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IRAK. « Emmanuel Macron ne doit pas oublier les Kurdes »

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PARIS – Alors qu’Emmanuel Macron se rend rend ce week-end en Irak pour un sommet régional incluant la présence de la Turquie qui mène une guerre aux Kurdes / yézidis, le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) demande au président français « à accorder une importance particulière à la question kurde et à la question yézidie » lors du sommet en question.
 
Voici le communiqué du CDK-F:
 
« C’est dans une période de crise profonde qu’une conférence régionale hautement importante sera tenu à Bagdad le 28 août prochain.
Cette conférence co-organisée avec Paris servira très certainement d’occasion pour signer de nouveaux pactes historiques avec les représentants des pays présents.
C’est pourquoi, le Conseil démocratique kurde en France fait par de sa préoccupation vis à vis de cette conférence et appel le chef de l’État Emmanuel Macron à ne pas oublier la volonté du peuple kurde.
Depuis le 23 avril dernier, la Turquie a lancé une nouvelle campagne militaire visant à envahir la région du Kurdistan irakien. En intégrant le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) à ses cotés, la Turquie vise à camoufler ses intentions expansionnistes et tente de refléter cette opération comme une guerre contre le PKK. Or, cette opération comme celles en Syrie, dans le Haut-Karabakh, en Libye, à Chypre, ou bien dans la Méditerranée orientale sont de multiples preuves de sa pratique expansionniste.
Avec son changement paradigmatique, le PKK est aujourd’hui devenu une puissance régionale cherchant à résoudre la question kurde en respectant l’intégrité territorial des quatre pays en question. Malgré les multiples cessez-le-feu unilatéraux décrété par le PKK et sa volonté à résoudre la question kurde par la voix du dialogue, les gouvernements turcs ont successivement étouffé toutes possibilités de solution pacifiques. Dernièrement, le gouvernent d’Erdogan a renversé le processus de paix, imposé un isolement alourdi au leader kurde Abdullah Öcalan qui menait ce processus et a relancé une vaste campagne militaire sanglante dans les trois parties du Kurdistan, visant à exterminer complètement le peuple kurde et tous ses acquis.
La Turquie d’Erdogan a saisi des centaines de municipalité kurdes, a destitué des dizaines de parlementaires et de co-maires kurdes, a arrêtés plusieurs dizaines de milliers de kurdes, a occupé les régions d’Afrin, d’Azaz, de Girê Spî et de Serêkaniyê dans le nord de la Syrie, la Turquie a tué des milliers de kurdes par ses bombardements, elle a bombardé des hôpitaux à Sinjar et à Afrin, à collaborer avec Daesh, Al-Qaida, les frères musulmans et l’ensemble des organisations djihadistes pour déstabiliser le Moyen-Orient et l’Europe. La Turquie a armé, financé et soutenu Daech et Al-Qaida dans leurs attaques terrifiantes contres les populations civiles. La Turquie à soutenu ces organisations djihadistes pour commettre un génocide contre les Kurdes yézidis du Sinjar.
L’allié incontournable des puissances mondiales est également l’allié incontournable de Daesh et d’Al-Qaida.
En imposant, à ses alliés, une guerre qui n’est pas la leur, la Turquie impose à ces puissances, notamment à la France, de la soutenir dans sa campagne d’extermination du peuple kurde. Il est clair que chaque silence vis à vis des exactions turques se transforme en soutien et en encouragement pour la Turquie.
Pourtant il n’est pas difficile de comprendre que les forces ciblées et bombardées quotidiennement d’Afrin jusqu’à Qandil par la Turquie sont les forces qui ont combattu et vaincu Daesh.
La France ne doit pas oublier ses alliés d’hier. La France et le monde entier doivent se rappeler qu’ils ont une dette envers le PKK pour avoir combattu, au nom de l’humanité, Daesh.
Le Moyen-Orient n’est plus celui de 1916, les Kurdes ne sont plus ceux de 1923 et le PKK n’est plus celui des années 1990. C’est pourquoi, la question kurde ne peut être résolue en excluant de la sphère politique le PKK qui représente l’écrasante partie de ce peuple.
Il est temps pour la France et les puissances internationales d’œuvrer pour une résolution sérieuse de la question kurde. La résolution de la question kurde ne peut se faire seulement par la voix d’un dialogue inclusif. Exclure le PKK de la sphère politique, signifiera à exclure plusieurs dizaines de millions de Kurdes qui le soutiennent.
C’est pourquoi, nous appelons le chef de l’État à accorder une importance particulière à la question kurde et à la question yézidie lors de cette conférence. La reconnaissance de l’administration autonome du Sinjar, sera la seule voie qui nous mènera vers la stabilisation du Sinjar et au retour des Yézidis dans leurs terres.
Nous appelons également les organisations associatives et politiques à manifester leur soutien avec le peuple kurde à la veille de cette conférence hautement importante.« 
 
 
Conseil Démocratique Kurde en France

TURQUIE. Un cimetière arménien de VAN / TUSBA endommagé par des machines de chantier

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TURQUIE / BAKUR – Un cimetière arménien de Tuşba, dans la province kurde de Van, a été endommagé par des machines de chantier.
 
Le quartier de Kalecik, également connu sous le nom de Lezk, était un quartier arménien avant le génocide de 1915. L’Agence public de BTB (TOKİ) a construit des lotissements dans le quartier après le tremblement de terre de Van en 2011.
 
Il y a quelques jours, une personne qui serait un propriétaire terrien a amené des bulldozers dans le cimetière et endommagé les tombes, selon un rapport de l’Agence de la Mésopotamie (MA). Des pierres tombales et des ossements ont été éparpillés par les bulldozers, a rapporté l’agence.
 
Le député du Parti démocratique des peuples (HDP) pour Van, Murat Sarısaç a soumis une question parlementaire le 24 août concernant la destruction du cimetière arménien.
 
« On voit sur les images que des pierres tombales ont été endommagées et des dizaines d’ossements du cimetière ont été éparpillés », a-t-il déclaré.
 
Le député a souligné que des incidents similaires sont souvent signalés à Van, ce qui indique que les mesures nécessaires pour protéger les monastères, églises et cimetières historiques ne sont pas prises.
 
« En 2017, des toilettes, un vestiaire et un parking ont été construits sur Dilkaya Tumulus et le cimetière arménien de Cana. En raison de la chasse au trésor et de la négligence des autorités exécutives, les structures historiques et culturelles de Van et des environs sont endommagées », a-t-il déclaré.
 
Sarısaç a demandé au vice-président turc Fuat Oktay si une enquête avait été ouverte sur l’incident et pourquoi les autorités ne protégeaient pas les cimetières arméniens et le patrimoine culturel et religieux.
 
Il a également demandé si le gouvernement prévoyait de protéger et de restaurer ces biens et s’il existait un inventaire des monastères, églises et autres biens culturels arméniens dans la région.
 

Personnalités kurdes au cimetière du Père Lachaise

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PARIS – Ahmet Kaya, Yilmaz Guney, Abdulrahman Qasimlo… l’Institut kurde de Paris a référencé près d’une dizaine de personnalités kurdes enterrées au cimetière parisien du Père Lachaise, appelé aussi « cimetière de l’Est », qui se trouve dans le 20e arrondissement.

Si vous voulez profiter de votre journée ensoleillée dans un lieu calme et ombragé qui est chargé d’histoire, allez au Père Lachaise et visitez les tombes de certaines célébrités kurdes et mondiales (Frédéric Chopin, Jim Morrison…) qui se reposent là.

Voici les informations concernant les divisions et les numéros de tombes kurdes au Père Lachaise préparées par l’Institut kurde:

ABDOLI Fatah
42ème division – 1ère Ligne, Face au 43ème division , 24, 25, 26ème tombe, à partir de 44ème division.
ACAR Azad
74ème division, 2ème ligne, face à la 6ème division, 29ème tombe.
BABAKHAN Ali
14ème division, 9ème ligne, 3ème tombe.
DAHKURDI Nuri
42ème division – 1ère Ligne, Face au 43ème division , 24, 25, 26ème tombe, à partir de 44ème division.
GHADERI AZAR Abdullah
76ème division, 14ème ligne, face à la 3ème division, 2ème tombe à partir de la 36 ème division.
GHASSEMLOU Abdul Rahman
76ème division, 14ème ligne, face à la 36ème division, 1ère tombe à partir de la 36 ème division.
GÜNEY Yilmaz
62ème division, 1ère ligne, face au Boulevard, 30ème tombe à partir de la 61ème division.
KARLI Ahmet
16ème division, 2ème ligne, face à la 6ème division, 29ème tombe.
KAYA Ahmet
71ème division, 1ère ligne face à la 72ème division, 5ème tombe à partir de la 69ème division.
SHARAFKANDI Said
42ème division,1ère Ligne, Face au 43ème division , 24, 25, 26ème tombe, à partir de 44ème division.

ALLEMAGNE. Fondation de l’Initiative nationale pour Afrin

Des Kurdes originaires d’Afrin ont fondé l’ « Initiative nationale pour Afrin » lors de son congrès fondateur tenu à Bonn, en Allemagne. L’organisation a comme but, entre autre, de faire juger la Turquie devant des tribunaux internationaux pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis contre les habitants d’Afrin, en particulier, contre les femmes et les enfants, ainsi que la destruction de la nature d’Afrin et des lieux de culte appartenant à des minorités religieuses telles que les Yézidis.
 
L’Initiative nationale pour Afrin a annoncé la déclaration finale de son congrès fondateur qui s’est tenu le 22 août à Bonn, en Allemagne. L’initiative a déclaré qu’ils s’efforceraient de faire juger l’État turc devant les tribunaux internationaux pour les crimes de génocide commis contre les habitants du mont kurde (Afrin).
 
L’Initiative nationale pour Afrin a tenu sa réunion de fondation à Bonn, en Allemagne aujourd’hui. 80 militants, intellectuels, universitaires et journalistes originaires d’Afrin, qui sont également membres de diverses initiatives vivant à l’étranger, ont assisté à la réunion. L’initiative a été fondée à Bonn, en Allemagne, le 22 août 2021 par le vote de ses membres. Les activités, le processus décisionnel et le mode de vote de l’Initiative ont été discutés lors de sa réunion fondatrice. Entre-temps, la déclaration finale de l’Initiative a été approuvée par les participants et les suggestions faites par les membres ont été examinées.
 
La déclaration finale de l’Initiative comprenait notamment les éléments suivants :
 
« L’initiative a formulé des recommandations et des décisions pour dénoncer les crimes de l’État turc envahisseur contre le peuple, les femmes, les enfants, la nature et les lieux historiques du mont kurde (Afrin). Nous travaillerons pour traduire devant les tribunaux internationaux ceux qui ont commis un génocide à Afrin. » Les participants ont annoncé prendre la responsabilité d’aider les habitants d’Afrin qui ont fui la région et se sont installés dans d’autres régions, dont le canton voisin de Shehba (…). Ils ont déclaré qu’ils enverraient des ONG internationales et des médias non partisans à Afrin et Shehba pour surveiller de près la situation et expliquer les faits.
Les participants ont en outre déclaré qu’ils s’opposeraient aux institutions locales et régionales qui justifient l’occupation de l’État turc et de ses mercenaires afin de servir la cause des habitants d’Afrin. Une campagne internationale sera menée pour un retour en toute sécurité des réfugiés d’Afrin.
Un conseil exécutif composé de 13 personnes a été mis en place à l’issue de la réunion. Le conseil exécutif formera des comités diplomatiques, juridiques, culturels et financiers. Le comité publiera des rapports pour expliquer la situation d’Afrin sur la base de ses articles et planifier l’exécution de ses activités.
 

ROJAVA. Les Kurdes manifestent devant la base russe à Kobanê suite aux attaques turques

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SYRIE / ROJAVA – Alors que la Turquie a intensifié ses attaques militaires contre les Kurdes du Rojava et qu’une nouvelle opération militaire turque se profile à l’horizon avec un renforcement militaire turc à Suruç, en face de Kobanê, les habitants du canton kurde ont protesté devant la base militaire russe à Kobanê, demandant aux Russes d’agir face aux agressions turques contre la région.
 
Une manifestation a eu lieu devant une base russe à Kobanê contre les attaques turques contre le nord-est de la Syrie, écrit ANF qui ajoute: « Étant donné que la Russie ne remplit pas sa fonction de garant du cessez-le-feu, il n’y a aucune raison de maintenir la présence de troupes, ont déclaré les gens.
 
Des centaines de personnes ont manifesté devant une base russe à Kobanê contre les attaques turques contre le nord-est de la Syrie. L’action a été organisée par l’organisation faîtière des femmes de Kongreya Star dans la région de l’Euphrate. La manifestation était dirigée contre l’inaction de la Russie face aux attaques incessantes de l’État turc, qui font quotidiennement des morts et des blessés. La Russie est la puissance garante du cessez-le-feu négocié en 2019, que la Turquie n’a jamais honoré.
 
L’activiste kurde Eyşe Efendî a déclaré ce qui suit devant le siège de la police militaire russe : « Nous sommes déjà venus ici plusieurs fois et avons demandé que les attaques de l’État turc contre notre région soient arrêtées. Cependant, la Russie ne remplit pas sa responsabilité de la population. Si les forces russes ne s’acquittent pas de leur responsabilité, elles doivent sortir d’ici. Elles n’ont pas tenu parole et il n’y a donc aucune raison pour leur présence. Elles doivent arrêter les attaques turques ou quitter notre région. »
 
Eyşe Efendî, membre du Conseil des familles des martyrs de la région de l’Euphrate et mère du jeune martyr Serwan Muslim, a annoncé que le peuple continuerait de résister à l’occupation turque. Elle a souligné le grand sacrifice du peuple dans la lutte contre l’État islamique et a déclaré que la même attitude s’applique à la résistance contre l’État turc.
 
Pendant ce temps, une délégation de manifestants a fait part de ses revendications aux représentants russes. Le politicien du PYD, Ehmed Şêxo a déclaré après les pourparlers que la partie russe avait une fois de plus promis d’arrêter les attaques [turques]. »
 

ROJAVA. Des cellules dormantes de DAECH kidnappent deux enfants au camp al-Hol

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SYRIE / ROJAVA – Les Forces de sécurité kurdes ont déclaré que deux fillettes orphelines de moins de 5 ans avaient été enlevées dans le camp d’al-Hol, par des membres de DAECH / ISIS portant un uniforme militaire similaire aux vêtements des Forces de sécurité intérieur du camps.
 
Hier, le commandement général des forces de sécurité intérieure du nord et de l’est de la Syrie, a publié une déclaration à l’opinion publique dans laquelle a révélé les détails du crime.
 
Le communiqué indique que: « les groupes terroristes et les cellules de sommeil du camp de Hol portent des uniformes similaires à ceux de nos forces et pratiquent des actes malveillants contre les déplacés du camp tels que le pillage, le pillage et le vol de leur argent sous prétexte qu’ils appartiennent à notre militaires qui protègent le camp, ces groupes visent à déstabiliser et répandre le chaos et la violence à l’intérieur du camp, ainsi qu’aux opérations d’enlèvement, dont le dernier comme l’enlèvement de deux filles, à savoir : Rukaya Mohammed Mohammed, 4 ans ans, Samar Mohammed Mohammed, âgé de 3 ans, elles sont orphelines.
 
Nos forces sont loin des actions de ces groupes, qui ont toujours travaillé pour discréditer nos forces et saboter leur travail, qui vise à établir la sécurité et la sûreté dans toutes les régions du nord et de l’est de la Syrie ».
 
Le communiqué a souligné qu’ils « surveillent et enquêtent sur les mouvements de ces cellules terroristes, et ils seront bientôt arrêtés afin qu’ils soient traduits en justice pour recevoir leur juste punition pour leurs actes odieux ».
 

L’AKP et les Talibans sont des frères d’esprit

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TURQUIE – L’activiste des droits des femmes, Rüya Kurtuluş prévient que des développements comme ceux en Afghanistan pourraient également menacer la Turquie, ajoutant que les Talibans et le régime turc d’AKP sont des frères partageant la même mentalité.
 
Avec la conquête de l’Afghanistan par les talibans, les femmes et les personnes LGBTI+ sont particulièrement menacées. L’appel à l’aide des femmes, qui se souviennent encore de la cruauté des talibans, a atteint l’opinion publique mondiale. Les femmes à travers le monde ont fait preuve de solidarité. Les organisations de femmes en Turquie y compris les régions kurdes ont organisé plusieurs rassemblements de solidarité avec les femmes afghanes. L’une de ces organisations de femmes est la Campagne pour la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul. Rüya Kurtuluş de la campagne a commenté les développements en Afghanistan et les conséquences possibles pour la Turquie et le Kurdistan du Nord dans une interview accordé à l’agence ANF.
 

« Personne ne croit que les talibans ont changé »

Kurtuluş a rappelé qu’il y a vingt ans, les États impérialistes s’étaient lancés sous le slogan « Nous libérons l’Afghanistan et l’Irak », mais ont contribué à plusieurs reprises à la reproduction des talibans et d’autres éléments islamistes réactionnaires par leur politique de guerre. Elle a noté que le peuple afghan en a particulièrement souffert. Maintenant, le gouvernement a de nouveau été remis aux talibans, et personne avec des attitudes d’opposition, en particulier les femmes, n’est à l’abri de tout danger.

Kurtuluş a souligné que les talibans ont immédiatement enlevé les photos de femmes sur les murs, détourné les femmes de leur travail et les ont forcées à se voiler. Dans une telle situation, la déclaration des talibans « Nous respectons les droits des femmes » ne pourrait être qu’une tromperie du public, a-t-elle fait remarquer.

Surtout dans les médias d’État turcs, le conte de fées des « talibans modérés » s’est répandu. Kurtuluş a souligné que personne ne croit à ce discours et a ajouté : « Ne laissez personne vous dire que les droits des femmes sont garantis en Afghanistan. Les femmes afghanes de notre pays ne croient pas de telles choses non plus. De toute façon, elles demandent de l’aide à chaque occasion sur les réseaux sociaux et disent ‘La communauté internationale nous a laissé tomber, nous n’avons aucune sécurité’. »

« Le gouvernement turc s’ingère dans la vie des femmes »

La militante des droits des femmes a averti que les femmes en Turquie sont également en danger, compte tenu de la politique du régime AKP/MHP. Le régime d’un seul homme s’immisce dans la vie des femmes à travers les fatwas de l’autorité religieuse Diyanet, promeut ouvertement le mariage des enfants, récompense les auteurs de féminicide par des peines réduites, et s’est engagé dans cette direction avec son retrait de la Convention d’Istanbul et la remise en cause de l’article 6284. Commentant les déclarations du gouvernement telles que « Les croyances des talibans ne contredisent pas les nôtres », a déclaré Kurtuluş : « Nous pouvons observer cela dans nos propres vies. Il y a un gouvernement en Turquie qui interfère dans la vie des femmes, confine les femmes à la famille et dit que c’est leur devoir de donner naissance à des enfants. Bien sûr, dans la pratique, il y a une différence avec ce que font les talibans, mais en tant que femmes en Turquie, nous vivons dans le même danger et risque. En ce sens, notre vie ici n’est pas facile, et elle devient de plus en plus difficile. »

« Les régimes réactionnaires seront écrasés par la résistance des femmes »

Kurtuluş critique également le parti d’opposition CHP et considère la campagne «La frontière signifie l’honneur» du CHP comme une expression de racisme. Elle a déclaré que le meurtre d’une famille kurde à Konya et les attaques contre les réfugiés à Ankara faisaient partie de l’aggravation du climat raciste dans le pays. Elle a fait remarquer que ce n’est que grâce à la solidarité entre les peuples et en particulier les femmes que des régimes comme les talibans et le racisme peuvent être renversés. « En fait, la résistance des femmes continue malgré toutes les conditions, et l’espoir conduit à une expansion de la lutte », a dit l’activiste qui a conclu ainsi: « Nous savons que ces dictatures en Palestine, en Irak, en Syrie et maintenant en Afghanistan seront écrasées par la résistance des femmes. Ce qui est fait à l’un de nous est fait à nous tous. ces systèmes de charia, ces systèmes religieux, racistes, régimes autoritaires et fascistes. Cette région en regorge d’exemples. Nous voulons nous souvenir de ces exemples et entrer dans l’histoire. Si nous nous donnons la main, nous serons sûrement plus fortes et créerons un avenir meilleur. »

 

ROJAVA. Les Kurdes tiennent la Russie responsable des attaques menées par la Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Le Conseil démocratique syrien a déclaré que la Russie est responsable des attaques menées par l’État turc, ajoutant que la coalition internationale et les États-Unis devraient prendre position contre les attaques.
 

Dans une déclaration concernant les attaques menées par l’occupation turque contre le nord et l’est de la Syrie, le Conseil démocratique syrien (MSD, en kurde : Meclîsa Sûriya Demokratîk) a déclaré que la Russie était responsable des attaques.

Le MSD a déclaré : « L’État turc a récemment intensifié ses attaques hostiles contre le nord et l’est de la Syrie. L’État turc, dans sa frénésie de cibler les Forces démocratiques syriennes et les véhicules civils, a tué des dizaines de personnes jusqu’à présent.

Le Conseil démocratique syrien condamne fermement les attentats terroristes perpétrés par l’État turc. La responsabilité de ces attaques incombe au gouvernement fédéral russe. Nous appelons le gouvernement russe et les forces internationales en Syrie à condamner ces attaques. Se prétendant garante du cessez-le-feu dans la région, la Russie doit désormais mettre un terme aux crimes commis par l’Etat turc.

Le silence encourage l’État turc. La Turquie menace la sécurité de la région et répand le terrorisme dans le monde. Les attaques montrent que l’État turc tente de provoquer une crise majeure dans la région. Le Conseil démocratique syrien appelle la coalition internationale contre l’État islamique à prendre une position sérieuse contre les attaques. Nous appelons la communauté internationale à agir alors que les attaques de l’État turc violent le droit international et menacent la sécurité du monde entier. »

 

F. Geerdink: Pour l’État fasciste turc, aucune vie ne compte

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Spécialiste de la question kurde, la journaliste Frederike Geerdink suggère qu’un scénario planifié a été élaboré à Garê, au Kurdistan du Sud, pour permettre à la Turquie de criminaliser davantage le PKK et de justifier la prochaine phase de répression anti-kurde à l’intérieur du pays.
 
Frederike Geerdink

C’était au commissariat de Yüksekova, début septembre 2015. Un groupe d’une trentaine de civils et un journaliste (moi) ont été arrêtés parce que nous nous trouvions dans une zone restreinte où se déroulaient des combats entre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et l’armée. Les civils faisaient partie d’un groupe de boucliers humains qui tentaient d’arrêter les combats dans une vallée où ils avaient érigé une tente et j’étais là pour en parler.

Dans une petite pièce, j’ai essayé d’adoucir l’homme en uniforme qui m’a agressivement interrogée – ce qui a eu l’effet contraire et il a juste éclaté de plus en plus en colère. Je me souviens de son emportement maintenant que les treize prisonniers du PKK ont été tués, parce que c’était tellement révélateur de la nature de ce conflit.

Septembre 2015, c’est-à-dire après l’été au cours duquel le soi-disant processus de paix s’était terminé de manière irréparable et la violence avait repris. J’avais espéré rendre compte de la manière dont une paix émergente évoluerait dans différentes régions du Kurdistan et de la Turquie, mais cela n’allait évidemment pas se produire. Maintenant, j’étais de nouveau ici pour rendre compte de la résistance contre la violence.

Je pense que, contre mon meilleur jugement, j’ai essayé de trouver un terrain d’entente avec l’homme assis en face de moi et j’ai commencé à réfléchir à la tristesse que c’était que le cessez-le-feu ait pris fin et qu’il y aurait encore tant de nouveaux morts et sur la douleur que cela infligerait à nouveau – mais j’ai été durement interrompu alors que sa voix tonnait à travers la petite pièce: «IL N’Y AVAIT PAS DE CESSEZ-LE-FEU!», rugit-il.

Il n’y avait pas eu de cessez-le-feu, a-t-il affirmé, car « les cessez-le-feu n’ont lieu qu’entre des États en état de guerre et la Turquie n’est pas en guerre: la Turquie combat le terrorisme et il n’y aura jamais, jamais de cessez-le-feu ». Cent points d’exclamation.

Maisons et villages

Dans la lutte contre le terrorisme, tout est permis. Cependant, dans une guerre, il y a des règles à respecter. Dès que la Turquie reconnaîtra qu’elle est effectivement impliquée dans une guerre avec le PKK, elle sera tenue pour responsable de tous les crimes qu’elle commet et qui violent la Convention de Genève: viser des civils (au Kurdistan de Turquie, également connu sous le nom de Bakur, mais aussi dans ses campagnes de bombardements incessants au Kurdistan d’Irak, également connu sous le nom de Başur), déplaçant de force des personnes de leurs maisons et villages et les rasant sans aucune nécessité militaire (à nouveau au Bakur [nord] et au Başur [sud]), se livrant à la torture et aux châtiments collectifs, et bien d’autres crimes – vous pouvez vérifier vous-même la partie applicable de la Convention de Genève.

C’est pourquoi la Turquie tient tant à maintenir le PKK dans sa liste d’organisations «terroristes» et c’est pourquoi elle insiste pour utiliser le terme «organisation terroriste» à chaque fois, encore et encore, lorsqu’elle parle du PKK. La Turquie combat le terrorisme, rien d’autre. Elle doit s’accrocher servilement à ce récit.

Prisonniers de guerre

Le PKK, en revanche, a toujours insisté sur le fait qu’il était impliqué dans une guerre. Selon le droit international, c’est vrai : le conflit entre l’État turc et le PKK est, pour être précis, un conflit armé non international. La Convention de Genève s’applique. Et le PKK – et d’autres groupes armés et non armés qui travaillent sous la même idéologie que lui, comme les Unités de protection du peuple (YPG) et le Parti de l’union démocratique (PYD) en Syrie – s’efforce de respecter les Conventions. Ils ont par exemple signé des accords avec des ONG internationales contre les enfants soldats (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de membres mineurs du PKK mais c’est une autre colonne), ils ont interdit l’utilisation des mines terrestres (mais pas des bombes au bord de la route, qui sont armes fondamentalement différentes), et ils respectent les règles relatives aux prisonniers de guerre, de la Convention de Genève.

C’est la raison pour laquelle les prisonniers étaient détenus dans une grotte des montagnes de Garê. Si le PKK voulait leur mort, ils les auraient gardés dans les montagnes juste à la frontière, où les bombes ne cessent de tomber. Les montagnes Garê sont dans une partie de la région du Kurdistan où la Turquie bombarde moins et où il y a moins de combats, car elle est plus éloignée de la frontière.

Et maintenant, soudain, on nous demande de croire qu’ils ont tiré à la tête des prisonniers ?

Ce n’est tout simplement pas le modus operandi du PKK. Au contraire: le PKK a toujours montré sa volonté de parvenir à un accord avec la Turquie sur la libération ordonnée des prisonniers, ce qui s’est produit à de nombreuses reprises auparavant – trouvez un exemple ici. Mais cette fois, l’État n’était pas intéressé, comme cela est détaillé dans cette pièce.

Et maintenant, la Turquie avait mis en place une « opération de sauvetage ? S’ils voulaient que les prisonniers reviennent sains et saufs, ils ont eu de nombreuses et multiples opportunités au cours des deux dernières années.

La tragédie

Donc, s’ils ne se souciaient pas de la vie de ces prisonniers captifs et avaient besoin d’un tel « scénario » pour faire croire qu’il s’agissait d’un « crime du PKK » afin de faire pression sur Joe Biden pour qu’il permette à la Turquie d’étendre son occupation en Syrie, renforcer l’alliance ultranationaliste chez nous en interdisant le Parti démocratique des peuples (HDP) et en enfermant plus de députés HDP (et en garder d’autres là où ils sont malgré les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme), pour justifier l’intensification de bombardements des camps du PKK et de manipuler les événements pour justifier l’invasion des patries yézidies de Shengal dans le nord-ouest de l’Irak, eh bien, ce que nous venons d’assister à Garê était un tel scénario joué à cet effet.

J’ai vérifié la Convention de Genève mais il n’y a rien dedans sur l’une des parties à un conflit anéantissant son propre peuple entre les mains de l’ennemi. C’était probablement trop absurde pour ceux qui ont rédigé les conventions. Dans l’esprit d’un État fasciste comme la Turquie, en revanche, rien n’est trop absurde. Rien n’est au-delà de l’imagination et tout est tolérable pour s’accrocher au pouvoir. Aucune vie n’a d’importance.

 
Photo de la couverture: Taybet Inan portant un enfant dans ses bras. Inan, une femme kurde de 57 ans, a été abattue par les forces armées turques à Silopi. Son cadavre est resté dans la rue, sous les yeux de ses enfants pendant 7 jours car les soldats turcs tiraient sur tous qui sortaient de la maison. Cette mère de 11 enfants avait reçu 10 balles.
 

SUISSE. Ouverture du 8e Festival des femmes Sakine Cansız à Zurich

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ZURICH – Le 8e Festival des femmes de Sakine Cansız a lieu aujourd’hui à Zurich. La révolutionnaire kurde et cofondatrice du PKK, Sakine Cansız, a été assassinée par les services secrets turcs (MIT) le 9 janvier 2013 à Paris, en compagnie de la représentante du KNK Fidan Doğan et de la jeune militante Leyla Şaylemez.

Le festival est organisé par le mouvement des femmes kurdes en Suisse (YJK-S) qui a lancé une plateforme composée de 38 organisations de femmes du Kurdistan, de Turquie et de nombreux autres pays avec pour devise le renforcement de la lutte contre les féminicides.

Parmi les autres organisations participant au festival il y a YJK-S, TekoJIN, Kongra Star, Defend Kurdistan, Rosara, Women Defend Rojava, Medico International, Women Lesbian Kasama, Fist, PDA, Yeni Kadın, Mor Kızıl Kolektif, Women’s Strike, Kolective Zürich , Solifonds, Women’s Alliance, World Women’s Conference, Women’s Cafe, SKB, Brückenschlag Zürich-Amed, Labyrinthplatz, ADKH, BASTA, SP, AL, Kampüs Cadıları, FEDA, Revolutionary Queer Feminist Bundis Basel, Greens, Kevane Zêrîn, Mor Verein.

Art, culture et histoire

Le festival débutera sur la Platz des 1. Mai, Kanonengasse 20 à Zurich à 11h00 avec divers artistes. La culture et l’histoire des femmes au Kurdistan, mais aussi dans un contexte international, façonneraient le festival. Parallèlement, des ateliers culturels pour petits et grands sont prévus.

Vaste programme politique

Le festival ne se cantonne pas seulement au domaine culturel. Parallèlement, il y a de nombreux événements sur la vie et la lutte de Sakine Cansız, la lutte des femmes au Kurdistan, la sensibilisation au genre, la connaissance du corps féminin, la Convention d’Istanbul sur la protection des femmes contre la violence, la migration, les influences du nationalisme et du patriarcat sur la société et la résistance internationaliste des femmes.

ANF

ROJAVA. Un drone turc cible le véhicule d’un dirigeant kurde à Qamishlo

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SYRIE / ROJAVA – Un drone turc a attaqué un véhicule appartenant à un responsable politique dans la région kurde d’Hasakeh. L’attaque a fait des dégâts matériels.
 
Un drone turc a attaqué un véhicule de l’Administration autonome devant l’orphelinat du village de Himo dans la ville d’al-Qamishli dans la campagne d’al-Hasakah, ce qui a causé des dégâts matériels écrit l’Observatoire syrien des droits humains (OSDH / SOHR). Le véhicule appartenait à un responsable politique kurde de l’Administration autonome.
 
Hier, des sources de l’OSDH ont rapporté que les attaques de drones turcs dans les zones contrôlées par les Forces démocratiques syriennes (FDS) sont passées à trois en 48 heures, après qu’un drone turc a tiré au moins un missile sur un véhicule dans le village de Sofyan au sud de la ville d’Ain al-Arab (Kobanê) en la campagne orientale d’Alep, qui n’a causé que des dégâts matériels.
 
Des militants de l’OSDH avaient documenté la mort d’un commandant iranien des Unités de protection du peuple kurde (YPG), touché par les blessures qu’il a subies avec son escorte lors de l’explosion d’un véhicule militaire le 19 août près du carrefour d’Ali Fru sur la route entre al-Qamishli et Amuda dans la campagne occidentale d’al-Qamishli. Selon des sources du SOHR, l’explosion a été provoquée par une attaque d’un drone turc.
 
Ce jour-là, le 19 août, un drone turc a également attaqué le siège du bureau des relations militaires du Conseil militaire de Tel Tamr, tuant neuf personnes, dont des commandants, et en blessant plus de dix autres.
 

ROJAVA. Un drone turc frappe une voiture civile à Kobanê

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SYRIE / ROJAVA – Hier soir, un drone turc a visé une voiture à l’arrêt dans le village de Mezra, au sud-est de la ville kurde de Kobané. Abdullah Ciman Hemi, propriétaire de la voiture attaquée par le drone turc, a déclaré qu’il était un civil et qu’il était là pour des affaires.
 
Abdullah Ciman Hemi a déclaré que la Turquie cherchait à expulser toutes les personnes de la région pour matérialiser le changement démographique en cours.
 
Cela survient au milieu de la dernière escalade des forces d’occupation turques et après qu’un drone a ciblé une voiture dans l’ouest de la ville de Qamishlo et un autre le bureau des relations du Conseil militaire de Tal Tamr ainsi que de nombreux bombardements sur les lignes de front l’offre qui a décrit par les Forces démocratiques syriennes comme un nouvelle transition d’attaques contre la Syrie du Nord et de l’Est, dans un communiqué.
 
Les attaques turques ont coûté la vie à des dizaines d’enfants et de femmes.