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Guardian publie un faux document accusant les Kurdes syriens de libérer des suspects de DAECH contre de l’argent

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SYRIE / ROJAVA – Suite à un article du journal anglais The Guardian accusant les Kurdes du Rojava de libérer des terroristes de DAECH contre de l’argent, le service de presse des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) a publié un démenti, déclarant que Guardian s’était basé sur un document falsifié.
 
Le Centre des médias des FDS a publié une déclaration sur son site officiel après que le journal The Guardian a publié un rapport, que les FDS ont qualifié de « faux ».
 
Lundi, The Guardian a publié un article accusant les forces dirigées par les Kurdes en charge des prisons dans le nord-est de la Syrie abritant environ 10 000 suspects de l’État islamique libéraient des prisonniers en échange d’argent dans le cadre d’un programme de «réconciliation», selon des entretiens avec deux personnes libérées et des documents « officiels ».
 
« Les Syriens emprisonnés sans procès peuvent payer 8 000 dollars d’amende pour être libérés, selon une copie du formulaire de libération », a affirmé le Guardian.
 
« Le journal Guardian a publié un faux rapport joint à un document réclamant la libération de détenus de l’État islamique dans les prisons du nord-est de la Syrie en échange d’une somme d’argent », a déclaré le Centre des médias des FDS dans son communiqué.
 
« Malgré notre démenti absolu de tels rapports et notre affirmation à l’avance au journaliste qui a préparé le rapport que le document était falsifié, il est tombé dans le piège de la falsification et des faux témoignages et a insisté pour publier le rapport avec le document falsifié.
 
À notre tour, nous avons écrit à la direction du journal, et nous attendons toujours sa réponse avant de publier les détails de la contrefaçon », a ajouté le communiqué.

 

 

TURQUIE. Poursuite des procès de meurtre des journalistes Jamal Khashoggi et Musa Anter

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Le premier est un journaliste saoudien détracteur de la famille royale de son pays tué sur le sol turc le 2 octobre 2018. Le second est un journaliste kurde persécuté pendant des années par le régime turc avant d’être exécuté à Amed par des paramilitaires le 20 septembre 1992.
 
Pour le meurtre du premier, la Turquie a crié sur tous les toits qu’on avait assassiné un brave journaliste et qu’elle ferai tout pour trouver ses assassins qui seraient mandatés par le régime saoudien. Pour le second, elle a tout fait pour étouffer l’affaire qu’elle a sorti des placards plus de 20 après les faits, pour l’agenda politique d’Erdogan qui cherchait le soutien des électeurs kurdes et qui avait soi-disant entamé des pourparlers de paix avec le PKK…
 
Les procès pour meurtre des deux journalistes se poursuivent en parallèle en Turquie. Mais l’affaire de meurtre d’Anter risque d’être classée pour l’expiration du délai de prescription dans moins d’un an sans qu’on aie pu trouvé ses meurtriers, encore moins les commanditaires, comme le souligne Reporters sans frontières (RSF) qui « appelle les autorités turques à traduire en justice tous ceux qui ont été impliqués dans les meurtres de ces journalistes en tant qu’auteurs, planificateurs ou instigateurs et à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à l’impunité. » En plus de Musa Anter, près de 40 journalistes kurdes ont été tués ou portés disparus depuis les années 1990, sans que la justice leur soit rendue rappelle le RSF.
 
Voici le communiqué du RSF:
 
Les procès des meurtres de Jamal Khashoggi et Musa Anter se poursuivent en Turquie : le défi de rendre justice
 
Le 23 novembre, la cinquième audience du procès pour meurtre du chroniqueur saoudien assassiné Jamal Khashoggi ‘ aura lieu au tribunal de Çağlayan à Istanbul.
 
Au cours des deux dernières audiences, le tribunal a rejeté les demandes de la fiancée de Khashoggi, Hatice Cengiz, d’accepter comme preuve le rapport déclassifié du renseignement américain, qui a été publié au début de cette année et tient le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman pour responsable d’avoir approuvé le meurtre de Khashoggi. Lors des deux audiences, le juge a déclaré que le rapport « n’apporterait rien au procès », et Cengiz a été invitée à transmettre la demande directement au procureur général d’Istanbul.
 
Dans l’affaire, qui a débuté le 3 juillet 2020, 26 accusés sont jugés par contumace, tous de nationalité saoudienne. Jusqu’à présent, le tribunal a entendu les dépositions de plusieurs témoins, dont trois employés turcs du consulat d’Arabie saoudite où Khashoggi a été assassiné le 2 octobre 2018.
 
En tant que seule ONG à avoir systématiquement suivi ces procédures depuis le début, « RSF considère la procédure en cours comme une étape positive de la justice turque. Cependant, le fait que l’accusation et le tribunal n’aient pas encore recherché d’éventuelles traces reliant le meurtre au prince héritier saoudien est inquiétant pour les chances que justice soit rendue, et remet en question si la justice turque sera effectivement en mesure d’assurer la justice, libre de toute influence politique », a déclaré le représentant de RSF en Turquie, Erol Onderoglu.
 
Suite à la publication du rapport déclassifié des services de renseignement américains sur le meurtre de Khashoggi, RSF a déposé une plainte pénale en Allemagne contre Mohammed ben Salmane et quatre autres hauts responsables saoudiens pour crimes contre l’humanité commis dans le cadre de leur persécution généralisée et systématique de journalistes, dont Jamal Khashoggi.
 
Une justice politiquement ajustée
 
Le 24 novembre, juste un jour après la prochaine audience du procès pour meurtre de Khashoggi, l’affaire du meurtre du célèbre intellectuel kurde et chroniqueur du journal Özgür Gündem Musa Anter sera entendue par le tribunal d’Ankara. Dans le cas de Musa Anter, abattu à Diyarbakır en septembre 1992, justice n’a pas été rendue depuis 29 ans et il reste moins d’un an avant l’expiration du délai de prescription.
 
En fait, l’ancien délai de prescription avait été contourné en 2012. Après 20 ans d’inaction, les autorités ont sauvé l’affaire au dernier moment – en geste envers le mouvement politique kurde au début des pourparlers de paix historiques avec le PKK. Mais le processus judiciaire s’est arrêté depuis que les pourparlers ont été interrompus en 2015. L’un des principaux suspects, l’ancien agent spécial Mahmut Yıldırım, est introuvable. L’ancien agent double Abdülkadir Aygan, qui s’est enfui en Suède, n’a toujours pas été interrogé. L’ancien auxiliaire Hamit Yıldırım, le seul suspect arrêté en 2012, a été libéré sous condition en juin 2017.
 
L’État turc a reconnu son implication dans le meurtre d’Anter et a exprimé ses regrets en 1998, mais néanmoins, il est encore peu probable que justice soit rendue. L’affaire du meurtre d’Anter est une indication concrète que le processus judiciaire en Turquie a été influencé politiquement, compte tenu à la fois du calendrier des développements de l’enquête et du calendrier de la procrastination.
 
RSF exhorte la justice turque à garantir la justice dans l’affaire Anter, à l’abri de l’influence de tout agenda politique. En Turquie, où près de 40 journalistes ont été tués ou ont disparu depuis les années 1990, l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes reste un problème courant. L’impunité totale prévaut encore dans une vingtaine de meurtres survenus dans le sud-est de l’Anatolie [régions kurdes] de 1990 à 1996. Dans d’autres, les collaborateurs, instigateurs ou planificateurs des meurtres n’ont pas été traduits devant le juge.
 
La Turquie est classée 153e sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse de RSF 2021, et l’Arabie saoudite est classée 170e.
 

ROJAVA. Les gangs de la Turquie ont détruit la statue de Newroz à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Les gangs islamistes de la Turquie ont détruit la statue de Newroz (Nouvel-An kurde et une légende de la mythologie kurde) dans la ville d’Afrin. Sinon, la Turquie n’a rien contre les Kurdes mais combat le PKK (sarcasme)…
 

L’État turc et ses alliés mercenaires continuent de commettre des crimes à Afrin qu’ils occupent depuis mars 2018. L’un des objectifs poursuivis par la Turquie est de changer la démographie kurde d’Afrin, tout en pillant et en essayant de détruire la culture et l’histoire d’Afrin.

Des mercenaires soutenus par la Turquie ont détruit la statue de Kawa le forgeron (le héros légendaire de la mythologie kurde) dans le centre-ville lorsqu’ils ont occupé Afrin en 2018, et maintenant ils ont détruit la statue de Newroz, qui était devenue le symbole de la ville et représentait la structure multi-identitaire de la ville.

La statue de Newroz avait une grande signification pour le peuple kurde et sa destruction a une fois de plus révélé l’hostilité de l’État turc envers les Kurdes.

Les noms de nombreux endroits à Afrin ont également été modifiés et remplacés par des noms rappelant l’époque de l’Empire ottoman.

 

TURQUIE. Un civil kurde tué par un chef de gardes villageois dans la province de Mardin

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TURQUIE / BAKUR – Dans le village de Mesken (Çatalyurt) à Mardin / Midyat, le chef de gardes villageois armés*, Şirin Akçay, a abattu Mazlum Çelik avec son arme de service.

 
Le meurtre aurait eu lieu après une dispute entre le garde du village et la victime.
 
Celik, qui a été grièvement blessé, est décédé sur les lieux et a ensuite été emmené à l’hôpital d’État de Mardin pour l’autopsie.
 
Après le meurtre, le village a été assiégé par la gendarmerie.
 
On ne sait pas si Akçay avait été placé en garde à vue ou non.
 
Le meurtre a eu lieu vers 16 heures dimanche. Les proches de Çelik ont ​​déclaré qu’ils ne savaient pas quel genre de dispute avait eu lieu entre le garde du village et le jeune homme. Les proches de Çelik ont ​​déclaré: « Nous ne savons pas ce qui s’est passé, mais la réalité est que Şirin Akçay a tué Mazlum à l’aide du pistolet qui lui a été remis par l’État. » ANF 
 
*Les gardes villageois armés embauchés par l’État turc qui les utilise contre la guérilla kurde (PKK) sèment la terreur également contre les Kurdes civils, surtout s’ils sont contre le colonialisme turc.

SYRIE. Assassinats en série à DEIR-EZ-ZOR

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SYRIE / ROJAVA – En deux semaines, de nombreux assassinats visant les forces arabo-kurdes et des civils ont eu lieu dans la région de Deir ez-Zor, dernier fief de DAECH / ISIS libérée par les forces démocratiques syriennes (FDS) en mars 2019.
 
« Ayman al-Maeidi, un soldat des FDS, a été abattu par des hommes masqués à Sweidan, Deir ez-Zor, le samedi 20 novembre.
 
Au cours des 2 dernières semaines, un médecin, 2 civils, 2 membres de sécurité intérieure (Asayish) et 2 soldats des FDS ont été tués dans 6 attaques différentes. Les cellules dormantes de l’Etat islamique sont probablement à l’origine de la plupart de ces attaques », écrit RIC.
 

Appel à des journées d’action internationales contre le fascisme turc

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Le collectif #RiseUp4Rojava appelle à des Journées d’action internationales contre le fascisme turc dans les régions kurdes du Rojava et au Kurdistan du Sud les 26, 27 et 28 novembre prochains.
 
« Le fascisme turc ne peut fonctionner que grâce au soutien qu’il obtient au niveau international. Ce soutien est la raison de l’existence continue de l’occupation, de l’exploitation, des tueries et de la guerre dans la région. Ensemble, nous pouvons faire tomber le gouvernement AKP-MHP. »
 
Voici l’appel lancé par le collectif international #RiseUp4Rojava:
 
« Au Kurdistan, 2021 a été jusqu’à présent une année marquée par la résistance et la lutte. Sur tous les fronts, du Rojava aux villes et aux montagnes du sud et du nord du Kurdistan, l’État fasciste turc a poursuivi ses attaques contre le peuple et le mouvement de libération [PKK] à tous les niveaux. Au Rojava, l’État turc coupe l’eau de la région, forçant un changement démographique dans les territoires occupés d’Efrîn, Serêkaniyê et Girê Spî, bombardant continuellement Şehba, Minbic, Eyn Îsa et Til Temir et menaçant de nouvelles invasions majeures. Au Şengal, au Rojava et au sud du Kurdistan, l’État turc cible en permanence les chefs de la résistance et les civils avec des drones tueurs. Depuis le début de l’année, l’armée turque a lancé une opération massive contre les zones de défense de Medya, qui sont des régions contrôlées par la guérilla depuis des décennies. Avec des milliers de soldats et de mercenaires, une utilisation massive de l’artillerie, une surveillance aérienne incessante et des raids aériens, ils tentent d’avancer au sol. Malgré toutes les difficultés, l’utilisation quotidienne d’armes chimiques par l’armée turque et le PDK soutenant l’invasion dans l’autre sens, pendant plus de six mois, la guérilla a résisté avec succès et a tenu ses positions. Une histoire de résistance antifasciste sans compromis est en train de s’écrire, tant de femmes et d’hommes formidables ont perdu la vie et tant d’autres mettent leur vie en danger chaque jour, avec un seul objectif : écraser le fascisme turc ! l’utilisation quotidienne d’armes chimiques par l’armée turque et le PDK soutenant l’invasion dans l’autre sens, pendant plus de six mois, la guérilla a résisté avec succès et a tenu ses positions. Une histoire de résistance antifasciste sans compromis est en train de s’écrire, tant de femmes et d’hommes formidables ont perdu la vie et tant d’autres mettent leur vie en danger chaque jour, avec un seul objectif : écraser le fascisme turc ! l’utilisation quotidienne d’armes chimiques par l’armée turque et le PDK soutenant l’invasion dans l’autre sens, pendant plus de six mois, la guérilla a résisté avec succès et a tenu ses positions. Une histoire de résistance antifasciste sans compromis est en train de s’écrire, tant de femmes et d’hommes formidables ont perdu la vie et tant d’autres mettent leur vie en danger chaque jour, avec un seul objectif : écraser le fascisme turc !
 
Ce fascisme turc ne peut fonctionner que grâce au soutien qu’il obtient au niveau international. Ce support est tantôt ouvert et actif, tantôt caché et passif. En tout cas, ce soutien est la raison de l’existence continue de l’occupation, de l’exploitation, des tueries et de la guerre dans la région. Ensemble, nous pouvons faire tomber le gouvernement AKP-MHP – si nous soutenons la guérilla et nous soulevons pour le Rojava, si nous exerçons une pression sérieuse sur les profiteurs internationaux du régime fasciste en Turquie, alors les derniers jours du régime seront bientôt à compter.
 
Cibler l’occupation à Afrin
 
Depuis mars 2018, Efrîn est sous occupation turque. Depuis, l’Etat turc exploite les richesses d’Efrîn. L’un des exemples est l’huile d’olive d’Efrîn qui est exportée ailleurs dans le monde. Jetez un œil à cette liste ( https://riseup4rojava.org/face-the-robbery-of-efrins-resources-and-the-responsibles ) pour voir si et où dans votre pays le pétrole d’Efrîn est vendu pour financer le turc l’occupation et les gangs islamistes de la région. Maintenant, soyez actif et créatif pour arrêter ceux qui profitent de l’occupation !
 
Cibler l’industrie internationale d’armes
 
De nombreuses entreprises et gouvernements ont déclaré dans le passé qu’ils ne continueraient pas à vendre des armes à la Turquie, mais nous devons réaliser que de nombreuses armes et différents types de technologies de guerre avancées sont toujours fournies à la Turquie. Mettons un terme à cela et bloquons, dérangeons et occupons les lieux et les bureaux de l’industrie des armes ! Pour ce faire, consultez notre carte des cibles mise à jour et agissez : https://riseup4rojava.org/take-action/ et https://riseup4rojava.org/weapon-industry/
 
Cibler le soutien politique et diplomatique au fascisme turc
 
Le régime d’Erdoğan tire sa légitimité, qu’il n’a jamais eue ou perdue il y a longtemps parmi les peuples de Turquie et du Kurdistan, du soutien diplomatique et politique international. Où que vous viviez, il existe des factions politiques, des institutions et des partis qui soutiennent ouvertement ou secrètement Erdoğan et l’État fasciste turc. Dénoncez-les, affrontez-les et faites-leur regretter leur collaboration avec un régime fasciste !
 
Dénoncer l’utilisation d’armes chimiques par l’armée turque
 
Dans le passé, il y a eu plusieurs occasions où l’État turc a été accusé d’utiliser des armes chimiques, mais depuis le début de cette année, ils ont commencé à le faire quotidiennement. La guérilla HPG a appelé plus d’une fois à une enquête internationale sur ce sujet et à une condamnation internationale. Il est évident que l’utilisation de gaz chimiques contre la guérilla est pour une raison et c’est l’incapacité de l’armée turque à avancer sur le terrain en utilisant un armement commun. Pour y mettre un terme, soutenons l’appel du mouvement à une condamnation internationale. Dans le même temps, soutenez plus directement la guérilla et collectez des fonds pour les masques à gaz : https://widnet.org/
 
Debout avec la guérilla et les résistants
 
La guérilla, les YPG et les YPJ, les gens du Rojava et du Kurdistan du Nord résistent avec tout ce qu’ils ont. Nous devons voir que chaque défaite là-bas influencera négativement toutes nos luttes, mais d’un autre côté, chaque victoire là-bas renforcera nos luttes contre le fascisme et pour la liberté partout dans le monde.
 
Se tenir aux côtés de la guérilla signifie se tenir aux côtés du PKK
 
Le 27 novembre marque le 43e anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Nous félicitons tous les camarades combattants et le peuple du Kurdistan et appelons tout le monde à montrer leur solidarité avec le PKK en ce jour. Leur lutte est légitime pour l’autodétermination et la liberté qui mérite le soutien des peuples opprimés du monde entier.
 
Sous ces thèmes, nous appelons chacun à agir dans son pays les 26, 27 et 28 novembre de cette année. Sois créatif! Bloquer, déranger et occuper ! Manifestez et protestez ! Ciblez les profiteurs de la guerre ! Montrez votre solidarité avec la résistance antifasciste au Kurdistan ! (…) »
 
 

ROJAVA. Le cadavre torturé d’une personne âgée découvert à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Le cadavre d’une personne âgée portant des traces de torture a été retrouvé dans une oliveraie du canton kurde d’Afrin occupé par la Turquie et ses gangs islamistes.
 
Depuis l’invasion d’Afrin en mars 2018, les Kurdes qui n’ont pas quitté leurs terres sont victimes d’innombrables crimes de guerre et crimes contre l’humanité, de kidnappings, torture, féminicides, viols, arrestations… en plus de la destruction et le pilage des oliveraies, la nature, des cites antiques et des lieux de cultes des alévis, yézidis et chrétiens de la région…
 
Photo ANF

TJA: Les femmes tisseront une nation démocratique

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TURQUIE / BAKUR – L’organisation faîtière des femmes kurdes au Kurdistan du Nord, « Tevgera Jinên Azad » a publié un communiqué à l’occasion du 6e anniversaire de sa création, déclarant que les femmes tisseront une nation démocratique et que tous les peuples opprimés triompheront.
 
Voici le communiqué du Mouvement des femmes libres (Tevgera Jinên Azad – TJA)
 

« Notre histoire est celle de la résistance. Cette résistance, ce combat, où l’inouï hurle comme assourdissant, où l’indicible devient la vérité et se dresse devant nous, est étroitement lié au travail et à la vie de femmes telles que la Déesse Lilith, Ekin Wan à Varto, Zarife à Dersim, Mère Taybet [Inan] à Silopi, Beritan à Lelikan, femmes disparues à Şengal et Afrin, et Sakine [Cansiz] dans le cachot d’Amed…

L’un des plus grands triomphes de notre lutte est notre refus de nous plier aux politiques d’oppression et d’intimidation. Le mouvement des femmes kurdes a levé le voile du génocide et de l’assimilation imposé sous le nom d’état d’urgence le 20 novembre 2016 (…) avec la participation de nombreuses femmes de valeur du Kurdistan, de Turquie et des organisations de femmes du monde.

La lutte des femmes kurdes, qu’on a voulu réduire au silence et invisibiliser par la mentalité patriarcale moniste, grandit avec l’héritage honorable de la résistance des femmes hérité par TJA. Les femmes, qui ont été les pionnières les plus vigoureuses de la résistance et de la transformation sociale tout au long de l’histoire coloniale, ont également été la force dominante de la lutte sociale en tant que bâtisseuses de la solidarité et de la vie commune face à la tyrannie du pouvoir. La civilisation d’État, en volant et en détruisant les lois morales et politiques qui sont au cœur d’une société, a endommagé l’histoire des femmes et assuré la continuation de l’existence à dominance masculine.

Pourtant, les femmes refusaient d’accepter « l’identité féminine » qui leur était imposée et continuaient la lutte de plusieurs manières et avec des méthodes comme la « première révolution de la plus ancienne colonisée ». Les femmes se sont battues pour leurs droits civils les plus élémentaires dans toutes les sphères de la vie, des rues aux prisons, des usines aux champs, des écoles aux assemblées, contre toutes les formes de brutalité, d’inégalité et de mépris de leur existence. Même si elles ont été exposées à des attaques répétées de l’État dominé par les hommes, les droits que les femmes ont acquis tout au long de l’histoire de la résistance perdurent avec la force et la solidarité qu’elles ont acquises au cours de l’histoire de la lutte.

Aujourd’hui, alors que des formes de violence telles que le harcèlement, le viol et les abus se sont systématisées et transformées en féminicide, les politiques sexistes du bloc fasciste AKP-MHP ont intensifié ce massacre et l’ont transformé en une menace sociale. Les institutions pour femmes ont été fermées, les femmes seraient saisies par des administrateurs, et chaque femme politique impliquée dans le mouvement pour la liberté des femmes a été menacée de peines de dix ans de prison. Cette politique d’intimidation découle de la peur des femmes de l’État dominé par les hommes, ainsi que du fait que les femmes représentent une dynamique clé dans la transition sociopolitique. Le gouvernement, qui attaque les femmes dans de multiples directions, avec des politiques de santé qui interfèrent avec les autonomies corporelles des femmes, le système éducatif qui aggrave les inégalités entre les sexes et les fatwas religieuses qui font des femmes des cibles, a fait face à la résistance de la solidarité des femmes qui ne quitte pas la rue pour un moment.

La mentalité étatique à prédominance masculine, qui a transformé de nombreuses méthodes d’attaque et d’oppression en un concept de guerre spéciale contre la tyrannie sur le territoire du Kurdistan, a choisi des moyens tels que l’arrestation, la détention et la terreur lorsqu’ils ne pouvaient pas obtenir de résultats face à l’histoire lutte du mouvement des femmes libres.

Le fait qu’ils aient essayé de nombreuses fois mais qu’ils aient toujours échoué démontre que leurs trônes, qu’ils ont construits sur le déni de la vérité, tomberont sans aucun doute. En tant que femmes qui recherchent la vérité et la liberté dans l’histoire de la résistance, nous rappelons une fois de plus l’esprit dominé par les hommes à l’occasion du 5e anniversaire de la fondation du TJA : les femmes triompheront. Les Kurdes, comme tous les peuples opprimés, gagneront. Nous, les femmes, tisserons une nation démocratique avec la perspective de la « troisième voie ». La vie libre n’est pas un choix ; elle deviendra le mode de vie standard dans la société en raison de notre résistance. Dans les prisons, les rues, les maisons, les montagnes et les plaines, le désir des femmes du monde entier luttant pour une existence libre triomphera. Notre combat triomphera. 

Bijî tekoşîna jinên azad

Jin jiyan azadi !

(Vive la lutte des femmes libres

Femme, vie, liberté) »

 

TURQUIE. Arrestation d’un jeune Kurde victime de violences policières à Amed

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TURQUIE / BAKUR – La police turque a frappé et arrêté Tacettin Aslan, un jeune Kurde accusé d’avoir «résisté à la police», malgré une vidéo prouvant le contraire, dans le quartier Sur de Diyarbakir (Amed). La police a également malmené la mère d’Aslan.
 
Dans la nuit du 18 novembre, un jeune Kurde du nom de Tacettin Aslan a été passé à tabac par la police dans la rue Melik Ahmet du quartier Sur de Diyarbakır (Amed), rapporte l’agence Mezopotamya.
 
La police est arrivée sur les lieux dans la nuit après une bagarre entre jeunes. L’un des jeunes hommes, Aslan, se tenait là et ils l’ont jeté au sol et lui ont menotté les mains dans le dos.
 
Des images tournées sur les lieux montrent que le jeune homme a été battu par la police. La vidéo montre le jeune allongé face contre terre recevant des coups de pied d’un policier en civil.
 
L’agence de Mésopotamie a rapporté que la police a également repoussé sa mère, lorsqu’elle s’est opposée à ce que son fils soit battu.
 
Elle leur a dit : «Ne frappez pas mon enfant», mais leur réponse a été de la repousser physiquement.
 
La vidéo révèle que la police a également crié et insulté d’autres citoyens qui se sont opposés à l’incident.
 
Tacettin Aslan a été détenu après avoir été battu et officiellement arrêté par le tribunal au motif d’avoir « résisté à la police ».
 

« Masrour Barzani parle comme le porte-parole de la Turquie »

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Récemment, le Premier ministre du Kurdistan du Sud, Masrour Barzani s’en est pris à la guérilla kurde, déclarant notamment que les autorités du Rojava devaient rompre leurs relations avec le PKK et disant également que la question kurde en Turquie et en Iran était une question interne de ces États que ces 2 pays doivent régler eux-mêmes.
 
Le PKK a réagi aux déclarations de Masrour Barzani déclarant qu’il parlait comme le porte-parole de l’Etat turc et exige que le Rojava se distancie du PKK, ajoutant que les peuples du nord-est de la Syrie savent par eux-mêmes quelle est la meilleure décision pour eux.
 
Le Comité des relations extérieures du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a publié un communiqué concernant les dernières évaluations de Masrour Barzani, Premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan en Irak, qui a déclaré que le Rojava devrait rompre les liens avec le PKK et que l’État turc pourrait attaquer dans le cas contraire.
 
« Le peuple kurde traverse un processus historique critique alors que la lutte pour la liberté continue de croître encore plus d’une part, et les ennemis des Kurdes et de leurs collaborateurs ne résistent pas. ralenti de l’autre. Les coups portés par la guérilla pour la liberté du Kurdistan en réponse aux attaques de l’occupation à Avashin, Zap et au Kurdistan surchargent en général l’État turc et les forces collaboratrices. L’État turc colonialiste et ses collaborateurs font tout ce qu’ils peuvent pour tenter de contrecarrer la lutte des Kurdes pour la liberté et le statut. Alors que tout le monde est censé agir avec responsabilité et avec patriotisme dans un processus aussi fragile et historique, les déclarations répétées de Masrour Barzani du PDK révèlent pourquoi la question kurde est restée jusqu’à présent non résolue et à quel point elle est devenue encore plus lourde.
 
Les déclarations successives de Masrour Barzani ont provoqué la consternation et le rejet parmi la population. Si ces déclarations n’avaient pas été publiées en son nom, on pourrait certainement supposer qu’elles émanent d’un représentant de l’Etat turc. dans quelle mesure il y a un lien avec le patriotisme kurde en cela, nous laissons à l’appréciation de notre peuple. Le fait que Masrour Barzani déclare que l’Etat turc n’a aucun problème avec les Kurdes, que le problème est plutôt le PKK et que le Rojava doit finir sa relation avec le PKK car sinon la Turquie sera alarmée et attaquera, est un signe de collaboration et de capitulation. Il s’exprime en tant que porte-parole de l’Etat turc.
 
L’État de Turquie répète partout et tout le temps les mêmes virelangues depuis quarante ans. Masrour Barzani sous-estime la conscience historique du peuple kurde et le degré d’éveil national. Le peuple du Kurdistan sait maintenant qui est l’ami et l’ennemi. Ils savent qui est un collaborateur et qui est un patriote. Le monde entier considère désormais l’expansionnisme colonialiste de l’État turc comme une menace. Seul Masrour Barzani du PDK ne s’en soucie pas. Cela ne le dérange pas lorsque les représentants de l’État turc qu’il rencontre prétendent que le Kurdistan n’existe pas. Au lieu de légitimer l’occupation et les attaques turques, il devrait s’employer à résoudre les problèmes du peuple du sud du Kurdistan en termes de démocratie, de liberté, de répartition équitable des revenus et d’opportunités d’emploi.
 
Le PDK et Masrour Barzani ne font pas que plaire aux ennemis du peuple kurde par leur hostilité envers le PKK, ils consomment également le fondement politique sur lequel repose leur propre existence. Le PKK n’a pensé qu’à la liberté du peuple kurde dans sa lutte qui dure depuis un demi-siècle et a agi en conséquence. Chaque position et opportunité gagnées pour le Kurdistan a fait un lourd tribut. Dans la victoire idéologique et militaire sur Daech, le PKK a joué un rôle crucial. Les guérilleros de la liberté du Kurdistan se sont battus avec de grands sacrifices de Maxmur à Hewlêr [Erbil], empêchant l’EI d’occuper le sud du Kurdistan. Ce que cette résistance du PKK a réalisé est également bien connu de notre peuple du sud du Kurdistan.
 
La défaite de l’Etat islamique au Rojava s’est produite au prix de milliers de combattants de la guérilla tombés au combat. Les peuples kurde, arabe, chrétien, turkmène et tchétchène ont donné plus de dix mille martyrs dans la lutte contre Daech. L’administration du Nord et de l’Est de la Syrie (…) sait mieux lui-même à qui il parle et comment. Ce n’est pas Masrour Barzani qui peut déterminer quelles forces négocient avec quoi ; ce sont les peuples du Rojava eux-mêmes. Masrour Barzani et ses partisans n’ont payé aucun prix dans la lutte contre l’État islamique et dans la révolution du Rojava. Alors, avec qui veulent-ils négocier sur quoi ? Si Masrour Barzani menace le peuple et l’administration du Rojava et dit : « Rompez vos liens avec le PKK, éloignez-vous de lui, sinon nous n’aurons pas de bonnes relations », alors il porte la langue et l’état d’esprit de l’État turc. Dans l’attitude patriotique du peuple du Kurdistan, de telles menaces n’ont pas leur place. Les habitants du Rojava, qui ont résisté au colonialisme turc et à la cruauté de l’Etat islamique, ne seront pas non plus intimidés par des menaces aussi peu coûteuses. Les peuples du nord et de l’est de la Syrie et leurs représentants démocratiques savent par eux-mêmes quelle est la meilleure décision pour leur avenir.
 
La lutte de libération du peuple kurde est sur le point de déterminer les équilibres dans la région. A une telle étape, notre peuple doit être vigilant face à d’éventuelles provocations et à la légitimation de l’Etat occupant turc, et adopter une position claire. Sur cette base, nous, en tant que PKK, voudrions annoncer que nous continuerons la lutte pour protéger, défendre et libérer le Kurdistan encore plus fortement en réponse aux attaques de l’occupation. »
 
ANF

La guerre de l’eau de la Turquie et de l’Iran menace la stabilité de l’Irak

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Bien qu’on parle plus des Kurdes du Rojava, la Syrie et l’Irak assoiffés à cause des barrages construits par la Turquie sur l’Euphrate et le Tigre, l’Iran utilise les mêmes procédés contre l’Irak, menaçant la stabilité du pays déjà mise à mal avec un pouvoir fragile…
 
La Syrie et l’Irak manquent d’eau à cause des barrages que la Turquie a construits sur l’Euphrate et le Tigre, les deux fleuves qui prennent leur source au Kurdistan « turque » et traversent l’Irak et la Syrie. Les relations diplomatiques entre ces pays ont un effet direct sur l’approvisionnement en eau de la région, et c’est le peuple irakien qui a le plus souffert ces dernières années, car le débit d’eau des fleuves Euphrate et Tigre que l’Irak recevait a été considérablement réduit.
 
De plus, la Turquie n’est pas le seul pays à affecter l’Irak de cette manière. Les politiques de l’Iran menacent également la vie des Irakiens. L’Iran a également commencé à couper le flux d’eau vers l’Irak.
 
La construction de barrages et la coupure et la déviation du débit d’eau par l’Iran provoquent une grave crise de l’eau en Irak, en particulier pendant l’été.
 
À Bassora, dans le sud de l’Irak, où les températures dépassent les 50 degrés en été, les gens sont descendus dans la rue en 2018 pour protester contre le gouvernement iranien pour avoir coupé l’eau. Selon certains rapports, l’eau du fleuve polluée et salée a coulé du territoire iranien vers l’Irak, détruisant des zones agricoles, et de nombreux agriculteurs ont été contraints de quitter leurs terres et de migrer vers la ville de Bassora.
 
Les habitants de Diyala, dans l’est de l’Irak, sont gravement touchés par les pénuries d’eau. Presque toutes les sources d’eau de la province de Diyala proviennent d’Iran et les habitants de Diyala vivent de l’agriculture et de l’élevage.
 
Une autre région touchée par le détournement d’eau par l’Iran est la province kurde de Sulaymaniyah dans le nord de l’Irak, et en particulier les barrages de Darbandikhan et Dokan. L’Iran réduit le débit d’eau ici par intermittence, et parfois le niveau d’eau est réduit de 70%.
 
Les eaux des monts Zagros, région kurde d’Iran rejoignent le fleuve Tigre en Irak. Les plus importantes de ces ressources sont les rivières Petite Zap, Diyala, Karkeh et Karun respectivement du nord au sud, et de nombreuses branches alimentent ces rivières. L’une de ces branches, la rivière Vind, qui rejoint la rivière Diyala, est coupée par l’Iran chaque été. En raison de ces coupes, de juin à octobre ou novembre chaque année, Hanekin et d’autres régions de Diyala connaissent de graves pénuries d’eau et travailler la terre est beaucoup plus difficile qu’auparavant.
 
Il existe des barrages sur le Tigre et l’Euphrate à des fins diverses. Le barrage de Mossoul, qui a été construit sur le Tigre en 1986, est la source d’eau la plus importante d’Irak. Il existe d’autres barrages, comme les barrages Dokan, Darbandikhan, Adhaim, Dibbis, Hemrin, Kut, Samarra et Duhok, également sur le Tigre. Le barrage Haditha, situé sur l’Euphrate et construit en 1986, est le plus grand barrage de cette région. Cependant, la plupart des barrages construits sur les deux fleuves ont une production d’électricité très limitée en raison d’infrastructures inadéquates et d’un mauvais entretien, et ces barrages ne sont utilisés que pour stocker de l’eau. C’est pourquoi l’Irak doit importer de l’électricité d’Iran et de Turquie et les problèmes d’accès à l’eau risquent de devenir plus critiques à l’avenir en raison de la crise de la gestion de l’eau dans la région.
 

25 NOVEMBRE. Des milliers de personnes dans les rues de Paris contre les violences faites aux femmes

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PARIS – Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui à Paris contre les violences sexistes et sexuelles à l’appel d’une soixantaine d’organisations féministes, dont #NousToutes et le Mouvement des Femmes Kurdes en France (TJK-F), des partis politiques et des syndicats.

Réunies sur la place de la République à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, plusieurs dizaines de milliers de femmes (50 000 selon les organisateurs), dont certaines avec enfants, et des hommes, surtout jeunes, ont marché en direction de Nation avec des milliers de pancartes dénonçant les violences masculines, sexistes, transphobes, racistes, les féminicides politiques, mais aussi l’inceste ou encore la pédophilie au sein de l’église ou les agressions/viols dans les universités…

Deux ans après le Grenelle sur les violences conjugales, de nombreuses militantes féministes ont dénoncé le discours vide non suivi de mesures concrètes alors que le nombre de féminicides annuels n’a pratiquement pas baissé depuis 2019. Elles ont également critiqué le laxisme de la justice qui « ne « protège pas les victimes », ajoutant que « 65% des victimes de féminicides avaient pris contact avec la police ».

Voici certains des slogans vus lors de la manifestation: « Ras le viol », Police et justice dans le déni = double peine », « Non c’est non », « inceste, pédocriminalité, féminicides; la justice ne protège pas les enfants », « éduque tes fils », libère tes filles », Céder n’est pas consentir », « une victime qui se défend n’est pas coupable », « viol, crime contre l’humanité », « le machisme fait le lit du fascisme », dans 10 féminicides, c’est Noël », arrêtez de nous sexualiser », « en grammaire, le masculin est tout, sauf neutre », « droits d’asile, accueil, hospitalité pour les femmes afghanes », « Où est Peng Shuai » (star du tennis chinois qui serait effacée par le régime)…

Les femmes kurdes fermaient la marche parisienne avec plusieurs banderoles. 

La suite des photos de la manifestation est ici, sur la page Kurdistan au féminin