Il y a 3 ans, la Turquie envahissait le canton kurde d’Afrin devenu aujourd’hui un enfer sur terre
TURQUIE. RSF condamne le meurtre d’un présentateur de radio
TURQUIE – Hazım Özsu, un présentateur d’une émission radiophonique à contenu religieux, a été tué à Bursa par un homme qui a expliqué son geste en disant qu’il n’ « aimait pas ses commentaires à la radio, en période de Covid-19 », faisant croire à un assassinat à motivation islamiste qui ne supporte pas la liberté d’expression s’il s’agit de critiquer l’Islam.
Reporters sans frontières (RSF) a condamné l’assassinat du présentateur radio Hazım Özsu dans la province occidentale de Bursa, en Turquie.
Alors que RSF International s’inquiète de la position du gouvernement et de l’impunité, Erol Önderoğlu, représentant de RSF en Turquie, a déclaré : « Nous condamnons ceux qui encouragent cet environnement. »
Crimes politiques ou religieux dans un pays où l’impunité règne
RSF a déclaré : « Un présentateur radio, Hazım Özsu, a été tué dans le quartier d’Orhangazi à Bursa. Rapidement arrêté par la police, le tueur a expliqué avoir agi ainsi parce qu’il n’aimait pas ses commentaires à la radio, en période de Covid-19 !
RSF condamne ce meurtre odieux perpétré dans un pays où le gouvernement n’a pris aucune position contre la violence à caractère politique et où l’impunité est la règle. »
Erol Önderoğlu, représentant de RSF en Turquie, a également déclaré :
« La violence et l’intolérance contre les journalistes se sont manifestées de la manière la plus douloureuse qui soit à Bursa Orhangazi. Le présentateur radio Hazım Özsu a été tué par une personne (H.N) qui a dit qu’il n’aimait pas son émission lorsqu’il a été capturé. Nous condamnons ceux qui encouragent cet environnement.
Nous exigeons que le meurtre de Hazım Özsu le 9 mars soir soit révélé sous tous ses aspects. Les premières constatations indiquent qu’il a été tué en raison de sa profession. »
Arrestation du suspect
Le suspect qui a abattu le présentateur radio Hazım Özsu dans le quartier d’Osmangazi à Bursa a été arrêté.
Placé en garde à vue par les équipes de la Direction de la sécurité de Bursa pour avoir tué Hazım Özsu (55 ans), H.N. a été déféré au palais de justice après que les procédures y afférentes ont été achevées.
Que s’est-il passé ?
Hazım Özsu, qui présentait un programme à contenu religieux sur la chaîne de radio Rahmet FM, a été tué par une personne qui s’est présentée à son domicile dans le quartier d’Altınova, dans le district d’Osmangazi, le 9 mars au soir.
Après sa capture, le suspect a déclaré qu’il avait tué Hazım Özsu parce qu’il n’aimait pas certaines des remarques qu’il avait faites pendant son émission de radio.
Les partis kurdes syriens, irakiens et iraniens: des relations complexes guidées par la quête de prestige
KURDISTAN – Certes, les Kurdes sont colonisés par 4 États plus ou moins puissants qui s’unissent pour écraser les revendications du peuple kurde, mais ceci n’est pas la seule raison de l’incapacité des Kurdes à obtenir leur autonomie, et encore moins un État kurde. La désunion et rivalité entre partis / clans kurdes en est une des principales raisons du malheur kurde qui se prolonge sur l’arène politique également.
Le journaliste Emil Bouvier revient sur cette question dans son article à deux volés publié sur le site Les clés du Moyen-Orient. (Unions et désunions aux Kurdistans : pourquoi les Kurdes ne parviennent-ils pas à s’unir (2/2) ?)
Dans ce deuxième volé, Bouvier s’attarde sur les relations complexes entre les partis kurdes de Syrie, Iran et Irak sur lesquels le PKK, né dans le Kurdistan de « Turquie » jouerait un rôle qualifié de « central et clivant » par Bouvier.
TURQUIE. La justice turque demande l’interdiction du parti HDP
KURDISTAN DU SUD. Action humanitaire pour des réfugiés kurdes / yézidis au Bashur




TURQUIE. Un autre député HDP déchu de son mandat de député
Ömer Faruk Gergerlioğlu, député depuis 2018 du Parti démocratique du peuple (HDP) représentant la province de Kocaeli, a été reconnu coupable en février 2018 de «diffusion de propagande terroriste» sur la base d’une publication de 2016 sur les réseaux sociaux qui ne prônait pas la violence.
La plus haute cour d’appel de Turquie a confirmé la condamnation et la peine de deux ans et six mois de prison le 19 février 2021. Le 15 mars, le président du parlement turc a indiqué que des mesures pour dépouiller Gergerlioğlu de son siège pourraient être imminentes, bien que Gergerlioğlu ait déposé un Contestation par la Cour constitutionnelle des poursuites contre lui.
Gergerlioğlu a été déchu de son statut de député après la lecture du verdict du tribunal à l’Assemblée générale du Parlement ce 17 mars.
Alors que les députés du HDP ont protesté contre l’action avec des applaudissements, la session parlementaire a été suspendue.
Retour sur l’affaire Gergeroglu
Le 20 août 2016, près de deux ans avant de devenir député, Gergerlioğlu a tweeté et commenté un reportage rapportant brièvement que la direction du Parti des travailleurs armés du Kurdistan (PKK) basé au Kurdistan d’Irak avait appelé l’État turc à faire un pas vers la paix. Le reportage a également apporté une longue réponse à l’appel du PKK par Bülent Arinç, alors président du parlement et ancien vice-Premier ministre.
Gergerlioğlu a déclaré: «Cet appel [du PKK] doit être correctement pris en compte, il n’y a pas de fin à ce problème…!» ( Bu çağrı hakkıyla değerlendirilmeli, bu işin sonu yok…! ), Arguant qu’il devrait y avoir un processus de paix renouvelé pour mettre fin au conflit de plusieurs décennies entre l’État turc et le PKK. Gergerlioglu a été condamné pour ce tweet partageant l’article de presse et la photo qui l’accompagne des combattants du PKK.
TURQUIE. Demirtaş aux juges : «Ne vous sacrifiez pas pour le gouvernement»
SYRIE. Les forces politiques kurdes en demande de reconnaissance internationale
Alors que la guerre syrienne de 10 ans a détruit le pays, chassé des millions de personnes de leurs terres, vu des terroristes islamistes parrainées notamment par la Turquie occuper plusieurs régions syro-kurdes, France culture donne la parole à des spécialistes pour faire un état des lieux de la Syrie d’aujourd’hui. Vous pouvez écouter dans la deuxième partie de cette émission Occident: le fiasco diplomatique, Patrick Haenni, chercheur à l’Institut Universitaire européen de Florence, qui rappelle que les Kurdes qui ont payé un lourd tribut dans la défaite de DAECH / ISIS n’ont toujours pas le soutien international qu’ils méritent.
« Les forces politiques kurdes en demande de reconnaissance internationale
Dans la Syrie actuelle, fragmentée par 10 années de guerre, le nord-est du pays est aujourd’hui administré par les forces kurdes, qui après leur victoire sur l’Etat Islamique, contrôlent et administrent de fait cette partie du territoire.
Si leur présence est reconnue à l’international d’un point de vue militaire elle ne l’est pas d’un point de vue politique et leur situation reste fragile. Mais les kurdes sont déterminés à pérenniser et faire reconnaitre ce qui a été construit sur le terrain. Sur quel appui international peuvent-ils compter ?
Conversation en compagnie de Patrick Haenni, chercheur à l’Institut Universitaire européen de Florence. »
France culture
Le gouvernement régional du Kurdistan décrète 5 jours fériés à l’occasion du nouvel-an kurde
IRAK / KURDISTAN DU SUD – Le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) a annoncé cinq jours de vacances pour la célébration annuelle de Newroz (Nouvel an kurde) à partir du 21 mars. Newroz, qui marque l’arrivée du printemps et de la nouvelle année dans la culture kurde, est l’un des célébrations clés dans la région autonome du Kurdistan.
Dans une déclaration mardi, le porte-parole du GRK, Jotiar Adil, a annoncé que les vacances de trois jours à Newroz qui commencent le 21 mars seront prolongées jusqu’au 25 mars dans tous les bureaux du gouvernement.
En 2020, le GRK a publié un calendrier annuel répertoriant tous les jours fériés et les principaux événements officiels célébrés dans la région.
Tout en félicitant le peuple kurde pour la nouvelle année, Adil a exhorté les habitants de la région à suivre les directives sanitaires pour se protéger du COVID-19.
Les habitants de la région du Kurdistan célèbrent généralement Newroz en allumant des feux, en pique-niquant en famille, en dansant et en profitant de la verdure et de la nature qui marquent le début du printemps.
L’année dernière, en raison des mesures contre les coronavirus et du confinement dans la région, les gens ont été forcés de rester chez eux.
Selon les dernières données publiées mardi par le ministère de la Santé du GRK, 353 nouveaux cas de COVID-19 ont été enregistrés dans la région du Kurdistan et six autres personnes sont décédées du coronavirus.
Khaled Issa : L’opinion publique française soutient notre projet démocratique
Quand les intérêts géopolitiques servent d’excuse pour regarder les régimes oppressifs commettent des crimes contre l’humanité

Voici l’hommage de Sara aux victimes du massacre d’Halabja:
*Le génocide kurde, aussi connu sous le nom d’Anfal, a eu lieu de février à septembre 1988. Plus de 180 000 Kurdes ont été tués lors de la campagne Al-Anfal menée par Ali Hassan al-Majid, sur ordre du président Saddam Hussein, contre le Kurdistan irakien, à la fin de la guerre Iran-Irak.
Le nom de la campagne porte le nom du chapitre 8 du Coran (al-ʾanfāl), qui a été utilisé comme nom de code par l’ancien gouvernement baasiste irakien pour les attaques systématiques contre les combattants kurdes entre 1986 et 1989. La Suède, la Norvège, la Corée du Sud et le Royaume-Uni reconnaissent officiellement la campagne Anfal comme un génocide.
Halabja, le génocide kurde qui sentait la pomme
A quand la justice pour les survivants d’Halabja ?
En mars 2018, 5.500 proches de victimes ont assigné en justice 25 entreprises européennes et des Irakiens accusés d’avoir aidé Saddam Hussein à développer son stock d’armes chimiques.
En attendant les audiences contre les 25 entreprises européennes et des Irakiens complices du génocide d’Halabja qui commencent en juin 2021, 142 enfants kurdes envoyés en Iran à l’époque du génocide pour être protégés ne sont jamais revenus chez eux 33 ans après leur départ et 486 grands malades de l’attaque chimique d’Halabja ne sont pas pris en charge ni par les autorités irakiennes ni par les autorités kurdes malgré les promesses…
Les survivants d’Halabja demande également que l’ONU et les institutions internationales qualifient officiellement le massacre des Kurdes lors de la campagne d’Anfal* de génocide contre l’humanité.
*Le génocide kurde, aussi connu sous le nom d’Anfal, a eu lieu de février à septembre 1988. Plus de 180 000 Kurdes ont été tués lors de la campagne Al-Anfal menée par Ali Hassan al-Majid, sur ordre du président Saddam Hussein, contre le Kurdistan irakien, à la fin de la guerre Iran-Irak.
Le nom de la campagne porte le nom du chapitre 8 du Coran (al-ʾanfāl), qui a été utilisé comme nom de code par l’ancien gouvernement baasiste irakien pour les attaques systématiques contre les combattants kurdes entre 1986 et 1989. La Suède, la Norvège, la Corée du Sud et le Royaume-Uni reconnaissent officiellement la campagne Anfal comme un génocide.