AccueilKurdistanBashurIRAN. Les mines terrestres tuent encore au Kurdistan d'Iran

IRAN. Les mines terrestres tuent encore au Kurdistan d’Iran

IRAN / ROJHILAT – Dans les régions kurdes frontalières d’Irak et d’Iran, les mines terrestres posées par les gouvernements irakiens et iraniens pendant la guerre Iran – Irak ainsi que celles posées par les mollahs iraniens plus récemment ont tué 10 personnes et blessé 30 autres en 2020. Ni l’Iran, ni l’Iran ne veulent nettoyer la région des mines qui tuent surtout les civils kurdes.  
 
Les explosifs de mines terrestres laissés par la guerre de huit ans entre l’Iran et l’Irak, ainsi que les mines posées par le Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne ces dernières années, continuent de faire des victimes au Kurdistan iranien.
 
Selon les statistiques enregistrées dans le centre de données statistiques et de documentation de Hengaw, organisation des droits de humains, en 2020, dans la région frontalière entre le Kurdistan d’Iran et d’Irak, au moins 10 citoyens ont été tués et 30 autres blessés à cause des mines terrestres et des explosifs laissés par la guerre de huit ans entre l’Iran et l’Irak et celles posées ensuite par le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien. Ces mines avaient fait 27 victimes en 2019.
 
Bien que le droit international coutumier ne considère pas les mines terrestres comme des interdictions absolues, il existe des limites pour minimiser leurs effets. Par exemple, les parties à un conflit doivent maintenir une carte des champs de mines ou, à la fin du conflit, nettoyer les champs de mines pour soutenir les civils.
 
La Convention d’Ottawa oblige les gouvernements à s’abstenir de produire et de stocker des mines antipersonnel, auxquelles la République islamique d’Iran n’a pas encore adhéré malgré les pertes causées par les mines terrestres.
 
Selon une étude menée par la Croix-Rouge pour élaborer des règles coutumières régissant le droit humanitaire, plusieurs restrictions des règles nos 21, 22 et 13 sur les mines terrestres ont été définies comme le droit coutumier.
 
– Lors de l’utilisation, des précautions doivent être prises pour réduire les pertes humaines.
 
– Le côté qui utilise les mines terrestres doit enregistrer les emplacements
 
-A la fin du conflit actif, les gouvernements doivent offrir l’option de déminage
 
Cependant, les gouvernements iranien et irakien refusent de s’engager à respecter le droit international coutumier contraignant.