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Conférence sur le Rojava et la révolution des femmes à l’Université de Strasbourg

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STRASBOURG – Le Rojava et la révolution des femmes sont au centre de l’attention des jeunes femmes européennes. Une conférence sur le Rojava et la révolution des femmes s’est tenue à l’Université de Strasbourg. Les intervenantes ont parlé de la lutte du peuple kurde et des fondements féministes de la confédération démocratique du Rojava comme un exemple de gouvernance révolutionnaire et féministe.
 
Les invitées de la conférence organisée par la structure féministe «FEMFEST» formée par des groupes féministes de l’Université de Strasbourg étaient les militantes du collectif Zin pour la femme, Zozan Alxas et Sevil Tolhildan.
 
Lors de la conférence tenue dans la salle de conférence MISHA sur le campus universitaire, le public venu en grand nombre a pu avoir des informations sur l’émergence de la révolution du Rojava, la lutte des femmes kurdes, l’idéologie de la libération des femmes et la Jinéologie (sciences des femmes).
 
Les intervenantes ont présenté l’histoire de la révolution des femmes kurdes – en particulier le rôle du PKK – du PAJK (Parti des Femmes Libres du Kurdistan) aux unités de défense des femmes (YPJ) .
 
Dans les discours soulignant que les femmes kurdes luttent aux plus hauts rangs de la guerre contre l’Etat islamique, les intervenantes ont souligné que l’architecte de l’idéologie qui a vaincu l’Etat islamique était le chef du peuple kurde Abdullah Öcalan.
 
Lors de la conférence, au cours de laquelle le paradigme fondé sur l’égalité des sexes, l’écologiste, la démocratie et l’égalité des droits a également été discuté, il a été souligné que le Rojava était toujours sous le menace d’occupation par l’État turc, avec le soutien international.
 
L’État turc a mené sa première attaque d’invasion contre le Rojava en 2018 avec le soutien de Poutine contre Efrin, car l’espace aérien d’Afrin était sous contrôle russe.
 
Les intervenantes ont rappelé la présence des internationalistes du monde entier qui se battent côte à côte avec le peuple kurde du Rojava et que la révolution du Rojava est la preuve qu’ « un nouveau monde est possible » alors que le capitalisme est en crise.
 
Après la conférence, un documentaire intitulé “Kurdistan, la guerre des filles” réalisé par Mylène Sauloy a été projeté.
 
Le documentaire, qui commence avec la vie de Sakine Cansiz, co-fondatrice du PKK qui a été assassinée à Paris le 9 janvier 2013, raconte la résistance des femmes kurdes.
 
La conférence s’est poursuivie par une séance de questions et réponses après la projection du documentaire.
 
Enfin, les intervenantes ont invité le public à participer au meeting qui se tiendra à Strasbourg le 15 février à l’occasion du 21e anniversaire du complot international ayant conduit à l’arrestation d’Abdullah Ocalan.
 

ROJAVA. Des produits de base à prix réduit en réponse à la crise financière

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SYRIE / ROJAVA – Kobanê est particulièrement touchée par la crise économique, car la route artérielle M4 qui la relie au reste du nord et de l’est de la Syrie a été coupée par l’invasion turque.
 
L’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie a annoncé qu’elle commencera à vendre du thé, du sucre, du riz, de l’huile, du lait maternisé et d’autres produits de base subventionnés à prix réduit.
 
Il s’agit d’une mesure sans précédent, prise en réponse à l’aggravation de la crise financière en Syrie.
 
Bien qu’elle distribue depuis longtemps du pain et du diesel à prix contrôlés, l’Administration hésitait auparavant à s’immiscer dans l’économie de marché du nord et de l’est de la Syrie. Il jouera désormais un rôle plus actif. 
 
Ahbid al-Mibash, coprésident du plus haut conseil de l’administration autonome, a déclaré:
 
« Ces articles essentiels seront distribués à la population à un prix raisonnable, avec le soutien de l’administration. Il n’y aura aucun changement dans le prix du pain, de l’huile ou des véhicules. »
 
Le premier centre de ce type distribuant des produits essentiels à prix réduit a déjà ouvert ses portes à Kobanê. Kobanê est particulièrement touchée par la crise économique, car la route artérielle M4 qui la relie au reste du nord et de l’est de la Syrie a été coupée par l’invasion turque.
 

TURQUIE. Vers le « mariage » des mineurs avec leurs violeurs ?

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TURQUIE – Une loi qui permettrait aux hommes accusés d’avoir des relations sexuelles avec des filles de moins de 18 ans d’éviter d’être punis s’ils épousent leurs victimes doit être présentée au Parlement turc.
 
Le projet de loi controversé surnommé « épouse ton violeur », que les législateurs prévoient de présenter au parlement turc à la fin du mois de janvier, a suscité la fureur des militants des droits des femmes et des enfants dans le pays. Les militants considèrent cette loi comme la légalisation de la pédophilie. 
 
Selon le Parti démocratique des peuples (HDP), qui exhorte le gouvernement à retirer ce projet de loi, cette loi, non seulement légitime le mariage d’enfants et l’égalise le viol, mais ouvre également la voie aux abus et à l’exploitation sexuelle des enfants.
 
Un projet de loi similaire a été rejeté en Turquie en 2016 après l’indignation nationale et mondiale.
 
Les Nations Unies (ONU) ont averti que le projet de loi créerait un paysage d’impunité pour les mauvais traitements infligés aux enfants et rendrait les victimes vulnérables aux mauvais traitements et à la détresse de leurs agresseurs. (IndependentI)
Image via Evrensel 
 

PARIS. Conférence de presse sur l’utilisation par la Turquie d’armes chimiques au Rojava

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PARIS – Le lundi 27 janvier, une conférence de presse sur l’utilisation par la Turquie d’armes chimiques au Rojava aura lieu à la Mairie du 2e arrondissement de Paris en présence du médecin Abbas Mansouran*, microbiologiste et épidémiologiste qui a été au Rojava, et de Khaled Issa, représentant du Rojava en France.
 
Le médecin Abbas Mansouran, qui a examiné les blessés sur place, au Rojava, avait conclut que le phosphore blanc et d’autres armes chimiques inconnues ont été utilisés par la Turquie dans son offensive armée visant à envahir la région kurde.
Le médecin irano-suédois Abbas Mansouran, qui a une grande expérience des armes chimiques, a travaillé comme volontaire au Rojava. Il a rédigé un rapport dans lequel il décrit l’utilisation d’armes chimiques par l’armée turque au Rojava, dans le nord de la Syrie, lors des attaques d’invasion lancée à partir de 9 octobre 2019.
 
La conférence de presse est organisée par le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F). Pour y assister, vous devez vous inscrire par mail à l’adresse info@cdkf.fr.
 
RDV le lundi 27 janvier, à 11 heures
Mairie du 2e arrondissement
Salle des expositions
8 Rue de la Banque
75002 PARIS 
 

TURQUIE. Jeûne de la mort contre la persécution des musiciens de Grup Yorum

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TURQUIE – Il faut agir avant que les musiciens de Grup Yorum perdent la vie. C’est le cri d’alarme de l’Association du barreau d’Istanbul, la Chambre médicale d’Istanbul, l’Initiative des artistes et l’Assemblée artistique qui ont publié une déclaration conjointe et appelé les autorités à agir de manière responsable dans le traitement de la grève de la faim (transformée en jeûne de la mort) des membres du groupe de musique Grup Yorum.
Depuis 220 jours, deux membres du Group Yorum, sont en grève de la faim contre l’interdiction de leurs concerts et pour mettre fin aux pressions et aux poursuites visant le Grup Yorum.
 
Helin Bölek et İbrahim Gökçek, membres du groupe de musique turc Grup Yorum, sont en grève de la faim depuis le 16 mai 2019 en raison des restrictions à leur liberté d’expression artistique imposées par les autorités. En raison des chants politiques de Grup Yorum, le gouvernement turc a considéré les membres comme des terroristes et a emprisonné plusieurs membres du groupe pour « appartenance à une organisation terroriste ».
 
Le guitariste du Grup Yorum, İbrahim Gökçek et 5 autres membres du groupe ont été placés par la Turquie sur la liste des «terroristes les plus recherchés». Il y a une récompense de 300 000 lires turques (46 000 euros) pour chacun d’eux. Gökçek est emprisonné depuis près de 2 ans sur la base d’une déclaration de «témoin secret» et sans acte d’accusation ni audience.
 
L’accusation portée contre Gökçek demande la prison à vie pour le musicien. Parmi les preuves se trouvent également les « archives » de la Direction de la lutte contre le terrorisme, vieux de 15 ans.
 
La musicienne Bahar Kurt a suspendu sa grève de la faim tandis que le guitariste İbrahim Gökçek et la chanteuse Helin Bölek ont ​​transformé leur grève de la faim en un jeûne de la mort. Bahar Kurt et Helin Bölek ont ​​été libérées de prison fin 2019.
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La plateforme Freemuse appelle à la libération des musiciens de Grupe Yorum. « La liberté d’expression artistique est un droit de l’Homme, reconnu et garanti par l’autorité turque. Mais ce droit à la libre expression des artistes du Grup Yorum a été violé de manière persistante au point que les artistes entament une grève de la faim de plus de 200 jours. Cela doit cesser. La Turquie doit respecter les droits de l’homme de son propre peuple. » a déclaré le directeur exécutif du Freemuse, Dr Srirak Plipat.
 
Les membres de Grup Yorum en grève de la faim demandent :
 
– La libération des membres du Grup Yorum et l’abandon des poursuites.
– Fin des descentes de police au Centre culturel d’İdil [à Okmeydanı, İstanbul], qui a été perquisitionné 10 fois en 2 ans
– Suppression des «listes de terroristes recherchés» du ministère de l’Intérieur sur les membres et sympathisants du Grup Yorum.
– Fin d’interdiction des concerts et des lieux des concerts du Grup Yorum
 
«Ils ont résisté à des demandes légitimes, ils veulent chanter librement leurs chansons qui luttent pour la justice sociale. İbrahim Gökçek, le guitariste emprisonné, a changé sa grève de la faim de 200 jours en un jeûne de la mort le 3 janvier. Bahar Kurt et Helin Bölek sont en grève de la faim depuis plus de 200 jours », a déclaré à Freemuse le comité de solidarité du Grup Yorum.
 
Le comité a en outre ajouté que «la mort approche des musiciens du Grup Yorum et leurs demandes doivent être acceptées. Les chansons ne peuvent pas être réduites au silence !»
 
Les demandes restent sans réponse alors que la santé des artistes est dans un état critique.
 
Bahar Kurt a suspendu sa grève de la faim
 
Helin Bölek est en grève de la faim depuis 218 jours
 
İbrahim Gökçek a transformé sa grève de la faim le 200 e jour en un jeûne de la mort. Aujourd’hui, il est au 220 e jour de grève de la faim et au 20 e jour du jeûne de la mort
 
Les plateformes Freemuse, Susma (Plateforme Ne te tais pas) et P24 (PLATFORM FOR INDEPENDENT JOURNALISM BAĞIMSIZ GAZETECİLİK PLATFORMU) pour le journalisme indépendant appellent les autorités turques à libérer les musiciens détenus, à mettre fin aux restrictions illégitimes à la liberté d’expression artistique du groupe et à accepter les demandes des artistes en grève. Freemuse, Susma et P24 se tiennent avec les membres de Grup Yorum et la déclaration de soutien au groupe de musique Grup Yorum par 134 intellectuels.

Les femmes forment une chaîne humaine à Amed pour dénoncer les féminicides

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« Les femmes ont des maris, des frères, des amants qui sont devenus des meurtriers. Les hommes deviennent des héros. Après que de nombreuses femmes aient été tuées, on entend souvent dire qu’il y avait une raison. Nous sommes ici, main dans la main pour la vie. Il n’y a « aucune raison » de tuer une femme. »
 
TURQUIE / BAKUR – Les femmes se sont réunies dans al ville kurde d’Amed et ont organisé une chaîne humaine contre les féminicides.
 
Des femmes se sont rassemblées dans le quartier de Yenişehir Ofis à Amed et ont organisé une chaîne humaine pour attirer l’attention sur le meurtre de Merve Demirkol et d’autres femmes tuées par leur mari.
 
La chaîne humaine a été promue par la Plate-forme des femmes de Dicle – Amed (DAKAP).
 
La députée du Parti démocratique des peuples (HDP), Remziye Tosun, les dirigeants des provinces et des districts du HDP Amed (Diyarbakir), les mères de la paix, les femmes et les enfants, le parti socialiste (ESP) se sont réunis malgré la forte présence policière.
 
Les femmes ont scandé des slogans et demandé justice pour les femmes assassinées. Ayla Akat, membre du conseil d’administration de l’Association des femmes Rosa, a déclaré: « Les femmes ont des maris, des frères, des amants qui sont devenus des meurtriers. Les hommes deviennent des héros. Après que de nombreuses femmes aient été tuées, on entend souvent dire qu’il y avait une raison. Nous sommes ici, main dans la main pour la vie. Il n’y a « aucune raison » de tuer une femme. »
 

PARIS. Aram Tastekin rejoue son spectacle « Happy Dreams, une histoire kurde »

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PARIS – Bonne nouvelle pour ceux qui n’ont pas encore vu la pièce de théâtre d’Aram Taştekin, « Happy Dreams, une histoire kurde ». Aram va de nouveau monter sur scène le samedi 8 février à Paris. Un spectacle drôle et tragique à ne pas rater !
 
Dans « Une histoire kurde », Aram Tastekin nous emmène dans son village montagneux de Xarabguryan, au fin fond du Kurdistan, où un gamin de 6 ans découvre que sa langue maternelle est interdite, qu’être Kurde l’est également. Il voit un de ses cousins rejoindre la guérilla kurde. Il apprend que, bien qu’il s’appelle Aram, il est « Ikram » pour l’Etat turc, que même la montagne de son village a deux « prénoms », un en kurde, l’autre en turc… Aram assiste à l’incendie de son village par les soldats turcs qui vident le village.
 
Aram doit s’adapter à sa nouvelle vie citadine à Diyarbakir (Amed). Un fois ado, il part en cachette à Antalya où il travaille comme animateur pour enfants de touristes dans le grand hôtel « Happy Dreams ». Un voyage qui se termine quand Aram rencontre une troupe de théâtre kurde… 
Aram joue sa pièce en français, après seulement deux ans d’apprentissage de cette langue qui lui était inconnue jusqu’alors.
 
Acteur : Aram Tastekin
Ecriture et mise en scène : Elie Guillou
Musique : Neşet Kutas
Assistanat à la mise en scène : Noémie Regnaut
 
Avec le soutien de l’Atelier des Artistes en Exil et de la SACD
 
Prix d’entrée : de 8 à 5 euros (tarif réduit/solidaire)
 
RDV le samedi 8 février 2020, à 20 heures
12 rue de l’Echiquier
75010 Paris
Image Firat Berti
 

Les Kurdes, leur lutte de libération et le radicalisme religieux kurde

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Quand on parle du peuple kurde apatride, on évoque souvent, sinon toujours, la lutte de libération kurde féministe avant-gardiste (comme on le fait avec le Rojava), mais presque jamais des conflits religieux entre les Kurdes de confessions différentes ou entre ceux qui mettent en avant leur kurdicité versus ceux qui se définissent avant tout selon leur religion et qui « mettent de côté » ou « oublient » leur kurdicité, en déclarant être « Musulmans », « Alévis », « Yézidis », « Yarsans »… Pire encore, alors que les groupes kurdes comme le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), et le PYD syrien et les autres mouvement kurdes en Iran et en Irak ont privilégié la laïcité depuis des décennies, en face, l’Etat turc a soutenu la création de mouvances islamistes radicales kurdes qui ne font rien envier à l’Etat islamique. La plus célèbre et la plus ancienne étant le « Hezbollah turc/kurde ».
 
Dans sont article « Conflits et radicalités au Kurdistan », Lucas Alves Murillo s’est attelé à ces deux facettes de la société(s) kurde(s), en rappelant que « La question religieuse est bien souvent inexistante lorsque l’on évoque la « mouvance kurde » et le Kurdistan de manière générale. Preuve en est, les cartes apparaissant dans la presse et faisant systématiquement cohabiter kurdes, chiites et sunnites, dissociant de fait ces entités. Quel est le rapport des Kurdes au fait religieux et la place de ce dernier dans les conflits en cours ? »

« Article intéressant qui pointe surtout le Kurdistan autonome (« trois générations de djihadistes sont nées et se sont développées depuis le Kurdistan irakien ») et la responsabilité des dirigeants kurdes de la région plus intéressés par leurs propres intérêts que celui de leur population et qui ont poussé des jeunes déclassés dans les bras de l’islamisme politique, (on connait le même phénomène avec la montée de l’extrême droite en Europe).Cette radicalisation n’a pas le même impact en Turquie et en Syrie du fait d’une perspective politique portée par le PKK et le PYD parce que justement ces organisations pourtant traitées de terroristes par les occidentaux, mettent en avant la laïcité et le respect des croyances de chacun et redonnent au peuple son rôle de citoyen actif dans la construction d’une démocratie basée sur le communalisme. » (commentaire de S. Y.)
 
A lire « Conflits et radicalités au Kurdistan » sur Mediapart
 
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Ballast: Le Rojava n’est pas mort

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SYRIE / ROJAVA – Non, la révolution du Rojava n’a pas été achevée par l’invasion turque, heureusement. On l’avait écrit il y a environs dix jours: l’administration autonome du Rojava n’a pas disparue avec les attaques de la Turquie débutées en octobre 2019. L’administration autonome fonctionne pleinement, malgré les attaques de la Turquie. Bien que nombreuses personnes imaginaient que les responsables du Rojava allaient devoir céder la région autonome au régime syrien d’Assad devant l’invasion turque, jusqu’à présent, les peuples de la Syrie du Nord et d’Est résistent à l’invasion tuque, tout en s’auto-gouvernant et refusant la main-mise du régime central sur le système démocratique mis en place envers et contre tous.
 
Le 11 janvier dernier, lors d’un débat* organisé à Paris par une association amazigh, le journaliste Chris Den Hond avait déclaré que l’attaque militaire turque contre le Rojava avait « renforcé le vivre ensemble entre les peuples du Rojava », à savoir, les Kurdes, Arabes, Turkmènes, Syriaques, dans 30% des territoires syriens contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Il avait assuré le public en déclarant que le système démocratique de gouvernance mis en place au Rojava continuait à fonctionner et que le retour des forces du régime sur la ligne de la frontière séparant le Rojava de la Turquie n’avait en rien altéré ce système de gouvernance avant-gardiste. Il a insisté sur le fait que les habitants du Rojava refusaient que leurs jeunes soient enrôlés dans l’armée arabe syrienne, préférant rester dans les rangs des FDS. Idem pour l’éducation, chaque communauté ayant aujourd’hui le droit d’avoir un enseignement dans sa langue maternelle, en plus de l’arabe qui est la langue nationale de la Syrie… Ils refusent le système d’éducation actuelle dans la Syrie contrôlée par Assad où seule la langue arabe est autorisée…
 
Dans un long article signé Sylvain Mercadier, la revue Ballast confirme nos dires à travers le témoignage d’un de ses journalistes qui revient tout juste du Rojava.
 
Image ANF
*L’émission / débat du 11 janvier, auquel Chris Den Hond, Baqer Kurdo, un membre de la Représentation du Rojava en France, et Mylène Sauloy, réalisatrice de nombreux documentaires, notamment du « Kurdistan, la guerre des filles » qui met en lumière la lutte des femmes kurdes contre DAECH (l’Etat islamique), ont participé a été réalisée par l’association Tamazgha au Café solidaire de la radio Fréquence Paris plurielle (FPP). Elle sera diffusée prochainement par FPP.

Sortie du nouvel album de la chanteuse kurde Rewşan Çeliker

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« Où que vous soyez, en Afrique en Asie ou dans un quelconque pays dont vous ne comprenez pas la langue, le musicien que vous écoutez a ce pouvoir de vous envoûter par son art… N’est-ce pas là une preuve de l’universalité de la musique, permettant de véhiculer des sensations alors même qu’on ignore le sens du texte ? »

Rewşan Çeliker, la musicienne kurde à la voix soyeuse vient de sortir un nouvel album.
 
Rewşan est une femme au parcours atypique touche à tout. Elle est diplômée en psychologie, en études de cinéma, elle a une carrière de réalisatrice et d’actrice et enfin une chanteuse à la voix soyeuse jouant du violon et de l’alto. 
 
La brillantissime Rewşan vient de sortir son deuxième album « TOV » (Semence) avec le groupe « Ethnic Music ». Après le succès qu’a connu son premier album « Ax Lê Wesê », elle nous a concocté un merveilleux second album « TOV », en étroite collaboration avec CK Music Production.
 
Dans cet album, au-delà de chansons inédites, reprises d’Ahmet KAYA et Mirady DOGAN, on y trouvera également des morceaux écrit s et composés par Rewsan. Mais le projet ne se limite pas à cela, puisqu’on y trouve des vers et des rimes de pionniers de la littérature kurde (kurmandji) tels que Kamuran Ali Bedirhan, Fêrikê Ûsiv ou encore Aram Tigran. Dix morceaux sont donc exclusivement consacrés à la beauté de cette langue qu’est le kurde.
 
Que trouve-t-on dans « TOV » ?

Le projet « TOV » puise son inspiration dans notre passé, passé emprunt d’un grand attachement aux aventures idylliques… TOV tente alors d’exprimer par la musique cette pureté et naïveté qui se dégage de l’amour d’antan… Un projet musical qui transmet à l’auditeur toute la pureté des idylles d’antan et l’espoir de leur réalisation à l’avenir, et tout cela sur un ton lyrique et romantique.
 
TOV est le fruit d’un travail de très longue haleine, réalisé sous la direction musicale d’Hakan Gurbuz. Gurbuz décrit le projet en ces termes : « Où que vous soyez, en Afrique en Asie ou dans un quelconque pays dont vous ne comprenez pas la langue, le musicien que vous écoutez a ce pouvoir de vous envoûter par son art… N’est-ce pas là une preuve de l’universalité de la musique, permettant de véhiculer des sensations alors même qu’on ignore le sens du texte ? En ce qui nous concerne, nous venons d’une région très riche sur le plan mélodieux, et sommes ravis de vous présenter ce projet, qui peut être écouté à travers le monde entier… »
 
TOV, est un album mêlant les instruments traditionnels à des instruments plus modernes, de sorte à pouvoir le caser dans la catégorie musicale du Folk Progressif, qui en fait une musique mondiale. C’est avec beaucoup d’amour, de passion, et de sacrifices que le projet a abouti. Au-delà de la sublime voix de Rewsan, d’importants noms de la scène musicale ont contribué à la réalisation de l’album, tels que Cenk Erdogan à la guitare, Coskun Karademir au Kopuz (instrument traditionnel) ainsi que Omer Arslan au davul (instrument traditionnel). Mais aussi, Ismail Altunbas (percussions), Umut Senyaylar (violon), Hazal Akkerman (au violoncelle), Bekir Sahin Baloglu (oud), Onur Nevsehir (clavier), et Erdi Aslan (clarinette).
 
Quant au mix et mastering, c’est au professionnalisme d’Evren Arkman qu’a fait confiance l’équipe, après avoir effectué les enregistrements aux studios Drum And Bass, Mixhane, Studyo UnDo ainsi que dans le Home-studio de Rewsan. Le style universel, atypique de Rewsan, s’apprête à vous emporter vers un long voyage musical.
Le concert de lancement est prévu à Istanbul le 29 octobre 2020 sur la scène du « Moda Sahne ».
QUİ EST REWŞAN ?
 
Rewsan est née à Tatvan, district de la province de Bitlis, dans le Kurdistan du Nord (à l’intérieur des frontières de la Turquie). Après avoir été diplômée en psychologie à l’Université d’Ankara, elle s’est lancée en 2017 dans des études cinématographiques à l’Université de Bahçesehir (Master).
S’agissant de son parcours musical, elle a commencé à recevoir des cours de violon et de théorie musicale à l’école de musique « Caglar » à Ankara. Par la suite, elle a reçu un enseignement de violon et d’alto à l’école des beaux-arts « Pera ». Elle a participé à de très nombreux festivals musicaux, et ce à travers toute la Turquie, notamment avec l’orchestre de Pera Jazz, l’orchestre de Haliç et ITU, « Cagdas Muzik Toplulugu » ou encore le « Istanbul Film Muzikleri Orkestrasi ». Elle a joué avec les groupes Akustic Moods et Horizon en tant que chanteuse et violoniste.
En 2011, elle a participé à un projet culturel à l’initiative de l’Union européenne, avec le fameux chef d’orchestre Aram Tatalyan. Par ailleurs, elle a de nombreuses apparitions au cinéma, qu’il s’agisse de films, de documentaires ou de séries télévisées. Son répertoire musical est très particulièrement inspiré des années 1930 (archives de musique kurde de la radio d’Erevan et de Bagdad) ainsi que du célèbre compositeur arménien Gomidas Vartabed. Rewsan se produit sur scène également dans toute l’Europe.
Article préparé par Sedat Ulugana
 
Travaux :
* En 2019, elle a partagé 4 singles : « Kirasê Te », « Azîzakam », « Bingol » et « Desmala Min ».
* Son premier album « Ax Lê Wesê » publié en 2018 était composée de morceaux auto-produits, en home studio.
* En 2014, elle a réalisé un documentaire « Dengên Bakûr » (Sons du Nord) relatif au sort des femmes kurdes.
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Rewsan Directeur
Büşra Tatar: +9005546661891 / rewshan.celiker@gmail.com
Liens connexes:
Website: www.rewsanceliker.com
Youtube: https://www.youtube.com/rewsanceliker
Facebook: https://facebook.com/rewsanceliker
İnstagram: https://www.instagram.com/rewsanceliker
Twitter: https://twitter.com/rewsanceliker
 
AX LÊ WESÊ Album https://music.apple.com/us/album/ax-le-wese/1462322301
KIRASÊ TE Single https://music.apple.com/us/album/kirase-te-single/1463854029
AZIZAKAM Single https://music.apple.com/us/album/azizakam-single/1463854218
BINGOL Single https://music.apple.com/us/album/bingol-single/1462925502
DESTMALA MIN Single https://music.apple.com/us/album/destmala-min-single/1463873236
 

Foza Yusif : Afrin est un problème pour toute la Syrie

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SYRIE / ROJAVA – Yusif : « Non seulement les membres du PYD sont partis d’Afrin. Les membres d’ENKS ne peuvent pas non plus y séjourner. Il n’y a aucune possibilité d’y vivre si vous êtes kurde. »
 
Foza Yusif, membre du comité exécutif de TEV-DEM (Le Mouvement pour une société démocratique, organisation faîtière de gauche du Rojava) était l’invitée du journaliste Derviş Eren sur Medya Haber. Répondant aux questions du journaliste, Yusif a évalué la résistance d’Afrin, les efforts pour construire l’unité nationale et la crise libyenne.
 
Il y a une attitude contraire à l’éthique envers Afrin
 
Parlant de la deuxième année de l’invasion d’Afrin, Yusif a déclaré: « Les puissances internationales ont joué les trois singes en ce qui concerne l’occupation d’Afrin. Il y a une attitude très contraire à l’éthique envers la résistance à Afrin. Le problème d’Afrin est également le problème de la Syrie. »
 
Yusif a souligné que les pratiques de génocide se poursuivaient depuis deux ans sans interruption.
 
Yusif a poursuivi: « Les habitants d’Afrin sont très fidèles à leur terre. Ces gens résistent pour leur terre depuis Shehba depuis deux ans. Ils voient tout ce qu’ils ont laissé lorsqu’ils ont été forcés de fuir leurs maisons. Les habitants d’Afrin sont déterminés à revenir. »
 
Yusif a rappelé les paroles d’une femme de Deir Ez-zor lors d’une réunion à laquelle elle a assisté. Une femme avait déclaré: « Serêkaniyê a été touchée mais nous avons été blessés. »
 
Yusif a ajouté: « Cette déclaration montre l’engagement et le partage entre les peuples. Une unité culturelle, sociale et politique a été réalisée sous le toit de l’administration autonome. C’est un mode de vie qui a été adopté par les Arabes, les Kurdes et les Assyriens. C’est un modèle qui façonnera le Moyen-Orient. »
 
Évaluant le niveau des efforts vers l’établissement de l’unité nationale, Yusif a déclaré: « Le peuple kurde a créé une unité spirituelle en termes d’unité nationale. Non seulement les membres du PYD sont sortis d’Afrin. Les membres d’ENKS ne peuvent pas non plus y rester. Il n’y a pas de possibilité d’y vivre si vous êtes kurde. Il n’y a pas de différence entre les Kurdes aux yeux de l’ennemi. Tous les Kurdes sont les mêmes et donc tous sont visés. Le peuple l’a compris. Les attaques d’invasion ont sensibilisé et sensibilisé la population nationale. »
 
Les attaques de Shengal sont la continuité de ce que DAECH avait commencé
 
Yusif avait ceci à dire à propos des frappes aériennes de l’État turc contre Şengal : « Zerdeşt Şengali était un Kurde qui a échappé à l’épée de l’Etat islamique. C’est pourquoi ils le qualifient de » terroriste « dans les gros titres. Cependant, Zerdeşt est né là-bas, a grandi là-bas et par coïncidence échappé au massacre de l’Etat islamique. Les membres de l’Etat islamique n’ont pas pu tuer Zerdeşt. Mais l’Etat turc a achevé le génocide commencé par l’Etat islamique. »
 
La Turquie et la crise en Libye
 
Parlant de la Libye, Yusif a déclaré: « La Libye ne devrait pas accepter la Turquie comme garant. La Turquie veut transformer la Libye en une nouvelle Syrie ».
 
Yusif a poursuivi: « Quel était le rôle de la Turquie en Syrie? La Turquie devrait-elle apporter la paix en Libye? La Turquie est un belliciste. Quel genre de garant de la paix peut-il être ? »
 
Déclarant que les Libyens devraient tirer les leçons de ce qui s’est passé en Syrie, Yusif a ajouté: « La situation en Syrie ne devrait pas se répéter en Libye. La Libye devrait garder la Turquie loin de ses côtes, [ou] elle deviendrait une deuxième Syrie. »
 

PYD : Afrin sera libérée

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SYRIE / ROJAVA – Il y a deux ans, la Turquie a débuté son opération d’invasion d’Afrin. A l’occasion du deuxième anniversaire de cette occupation, le PYD a promis la libération d’Afrin et que cela allait provoquer le début de l’effondrement de l’Empire néo-ottoman.
 
L’invasion du canton kurde d’Afrin, dans le nord de la Syrie, par l’État turc a commencé le 20 janvier 2018 et toute la région a été occupée en mars. A l’occasion de ce triste anniversaire, le PYD (Parti de l’Union Démocratique) a rappelé qu’Afrin avait été capturée avec des armes de l’OTAN et qu’une résistance incomparable contre la destruction turque s’était dressée.
 Daxuyaniya partiya me di derbarê salvegera duyemîn a êrîşa Tirkiyê li ser Efrînê de
Voici la déclaration du PYD :
 
« L’ennemi a méconnu toutes les lois interdisant les attaques contre la population civile. Des milliers de des personnes ont été tuées ou blessées. Plus de 300 000 personnes ont dû quitter leur domicile en raison de l’occupation.
 
Pendant et après l’occupation, l’État turc a commis des crimes contre l’humanité. Les familles des mercenaires ont été installées dans les maisons. Les biens culturels ont été pillés, les arbres abattus et les maisons incendiées. Pour empêcher que ces violations des droits et les crimes de l’État turc ne soient rendus publics, les journalistes et les organisations de défense des droits de l’Homme se voient interdire l’accès à la région. Les personnes déplacées d’Afrin sont attaquées à Shehba. La cruelle attaque contre les enfants de Tal Rifat est la plus grave preuve des crimes turcs.
 
Néanmoins, les habitants d’Afrin continuent de résister et d’attendre le jour où ils pourront retourner dans leurs pays d’origine. Afrin a été la première étape du plan de l’État turc d’occuper tout le nord de la Syrie. Avec l’opération lancée le 9 octobre 2019, Serêkaniyê et Girê Spî ont été occupés. Tous les Kurdes et les forces du Kurdistan doivent unir leurs forces contre cette politique. Notre parti se sent responsable de mener la lutte pour la libération (…). La libération d’Afrin sera le début de l’effondrement de l’empire néo-ottoman. »