Accueil Blog Page 786

SYRIE. Les hommes manifestent contre les violences faites aux femmes

0

SYRIE / ROJAVA – Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, à Kobanê, Shahba et dans les quartiers kurdes d’Ashrafiye et Cheikh Maqsoud d’Alep, les hommes se sont réunis pour dénoncer toutes les violences faites aux femmes et montrer leur soutien aux femmes.

La Journée pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre se poursuit dans de nombreuses localités de la Syrie du Nord et de l’Est. Les hommes qui sont descendus dans les rues de Shehba ont scandé des slogans condamnant la violence contre les femmes.

La résistance continue contre le fascisme de l’État turc dans les camps a été saluée lors de la marche qui a commencé dans le camp de Serdem dans le village de Til Sosin.

Après la minute de silence devant la municipalité populaire de Til Sosin, Heyder Reşid, membre du conseil d’Ehdas, a prononcé un discours. Attirant l’attention sur les attaques de l’État turc contre les femmes, Heyder Reşid a déclaré : « Les femmes sont attaquées par l’État turc parce qu’elles jouent un rôle de premier plan dans la construction de la civilisation. Grâce à la philosophie du leader Abdullah Öcalan, les femmes ont acquis leur identité. Les femmes que l’on voulait détruire (…) sont redevenues les pionnières de la société ».

ALEP 

Dans les quartiers Şêxmeqsûd et Eşrefiye, des dizaines d’hommes sont descendus dans la rue pour condamner les violences faites aux femmes. Les hommes se sont rassemblés devant la salle de réunion du quartier de Şêxmeqsûd et se sont dirigés vers le conseil des martyrs Gelhat. Alors que des affiches du leader Öcalan étaient déployées pendant la marche, le slogan « non à la violence à l’égard des femmes » a été scandé fréquemment.

Après le moment de silence devant l’Assemblée des martyrs Gelhat, Şêxmeqsûd et le coprésident de l’Assemblée générale d’Eşrefiye, Mihemed Şêxo, ont prononcé un discours. Déclarant que la caractéristique la plus importante de la société morale et politique est l’égalité entre les femmes et les hommes, Mihemed Şêxo a déclaré que les femmes ont été tentées d’être détruites par la mentalité dominante depuis l’histoire.

Cemal Mihemed, membre du Conseil Martyr Gelhat, a souligné que la liberté de la société dépend de la liberté des femmes.

KOBANÊ

Des centaines d’hommes ont organisé des manifestations pour attirer l’attention sur la lutte contre les violences faites aux femmes dans le canton de Kobanê. Des représentants de l’Administration autonome et des partis politiques, ainsi que des représentants d’organisations non gouvernementales et d’institutions militaires, ont pris part à l’action.

La masse rassemblée sur la place Martyr Egid a commencé une marche. Les militants portaient des portraits du chef Abdullah Öcalan et une banderole avec l’inscription « Il y a de la violence contre les femmes à Afrin ».

« LE CAPITALISME COMBAT LES FEMMES »

Le membre du PYD Salih Nuh a pris la parole lors de la marche, qui s’est transformée en un rassemblement sur la place des femmes libres. Affirmant que les femmes sont victimes de violences de la part des gouvernements depuis de nombreuses années, Salih Nuh a noté que les femmes ont donné la meilleure réponse aux gouvernements en menant la révolution du Rojava.

L’action s’est terminée par des slogans saluant la résistance des femmes.

 

ANHA

 

On parle « Jineolojî » lors de la conférence « Peuples sans État »

0
PARIS – Le Groupe d’études transglobales poursuit ses conférences autour des Peuples sans État dont font partie les Kurdes. Lors de sa prochaine conférence en ligne, le groupe d’études parlera également de la jinéologie, avec des intervenantes kurdes.
 
Voici la présentation de la visioconférence qui aura lieu le mardi 7 décembre, de 18 heures à 22 heures (heure de Paris):
 
« Les Peuples sans État nés de la modernité politique et coloniale parlent des langues différentes de l’histoire, du social, de la vie commune et de la politique. L’injonction étatique-nationale, fondée sur l’unicité de l’État, de la nation, de l’histoire, de l’identité et de la langue où l’État organise à son bénéfice les rapports de production sociale, de classe, de genre, d’origine etc. a ainsi généré autant de frontières auxquelles ils ne peuvent être assignés.
 
Nous voulons proposer à l’occasion de cette journée des perspectives à contrario inter- et transdisciplinaires qui s’attachent aux autres formes de l’histoire et du récit, à même d’interroger les termes de la recherche, et des perspectives transfrontalières à l’intérieur et à l’extérieur des États existants, là où les conditions de vie et la différenciation des statuts imposés, l’absence de droits, ont donné lieu à l’aspiration à de nouveaux projets sociaux et politiques ouverts sur les mouvements de solidarité transnationaux.
 
La rencontre sera l’occasion de discuter de l’actualité des études kurdes de la Jineolojî* notamment avec la présentation du numéro spécial de la revue de Jineolojî « Weaving another future / Tisser un autre avenir », ainsi qu’au travers de plusieurs interventions de l’histoire passée et actuelle du Cachemire, de la Palestine, et des féminismes transnationaux à la fois dans des croisements transdisciplinaires et à travers les frontières. »
 
Programme
 
— 15h00 : 1ère session
• Haskar KIRMIZIGÜL (Comité éditorial de la revue Jineolojî / Jineolojî Europe) : « Weaving Another Future / Tisser un autre avenir ». Présentation du numéro spécial de la revue Jineolojî (en anglais)
• Yasemin ANDAN (Académie de Jineolojî / Jineolojî Europe) : « Perspectives de la Jineolojî pour une alternative à l’État-Nation basée sur la démocratie, la libération des femmes et l’écologie »
• Sarah MARCHA (Centre de Jineolojî / Jineolojî Europe) : «Par delà les frontières, le travail de recherches et d’éducation de la Jineolojî»
 
— 17h00 : 2ème session
• Naji EL KHATIB (Institut des Humanités MedFil) : « L’État national palestinien : changement de paradigme »
• Béatrice RETTIG (LLCP-Paris VIII) « L’injonction étatique-nationale dans le langage »
• Huma DAR (California College of the Arts) : « Dual-Hauntology of Exiled Statelessness versus Militarized Anthropological Care(lessness): Situatedness and PsyOp Politics of Passing As A Friend » (en anglais)
 
— 19h00 : Rencontre avec Rabab ABDULHADI (AMED-Université d’État de San Francisco) (en anglais)
 
*********************************************
 
Contact : peuplessansetat@gmail.com
Groupe d’études transglobales
LLCP – Université Paris 8
Département de philosophie – Université Paris 8
EUR ArTeC
 
Vous pouvez suivre l’événement sur ZOOM en suivant le lien de la visioconférence :
Salle de réunion Zoom : 84655573719
Mot de passe : L1drUEI0djZLelA1LzcxVVdXVGxpZz09

Qu’est-ce que la Jineolojî ?
 

La Jineolojî (jin, pour femme en kurde et lojî en référence au suffixe logos en grec « parole, discours » utilisé dans la construction de substantifs féminins savants) ou la science des femmes, est une forme de féminisme, de l’égalité des sexes, préconisée par Abdullah Öcalan, chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

En réaction aux règles religieuses et tribales basées sur l’honneur qui confinent les femmes dans les sociétés du Moyen-Orient depuis des millénaires, Ocalan a déclaré qu’ « un pays ne peut être libre que si les femmes sont libres », que le niveau de liberté de la femme détermine le niveau de liberté dans la société en général.

 Pour en savoir plus sur la Jineolojî, voir ici

ALLEMAGNE. Un Irakien condamné à perpétuité pour le génocide des Yézidis

0
ALLEMAGNE – Un tribunal de Francfort a condamné aujourd’hui à perpétuité un Irakien qui a rejoint le groupe État islamique pour génocide contre la minorité yézidie. C’est la première fois qu’une instance juridictionnelle utilise le terme « génocide » dans une affaire concernant des victimes yézidies de l’DAECH.
 
Taha Al-Jumailly, 29 ans, a été reconnu coupable de génocide, de crimes contre l’humanité ayant entraîné la mort, de crimes de guerre, de complicité de crimes de guerre et de lésions corporelles ayant entraîné la mort après avoir rejoint l’EI en 2013.
 
« Taha Al-Jumailly, un Irakien de l’organisation Etat islamique (EI), a été condamné, mardi 30 novembre, par un tribunal allemand pour le «génocide» des Yézidis, une première au monde. Les juges de la Cour de Francfort ont reconnu Taha Al-Jumailly «coupable de génocide, de crime contre l’humanité ayant entraîné la mort». C’est la première fois au monde qu’un tribunal juge que les exactions commises contre les Yézidis relèvent du «génocide», déjà reconnu comme tel par des enquêteurs de l’ONU », écrit l’AFP.
 
Génocide yézidi
 
Le 3 août 2014, DAECH (l’État islamique – EI) a commis un génocide à Shengal en massacrant des Kurdes yézidis et en capturant des milliers de femmes et d’enfants comme esclaves.
Génocide yézidi en chiffre:
 
-1 500 Yézidis ont été tués
-6 417 femmes, enfants et hommes ont été kidnappés (Les femmes et fillettes ont été vendues comme esclaves sexuelles tandis que les garçons étaient enrôlés comme soldats)
-Des dizaines d’enfants et vieillards sont morts de soif sur le mont Sinjar lors de la fuite
-3 500 femmes et enfants ont été sauvés depuis et ont besoin de soins urgents
-2 908 autres attendent d’être sauvés
-2 800 enfants sont devenus orphelins
-360 000 Yézidis ont fuit leurs terres et vivent dans des camps de réfugiés ou sont partis en Europe
-68 sanctuaires yézidis ont été détruits par DAECH
-80 fosses communes ont été découvertes jusqu’à présent depuis la libération de Shengal (Sinjar)
– La ville de Shengal, détruite et minée par DAECH, attend toujours d’être reconstruite.

KURDISTAN. Les étudiants contestataires interpellent les médias internationaux

0
KURDISTAN DU SUD – Après plus d’une semaine de manifestations estudiantines dans plusieurs villes de la région autonome kurde d’Irak, les étudiants tentent de s’organiser alors que les partis PDK et l’UPK répriment violement les étudiants qu’ils ont arrêtés par centaines et dont on est sans nouvelles de la plupart d’entre eux.
 
L’utilisatrice de Twitter, Shano est une étudiante participant à l’organisation des manifestants qui, rappelons-le, veulent la restauration de leurs bourses supprimées il y a plusieurs années et que de très nombreux étudiants pauvres peinent même à acheter de quoi se nourrir. Pour contrer la propagande mensongère diffusée dans les médias par le duo PDK-UPK, les deux partis au pouvoir au Kurdistan du Sud, Shano a publié un enregistrement audio sur Twitter appelant les médias internationaux à entendre les revendications des étudiants manifestants et non pas répéter le discours servi par le duo KDP-UPK. Nous le relayons sur notre site également.
 
« Le message des étudiants de l’université de Souleymanieh aux utilisateurs des réseaux sociaux mondiaux:
 
Les partis au pouvoir du Gouvernement Régional du Kurdistan, le KDP et l’UPK, se sont déguisés pendant de nombreuses années devant les puissances mondiales. Ils présentent une façade de démocratie et de bonté et présentent tous ceux qui s’opposent à eux comme des ignorants, sans éducation, des voyous et des fautifs, et la plupart du temps, vous êtes sous l’influence de cette propagande et de ces fausses déclarations, et vous dessinez l’image de l’opposition sur la base de celles-ci et présentez ces fausses images à d’autres parties du monde.
 
Les narrateurs des médias du parti au pouvoir sont plus influents et bien mieux financés, vous avez donc peut-être pris des déclarations et des données fournies par eux, mais c’est une énorme erreur ! Si vous prenez également des déclarations de proches pairs des partis au pouvoir, vous vous trompez également, votre devoir est de livrer la vérité, pas ces fausses nouvelles diffusées sur l’opposition et les étudiants aujourd’hui.
 
Nous, les étudiants universitaires avons réclamé pacifiquement nos droits dans les rues et à l’intérieur de nos universités, nous portons un crayon dans nos poches, et la sagesse dans la tête, l’armée des partis au pouvoir nous agresse violemment, ils battent et utilisent toutes sortes de armes contre les manifestants et dispersent d’autres gaz chimiques et l’eau dans l’air. Jusqu’à présent, 603 manifestants ont été arrêtés par les forces de sécurité dont la plupart des détenus sont des étudiants universitaires. Parmi les détenus, il y a aussi des adolescents. Ces étudiants sont détenus sans rien avoir fait de mal, nous avons seulement demandé nos droits légitimes parce qu’ils ont ruiné nos universités et écrasé nos rêves.
 
Nous sommes des gens conscients et éduqués contrairement à l’illustration trompeuse à notre sujet qui décrit que nous sommes des êtres primaires, des agresseurs. Halte à la tromperie, nous savons quelle politique suivent la plupart des ONG humanitaires et des médias mondiaux.
 
Nous ne fondons pas nos espoirs sur eux, mais attention, tant que vous continuerez à appliquer cet agenda vous perdrez encore plus votre intégrité. »
S
Les informations concernant les manifestations estudiantines au Kurdistan sont relayées sur Twitter avec les hashtags #kurdistanprotesters #KurdistanProtests ou encore #SlemaniStudentProtest

SYRIE. Inauguration de l’université de l’Al-Sharq à Raqqa

0
SYRIE / ROJAVA – Le samedi 27 novembre, une cérémonie d’inauguration de l’université Al-Sharq à Raqqa a eu lieu en présence des responsables kurdes, des représentants du Conseil démocratique syrien, des chefs de clans arabes de la région, des organisations de la société civile et des habitants de la région.
 
La cérémonie, qui s’est déroulée dans le bâtiment de l’université, a réuni des dizaines d’habitants de Raqqa, ancienne « capitale » du groupe islamistes État Islamique, divers acteurs civils et militaires, des responsables de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie, des cheikhs et dignitaires tribaux, des organisations de la société civile et le Conseil démocratique syrien.
 
La cérémonie a débuté par une minute de silence en l’honneur des martyrs du Rojava, suivie d’un discours au nom de la coordination des universités de la Syrie du Nord et de l’Est, prononcé par la coprésidente, Nourhan Mustafa a déclaré que l’université de l’al-Sharq sera un phare du savoir pour les habitants de la région.
 
 
Nourhan Mustafa a rappelé : « Les martyrs de ce pays qui ont sacrifié leur vie pour libérer la région des mercenaires de l’Etat islamique, afin que nous puissions atteindre cet endroit aujourd’hui et ouvrir l’Université de l’Est. »
 
Elle a déclaré : « L’université Al-Sharq et d’autres universités du nord et de l’est de la Syrie comptent parmi les réalisations les plus importantes de l’administration autonome, qui a accordé une grande attention à l’éducation, et a fourni et exploité toutes les possibilités pour la faire progresser, d’autant plus qu’elle est basée sur l’approche et la philosophie de la nation démocratique et respecte l’apprentissage dans la langue maternelle pour toutes les composantes. »
 
À son tour, le coprésident de l’université al-Sharq, Hassan Al-Issa, a confirmé que « l’université a été ouverte dans des circonstances difficiles, au milieu des menaces turques et des moyens de guerre particuliers pratiqués contre les peuples de la région et à la lumière du déclenchement du coronavirus. »
 
Hassan Al-Issa a expliqué que « l’université est une plate-forme pour faire avancer la morale et les valeurs humaines ainsi que l’éducation », décrivant l’ouverture de l’université comme un saut qualitatif dont les gens ont besoin.
 
Pour sa part, la coprésidente du Conseil exécutif de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, Berivan Khaled, a pris la parole, déclarant : « C’est un grand jour, un accomplissement et un gain qui s’ajoute aux gains du Nord et la Révolution syrienne de l’Est et l’Administration autonome, et la Révolution syrienne du Nord-Est ont combattu de nombreux défis et son peuple a été confronté à de nombreuses injustices et à toutes les formes d’oppression avant la révolution et pendant la période de contrôle des factions mercenaires. »
 
Berivan Khaled a expliqué : « Nous sommes peut-être en retard et nos capacités ne nous ont peut-être pas aidés à ouvrir cet édifice avant cette période, mais le simple fait de l’ouvrir dans les circonstances que traversent le nord et l’est de la Syrie est un exploit en soi. » (Info via PYD Rojava)

Le modèle éducatif des universités de l’Administration autonome est basé sur une pensée libre et démocratique. Au lieu d’un système éducatif paternaliste, une relation d’égalité entre élèves et enseignants est recherchée, sur la base d’un modèle scientifique basé sur le commentaire, au lieu du système de mémorisation. L’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie a déjà fondé trois universités depuis la révolution du Rojava : la première université a été ouverte à Afrin en 2015, suivie de l’université du Rojava à Qamishlo en 2016. L’université de Kobanê a été créée en 2017. Après l’occupation d’Afrin par la Turquie il y a trois ans, au printemps, la plupart des étudiants ont déménagé à Qamishlo ou à Kobanê.

La Zanîngeha Şerq à Raqqa est la quatrième université ouverte par l’administration autonome de la Fédération démocratique du nord et de l’est de la Syrie. L’université a été officiellement inaugurée le week-end dernier et les étudiants peuvent y postuler depuis juillet. L’Université Şerq (arabe Al-Sharq) compte deux facultés et instituts : la Faculté de philosophie, chargée de la recherche et de l’enseignement en sciences humaines et qui abrite l’Institut de langue arabe ; et la Faculté des sciences sociales avec les départements de mathématiques, de physique, de chimie et de biologie et l’Institut pour l’éducation. L’université est située dans le quartier al-Mashlab à l’est de la ville. C’est le quartier qui a été libéré pour la première fois par les Forces démocratiques syriennes (FDS) du régime terroriste du groupe terroriste, l’État islamique.

Selon Issa al-Abdullah, coprésident de l’Université Serq, la période de candidature a été très participative. Au total, environ 600 femmes et hommes ont postulé pour une place à l’université et environ 210 ont été acceptés. « Nos critères d’admission sont 70% de notes scolaires et trente pour cent d’entretiens personnels », a déclaré al-Abdullah. Si les candidats ne sont pas en mesure de remplir les conditions d’admission du Zanîngeha Şerq, cela ne signifie pas qu’étudier à l’université est impossible. Dans ce cas, il est possible de participer aux tests d’admission. La période de cours a commencé en octobre.

Une journée historique

Le coprésident a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture : « Dans les conditions données – les menaces persistantes de l’État turc et la pandémie de Covid-19 ne sont que deux des problèmes que nous avons – il était certainement difficile d’étendre notre paysage universitaire. Mais malgré toutes les difficultés, il a été possible d’ouvrir l’université pour donner aux jeunes un enseignement de qualité. C’est un jour historique. »

La libération de Raqqa                       

Après l’occupation de la ville irakienne de Mossoul par l’Etat islamique en 2014, les djihadistes ont envahi Raqqa, l’une des plus grandes villes de Syrie, avec les armes qu’ils ont capturées à Mossoul. Le Jabhat al-Nusra (Front al-Nusra) et la soi-disant Armée syrienne libre (ASL) ont abandonné la ville. Un peu plus tard, Raqqa a été nommée capitale du « califat de DAESH» et est tombée dans un règne de terreur basé sur l’interprétation salafiste de la charia.

Depuis Raqqa, l’Etat islamique a progressivement pris le contrôle d’autres villes du nord de la Syrie et a tourné son attention vers Kobanê en septembre 2014. L’Etat islamique a attaqué Kobanê sur trois fronts, mais y a rencontré une résistance incomparable. Les terroristes subissent leur première défaite à Kobanê et sont dès lors progressivement repoussés à Raqqa.

Le 6 juin 2017, les Forces démocratiques syriennes ont lancé une offensive pour libérer Raqqa et, après cinq mois de combats acharnés, ont réussi à y mettre fin le 17 octobre.

La déclaration sur la libération de la ville a été faite par les YPJ – Unités de défense des femmes combattant en première ligne contre l’Etat islamique. Cette déclaration a été annoncée au monde entier sur la place Al Naim, où l’Etat islamique avait précédemment procédé à des exécutions publiques.

L’administration de la ville libérée de Raqqa a rapidement été confiée à un conseil civil qui avait été mis en place à Ain Issa en avril. (ANF)

La CEDH peut condamner la Turquie pour la fermeture du HDP

0
TURQUIE – Le procureur général de la Cour de cassation turque a soumis son avis à la Cour constitutionnelle (AYM) dans l’affaire engagée contre le HDP visant la fermeture du parti pro-kurde.
 
Le HDP est accusé être « la branche politique de l’organisation terroriste armée PKK », « devenu le foyer des actes visant l’unité et l’intégrité de l’État turc » et que sa dissolution serait « indispensable pour assurer l’intégrité de la Turquie ainsi que la sécurité et la paix de la nation ».
 
Dans une déclaration écrite lundi, procureur général de la Cour de cassation, Bekir Şahin a déclaré que « notre avis pour le rejet des objections et des demandes soulevées par le parti ; fermeture du parti (…) et pour l’interdiction aux membres du parti mentionnés dans l’acte d’accusation d’agir en tant que membre fondateur, administrateur, superviseur et membre d’un autre parti politique pendant 5 ans à compter de la date de publication de la décision au Journal officiel, a été soumise à la Cour constitutionnelle. »
 
L’avis va maintenant être soumis au HDP, qui préparera alors sa principale défense sur le fond. Ensuite, le procureur général Bekir Şahin fera une déclaration, et les responsables du HDP feront une défense aux dates spécifiées par la Cour constitutionnelle.
 
La décision sera prise par une délégation judiciaire composée de 15 membres. Une majorité des deux tiers, qui comprend les voix des 10 membres du tribunal sur 15, est nécessaire pour fermer le parti.
 
La décision du tribunal sera définitive et exécutoire. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ne peut pas arrêter l’exécution de la décision mais peut statuer sur une violation. (Via ANF)

L’avocate Ayşegül Çağatay
 
La CEDH peut condamner la Turquie violation en cas d’interdiction du HDP
 
L’avocate Ayşegül Çağatay, membre de l’Association des avocats progressistes (Çağdaş Hukukçular Derneği – ÇHD), a rappelé que la CEDH avait condamné précédemment la Turquie dans la décision de fermeture du parti DTP par la Cour constitutionnelle turque. Elle a déclaré que la CEDH pourrait rendre une décision similaire pour le HDP en cas de fermeture du parti.
 
Çağatay a déclaré que le HDP était menacé de fermeture uniquement sur des déclarations de témoins secrets et des dossiers d’accusation toujours en cours, qu’il n’y avait pas de base légale pour fermer le HDP, mais que la justice était instrumentalisée par le pouvoir [coalition AKP – MHP] pour écarter le HDP de l’arène politique.
 
Jusqu’à présent, tous les partis kurdes ont été interdits en Turquie
 
La fermeture de partis politiques, en particulier de partis kurdes, est une vieille tradition dans l’histoire de la Turquie. Jusqu’à présent, la Cour constitutionnelle turque a interdit six partis politiques kurdes. Le premier fut le Parti du travail du peuple (HEP) créé le 7 juin 1990. Le HEP a rejoint le Parti social-démocrate (SHP) pour les élections générales de 1991 et obtenu 22 sièges à l’assemblée nationale turque. En juillet 1993, le HEP fut interdit. Ensuite, ce fut le tour du Parti de la Liberté et de la Démocratie (OZDEP) : fondé en mai 1993, il a été interdit le 23 novembre 1993. Le Parti de la démocratie (DEP) lui a succédé. En mars 1994, le Parlement turc a levé l’immunité de six députés du DEP, qui ont ensuite été condamnés à 15 ans de prison pour « terrorisme ». Le 16 juin 1994, la Cour constitutionnelle a interdit le DEP qui fut remplacé par le Parti de la Démocratie du Peuple (HADEP), le 11 mai 1994. Lors des élections locales de 1999, le HADEP a remporté 37 municipalités dans la région kurde, dont sept grandes villes. Pourtant, en mars 2003, la Cour constitutionnelle turque a également interdit le HADEP. Le 9 novembre 2005, a été fondé le Parti pour une Société démocratique (DTP). Ses candidats se sont présentés de manière indépendante aux élections générales de 2007, obtenant 22 sièges au parlement turc. Lors des élections locales de 2009, le DTP a remporté des mairies dans plus de 100 villes et villages de la région kurde. Il fut interdit le 11 décembre 2009.

 

FRANCE. Des militants de la Fête de l’Huma Bretagne exigent le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes

0
LORIENT – Lors de la dernière Fête de l’Huma Bretagne de ce samedi à Lorient, des militants kurdes et français ont exhorté l’Europe à retirer le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) de la liste des organisations terroristes de l’UE.
 
La fête de l’Humanité Bretagne organisée par le PCF s’est tenue cette année en salle à Lanester où de nombreux syndicats et associations de la région Bretagne y ont ouvert leurs stands.
 
Les Kurdes de Lorient ont également assisté au festival et ont recueilli des centaines de signatures dans le cadre de la campagne « Le PKK est le peuple, le peuple ne peut pas être interdit ».
 
En visite sur le stand, des représentants du Parti Communiste Français du Morbihan, des représentants des Syndicats des Travailleurs du Morbihan, des élus locaux et certains représentants d’associations se sont déclarés toujours solidaires du peuple kurde et ont ajouté qu’il est dommage pour les pays de l’Union européenne que le PKK soit toujours sur la liste des organisations terroristes.
 
Des militants kurdes ont déclaré: « Nous ne devons pas oublier que le peuple kurde a payé un prix élevé en luttant contre la barbarie de l’État islamique et de l’État turc », et ont attiré l’attention sur l’isolement imposé au leader kurde Abdullah Öcalan, demandant sa libération immédiate.
 
Les politiques d’immigration des pays de l’UE ont été critiquées lors de panels organisés ce week-end. Les 30 réfugiés, pour la plupart kurdes, qui se sont noyés en tentant de traverser la Manche, ainsi que la situation de milliers de réfugiés à la frontière de la Pologne et de la Biélorussie ont été soulignés par de nombreux intervenants.
 

FRANCE. A quand des rues portant les noms des 3 femmes kurdes assassinées à Paris?

0
PARIS – Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, Fidan Dogan, Leyla Soylemez, trois militantes kurdes, étaient assassinées ensemble à Paris par un membre des renseignements turcs (MIT) selon de nombreux éléments de l’enquête fuités dans la presse. Malgré cela, les autorités françaises n’ont toujours pas rendu justice au peuple kurde 8 ans après ce triple assassinat politique commis sur le sol français car les intérêts étatiques entre la France et la Turquie sont autrement plus importants que la quête de justice d’un peuple apatride.
 
Malgré ces obstacles de taille, les proches des 3 victimes et les organisations kurdes d’Europe, ainsi que leurs amis militent activement pour obtenir justice sur ce dossier pour le moment relevant de « raison d’État ». Après la mort en décembre 2016 d’Omer Guney, le tireur présumé arrêté en France en lien avec ce triple meurtre, quelques semaines avant le début du procès prévu le 23 janvier 2017, on croyait l’affaire close.
 
En effet, bien que la justice française s’est empressée de classer aussitôt l’affaire, les avocats des familles des victimes sont intervenus, rappelant que, même si celui qui tué les 3 femmes est décédé, les commanditaires de ce triple meurtre ne le sont pas et qu’ils sont étroitement liés aux services secrets turcs. Ainsi, les familles des trois victimes se sont constituées partie civile en 2018 et ont réussi à ce qu’en mai 2019, l’affaire soit relancée « pour les faits de complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroriste criminelle ». « L’enquête judiciaire a mis en évidence que l’un des mobiles les plus plausibles de ce triple assassinat pouvait être mis en relation avec les activités supposées d’Ömer Güney en France au sein des services secrets turcs [MIT], » écrivait d’ailleurs la juge d’instruction chargée du dossier.
 
Mettre fin à la criminalisation du PKK et des militants kurdes en Europe
 
En parallèle à la quête de justice, les organisations kurdes militent également pour mettre fin à la criminalisation des militants kurdes en Europe, où dans de nombreux pays dont la France et l’Allemagne notamment, le PKK est classé comme organisation terroriste, malgré la décision de janvier 2021 de la Cour de cassation de Belgique qui confirmait le jugement de la juridiction inférieure et a déclarait que le PKK n’était pas une organisation terroriste, ajoutant que la lutte armée du PKK au Kurdistan du Nord est « le conflit intérieur de la Turquie ».
 
A l’occasion du 43e anniversaire de la naissance du PKK, de nombreux événements ont eu lieu ces derniers jours en Europe lors desquels, les organisateurs et les intervenants kurdes ou non ont exhorté les États européens à revoir leur politique anti-PKK et à militer pour une résolution pacifique de la question kurde qui a fait plus de 40 000 victimes en Turquie.  
 
Un de ces évènements a eu lieu à Rennes auquel participait Remzi Kartal, co-président du Congrès du Peuple du Kurdistan (Kongra Gelê Kurdistan – KONGRA GEL), qui a réitéré sa demande de libération d’Abdullah Ocalan et le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes. A cette occasion, Remzi Kartal fut interviewé le 25 novembre dernier par André Métayer, le président de l’association Amitiés kurdes de Bretagne.
 
Des rues portant les noms de Sara, Rojbîn et Ronahî* assassinées sur le sol français

André Métayer rapporte que « lors de l’entretien avec Remzi Kartal fut évoqué l’assassinat de Rojbîn et la nécessité de continuer à interpeller le gouvernement français sur son attitude, qui consiste à bloquer les investigations de la justice concernant le triple assassinat commis sur son sol le 9 janvier 2013. Afin de relancer l’action une suggestion a été faite: proposer aux collectivités locales qu’une rue, qu’un square, qu’une place, rappelle ce crime perpétré sur le sol français, une violence extrême faite à des femmes assassinées pour leurs idées. Pourquoi pas une rue Rojbîn Doğan à Rennes, où elle fut très présente et à Strasbourg, où elle a vécu avec sa famille ? »

En effet, c’est le moindre des choses de voir des rues en France portant les noms de Sara, Rojbîn et Ronahî assassinées sur le sol français en attendant que la justice leur soit rendue.
*Sara, Rojbin, Ronahî sont les alias de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez.

SYRIE. Les mercenaires de la Turquie tuent un Kurde d’Afrin sous la torture dans une prison d’Azaz

0
SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires islamistes de la Turquie ont tué Suleiman Nuri Numan, un Kurde d’Afrin, sous la torture dans la prison d’al-Ra’i dans la campagne d’Azaz.
 
Des sources locales ont rapporté que les mercenaires de l’occupation turque, qui contrôlent la prison Rai dans la campagne nord d’Alep, ont tué Suleiman Nuri Numan,51 ans, originaire du village de Bouzika dans la ville occupée d’Afrin.
 
Les sources ont souligné que Suleiman Numan, a perdu la vie sous la torture dans la tristement célèbre prison d’Al-Rai. Suleiman Numan fut kidnappé le 1er juin 2019 dans le quartier d’Achrafieh au centre de la ville d’Afrin occupée par la Turquie et ses mercenaires islamistes de l’Armée syrienne libre.
 
On rapporte qu’une femme âgée de la famille du Suleiman Numan, appelée Moulaida Numan 64, a été tuée en mai de cette année également sous la torture dans la prison d’Al-Rai après avoir été kidnappée en avril 2019.
 

Sylvie Jan: Les Kurdes représentent le nouveau monde

0
PARIS – La présidente de l’Association France-Kurdistan, Sylvie Jan était interviewée par l’agence kurde ANF au sujet de la criminalisation du mouvement de libération kurde (PKK) et des activistes kurdes en Occident et au Kurdistan. Elle a déclaré qu’on avait besoin d’un nouveau monde, ajoutant que pour la résolution de la question kurde, il fallait libérer Abdullah Ocalan et tous les prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles turques depuis des années.
 
« Nous vivons dans un monde où les membres de l’opposition s’appellent « terroristes ». Les États ne veulent pas les reconnaître et les condamnent. Mais cette histoire, je pense qu’elle va basculer. C’est Selahattin Demirtas qui dit « et la roue tournera ». Et la roue tournera et un jour ces « terroristes » deviendront des personnalités internationales applaudies. Comme l’a été Mandela par exemple. »
 
Présidente de l’association de solidarité France-Kurdistan, Sylvie Jan plaide pour qu’on ne parle pas de « problème kurde » au sujet de la question kurde, mais plutôt d’une solution kurde.
 
Sylvie Jan est présidente de l’Association France-Kurdistan Solidarité et, en tant qu’internationaliste, a participé il y a quelques semaines au « bateau de la liberté » entre la Grèce à l’Italie. Elle exige la libération de tous les prisonniers politiques et déclare : « Le peuple kurde, les peuples du Moyen-Orient, le monde et nous avons tous besoin de paix. C’est un besoin mondial urgent. Et les Kurdes représentent une solution aux efforts de paix au Moyen-Orient, ils représentent une réponse. »
 
Sylvie Jan prône non plus de parler d’un « problème kurde », mais plutôt d’une solution kurde. L’internationaliste française s’est rendue à plusieurs reprises en Turquie et dans le nord, le sud et l’ouest (Rojava) du Kurdistan. Lors de ses voyages, elle a rencontré des personnes engagées pour la paix. Elle déclare que pour une solution à la question kurde, il est nécessaire de libérer Abdullah Öcalan en tant que représentant du peuple kurde et d’entamer des négociations avec lui.
 
Le fait que le peuple kurde mène un projet démocratique, écologique et féministe est porteur d’espoir pour Sylvie Jan. « Je pense que le peuple kurde représente l’avenir d’un nouveau monde », dit-elle. « Les Kurdes avaient la capacité de se battre, de penser à l’avenir et de s’organiser en conséquence. Leurs approches démocratiques à la base pour construire une société avec des droits égaux et une coexistence pacifique de tous les groupes sociaux sont tournées vers l’avenir pour un nouveau monde », remarque-t-elle, ajoutant : « Pour cette raison, le monde ne peut gagner que si la solidarité avec le peuple kurde est renforcée. Cependant, il y a un problème inévitable avec ce projet : l’isolement d’Abdullah Öcalan doit être levé et il doit être libéré. Je pense que c’est la question clé qui doit être résolue. (…) »
 
Sylvie Jan a ajouté que tous les citoyens du monde pouvaient contribuer à la résolution de la question kurde et déclaré que : « Nous vivons dans un monde où les membres de l’opposition s’appellent « terroristes ». Les États ne veulent pas les reconnaître et les condamnent. Mais cette histoire, je pense qu’elle va basculer. C’est Selahattin Demirtas qui dit « et la roue tournera ». Et la roue tournera et un jour ces « terroristes » deviendront des personnalités internationales applaudies. » Comme l’a été Mandela par exemple (…). Je pense que nous avons toutes et tous (…) un rôle à jouer. On pourrait se dire « On est qu’une goutte dans la mer » (…). Mais cette goute-là, il faut la jouer pour l’avenir du monde, il faut la jouer pour la paix. (…) »
 

EUROPE. Les Kurdes descendent dans la rue contre le fascisme turc

0

Dans toute l’Europe, les Kurdes et leurs amis sont mobilisés pendant 3 jours contre le fascisme turc au Kurdistan mais également contre la criminalisation du PKK. Ils appellent l’Europe à retirer le PKK de la listes des organisations terroristes et à œuvrer pour la Paix au Kurdistan, plutôt que de soutenir la Turquie génocidaire. (La campagne pour le PKK a lieu sous le hashtag #DelistPKKnow)

C’est dans ce cadre, que le collectif #RiseUp4Rojava appelle à des Journées d’action internationales contre le fascisme turc dans les régions kurdes du Rojava et au Kurdistan du Sud les 26, 27 et 28 novembre prochains.

 
« Le fascisme turc ne peut fonctionner que grâce au soutien qu’il obtient au niveau international. Ce soutien est la raison de l’existence continue de l’occupation, de l’exploitation, des tueries et de la guerre dans la région. Ensemble, nous pouvons faire tomber le gouvernement AKP-MHP. »
 
Voici l’appel lancé par le collectif international #RiseUp4Rojava:
 
« Au Kurdistan, 2021 a été jusqu’à présent une année marquée par la résistance et la lutte. Sur tous les fronts, du Rojava aux villes et aux montagnes du sud et du nord du Kurdistan, l’État fasciste turc a poursuivi ses attaques contre le peuple et le mouvement de libération [PKK] à tous les niveaux. Au Rojava, l’État turc coupe l’eau de la région, forçant un changement démographique dans les territoires occupés d’Efrîn, Serêkaniyê et Girê Spî, bombardant continuellement Şehba, Minbic, Eyn Îsa et Til Temir et menaçant de nouvelles invasions majeures. Au Şengal, au Rojava et au sud du Kurdistan, l’État turc cible en permanence les chefs de la résistance et les civils avec des drones tueurs. Depuis le début de l’année, l’armée turque a lancé une opération massive contre les zones de défense de Medya, qui sont des régions contrôlées par la guérilla depuis des décennies. Avec des milliers de soldats et de mercenaires, une utilisation massive de l’artillerie, une surveillance aérienne incessante et des raids aériens, ils tentent d’avancer au sol. Malgré toutes les difficultés, l’utilisation quotidienne d’armes chimiques par l’armée turque et le PDK soutenant l’invasion dans l’autre sens, pendant plus de six mois, la guérilla a résisté avec succès et a tenu ses positions. Une histoire de résistance antifasciste sans compromis est en train de s’écrire, tant de femmes et d’hommes formidables ont perdu la vie et tant d’autres mettent leur vie en danger chaque jour, avec un seul objectif : écraser le fascisme turc ! l’utilisation quotidienne d’armes chimiques par l’armée turque et le PDK soutenant l’invasion dans l’autre sens, pendant plus de six mois, la guérilla a résisté avec succès et a tenu ses positions. Une histoire de résistance antifasciste sans compromis est en train de s’écrire, tant de femmes et d’hommes formidables ont perdu la vie et tant d’autres mettent leur vie en danger chaque jour, avec un seul objectif : écraser le fascisme turc ! l’utilisation quotidienne d’armes chimiques par l’armée turque et le PDK soutenant l’invasion dans l’autre sens, pendant plus de six mois, la guérilla a résisté avec succès et a tenu ses positions. Une histoire de résistance antifasciste sans compromis est en train de s’écrire, tant de femmes et d’hommes formidables ont perdu la vie et tant d’autres mettent leur vie en danger chaque jour, avec un seul objectif : écraser le fascisme turc !
 
Ce fascisme turc ne peut fonctionner que grâce au soutien qu’il obtient au niveau international. Ce support est tantôt ouvert et actif, tantôt caché et passif. En tout cas, ce soutien est la raison de l’existence continue de l’occupation, de l’exploitation, des tueries et de la guerre dans la région. Ensemble, nous pouvons faire tomber le gouvernement AKP-MHP – si nous soutenons la guérilla et nous soulevons pour le Rojava, si nous exerçons une pression sérieuse sur les profiteurs internationaux du régime fasciste en Turquie, alors les derniers jours du régime seront bientôt à compter.
 
Cibler l’occupation à Afrin
 
Depuis mars 2018, Efrîn est sous occupation turque. Depuis, l’Etat turc exploite les richesses d’Efrîn. L’un des exemples est l’huile d’olive d’Efrîn qui est exportée ailleurs dans le monde. Jetez un œil à cette liste ( https://riseup4rojava.org/face-the-robbery-of-efrins-resources-and-the-responsibles ) pour voir si et où dans votre pays le pétrole d’Efrîn est vendu pour financer le turc l’occupation et les gangs islamistes de la région. Maintenant, soyez actif et créatif pour arrêter ceux qui profitent de l’occupation !
 
Cibler l’industrie internationale d’armes
 
De nombreuses entreprises et gouvernements ont déclaré dans le passé qu’ils ne continueraient pas à vendre des armes à la Turquie, mais nous devons réaliser que de nombreuses armes et différents types de technologies de guerre avancées sont toujours fournies à la Turquie. Mettons un terme à cela et bloquons, dérangeons et occupons les lieux et les bureaux de l’industrie des armes ! Pour ce faire, consultez notre carte des cibles mise à jour et agissez : https://riseup4rojava.org/take-action/ et https://riseup4rojava.org/weapon-industry/
 
Cibler le soutien politique et diplomatique au fascisme turc
 
Le régime d’Erdoğan tire sa légitimité, qu’il n’a jamais eue ou perdue il y a longtemps parmi les peuples de Turquie et du Kurdistan, du soutien diplomatique et politique international. Où que vous viviez, il existe des factions politiques, des institutions et des partis qui soutiennent ouvertement ou secrètement Erdoğan et l’État fasciste turc. Dénoncez-les, affrontez-les et faites-leur regretter leur collaboration avec un régime fasciste !
 
Dénoncer l’utilisation d’armes chimiques par l’armée turque
 
Dans le passé, il y a eu plusieurs occasions où l’État turc a été accusé d’utiliser des armes chimiques, mais depuis le début de cette année, ils ont commencé à le faire quotidiennement. La guérilla HPG a appelé plus d’une fois à une enquête internationale sur ce sujet et à une condamnation internationale. Il est évident que l’utilisation de gaz chimiques contre la guérilla est pour une raison et c’est l’incapacité de l’armée turque à avancer sur le terrain en utilisant un armement commun. Pour y mettre un terme, soutenons l’appel du mouvement à une condamnation internationale. Dans le même temps, soutenez plus directement la guérilla et collectez des fonds pour les masques à gaz : https://widnet.org/
 
Debout avec la guérilla et les résistants
 
La guérilla, les YPG et les YPJ, les gens du Rojava et du Kurdistan du Nord résistent avec tout ce qu’ils ont. Nous devons voir que chaque défaite là-bas influencera négativement toutes nos luttes, mais d’un autre côté, chaque victoire là-bas renforcera nos luttes contre le fascisme et pour la liberté partout dans le monde.
 
Se tenir aux côtés de la guérilla signifie se tenir aux côtés du PKK
 
Le 27 novembre marque le 43e anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Nous félicitons tous les camarades combattants et le peuple du Kurdistan et appelons tout le monde à montrer leur solidarité avec le PKK en ce jour. Leur lutte est légitime pour l’autodétermination et la liberté qui mérite le soutien des peuples opprimés du monde entier.
 
Sous ces thèmes, nous appelons chacun à agir dans son pays les 26, 27 et 28 novembre de cette année. Sois créatif! Bloquer, déranger et occuper ! Manifestez et protestez ! Ciblez les profiteurs de la guerre ! Montrez votre solidarité avec la résistance antifasciste au Kurdistan ! (…) »
 
 

TURQUIE. En 24 ans, 793 demandes enregistrées contre des agressions sexuelles et des viols en détention

0
TURQUIE – En Turquie, près de 800 d’agressions sexuelles et viols ont été commis en détention, dont la majorité des victimes sont des femmes kurdes et les auteurs sont souvent des policiers, en 24 ans, déclare le Bureau d’aide juridique contre le harcèlement sexuel et le viol en détention. Aucun de ces violeurs et agresseurs n’a été puni.
 
Le Bureau d’aide juridique contre le harcèlement sexuel et le viol en détention a partagé un rapport contenant les données statistiques de ses 24 années de recherche à l’occasion du 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
 
Le rapport, intitulé « 25 novembre 2021, tout est comme avant », a souligné que le cabinet d’avocats fournit une assistance juridique gratuite aux femmes depuis 1997 et qui a enregistré 793 demandes contre des viols et agressions sexuelles en détention en 24 ans.
 
Le rapport a indiqué qu’il y avait eu des changements importants, en particulier dans la loi écrite, et a souligné que la lutte de libération des femmes a joué un rôle majeur dans tous ces changements.
 
Se souvenir de la Convention d’Istanbul
 
Le rapport a rappelé qu’il y avait eu des changements importants dans le domaine de la violence à l’égard des femmes en Turquie en 2005, et a ajouté qu’en 2011, la Convention d’Istanbul, la convention la plus importante dans le domaine de la violence à l’égard des femmes au niveau international, a été signée.
 
Le rapport mentionne également que la Convention d’Istanbul est une grande source de soutien et de force pour toutes les femmes qui ont été soumises à des violences et pour les avocats qui les représentent.
 
Le rapport indique que la mentalité de l’État n’a jamais changé sur la question des violences sexuelles contre les femmes induites par l’État et ajoute que « la torture sexuelle contre les femmes et les femmes trans, que ce soit en détention, des raids dans les maisons, des manifestations de rue ou pour quelque raison que ce soit, se termine toujours par l’impunité. Dans les affaires que nous avons traitées, pas un seul fonctionnaire n’a été condamné. Et c’est l’indication la plus claire de la gravité de la situation. »
 
Le rapport indique que la torture sexuelle est la forme de torture la plus difficile à expliquer ainsi que la forme de torture la plus difficile à suivre et à prouver. Les autorités judiciaires n’acceptent que les rapports de médecine légale comme preuves dans la documentation de torture sexuelle, a indiqué le rapport, soulignant que la médecine légale est représentée par un expert officiel et entièrement dépendante du pouvoir politique, et que les médecins et hôpitaux indépendants n’ont pas été acceptés.
 
Enregistrement de 793 cas de viols et d’agressions sexuelles en détention en 24 ans
 
Le rapport comprend des données statistiques qui ont été conservées au cours des 24 dernières années. Le nombre de demandes déposées en 24 ans est de 793 au total. Alors que le nombre de demandes déposées pour viol est de 118 tandis que celui pour harcèlement sexuel est de 675. Le rapport comprend également la répartition des auteurs qui ont commis des crimes.
 
La majorité des auteurs sont des policiers mais il y au aussi des membres de DAECH ou du MIT
 
Le nombre de policiers était de 482 parmi les auteurs, tandis que le nombre de gendarmes/soldats était de 143, membres de l’équipe spéciale 38, gardiens de prison 114, confesseurs 4, journalistes 1, détenus 24, maire 1, huissier de justice/gardiens 2, autre agent public 76, membre de DAECH 148, membres l’Armée syrienne libre 1, sécurité privée 1, membre des renseignements turcs (MIT) 1.
 
Les femmes kurdes au premier rang des victimes
 
Parmi les femmes victimes de violations sexuelles, les femmes kurdes viennent en tête avec le nombre de 571 tandis que le nombre de femmes turques est de 181, afghane 12, arabe 7, gitane 4, assyrienne 2, iranienne 2, turkmène 2, allemande 1, bulgare 1, roumaine 1, autrichienne 1, ouzbèke 1, moldave 1, arménienne 1, géorgienne 1, albanaise 1.
 
Au cours de la période d’application de 24 ans, les raisons de la détention des femmes sont dues à la guerre dans 168 cas, des raisons politiques dans 486, des raisons judiciaires 139.
 
36 demandes déposées au cours de la dernière année
 
Dans le rapport, le nombre de demandes déposées au cours de la dernière année a été enregistré à 36. Le viol représentait 6 de la demande, le harcèlement sexuel pour 30 (7 femmes ont été soumises à des fouilles à nu).
 
Parmi les auteurs de crimes de l’année dernière, le nombre de policiers a été de 23. En outre, le rapport énumérait 10 gardiens de prison, 2 autres agents publics, 1 membre des renseignements turcs (MIT).
 
Les femmes kurdes qui ont déposé une demande pour violences sexuelles sont au nombre de 22. D »autres demandes ont été déposées par 11 femmes turques, 1 arabe, 1 géorgienne et 1 albanaise. Parmi les motifs de détention, 34 femmes ont été arrêtées pour des motifs politiques et 2 pour des motifs judiciaires.