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SEXISME. Les femmes kurdes victimes des clichés sexistes

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SEXISME – Depuis le début de la révolution féministe du Rojava, les femmes kurdes sont devenues des « amazones » des temps modernes et les clichés sexistes les représentant publiés à foison sur les réseaux sociaux.
 
On peut « pardonner » aux Occidentaux leur fantasme orientaliste concernant les Kurdes en général et les femmes kurdes en particulier. Mais que dire des hommes (et parfois des femmes) kurdes qui passent leurs temps à partager des photos de jeunes femmes maquillées en les faisant passer pour des courageuses combattantes ou des femmes soi-disant en « tenue traditionnelle kurde »
 
A trop vouloir glorifier le courage et la « beauté » des femmes kurdes, ces personnes ridiculisent l’image des femmes kurdes ou créent des complexes chez les femmes et filles qui ne répondent pas aux dictats des magazines peoples qui diffusent les images de femmes anorexiques, épilées de la tête aux pieds, maquillée à outrance et qui recourent à la chirurgie esthétique et qui ont en générale une mauvaise estime de soi.
 
Pour respect pour ce que les femmes kurdes endurent en tant que femmes et kurdes, il faut cesser de vouloir créer le mythe des amazones kurdes à la beauté redoutable. Elles espèrent avant tout obtenir leur libération en tant que peuple et s’émanciper pour échapper à la patriarcat bien ancré dans la société conservatrice kurde. Ne jetez pas de l’huile sur le feu avec vos publications de pacotille. Zor spas / Merci beaucoup !
 

Mazloum Abdi: l’attaque d’Hewler vise à déstabiliser le Kurdistan du Sud

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SYRIE / ROJAVA – Le commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi a condamné l’attaque d’hier visant la ville de kurde d’Erbil et son aéroport. Il a déclaré que cette attaque visait à frapper la stabilité du Kurdistan du Sud.
 
Lundi soir, la ville d’Erbil (Hewler) et son aéroport ont été victimes d’une attaque de missiles, qui a entraîné la mort d’une personne de nationalité étrangère, en plus de blesser 6 autres, dont un soldat américain.
 
Le commandant des FDS, Mazloum Abdi a publié un tweet sur Twitter concernant l’attaque d’Hewler:
 
« Hier, Hewler et son aéroport ont été victimes d’une attaque de missiles. Nous condamnons fermement ces actions qui visaient à frapper la stabilité de la région du Kurdistan du Başûr (Sud).
 
Hommage aux martyrs, et nous souhaitons un prompt rétablissement aux civils blessés et aux blessés parmi nos partenaires de la Coalition internationale. »
 

IMPÉRIALISME. La carte de l’influence turque qui menace les États arabes

Les rêves d’Erdogan de ressusciter l’empire ottoman en occupant les pays voisins n’inquiètent pas uniquement les Kurdes, les Arméniens, les Grecs, ou les Russes, ils inquiètent également les pays arabes du Moyen-Orient et l’Afrique. Seul, l’Iran et l’Israël semblent échapper aux ambitions turques.    
 
Des activistes et politiciens arabes regardent avec inquiétude la carte de l’influence turque d’ici 2050 qui expriment les intentions malveillantes d’Erdogan liées à l’expansion et à l’occupation turque qui menacent les pays arabes.
 
Samedi, la chaîne d’État turque TRT1 a montré une carte des sphères d’influence turques d’ici 2050, publiée dans le livre intitulé « Les 100 prochaines années » : Prévisions pour le 21e siècle », écrit par le chercheur politique américain George Friedman, fondateur du Centre de recherche en politique internationale de Stratfor.
 
Ce livre, publié en 2009, présente les attentes concernant la situation géopolitique dans le monde au cours du 21e siècle, son évolution et le changement de l’équilibre des pouvoirs au cours des prochaines décennies.
 
Le Centre de Stratfor est un centre américain d’études stratégiques et de sécurité. Il est considéré comme l’une des plus importantes institutions privées traitant du secteur du renseignement, surnommé la «CIA clandestine».
 
Qui est concerné par la carte ?
 
La carte publiée par la chaine turque comprend la Syrie, l’Irak, la Jordanie, l’Égypte, la Libye, toute la péninsule arabique et la Grèce, en plus de la région transcaucasienne et de certaines régions du sud de la Russie, de la Crimée, de l’est de l’Ukraine et de certaines parties du Kazakhstan et du Turkménistan surplombant la mer Caspienne.
 
Mais il a exclu l’Iran et Israël, ce qui a conduit à une sorte de controverse dans l’arène politique arabe, sur les attentes et les intentions du Centre et la non-inclusion d’Israël et de l’Iran.
 
Les interventions turques
 
Au cours des dernières années, la Turquie s’est immiscée dans de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Afrique par le biais de mercenaires et de groupes terroristes, comme en Égypte par le biais des Frères musulmans, mais elle a échoué, et en Syrie par le biais de ses mercenaires syriens qu’elle a utilisés comme mandataires en Libye et au Karabakh, et en Irak également en établissant ses bases dans les zones relevant du Parti démocratique du Kurdistan, au Kurdistan du Sud, et au Kazakhstan et au Turkménistan par son soutien aux groupes terroristes d’Al-Qaida, en plus de ses interventions en Somalie, au Soudan, au Yémen et au Karabakh.
 
Conflits régionaux et Turquie
 
Membre du bureau exécutif de l’Union des journalistes irakiens, conseiller en matière de presse et de culture, Alaa Al-Awad Al-Azzawi, déclare qu’à la lumière des conditions internationales et des changements régionaux instables au Moyen-Orient et du conflit « américano-irano-sioniste », la Turquie est apparue comme une quatrième puissance qui jouit d’une influence nationale antérieure, qui remonte à l’Empire ottoman et dont le rêve éternel est de revenir à la situation d’avant la Première Guerre mondiale.
 
Al-Azzawi a ajouté : « L’ingérence de la Turquie en Syrie et son occupation directe de régions du nord de l’Irak sous le prétexte de poursuivre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et d’établir des bases militaires au milieu du silence arabe, gouvernemental et régional, l’encourage, ainsi que d’autres pays qui ont mis fin à leur époque et auparavant ».
 
Le danger arrive inévitablement
 
Al-Azzawi a souligné que le turc pense à réaliser ses rêves dans le temps à venir, est le prochain danger réel, et donc la solution est arabo-arabe par excellence.
 
Al-Azzawi a confirmé que si les pays arabes n’atteignent pas un degré minimum d’unité, comme l’Union arabe ou l’Union des États arabes, similaire à l’Union européenne, « Disons que le danger arrive, loin de notre pays ».
 
Promue par les Frères musulmans
 
Pendant ce temps, l’activiste politique jordanienne Rania Haddadin a confirmé que la carte publiée par le groupe « Frères musulmans et califat » est d’influence turque d’ici 2050, comme en témoigne son cadre général de l’État ottoman, exprimant sa surprise car « elle préserve la sécurité d’Israël, en l’ignorant sur la carte ».
 
Rania a ajouté : « Le retrait d’Israël de la carte a deux raisons : Soit un accord pour protéger l’entité israélienne, soit des intérêts communs pour faire pression sur les Turcs. D’autre part, l’Iran était en dehors de la division pour confirmer ma première théorie de l’Etat ottoman, et puisque le point est le principe de base est que la Turquie est un pays islamique. La carte doit être ajustée de manière plus holistique. A part cela, il y a une méfiance à l’égard de l’objectif turc d’unifier les pays islamiques sous une seule bannière. »
 
Le Jordanien Haddadin a souligné que cette carte est une règle d’imagination, car les pays qui sont alliés au Moyen-Orient sont plus forts et soutiendront leurs alliés, comme cela se passe au moins sur les terres syriennes. Dans la prochaine étape, la Turquie sera plus faible avec la présence d’un nouveau parti qui se profile à l’horizon pour ébranler la domination du parti d’Erdogan.
 
Promouvoir des rêves impossibles
 
Quant à l’écrivain et chercheur égyptien, Jammal Raef, il estime que la promotion de ces rêves est: « impossible et illégale et exprime les intentions malveillantes d’Erdogan » liées à l’expansion dans les terres arabes. Ce n’est rien d’autre qu’une faillite médiatique après que les outils de propagande turcs n’aient pas réussi à convaincre l’intérieur de la Turquie des raisons logiques liées à l’épuisement de l’économie ou à la poussée de la jeunesse turque à mourir en Syrie, en Libye, au Kazakhstan et dans d’autres régions où les forces turques sont impliquées militairement.
 
Le chercheur en politique a souligné que cette carte est une nouvelle tentative de flirter avec les propriétaires d’idées extrémistes pour renforcer les guerres idéologiques et prouver les vrais doigts qui font bouger DAECH et d’autres groupes extrémistes qui adoptent les mêmes objectifs et travaillent en faveur des rêves expansionnistes d’Erdogan qui ne sont plus à l’heure actuelle et ne se réaliseront pas. Un jour, ce sont des illusions du régime turc de rester au pouvoir, de resserrer son emprise sur les rênes de l’intérieur turc, et une justification illogique de ses mouvements militaires étrangers qui ont détruit l’économie et de nombreuses vies sans intérêt.
 
L’Égypte était et est toujours un avertissement de l’hégémonie turque dans la région
 
Pour sa part, le journaliste égyptien Mahmmud Bassiyuni a déclaré que ce qui était mentionné sur la carte par la chaîne officielle turque TRT quelques jours avant l’hégémonie turque sur les régions du Moyen-Orient, la Grèce et certaines parties de la Russie d’ici 2050 incarnait ce dont l’Égypte avait mis en garde ces dernières années contre les projets de la Turquie, qui déstabilise complètement le Moyen-Orient et la région de la Méditerranée orientale.
 
M. Bassiyuni a souligné que la Turquie et l’Iran cherchent fébrilement à partager leur influence au Moyen-Orient et dans le golfe Persique, après que les États-Unis ont commencé leur plan de retrait du Moyen-Orient à la fin de l’ère Obama et se consacrent à leurs batailles avec la Chine en Asie de l’Est.
 
L’écrivain et journaliste égyptien a déclaré que ce qui était mentionné dans la carte était tiré du livre « The Next 100 Years » (100 prochaines années) de l’Américain George Friedman, fondateur du Stratford Research Center, qui étudie les changements géopolitiques dans le monde et place le Moyen-Orient sous domination turque, en se référant au succès de la Turquie dans la restauration de l’héritage ottoman défunt grâce à son contrôle sur les terroristes des Frères musulmans, dont les membres sont partout dans un certain nombre de pays arabes, et qu’Erdogan a un jour qualifié dans un rare moment de sincérité d’agents locaux.
 
Le pari de Friedman pour l’avenir, basé sur l’ingérence flagrante d’Erdogan dans les pays du Moyen-Orient, rappelle une fois de plus le projet d’Obama de donner du pouvoir aux Frères musulmans dans les pays arabes, après le chaos des soulèvements arabes de 2011, qui a commencé à partir du succès de ce qu’on appelait alors, « expérimenter la Turquie » ou se débarrasser des groupes militants par une formule croustillante et laïque que la Turquie a modelée dans l’espoir d’adhérer à l’Union européenne, mais ce n’était pas une expérience sérieuse à tous points de vue et le coup d’État en Turquie contre l’héritage laïque d’Ataturk a prouvé le contraire.
 
Friedman et Obama ont renoncé à ce que les Frères Musulmans avaient implanté dans l’esprit des Occidentaux
 
Bassiyuni, lors de son discours sur l’abandon de Friedman et Obama, a évoqué l’influence des Frères Musulmans sur l’Occident : qu’ils sont l’alternative toute faite pour gouverner, et que leur contact avec la Turquie peut rétablir la vieille formule du califat comme barrière contre l’expansionnisme iranien d’une part, et les projets expansionnistes de la Russie et de la Chine d’autre part.
 
Le journaliste égyptien a souligné que le projet proposé ignore complètement le droit des peuples à l’autodétermination, et que l’Iran et la Turquie sont habitués à utiliser des milices armées terroristes pour résoudre leurs batailles, et comme couverture à leurs intentions coloniales avides de richesses, en particulier le gaz méditerranéen.
 
Il a ajouté : « Ce qui entrave ces projets coloniaux régionaux, c’est la présence d’États puissants, au premier rang desquels l’Égyptien, qui a clairement contesté les projets d’hégémonie turcs lorsque le président Abdel Fattah El-Sisi a tracé une ligne rouge pour le conflit en Libye face à l’organisation des Frères Musulmans ». Cela explique que la Turquie héberge les membres des Frères Musulmans et qu’elle soutienne largement l’information des groupes terroristes afin de contrecarrer les efforts de développement en Égypte, en utilisant les médias sociaux parmi le citoyen moyen.
 
Le journaliste égyptien a mis en garde contre la carte, en disant « Elle exprime un grave danger pour la Méditerranée orientale et la région arabe et son projet national qui s’est cristallisé après l’indépendance de l’ancien colonialisme, et que les mouvements et interventions de la Turquie en Libye, en Tunisie et en Somalie cherchent à encercler les puissances arabes. L’opposition au projet turc et l’adhésion à son projet national, qui résistera inévitablement à ces illusions. »
 
Le journaliste égyptien a terminé son discours en évoquant le silence américain sur les illusions turques, en soulignant que le silence américain sur les illusions turques et la brutalité iranienne offre à la région une plaque dorée pour les projets sino-russes à long terme, ce qui affectera sans aucun doute leurs intérêts à long terme.
 
Ces rêveries vont bientôt disparaître
 
Quant à l’analyste politique libyen, Radwan Al-Fitouri, il a noté que l’ambition du président turc est connue de tous, et a souligné que ceux qui voient l’ingérence d’Erdogan dans ces pays (la Syrie, l’Irak, la Jordanie, la Libye, la péninsule arabique et l’Égypte): sont pleinement conscients que l’ambition de cet Ottoman est très compréhensive. »
 
Al-Fitouri a ajouté : « Dans chaque pays, Erdogan porte un costume différent de celui de l’autre pays, dans un pays qui s’impose comme l’émir des musulmans, et dans un autre pays qui s’impose comme le protecteur de la paix et le partisan de la démocratie pour intervenir dans les affaires des États avec ces arguments. Il frappe les décisions des Nations unies et de la communauté internationale sans y prêter attention, soulignant que cette indifférence est le résultat du soutien illimité de la Russie et du soutien caché de l’Amérique sous l’administration précédente. »
 
Et l’analyste politique libyen Radwan al-Fettouri a mis en garde contre la paranoïa d’Erdogan et a déclaré « Erdogan l’a pris pour un paranoïaque et a été infecté par le virus de la mégalomanie, pour ainsi dire, et il imagine que comme une vague rugissante, personne ne peut l’arrêter, c’est le début de la fin pour lui, une fin de l’intérieur et une fin de l’extérieur, donc la Turquie vit maintenant sur une plaque chauffante dans tous les sens du terme après l’effondrement de la livre turque dans un précédent qui ne s’est pas produit dans l’histoire de la Turquie, et l’armée turque est dans un état d’agitation et n’oubliera pas à Erdogan comment il les a promenés nus dans les rues d’Istanbul, il essaie d’échapper à ses crises internes en s’immisçant dans les affaires des pays, notamment la Syrie et la Libye. »
 
Al-Fitouri a indiqué qu’Erdogan voit la Libye comme son sauveur de toutes ses crises internes et la considère comme la pierre angulaire du contrôle du continent africain, mais ce sont des rêves qui vont disparaître très bientôt.
 

TURQUIE. La députée kurde emprisonnée, Leyla Guven dénonce les lois ségrégationnistes turques

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TURQUIE / BAKUR – Députée du HDP et coprésidente du DTK, Leyla Güven, a rappelé que les lois turques ne s’appliquaient pas aux Kurdes de la même manière qu’au reste de la société turque, y compris sur l’arène politique, au sujet de la décision de la Cour constitutionnelle turque pour le député emprisonné du Parti républicain du peuple (CHP) Enis Berberoğlu. Elle a déclaré: « Nous avons déjà payé un lourd tribut, nous continuerons notre chemin avec notre propre dynamique à partir de maintenant. »

La coprésidente du Congrès de la société démocratique (DTK), Leyla Güven, a fait un communiqué au sujet de la décision de la Cour constitutionnelle (AYM) concernant le député du CHP Enis Berberoğlu. Mme Güven a envoyé son communiqué écrit depuis la prison d’Elazig où elle est emprisonnée. Güven a déclaré que les pratiques et l’attitude de la volonté du peuple kurde ont toujours été les mêmes depuis le début de l’histoire de la république turque, malgré ses lois ségrégationnistes.

« Nous préférerions rester dans les prisons avec notre dignité, plutôt que d’être à l’extérieur comme les Kurdes d’un parti », a-t-elle dit.

« Les lois ne s’appliquent pas aux Kurdes de la même manière »

Attirant l’attention sur la décision de l’AYM concernant le député du CHP Enis Berberoğlu, qui a été jugé dans l’affaire des camions du MIT qui apportaient des armes aux jihadistes syriens et condamné à une peine d’emprisonnement, Güven a souhaité le succès de Berberoğlu et a déclaré

« Je ne demande pas pourquoi l’AYM applique deux poids, deux mesures parce que les lois n’ont jamais été appliquées de la même manière à notre égard. Dans toutes les interviews que j’ai données à la presse le 4 juin, lorsque le statut parlementaire a été révoqué pour nous, (y compris le député HDP Amed Musa Farisoğulları et le député CHP Istanbul Enis Berberoğlu), j’ai clairement dit que Enis Berberoğlu brûlait dans notre feu, mais que cette situation serait compensée dès que possible, et que Enis Berberoğlu serait réintégré.

Quant à savoir comment j’ai pu prévoir cela, je peux l’expliquer avec quelques exemples. Pendant les procès d’Ergenekon, Sledgehammer etc., nous étions également jugés dans l’affaire Diyarbakır KCK. Des milliers de maires, avocats, journalistes, universitaires et militantes kurdes ont été détenus pour diverses raisons. Grâce aux dispositions légales prises, ils ont été libérés, tout comme nous. Alors qu’ils (Ergenekon, les suspects de Sledgehammer) se sont fait dire « Désolé que ce ne soit pas nous mais les membres de la FETO parmi nous », nous avons reçu des peines records environ 11 ans plus tard. Par conséquent, nous sommes soumis à ce genre de double standard, non pas parce que nous sommes coupables, mais parce que nous sommes kurdes et de l’opposition ».

« Le CHP facilite, volontairement ou non, l’oppression de l’AKP et l’approuve presque en gardant le silence »

Güven a critiqué le silence du principal parti d’opposition, le CHP, et a poursuivi : « Le CHP ne demande justice que pour son propre parti. Avec ces pratiques, il facilite, volontairement ou non, l’oppression de l’AKP et l’approuve presque en gardant le silence. Si un jour l’histoire appelle l’AKP à rendre compte des souffrances qu’il a infligées au peuple kurde, en particulier à Roboski, elle demandera quel parti était dans la principale opposition pendant que tout cela se passait. Bien que l’AYM ait statué qu’il n’y a pas de violation des droits dans le cas de notre député M. Musa Farisoğulları et dans mon cas, pour lequel nous avons été dépouillés de notre immunité parlementaire, je suis presque sûr que la Cour européenne des droits de l’homme statuerait autrement et critiquerait la Turquie. Cependant, nous nous attendons à ce que l’AYM prenne une décision sans appliquer deux poids deux mesures sur cette question. Sinon, le sentiment que cette situation constitue une politique spéciale se fera jour parmi notre peuple. Que notre peuple se sente à l’aise. En tant que peuple kurde, nous n’avons pas à accepter les politiques fascistes de l’AKP-MHP, ni l’absence de politique du CHP et d’autres sur cette question. Nous avons déjà payé un lourd tribut, nous continuerons notre chemin avec notre propre dynamique à partir de maintenant ».

ANF 

A quand le #MeToo kurde?

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VIOLENCES SEXUELLES – En 2017 débutait le mouvement social #metoo qui avait pour but d’encourager les femmes à prendre la parole afin de parler des agressions sexuelles ou des viols dont elles ont été victimes. Depuis, le mouvement #MeToo a balayé de nombreuses régions du monde avec ses variants locaux selon les pays et les langues. Mais il y a aussi eu des régions « blanches » où personne n’a parlé de #metoo. Au Kurdistan et dans la diaspora kurde par exemple. En effet, la société kurde a réduit le mouvement #metoo aux viols et agressions sexuelles visant les femmes et enfants kurdes commis par les États colonialistes qui occupent le Kurdistan, comme si les hommes kurdes n’avaient rien à se reprocher en la matière.

Une société conservatrice fragilisée de part son statut de colonisée

La société kurde, de part son statut de colonisée, est à la merci de ses colonisateurs qui lui ont déclaré une guerre totale depuis un siècle. Ils lui ont interdit sa langue, sa culture et l’ont privé de son droit à l’autodétermination. Les Kurdes n’avaient / n’ont pas d’autres choix que de s’assimiler aux nations turque, arabe et perses qui colonisent le Kurdistan. En « réponse », la société kurde qui était déjà être assez conservatrice s’est repliée sur elle-même, pensant préserver l’essence de son identité en restant figée dans le temps, voir en régressant. Sans surprise, ce sont les femmes kurdes qui ont payé le plus lourd tribut. Elles ont été assujetties par la société patriarcale kurde selon laquelle les filles et les femmes n’existaient que pour procréer et servir les hommes. (Certes, toutes les sociétés des pays musulmans sont conservatrices et patriarcales mais chez les Kurdes, à cela s’ajoute la guerre de survie en tant que peuple et ce sont les femmes et les enfants qui en souffrent le plus.)

Les femmes engagées en masse dans les organisations armées kurdes pour en finir avec le patriarcat et le colonialisme

Dès la naissance des mouvements armées kurdes dans les années 70, les femmes kurdes ont rejoint en masse le mouvement car on les avait asservies à double titre: Elles étaient assujetties en tant que femmes et en tant que kurdes. Mais, même au sein des organisations armées ou au sein des partis politiques kurdes, les revendications des femmes n’ont pas été acceptées facilement. Leurs frères de lutte politique ou armée leur reprochaient de ne pas se préoccuper du destin du peuple kurde, mais de demander l’égalité homme/femme, etc. qui serait secondaire selon eux.

Les femmes kurdes n’ont pas baissé les bras. Elles ont créé leurs propres organisations politiques et armée. On pourrait citer les Unités des femmes libres (Yekîneyên Jinên Azad Star – YJA STAR), l’aile féminine du PKK ou encore les unités des femmes du Rojava ou de Shengal nées lors de la guerre anti-EI en Irak et en Syrie. Ainsi, on peut dire que les femmes kurdes ont plus de liberté au sein des organisations politiques et armées kurdes que leurs sœurs restées dans leurs foyers. Mais cela ne veut pas dire que tout est parfait pour ces femmes engagées.

Changer les mentalités prend plus de temps que celui nécessaire aux victoires armées

Même chez les militants de la cause kurdes, réputés être avant-gardistes, la mentalité sexiste et misogyne reste présente chez trop d’hommes, au Kurdistan comme dans la diaspora. Ils ont beau vous sortir des discours sur l’égalité homme/femme, la place centrale des femmes au sein des partis politiques ou organisations armées, au moindre problème rencontré avec des camarades femmes, ils n’hésitent pas d’user des vieilles ficelles sexistes pour sauver la face dans des situations délicates. En sachant que le problème le plus courant rencontré chez les militants kurdes concerne les relations intimes ou des harcèlements sexuels ou des cyberharcèlements des femmes militantes par leurs camarades hommes, on comprendra que le sujet devient vite délicat pour les femmes.

Les femmes payent cher le prix de la liberté

Chez les Kurdes, dès qu’on touche les sujets ayant un lien avec la sexualité, on sent la crispation, un malaise certain. Le pire, c’est quand il s’agit de cas de harcèlements sexuels / cyberharcèlements commis par des militants, activistes, journalistes… kurdes au sein de la diaspora kurde en Occident. Pour les victimes de ces agressions, il est presqu’impossible de se faire entendre. Au mieux, on met en doute leurs paroles, au pire, on les accuse d’être des menteuses ou des agents des ennemis ayant infiltré les milieux kurdes.

En tant que page/site féminin kurde, on a reçoit plusieurs témoignages de femmes kurdes victimes de harcèlements sexuels ou cyberharcèlements dont les auteurs sont en général des Kurdes, y compris des militants. Elles disent qu’elles ne sont pas soutenues par les organisations kurdes ou pire qu’on leur dit parfois qu’il ne faut pas porter l’affaire à la connaissance du public car cela salirait l’image du peuple kurde auprès de l’opinion publique occidentale. Comme si les Kurdes étaient des être parfaits, ou qu’ils devaient être parfaits pour mériter l’empathie des autres peuples ! Ou encore, que les Kurdes traversent une période sensible, alors que cela fait 100 ans qu’ils sont exterminés et qu’on ne sait pas de quoi est fait demain, ni que cela puisse consoler les victimes de ces harcèlements.

Les hommes kurdes sont comme la majorité des hommes que vous croisez dans la rue. Ils ont une mentalité sexiste et il ne suffit pas d’aller crier lors des manifestations « Jin, jîyan, azadî » (femme, vie, liberté) pour être des hommes à la hauteur des femmes et comme toutes les femmes kurdes ne vont pas prendre une arme pour se faire respecter des hommes, il est grand temps qu’elles lancent à leur tour leurs #KurdishMeToo / #balanceTonKurde après les #MeToo, #balanceTonporc, #balanceTonMec etc. qui ont déferlé sur les réseaux sociaux et ont libéré la parole des femmes victimes de violences masculines / sexistes / sexuelles.

FRANCE. Des militants kurdes font les frais d’apaisement des tensions diplomatiques franco-turques

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PARIS – La France se sert-elle des militants de la cause kurde pour améliorer ses relations avec la Turquie? C’est qu’on se dit en lisant le communiqué du Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) daté d’aujourd’hui. En effet, CDK-F annonce que 12 militants associatifs kurdes ont vu leurs avoir gelés par les autorités françaises alors qu’on assiste à des efforts d’apaisement des tensions diplomatiques entre la Turquie et la France. (Le CDK-F appelle à manifester ce mercredi 17 février, à 13h, 9 place de la Madeleine, 75008 Paris)
 
Voici le communiqué du CDK-F: 
 
« C’est dans une atmosphère de tentative d’apaisement des tensions diplomatiques entre la Turquie et la France qu’intervient une nouvelle vague de mesures de gel des avoirs visant 12 militants associatifs kurdes.
Au cours de ces trois dernières années, de nombreux militants kurdes membres des associations du réseau du CDK-F, ainsi que des représentants du CDK-F ont fait l’objet de mesures administratives répressives basées sur des allégations fallacieuses.
Des allégations infondées, mensongères, incohérentes et portant atteinte à la liberté d’association et à la dignité des personnes sont mentionnées dans chacun des arrêtés ministériels visant les militants kurdes.
Toutes ces mesures visent un objectif commun : l’intimidation et la criminalisation.
Parallèlement aux mesures de gel des avoirs, des membres de nos associations se font convoquer sans raison par la DGSI, toujours dans le même but d’intimidation et de criminalisation.
Cette stratégie développée contre les Kurdes, sous la pression des lobbys anti-kurdes du Quai d’Orsay passés à l’acte pour satisfaire la Turquie, recouvre des intérêts diplomatiques vils et odieux.
Il est certain que les motivations du lobby anti-kurde du Quai d’Orsay sont alimentées par des intérêts économiques purement personnels, similaires à ceux de Trump lorsqu’il a sacrifié les Kurdes et donné carte blanche à la Turquie pour l’invasion du nord de la Syrie. L’État français devrait sérieusement enquêter sur les éventuelles corruptions au sein du Quai d’Orsay.
En dernier lieu, rappelons que cette stratégie anti-kurde a permis aux services de renseignement turcs (MIT) de s’infiltrer aisément en France et d’assassiner trois militantes kurdes, en plein Paris, le 9 janvier 2013.
C’est pourquoi, nous demandons à l‘État français d’intervenir afin de redéfinir une approche cohérente quant au traitement de la question kurde.
Nous demandons la fin immédiate de cette politique de criminalisation du CDK-F, ainsi que des associations de notre réseau et de leurs membres. »
 
Le Conseil Démocratique Kurde en France

TURQUIE. Le régime turc s’en prend au parti politique HDP

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TURQUIE / BAKUR – Le régime turc a lancé une guerre éclaire contre les bases du PKK dans le nord du Kurdistan d’Irak il y a quelques jours. Il espérait porter un coup fatal au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et libérer des agents, soldats ou policiers turcs pris en otage par le PKK.
 
L’armée turque a essuyé une défaite cuisante à Garê, malgré les bombardements massifs visant les bases du PKK, y compris le camp où étaient détenus les otages turcs. Au moins 13 otages turcs auraient péri dans le bombardement du 13 février. (Selon le PKK, la Turquie aurait bombardé délibérément le camp pour éliminer les otages au lieu de négocier leur libération.) Depuis, les dirigeants turcs et leurs sbires appellent à la « vengeance » et demandent la fermeture de parti politique HDP qu’ils accuse d’être affilié au PKK. Un parti qui a obtenu le vote de 6 millions d’électeurs en Turquie…
 
Arrestations massives des membres d’HDP
 
Selon une déclaration du ministère turc de l’intérieur datée d’aujourd’hui, au moins 718 responsables et membres du HDP, y compris des coprésidents provinciaux, ont été détenus lors de raids menés dans 40 villes à travers le pays ces derniers jours.
 
Chaque fois que le régime turc se trouve face à des difficultés économiques, politiques ou sociales, il a le coupable idéal. Il s’appelle le peuple kurde, l’ « ennemi intérieur », le « traitre éternel », la « vermine » à éliminer d’urgence. Cela fait cent ans que les Kurdes et leurs représentants politiques, associatifs etc. savent à quoi s’attendre tant qu’ils n’auront pas abandonner leur rêve de vivre libres sur leurs terres. En effet, selon l’adage fasciste turc, un bon Kurde est un Kurde mort.
 
Fermeture des partis kurdes, une vieille tradition turque

Ce n’est pas la première fois que le régime turc veut fermer un parti politique pro-kurde. Depuis les années 1990, au début de la naissance des partis kurdes. HEP, HADEP, DTP, DEP… tous les partis politiques kurdes ont été fermés un par un. Chaque fois, les Kurdes en ont créé de nouveau. Il feront de même avec le HDP, si Erdogan ordonne sa fermeture, après avoir emprisonné des milliers de membres et députés du HDP, dont les co-présidents Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdağ en 2014.

Campagne d’adhésion à l’équipe de football DALKURD pour empêcher un changement de nom

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Les Kurdes ont lancé une campagne d’adhésion à l’équipe de football suédoise DALKURD, fondée par des Kurdes de la diaspora mais menacée aujourd’hui de changer de nom et de logo à cause des racistes turcs et arabes qui ne supportent pas l’existence des Kurdes où qu’ils soient dans le monde.
 
L’équipe de football suédoise fondée en 2004 par des Kurdes de la diaspora, DALKURD serait contrainte de changer de nom et de logo pour qu’on ne voit plus le nom « Kurd » et le drapeau du Kurdistan dans son logo suite à l’ « hostilité* des Turcs et des Arabes », d’après une information qui a été donnée par le site Kurdistan24 le 6 février denrier.
 
Si ces changements sont opérés, le nouveau nom du club sera « Biratî » (fraternité) FC et le logo sera un bouc cornu… Pour empêcher un tel désastre, de nombreux Kurdes ont lancé une campagne d’adhésion à DALKURD.
 
Pour adhérer à Dalkurd, allez sur leur site ici ou contactez-les via Facebook
 
*En 2020, la Turquie avait empêché le géant chinois de la technologie, Huawei de parrainer Dalkurd FF.

Kurdopia, an innovative and solidarity-based digital project

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Today, we are going to talk to you about a tool for the future in which a handful of Kurds have invested in. It is a decentralised digital tool allowing secure digital transactions without intermediaries, accessible to everyone.
 
While the Kurds are waging a war for survival, digital technologies continue to revolutionize the world, overwhelming the lives of billions of people with services of all kinds that are just a click away. May it be digital transactions, virtual money (crypto-currencies like bitcoin), healthcare services or payment/purchases of a little bit of everything and anything, the internet has become the indispensable tool of modern times, constantly evolving. In short, a world we imagined evolving without the Kurds…
 
Well, not quite, a young Kurd studied this digital transaction tool for three years and in August 2020, he created his own project called Kurdopia which he explained to us in detail. Since then, more than 50 other people have joined the Kurdopia project. An innovative and mission driven project.
 
We asked Aryan (a pseudonym), the founder of Kurdopia (Kurdish + utopia), to tell us about Kurdopia in a language accessible to all, because many of us get lost whenever we talk about the internet and everything we can do with it…
 
Here is the presentation by the founder Aryan :

To summarize, we have managed to create a stake pool for the Kurdish community on the cardano blockchain, named Kurdopia. Stake pools are necessary pillars which help maintain and secure the cardano network infrastructure.
 
The cardano blockchain is a decentralized system that allows the transfer of value, such as money, without intermediaries. A stake pool in the system verifies and validates blocks of transactions. For a stake pool to be elected to verify and validate a block, it must have in its possession a certain amount of a resource, i.e. virtual currency called Ada, of the Cardano ecosystem. The more ada a stake pool has, the more likely it is to be elected as a block validator. Each block brings rewards (ada) to the operator and the participants of a stake pool.
 
Not every person has the skills or means to create and operate a stake pool, but each person can easily buy ada and become a delegator, by delegating ada to an existing stake pool. A delegator does not give his or her funds to the stake pool, he or she delegates his/her weight of influence as a voter, with the amount of ada he/she has. The stake pool and its delegators earn rewards, according to their share of delegation (stake), when the stake pool is elected to create a new block. You can invest in cardano and delegate to Kurdopia stake pool. One can earn a passive income of around 5,5% per year while supporting the Kurdish community. You will learn more on this in the following article.
 
Innovative Kurdish Solidarity Project

Today, we have the opportunity to present an innovative project to you. A project which aims to support and finance the Kurdish community in any aspect, collectively, periodically and automatically. 

A quick summary :

To summarize, we have managed to create a stake pool for the Kurdish community on the cardano blockchain, named Kurdopia. Stake pools are necessary pillars which help maintain and secure the cardano network infrastructure. The cardano blockchain is a decentralized system that allows the transfer of value, such as money, without intermediaries. A stake pool in the system verifies and validates blocks of transactions. For a stake pool to be elected to verify and validate a block, it must have in its possession a certain amount of a resource, i.e. virtual currency called Ada, of the Cardano ecosystem. The more ada a stake pool has, the more likely it is to be elected as a block validator. Each block brings rewards (ada) to the operator and the participants of a stake pool. Not every person has the skills or means to create and operate a stake pool, but each person can easily buy ada and become a delegator, by delegating ada to an existing stake pool. A delegator does not give his or her funds to the stake pool, he or she delegates his/her weight of influence as a voter, with the amount of ada he/she has. The stake pool and its delegators earn rewards, according to their share of delegation (stake), when the stake pool is elected to create a new block. You can invest in cardano and delegate to Kurdopia stake pool. One can earn a passive income of around 5,5% per year while supporting the Kurdish community. You will learn more on this in the following article.

A quick observation of our community :

In more than 50 years of continuous Kurdish migration to Europe, the Kurdish community is still left behind, marginalized and neglected. Kurdish language courses are still rare to find. By contrast, languages ​​such as Arabic, Portuguese, Italian, Turkish, Croatian and Serbian are taught in certain public French schools as part of « languages ​​and cultures of origin » program since 1977.

We can ask ourselves : where are the schools or universities that teach Kurdish ? Where are the multinational Kurdish firms ? Where are the Kurdish restaurant franchises ? Where are our help and integration organizations for immigrants and families in difficulty ? Where are the Kurdish lobbies  ?

Our history and our current situation show us that we were not able to evolve or adapt in an advantageous manner as the other nations. Indeed, while the others devoted themselves to building their homelands, our ancestors did not know how to unite and organize themselves, or did not find interest in it before it was too late. Now, it’s up to us not only to catch up, but also to evolve ahead of others.

The traditional means of activism such as demonstrations, boycotts or social media campaigns are interesting to be heard locally and temporarily, but insufficient to efficiently advance the cause. We must learn to rely on ourselves and find alternatives in order to achieve our end goals. This happens through trust, organization, solidarity and education without affiliation to political parties.

It is also encouraging to observe more and more initiatives on behalf of the Kurdish youth, a desire to participate in the development of the community. Why not use our individual knowledge and skills for the common good ?

The general idea of ​​the « Kurdopia » project:

The final goal to keep in mind is to be able to support Kurds in general, all over the world, but starting with the diaspora. It is essential that the Kurds in the diaspora organize themselves and gain influence, political and social, so that they can subsequently provide assistance to the Kurds in Kurdistan. It seems to us that this occurs through investment in Kurdish projects and by enriching the community. By this, it is important to understand, to « enrich » not just yourselves, but for the good of the community.

In order to achieve this, we imagined an investment fund, or more of a crowd funding « collective pot », to finance Kurdish companies, organizations, associations, projects and ideas.

Let’s take an example to better illustrate the idea. Imagine you want to open a Kurdish business (a restaurant, a construction firm, a charity or anything else). Imagine you have the will and the skills, but you don’t have the means or the relations. The banks don’t want to finance you, or you are even afraid to take the risk of applying for credit, simply because you are afraid of failure.

There are around a million Kurds in Germay. Mathematically speaking, if only a quarter participated in a donation of 1€ per month, that would make about 250 000 euros per month. A « collective funding pot » that you could then solicit by formulating a request and presenting your project or your needs to the committee which will eventually be formed or to the community which could vote.

Now let’s imagine the donor’s side. The first problem we face, of course, is trust. Why would you give anything to an entity that you know nothing about?

Of course, we know that lack of confidence is even more relevant among the Kurds, who are rightfully suspicious considering their history. As a result, we have taken this distrust specifically into account in developing this project. We will show you later how this project solves this problem, to arrive to a win-win situation so that everyone is a stakeholder and not just the direct beneficiaries.

Then, let’s consider the donation system itself. Imagine you do not want to give 1€, but you agree to give less, for example micro-donations of 5 or 10 cents periodically in an automated manner and not only from Europe but from any other country in world.

What is described above is difficult to put in place with the current banking system (a controlled and centralized system). The transaction fees will be higher than the amount you want to donate not to mention other issues, such as taxes, bank refusals of micro-payments, conversion fees, regulations, etc.

However, there is already a system that solves all the problems mentioned above and much more. A system that is operational and that we have been using for our project since August 2020. Indeed, we are going to explain it to you and present to you some concrete figures below.

Presentation of the blockchain technology and Cardano :

Before that, we need to introduce some technical terms for the explanation. Don’t be afraid if you don’t understand the all the terms at first or how it all works. The most important thing is that you understand what it is used for. By analogy, explaining the system in question and how it works is equivalent to explaining how the internet works. Most of you probably don’t understand all the components, algorithms, programs, cryptographies or the mathematics that make the internet possible, but you use it all the same without much difficulty. The same goes for your smartphone or your car. You don’t have to understand the whole mechanism of a system to understand its utility.

The system we are referring to is the blockchain, more specifically the Cardano blockchain. 


First of all, what is a blockchain?

You will see that the « blockchain » technology, a new term that might seem unfamiliar to you now, is in fact easier to understand than you think.

Imagine a virtual accounting book or in other words a virtual « ledger » with all past transactions. Then imagine that a copy of this virtual ledger is distributed and shared over a public network that has a few thousand computers. With each new data entry or transaction, these thousands of computers work together to keep this ledger up to date. This avoids having a central authority that controls and governs. By this simple fact, the blockchain is a decentralized network with a decentralized database. 

When you carry out a transaction from your address to another on the blockchain, it is transmitted through the network of computers which have the same ledger with the recorded history of all passed transactions. You should know that an address is a series of letters and numbers. Thus the identities of the sender and receiver remain anonymous, but the transaction is traceable on the public network. The blockchain network is therefore more or less anonymous, but can be more or less transparent, precisely to make verification possible. 

All new transactions at time « t » are recorded in a « block of transactions », which is then encrypted by a very sophisticated cryptographic algorithm. All the computers in the network update their ledger by verifying and validating the following block in the « chain of blocks », according to a well-defined and automated protocol. No data recorded in the blockchain can be falsified, or modified without the authorization (private key) of the author or without the consent of the authors. In any case, the history of each modification is recorded and traceable. No parameter within the protocol itself can be changed without the consensus of the majority of validators (thousands of computers) in the network.

To be able to hack and corrupt the blockchain it would be necessary to take control of more than half of the validating computers of the network. Which is currently impossible even with a quantum computer.

To give you an example of what this means:

Last year, Google succeeded in creating the first 53-qubit quantum computer, one of the world’s most powerful computer surpassing traditional supercomputers. Well now, imagine that it takes 1500 qubits to hack Bitcoin, which is the first and one of the most primitive of blockchains. The quantum technology needed to hack Bitcoin is therefore still a long way away. The new generation of blockchains like the Cardano are being designed to be quantum resistant.

The most important thing to keep in mind about the blockchain technology is that it is actually the evolution of the internet and thus a revolution in itself.

Indeed, the Internet allows the transfer of information (data, documents, photos, videos, music, etc.) and communication quite seamlessly, fast and more or less secure. However, when you send or share data over the internet, it is only a copy of the original. If you want to send or trade something of value over the internet, such as money, it is important not to send just a copy. Otherwise you could spend the same amount as many times as you want. It is for this reason that you must go through an intermediary, such as a bank to certify that you have the necessary funds in your account and to keep the ledger of transactions up to date.

This is true not only for money (or crypto-currencies), but for anything of value, like art, photos, videos, music, articles, documents, intellectual properties of which you are the author. Your identity, your personal data, your ownership certificate and even your vote, are of value.

Normally, it would be impossible to exchange these « objects of value » via the Internet without going through a middleman or a trusted third party such as a notary, a bank or an institution. Going through intermediaries obviously has drawbacks. This naturally leads to additional costs, slow processing time, control and traceability from a central authority. In a centralized system, someone with sufficient access could accidentally or intentionally block a transaction, change your data, or empty your account.

However, the blockchain by its decentralized and extremely secure nature makes it possible to do without a central authority. Blockchain is a system where we trust no one because we don’t need to trust someone. The trust lies within the code that is open source, which is accessible and verifiable by anyone, at any time.

The blockchain therefore allows the transfer of value between two people without intermediaries (a peer-to-peer network). Internet version 2.0, under construction!

You can watch this video which presents the blockchain technology and its potential pretty well :

https://www.youtube.com/watch?v=Pl8OlkkwRpc&t=9s 

Why did we use the « Cardano » blockchain for our project ?

There are now thousands of different blockchains. To better understand our choice, we must understand the history and evolution of the blockchain technology. We must explain the three generations of the blockchain.

The first generation « Bitcoin » :

Bitcoin emerged following the 2008 financial crisis. The white paper (https://bitcoin.org/bitcoin.pdf) which describes how Bitcoin fonctions was published on a forum by an anonymous developer under the username Satoshi Nakamoto. The actual identity of the individual (or group) under this pseudonym is still unknown to this day. Satoshi Nakamoto has been missing since 2011.

Here is Satoshi’s final email sent to Gavin Andresen on April 23 2011 : 

https://nakamotostudies.org/emails/satoshis-final-email-to-gavin-andresen/

You may also be interested in reading the following article :

https://fr.cryptonews.com/news/is-this-1999-forum-message-from-a-young-satoshi-nakamoto-6209.htm  

The identity of Satoshi Nakamoto is ultimately of no particular importance because Bitcoin is backed by central authority and operates without its creator. We do not need to know the identity of its creator because as we have already said, the code of Bitcoin is open source. Anyone (with advanced knowledge in programming) can read and understand the mechanism behind Bitcoin. Algorithms by mathematical logic have no opinion or a hidden agenda, they are true or false, no matter who wrote them.

Satoshi Nakamoto wanted to create a decentralized universal currency, which no central authority, such as a bank or a government, could stop or control. Not only did he create a fully-fledged monetary system and means of payment, but he was also able to demonstrate, intentionally or accidentally, that it is possible to transmit anything of value via the internet, without intermediaries. In other words the blockchain, a new field in technology was born.


In the Bitcoin protocol, as we mentioned above, transactions must be verified and validated by the network of computers following a consensus. For Bitcoin, this consensus is called « proof of work », using a hash function (https://www.youtube.com/watch?v=IGSB9zoSx70). To put it in other words, computers or groups of computers try different digital keys at random to decrypt an encrypted block of transactions and then add it to the sequence of blocks. When the computer or the group of computers working together find the right key, they are rewarded with new virtual coins generated.

The more computers or more specifically the more computing power one has the more chance one has in finding the digital key to decrypt, verify and validate a block and earn rewards accordingly. However, as the total computing power of the network increases, the more the difficulty in finding the key also increases. Computers in the network provide effort, time, and consume energy (giving the network its cost value). These computers (or the people operating them) are called « miners ».

The maximum supply of Bitcoin is limited to 21 million. There never will be more than 21 million Bitcoins in existence. 18.55 million are currently in circulation, so approximately 2.45 million remain to be mined. Initially, the quantity of Bitcoins earned per block was 50. However, within the Bitcoin protocol, the rewards earned per block are divided by 2 every 210,000 blocks, or approximately every 4 years. This event is called the halving. There have been 3 halvings since the launch of Bitcoin in January 2009. The last halving occurred on May 11 2020 and currently miners earn 6.25 Bitcoins per block. It is predicted that the last Bitcoin will be mined at around the year 2140. Transaction fees will take over to reward miners down the road, so they can stay incentivized in securing the network.

We can draw an analogy with gold. Indeed, the more effort one puts into finding gold, the more effort and work one must put in to find more gold, because the resource is limited. One must dig deeper into the earth’s layer and consume more energy to find it. The quantity decreases, the demand increases and therefore the price increases accordingly.

It’s quite the same logic for Bitcoin, but Bitcoin is even more limited in quantity than gold and thus rarer. In addition, Bitcoin is easier to secure, store, transport, and faster to transfer to anyone anywhere in the world.

Evidently, Bitcoin being the first cryptocurrency and the first blockchain, it presents a number of problems. One of the major problems is that the entire Bitcoin network consumes as much energy as a country like Switzerland (but still less than the traditional banking system). There is also the problem of network saturation, i.e. the more users there are, the slower and more expensive the transactions become. The Bitcoin network can perform around 7 transactions per second, still slow compared to the visa card’s 24,000 transactions per second.

The hardware for mining Bitcoin is becoming more specific and expensive. Only big players with mining warehouses can afford to continue the activity and profit from it. This tends to push the Bitcoin network towards a centralization of operations, up to 65% of Bitcoins being mined by Chinese miners.

By its decentralized nature, Bitcoin also suffers from a governance problem. As a result, it is very difficult to develop or improve the Bitcoin code. When there is disagreement within the community (between miners, developers, or users) about which path to take, a split from the main blockchain branch can occur, caused by a divergence in consensus rules. Therefore, there have been a lot of splits of the Bitcoin protocol thus forming other cryptocurrencies (which one calls altcoins) like « Bitcoin Cash », « Bitcoin SV », « Bitcoin gold » and so on. This phenomenon of splitting apart from the main branch is called a « hard fork ».

A lot of altcoin projects have more or less copied the Bitcoin protocol (since it’s open source) and have tweaked some details to change or improve certain features. For example to make it a bit faster like Litecoin (LTC) or more anonymous like Monero (XMR) or Zcash (ZEC). While some sought to exploit the real potential of new technology, such as the Ripple blockchain (XRP) which seeks to reduce transaction delay and transaction fees between banks; others have created their own cryptocurrencies, simply because they could, such as Dogecoin (DOGE) which started off as a joke, but was successful nonetheless.

 
The second generation « Ethereum »:

A young Russian-Canadian programmer by the name of Vitalik Buterin discovered Bitcoin at the age of 17. He understood at the age of 18-19 that he could not only create a monetary system and a means of payment like Bitcoin and other altcoins, but he could also in theory make virtual currency programmable.

Thereafter, Ethereum came into existence in 2015 with the ability to program smart contracts that run autonomously. These smart contracts can be used to build one’s own cryptocurrency or tokens using the established security of Ethereum’s blockchain network, without having to rebuild a new network each time. These tokens can have various applications, such as decentralized finance, decentralized voting, decentralized insurance, decentralized VPNs, decentralized gambling & gaming, so on and so forth.

Ethereum is therefore the evolution of Bitcoin, which is not just a new monetary system, but a programmable monetary system that can host smart contracts with utility tokens for specific applications.

However, the second generation of the blockchain technology has almost identical flaws to the first generation. That is to say the problems of energy consumption and governance, the absence of communication between chains (interoperability), and more particularly, the problem of saturation or in other words the lack of scalability to allow the large-scale adoption of blockchain technology.

The third generation « Cardano »:

The 3rd generation promises to solve all of the problems mentioned above, so that the blockchain technology can finally be usable on a large scale and adopted billions of users. 

What differentiates Cardano from other 3rd generation blockchains, such as Tezos, EOS, Zilliqa and Polkadot, is the scientific approach, based on first principals and on academic research which is peer-reviewed. Indeed, Cardano is product of 5 years of research, which inspired more than 90 scientific papers : https://iohk.io/en/research/library/.

The founder of Cardano is Charles Hoskinson, who is also one of the co-founders of Ethereum along with Vitalik. Three entities are working on the development of Cardano : Input Output Global based in Hong Kong, Cardano foundation based in Zug in Switzerland and Emurgo based in Tokyo. In total more than 300 employees (scientists, mathematicians, programmers, developers, engineers, etc.) work on the Cardano project.  

Cardano’s platform is still under development to enable the realization of smart contracts and decentralized applications. Contracts and applications that will be used to remove intermediaries. Applications such as Atlas PRISM that will make it possible to give digital identities solutions and access to financial services to billions of people who are yet unbanked. Applications such as Atala Trace that will allow traceability and authentication of products for supply chains. These are just a few examples of the potential of the Cardano blockchain. 

The development and rollout of Cardano is done in steps and phases. There are a total of 5 phases in order to solve all the problems mentioned previously. However, we are not going to explain all the phases to you, you can read about them here : https://roadmap.cardano.org/en/

We will instead focus on the phase that interests us for our project, which is the Shelley era.

The Shelley phase brings with it the security of the network through decentralization with less energy requirement. Unlike the « proof of work » protocols used by Bitcoin and other first and second generation cryptocurrencies, Cardano uses the « proof of stake » consensus protocol.

Proof of Work (PoW) demands a lot of computing power from participants in the mining process, while Proof of Stake (PoS) is based on an election process in which a validator is chosen at random to validate the next block, depending on its electoral power. The Proof of Stake protocol requires the user to prove possession of a certain amount of cryptocurrency (stake) to be eligible for election and validate additional blocks in the blockchain and to be able to receive the rewards. 

A node in the network is a computer that has the entire blockchain ledger and participates in the verification and validation process 24/7. Block validators are not chosen completely at random. To become a validator, a node must deposit a certain amount of native blockchain tokens in the network as stake. If a node is chosen to validate the next block, it will check the validity of all transactions in the block. If everything is verified, the node signs the block and adds it to the chain of blocks.

The size of the stake determines the chance a validator has in producing the next block. The more tokens you have in the network, the more likely you are to produce a new block. And the more blocks you produce, the more rewards you earn. A validator, also called a “stake pool”, is the equivalent of a representative standing for election in a democratic process and system. Delegators are people who own native tokens (eligible to vote) but who do not operate a node/computer to verify and validate blocks. These delegators can support a representative to generate blocks on their behalf by delegating their tokens and earn rewards accordingly.

The native token (cryptocurrency) of the Cardano ecosystem is called Ada.

To give you an example to better illustrate :

Imagine each « Ada » is like a lottery ticket. To be able to participate in the draw, you must of course have tickets, but also team up with a representative (stake pool) of the protocol. You can choose to become a representative yourself, by operating a stake pool which must be operational and available 24/7. Or you can delegate your tickets to an existing stake pool. When a ticket is a randomly selected, the elected representative gets to generate a block and earn rewards. The rewards are proportionally distributed among the participants (delegators) according to their stake. There is a draw approximately every 10 seconds and tickets are reusable.

It is important to understand that you are not giving away your tickets (Ada) to anyone. The quantity of Ada you have is your weight of influence as a delegator. You can withdraw your Ada and redelegate to another stake pool. You can, of course, also choose to withdraw and sell your Ada at any time, on crypto-currency exchanges.

You should be informed that stale pools have fees, but only on the earned rewards

You don’t lose your amount of Ada by delegating.

There are two types of fees:

1 – Operational costs, which are set at 340 Adas minimum per epoch (a period of 5 days). This fee is meant to cover the expenses of the stake pool operator (price of the computer, monthly rentals of servers, electricity consumption, marketing, etc.)

2 – The margin fee is defined by the stake pool operator, which is generally between 0 and 10%. The objective of this fee is to reward the efforts of the stake pool operator or finance his/her projects.

The rewards generated minus the fees, over an epoch, are distributed among the participants of the stake pool at the end of the epoch. However, when a representative (stake pool) does not have enough delegation, it is possible that he/she is not elected to verify and validate a block; and no block means no rewards. The number of blocks created by a stake pool is counted every 5 days, this period is called an epoch.

Watch these two videos on blockchain and the three generations by Charles Hoskinson : 

https://www.youtube.com/watch?v=97ufCT6lQcY&list=LLUlhxGsDFMsgDw00D-Mhc5A&index=733

https://www.youtube.com/watch?v=Ja9D0kpksxw&t=2s

Why delegate with the « Kurdopia » Stake Pool ?

There are now over 1300 stake pools on the Cardano blockchain since the launch of the shelley phase in August 2020. Each stake pool offers its various services, missions or projects. For example, there are stake pools that offer to use their costs to support causes, develop an application or finance their content creation (videos, podcast, articles, etc.).

As we explained at the beginning, our project is to support the Kurdish community. This is what we want to use our fees for (340 ada + 3%). Let’s be clear, you are not giving us your own money, we are offering a « staking » service with which we (and you too) are generating a certain amount of a cryptocurrency (Ada) by participating in the security of the protocol. We tell you how we intend to use our generated funds, that is to say in the service of the Kurdish community. This is our goal and mission. If our Kurdish stake pool is not productive and/or efficient, you can withdraw your delegation at any time, redelegate or cash out. It is without any obligation.

We said that we would present some concrete figures :

Indeed, at the time of writing this article, our stake pool Kurdopia was able to generate a total of 48000 Ada (17280 euros at the current price of 0.36 € per Ada) in about 6 months, with a total of 3.38 million Ada (1,2m €) delegated, currently comprising of 48 delegators, the majority of whom are Kurds. And of course the price of ADA varies, and will undoubtedly continue to gain in value (+1700% since March 2020, having been at 0.02 € per ada).

We have already donated a total of 685 euros and 2500 ada on behalf of Kurdopia to four humanitarian causes which you can find here :

  • https://twitter.com/kurdopia/status/1325897151218659328?s=20  
  • https://twitter.com/kurdopia/status/1356755721929584641


 

Screenshot of the staking interface on the Daedalus desktop wallet of the Cardano blockchain:

Conclusion :

Investing in Cardano is like investing in a company that offers you dividends (a return on your investment) based on your initial investment, which can be as little as 10 or 20 euros. A return on investment between 4-7% or in average 5,5% (in Ada) per year (it’s better than leaving your money in a savings account, isn’t it?). A cryptocurrency with a limited quantity (32 billion tokens in circulation out of the 45 billion max.), which can appreciate in value as its utility and use cases increases.

Imagine if you could buy shares in a start-up that is currently in development. A start-up that will offer a platform for the creation of decentralized applications, such as « google play » but without a central authority. A platform that will include several types of actors. Stake pools are independent players who maintain the network. Each stake pool is like a full-fledged company that earns money by keeping it running smoothly and ensuring the decentralized aspect of the network.

The upcoming players on the Cardano platform are therefore application developers and their users. These actors will therefore bring with them the real value and utility to the platform. This will therefore increase the price of Ada, which will benefit the stake pools and their delegators who ensure the stability of the ecosystem’s infrastructure.

Above all, do not be afraid of the word « invest ». One can’t do anything without investing. « Investing » has a broader meaning than you might imagine, that we are not taught in school. Starting your own business is an investment, learning another language or taking a training course are also investments. Working hard by doing overtime to gain experience or hoping for a promotion is also an investment. We make investments daily without thinking about it or saying the word.

Obviously, investing in a cryptocurrency comes with risk, but just like any other investment. The higher the risk, the greater the reward. However, one must not get things confused, we are not « gambling », we are investing and taking part in a new technology that could revolutionize the financial sector, the internet and thus our lives. It is a calculated and thought through investment with considered risk, which may be worth it.

Of course, we are aware that Kurds are mostly considered as anti-capitalists, the older generation in any case. However, capitalism is not the fact of being rich, capitalism is the fact of being rich for oneself, the fact of being rich at the expense and exploitation of others, it is egocentrism. This is not what we are offering you. We wish you to be rich for yourself (why not?) but above all for the good of your community. Altruism quite the opposite of egocentrism.

What other nation is better suited to make use of a decentralized banking or voting system ?  

For more information or the steps to take to participate in the project, you can contact us by email kurdopia.store@gmail.com or on any of the social media sites : 

Twitter : https://twitter.com/kurdopia?s=20

Facebook : https://www.facebook.com/Kurdopia.store

Instagram : https://www.instagram.com/kurdopia

Telegram : https://t.me/joinchat/DsNKJhhjmiVoqrfTIGh1zQ

There is our Kurdopia Stake Pool presentation video : 

https://www.youtube.com/watch?v=gvdJwR2cusU

This is not financial advice, do your own research before investing any money in cryptocurrencies or other investment projects. Don’t invest more than you can afford to lose.

 

TURQUIE. Prison pour 4 prévenus dans le procès du journal kurde Ozgur Gundem

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ISTANBUL – Quatre accusés dans le procès du journal kurde Özgür Gündem ont été condamnés à des peines de prison pour «terrorisme».
 
La 23e Cour pénale d’Istanbul a condamné le journaliste Kemal Sancılı, le rédacteur en chef İnan Kızılkaya et l’avocate Eren Keskin à 6 ans et 3 mois de prison pour « appartenance à une organisation terroriste ».
 
L’avocate Eren Keskin a réagi sur Twitter au verdict qui l’accusait d’être membre d’une organisation armée (PKK) ainsi: « Je fais partie du mouvement des droits de l’homme depuis 30 ans. J’ai été jugée de nombreuses fois, j’ai été emprisonnée à cause de mes pensées. Cependant, pour la première fois, j’ai été condamnée à 6 ans et 3 mois en étant qualifiée d’être membre d’une organisation armée. Je ne vais nul part. Je suis ici. »
 
Zana Kaya, rédacteur en chef du journal Ozgur Gundem, a été condamné à 2,1 ans de prison pour « propagande terroriste ».
 

Procès principal du journal Özgür Gündem

Dans le procès principal, Necmiye Alpay, Aslı Erdoğan, Ragıp Zarakolu, Filiz Koçali, Eren Keskin, les rédacteurs en chef Zana Kaya, İnan Kızılkaya, Kemal Sancılı et Bilge Oykut sont actuellement jugés dans le cadre du procès principal.

Lors de l’audience du procès principal tenue le 10 avril 2019, le conseil de la 23e Cour pénale d’Istanbul a statué que Kemal Sancılı, le détenteur de la subvention du journal, devait être libéré car il avait été reconnu coupable et condamné à la prison dans un autre procès entendu par le 13e tribunal pénal lourd d’Istanbul. Sancılı est toujours derrière les barreaux.

De plus, alors qu’Eren Keskin est jugée dans 47 affaires en tant qu’ancienne rédactrice en chef d’Özgür Gündem, Hüseyin Aykol est jugé dans 38 affaires en tant qu’ancien rédacteur en chef permanent du journal.

 

Action féministe à Hambourg: «100 raisons de poursuivre Erdoğan»

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ALLEMAGNE – HAMBOURG – Un rassemblement a eu lieu à Hambourg dans le cadre de la campagne «100 raisons de condamner le dictateur Erdogan» lancée par le mouvement des femmes kurdes. L’action s’est déroulée le 14 février,  jour de la Saint-Valentin que le collectif Women Defend Rojava Allemagne a proclamé en une journée d’action contre les féminicides.

L’appel du collectif « Women Defend Rojava – Allemagne » pour la journée nationale d’action de la campagne « 100 raisons de poursuivre le dictateur Erdogan » a été soutenu à Hambourg par un rassemblement à la gare d’Altona, auquel de nombreuses personnes ont participé. 

« La date du jour d’action n’a pas été choisie par hasard.  Le 14 février est également connu comme la Saint-Valentin. Si nous regardons la situation dans le monde, il n’y a guère de raisons pour nous de célébrer une telle journée. En 2017, 238 femmes ont été tuées chaque jour dans le monde. La moitié d’entre elles ont été tuées par un partenaire ou un parent. En Allemagne, une femme est assassinée par son partenaire ou ex-partenaire tous les trois jours. La pandémie a encore accru la violence contre les femmes et les filles », lit-on dans un discours du collectif Women Defend Rojava.

La violence contre les femmes en Turquie est dramatique

Le but du rassemblement était d’attirer l’attention sur le contenu de la campagne et de la soutenir.  La campagne plaide pour la reconnaissance du féminicide en tant qu’acte politique, appelle à la fin de la violence patriarcale et vise à tenir les responsables des politiques misogynes du régime turc, surtout le président turc Recep Tayyip Erdoğan, responsable des innombrables meurtres de  femmes.  Une militante s’exprimant ici a déclaré : « Depuis qu’Erdoğan est au pouvoir, la violence à l’égard des femmes en Turquie a augmenté de plus de mille pour cent. Le viol se normalise de plus en plus. Les femmes sont systématiquement exclues de la sphère politique, emprisonnées et torturées. Parallèlement,  Le travail universitaire, artistique et professionnel des femmes est criminalisé. »

Images des victimes du féminicide

Chaque femme assassinée par l’État turc et ses politiques a un visage, une histoire, un nom.  Chacune d’elles est une raison de poursuivre Erdoğan et d’élever la voix.  Lors du rassemblement, les photos de dizaines de ces femmes ont été accrochées.  De nombreux passants se sont arrêtés pour les regarder et soutenir la campagne en signant.  Du matériel d’information sur la campagne et la situation actuelle dans les régions kurdes était également disponible.  En plus des discours qui ont été lus et des chansons qui ont été jouées, les organisateurs du rassemblement ont recueilli des signatures pour la campagne.

100 raisons de poursuivre le dictateur

La campagne «100 raisons de poursuivre le dictateur» a été lancée par le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) le 25 novembre. L’objectif est de recueillir 100 000 signatures pour une pétition à l’occasion de la Journée internationale de la lutte des femmes le 8 mars. Le mouvement des femmes exige que le président turc Recep Tayyip Erdogan soit traduit en justice pour ses crimes. La pétition peut également être signée en ligne ici.

ANF

La mairie de Florence décerne le « Lys d’or » à Havrin Khalaf

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ITALIE – Le maire de Florence, Luca Milani, et la présidente de la commission pour l’égalité des chances, la paix, les droits de l’homme, les relations internationales et l’immigration, Donata Bianchi, ont décerné à Havrin Khalaf le «Giglio* d’oro» (« Lys d’or »).
 
Le prix décerné à la politicienne kurde a été annoncé à l’occasion de l’anniversaire de la capture d’Abdullah Öcalan, chef historique du PKK.
 
Milani et Bianchi ont rappelé que « le conseil municipal de Florence, ces dernières années, a approuvé divers actes en faveur du peuple kurde, ainsi qu’en faveur de la reconnaissance du sacrifice de Lorenzo Orsetti, notre concitoyen tué dans la guerre contre Daech. Aujourd’hui, la situation du peuple kurde est toujours caractérisée par le déni de son droit à l’autodétermination et le manque d’attention de la communauté internationale à la condition dans laquelle son chef Öcalan est maintenu, après avoir été capturé il y a 22 ans. »
 
Le président Milani et le président Bianchi ont également confirmé de nouvelles actions en faveur du peuple kurde dans les mois à venir.
 
Havrin Khalaf
 
Havrin Khalaf, ou Hevrîn Xelef, était la co-présidente du parti Avenir de la Syrie. Capturée sur l’auto-route M4, près du village de Tirwazî, entre Soulouk et Tall Tamer, elle a été violée et lapidée le 12 octobre 2019 par les membres du «Bataillon 123» de la milice djihadiste «Ahrar al-Sharqiya», allié de la Turquie.
 
Khalaf a œuvré à construire des ponts, à réconcilier différents groupes ethniques et à œuvrer pour une Syrie démocratique, pluraliste et décentralisée. Elle a également œuvré à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.
*Le lys de Florence (il Giglio en italien) est le blason de la ville de Florence