études en architecture, elle rejoint la lutte pour la liberté au Kurdistan et s’engage particulièrement dans les activités de la jeunesse kurde.

 
En attendant que la France veuille enfin faire la vérité sur ce triple meurtre politique, les Kurdes manifesteront de nouveau le samedi 9 janvier 2021, à l’occasion du huitième anniversaire de ce crime abject pour honorer la mémoire des trois femmes et pour demander à la France de juger les responsables ayant ordonné le meurtre des militantes kurdes.

ROJAVA. Affrontements entre les forces kurdes et celles du régime syrien

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SYRIE / ROJAVA – Les forces de sécurité intérieure ont répondu aux tirs des forces du régime syrien dans la ville de Qamishlo tenue par les forces arabo-kurdes.
 
Les forces du régime de Damas auraient ouvert le feu sur les forces de sécurité intérieure dans le quartier Hilko de la ville de Qamishlo, dans le nord de la Syrie, mardi midi.
 
Des combats ont éclaté sur les lieux après que les forces de sécurité intérieure ont riposté.
 

ROJAVA. La Turquie construit une base militaire près de l’autoroute M4, à Ain Issa

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SYRIE / ROJAVA – Les forces d’occupation turques ont commencé à construire une base militaire à 500 mètres de l’autoroute internationale (M4), au nord-ouest de la ville kurde d’Ain Issa.
 
La construction de la base militaire intervient au moment où l’armée d’occupation turque et ses mercenaires ont intensifié leurs attaques visant la région pour la septième semaine consécutive à proximité de la ville d’Ain Issa.
 
Des vidéos montrent la base turque, qui est à seulement 500 mètres; au nord de la route internationale, il est équipé de radars et de véhicules militaires, en plus d’armes lourdes, tandis que la base est entourée de monticules de terre.
 
La base militaire turque se trouve à 1 km du point commun entre les forces gouvernementales syriennes et les forces russes à l’extrémité sud de la route internationale M4.
 
Dimanche dernier, l’artillerie turque a bombardé depuis cette base la banlieue sud d’Ain Issa, faisant deux blessés civils.
 
Le 23 novembre, l’occupation turque a terminé le processus de construction d’une autre base militaire près du village de Sayda, à 2 km au nord de la ville Ain Issa.
 

Les forces turques et iraniennes ont tué au moins 67 kolbars en 2020

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IRAN / TURQUIE – L’année dernière, au moins 67 kolbars kurdes ont été tués dans la zone frontalière entre le Kurdistan du Nord (Bakur) et du Sud (Rojhilat). 59 d’entre eux ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires commises par les forces de sécurité turques et iraniennes.
 
Au moins 67 kolbars ont été tués dans la zone frontalière irano-turque en 2020 et 163 autres ont été blessés. Cela ressort d’un rapport publié par l’initiative Kolbarnews, qui contient des données sur tous les décès de kolbars enregistrés par la police ou publiés dans les médias. Cependant, le nombre de décès est probablement beaucoup plus élevé, car de nombreux incidents ne sont pas signalés. Ces dernières années, des corps de kolbars manquants ont été retrouvés à plusieurs reprises au printemps, après la fonte des neiges.
 
Selon le bilan de Kolbarnews, 59 kolbars sont morts l’année dernière à la suite d’exécutions extrajudiciaires par les forces de sécurité des deux pays. 53 kolbars ont été abattus par l’Iran Pasdaran, six autres ont été tués par les gardes-frontières turcs. Deux kolbars sont tombés dans une tempête de neige et seraient morts de froid, quatre autres ont subi un accident mortel en travaillant. Dans deux cas, la cause du décès a été signalée comme une noyade.
 
Le meurtre délibéré de kolbars augmente depuis la fin de 2018. Le vice-ministre de l’Intérieur de l’Iran, alors responsable des questions de sécurité, Hossein Zolfaghari, avait proclamé une fatwa anticonstitutionnelle et qualifié les kolbars travaillant dans la zone frontalière de «passeurs» qui «doivent être tués».
 
Le drame des kolbars et des kesibkar (commerçants frontaliers) s’approfondit. Les gens risquent leur vie dans les circonstances les plus difficiles en raison des mauvaises conditions économiques et du chômage élevé afin de gagner un revenu pour eux-mêmes et leurs familles.
 
Appauvrissement délibéré du Kurdistan iranien
 
Le régime iranien a appauvri le Kurdistan oriental grâce à une politique économique délibérée. Rojhilat est aujourd’hui l’une des régions les plus pauvres d’Iran. C’est la région où le moins d’investissements est fait. Le développement de l’agriculture et de l’industrie a été empêché, et les chiffres du chômage sont beaucoup plus élevés que ceux d’autres régions d’Iran.
 
130 kolbars blessés dans des bombardements
 
Selon Kolbarnews, 130 des 163 kolbars blessés ont été blessés lors de bombardements par des soldats iraniens et turcs. Onze autres ont été blessés à la suite de chutes, six d’entre eux ont été blessés, certains gravement, par l’explosion de mines terrestres. Cinq kolbars ont été capturés par les gardes-frontières iraniens et torturés, et deux autres ont chacun été blessés par le froid et des accidents de la route. Les soldats des deux pays patrouillent dans les zones frontalières comme de véritables escadrons de la mort sans avoir à rendre compte de leurs actions.
 
Qui sont les kolbars et les kesibkar?
 
Kolber ou «Kolbar» est composé des termes kurdes – «kol» – le dos et «bar» – le fardeau. Les kolbars vivent du transport de charges au-dessus de frontières dangereuses. Ces produits sont principalement des cigarettes, des téléphones portables, des couvertures, des articles ménagers, du thé et rarement de l’alcool. Les kolbars utilisent ces moyens dangereux pour faire du commerce entre les différentes régions kurdes. Les marchandises sont vendues à des prix très élevés dans des centres commerciaux comme Téhéran. Mais les kolbars qui risquent leur vie pour ce travail ne reçoivent qu’un salaire journalier très bas.
 
Les kesibkar sont des commerçants qui voyagent de ville en ville pour trouver des acheteurs pour les marchandises qui ont été amenées à travers la frontière par les kolbars. Des personnes âgées de 13 à 70 ans se trouvent parmi les kesibkar. Certains n’ont qu’un diplôme d’études primaires mais d’autres un diplôme universitaire.
 
ANF

PARIS. Marche blanche ce mercredi pour 3 militantes kurdes tuées à Paris en janvier 2013

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PARIS – Les Kurdes et leurs amis marcheront ce mercredi 6 janvier en hommage à Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Söylemez, trois militantes kurdes assassinées à Paris en 2013, pour demander à la justice française de mettre fin à l’impunité dont jouissent les responsables de ce triple assassinat.
 
Une marche blanche en hommage aux trois femmes* aura lieu à Paris, ce mercredi 6 janvier, à 11h, au départ du 16 rue d’Enghien, pour finir au 147 rue La Fayette où les trois femmes ont été assassinées le 9 janvier 2013. 
 
Par ailleurs, plusieurs manifestations auront lieu ce samedi 9 janvier en hommage aux 3 militantes kurdes dans les villes suivantes :
 
PARIS
Gare du Nord, 14h (arrivée place de la République)
 
MARSEILLE
Réformés – Canebière, 13h
 
TOULOUSE
Gare de Matabiau – Métro Esquirol, 13h30
 
BORDEAUX
Place de la Bourse – La Victoire, 13h30
 
RENNES
Dalle du Colombier, 14h
 
STRASBOURG
Place Kléber, 14h

Dessin de l’artiste kurde Zehra Dogan

*Le 9 janvier 2013, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Saylemez, trois militantes kurdes ont été assassinées par balle à Paris. Assez vite, de nombreux éléments de l’enquête ont pointé de doigt les services secrets turcs et Omer Guney, le présumé assassin, arrêté. Mais la justice française a laissé traîné l’affaire et le seul accusé arrêté dans ce triple meurtre est mort en prison. Suite à quoi, en mars 2018, les familles des trois femmes assassinées ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la reprise des investigations sur le rôle des services secrets trucs dans ce triple meurtre. Depuis, c’est silence radio au niveau de la justice française. Mais les Kurdes ne baissent pas les bras et redescendent dans les rues de Paris à chaque date anniversaire de ce triple meurtre.

« Les Kurdes de Syrie manquent cruellement de vrais amis »

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SYRIE / ROJAVA – « La Russie et la Turquie tiennent entre leurs mains le sort de la ville stratégiquement importante du nord de la Syrie, Ain Issa, théoriquement contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par les Kurdes, mais supervisée par les Russes. Face à une éventuelle attaque des forces soutenues par la Turquie sous la forme de l’Armée syrienne libre (ASL / FSA) en raison d’une autoroute [M4) importante à proximité, les Kurdes ont demandé l’aide des Russes. Au lieu de cela, Moscou veut que les Kurdes remettent la ville à l’armée syrienne de Bashar Assad. Le résultat inévitable sera que les Kurdes seront trahis par des parties étrangères dans la guerre civile syrienne pour la deuxième fois en deux ans. Aussi tragique que cela soit, cependant, ce qui est plus important géostratégiquement, c’est la façon dont ce jeu d’échecs meurtrier illustre la relation compliquée entre Moscou et Ankara – parfois adversaires, d’autres fois partenaires. » (Extrait d’un long article écrit par Nikola Mikovic pour le site Arabnews)
 
Concernant le drame des Kurdes du Rojava ou d’autres parties du Kurdistan, on peut dire que les années passent et se ressemblent en drames en tout genre. En effet, cela fait un siècle que les Kurdes sont condamnés à vivre sous le jougs des Etats colonialistes turc, perse, arabe qui occupent le Kurdistan où ils sèment la terreur, tuent, chassent les Kurdes de leurs terres dans le but de changer la démographie du Kurdistan. Ils pillent et détruisent la nature et les richesses naturelles des Kurdes… Tout cela, sous le regard complice de la communauté internationale.
 
Certains vont nous rétorquer que les Kurdes résistent, au Rojava notamment. Mais à quel prix et surtout, comment vont-ils finir ? Rappelez-vous Afrin en 2018, Serekaniyê en 2019? Ce n’est pas parce que les Kurdes ont cessé de résister que ces villes du Rojava ont été envahies par la Turquie mais parce que la Russie et les Etats-Unis ont donné carte blanche à la Turquie, membre de l’OTAN, qui a utilisé ses avions et chars pour massacrer les populations civiles d’Afrin et Serekaniye, obligeant les forces kurdes à quitter ces régions.
 
Aujourd’hui, après l’invasion d’Afrin et de Serekaniyê par la Turquie, on assiste aux attaques quotidiennes des forces turco-jihadistes visant la ville d’Ain Issa et de l’autoroute M4 qui relie la région à Alep. L’invasion de la région semble imminente, malgré le courage des Kurdes et leurs alliés arabes. En effet, que peuvent-ils faire face aux avions et chars turcs? Implorer les puissances internationales pour qu’ils empêchent un nouveau carnage? Rien n’est moins sûr. Aux yeux de la Russie et des Etats-Unis, la vie des Kurdes n’a aucune valeur. Ils sont prêts a sacrifier les Kurdes et nous prier de nous habituer aux massacres et trahison des Kurdes par l’Occident et la Russie, comme on le fait depuis un siècle déjà. 

BAKÛR. 6 militantes kurdes commémorées à Silopi

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TURQUIE / BAKUR – Le Mouvement des femmes libres et l’assemblée des femmes du HDP ont rendu hommage aux six militantes kurdes assassinées à Paris en 2013 et à Silopi en 2016.
 
Le Mouvement des femmes libres (TJA-Tevgera Jinên Azad) et le Conseil des femmes du HDP (Parti démocratique des peuples) ont commémoré les membres du Mouvement des femmes kurdes Fatma Uyar, Sêvê Demir et Pakize Nayır, assassinées lors du siège militaire du district de Silopi à Şırnak en 2016, et Sakine Cansiz, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez qui ont été assassinées à Paris, en 2013.
 
Les familles de 6 militantes kurdes assassinées à Paris et Silopi, les députés HDP Şırnak Nuran İmir et Hasan Özgüneş, les militantes de la TJA, les Mères de la paix et d’autres personnes ont assisté à la commémoration.
 
Après une minute de silence, la députée du HDP Nuran İmir et la mère de Sêvê Demir, Sakine Demir, ont parlé au nom des familles des trois femmes tuées.
 
Demir a déclaré: « Je condamne les massacres de femmes en la personne de trois femmes tuées. Quoi qu’il arrive aujourd’hui, les mères versent des larmes. Encore une fois, les mères deviennent des victimes. Je crois que si les mères se donnent la main, ce sang et ces larmes cesseraient. Les mères devraient se lever et dire assez à ces massacres. Il y a tellement de lutte, je crois que la paix et la beauté viendront dans ce pays. La paix sera rétablie très bientôt. Je condamne aussi l’arrestation de Leyla Güven. (…) »
 
La députée İmir a déclaré qu’ils avaient traversé un processus historique et perdu de nombreuses personnes, sans compter que ceux qui avaient perdu la vie avaient ouvert une nouvelle voie à la lutte. İmir a poursuivi: « Ceux qui étaient au pouvoir ont assassiné 6 de nos camarades. Le pouvoir qui cible les femmes en lutte a tué beaucoup de nos amis également. (…) »
 
En déclarant qu’ils lutteront et protégeront l’héritage laissé par les femmes, İmir a souligné qu’elles devraient être unies à cette fin: « Nous participons à des activités avec ces femmes depuis longtemps. Nous ne pouvons récupérer ces femmes qu’en combattant. Notre devoir est de protéger nos droits contre cela. Nous devons lutter ensemble contre le fascisme. Nous continuerons l’héritage de lutte laissé par nos martyres. Encore une fois, nous le promettons ici. Notre réponse à cela est de ne pas reculer. Que personne ne demande pourquoi nous avons payé un prix si élevé, nous avons payé ce prix pour un pays libre. »
 
La commémoration s’est terminée par la chanson composée par la mère Demir pour sa fille Sêvê Demir et une projection d’images.
 
2013: Les meurtres de Paris
 
Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez ont été abattues au centre d’information du Kurdistan le 9 janvier 2013 pour le compte du service de renseignement turc MIT. Sakine Cansız était cofondatrice du PKK et était considérée comme une «légende vivante» de la lutte de libération des femmes kurdes. Fidan Doğan était une représentante de longue date du KNK (Congrès national du Kurdistan) à Paris, et Leyla Şaylemez était une militante du mouvement de la jeunesse kurde. L’auteur, Ömer Güney, un tueur à gages pour le compte des renseignements turques (MIT), est décédé d’une tumeur au cerveau dans un hôpital parisien avant le début du procès.
 
2016: Exécutées pendant le couvre-feu
 
En décembre 2015, un couvre-feu a été imposé dans le district de Silopi dans la province de Şırnak. Le 4 janvier 2016, Sêvê Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar ont été assassinées par les forces de sécurité turques. Cela a été suivi d’un siège militaire dans d’autres villes kurdes, notamment Nusaybin et Amed (Diyarbakir), qui a duré plusieurs mois et a entraîné la mort de centaines de civils kurdes.
 

JOURNALISME. 79 journalistes arrêtés, 24 journalistes emprisonnés en Turquie en 2020

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TURQUIE / BAKUR – Selon les données recueillies par une association de journalistes, en 2020, 79 journalistes [majoritairement des kurdes] ont été arrêtés en Turquie et 24 d’entre eux ont été emprisonnés.
 
L’Association des journalistes Dicle Fırat (DFG) a publié son rapport sur les violations visant les journalistes en 2020 lors d’une conférence de presse au siège de l’association à Amed (Diyarbakır). Selon le rapport, 79 journalistes ont été détenus, 24 journalistes ont été emprisonnés, 19 journalistes ont été agressés et 1960 articles de presse ont été censurés en 2020.
 
Les journalistes kurdes victimes d’une répression féroce
 
La co-présidente de la DFG, Dicle Müftüoğlu a déclaré que les journalistes kurdes méritaient un titre distinct et a poursuivi: « En Turquie, la presse kurde a de graves difficultés dans le domaine des médias comme dans tous les domaines et la répression contre les journalistes kurdes s’est intensifiée. Les journalistes kurdes font face à de nombreux obstacles dans les domaines où ils travaillent, comme dans l’exemple de l’emprisonnement de nos 5 amis journalistes à Van. »

Müftüoğlu a noté que la liberté de la presse en Turquie était particulièrement menacée du fait du nombre record de journalistes emprisonnés à l’échelle mondiale. Faisant référence au fait que les journalistes luttaient non seulement contre les arrestations, mais aussi contre les détentions, les enquêtes et les poursuites en 2020, Müftüoğlu a déclaré: « Nous ne pouvons pas dire que les journalistes qui ne sont pas emprisonnés peuvent pleinement jouir de leur liberté. Les travailleurs de la presse ont été menacés d’emprisonnement à tout moment. Les journalistes passaient leur temps à attendre dans les couloirs des palais de justice ou à faire des déclarations sur les nouvelles qu’ils avaient faites. (…) »
 
79 détentions, 24 emprisonnements, 19 attaques visant des journalistes
 
Selon les données de DFG, voici les violations des droits des journalistes en 2020:
* Journalistes détenus: 79
* Journalistes emprisonnés: 24
* Journalistes attaqués: 19
* Maltraitance, menace et pressions pour devenir agent de la police: 17
* Journalistes empêchés d’exercer son métier: 12 incidents
* Journalistes sous enquête: 54
* Journalistes poursuivis: 53
* Journalistes condamnés: 43
* Journalistes dont le procès se poursuit: 231 dossiers, 539 journalistes
* Les journaux censurés: 8
* Amendes de l’autorité audiovisuelle (RTÜK): 43
* Blocage Internet: 1960 articles de presse, 145 sites Web
* Journalistes licenciés: 6
* Le nombre de journalistes arrêtés (au 04 janvier 2021): 91
 

Il y a 5 ans, les forces turques ont abattu 3 militantes kurdes à Silopi

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TURQUIE / BAKUR – Sêvê Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar, 3 militantes kurdes ont été tuées par les forces armées turques lors d’un couvre-feu, le 5 janvier 2016 à Silopi, district de Sirnak. Cinq ans après, alors que leurs assassins sont toujours en liberté, nous nous inclinons devant la mémoire de ces 3 héroïnes de la liberté.
 
« Aujourd’hui, 4 janvier, nous voulons nous souvenir des trois militantes et politiciennes kurdes Sêve Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar, qui ont consacré leur vie à la lutte pour la libération des femmes, selon la devise: « Vous n’obtenez pas la liberté, prenez-la ».
 
À ce jour, les femmes sont systématiquement et délibérément ciblées par l’État turc. Avec sa politique misogyne, le gouvernement AKP cible principalement les femmes organisées qui s’opposent et s’organisent contre le système nationaliste et fasciste turc basé sur le capitalisme, l’État-nation et le patriarcat.
 
Nous l’observons dans les attaques en cours contre les femmes en Turquie, où des centaines de femmes militantes politiques, politiciennes et journalistes sont emprisonnées, comme la politicienne kurde Leyla Güven, qui a été condamnée à 22 ans et trois mois. Dans les prisons turques, les droits des femmes sont massivement violés, les femmes sont soumises à un harcèlement croissant, il y a des fouilles dans les cellules où tous leurs effets personnels tels que leurs souvenirs, journaux, poèmes, etc. sont confisqués, et elles sont soumises à l’isolement avec le monde extérieur en raison à la restriction de la communication ainsi que des interactions sociales.
 
Nous le voyons dans la poursuite de la politique féminicide de la Turquie, coupable du meurtre ciblé et systématique de plus de 100 femmes, comme le montre la campagne actuelle «100 raisons de poursuivre Erdogan».
 
Et la violence ne connaît pas de frontières. Avec sa politique impérialiste, l’État turc continue sa violence et son occupation dans le nord de la Syrie contre la révolution des femmes. Dans les régions d’Afrin, Serekaniye et Gire Spi occupées par la Turquie, les femmes en particulier sont soumises à des violences quotidiennes telles que des abus, des enlèvements, des tortures, des viols et même des meurtres, des violences aux mains des forces d’occupation soutenues par la Turquie rappelant les méthodes de l’Etat islamique.
 
Il y a cinq ans aujourd’hui, le 4 janvier 2016, les trois militantes et politiciennes kurdes Sêve Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar ont été prises pour cibles assassinées par les forces de sécurité turques à Silopi. Sêve Demir du DBP (Parti des régions démocratiques), Fatma Uyar du KJK (Congrès des femmes libres) et Pakize Nayir (présidente de l’Assemblée populaire de Silopi) voulaient passer du quartier Karsiyaka au quartier Yesilyurt pour aider activement la population civile là-bas. Un char turc les a ciblés et elles ont attendu pendant des heures qu’une ambulance les récupère. L’ambulance n’est pas venue et elles sont mortes des suites de leurs graves blessures.
 
En mémoire d’elles et de toutes les autres femmes qui ont donné leur vie dans la lutte contre le fascisme et pour la libération des femmes, nous continuerons notre lutte. »
 
Hommage rendu par le collectif Women defend Rojava

Les Kurdes demandent justice 8 ans après le meurtre de 3 militantes kurdes à Paris

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PARIS – Le 9 janvier 2013, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Söylemez, trois militantes kurdes ont été assassinées par balle à Paris. Assez vite, de nombreux éléments de l’enquête ont pointé de doigt les services secrets turcs et Omer Guney, le présumé assassin, arrêté. Mais la justice française a laissé traîné l’affaire. Depuis, le seul accusé arrêté dans ce triple meurtre est mort en prison. Suite à quoi, en mars 2018, les familles des trois femmes assassinées ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la reprise des investigations sur le rôle des services secrets trucs dans ce triple meurtre. Depuis, c’est silence radio au niveau de la justice française. Mais les Kurdes ne baissent pas les bras et redescendent dans les rues de Paris à chaque date anniversaire de ce triple meurtre.

Le mouvement des femmes kurdes en France appelle à manifester
 
A l’occasion du 8e anniversaire du massacre de Paris, les Kurdes d’Europe et leurs amis préparent des actions dans différentes villes. La militante du mouvement des femmes Kurdes en France (TJK-F), Nupel Munzur a appelé à participer aux actions prévues les 6 et 9 janvier.
 
Des femmes kurdes organiseront des manifestations les 6 et 9 janvier à Paris, où le massacre a eu lieu. S’exprimant au nom du TJK-F, la militante Nupel Munzur a appelé à une forte participation aux manifestations qui se dérouleront dans toute l’Europe, en particulier à Paris.
 
La marche du 9 janvier débutera à 14h, à la Gare du Nord, et se terminera sur la place de la République.
 
 
Retour sur un assassinat politique visant des militantes kurdes en Europe
 
Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez ont été abattues de plusieurs balles dans la tête dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan, à Paris.
 
Le 23 janvier 2017 devait débuter le procès aux Assises d’Ömer Güney, le présumé coupable. Le suspect, qui était lié aux services de sécurité turcs à Ankara selon les informations obtenues par les avocats des familles des victimes, est décédé subitement en prison le 17 décembre, un mois avant le début du procès. (Une nouvelle enquête a été ouverte à la demande des familles des trois victimes.)

Les trois femmes ont été ciblées et assassinées pour leurs activités politiques au nom du peuple kurde. Sakine était une militante de longue date et membre fondatrice du PKK. Elle a passé de nombreuses années en prison dans des conditions terribles et a été torturée à la prison de Diyarbakir dans les années 1980 après le coup d’État militaire. Elle a dirigé le mouvement de protestation à l’intérieur de la prison et, après sa libération, s’est jointe à la lutte armée pour la libération du Kurdistan. Elle a été une puissante force d’inspiration pour le mouvement des femmes kurdes, qui demeure à ce jour un symbole d’espoir pour les femmes du Moyen-Orient. Fidan et Leyla étaient également des activistes dévouées à la cause kurde.
 
Une nouvelle enquête relancée autour du rôle des services secrets turcs
 
En mars 2018, les familles des trois femmes assassinées ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la reprise des investigations sur le rôle des services secrets trucs dans ce triple meurtre.
 
Un juge antiterroriste a été chargé en mai 2019 pour reprendre l’enquête sur l’assassinat en 2013 à Paris de trois militantes kurdes, à la demande des familles qui réclament d’approfondir la thèse de l’implication des services secrets turcs (MIT).

Féminicide. Les femmes ont rendu hommage à Yasemin Çetindağ

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STRASBOURG – Le samedi 2 janvier, des centaines de femmes ont rendu hommage à Yasemin Çetindağ, une jeune Kurdes tuée par son ex compagnon devant ses 4 enfants le 23 décembre dernier.
 
Hier, malgré le froid et les mesures anti-Covid, plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Strasbourg à l’appel des organisations de femmes pour dénoncer les féminicides et rendre hommage à Yasemin Çetindağ, une jeune femme d’origine kurde tuée par son ex-compagnon en présence de leurs 4 enfants.
 
La sœur de Yasemin Çetindağ, Leyla, ainsi que d’autres membres de la famille de Yasemin se sont joints à l’action. Leyla Çetindağ a déclaré que sa sœur était pleine de vie et qu’elle aimait beaucoup ses enfants. Elle a ajouté que sa sœur avait été brutalement assassinée sous les yeux de ses enfants.
 
Plusieurs personnes ont pris la parole lors du rassemblement et ont rappelé que les meurtres de femmes sont en augmentation dans le monde.
 
Meryem Tekiner, militante de l’association féministe kurde ZIN pour les femmes, a déclaré que les femmes étaient considérées comme des citoyennes de seconde zone par le pouvoir et l’État-nation, et qu’elles étaient confrontées aux pressions des hommes et de l’État quant elles réclament leur liberté.
 
Tekiner a déclaré que les femmes kurdes luttaient contre cette mentalité depuis des années et a ajouté: « Nous pensons que seules les femmes peuvent établir une vie juste et libre et nous nous battons pour cela. (…) »
 
Un appel a été lancé à la fin de l’action pour que toutes les femmes comparaissent devant le tribunal le jour où le meurtrier Savaş Özyanik sera jugé.
 
Via ANF

SYRIE. Les femmes de l’EI tuent une réfugiée irakienne dans le camp d’Al-Hol

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SYRIE / ROJAVA – Les femmes de DAECH ont tué une réfugiée irakienne de 17 ans dans le camp d’al-Hol tenu par les forces arabo-kurdes. Les épouses des mercenaires de l’Etat islamique détenues à al-Hol ont tué plusieurs réfugiés du camp jusqu’à présent. (Via NPASyria)
 
 
Une pépinière de jihadistes qui croît sous le regard silencieux de l’Occident
Le camp al-Hole, où des dizaines de milliers de femmes et d’enfants étrangers, dont de nombreux européens, liés au groupe État Islamique (EI) sont détenus, est sous la responsabilité de la communauté internationale. Pourtant, il n’y a aucune politique commune mise en place pour ces femmes et enfants devenus un vrai casse-tête pour l’alliance arabo-kurde dirigeant le Rojava.
En plus des menaces de sécurité que ce camp représente pour la région du fait qu’il soit devenu une pépinière pour de futurs jihadistes élevés à l’idéologie terroriste de l’EI, ce camp est également un lieu de non-droit pour des milliers d’enfants et de femmes abusés, torturés, par les femmes de DAECH qui commettent également des meurtres.
Un activiste kurde syrien rapportait récemment que certaines femmes étrangères « épousaient » des adolescents âgés de 13 à 16 ans pour une reproduction continue qui, selon elles, serait la future génération de l’ « État islamique ». Cet activiste rappelait également que la plupart de ces femmes essayaient désespérément d’entrer clandestinement en Turquie et, finalement, retourner dans leur pays d’origine.
Le camp al-Hol, le Guantanamo européen
Le camp d’al-Hol (que certains qualifient de « Guantanamo européen ») abritant plus de 70 000 femmes et enfants de l’Etat islamique (EI / DAECH) est situé dans le nord-est de la Syrie. Ce camp est l’un des camps les plus dangereux au monde où chaque mois des informations font état de meurtres violents de résidents du camp « punis » par des femmes défenseurs de l’idéologie de DAECH. Un camp devenu un terreau fertile pour le terrorisme islamiste alors que les Kurdes syriens alertent l’Occident depuis longtemps de ce danger menaçant le monde.
Le camp est situé dans le gouvernorat d’Hassaké, dont la sécurité est assurée par les forces de sécurité intérieure « Asayish », ainsi que par des combattants des FDS et des Forces d’autodéfense, qui ont libéré les derniers bastions de l’Etat islamique en 2019.
Une idéologie terroriste qui se porte à merveille
Les habitants du camp vivent conformément à la loi islamique, malgré toutes les tentatives des Forces de sécurité intérieure et des Forces démocratiques syriennes (FDS) pour limiter la propagation de l’idéologie de l’Etat islamique.
Bien sûr, les agents de sécurité déploient de grands efforts pour contenir cette « poudrière », un camp où vivent des milliers de partisans ardents de l’Etat islamique. Malgré cela, les membres de l’EI brûlent régulièrement les tentes de ceux soupçonnés de « trahir » l’idéologie de l’EI. Elles n’hésitent pas à tuer ces « traitres », avec des dizaines de meurtres commis au sein du camp.
De nombreuses femmes restent fidèles à l’idéologie de l’Etat islamique et n’ont pas l’intention de changer leurs croyances. Cependant, tous les femmes du camp ne peuvent pas être qualifiés de terroristes, dont certaines étant venues en Syrie avec leur mari pour le bien de leurs enfants.
Les pays européens ignorent le sort de leurs ressortissants détenus à al-Hol
Malgré les nombreux rapports faisant état du danger que représente ce camp et la situation déplorable de ses résidents, notamment des enfants, les pays étrangers ne se pressent pas pour rapatrier leurs ressortissants, ni pour créer un tribunal international afin de juger les membres emprisonnés de l’Etat islamique pour des crimes qu’ils ont commis en Syrie et en Irak, dont le génocide des Yézidis à Shengal en août 2014.