Une journaliste kurde réfugiée en France ciblée par la chaîne CNN Turk
Je suis Garibe Gezer, morte mystérieusement dans une prison turque après des mois de viols et torture
*Garibe Gezer a été témoin du meurtre de son frère aîné Bilal Gezer lors des actions de Kobanê les 6 et 8 octobre 2014, alors qu’il n’avait que 21 ans. Alors que le corps de Bilal étaient toujours sur le lieu du meurtre, son autre frère, Mehmet Emin Gezer, a été abattu et paralysé par la police des opérations spéciales devant le commissariat de Dargeçit, où il s’est rendu pour s’informer sur le meurtre de son frère. A partir de cette date, tous les membres de sa famille ont été poursuivis par le régime turc ou emprisonnés.
TURQUIE. Une députée kurde empêchée de parler dans sa langue maternelle
TURQUIE. Depuis la prison, Demirtas défie Erdogan pour un test de popularité
Selahattin Demirtaş, ancien coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP) emprisonné depuis novembre 2016, a interpellé le président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui a récemment exprimé ses doutes de manière sarcastique quant à savoir si les partisans de Demirtaş avaient encore de la force pour organiser des rassemblements. (Alors que par ailleurs, il a interdit tous les rassemblements du HDP et qu’il a fait emprisonné des milliers de politiciens et militants du HDP dans tout le pays!)
Répondant à une question des médias mercredi, Erdoğan avait déclaré: « La personne emprisonnée à Edirne dit : ‘Rassemblez-vous, organisez des rassemblements unis.’ Eh bien, pourquoi n’organise-tu pas ton propre rassemblement au lieu de dire de telles choses ? Adresse-toi d’abord à tes propres partisans. Tes partisans ont-ils encore la force d’organiser des rassemblements ? »
Demirtaş a rapidement répondu par un message, qui a été publié par ses avocats sur son compte Twitter, disant :
« Erdoğan a exprimé son inquiétude à propos d’un problème concernant l’organisation d’un rassemblement. En fait, HDP organise des rassemblements tout le temps. Mais si vous en avez vraiment envie, je vous mets au défi. Laissez-moi sortir de prison pour seulement deux heures et me rendre sur la place de Yenikapı [à Istanbul] avec un haut-parleur. Et vous allez au même endroit le lendemain avec toutes les commodités de l’état. Que celui qui a réuni une seule personne de moins quitte la politique. Es-tu partant? »
Alors que le tweet de Demirtaş a reçu plus de 44 000 « j’aime » en quelques heures, il n’y a eu aucune réponse du président Erdoğan ou de son parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir. (Actuellement, sur Twitter, il y a un hashtag #DemirtaşMitingYaptır demandant à Demirtas de faire un meeting.)
Demirtaş reste emprisonné malgré une décision de 2018 de la Cour européenne des droits de l’homme qui a déclaré que son emprisonnement avait « l’objectif ultérieur d’étouffer le pluralisme et de limiter la liberté de débat politique », et qui a demandé sa libération immédiate.
TURQUIE. Meurtre d’une prisonnière kurde violée et torturée
Garibe Gezer a été témoin du meurtre de son frère aîné Bilal Gezer lors des actions de Kobanê les 6 et 8 octobre 2014, alors qu’il n’avait que 21 ans. Alors que le corps de Bilal étaient toujours sur le lieu du meurtre, son autre frère, Mehmet Emin Gezer, a été abattu et paralysé par la police des opérations spéciales devant le commissariat de Dargeçit, où il s’est rendu pour s’informer sur le meurtre de son frère. A partir de cette date, tous les membres de sa famille ont été poursuivis par le régime turc ou emprisonnés.
Le Mouvement pour la paix exhorte la France à agir contre les attaques chimiques de la Turquie au Kurdistan
« Depuis le 23 avril 2021, les armées turques mènent des actions d’une rare violence dans des régions majoritairement habitées par des Kurdes ou des Yézidis, au sud et à l’est de la Turquie. Il en est de même sur des territoires syriens et irakiens. L’enjeu est notamment de forcer les populations qui habitent depuis des millénaires au nord de la Syrie à quitter leurs villages pour les remplacer par d’autres populations voir par des groupes djihadistes. Ces exactions contre les populations kurdes dans les zones frontalières avec la Turquie s’inscrivent dans une véritable opération de nettoyage ethnique, qualifiée comme telle par la presse dès 2020, suite aux informations rendues publiques par le rapport de la commission indépendante des Nations Unies sur la Syrie.
La ville de Kobané qui avait résisté héroïquement en 2014 et 2015 aux attaques djihadistes est de nouveau visée par la Turquie avec l’aide des organisations islamistes qu’elle protège. Il y a déjà eu de nombreux morts civils.
Devant la Résistance kurde en Irak, l’armée turque est très fortement suspectée d’avoir bombardé des villages à plusieurs reprises avec des armes chimiques en violation des traités internationaux qui en interdisent l’utilisation. Les témoignages de villageois sur les symptômes qui sont apparus, ainsi que des photos et films, rendent cette hypothèse hélas possible. Il y a déjà eu de nombreux morts civils.
Devant cette situation, il est important de porter à la connaissance de tous nos concitoyens la situation tragique dans cette région et de briser le mutisme actuel sur ce sujet. Une délégation d’une coalition britannique de solidarité avec le Kurdistan doit se rendre sur place bientôt. D’après Rojinfo « la délégation composée de journalistes, de politiciens et de scientifiques aura pour mission de visiter les zones où l’armée turque est accusée d’avoir utilisé des armes chimiques et de rencontrer les personnes affectées. À l’issue de sa visite, elle doit établir un rapport qui sera remis aux Nations Unies à Genève. »
Le Mouvement de la Paix demande aux instances internationales, en premier lieu l’Organisation des Nations Unies pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), de diligenter de toute urgence une enquête sur place pour enquêter sur la présence et l’utilisation d’armes chimiques dans la région.
Le Mouvement de la Paix demande au président de la République et au gouvernement français de :
- Demander à l’Organisation des Nations Unies pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), de diligenter de toute urgence une enquête sur place pour enquêter sur la présence et l’utilisation d’armes chimiques dans la région.
- Stigmatiser les atteintes aux droits de l’homme et aux traités internationaux dont le gouvernement turc se rend coupable.
- Respecter son obligation de protéger sur le sol français les personnes ayant le statut de réfugiés politiques.
- Agir pour des solutions en faveur de la paix dans ces régions incluant le respect des droits des populations kurdes.
Le Mouvement de la Paix
A Paris, le 8 décembre 2021″
TURQUIE. Nouveau procès d’un Kurde emprisonné illégalement depuis près de 23 ans
Dans le procès qui a repris après que la CEDH a condamné la Turquie pour « violation du principe d’un procès équitable », il a été décidé de suspendre l’exécution du prisonnier malade Hadi Elçiçek, qui est en prison depuis février 1999 (la période où le chef du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Ocalan avait été capturé et livré à la Turquie par un complot international, donnant lieu à de nombreuses manifestations dans le monde.)
SHENGAL. Un responsable yézidi tué par un drone turc
Une députée interroge le gouvernement suisse sur l’utilisation par la Turquie d’armes chimiques contre les Kurdes
Une famille kurde engloutie par la Manche…
Le 24 novembre, 27 migrants, dont de nombreux Kurdes, qui tentaient de rejoindre l’Angleterre depuis la France sont morts lorsque leur bateau gonflable a coulé au large de Calais, dans le nord de la France. Un survivant raconte qu’avant de couler, les réfugiés avaient appelé les secours côté britannique et français, mais que les Anglais et les Français les avait dirigés chaque fois vers l’autre partie, disant qu’ils étaient dans les eaux territoriales de l’autre État, laissant mourir près d’une trentaine d’enfants, femmes, jeunes hommes en pleine mer… (Mais côté Pologne-Biélorusse, ce n’est guère mieux, là, ils sont morts à cause du froid glacial ou les coups portés par des fascistes polonais qui rôdent à la frontière polono-bélarusse. L’Europe continuer à ignorer le drame des réfugiés qui se joue sous ses yeux.)
