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La guerre totale d’Erdogan sur le front kurde

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« Le président turc refuse de négocier et maintient Öcalan en prison. Il préfère une guerre totale contre les Kurdes pour éradiquer le PKK », écrit le journaliste Pierre Barbancey dans l’Humanité daté de 15 février, à l’occasion du 22e anniversaire de la capture d’Abdullah Ocalan, le chef historique du PKK.
 
Dans son article « La main de fer d’Erdogan », Barbancey accuse l’Occident de soutenir par son silence la guerre anti-kurde d’Erdogan menées sur le front irakien et syrien et ajoute:
 
« Une guerre anti-Kurdes qui n’a pas de frontières, puisque les troupes turques sont entrées au Kurdistan syrien, laissant la voie libre aux exactions de leurs supplétifs islamistes. Les mêmes qui avaient tenté de s’emparer de la ville de Kobané en 2014. Personne n’a d’ailleurs oublié que les djihadistes sont arrivés en Syrie en transitant sans problème par la même Turquie. Le journaliste Can Dündar avait même été condamné parce qu’il avait révélé, photos à l’appui, l’aide apportée par les services de renseignements turcs, le MIT, dans l’approvisionnement en armes des troupes de l’organisation dite de l’« État islamique », Daech. À Afrin et à Serekaniyé, un nettoyage ethnique est en cours. Les témoignages recueillis dans les camps de déplacés sont terribles, exécutions sommaires et pillages quotidiens. La même armée est maintenant déployée au nord de l’Irak pour éradiquer les bases arrière du PKK. Des combats ont lieu, les bombardements se multiplient et la situation peut dégénérer à tout instant. »
 
Article à lire ici

L’amertume après le verdict du procès Mawda dont le meurtre reste impuni

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BRUXELLE – Le 17 mai 2018, Mawda, une fillette kurde de 2 ans, était tuée par un policier belge lors d’une course-poursuite sur l’A42, près de Mons, en Belgique. Mawda Shawri se trouvait avec ses parents et d’autres migrants à l’arrière d’une fourgonnette. Son meurtre illustrait la chasse impitoyable faite aux migrants en Europe.

Le vendredi 12 février, le tribunal correctionnel de Mons a condamné Jargew D., le soi-disant conducteur de la fourgonnette à 4 ans de prison ferme pour « entrave à la circulation » et « rébellion armée ». Quand au policier, auteur du tir qui a tué Mawda, il a écopé d’un an avec sursis de trois ans et d’une amende de 400 euros. Un verdict qui a scandalisé les défenseurs des droits des migrants…

Max Ago, membre du Comité Mawda, a réagi violement au verdict dans le procès du meurtre de Mawda:

« Rien, non rien de compensera la perte de son enfant pour les parents, ni l’octroi de papiers permettant une régularisation en Belgique, ni la condamnation trop légère du policier cowboy qui a fait feu ce jour-là.

L’affaire autour des circonstances de la mort de la petite Mawda est malheureusement un bon exemple de ce qu’est la justice de classe hypocrite dans un pays gouverné par des politiciens qui versent de plus en plus dans la haine anti-migrants pour mieux diviser les travailleurs alors que ces mêmes politiciens laissent les entreprises belges vendre des armes à des pays qui les donnent à ou les utilisent dans des régions en guerre ce qui génère de l’instabilité politique et pousse davantage de migrants sur les routes. Tout cela pour ensuite les traquer comme des animaux et tenter de mettre sur le dos de ces malheureux contraints à l’exil, les problèmes d’une société capitaliste malade et en crise depuis trop longtemps maintenant. Crises auxquelles les gouvernements successifs répondent uniquement par l’augmentation de la brutalité policière et par des tentatives de banaliser des comportements autoritaires sur fond de corruption et de serrage de coudes dans le mensonge pour mieux couvrir les bavures et les manquements à la loi qui leur est pourtant taillée sur mesure.

Les zones d’ombres dans cette affaire sont aussi sombre que le trou qui se trouve à la place du coeur des politiciens racistes belges qui ont tenté de rejeter la faute sur la famille et les passeurs alors que ce sont leur politique impérialiste et leur soutient implicite à des régimes meurtriers qui sont la cause véritable de cette sinistre situation.

La commission parlementaire serait un bon début pour établir un commencement de vérité en mettant à nu les mensonges des policiers et les dysfonctionnements de la justice. Cela permettrait ensuite de relancer dans la société le débat des migrations forcées sur des bases plus claires pour combattre le racisme et faire naître une solidarité plus grande dans la classe des opprimés pour un jour mettre un terme à cette hypocrisie qu’est le fait de s’attaquer par la répression aux conséquences de mauvaises politiques au lieu d’en comprendre et de combattre les causes de cette deuxième pandémie qu’est le racisme structurel. » 

Le Comité Mawda Justice-Vérité dénonce le jugement rendu dans l’affaire Mawda et appelle à manifester le mercredi 24 février 2021, à Liège.

« Le meurtre de la petite Mawda a donné lieu à une séparation des dossiers entre un volet relatif à l’ « incident de tir » (Mons) et un autre relatif au « trafic des êtres humains » (Liège).

Ce procès aux responsabilités éclatées a semblé jusqu’ici principalement jouer en défaveur des jeunes kurdes irakiens poursuivis comme co-auteurs du meurtre. La seconde conséquence est la dilution des responsabilités judicaires et politiques dans les opérations de filature transfrontalière et les opérations Medusa.

Le tribunal de Mons a acquitté Rasol Diman Ahmed. Il a estimé qu’il n’existait pas assez d’éléments en droit pour dire que Rasol D.A. était co-auteur d’une entrave méchante à la circulation et de rébellion armée. Par contre Jargew Del a quant à lui été accusé d’être le chauffeur de la camionnette. Il a été condamné à une peine de 4 ans de prison ferme.

Nous serons présents à Liège ce 24 février pour soutenir les plaidoiries des avocats des kurdes irakiens. L’aide au passage ne peut être considérée comme un crime, pas plus pour Cédric Herrou, pour les hébergeurs que pour des migrants kurdes irakiens.

Stop Medusa !

Stop aux opérations de filature dans lesquels trop de migrants trouvent la mort !

La seule solution pour mettre fin à cette machine de mort : la régularisation des sans-papiers ! »

IRAN. Une activiste kurde condamnée à 5 ans de prison pour avoir enseigné le kurde aux enfants

IRAN / ROJHILAT –  Les mollahs iraniens ont condamné à 5 ans de prison l’activiste Zahra Mohammadi, pour avoir enseigné le kurde aux enfants kurdes.
 
Le 16 février 2020, la première chambre du Tribunal révolutionnaire islamique de Sanandaj – présidée par le juge Saeidi – avait condamné Zahra Mohammadi à 10 ans de prison pour «formation de groupes et de sociétés dans le but de perturber la sécurité nationale». Son avocat a été informé du verdict en juillet.
 
Cependant, en octobre 2020, la quatrième chambre de la Cour d’appel de Sanandaj a ramené la peine de Mohammadi à cinq ans. Elle a été informée de ce verdict ces derniers jours.
 
Mohammadi a publié un article sur son compte Instagram le 13 février 2021, attirant l’attention sur l’iniquité de la peine et a déclaré: «Émettre une peine de cinq ans de prison sans preuve et quels que soient les faits, est totalement injuste.»
 
Zahra Mohammadi est une militante des droits civiques et directrice de l’Association socioculturelle de Nozhin. Ses activités comprennent l’enseignement de la langue et de la littérature kurdes et d’autres activités liées à la société civile. Elle a été arrêtée par les forces de sécurité à Sanandaj (Sînê) le 23 mai 2019 et libérée le 2 décembre 2019 moyennant une caution de 700 millions de Tomans iraniens – près de 16700 dollars américains à l’époque.
 
Le 13 novembre 2019, Amnesty International a déclaré dans un communiqué que la détention de Mohammadi était arbitraire et a appelé à une action immédiate pour sa libération inconditionnelle.
 
Le communiqué indique que les interrogateurs de sécurité avaient menacé Mohammadi d’arrêter les membres de sa famille si elle ne coopérait pas. Il est à noter qu’elle s’est vu refuser l’accès à ses médicaments malgré des problèmes gastro-intestinaux au moment de son arrestation.
 
L’Association Nozhin, avec l’autorisation officielle du ministère de l’Intérieur, organise depuis quelques années des cours de langue kurde dans diverses villes du Kurdistan. Cette organisation civique a également été active dans l’aide aux sinistrés du Lorestan ces derniers mois.
 

IRAK. La Turquie aurait tué des otages turcs détenus par la guérilla kurde

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KURDISTAN DU SUD – Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) annonce que la Turquie a bombardé un camp du PKK où étaient détenus des otages turcs, dont des espions et des militaires, dans la région kurde de Garê, dans le nord de l’Irak.
 

Le commandement du quartier général central de la défense populaire a publié une déclaration sur la mort de prisonniers de guerre lors de l’attaque armée turque contre les bases de la guérilla kurde à Gare :

« L’opération d’occupation lancée par l’État turc à Gare, dans les zones de défense de Medya le 10 février, a été stoppée après la défaite au petit matin du 14 février. Contre la tentative ignoble de l’ennemi de s’établir définitivement à Gare, la guérilla de la liberté du Kurdistan a mis en place l’une des plus grandes résistances de son histoire et a donné une réponse ferme.

Un camp où étaient détenus des prisonniers de guerre appartenant aux forces de sécurité turques a été attaqué à Gare. Le camp a été bombardé intensivement depuis les airs à cinq heures le 10 février. Cela a été suivi d’une attaque au sol dans laquelle toutes les formes de technologie de guerre ont été utilisées. Afin de se protéger et de protéger les prisonniers, nos forces situées dans le camp sous les bombardements ont donné la réponse nécessaire aux occupants et les ont frappés efficacement. Après cette frappe, l’armée turque d’occupation s’est un peu retirée. Bien qu’il sache qu’il y avait des prisonniers là-bas, le camp a de nouveau été bombardé intensivement par des avions de combat. Le bombardement, qui a duré trois jours, et les batailles féroces à l’intérieur et à l’extérieur du camp ont entraîné la mort de certains des membres du MIT, des soldats et des policiers que nous avions capturés.

Que personne ne survivrait à une attaque aussi féroce est clair pour quiconque possède des connaissances militaires de base. L’attaque ne visait pas à libérer les prisonniers de guerre, mais à les détruire. La seule personne responsable de la mort de ces personnes est Hulusi Akar. Il a donné l’ordre d’une telle attaque et n’a aucun sentiment humain.

Pour dissimuler cette attaque inhumaine, sa propre saleté et son profond manque de succès, l’ennemi, dans un tourbillon d’excitation, recourt au mensonge et aux faits tordus. Quoi qu’il fasse, il ne pourra pas dissimuler la vérité. Il est suffisamment connu du public qu’en tant que mouvement, nous n’avons fait de mal à aucun prisonnier entre nos mains à ce jour. La plus grande preuve en est que nous avons protégé les prisonniers avec grand soin jusqu’à aujourd’hui, malgré des années de bombardements massifs et d’attaques constantes de l’armée d’occupation turque.

Au début de l’attaque d’occupation, nous avons rendu public que le quartier de la Gare, y compris un camp de prisonniers de guerre, avait été lourdement bombardé et soumis à de violentes attaques. Les proches des prisonniers ont fait appel à l’État turc et ont demandé l’arrêt immédiat de l’attaque. Néanmoins, les attaques se sont continuellement poursuivies. Cela a montré une fois de plus le vrai visage de l’État turc. Il ne comprend rien à l’humanité, n’a pas de conscience et n’hésite pas à consommer et à tuer même son propre peuple sans sourciller. Les représentants de cette façon de penser inhumaine et fasciste devront en rendre compte aux peuples de Turquie.

De toute évidence, l’opération d’occupation à Gare du 10 au 14 février et la grande résistance qui y a été menée ont produit des résultats importants. Les détails de la guerre qui a eu lieu et le bilan final des deux parties seront clairement clarifiés et publiés prochainement. »

 

« Mem û Zîn », le « Roméo et Juliette » des Kurdes

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Puisque « tout le monde » parle de la Saint Valentin en ce 14 février, on a voulu vous parler de la célèbre épopée kurde « Mem û Zîn » d’Ahmedê Khanî, le « Roméo et Juliette » des Kurdes. (Vous pouvez le lire en version française publiée par les éditions Harmattan et ainsi découvrir une œuvre majeure de la littérature kurde écrite.)

« Dans la province du Botan, un jeune Kurde, Mem, s’éprend de la soeur du prince, la belle Zin. Celle-ci partage son amour passionné, mais les intrigues du traître Bekir déclenchent l’hostilité du prince qui refuse leur union. Cependant, ni l’éloignement, ni la prison ne parviendront à briser leur amour qui survivra au-delà de la mort. Autour des deux jeunes gens, Ahmedê Khanî dépeint les fastes et la grandeur d’une cour princière kurde du XVIIe siècle, avec ses fêtes, ses banquets, ses chasses, ses faits d’armes… Il dresse le tableau captivant de l’âme humaine où l’amour, l’amitié, le courage s’opposent à la médisance, la jalousie et la tyrannie. Tiré d’une légende populaire, ce chef-d’œuvre est le premier manifeste national de la littérature kurde et un grand poème d’amour mystique. Ahmedê Khanî (ou Ehmedê Xanî) pose un regard pénétrant et visionnaire sur le destin de son peuple, déchiré encore aujourd’hui par ses divisions et ses faiblesses. Cette œuvre majeure de la littérature kurde n’avait jusqu’ici jamais été traduite en français. »

 
Mem û Zîn est l’une des épopées nationales du peuple kurde écrit par Ehmedê Xanî (1650-1707), écrivain, astronome, poète et philosophe kurde d’Hakkari. Il a écrit, sous la forme d’un poème, l’histoire d’amour entre Mem et Zîn qui avait eu lieu entre 1450 et 1451, 240 ans après leur mort.
 
L’épopée de Mem û Zîn est l’histoire de la justice, de la bonté, de l’innocence, de la faiblesse et du désespoir de tous les sentiments représentés par les amoureux Mem û Zîn, tandis que Beko représente l’hypocrisie et le mal.
 
L’épopée de Mem û Zîn est basé sur une histoire vraie vécue à Cizre, il y a 558 ans. Elle a été transmise de génération en génération par la tradition orale. Elle est similaire à l’histoire de Roméo et Juliette. Pour les Kurdes, Mem et Zin sont des symboles du peuple kurde et du Kurdistan, qui sont séparés et ne peuvent pas se rejoindre. À ce jour, de nombreuses chansons, films et récits des grands héros de l’amour ont été racontés et chantés sur la tombe de Mem û Zîn. Les gens continuent d’affluer sur la tombe des deux amoureux du XVe siècle.
 
Pendant des siècles de visites, certains sont allés chercher de la curiosité et d’autres de l’espoir. La tombe, qui a été témoin de tous les événements historiques de Cizre au cours des siècles, a été lourdement endommagée lors du siège militaire de l’armée turque en 2016.
 
Mais les habitants d’Hakkari ont entrepris d’ouvrir à nouveau la tombe aux visiteurs.
 
 Tombe de Mem et Zin

Mahmut Kanmaz est le gardien de la tombe depuis 13 ans. Il ne reçoit pas d’argent mais il est très satisfait des visites.
 
Aujourd’hui, grâce au travail du peuple kurde, la tombe de Mem û Zîn est toujours debout. Kanmaz a déclaré : « Chaque jour, au moins 50 personnes viennent rendre visite. La population locale vient prier le jeudi, mais le nombre de personnes qui viennent visiter la tombe de différentes villes est très important.
 
Nous ne voulons pas que les gens paient pour visiter ce site. Nous voulons que tout le monde se sente à l’aise et libre de venir quand il veut (…) ».
 

Nefise Shepherd d’Hakkari est venue visiter la tombe. Elle a déclaré : « Ma fille qui vit à Cizre ne peut pas avoir d’enfant, alors je visite cette tombe et prie qu’Allah écoute mes prières ».

L’épopée 

La légende raconte l’histoire tragique de deux jeunes amoureux. Mem, jeune garçon kurde du clan « Alan » et héritier de la Cité de l’Ouest, tombé amoureux de Zîn, du clan « Botan » et fille du gouverneur de Butan.

Ils se rencontrent lors des célébrations de la fête du nouvel an kurde Newroz. Leur union est bloquée par Beko du clan Bakran, l’antagonistes de Mem û Zîn tout au long de l’histoire, jaloux des deux amants maudits.
 
Mem meurt finalement lors d’un complot manigancé par Beko. Lorsque Zîn apprend la nouvelle, elle s’effondre en pleurant la mort de Mem sur sa tombe. La douleur immense mène à sa mort et elle est enterrée à côté de Mem, à Cizre.
 
La nouvelle de la mort de Mem et de Zîn se répand rapidement parmi le peuple. Lorsque le rôle de Beko dans la tragédie est révélé, Tacdîn, le meilleur ami de Mem, le tue. Beko sera enterré à côté des tombes de Mem et Zîn.
 
Avant de mourir, Zîn avait déclaré : « C’est à cause de Beko que nous ne pouvions pas nous réunir, je veux donc qu’il soit témoin de notre amour. S’il meurt, enterrez-le à côté de moi et de Mem ».
 
Cependant, un buisson d’épineux, nourri du sang de Beko, pousse sur sa tombe : les racines du mal pénètrent profondément dans la terre des tombes de Mem et Zîn, les séparant ainsi, même dans la mort. (ANF)

Manifestations kurdes contre le complot international

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Le samedi 13 février, les Kurdes sont descendus en masse dans les rues à travers le monde pour demander la libération d’Abdullah Ocalan, chef historique du PKK. Les manifestants ont dénoncé également le complot international qui a permis la capture d’Ocalan en 1999.
 
De nombreuses manifestations ont été organisées dans le monde ce samedi pour marquer le 22e anniversaire de l’enlèvement d’Abdullah Öcalan.
 
Le 15 février marque le 22e anniversaire du complot international qui a permis la capture et l’emprisonnement du fondateur du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) sur l’île-prison d’Imrali, en Turquie. Depuis 22 ans, Öcalan est détenu à l’isolement absolu sur l’île de la mer Marmara. Un isolement interrompu uniquement par des visites sporadiquement autorisées de membres de la famille et d’avocats.
 
Le dernier contact avec le dirigeant kurde remonte à 2020 lorsqu’une visite familiale a eu lieu le 3 mars, après un incendie sur Imrali environ une semaine plus tôt. Le 27 avril, les autorités ont autorisé une conversation téléphonique avec son frère. Les deux contacts n’ont été possibles que grâce à la pression publique massive. Depuis lors, Öcalan a de nouveau été complètement isolé du monde extérieur.
 
Voici certaines des villes où les Kurdes ont manifesté le samedi 13 février pour demander la libération d’Ocalan: Paris, Strasbourg, Rome, Sydney, Milan, Bruxelles, Nantes, Nuremberg, Brême.
 
 
Photo: Jaques Leleu 

Saint-Valentin ou la pomme d’amour à la kurde

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Mettre des clous de girofle dans une pomme et la sécher était une vieille tradition kurde un peu oubliée. Selon la légende, cette pomme sent bon pendant plus de cent ans lorsqu’elle est piquée de clous de girofle, puis séchée. Les amoureux s’offrent leurs pommes d’amour pour symboliser leur amour qui est censé durer toute une vie.

Autre les amoureux, des personnes devenues ennemies également fabriquent des pommes d’amour qu’elles offrent à leurs ennemis pour mettre fin à leur inimitié et redevenir amis.
 
L’artiste Seywan Saeidian travaille depuis 20 ans pour faire connaître et internationaliser cette tradition kurde.
 
A l’occasion du jour de la Saint-Valentin, ce dimanche 14 février, Seywan Saeidian organise un atelier de fabrication de pommes d’amour en visio-conférence à 15 heures (heure d’Europe centrale).
 
Pour y participer, procurez-vous une pomme rouge et 200 grammes de clous de girofle et cliquez ici.

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ROJAVA. Enfants soldats: 6 mineurs remis à leurs familles

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SYRIE / ROJAVA – Le bureau de protection de l’enfance dans les conflits armés de la vile kurde d’Hasakê a remis à leurs familles 6 mineurs qui avaient rejoint les forces démocratiques syriennes, selon les accords signés avec les organisations internationales.

Conformément aux accords signés entre les Forces démocratiques syriennes et les parties internationales, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont remis 6 mineurs au Bureau de protection de l’enfance dans les conflits armés.
 
Les enfants ont été remis à leurs familles en présence du coprésident du Bureau de la protection de l’enfance, Khaled Jabber, du Bureau de protection de l’enfance dans les conflits armés du Conseil du canton d’al-Hasakah.
 
Dans ce contexte, Khaled Jabber a déclaré à l’agence de presse Hawar ANHA: « Six mineurs ont été remis à leurs familles, selon les accords signés entre les Forces démocratiques syriennes et les Nations Unies pour ne pas inclure les enfants dans les conflits armés ».
 
« Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les enfants rejoignent les forces militaires, y compris les conditions de guerre dans lesquelles ils vivent et qui les affectent », a ajouté Jabber.
 
Jabber a indiqué que la réunion avec les Forces démocratiques syriennes se tient – quotidiennement – pour le bien des enfants mineurs qui rejoignent les forces armées.
 
Khaled Jaber a conclu son discours en déclarant: « Les Forces démocratiques syriennes, en coopération avec le Bureau de la protection de l’enfance, ont fait preuve d’une grande réponse à cet égard, et de nombreux mineurs ont été rendus à leurs familles après avoir soumis des preuves et des preuves, contrairement à ce que certains médias font la promotion. »
 
Il convient de noter que 38 mineurs ont été remis à leurs familles depuis l’ouverture du Bureau de protection de l’enfance en période de conflit armé dans le canton d’al-Hasakeh. (ANHA)

ROJAVA. Les FDS s’engagent à protéger les sites historiques

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SYRIE / ROJAVA – Les forces arabo – kurdes (FDS) ont rencontré le Comité de la culture et des arts de l’administration autonome et se sont engagées à protéger les sites historiques de la région.
 

Le Commandement général des Forces démocratiques syriennes (FDS) a tenu une réunion pour protéger les sites historiques du nord et de l’est de la Syrie et pour discuter des moyens de coordination entre les forces de défense et le Comité de l’environnement du nord et de l’est de la Syrie. Outre les commandants des FDS et des Forces de sécurité intérieure, des représentants du Comité de la culture et des arts de l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie ont assisté à la réunion.

Lors de la réunion, la Direction de la protection de l’environnement a abordé les obstacles à la protection des sites historiques.

L’importance de la coordination avec les forces de sécurité intérieure, la police militaire et les forces militaires a également été soulignée pour protéger les sites historiques.

Les décisions suivantes ont été prises lors de la réunion:

« L’engagement des FDS envers les perspectives militaires concernant la protection des biens culturels, publié le 12 octobre 2020.

Respect des accords internationaux précédemment promulgués sur la protection de l’environnement et de la loi n ° 4 de l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie de 2019.

Renforcer la coopération entre la Direction de la protection de l’environnement et les forces de sécurité. »

 

IRAK. Construction d’un centre de formation en boulangerie pour des femmes yézidies

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – La fondation humanitaire yézidie, FYF construit un centre de formation en boulangerie destiné aux femmes yézidies dans la région kurde de Douhok qui abrite des dizaines de milliers de Yézidis qui ont fuit Shengal en 2014 pour échapper à l’État islamique.

Cette semaine, la Fondation Free Yezidi (FYF) a inauguré son nouveau centre de formation en boulangerie. Il s’agit d’un projet tourné vers l’avenir, avec des objectifs spécifiques, expliqués ci-dessous.

Pendant des siècles, les Yézidis ont souffert de discrimination et n’ont pas bénéficié d’opportunités économiques, d’emploi, d’éducation ou de formation professionnelle.

Exemple d’avant Daesh : des étudiants yézidis ont été menacés à l’université de Mosul parce qu’ils étaient des « kuffar » (mécréants) et ne devaient pas aller à l’université. Peu après, un chauffeur de bus qui amenait les étudiants yézidis à l’université a été assassiné. De nombreux Yézidis ont alors cessé d’étudier.

Au fil des ans, beaucoup de personnes vivant à proximité ou autour des Yézidis ont refusé de manger de la nourriture yézidie, de rentrer dans nos maisons, de répéter et de croire des choses fausses sur notre peuple. Cela a réduit les chances d’emploi, d’éducation et d’opportunités dans la société.

Le fait que d’autres ne mangent pas la nourriture préparée par les Yézidis et que les Yézidis soient considérés comme impurs, est une idéologie flagrante, raciste et haineuse qui est présente chez de nombreuses personnes non éduquées ou malfaisantes – et pas seulement au sien de l’organisation terroristes Daech / Etat islamique (EI).

Ces problèmes ne peuvent pas être résolus facilement, et certainement pas par un seul projet. Le Centre de formation en boulangerie du FYF est un petit projet :

1) développer une activité économique à petite échelle de manière moderne
2) fournir des compétences durables et transférables aux femmes yézidies
3) développer les compétences en matière d’entrepreneuriat

De nombreux Yézidi se trouvent dans des camps de personnes déplacées ou à l’extérieur des huttes de camp. Il existe également de nombreuses villes à majorité yézidie. Avec des compétences, des connaissances et des ressources, nos gens peuvent-ils créer leurs propres entreprises ?

Quand (si jamais) certains Yézidis déplacés retournent à Shengal, que trouveront ils là-bas ? Quelles seront leurs compétences ou leurs connaissances ?

Dans le centre de formation en boulangerie de la FYF, 100% des femmes yézidies seront diplômées avec les acquis suivants :

1) Compétences commerciales de base
2) Compétences des mathématiques commerciales
3) Compétences de base en boulangerie

Les Yézidies qui restent dans les villes de Duhok bénéficieront toujours de ces compétences. Ainsi, une centaine de femmes yézidies disposeront de ces compétences et de cette expérience. Elles pourront créer leur propre petite entreprise, dans le domaine de la boulangerie ou dans un autre domaine, comme elles le souhaitent.

Les diplômées auront également plus de chances de trouver un emploi dans une autre entreprise si elles ont acquis des compétences de base en commerce et en mathématiques commerciales. Ainsi, où qu’elles aillent, les formations qu’elles ont acquises leur resteront.

Au lendemain du génocide des Yazidis et de la tentative de destruction du peuple yézidi, une action importante consiste à renforcer les compétences et les capacités de notre peuple pour qu’il soit plus fort et plus indépendant sur le plan économique, y compris les femmes yézidies. Le centre de formation en boulangerie de la FYF ouvre au printemps 2021.

Via Free Yezidi Foundation

KURDISTAN DU SUD. Le PKK frappe l’armée turque depuis le sol et les airs à Gare

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – L’armée turque continue ses attaques contre les bases du PKK à Gare, dans le nord de l’Irak. En moins de 24 heures, la région a été bombardée au moins 18 fois. Les combattant kurdes résistent et utilisent leurs propres unités de défense aérienne, dont des drones.

Le centre de presse des Forces de défense du peuple (Hêzên Parastina Gel, HPG), branche armée du PKK, a publié des détails sur l’invasion par l’armée turque de la région de la Gare et la résistance kurde qui a débuté mercredi.

Selon le communiqué, voici les dernières informations sur la situation à Gare:

Le 11 février, nos forces ont mené deux actions contre les envahisseurs turcs le matin et à midi. Les détails de ces actions seront publiés à une date ultérieure.

Le 12 février, dans la matinée, les forces d’occupation voulaient entrer dans la zone de Siyanê avec des hélicoptères. Ces hélicoptères ont été attaqués et frappés par nos forces de près. En conséquence, les hélicoptères ont dû s’éloigner de la zone.

L’opération lancée dans la région de Siyanê a été étendue vers Çêlka, Kani Ohran et Wadi Kafya le 12 février.

L’armée turque n’aboutit nulle part sur terre et dans les airs et ne peut pas protéger ses soldats au sol. Elle mène de violentes frappes aériennes sur Gare. Le 12 février, à 15 h 45, la zone de Siyane-Ergenê a été bombardée trois fois, la chaîne de montagnes de la Gare trois fois et les contreforts de la colline Reşit trois fois. Le même jour à 16 heures, la colline Xêrê a été bombardée deux fois, le village de Yekmal a été bombardé trois fois à 16 h 20 et le Deşta Kafya La zone a été bombardée trois fois à 21h30. À 10 heures le 13 février, des avions de combat ont bombardé la zone de Deriyê Hirçê. Au cours des dernières 24 heures seulement, des avions de combat ont bombardé la zone de la Gare au moins 18 fois.

Dans la soirée du 12 février, les occupants ont tenté d’avancer sur la ligne Siyanê-Çêlka. Au cours du processus, ils ont été observés et attaqués par nos forces. Pour autant que l’on puisse le préciser, au moins un occupant a été tué ici, tandis que les autres Une heure plus tard, les personnes tuées et blessées ont été emmenées par hélicoptère.

Le 12 février, à 22 h 20, les occupants ont tenté de pénétrer dans la zone de Siyanê avec sept hélicoptères. Après l’intervention de nos forces, les hélicoptères ont dû s’éloigner de la zone.

Nos forces ont infligé des coups efficaces à l’armée turque depuis le sol. Dans le même temps, des actions ont également été menées contre les occupants à Gare, dirigés par les unités de défense aérienne Martyr Delal qui ont frappé les occupants stationnés dans la région de Siyanê à 14 h 30 le 12 février. Le 13 février, les occupants ont de nouveau été touchés à 9 h 45 et ont été touchés avec succès. Le nombre exact d’occupants tués au cours de ces deux actions n’a pas pu être élucidé, mais les morts et les blessés ont ensuite hélicoptères.

Malgré les frappes aériennes intenses, la technologie de guerre et les mouvements continus d’avions de reconnaissance et d’avions de combat, la guérilla de la liberté du Kurdistan se bat avec beaucoup de volonté et de détermination à Gare et continue de porter des coups efficaces aux occupants avec la colère et la haine déclenchées par le 15 février. »

ANF

Histoires de femmes kurdes: résister à l’effacement par l’écriture

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« Que l’on parle de mémoires, d’autobiographies ou d’histoire orale, les histoires contenues dans le livre Kurdish Women’s Stories sont de véritables fenêtres sur la vie turbulente et complexe des femmes kurdes, pleine de bouleversements, de pertes, d’amour, de lutte, de survie et d’optimisme. Je suis ravie et honorée d’avoir travaillé avec une équipe dévouée du Culture Project pour fournir aux lecteurs du monde entier ce recueil de récits de 25 femmes kurdes inspirantes. » 
 
Par Houzan Mahmoud
 

Une série de guerres sans fin, la lutte armée contre les régimes dictatoriaux et l’abnégation par l’emprisonnement et l’exécution ont été les principales caractéristiques de l’existence kurde. Pour les femmes de ma génération qui ont été témoins de la dure réalité de la vie sous la dictature et qui ont grandi dans une famille engagée dans la résistance armée contre le régime, la vie était cauchemardesque. La vue de la mort, la dévastation de familles entières et la peur qui planait constamment sur nos communautés étaient la norme.

Ce climat d’effroi donnait l’impression que la vie était une succession interminable d’histoires d’horreur non interprétées, les personnages ne sachant pas pourquoi ils devaient participer à une telle tragédie, une tragédie qui transformait ce qui aurait dû être une vie et des activités normales – aller au travail ou à l’école, s’asseoir pour manger – en une lutte pour la simple survie.

Les Kurdes des quatre parties de leur Kurdistan divisé – l’Iran, l’Irak, la Turquie et la Syrie – survivent et résistent à différentes dictatures venimeuses. Les mouvements pour la libération du Kurdistan existent depuis un siècle et sont toujours actifs. Jusqu’à la récente révolution de la Rojava, les principaux acteurs et « sauveurs » de ces luttes de libération étaient principalement des hommes.

Les femmes, malgré leur rôle vital, sont restées invisibles ou ont été reléguées au second plan, car une attention sans fin était accordée aux hommes.

Dans la partie du Kurdistan dont je suis originaire (Irak), nous avons réussi, grâce à des pressions et des campagnes soutenues, à maintenir un gouvernement semi-autonome. Ce n’est en aucun cas parfait, mais nous pouvons au moins connaître une certaine liberté.

Au Kurdistan, les autobiographies et les histoires d’hommes héroïques qui ont lutté contre l’ancien dictateur remplissent les librairies. Les hommes ont pris toute la place dans les débats médiatiques et racontent toute la lutte d’un point de vue masculin. Je me suis dit Où étaient les femmes ? Pourquoi étaient-elles absentes dans ces histoires ? Même si les hommes mentionnaient leurs femmes, leurs sœurs ou leurs mères, c’était uniquement pour reconnaître leur rôle de « dévouées », de « sacrificielles », de « dévouées » et de « soutien » par rapport aux hommes.

L’existence des femmes dans ces textes n’était pas une représentation du rôle réel qu’elles jouaient dans les luttes, mais ce n’était qu’une existence limitée réduite à être une épouse, une sœur ou une mère de héros combattant qui est un homme. Cela s’est fait avec le soutien des médias et des éditeurs dominés par les hommes. Le discours dominant porte sur la glorification des hommes en politique et l’occupation d’une trop grande place dans l’histoire.

 

Les femmes du Kurdistan, du moins un grand nombre d’entre elles, hésitent à écrire ou à raconter leurs propres histoires de lutte ; elles ne pensent pas que cela soit d’une importance particulière. Les femmes des générations précédentes étaient également mal équipées en termes de connaissances, d’éducation et de concision féministe, nécessaires pour remettre en question les fondements du patriarcat kurde et de la politique patriarcale. Outre ces facteurs, l’absence d’initiatives et de groupes pouvant offrir aux femmes des espaces et des plates-formes à utiliser comme domaine d’affirmation de soi a également contribué à un manque de représentation.

Après de longues délibérations, en tenant compte des obstacles qui se dresseraient devant moi, j’ai décidé de rassembler les histoires de femmes à travers le Kurdistan, telles que racontées et écrites par elles. C’est alors que j’ai réalisé que la conservation d’un livre composé d’histoires de femmes pouvait être une plateforme, un domaine pour l’autonomisation et l’affirmation de soi. J’ai discuté de l’idée avec mon équipe du Projet Culture. Ils ont accueilli l’idée avec enthousiasme et ont commencé à faire connaître notre « projet d’auto-écriture pour les femmes ». Nous avons rapidement commencé à recevoir des histoires et des appels de femmes qui étaient curieuses d’en savoir plus et de s’impliquer.

Il nous a fallu deux ans pour rassembler, traduire et éditer les histoires de femmes kurdes des quatre régions du Kurdistan et de la diaspora. Le livre contient des histoires écrites par 25 femmes âgées de 20 à 70 ans, couvrant cinq générations d’expériences vécues. Elles ont raconté des histoires d’engagement politique, d’emprisonnement, d’exil, de lutte armée, d’amour, de violence sexuelle, d’art et de littérature. Elles sont issues de tous les milieux, de toutes les classes et de tous les niveaux d’éducation. Pour beaucoup d’entre eux, cela représentait l’opportunité d’une vie – celle de raconter leurs histoires dans le cadre d’un effort collectif. Une femme m’a raconté : « Je suis enfin soulagée de la douleur d’avoir porté mon histoire avec moi pendant plus de 30 ans. Je suis détendue parce qu’elle est maintenant écrite ».

Mon but en rassemblant ces histoires était de transmettre l’authenticité, de permettre à ces femmes de raconter leurs expériences sans filtres, restrictions ou attentes. Je crois sincèrement que les voix et les récits des femmes sont essentiels à la formation d’une nouvelle compréhension et à la production de recherches sur les événements intimes et personnels qui ont façonné leur vie. L’écriture a un potentiel libérateur pour les femmes, leur permettant de retrouver la place qui leur revient dans l’histoire – et le présent.

Il est de notre devoir de rechercher les voix enfouies des femmes puissantes qui ont été effacées de l’histoire. Peu importe la façon dont les femmes ont été privées de leur vie, de leurs réalisations et de la place qui leur revient dans l’histoire, elles s’élèvent néanmoins, comme le dit Maya Angelou dans son poème.

Que l’on parle de mémoires, d’autobiographies ou d’histoire orale, les histoires contenues dans le livre Kurdish Women’s Stories sont de véritables fenêtres sur la vie turbulente et complexe des femmes kurdes, pleine de bouleversements, de pertes, d’amour, de lutte, de survie et d’optimisme. Je suis ravie et honorée d’avoir travaillé avec une équipe dévouée du Culture Project pour fournir aux lecteurs du monde entier ce recueil de récits de 25 femmes kurdes inspirantes.

 
Houzan Mahmoud est une militante kurde des droits des femmes et de la lutte contre la guerre, née au Kurdistan irakien. Elle a pris la parole lors du rassemblement anti-guerre de mars 2003 à Londres et est la co-fondatrice de la Coalition pour les droits des femmes irakiennes et du Projet Culture, une plateforme pour les féministes, les écrivains et les activistes kurdes. https://www.facebook.com/kurdishcultureproject.org