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IRAK. Des drones turcs frappent un camp de réfugiés yézidis à Zakho

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KURDISTAN / IRAK – Ce soir, des drones turcs ont frappé de nouveau les Yézidis dans le nord de l’Irak. On signale des victimes. Cette attaque intervient juste après la visite du président français Emmanuel Macron en Irak et au Kurdistan du Sud où il a promis aux Kurdes/Yézidis et les minorités d’Irak le soutien de la France contre le terrorisme qui menace la région.

C’est devenu une « routine » : hier une clinique, aujourd’hui un camp de réfugiés… les rescapés du génocide yézidi commis par DAECH / ISIS en août 2014 sont massacrés aujourd’hui par la Turquie et cela ne gène absolument pas la communauté internationale…
Ce soir, des drones turcs ont frappé le camp de réfugiés de Katya à Zaxo, au Kurdistan d’Irak. On signale de nombreux morts et blessés.
 
Il faut dire à Emmanuel Macron, que c’est la Turquie, la plus grande menace pour les peuples du Moyen-Orient, qui s’en prend aux Yézidis/Kurdes et aux autres minorités ethniques/confessionnelles de la région, loin devant le groupe terroriste État Islamique.

TURQUIE. Selahattin Demirtaş dit que les incendies de forêt visent délibérément les régions kurdes

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TURQUIE / BAKUR – « Les forêts sont brûlées pour la même raison que Dersim a été bombardé en 38 », le politicien kurde, Selahattin Demirtaş dit que les incendies de forêt visent délibérément les régions kurdes. 
 
Avocat kurde et ancien coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP) emprisonné en Turquie, Selahattin Demirtaş, a déclaré que les incendies de forêt qui ravagent la province de Dersim sont délibérés dans le cadre de la politique spéciale visant les Kurdes de la région.
 
« L’insuffisance n’est pas la raison pour laquelle les feux de forêt de Dersim ne sont pas éteints. La plupart des forêts de cette région sont délibérément brûlées et personne n’est autorisé à intervenir. Il s’agit d’une politique délibérée et officielle qui dure depuis des décennies. Tout le monde connaît cette vérité, mais malheureusement personne n’ose le dire. Les forêts sont brûlées pour la même raison que Dersim* a été bombardé en 38 », a déclaré Demirtaş sur Twitter.
 
L’ancien coprésident du HDP, qui est tenu en otage depuis novembre 2016, a déclaré que les citoyens turcs ne faisaient pas de preuve de solidarité avec les victimes des incendies de forêt de Dersim, contrairement au tollé général suscité par ces mêmes incendies récents dans le sud-ouest de la Turquie.
 
« Mon cœur bat avec nos gens à Dersim, Başkale et Şemdinli, qui ont été discriminés même lors de catastrophes, comme à Milas, Marmaris et Manavgat.
 
Nous mettrons définitivement fin à ces politiques discriminatoires qui divisent le pays et le peuple. Pour cela, tous ceux qui veulent la démocratie et la paix doivent se donner la main et se tenir côte à côte.
 
Dersim est à nous tout autant que l’est Manavgat. Nous ne pouvons pas apporter l’égalité, la justice et la paix dans le pays sans faire dominer cette mentalité », a poursuivi Demirtas qui s’exprime sur Twitter via ses avocats.
 
*L’armée turque massacré des milliers de Kurdes/alévis à Dersim lors du génocide de 1938.

TURQUIE. Pays des disparitions forcées: le cas du couple chaldéen Şimuni et Hürmüz Diril

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TURQUIE / BAKUR – En Turquie, y compris dans les régions kurdes du Kurdistan du Nord, les disparitions des Kurdes/alévis/yézidis, Arméniens, Assyriens, Grecs… – tous rescapés des génocides ethniques commis par l’empire ottoman / la Turquie d’Ataturk – et d’opposants au régime en place sont monnaie courante depuis un siècle. Les auteurs de ces disparitions forcées sont les forces paramilitaires turques (JITEM), la police ou les services secrets turcs (MIT). Mais, dans presqu’aucune de ces disparitions, l’État turc n’a reconnu les faits. Il préfère accuser (sans surprise) la guérilla kurde, même quand il s’agit des Kurdes soutenant le PKK! La disparition du couple chaldéen Şimuni Diril et Hürmüz Diril en janvier 2020 est un des exemples des dernières disparitions impliquant les paramilitaires turcs.

Le couple chaldéen Şimuni et Hürmüz Diril du village Kovankaya/Mehre, dans la province kurde de Şirnak/Beytüşşebap, ont été enlevé (par des paramilitaires turcs?) le 11 janvier 2020. Le corps de Şimuni a été retrouvé le 20 mars 2020, au bord d’un ruisseau près de la maison du couple, mais pas celui d’Hurmuz, 601 jours après sa disparation. Depuis, les enfants du couple Diril demandent à ce que les autorités turques retrouvent Hürmüz Diril (et les meurtriers de Simuni).

La disparation tragique du couple Diril
 
Tout de suite après la disparation d’Hürmüz Diril et Şimuni Diril, les médias proches du gouvernement se sont empressés de déclarer que le couple avait été enlevé par des combattants du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), une version qui n’a pas convaincu la famille Diril. Plusieurs jours après les faits, un parent et voisin du couple avait déclaré à la police avoir vu trois personnes vêtues d’uniformes de guérilleros enlever l’homme et la femme. Pour se justifier de ne pas avoir prévenu la police le jour-même, il avait dit ne pas avoir disposé de réseau mobile au moment des faits. Par la suite, ce témoin avait changé sa version des faits, affirmant cette fois-ci avoir vu le couple, pour la dernière fois, sortant seul de sa maison. Les enfants du couple avaient de leur côté soulevé à plusieurs reprises l’incohérence de ces témoignages et dénoncé l’absence de diligence des autorités pour retrouver les victimes. Quand au PKK, il a déclaré que le couple a été certainement kidnappé par des forces paramilitaires turques…
 
« Communauté décimée »
 
La famille est de confession assyro-chaldéenne. Chrétiens d’Orient, les Diril sont parmi les rares rescapés d’une communauté qui fut décimée entre 1915 et 1920, dans le sillage du génocide des Arméniens de l’Empire ottoman.
 
En 1989, le malheur frappe à nouveau les habitants de Kovankaya, contraints à l’exode en raison de la guerre qui fait rage entre l’État turc et la [guérilla kurde]. Fuir est la seule issue tant la vie quotidienne est devenue impossible. Les habitants sont comme pris en otage, entre la guérilla kurde qui leur réclame un soutien minime, nourriture, abri, et les forces de l’ordre qui les répriment au moindre morceau de pain donné », écrivait la journaliste dans son article « En Turquie, disparition tragique et mystérieuse d’un couple de chrétiens d’Orient publié » par Le Monde, le 26 mars 2020)

Fondation de l’association des femmes du Rojava en Europe

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L’organisation kurde du mouvement des femmes du Rojava / Syrie du Nord et de l’Est s’organise en Europe sous le nom de Kongreya Star-Ewrûpa. Son congrès fondateur a eu lieu à Dortmund, en Allemagne.
 
Des déléguées de toutes les régions du Kurdistan ont assisté au congrès qui s’est tenu avec le slogan : « La révolution des femmes est la garantie d’une vie libre ».
 
Le siège de grandes parties du Rojava par l’organisation terroriste État islamique et la guerre intensive vécue à la suite des attaques d’invasion menées par la Turquie ont conduit à un exode massif depuis les zones autonomes du nord et de l’est de la Syrie. Beaucoup de réfugiés sont des femmes. Mais même en exil, elles tiennent à leurs principes et à leur besoin de créer une nouvelle vie enracinée dans l’organisation collective des femmes basée sur l’écologie, la démocratie et la libération féminine.
 
L’organisation des femmes du nord et de l’est de la Syrie en Europe a été réalisée jusqu’à présent par le biais du Comité des femmes du Rojava. La formation d’une deuxième organisation faîtière est une étape essentielle pour les militantes de Kongreya Star-Ewrûpa sur la voie d’un mouvement uni des femmes du Rojava et du reste du Kurdistan.
 
Après l’élection du conseil, les politiciennes kurdes Zozan Derik et Dilşah Osman ont prononcé les discours d’ouverture.

 
Puis Asya Abdullah, membre coordinatrice de Kongreya Star dans le nord-est de la Syrie, a déclaré : « Le Rojava est toujours menacé par un concept de destruction global et multiforme. Mais si nous supposons que cette condition est limitée au Rojava, nous nous trompons. Nous sommes confrontés à une guerre d’anéantissement globale ciblant notre peuple, le Kurdistan divisé et nos réalisations. »
 
Là où il y a de la vie, il y a des femmes
 
Abdullah a ajouté : « Soutenu par les forces internationales, l’objectif est de détruire le paradigme d’Abdullah Öcalan en tant qu’alternative viable au système actuel. En pratique, cette guerre se déroule actuellement dans les zones de défense de Medya, mais les attaques contre le Rojava – qu’il s’agisse de frappes aériennes ou de génocide culturel – sont également en cours. Nos communautés sont détruites, nous sommes confrontés à un génocide rampant. En tant que femmes kurdes, nous devons nous défendre contre ce concept de déni et d’anéantissement.
La résistance des femmes est perpétuelle, tout comme leurs espoirs. Là où il y a de la vie, il y a une femme. Cette réflexion doit ouvrir la voie à la réflexion et à l’analyse des lieux de nos régions particulièrement touchés par la guerre. »
 
Une organisation de femmes forte signifie la libération
 
La militante Zeynep Dersim du Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) a abordé la situation des femmes dans les régions du nord de la Syrie occupées par la Turquie et les mercenaires.
 
« Les femmes d’Afrin attendent toujours d’être libérées. Si nous réussissons dans une organisation forte en Europe, cela nous ouvrira la voie pour libérer Afrin et toutes les autres villes opprimées du Kurdistan. Tant que le Rojava et le reste du Kurdistan ne seront pas libres, nous ne pourrons pas nous reposer », a déclaré Dersim.
 
Après le congrès, le conseil constitué de 37 membres de Kongra Star Ewropa a été élu et 11 personnes ont été affectées à la Coordination de Kongra Star Ewropa.
 
 

La chanteuse kurde, Aynur Dogan remporte le Prix WOMEX 2021

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MUSIQUE. Aynur Dogan, figure majeure de la musique kurde sur la scène internationale, est lauréate du Prix WOMEX 2021 qui est décerné au mois d’octobre de chaque année. 

Le Prix ​​WOMEX*, connu également sous le nom du ​​World Music Expo, basé à Berlin, a déclaré dans un communiqué de presse : « C’est pour son dévouement à long terme à la préservation et à l’innovation de la culture kurde et alévie, pour le maintien de la plus haute intégrité artistique face aux pressions politiques et, ce faisant, pour être un modèle pour tous ceux qui chantent contre les silencieux. »

La chanteuse, autrice, compositrice, et instrumentiste originaire de Dersim, Aynur a réagi ainsi à sa nomination au Prix WOMEX 2021: « La musique est la clé des cultures perdues, le moyen de revenir à la source, à l’essence. C’est la preuve que nous sommes différents mais que nous venons du même noyau. Par conséquent, chaque ton différent dans ce monde est l’héritage de nous tous (…). L’une des étapes les plus importantes de mon parcours musical a commencé avec WOMEX en 2006…C ‘est un honneur pour moi de représenter la musique de 40 millions de personnes dont l’existence n’est pas encore reconnue et n’ont pas de pays. Je suis honorée de dédier ce prix à toutes les femmes du monde en présence de femmes kurdes qui se battent pour la liberté, l’égalité et la paix. »

WOMEX est un projet de soutien et de développement de musiques du monde basé à Berlin, et dont le principal évènement est une exposition se tenant annuellement dans différents lieux d’Europe.

PEN International lance une campagne pour l’écrivaine kurde Meral Şimşek

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La justice turque exige plus de 22 ans de prison pour l’écrivaine et poétesse kurde Meral Şimşek qui est également membre du PEN, accusée « appartenance à une organisation terroriste » et « propagande terroriste ».
 
Meral Şimşek risque jusqu’à 15 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste » et jusqu’à sept ans et demi pour « propagande terroriste ». Elle doit être jugée le 21 septembre. Dans une autre affaire, Şimşek risque jusqu’à cinq ans de prison pour avoir « pénétré dans une zone militaire réglementée » après s’être enfuie en Grèce plus tôt cette année et avoir été renvoyée en Turquie. L’audience aura lieu le 16 novembre.
 
PEN International a lancé une campagne pour l’écrivain kurde. Dans un communiqué, l’organisation a déclaré qu’elle « estimait que Meral Şimşek était la cible de ses écrits et appelait à l’abandon de toutes les charges retenues contre elle ».
 
PEN International a demandé l’envoi de lettres au ministre de la Justice, Abdulhamit Gül, lui demandant « l’abandon de toutes les charges retenues contre Meral Şimşek ; à la fin des poursuites et de la détention de journalistes et d’écrivains sur la base du contenu de leur écrit ou d’affiliation présumée, et pour la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression ; appelant à la fin de la répression contre les régions kurdes et à une solution pacifique au conflit en cours. »
 
Qui est Meral Şimşek?
 
Meral Şimşek est l’autrice primée de trois livres de poésie. Son roman Nar Lekesi (Tache de grenade), publié en 2017, raconte l’histoire de la famille de Şimşek et met en lumière le sort du peuple kurde en Turquie dans les années 1990. Elle est devenue membre du PEN kurde en juin 2020. Elle travaille également comme éditrice et publie fréquemment des poèmes et des articles.
 
Le 9 décembre 2020, la police antiterroriste a arrêté Meral Şimşek à Malatya, dans l’est de la Turquie. Elle a été libérée le lendemain dans l’attente de son procès et placée sous interdiction de voyager. En janvier 2021, la 2e Haute Cour pénale de Malatya l’a officiellement inculpée pour « appartenance à une organisation terroriste » en vertu de l’article 314/2 du Code pénal turc et « propagande terroriste » en vertu de l’article 7/2 de la loi antiterroriste n° 3713. L’acte d’accusation mentionne notamment la nouvelle de Şimşek, présentée dans le livre « Kurdistan +100 : Stories from a Future State » (Kurdistan +100 : Histoires d’un futur État) dans laquelle douze écrivains kurdes contemporains imaginent un pays qu’ils pourraient appeler le leur d’ici 2046. L’anthologie a reçu un prix de PEN anglais en 2021.
 
Meral Şimşek s’est enfuie en Grèce le 29 juin 2021. Après son arrivée, elle a dit avoir été arrêtée par la police grecque qui l’a fouillée à nu et lui a confisqué ses papiers d’identité et son téléphone. Elle rapporte avoir été forcée à monter dans une voiture, avant d’être remise à des individus masqués qui l’ont fait traverser la frontière pour rentrer en Turquie. Le 30 juin, elle a été arrêtée par la police turque au poste frontière d’Ipsala et envoyée à la prison d’Edirne, où elle a passé sept jours dans de mauvaises conditions de détention. Le 6 juillet, elle a comparu devant le tribunal via le système de visioconférence SEGBİS. Elle a été libérée en vertu d’une interdiction de voyager et a été invitée à se présenter au poste de police trois fois par semaine. Son audience du procès a été fixée au 21 septembre.
 
Une autre affaire pour « entrée dans une zone militaire réglementée » à Ipsala a été déposée contre Şimşek, pour laquelle elle risque jusqu’à cinq ans de prison. L’audience aura lieu le 16 novembre.
 
 

Une jeune baloutche cherche son père porté disparu il y a 12 ans

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Cela fait 12 ans que Sammi Deen Baloch cherche son père porté disparu lors qu’elle n’avait que 11 ans. Elle est menacée de mort pour avoir posé des questions sur son enfance perdue et le sort de son père. La lutte de cette jeune Baloutche rappelle celle des Kurdes qui cherchent depuis des décennies leurs proches disparus de force par l’État turc. (Reportage de Baris Balseçer)
 
Nous connaissons ce puit
 

Le Baloutchistan, qui est sous l’occupation de l’État pakistanais, est l’un des endroits qui fait régulièrement la lune de l’actualité avec les enlèvements et les disparitions forcées par des individus armés. Le nombre d’enlèvements et de disparitions augmente de jour en jour au Baloutchistan, où les chiffres officiels des personnes enlevées ne sont pas connus avec exactitude. Sammi Deen Baloch (23 ans), dont le père Deen Muhammed Baloch, un médecin, a été kidnappé par des hommes armés alors qu’elle n’avait que 11 ans, vit avec ses deux frères et sœurs et sa mère à Mashkai, au Baloutchistan. Sammi Deen Baloch, qui tente de connaître le sort de son père à travers les actions démocratiques qu’elle et sa sœur organisent depuis son enfance, affirme que malgré tous leurs efforts, ils n’ont encore obtenu aucune information.

Déclarant qu’ils ont besoin du public international et de la presse pour annoncer les violations des droits humains au Baloutchistan, Baloch a raconté à notre journal ses expériences et leur lutte.

Il a dit qu’il reviendrait

Notant que son père était médecin dans un hôpital de la ville d’Ornach au Baloutchistan avant d’être enlevé, Baloch a déclaré : « Mon père a pris rendez-vous pour moi depuis un hôpital de la capitale Quetta pour une chirurgie des amygdales la veille de son enlèvement. Le lendemain, jour où nous sommes tous allés à Quetta. Lors de mon enregistrement, mon père travaillait. Il a été appelé par l’hôpital d’Ornach. Après que les effets de la narcose postopératoire se soient dissipés, mon père s’est excusé auprès de moi et m’a dit qu’il devait retourner à Ornach à l’hôpital et qu’il reviendrait certainement dans deux jours. »

Mon père a été torturé et kidnappé.

Baloch a déclaré que son père les avait appelés de la ville d’Ornach, où il était arrivé après un voyage de 6 heures, et les a informés qu’il avait atteint la ville en toute sécurité. Le lendemain, le 29 juin 2009, à 5 heures du matin, nous avons reçu un appel téléphonique de Peon Ramzan Baloch, l’un des membres du personnel de l’hôpital d’Ornach. « Il nous a dit que des personnes lourdement armées sont venues à l’hôpital à 23h30 du soir et ont torturé mon père, l’ont forcé à monter dans un véhicule et l’ont emmené », dit-elle. Déclarant que tout le monde était choqué à ce moment-là, Baloch a ajouté: « Après ce jour, j’ai commencé à lutter pour retrouver mon père. »

Promesses non tenues

Déclarant qu’ils se sont rendus au poste de police d’Ornach le lendemain de la disparition de son père et ont fait une réclamation, Baloch a déclaré : « Nous avons déposé une demande auprès de la Haute Cour du Baloutchistan. Comme nous n’avons pas pu obtenir de résultat de cette demande, nous avons demandé à la Cour suprême du Pakistan, mais nous n’avons pu obtenir aucun résultat de cette cour. En 2011, nous avons déposé une demande auprès de la commission des disparitions forcées instituée au sein du Parlement pakistanais. La Commission a fait diverses promesses concernant les disparitions, mais aucune de ces promesses n’a été tenue. »

Ils ont vu mon père dans la cellule

Dans des villes comme Karachi, Quetta et Islamabad, Baloch recherche son père disparu avec sa sœur, portant des photographies de leur père, et elles mènent des actions sous de nombreuses formes, des grèves de la faim aux sit-in. « Il y a quelques années, certaines personnes ont été libérées de la garde à vue des institutions de sécurité pakistanaises. Quelques personnes qui ont été libérées nous ont dit qu’elles avaient vu mon père dans les cellules de torture où il était emprisonné », a déclaré Baloch.

Mon combat continue

Baloch a déclaré qu’ils avaient marché plus de 3000 km de Quetta à Karachi puis à Islamabad avec d’autres familles de disparus. « J’ai également présenté le cas de la disparition de mon père à l’ONU et à Amnesty », dit-t-elle, ajoutant que leur lutte pour rechercher son père continue.

Rencontre avec Imran Khan

Déclarant qu’Imran Khan, qui est actuellement le Premier ministre du Pakistan, a eu une réunion avec 3 familles, y compris la famille de Baloch, le 18 mars 2021, Baloch a déclaré : « Lors de la réunion, on a présenté un dossier complet sur les disparus de force au Baloutchistan pour Imran Khan et a expliqué le sort des disparus. Imran Khan a déclaré qu’il ferait de son mieux pour libérer les Baloutches détenus et pour déterminer le sort des disparus. Cependant, malgré tout ce temps, aucun progrès n’a été accompli. »

Leur vie dédiée à la recherche de leur père

« L’incertitude concernant la situation de mon père est si douloureuse et douloureuse pour moi et ma famille », explique Baloch, ajoutant qu’ils attendent leur père depuis un décennie. « Pour nous, il n’y a pas de concept de vacances ou de jour spécial. Toute notre vie a été consacrée à essayer de trouver quelque chose sur les traces de notre père et son sort (…). »

Ils veulent que leur voix soit entendue

« Nous avons essayé toutes les méthodes légales et constitutionnelles, frappé à toutes les portes de la justice. Nous nous sommes adressés à presque toutes les organisations de défense des droits humains et les représentants du gouvernement », a déclaré Baloch, ajoutant que malgré tous leurs efforts et leurs luttes, ils n’ont pas pu parvenir à une conclusion et que justice n’a pas pu être rendue. Voulant que la communauté internationale entende leurs voix, Baloch a déclaré : « Ils doivent exprimer la persécution et l’injustice au Baloutchistan. Ils devraient faire pression sur l’État pakistanais afin que nous puissions connaître le sort de nos proches. les criminels soient identifiés et jugés par les tribunaux dans les plus brefs délais. »

 
Déclarant que les membres des médias ne sont pas autorisés à entrer au Baloutchistan, Baloch a déclaré : « Il est interdit aux médias de rendre compte des disparitions forcées. « Quand un reporter ou un journaliste met en lumière les événements au Baloutchistan, il est soit kidnappé, menacé ou tué. »
 
Baloch a déclaré que les Baloutches sont confrontés à la menace de génocide et a souligné que les personnes qui dénoncent ce danger et critiquent la politique de l’État pakistanais sont enlevées chaque jour illégalement et sans procès, et la plupart des personnes enlevées sont tuées.
 
« Nous sommes menacés de mort »
 
Déclarant qu’ils ont rencontré de nombreuses difficultés dans leur lutte pour rechercher leur père et connaître son sort, Baloch a ajouté que ces problèmes affectaient le plus leur santé et leur éducation. Malgré toutes ces difficultés, Baloch a déclaré qu’elle étudiait au département de presse de l’université et qu’elle et son frère avaient reçu un diagnostic de trouble de stress post-traumatique en raison du stress intense qu’ils subissaient et qu’ils étaient accros aux somnifères. Déclarant que le seul endroit où ils peuvent faire entendre leur voix sont les médias sociaux, Baloch a déclaré qu’ils recevaient constamment des menaces de mort d’ici. Baloch a souligné qu’ils font face à des menaces exposés car elle est à la fois une femme et une proche de disparu à la recherche de son père.
 

Manifestation kurde à Bruxelles le 1er septembre contre l’occupation turque au Kurdistan

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BRUXELLES – Sous le slogan « Défendre le Kurdistan contre l’occupation turque », les Kurdes manifesteront devant le Parlement européen à Bruxelles le 1er septembre prochain.
 
L’organisation faîtière kurde d’Europe (KCDK-E) appelle à de larges manifestations contre les attaques de l’État turc visant le Kurdistan à l’occasion de la Journée mondiale de la paix le 1er septembre. Sous le slogan « Défendez le Kurdistan contre l’occupation turque », une action de protestation aura lieu devant le Parlement européen à Bruxelles.
 
« Vivre libre et en paix dans un monde sans guerre est le droit fondamental de tous les peuples et aussi du peuple kurde », a déclaré le KCDK-E dans son appel, rappelant les crimes turcs au Kurdistan et ajoutant que « les attaques visent le génocide et sont ignorées par la communauté internationale. »
 
« Sous les yeux des institutions internationales et de la communauté internationale, le gouvernement fasciste AKP/MHP a bombardé des installations médicales à Shengal et au Rojava. Des dizaines de personnes ont été tuées et blessées. L’État turc est encouragé dans ses attaques, qui violent la communauté internationale. loi, par le silence de l’Europe, de l’ONU et de l’OTAN. Ces derniers mois, des massacres aveugles sont commis contre le peuple kurde. Des gens sont expulsés de leurs maisons, différentes méthodes d’attaque et des armes chimiques sont utilisées, la nature, la société et les structures historiques du Kurdistan doivent être éliminées.
 
Afin de surmonter la crise de l’État en Turquie et sa propre faiblesse, le régime d’Erdogan s’appuie sur l’agitation raciste et nationaliste et s’est juré de faire la guerre au peuple kurde. L’État turc justifie ses aspirations expansionnistes par des intérêts sécuritaires et occupe des territoires étrangers. Il veut raviver ses rêves néo-ottomans au Moyen-Orient, dans la région méditerranéenne et dans le Caucase et utilise les méthodes et l’état d’esprit de l’Etat islamique dans toutes ses attaques », a poursuivi le KCK-E.
 
KCDK-E a souligné qu’Abdullah Öcalan a présenté un modèle social pour la coexistence libre de tous les groupes sociaux qui s’applique à toute l’humanité et offre une solution, en particulier dans l’obscurité de la troisième guerre mondiale menée au Moyen-Orient. Ces conceptions doivent se répandre dans le monde entier aujourd’hui plus que jamais, a-t-il déclaré.
 
Le KCDK-E a appelé les Kurdes vivant en Europe à défendre la paix, la liberté et la démocratie partout le 1er septembre, invitant les Kurdes et leurs amis de Belgique, des Pays-Bas, du nord de la France et de Rhénanie du Nord-Westphalie à se joindre à l’action centrale devant le Parlement européen sur la place du Luxembourg à Bruxelles.
 

BAKUR. Des maisons vieilles de 5 500 ans découvertes à Malatya

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TURQUIE / BAKUR – Les restes de maisons construites il y a 5 500 ans ont été découverts sur le site antique d’Arslantepe, dans la région kurde de Malatya. En plus des quatre maisons, 28 tombes antiques ont également été découvertes.
 
Dans le site de fouilles d’Arslantepe dans la province de Malatya, les restes de maisons construites il y a 5 500 ans ont été mis au jour, a rapporté le directeur des fouilles. En plus des quatre maisons, 28 tombes de 1 000 ans ont également été découvertes.
 
Arslantepe est une colonie fortifiée du nord du Kurdistan depuis le troisième millénaire avant JC. Le nom turc de la colline vient des sculptures de lion trouvées ici. Le site abritant principalement des antiquités de l’âge du bronze de la période néo-hittite est situé à six km au nord-est de Malatya. Le monticule de peuplement a une forme ovale s’étendant du sud-ouest au nord-est. Il a une superficie d’environ 4,5 hectares et s’élève à environ 30 mètres au-dessus des environs. L’endroit était habité entre le sixième millénaire avant notre ère, et deuxième millénaire avant notre ère, il appartenait au grand royaume hittite et, à partir de la fin du premier millénaire avant notre ère, le centre du royaume hittite tardif de Melid était situé ici.
 
Arslantepe est connu depuis la fin du XIXe siècle. Des fouilles ont eu lieu dans les années 1930, explorant principalement les vestiges hittites, et depuis les années 1960 par une équipe italienne, qui a également mis au jour l’architecture préhistorique et historique. Dans l’une des couches ultérieures, les sculptures de Malatya ont été trouvées. Depuis juillet 2021, la colline d’Arslantepe est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
 

ALLEMAGNE. Un candidat nationaliste allemand réalise une affiche électorale avec Atatürk

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ALLEMAGNE – Le candidat du parti nationaliste AfD, Marcel Goldhammer a placardé une affiche électorale sur laquelle il y a la photo du candidat et Ataturk – « fondateur » de la Turquie fasciste qui a ordonné le massacre des Kurdes de Dersim et d’autres régions du Kurdistan – avec la phrase « Atatürk aussi aurait voté pour l’AfD » en turc et allemand dans le quartier turc de Neukölln, à Berlin, pour obtenir les votes turcs.
 
Hitler aussi aimait Ataturk 
 
Cette affiche des racistes allemands rappelait les liens politiques et « émotionnels » entre Mustafa Kemal Atatürk et les nazis. Dans un article qu’il a écrit à l’ANF en 2019, l’historien allemand Nick Brauns expliquait comment Mustafa Kemal Ataturk a été accueilli avec amour et respect par les nazis. Brauns a souligné que les médias allemands de l’époque avaient des programmes montrant les similitudes entre Hitler et Mustafa Kemal, et a dit que le journal Milliyet avait publié un article dans lequel Hitler décrivait Ataturk comme une « étoile brillante ». Il y avait aussi un buste d’Ataturk dans la collection du chef de l’Allemagne fasciste.
 
Le dernier incident à Berlin n’est pas le premier exemple du parti raciste Alternative pour l’Allemagne (en allemand: Alternative für Deutschland – AfD) utilisant Ataturk dans sa campagne électorale. Auparavant, Frank-Christian Hansel, président du groupe parlementaire du Land de Brandebourg du parti, avait demandé des votes avec le slogan «Sans aucun doute Kemal Atatürk aurait voté pour l’AfD».
 

SYRIE. 1500 étudiants s’inscrivent aux universités du Rojava  

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SYRIE / ROJAVA – Jusqu’à présent, 1500 étudiants se sont inscrit aux différentes universités du Rojava / Syrie du Nord et de l’Est qui accepteront les candidatures jusqu’au 30 août.
 
Le comité de coordination de trois universités de la Syrie du Nord et de l’Est, Rojava, Kobanê et El-Sherq, a prolongé la période de candidature du 31 juillet au 30 août.
 
Selon les informations reçues de la coordination, l’examen d’entrée aura lieu le 1er septembre et l’examen de langue le 2 septembre. Le 9 septembre, les résultats de l’examen seront annoncés.
 
Expliquant les raisons de la prolongation, Ebdulrehman Dawe, membre du comité des affaires étudiantes, a déclaré: « Nous avons prolongé le processus de candidature jusqu’au 31 août car les processus de remise des diplômes pour les élèves de 12e année ont été retardés ».
 
Dawe a ajouté qu’il existe 4 centres de candidature pour étudiants dans la région. « Nos centres de candidature sont en service à Qamishlo, Shehba, Raqqa et Kobanê. Initialement, un nombre limité d’étudiants pouvaient postuler car les étudiants de 12e année ont reçu leurs documents de fin d’études en retard. Néanmoins, plus de 1500 étudiants ont déjà été inscrits.
 
Si les étudiants n’acceptent pas les résultats de l’examen ou s’ils ne se sentent pas sûrs de quelque manière que ce soit, nous examinerons les documents de l’examen. »
 
La nouvelle année académique dans les trois universités débutera le 10 octobre.
 

ROJAVA. Des gangs de la Turquie kidnappent deux femmes à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Les gangs islamistes ont encore kidnappé des civils, dont deux femmes, dans le canton kurde d’Afrin occupé par la Turquie depuis 2018.
 

Une source locale a déclaré que quatre civils, dont deux femmes, ont été enlevés par des mercenaires de la « police militaire » de l’armée d’occupation turque après avoir perquisitionné leurs maisons autour de la mosquée Bilal dans le quartier d’Achrafiyah du centre-ville occupé d’Afrin.

La source a donné les noms des civils kidnappés: Rojen Iniyat du village de Khalta dans le district de Janders, Malak du district de Janders, Hozan Aziz du village de Kurkan du district de Mobata et Abu Musa.

ANHA