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CUISINE. Caviar d’aubergine

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Même pendant le confinement dû au coronavirus, on doit se nourrir, si possible sainement car nous avons de très beaux projets en cours autour des Kurdes et du Kurdistan. Alors, aujourd’hui, on a fait du caviar d’aubergine et on a voulu partager la recette avec vous.
 
Ingrédients:
 
2 aubergines
1/2 citron
1 gousse d’ail
Crème de sésame
persil plat
piment ou poivre
sel
 
Préparation:
 
Coupez en rondelles les aubergines après les avoir épluchées.
Faites les cuire pendant une dizaine de minutes dans une marmite couverte. (Il faut qu’elle s’écrasent sous les dents d’une fourchette.)
Pressez le jus d’un demi citron et la gousse d’ail.
Egouttez vos rondelles d’aubergine et écrasez-les dans une assiette plate à l’aide d’une fourchette jusqu’à obtenir une sorte de purée.
Versez votre « purée » d’aubergine dans un saladier et ajoutez-y le jus de citron ainsi que l’ail pressé. Assaisonnez le tout avec une c-à-s de crème de sésame, du sel, du piment, du persil ciselé et de l’huile d’olive… (Vous pouvez le manger en tartine en apéro.)
 
Nosican be / bon appétit

CUISINE. Riz au lait vegan

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Chèr-e-s confiné-e-s, pendant qu’on trime à longueur de journée à Kurdistan au féminin, nous avons des ami-e-s qui profitent du confinement dû au coronavirus, pour se lancer dans des cours de cuisine (ou des cours de langue pour apprendre le kurde en ligne). Une de ces chanceuses personnes vient de nous envoyer sa recette gourmande du riz au lait vegan. Alors, on l’a partage avec vous, en espérant qu’on aura un jour, non pas la recette mais le dessert lui-même.
 
Ingrédients pour 4 personnes:
 
1 litre de lait d’amande
100 gr de riz
1 sachet de sucre vanille
5 cuillère à soupe de sucre
1 c-à-c de cannelle en poudre
 
Préparation:

Rincez à l’eau votre casserole afin que le lait ne colle pas au font. Versez-y le lait, le sucre, le sucre vanillé, la cannelle ensemble. Mélangez le tout et attendez jusqu’à ce que le lait commence à bouillir.
A feu doux, cuisez le riz pendant 30 minutes, en le remuant de temps à autre.
Versez-le dans des bols et laissez-le refroidir pendant 4 heures.
 
Nosican be / Bon appétit

Demirtas visé par une nouvelle farce judiciaire alors qu’il est menacé par le COVID-19

TURQUIE / BAKUR – La « justice » turque vient de lancer de nouvelles poursuites judiciaires contre le politicien kurde Selahattin Demirtas pour des discours qu’il a prononcés il y a 8 ans… alors que le coronavirus tue dans les prisons turques où plus de 50 000 prisonniers politiques attendent la mort.
 
Le Parlement turc a adopté le 14 avril une loi qui permettra la libération de 90 000 prisonniers afin de réduire la surpopulation carcérale, mais 50 000 prisonniers politiques sont exclus de cette loi inique.
Alors que la pandémie du coronavirus fait des ravages en Turquie et au Kurdistan du Nord, plus de 300 000 prisonniers, dont 50 000 sont des prisonniers politiques englobant des journalistes, politiciens, artistes ou enfants kurdes, sont interdits de quitter la prison tandis que les autres condamnés dont des terroristes de DAECH sont libérés petit à petit et qu’il y a eu déjà 3 morts parmi les prisonniers…
 
Liberté pour tous les prisonniers politiques
 
Parmi ses prisonniers politiques kurdes, il y a Selahattin Demirtas, avocat, écrivain et politicien du HDP et du DBP, des dizaines de maires comme Gultan Kisanak et des artistes comme la chanteuse kurde Nûdem Durak, ou des mineurs kurdes dont le seul crime est d’affirmer leur identité kurde…
Les organisations de la société civile et les partis politiques d’opposition appellent les autorités turques à libérer tous les prisonniers avant que les prisons se transforment en morgues. En attendant, sur les réseaux sociaux, il y a des campagnes de tweets exhortant le pouvoir turc à libérer les prisonniers politiques. Deux de ces hashtags sont : #FreeThemAll #FreeNudemDurak

La presse kurde a 122 ans

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Le premier journal en langue kurde, « Kurdistan » a été fondé le 22 avril 1898, au Caire, par les frères Mikdad et Ebdulrehman, fils de Bedir Xan*, un notable kurde exilé. « Kurdistan » a été publié par des Kurdes chassés de l’empire ottoman.
 
La date de la création du journal « Kurdistan », fondé sous les auspices de la famille Bedirxan (BedirKhan), est célébrée comme étant le jour de la naissance de la presse kurde.
Le journal Kurdistan a émigré, après la 5ème édition, en raison de la situation politique en Egypte, d’abord à Genève, puis de nouveau au Caire et ensuite à Genève via Londres et Folkestone.
 
Le journal comportait quatre pages. Initialement, les éditeurs avaient l’intention d’enseigner les connaissances kurdes sur l’éducation et la culture.
 
La contribution culturelle la plus importante a été la publication de l’épique Mem û Zîn d’Ehmedê Xanî. Les contributions politiques consistaient en des articles contre la politique du sultan ottoman Abdülhamid II et le rôle des Kurdes dans ces politiques. Le journal avait averti les Kurdes de ne pas se faire avoir par Abdulhamid II lors du génocide arménien.
En avril 1902, le journal a cessé de paraître après 31 publications.
* Egalement avec cette orthographe : Bedir Khan

ALERTE. Le maire de Lavrio veut fermer les 2 camps de réfugiés kurdes en pleine pandémie du COVID19

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ATHÈNES – Le maire de Lavrio veut fermer les deux camps de réfugiés kurdes de la ville, à 60 km d’Athènes.
 
Les deux camps de Lavrio accueillant plus de 600 femmes, enfants et hommes, sont sous le menace du coronavirus. Mais, ils sont interdits d’aller au centre de soin de la ville tandis que le maire d’extrême-droite de la ville a décidé de fermer les camps plutôt que de protéger les réfugiés kurdes du coronavirus en leur apportant de l’aide…
 
Voici les détails de cette décision dangereuse en pleine épidémie du coronavirus (COVID-19), par Jacques Leleu :
 
« Le maire de Lavrio veut fermer les deux camps de réfugiés kurdes de la ville. Son opération s’inscrit dans la campagne menée depuis des années par les différents gouvernements qui se sont succédés en Grèce.
 
En juillet 2017, le gouvernement Syriza avait lamentablement cédé aux pressions du dictateur turc Erdogan. le meilleur ami de terroristes de DAESH. Il avait accepté de modifier le statut des camps entraînant l’ abandon des camps par la croix rouge grecque.
 
Depuis ce jour c’est la solidarité internationale qui vient en aide aux camps en matière de nourriture, matériel et médicaments.
 
Au delà de la raison politique qui pousse le pouvoir a vouloir faire disparaître les kurdes des dux camps il y a une sordide et juteuse opération immobilière. En effet, le camp principal se situe sur la place centrale de Lavrio.
 
Le maire mène donc une campagne calomnieuse contre les kurdes. Il laisse entendre que les kurdes sont un danger pour les habitants de Lavrio. Ils seraient (les kurdes) le principal vecteur de diffusion du COVID 19.
 
Ces propos racistes sont totalement faux. L’idée sous-jacente à cette attaque est que les kurdes sont culturellement incapables de se protéger. Ce sont donc eux qui sont désignés comme le danger et non l’incurie des autorités.
 
La réalité est toute autre.
 
Le maire particulièrement incompétent n’a pas été lui …. capable de protéger la population de sa ville. En avait-il seulement la conscience et la volonté ?
 
Lors de notre arrivée à Lavrio le 15 mars nous savions que la population était impactée par le COVID 19 (4 ou 5 cas). Nous étions inquiets ppur les réfugiés kurdes. En effet, si le COVID se développe dans les deux camps les conditions de vie précaires des réfugiés mettent leur vie en danger.
 
C’est pourquoi le collectif de médecins du centre de santé solidaire de Néa Philadelfia a élaboré un plan de prévention/confinement en 8 points.
 
Ce plan a été dès le 16 mars mis en application dans les deux camps.
 
Parmi ces points figuraient : le port de masques (en partie confectionnés par les réfugiés ), la désinfection systématique toutes les deux heures des parties communes (rambardes, poignées de porte, lieux sanitaires, équipement de chaque chambre en matériel autonome de désinfection, consigne de se laver à minima 10 fois les mains par jour , création d’une chambre de confinement, filtrage des entrées des camps et lavage obligatoire des mains a l’entrée des camps.
 
Le maire a t’il été capable de mettre en oeuvre de telles mesures dans la ville qu’il est censé « piloter » ? La réponse est claire: bien évidemment, non !
 
En outre, ce maire raciste à la mémoire courte. En effet, il a oublié que le 15 décembre 2019, 130 kurdes et solidaires internationaux du « convoi solidaire » ont remis au centre de santé public de la ville pour 15 000 euros de matériel médical et consommables. Ce matériel collecté en France et remis aux kurdes a été donné par ceux-ci au centre de santé en témoignage de solidarité avec la population grecque de Lavrio (voir les photos).
 
Ce sont donc les kurdes trahis, abandonnés par tous qui ont donné au service de santé public le matériel que le gouvernement grec et le maire de Lavrio n’ont été capables de fournir à leur population. Lorsque le 15 décembre nous avons remis , tous ensemble, le matériel le centre de santé municipal n’avait toujours pas reçu le budget de fonctionnement e l’année 2019.
 
Ces mêmes kurdes avaient prévus de renouveler l’opération de don de matériel médical en mars 2020. Malheureusement notre 5ème « convoi solidaire » a été bloqué par la pandémie.
 
La pandémie passée … le jour d’après … les kurdes pourront ils remettre ce matériel au centre de santé de Lavrio ? Les camps existeront-ils toujours ?
 
Pour conforter notre analyse, nous publions ci-dessous la lettre ouverte (adressée au maire et au conseil municipal par la doctoresse Emmy Koutsopoulou).
 
Mesdames, Messieurs,
 
Nous avons lu avec surprise la lettre du maire de Lavrio, M Louka envers les autorités compétentes dans laquelle il demande l’enfermement total des réfugiés qui vivent dans les deux centre de réfugiés estimant qu’ils sont des foyers de danger de contamination du SARS-COV2 dans la phase actuelle de la pandémie.

En espérant que la lettre de M le Maire, tout à fait compréhensible s’il n’a pas les informations adéquates, s’explique par son inquiétude, nous voudrions vous informer des mesures déjà prises par les réfugiés malgré leurs maigres possibilités financières et les limitations liées à lieu de séjour.
 
Il est un fait établi, que le séjour dans n’importe quel camps de réfugié mets en danger la santé tant mentale que psychique des gens et ceux bien avant la pandémie du Covid 19. Aujourd’hui encore plus.
 
Il est également un fait établi que dans cette pandémie, les réfugiés sont ceux qui ont la plus petite responsabilité mais nous n’allons pas aborder cet aspect de la question dans ce courrier.
 
Quelques jours après l’apparition des premiers cas de contamination dans notre pays, les résidents du camps ont essayé en coopération avec les médecins solidaires à mettre en place un protocole qui respecterait les directives du EODI (sécurité sociale) et en les adaptant là ou c’est nécessaire dans leur routine quotidienne.
 
Après une indispensable préparation et l’achat de matériel (qui a été payé par des associations solidaires en France et en Italie du Nord), les mesures ont été mises en application progressivement depuis trois semaines. Aussi depuis au moins 15 jours :
 
1)Tout le monde reste confiné dans le centre (camps de réfugiés).
 
– La responsabilité de l’approvisionnement de tous en nourriture est prise par un groupe de 4 personnes qui entrent et sortent du camp en suivant toutes les mesures de protection et en ayant sur eux les ‘formulaires’ de sortie dûment remplis.
 
– La sortie est gardée et contrôlée par les réfugiés eux mêmes
 
2) Le centre ne reçoit pas de visites.
 
3) Il y a un programme de promenade dans la cour avec des roulements de façon a ce que tout le monde puisse sortir prendre l’air (les espaces intérieurs sont désinfectés et aérés) sans que, dans la mesure du possible il y ait des regroupements de personnes
 
4)Dans le centre il y a un groupe de 4 personnes désignés pour désinfecter toutes les 2 heures les espaces avec une solution d’eaux de Javel d’1/10 tous les espaces communs.
 
Toutes les chambres ont été approvisionnées en eau de Javel et chacun est responsable pour nettoyer son espace.
 
5) On a réparé provisoirement les salles de bains communes de façon à ce que au lieu d’avoir une douche pour 50 personnes nous avons actuellement une douche pour 25 personnes. Des fournitures hygiéniques ont été données de façon à ce que les réfugiés puissent suivre les directives de se laver les mains au moins 10 fois par jour.
 
6) La température des résidents est prise régulièrement avec des thermomètres infrarouges
 
7) une chambre d’isolation a déjà été installé, des gants et des masques ont déjà été donnés de façon à ce que tous les cas symptomatiques soient isolés.
 
Nous estimons que grâce à cette gestion exemplaire pour l’époque, et pour les possibilités existantes, aucun cas de contamination n’est apparu (et ce n’est pas un hasard) dans les espaces qui fonctionnent sous la responsabilité des réfugiés dans votre région bien que de tels cas existent, malheureusement, dans d’autres camps et d’autres communautés non réfugiées.
 
En tout état de cause, nous sommes certains que les Kurdes vont continuer sans aucun écart le strict respect de ces mesures de façon à se protéger eux mêmes (car réputés être une communauté plus vulnérable que les autres ) tout comme le reste de la population de la région. En ce qui concerne le sentiment très fort de responsabilité et de solidarité de la communauté kurde vis à vis de la population qui les accueille, nous rappelons qu’il y a trois mois (15.12.2019) les réfugiés kurdes ont remis au centre de santé de Lavrio du matériel médical d’une valeur estimée à au moins 15.000 €
 
En espérant un changement d’attitude du Conseil Municipal vis à vis du centre d’accueil des réfugiés kurdes nous restons aux côtés de tous les habitants de Lavrio, grecs et étrangers. »
 
Emmy Koutsopoulou,
Médecin du Centre médico-social et autogéré de Néa Philadelphia

Les Kurdes de France solidaires du personnel soignant en première ligne face au COVID-19

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PARIS – Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) a lancé une campagne d’aide à destination du corps médical en pleine pandémie du COVID-19 en leur proposant des repas ainsi que la confection des masques artisanaux sur l’ensemble du terroir français.

Aujourd’hui, à l’initiative du Conseil démocratique kurde de France, des militants kurdes ont livré des repas, des boissons et plusieurs centaines de masques au personnel soignant de l’hôpital Paul Guiraud de Villejuif, en région parisienne.

Pour financer ses actions, le CDK-F appelle aux dons via la cagnotte lancée ici 

LANGUE. Apprendre le kurde en ligne

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LANGUE – A l’initiative de Kurdistan au féminin, des camarades ont mis en place des cours de langue pour apprendre le kurde (dialecte kurmancî) en ligne, dès ce soir (mardi 21 avril), jusqu’au 21 mai 2020.
 
Deux niveaux de cours sont proposés :
 
-Cours de kurmancî pour grands débutants francophones
-Cours de kurmancî niveau A-1 A-2 pour ceux qui veulent améliorer leur niveau du kurmancî

Voici le planning des cours pour débutants qui auront lieu du 21 avril au 21 mai :
 
Mardi 19h-20h (heure d’Europe centrale)
Jeudi 19h-20h
Samedi 19h-20h

Et le planning pour les faux débutants qui auront lieu du 21 avril au 21 mai :

Mardi 20h-21h (heure d’Europe centrale)
Jeudi 20h21h
Samedi 20h21h

Pour participer aux cours assurés par Nebiyê DÛRO, il faut envoyer un email à <apprendrekurde@gmail.com> avec les information suivantes à fournir :

Prénom:
Niveau souhaité:
Numéro de téléphone pour WhatsApp:

 

Nous allons réunir tous les participants dans deux groupes Watsapp pour leur envoyer le lien des cours qui auront lieu sur l’application ZOOM (et sur notre page Facebook Apprendre le kurde en ligne, si tout fonctionne comme prévu). Les cours seront enregistrés et mis en ligne par la suite.
 
Rojeke xweş ji bo wera / Belle journée à vous !
 
Kurdistan au féminin

MUSIQUE. « Le petit oiseau et le tyran », chanson pour Nudem Durak

Alors qu’on s’inquiète pour la vie de 50 000 prisonniers politiques qui sont abandonnés à la mort par le pouvoir turc tandis que le coronavirus (COVID-19) fait des ravage dans le pays, le musicien John Dierickx apporte son soutien à la chanteuse kurde Nudem Durak jetée en prison pour avoir chanté en kurde.
 
Cela fait 5 ans que la chanteuse kurde Nûdem Durak est en prison pour avoir osé chanter dans sa langue maternelle. (Pour rappelle, début avril, Hêlin Bölek, une autre chanteuse kurde, membre du Grup Yorum, est morte en grève de la faim car son groupe de musique contestataire est persécuté par le pouvoir turc.) Elle doit retrouver sa liberté en 2034. Un châtiment de 19 ans pour lui enlever le goût de chanter les chansons de son peuple… ou montrant la fausseté du discours officiel turc parlant de leurs « frères kurdes ».
 
« The little bird and the tyrant » (Le petit oiseau et le tyran) a écouter ici 
 
Voici les paroles de la chanson dédiée à Nudem (traduction française ci-dessous):
 
The little bird and the tyrant
(Song for Nûdem Durak)
 
Once there was a bird, her name was Nudem,
And she sang a beautiful song.
She made the children happy,
As they sang along.
 
In her land there lived a tyrant, mean and evil,
He never liked the singing of the bird.
He told his men to find her,
He wanted her song never to be heard.
 
The soldiers went into the mountains,
They went looking, in the south and the north.
They found her singing in a schoolyard,
Clipped her wings, so she couldn’t fly no more.
 
They went back to the castle of the tyrant,
He said “I want her under lock and key.
In the deepest darkest dungeon,
This little bird never shall be free”.
 
The little bird sang a song of freedom,
Alone in darkness she can’t do but cry.
Let’s raise our voice to free her,
So she can sing her songs again and fly.
 
Tell the tyrant we won’t keep silent,
This story must be told all over the world.
There are many more like Nudem,
And all their songs must be heard once more.
 
*******************************
 
Le petit oiseau et le tyran
(Chanson pour Nûdem Durak)
 
Il était une fois un oiseau, qui s’appelait Nudem,
Et elle a chanté une belle chanson.
Elle a rendu les enfants heureux,
En chantant.
 
Sur sa terre vivait un tyran, méchant et malfaisant,
Il n’a jamais aimé le chant de l’oiseau.
Il a dit à ses hommes de la trouver,
Il voulait que sa chanson ne soit jamais entendue.
 
Les soldats sont allés dans les montagnes,
Ils sont allés chercher, au sud et au nord.
Ils l’ont trouvée en train de chanter dans une cour d’école,
Lui ont coupé les ailes, l’empêchant de voler.
 
Ils sont retournés au château du tyran,
Il a dit : « Je la veux sous le verrou.
Dans le donjon le plus sombre et le plus profond,
Ce petit oiseau ne sera jamais libre ».
 
Le petit oiseau a chanté un chant de liberté,
Seule dans l’obscurité, elle ne peut faire autrement que de pleurer.
Élevons la voix pour la libérer,
Pour qu’elle puisse à nouveau chanter ses chansons et s’envoler.
 
Dites au tyran que nous ne nous tairons pas,
Cette histoire doit être racontée partout dans le monde.
Il y en a beaucoup d’autres comme Nudem,
Et toutes leurs chansons doivent être entendues une fois de plus.
 
musique : Jean Ritchie (The L&N don’t stop here anymore)
Paroles : John Dierickx

LÉGENDE KURDE : Şahmaran, la reine des serpents

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En ces temps coronavirussés où de nombreuses personnes se sentent désœuvrées, on s’est dit que la lecture de la légende kurde très connue « Şahmaran (la reine des serpents), serait une parenthèse douce en attendant les jours « meilleurs ».
 
Şahmaran (prononcer « Chahmarane ») est une créature mythique, moitié femme, moitié serpent, que l’on retrouve avec diverses variations chez les Kurdes, en Mésopotamie, en Asie mineure, en Irak et en Iran.
 
Le nom de Shahmaran vient des mots « Şah ê Mârân ». « Shah » est un titre donné aux rois perses, « ê » (de…) « mar » signifie serpent (au pluriel « maran » signifiant « serpents »).
 
La légende de Şahmeran est racontée depuis des siècles, surtout à Mardin, où il y aurait de nombreux serpents.
 
La légende de Şahmaran :
 
Un jeune homme aux épaules larges, à la peau foncée, d’une beauté rare au nom de Cansab (prononcer « Djansabe ») vivait dans la ville de Mardin où le temps s’était arrêté.
 
Un jour, Cansab entra accidentellement dans une grotte où vivent des milliers de serpents. L’intérieur de la grotte est si sombre que Cansab ne voit rien, entendant seulement le bruit de créatures qui l’entouraient. Alors qu’il attend désespérément, un rayon de lumière apparaît. Cansab, qui est ébloui par une faisceau de lumière qui s’approche de lui, remarque que des milliers de serpents: grands, petits, verts, noirs de toutes sortes, errent autour de lui. Les serpents ont tous la tête levée, regardant vers le faisceau de lumière. Lorsqu’il regarde dans la direction à laquelle ils sont tournés, Cansab est soudain figé. Il voit soudain le visage de la plus belle femme qu’il n’ait jamais vue dans sa vie. Quand il la regarde plus attentivement, il réalise que la femme a un corps de serpent. La femme-serpent se dirigeât vers lui, se tenant juste en face de lui, souriant, tendant la main vers lui. Et elle lui dit; N’ait pas peur de moi, Cansab. Je suis Şahmaran, la reine du pays des serpents. Aucun mal ne t’arrivera. Bienvenue dans mon royaume. Tu es maintenant mon invité. Maintenant allonge-toi et repose-toi. Ensuite, nous parlerons longuement. Sur ces paroles, Şahmaran repart comme elle était venue. Cansab se recroquevilla et dormit sur place, essayant de se débarrasser de l’horreur et de la confusion qu’il avait dû affronter avec la scène surnaturelle à laquelle il venait d’assister.
 
Lorsqu’il se réveilla le lendemain matin, Cansab se retrouva assis autours d’une table croulant sous des mets succulents, en face de Şahmaran. Il ne pouvait détacher ses yeux de Şahmaran, la regardant avec fascination.
 
Şahmaran lui dit: « Je connais tout sur la vie sur terre. Si tu veux, je te le dirai et elle commença à le raconter. Elle raconta, raconta, raconta pendant des jours. Au cours de ces conversations, on vit la naissance d’un des amours les plus nobles de l’histoire entre Cansab et Şahmaran. »
 
Des mois après, Şahmaran n’avait plus rien à raconter. De son côté, la vie sur terre et sa mère commencèrent à manquer à Cansab. Un jour, il n’arriva plus à se lever et ouvra sa pensée à Şahmaran. Lorsqu’elle appris que son bien-aimé s’ennuie avec elle et qu’il veut partir, Şahmaran essaya de le persuader pour qu’il reste avec elle. Cependant, alors que des jours passèrent, Şahmaran voit Cansab fondre de tristesse, alors, elle lui dit:
 
« Cansab, écoute-moi bien, écoute mes paroles. Je sais, si je te laisse partir, tu me trahiras et montreras ma place à d’autres personnes. Mais nous venons d’une terre ou l’amour ce vit jusqu’à la mort. Je ne peux pas supporter d’avoir pitié de t’aimer tant. Voilà pourquoi je te laisse partir. Mais je veux que tu me fasses une promesse. Pour rien au monde, n’entre pas dans l’eau avec d’autres personnes. »
 
Cansab embrassa Şahmaran avec joie et parti en jurant qu’il ne la trahira jamais.
 
Après avoir quitté la grotte de Şahmaran, Cansab retourna dans son village et a deviendra menuisier. De temps en temps, il se renda secrètement à la grotte retrouver Şahmaran. Cependant, ces jours heureux ne dureront pas longtemps.
 
Un jour, le roi du pays où Cansab vivait tomba sous l’emprise d’une maladie incurable. Tous les médecins du pays sont appelés à son chevet, mais ils ne peuvent le guérir. Le roi avait un méchant vizir dira au roi que le seul remède à sa maladie était la chair de Şahmaran.
 
Il réussit à convaincre le roi que manger un morceau de la chair de Şahmaran serait la remède contre sa maladie et il ordonna à qu’on trouve Şahmaran et l’apporte au palais. Şahmaran sera recherchée dans tout le pays, sans résultat.
Un jour, un sage recommanda que tous les hommes soient emmenés dans les bains et les rivières en groupes, afin de voir si quelqu’un ayant une écaille de serpent dans le dos. Cette écaille serait la preuve que cette personne a déjà vu Şahmaran et qu’il peut les conduire à la reine de serpents. Le vizir commença à convoquer tous les hommes dans les bains. Les soldats arrivèrent également au village où vivait Cansab et rassemblèrent tous les hommes et les emmenèrent dans un grand bain. Se souvenant de la promesse qu’il a faite à Şahmaran, Cansab refusa d’aller au bain. Cependant, les soldats le poussèrent de force dans le bain. Une fois dans le hammam, il se renda compte que tout le monde a les yeux rivés sur lui. Lorsqu’il se regarda, il se rendit compte que tout son corps était couvert d’écailles comme celles des serpents. Des soldats le capturèrent immédiatement et le présentèrent au vizir. Le but du méchant vizir n’était pas de guérir le roi. Il voulait attraper le Şahmaran et avoir tous les secrets du monde. Après avoir torturé Cansab pendant des jours, il lui fera avouer la grotte où se trouve Şahmaran. Les soldats allèrent immédiatement dans la grotte indiquée par Cansap et capturèrent Şahmaran qu’ils apporteront au palais.
 
Şahmaran et Cansab se retrouvèrent devant le roi. Şahmaran se retourna vers Cansab qui était triste et honteux et lui dit:
 
« O bien-aimé, ne t’en fais pas. Je sais que tu ne m’as pas trahi pour ton âme (…) Ne t’inquiète pas ! »
 
Cansab est encore plus gêné par ces mots mais Şahmaran continua ainsi :
 
« Maintenant, je vais vous donner mon secret. Quiconque coupe un morceau de ma queue et le mange aura le secret et le mystère du monde entier. Et celui qui mange un morceau de ma tête me retrouvera dans l’autre monde »
 
Avant que Şahmeran termine ses paroles, le méchant vizir se jeta sur elle avec sa grande épée et l’a coupa en deux morceaux. Se tordant de douleur et d’honte, Cansab mordu la tête de Sahmera, en désirant mourir sur le champ pour la retrouver dans l’autre monde. Le méchant vizir est mort sur le coup dès qu’il mis un morceau de la queue de Şahmeran dans sa bouche. Quand à Cansab, il ne mourra pas mais recevra toute les connaissances de Şahmeran sur la vie. 
Cependant, Cansab ne pu supporter la douleur de perdre sa bien-aimée et il parti au pays des serpents pour être puni. Une fois devant la grotte, Cansab rencontra un vieux serpent et leur expliqua son intention, mais celui-ci lui demanda de partir aussitôt en lui disant : « Si les serpents apprennent la mort de Şahmeran, ils sortiront de la grotte et tueront tous les humains jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun. » Cansab renonça à son veux et s’apprêta à partir. Mais avant qu’ils ne reprennent la route, le vieux serpent lui dit: « Şahmeran s’est sacrifiée pour toi, son âme, son pouvoir de guérison et son savoir sont en toi. Va, part, toute la nature, les fleurs, les arbrisseaux, les arbres, jusqu’au plus petit brin d’herbe te donneront leurs secrets, te permettant de soigner les hommes. »

Ensuite, le vieux serpent ordonna à deux serpents d’accompagner Cansab et leur dit : « Vous avez devant vous l’homme qui sera guérisseur de tous les maux des hommes et vous l’accompagnerez dans ses recherches pour connaitre tous les secrets guérisseurs des plantes. » Ensuite, Cansab partit sur les routes apporter guérison. Depuis ce jour, les deux serpents sont le symbole de la pharmacopée et de la médecine.

Version de Kurdistan au féminin

COVID-19. « Les femmes réfugiées sont davantage menacées par des violences en temps de crise », alerte l’UNHCR

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COVID-19 / FEMMES RÉFUGIÉES – La commissaire des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), Gillian Triggs a averti que la pandémie du coronavirus (COVID-19) provoquait d’énormes risques pour les femmes et les mineures qui ont dû fuir leurs foyers.
 
Gillian Triggs, a déclaré: « Nous devons accorder une attention urgente à la protection des femmes et des filles réfugiées, déplacées et apatrides au moment de cette pandémie. Elles sont parmi les plus exposées. Les portes devraient ne pas être laissée ouverte aux agresseurs et aucune aide ne sera épargnée aux femmes qui survivent aux abus et à la violence. »
 
Triggs a ajouté: « Les politiques de confinement, les fermetures et les quarantaines adoptées à travers le monde en réponse à la pandémie ont conduit à des déplacements restreints, à une interaction communautaire réduite, à la fermeture des services et à une détérioration des conditions socio-économiques. Ces facteurs exacerbent considérablement les risques d’intimité violence entre partenaires. Certains peuvent se retrouver confinés dans leurs abris et maisons, pris au piège avec leurs agresseurs sans avoir la possibilité de prendre leurs distances ou de chercher un soutien en personne. D’autres, y compris celles sans papiers ou celles qui ont perdu leurs moyens de subsistance précaires, la dévastation économique que COVID-19 a infligée, peuvent être forcées à des mariages sexuels ou à des mariages d’enfants par leurs familles. Au sein du ménage, de nombreuses femmes assument également des charges accrues en tant que soignantes. »
 
Le HCR distribue une aide d’urgence en espèces pour venir en aide aux survivantes et aux femmes à risque. L’action est coordonnée dans l’ensemble du secteur humanitaire pour garantir que les risques de violence sexuelle et sexiste soient atténués dans toutes les interventions sectorielles, y compris, mais sans s’y limiter, la réponse sanitaire d’urgence.
 
 
 
 
 
 

Le Rojava a ouvert un hôpital pour les malades du COVID-19

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ROJAVA – Lundi, le Croissant-Rouge kurde a ouvert un hôpital pour recevoir de nouveaux cas de coronavirus (COVID-19) dans la campagne ouest d’Hasakah, dans le nord-est de la Syrie.
 
Delgesh Issa, le coordinateur médical du Croissant-Rouge kurde, a déclaré que l’hôpital était équipé par le Croissant-Rouge kurde avec l’aide de certaines organisations internationales, d’une capacité de 60 lits pour le moment, en plus de d’oxygène et de du matériel médical disponibles pour traiter les cas modérés du COVID-19.
 
« Bientôt, un autre hôpital de 60 lits sera également équipé à Hasakah », a-t-il dit.
 
Il a souligné que des discussions sont en cours avec les conseils de santé dans les régions de Raqqa et de Manbij pour équiper des centres similaires pour recevoir de nouveaux cas de patients atteints de coronavirus.
 
Cependant, le nouvel hôpital a besoin de ventilateurs et d’équipements de soins intensifs pour les situations qui nécessitent des soins intensifs, selon ce que le coordinateur médical du Croissant-Rouge kurde (Heyva Sor a Kurdistanê) a déclaré.
 
« Certains membres du personnel médical à Hasakah et des membres du Croissant-Rouge kurde, qui sont maintenant au nombre de 15, sont formés par des médecins de l’organisation italienne « UPP » pour obtenir des informations et de l’expérience sur la façon de traiter les cas de coronavirus et de les recevoir dans l’hôpital », a déclaré Issa.
 
Le but de l’équipement de l’hôpital « COVID-19 » est de contenir les patients atteints de coronavirus et de les séparer des autres cas suspects et d’aider les autres centres médicaux, selon les administrateurs de l’hôpital.
 
L’ouverture de l’hôpital « COVID19 » à Hasakah intervient au milieux des craintes croissantes de la propagation de l’épidémie du coronavirus dans le nord-est de la Syrie, après avoir enregistré de nombreux cas dans les zones sous le contrôle du gouvernement syrien.
 

COVID-19. Appel à la mobilisation pour les prisonniers et les réfugiés

ANKARA – Notant que l’épidémie rend les conditions inhumaines plus visibles dans les prisons et les camps de réfugiés, l’AMENAS a appelé à la solidarité internationale pour la libération des détenus.

L’Alliance des socialistes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (AMENAS) a publié une déclaration sur les prisons qui n’ont pas pris de mesures efficaces contre l’épidémie du coronavirus (Covid-19). Annonçant que les États-Unis, la Chine et la Russie comptaient au total 9 millions de détenus et la moitié de la population carcérale mondiale, AMENAS a déclaré : « En Chine, plus de la moitié des 1,5 million d’habitants des prisons sont des prisonniers politiques et plus de 500 cas de covid-19 ont été détectés dans les prisons chinoises depuis la fin février », selon la déclaration, de nombreux étudiants et universitaires étaient détenus en Russie.

Arrestations de journalistes en Turquie et au Kurdistan du Nord

Dans la déclaration, attirant l’attention sur la situation de la Turquie [et dans les régions kurdes de Turquie], les informations suivantes concernant les prisons ont été partagées: « Il y a environ 300 000 détenus en Turquie. Plus de 49 000 d’entre eux sont des prisonniers politiques. Selon Human Rights Watch; « Un tiers des prisonniers sont détenus en raison de leurs publications sur les réseaux sociaux [Ils doivent être libérés]. Cependant, les journalistes, les militants kurdes et les militants politiques sont exclus de cette mesure pendant la pandémie du Covid-19. Étant donné que la distance sociale n’est pas possible dans les cellules de prison, cela met des milliers de personnes en danger d’infection. »

100 000 prisonniers politiques en Syrie

Dans la déclaration, qui a enregistré la plus forte population carcérale de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord en Syrie, il a été indiqué qu’il y a environ 100 000 prisonniers politiques en Syrie. Il a également été annoncé que 43 groupes de défense des droits humains ont signé un appel à libérer de toute urgence des prisonniers dans les centres de détention et les prisons de Syrie.

En Palestine, les détenus refusent de se nourrir 

Dans la déclaration, qui déclarait qu’il y avait plus de 19 000 détenus dans les prisons israéliennes et 4 500 d’entre eux étaient des Palestiniens, «les prisonniers palestiniens ont été complètement coupés de leurs familles et leurs avocats à cause de covid-19. Les prisonniers palestiniens qui protestent contre le manque d’accès aux soins médicaux refusent de manger la nourriture qui leur est donnée par l’administration pénitentiaire. »

200 détenues femmes en grève de la faim

Dans la déclaration, qui a été signalée dans de nombreuses prisons de nombreuses régions telles que Tabriz, Saqiz, Kurdistan, Ahvaz et Hamedan, 200 femmes à Urmia menaient une grève de la faim pour demander une protection contre l’épidémie de Covid-19.

Appel à la mobilisation pour les prisonniers et les réfugiés

Dans la déclaration, qui soulignait que les personnes risquaient la «peine de mort» en raison du risque de propagation rapide du virus dans les prisons et les camps dans des conditions de surpopulation et d’insalubrité, les éléments suivants étaient les suivants: « La lutte efficace contre l’épidémie de Covid-19 est une opposition mondiale à toutes les formes d’exploitation et de domination ainsi que la nécessite d’une action anti-prison. Nous voulons avoir une discussion efficace avec les opposants aux prisons du monde entier pour faire une différence dans ce moment critique. Nous appelons tous les défenseurs et militants des droits humains et des droits des prisonniers au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à créer une opinion publique et une solidarité en menant une discussion efficace. »

 

Via l’agence Mezopotamya