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KURDISTAN. Diminution dangereuse du niveau de la rivière Munzur

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TURQUIE / BAKUR – On assiste à une diminution dangereuse du niveau de la rivière Munzur dans la région kurde de Dersim où la Turquie a construit six barrages et centrales électriques ces 10 dernières années.
 
Autrefois, il tombait 3 à 4 mètres de neige dans les montagnes de Munzur qui était l’un des endroits les plus enneigés du Kurdistan. Aujourd’hui, on parle en centimètres. En raison de la sécheresse, la plupart des sources alimentant la rivière Munzur se sont asséchées, ce qui a provoqué une diminution dangereuse du niveau de la rivière.

 

6 BARRAGES CONSTRUITS AU COURS DES 10 DERNIÈRES ANNÉES

Alors que le débit d’eau des rivières diminue en raison des barrages et centrales électriques qui ont été construits, la majorité des glaciers des montagnes d’Ağrı, Cilo et Süphan ont fondu en raison du réchauffement climatique au Kurdistan. Dans le Dersim, l’un des endroits les plus touchés par ce problème, six barrages et centrales électriques ont été érigés au cours des dix dernières années.

Le débit de Munzur est tombé à son point le plus bas de l’histoire. Selon les informations recueillies auprès des autorités, alors que le débit de Munzur était de 30 m3 par seconde en octobre, le niveau d’eau a baissé de moitié par rapport à l’année précédente, et a été mesuré à 14 m3 cette année. Le niveau d’eau de Munzur, où une situation similaire s’est produite au cours des mois d’hiver de 1934, aurait baissé autant pour la deuxième fois en 87 ans.

L’insuffisance des précipitations, inférieures à la moyenne annuelle, a entraîné l’abandon de nombreux champs agricoles, tandis que l’élevage, principale source de subsistance dans la région, a également souffert. Les températures extrêmes et les faibles précipitations assèchent les prairies et les pâturages, tandis que le manque d’eau rend les animaux malades. L’augmentation des prix des aliments causée par la sécheresse met les éleveurs de la région dans une position difficile. Les gens qui ont à la fois des problèmes de nourriture et d’eau disent vouloir vendre leur bétail face aux ravages qu’ils ont subis, mais ils ne le peuvent pas, car les prix des animaux ont baissé.

LES CATASTROPHES NATURELLES AUGMENTENT LA SÉCHERESSE

Les précipitations ont chuté de 56% par rapport à la normale en 2021, l’été le plus chaud des 50 dernières années, et plusieurs régions ont été étiquetées comme « extraordinairement sèches », « extrêmement arides » ou « extrêmement sèches » sur les cartes climatiques du monde. Bien que les scientifiques soulignent que les forêts ont une influence majeure contre la sécheresse et augmentera également la quantité de précipitations pendant les mois d’été, les forêts continuent d’être brûlées et rasées dans la guerre spéciale menée par la Turquie au Kurdistan.

Alors que les opérations militaires turques provoquent des incendies de forêt à Dersim, la coupe d’arbres dans les forêts de Karacehennem à Kızılağaç, Aynik (Meşeli) et les villages de Çatak du district de Karlıova à Bingöl se poursuit. Des camions transportent des arbres abattus depuis des jours pour des « problèmes de sécurité ». Le 20 septembre, une opération militaire a été lancée dans la zone où des arbres ont été coupés, et un incendie s’est déclaré à la suite du bombardement.

 

Opération solidaire: Bijoux traditionnels kurdes à la Boutique de la paix

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PARIS – La Boutique de la paix a mis en vente des colliers et des boucles d’oreille réalisés par Saniye Tunç, une artiste kurde exilée en France.
 
Vous pouvez commander sur le site de la Boutique de la paix les jolis colliers et boucles d’oreille colorés que Saniye Tunç réalise avec minutie et amour.
 
Voici quelques-unes des merveilles réalisées par Saniye Tunç:

 
Colliers kurdes
 
 
Bijoux traditionnels du Kurdistan du Nord
Réalisés à la main
Chaque modèle est unique
Matériaux: dentelle en polyester / pierres de verre
Sans nickel
Fabriqué en France
 
Vous pouvez commander sur le site de la Boutique de la Paix d’autres colliers et boucles d’oreille kurdes

Patrice Franceschi: « Dans sa volonté d’en finir avec les Kurdes, Erdogan utilise une arme terrifiante et oubliée: l’eau. »

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PARIS – « Dans sa volonté obsessionnelle d’en finir avec ces Kurdes qu’il méprise, Le président turc Erdogan utilise une arme terrifiante et oubliée qu’il avait jusque présent gardée en réserve – et dont la plupart des responsables occidentaux n’ont pas pris la mesure: l’eau. »
 
L’écrivain Patrice Franceschi était au Rojava il y a quelques semaines où il a assisté au Forum international de l’eau qui alertait le monde sur les conséquences dramatiques des barrages construits par la Turquie sur les rives de l’Euphrate qui assoiffent la Syrie du Nord et de l’Est. Il vient de publier une tribune dans le journal Le Monde dans lequel il somme l’Occident d’agir contre la guerre de l’eau que la Turquie inflige aux Kurdes du Rojava qu’Erdogan veut achever par les moyens les plus inhumains qu’on puisse imaginer.

Tribune de Franceschi : 
 
Kurdistan: Nos intérêts sécuritaires face au terrorisme islamique sont en jeu dans cette guerre de l’eau

Avec cette arme à l’énoncé anodin, Erdogan peut mener à bas bruit une guerre d’usure contre les civils kurdes, insidieuse, sans sensationnalisme et sans tirer un seul coup de fusil. Une guerre aussi silencieuse que dévastatrice par ses effets à long terme. Au sein du monde carnivore qui s’installe, la Turquie démontre ainsi qu’elle ne s’embarrasse d’aucun scrupule, ne respecte aucune règle commune et joue la politique du fait accompli chaque fois que son intérêt l’y pousse, persuadée que seuls comptent les rapports de force.

Une terrible sécheresse artificielle

Mais qu’est-ce que la « guerre de l’eau », au juste ? La situation est la suivante : par les hasards de la géographie, les montagnes turques sont le « château d’eau » de cette région du Moyen-Orient. Le Tigre et l’Euphrate y naissent avant de s’en aller irriguer la Syrie et l’Irak – pays dans le nord desquels vivent les Kurdes. Sur ces deux fleuves mythiques et gigantesques, Ankara a bâti depuis longtemps toutes une série de barrages permettant de contrôler leurs débits. Ce sont ces « robinets » que les Turcs ferment graduellement depuis des mois. A 80 % en ce moment même.

Conséquence première : une terrible sécheresse artificielle s’est installée dans les plaines arables où vivent les Kurdes – ce fameux grenier à blé du Croissant fertile – et plus aucune irrigation correcte des cultures vivrières ne peut s’y faire. Conséquence deuxième : les prix des denrées alimentaires ne cessent de grimper, la société se fracture progressivement, dans une compétition nouvelle pour l’accès au peu d’eau disponible, la disette va menacer quand les récoltes ne seront plus que l’ombre d’elles-mêmes, et de plus en plus de Kurdes songent à immigrer massivement, dans un désespoir inexistant il y a encore quelques mois.

Conséquence troisième : le sinistre MIT, les services secrets turcs, dispose enfin d’éléments concrets pour attiser en sous-main la situation, afin de dresser le peuple contre ses dirigeants, puisque ces derniers sont de moins en moins capables de faire face à la situation, faute de moyens. On ne compte plus les manifestations de rue, comme les attaques dans la presse locale.

Les Turcs réduisent de moitié le débit d’eau douce

Soit dit en passant, nos diplomates, toujours aussi tournés vers Ankara, se limitent à faire remonter vers nos responsables le discrédit progressif de l’administration kurde, en se gardant bien d’en mentionner la cause. Ils feraient mieux de constater que cette dégradation de la situation permet une résurgence accrue des mouvements islamistes anti-occidentaux que les Kurdes ne pourront bientôt plus contenir comme auparavant. L’organisation Etat islamique ne cesse de reprendre du poil de la bête en profitant de la situation.

A l’heure du procès des attentats du Bataclan, nous ferions bien de prendre acte de cette situation pour réagir avant qu’il ne soit trop tard, une fois de plus. Car nos intérêts sécuritaires sont en jeu au Kurdistan face au terrorisme international. Mais ce n’est pas tout. Dans le même temps qu’ils ferment les robinets des grands fleuves, les Turcs réduisent de moitié le débit des stations de pompage d’eau douce dont ils se sont emparés sur le territoire syrien en octobre 2019.

On se souvient qu’à cette époque, de par la volonté aussi sotte qu’incompréhensible de Donald Trump, nous avons abandonné nos alliés kurdes entre les mains d’Ankara et de ses djihadistes, après les avoir utilisés avec succès dans notre guerre commune contre l’organisation Etat islamique. Quoi qu’il en soit de cette faute politique autant que morale, l’eau manque aujourd’hui aux Kurdes pour simplement boire, et pas seulement irriguer.

Aucune pression internationale sur Erdogan

Le rationnement est une réalité dans plusieurs villes et les organisations humanitaires présentes sur place doivent ravitailler de nombreuses régions à l’aide de norias de camions-citernes. Cette pénurie provoque aussi un accroissement de toutes les maladies liées aux eaux insalubres. Je rentre du Kurdistan syrien. J’ai constaté tout ce que je viens d’écrire. Le désarroi est grand chez nos anciens alliés. Comme il ne l’a jamais été. Un désarroi proportionnel au silence absolu de la communauté internationale – si tant est qu’elle existe.

Aucun pays ne fait pression sur Erdogan pour l’obliger à lâcher prise et à ne plus s’en prendre aux civils de cette manière. Mais pourquoi s’en étonner ? Que s’est-il passé en 2020, quand, après enquête dûment documentée, les Nations unies ont officiellement condamné la Turquie et les djihadistes sous son obédience pour le nettoyage ethnique de la région kurde d’Afrin, qu’ils occupent militairement depuis janvier 2018, en violation de toutes les lois internationales ?

Une page dans les journaux le lendemain et puis plus rien. Que s’est-il passé, quelque temps plus tard, quand les mêmes Nations unies ont condamné tout aussi officiellement les islamistes de l’organisation Etat islamique – soutenus par la Turquie quand ça l’arrangeait – pour leur tentative de génocide des yézidies en 2014 ? Une page dans les journaux le lendemain et puis plus rien. Comment être surpris, dès lors, qu’Erdogan se sente pousser des ailes et, encouragé par nos renoncements successifs, tente d’aller toujours plus loin ?

Nos intérêts sécuritaires face au terrorisme islamique sont en jeu dans cette guerre de l’eau, par-delà son aspect moral. Pour tenter de servir à quelque chose, cette tribune doit se transformer ici en lettre ouverte au président de la République pour l’exhorter à agir. Son tropisme pour les Kurdes est connu.

Emmanuel Macron a été le seul chef d’Etat à les recevoir à plusieurs reprises à l’Elysée pour appuyer leur combat. C’est tout à son honneur. Il faut lui demander aujourd’hui de poursuivre son opposition aux visées expansionnistes d’Erdogan et de ses djihadistes en portant cette « guerre de l’eau » devant les instances internationales compétentes afin d’y mettre fin.

Ce qui est en jeu pour nous Français est tout aussi essentiel que pour les Kurdes. »

 
Le lien de la tribune sur le site Le Monde est ici 
 

LYON. Conférence de soutien au peuple kurde et au HDP face à la dictature en Turquie

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LYON – La Coordination Lyonnaise Solidarité Kurdistan organise une réunion publique le 4 novembre en soutien au peuple kurde, au HDP et aux forces progressistes attaqués sans relâches par le régime autocratique turc.
 
AVEC DEUX DEPUTES DU HDP
 
La députée HDP, Ayse Acar Basaran participera à la réunion en visioconférence, tandis que le député en exil, Ahmet Yildirim sera présent au Palais du Travail de Villeurbanne où la réunion aura lieu dès 19 heures. 
 
Les organisations réunies au sein de la Coordination Lyonnaise Solidarité Kurdistan sont:

Amitiés Kurdes de Lyon, Association France Kurdistan, Espace culturel Mésopotamie, UD CGT 69, CNT, Ensemble, NPA, PCF , Mouvement de la paix, Presse fédéraliste, Union syndicale solidaires du Rhône, UTI CFDT Lyon Rhône

Peut être une image de une personne ou plus et texte
RDV le jeudi 4 novembre
Au 9 Place du Docteur Lazare Goujon
69100 Villeurbanne

TURQUIE. Une fillette kurde grièvement blessée par un blindé militaire à Urfa

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TURQUIE / BAKUR – À Urfa / Viransehir, une fillette kurde de cinq ans a été percutée par un blindé de l’armée turque. La fillette grièvement blessée n’est plus en danger de mort. Les blindés militaires ont provoqué 43 accidents mortels au Kurdistan en 13 ans. Le Barreau d’Amed demande leur interdiction dans les zones résidentielles.
 
Dans la province d’Urfa, une fillette de cinq ans a été heurtée par un véhicule blindé turc et grièvement blessée. La jeune fille se promenait avec ses parents dans le centre du quartier de Viranşehir mercredi après-midi lorsqu’elle a tenté de traverser la rue. Une séquence vidéo d’une caméra de surveillance montre que la fillette s’est précipitée sur la route et est tombée en heurtant le véhicule blindé. Une roue de la voiture a roulé sur les jambes de la fille.
 
L’Ordre des avocats d’Amed demande l’interdiction des blindés dans les zones résidentielles
 
Suite à ce nouvel « accident » impliquant un blindé militaire, le Centre pour les droits des enfants de l’Ordre des avocats d’Amed (Diyarbakir) a appelé à l’interdiction de présence des blindés dans les zones résidentielles et commerciales. L’organisation voit la raison du danger mortel des blindés dans l’impunité des auteurs. « Les conducteurs sont effectivement assurés de l’impunité, de sorte que ces accidents sont désormais systématiques. Les véhicules blindés ouvrent les routes en raison de la politique de sécurité de l’État et transforment les espaces de vie en lieux dangereux. Cela viole les droits des enfants à un environnement sain, à jouer et à vivre. Nous nous battrons jusqu’à ce que les rues soient débarrassées des véhicules blindés et deviennent des lieux sûrs pour les enfants », a déclaré le Centre pour les droits des enfants de l’Ordre des avocats d’Amed.
 
42 accidents mortels au Kurdistan en 13 ans
 
Très régulièrement, on assiste à des « accidents » causés par des blindés militaires dans les villes kurdes. Selon les statistiques de l’Association des droits de l’homme (IHD), au moins 42 personnes, dont 20 mineurs, sont mortes dans des accidents causés par des blindés militaires au Kurdistan du Nord au cours des treize dernières années. 90 autres personnes ont été blessées, dont 21 avaient moins de 18 ans. Les auteurs de ces « accidents » ne sont pas tenus responsables et il n’y a pratiquement jamais de conséquences pénales.
 

Un Kurde de Londres promeut la lutte du Kurdistan avec ses vidéos en ligne

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« Je veux que tous les Kurdes soient fiers de leur culture, de leur histoire, de leur langue et de leur terre. »
 
Hakar Mirza, alias Iamhaks, basé à Londres, publie une série de vidéos sur YouTube intitulée « This is Kurdistan » pour obtenir une plus grande reconnaissance du Kurdistan parmi les non-Kurdes.
 
« J’en avais marre de voir notre beau pays dépeint par les YouTubeurs américains comme « Irak » juste pour quelques vues. Pourtant, ils n’ont visité aucune ville d’Irak et se promènent en toute sécurité dans le Kurdistan », a-t-il déclaré à Kurdistan 24.
 
« Je pense que c’est une honte pour tous nos martyrs qui se sont battus pour obtenir l’État autonome dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui pour que cela se produise », a-t-il déclaré. « C’est pourquoi j’ai commencé mon premier vlog [vidéoblogue] du Kurdistan « This is Kurdistan » sur YouTube avec une grande carte du grand Kurdistan et j’ai expliqué que nous sommes Kurdes et que nous venons du Kurdistan. »
 
Mirza est un Kurde né à Londres de deux parents kurdes. Sa mère est originaire d’Afrin et son père de Sulaimani.
 
« Ils se sont rencontrés tous les deux à Damas. Mon père était un peshmerga au début des années 80 dès son plus jeune âge contre le régime irakien. Il s’est alors engagé à aider la cause kurde par le biais de la politique. »
 
La famille de ma mère était originaire d’Afrin, mais elle est née et a grandi dans le quartier kurde de Rukneddine à Damas. Ma mère était également active à Damas contre le régime syrien, participant à des manifestations contre l’oppression, en particulier en 1986 lorsque le régime a commencé à tirer sur des gens lors d’une grande manifestation de Newroz », a-t-il déclaré.
 
Mirza a déclaré qu’il avait grandi en entendant parler de leurs histoires qui « m’ont inspiré à continuer le combat pour mon peuple de manière moderne ».
 
Dans sa vie de tous les jours, il travaille comme comptable à Londres. Il passe le reste de son temps à imaginer de nouvelles idées pour la communauté kurde.
 
« Je suis un fier Kurde et un défenseur de mon pays, et j’espère aider le monde à comprendre le Kurdistan, sa beauté et ses luttes », a-t-il déclaré.
 
Jusqu’à présent, il est venu quatre fois au Kurdistan pour de longues visites.
 
« Je suis venu une fois quand j’étais enfant à l’âge de deux ans et à nouveau en 2017, 2019 et 2021 », a déclaré Mirza. « En 2021, j’ai passé trois mois au Kurdistan et ce fut l’une des meilleures expériences de ma vie. »
 

 

Hakar Mirza lors d'une visite à la citadelle emblématique d'Erbil (Photo : Hakar Mirza/privé)
Hakar Mirza lors d’une visite à la citadelle emblématique d’Erbil (Photo : Hakar Mirza/privé)

Référendum

Mirza a également soutenu le référendum sur l’ indépendance du Kurdistan le 25 septembre 2017, au cours duquel 92% ont voté en faveur d’un Kurdistan indépendant.

« Le référendum nous a donné un outil politique et démocratique auquel faire appel le moment venu. Cela nous a également donné l’occasion d’exprimer notre désir d’un État indépendant.

Nous ne devons pas sous-estimer l’importance que cela aura pour l’avenir. De nombreux autres pays ont déjà organisé des référendums et n’ont activé les résultats que de nombreuses années plus tard », a-t-il ajouté. « Cependant, en raison de la complexité empoisonnée de la politique partisane au Kurdistan, il a été utilisé comme un outil qui nous a opposés les uns aux autres au lieu d’un outil qui pourrait nous aider à travailler ensemble.

« Certains diront aussi que ce n’était pas le bon moment. Ils nous le disent depuis 100 ans maintenant. Je pense qu’il est temps que nous prenions les choses en main », a-t-il déclaré.

Mirza a également déclaré que la lutte pour l’indépendance kurde est quelque chose pour laquelle tous les Kurdes devraient se battre. 

« Pour moi, cela signifie que même si je n’ai pas la chance de le voir de mes propres yeux, je ferai tout ce que je peux dans l’espoir que mes futurs enfants le feront », a-t-il déclaré. « Nous le devons à ceux qui ont vraiment souffert pour nous et se sont battus pour la terre. »

unité kurde

Un autre de ses objectifs avec ses vidéos est de promouvoir l’unité kurde entre les quatre parties du Kurdistan.

« Je veux que tous les Kurdes soient fiers de leur culture, de leur histoire, de leur langue et de leur terre », a-t-il déclaré. « Et ce faisant, je m’assure que le contenu est destiné aux personnes de tout le Kurdistan (Bashur, Bakur, Rojhelat et Rojava). 

J’ai rarement vu d’autres Kurdes faire cela, et je pense que c’est un facteur important dans les objectifs à long terme du Kurdistan. Si les Kurdes des quatre parties peuvent se rapprocher et mieux se comprendre, nous serons plus forts pour l’avenir », a-t-il ajouté.

Reconnaissance

De plus, Mirza espère éduquer les non-Kurdes sur le Kurdistan pour « leur apprendre qui nous sommes et où se trouve le Kurdistan ».

Il a déclaré que cette connaissance générale est vitale pour que les Kurdes soient reconnus par la population, même si les gouvernements refusent de le faire. « J’espère que cela attirera également le tourisme au Kurdistan afin que les habitants du pays puissent bénéficier de ce que je fais. »

Il a déclaré avoir déjà reçu des messages de nombreuses personnes (Kurdes et non-Kurdes) sur la façon dont ses vidéos les avaient amenés à réserver des voyages au Kurdistan.

« Rien ne me rend plus fier que cela. J’ai reçu des messages de personnes du monde entier jusqu’en Amérique du Sud et du Nord et en Extrême-Orient, et parfois si je le peux, j’essaie de rester en contact avec eux pour les aider dans leurs voyages une fois Ils sont là.

Je vois cela comme une façon de faire quelque chose pour le peuple, nous pouvons nous plaindre toute la journée de la politique, ou nous pouvons tous essayer de faire une chose positive nous-mêmes pour aider notre propre peuple. J’espère que de nombreuses entreprises locales pourront le faire. en profiter », a-t-il déclaré.

Mirza espère également que l’éducation à travers de telles vidéos peut aider les étrangers à comprendre la situation du peuple kurde et que davantage de Kurdes suivront son exemple en utilisant Internet pour promouvoir le Kurdistan.

« Nous pouvons obtenir la reconnaissance et la compréhension des gens grâce au puissant outil moderne qu’est Internet.

« Nous pouvons éduquer la nouvelle génération pour enseigner aux autres la différence, et cela aidera la cause du Kurdistan », a-t-il conclu.

 
Wladimir van Wilgenburg  pour Kurdistan24

Le Parlement catalan reconnaît officiellement le Rojava

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Le parlement catalan a reconnu officiellement le Rojava / Kurdistan « syrien ». C’est une
victoire méritée pour les Kurdes syriens qui ont sacrifié des milliers de jeunes pour la libération de la région de l’État Islamique et instauré un modèle pluraliste et féministe porteur d’espoir pour tout le Moyen-Orient.
 
Une résolution qui inclut la reconnaissance officielle du statut de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES) a été approuvée par un vote majoritaire au Parlement de Catalogne.
 

Le Parlement de Catalogne a annoncé mardi soir qu’il reconnaissait officiellement l’existence de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie.

Lors d’un vote parlementaire de la résolution proposée, une majorité de 80 parlementaires ont voté pour et 49 ont voté contre, ce qui a abouti à la première reconnaissance officielle de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie, anciennement connue sous le nom de Rojava.

Le parlement exhorte désormais officiellement toutes les institutions catalanes à établir des relations institutionnelles avec l’AANES et à soutenir les efforts de reconstruction au Rojava et dans tout le nord-est de la Syrie.

La résolution a été proposée pour la première fois au Parlement catalan en juillet en tant que projet de résolution appelant à la reconnaissance de l’AANES en tant qu’entité politique et à l’approfondissement des liens institutionnels avec l’AANES.

Avec cette résolution, le Parlement catalan a reconnu l’AANES comme une administration légitime « basée sur le confédéralisme démocratique en tant qu’entité politique ».

« Le Parlement de Catalogne valorise le potentiel du confédéralisme démocratique en tant que solution pacifique, inclusive, démocratique et de coexistence au Moyen-Orient basée sur le municipalisme, le féminisme et l’écologisme social », indique la résolution.

Après avoir été établie pour la première fois au Rojava (qui signifie « ouest » en kurde, Kurdistan occidental) en 2012 à la suite des luttes des peuples dirigés par les Kurdes, l’AANES gouverne actuellement près d’un tiers de la Syrie.

Adoptant un système politique radicalement démocratique développé par le leader kurde Abdullah Öcalan – connu sous le nom de « confédéralisme démocratique » – le système de l’AANES est basé sur la liberté des femmes et leur participation égale à tous les niveaux de représentation politique ainsi que sur l’autonomie et la coopération des communautés et des religions diverses. groupes.

Après avoir été félicitée pour son engagement en faveur du pluralisme, de l’égalité des sexes et de la démocratie directe, l’AANES continue de faire face à plusieurs défis, en particulier de la part de la Turquie (qui a attaqué à plusieurs reprises le nord-est de la Syrie), l’Etat islamique et le gouvernement de Bachar al-Assad.

Bien que le gouvernement américain et d’autres gouvernements régionaux aient jusqu’à présent refusé de reconnaître l’AANES, celle-ci fonctionne comme une région autonome, plusieurs régions du nord-est de la Syrie ayant voté en mars 2016 pour s’unir dans un système autonome qui chercherait l’autonomie au sein de la Syrie.

Dans son rapport annuel 2021 , la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) a recommandé que le gouvernement américain « reconnaisse l’AANES comme un gouvernement local légitime ».

Le rapport de la Commission américaine a appelé le gouvernement américain à faire pression sur la Turquie pour commencer à planifier son retrait de la région. La nouvelle administration américaine dirigée par le président Joe Biden a fait espérer à l’AANES qu’elle pourrait trouver plus de sympathie à Washington.

 

TURQUIE. Une féministe kurde condamnée à 30 ans de prison

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TURQUIE / BAKUR – Féministe kurde et porte-parole de la plus grande organisation faîtière de femmes kurdes (Mouvement des femmes libres – TJA) au Kurdistan du Nord, Ayşe Gökkan a été condamnée à 30 ans de prison par un tribunal turc aujourd’hui. Gokkan a déclaré que l’enquête et les actes d’accusation préparés étaient le produit d’une mentalité raciste, sexiste et dominée par les hommes, et qu’elle avait été arrêtée 83 fois.
 

La 23e audience de l’action en justice intentée contre la porte-parole à terme de Tevgera Jinên Azad (TJA), Ayşe Gökkan, sur des allégations d’ « appartenance à une organisation terroriste » s’est tenue à la 9e Haute Cour pénale de Diyarbakır. Gökkan, les avocats de Gökkan Berfin Gökkan, Özüm Vurgun et Muharrem Şahin ont assisté à l’audience. En outre, des femmes féministes indépendantes, les membres des organisations féministes TJA, Association des femmes Rosa, les députées du Parti démocratique du peuple (HDP) Remziye Tosun et Nuran İmir ont assisté à l’audience.

 

Gökkan a salué les femmes en faisant un signe de victoire en entrant dans la salle d’audience. Gökkan et ses avocats ont brièvement exposé leurs motifs et déclaré qu’ils ne se défendraient pas. Après une courte pause, le tribunal a condamné Gökkan à 30 ans de prison.

Une vie dédiée à la lutte féministe et kurde

Gökkan a été élue co-maire municipal de Nusaybin du Parti de la société démocratique (DTP) avec 83 % des voix lors des élections locales du 29 mars 2009. En plus de ses œuvres pour des partis politiques tels que le Parti de la démocratie populaire (HADEP), le Parti démocratique du peuple (DEHAP) et le DTP, elle est chroniqueuse pour de nombreux journaux et magazines reconnus par la recherche. Selon ses propres termes, Gökkan, qui se bat pour les femmes depuis 30 ans, a été jugée 8 fois pour être soi-disant «membre d’une organisation terroriste».

Enlevée par le JITEM

L’histoire de Gökkan commence en 1991 lorsqu’elle est kidnappée par l’unité de la Gendarmerie Renseignement et Contre-Terrorisme (JİTEM). S’adressant à Independent Turkish au sujet de la lutte des femmes en Turquie et des difficultés qu’elles ont rencontrées, Gökkan a déclaré : « Le village où vivait ma famille était un village frontalier. J’ai été kidnappée par le JİTEM en 1991. Je n’ai même pas pu savoir où j’étais détenue. pendant 4 jours. Ma première histoire de détention commence ici. Les détentions continuent comme ça. Je serais détenue au moins une fois par mois. »

Gökkan a déclaré que l’enquête et les actes d’accusation préparés étaient le produit d’une mentalité raciste, sexiste et dominée par les hommes, et qu’elle avait été détenue 83 fois.

 

IRAN. Mutinerie dans la prison des femmes à Urmia

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IRAN / ROJHILAT – Les femmes de la prison de la ville kurde d’Ourmia, au Kurdistan de l’Est, sont en grève depuis trois jours pour protester contre la torture et la répression croissantes visant les prisonnières.
 
Il est rapporté que l’administration pénitentiaire a forcé les détenues à suivre les cours proposés par l’administration.
 
L’administration pénitentiaire a interdit les appels téléphoniques aux détenues qui refusaient de participer aux cours. De plus, les prisonnières n’étaient autorisées à prendre l’air qu’une heure.
 
Des menaces et des mauvais traitements à l’encontre des détenues ont également été signalés dans la prison. Il y a trois jours, des prisonnières se sont révoltées contre l’escalade de la répression et ont mis le feu aux couvertures.
 
Il est rapporté que des représentants de l’État iranien ont torturé et menacé des prisonnières de les mettre en isolement.
 
Tandis que les femmes poursuivent leur résistance, elles ont appelé à la sensibilisation du public à travers leurs familles.
 
Il y a eu une augmentation des violations des droits par l’État iranien au Kurdistan de l’Est. Dans son rapport de septembre, l’Association des droits de l’homme du Kurdistan (KMMK) s’est dite préoccupée par le nombre croissant d’exécutions, de meurtres, de suicides, de tortures et de détentions. Selon le rapport, 3 détenus sont morts de façon suspecte, une personne a été exécutée sans jugement, 8 kolbars ont été tués et 49 personnes ont été arrêtées le mois dernier.
 

La Suède va expulser une militante kurde vers le Kurdistan irakien

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Les autorités suédoises ont refusé d’accorder l’asile à l’activiste kurde Hana Nasour, en ordonnant le 8 octobre à la police de l’expulser vers l’Irak où elle risque d’être livrée à l’Iran où elle militait.

Hana Nasour était une activiste en Iran et craint que le ministère iranien du renseignement ne constitue une menace pour sa vie au Kurdistan d’Irak, a-t-elle déclaré au Kurdistan Human Rights Network (KHRN).

« Les forces de sécurité de la région du Kurdistan nous ont également constamment fait pression pour nous rendre à l’Iran ou quitter la région en raison de mon activisme continu contre la République islamique d’Iran », a déclaré la militante kurde qui a grandi en Iran.

Hana Nasour est née en 1991 au Kurdistan iranien d’une mère kurde iranienne et d’un père kurde irakien.

Elle a vécu jusqu’à ses 18 ans comme réfugiée irakienne à Sanandaj. Les autorités iraniennes ont refusé de lui accorder la nationalité car son père était citoyen irakien.

Elle a également été forcée de mettre fin à ses études universitaires en architecture à l’Université islamique Azad, branche de Sanandaj, lorsque sa famille a quitté l’Iran pour des raisons politiques.

L’activisme de Nasour en Iran et le fait qu’elle était la nièce du militant kurde exécuté Farhad Vakili ont concentré les pressions du ministère du Renseignement de Sanandaj sur elle et sa famille.

En 2011, en raison de l’intensité de ces pressions, la militante et sa famille se sont rendues dans la région du Kurdistan d’Irak, où elle a ensuite obtenu la nationalité irakienne.

Cependant, la militante a poursuivi son activisme contre le gouvernement iranien alors qu’elle résidait au Kurdistan irakien.

Cet activisme a entraîné des pressions de la part des forces de sécurité de la région du Kurdistan a déclaré le mari de Nasour, Rezgar Rawshani.

Finalement, en décembre 2015, elle a fui en Suède avec son mari et sa mère, demandant l’asile politique pour leur sécurité.

Les autorités suédoises ont refusé d’accorder l’asile politique à la militante ainsi qu’à son mari et à sa mère, les considérant comme des « extrémistes menaçant la sécurité nationale de la Suède » car ils sont des sympathisants du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK).

Cependant, ils ont accordé des permis de séjour conditionnels au mari et à la mère de la militante – qui sont des citoyens iraniens – mais ont rejeté sa propre demande à trois reprises depuis 2015.

Le mari de Hana Nasouri, Rezgar Rawshani, et sa mère sont également des militants politiques et des sympathisants du PJAK.

«Nous faisons partie de la société suédoise. Nous travaillons et étudions ici. Nous avons également poursuivi notre activisme en Suède pour les droits humains, et nous nous sommes opposés pacifiquement aux exécutions et à la violence contre les femmes avec l’autorisation des autorités suédoises. Il est injuste que notre activisme soit considéré comme une menace contre la sécurité nationale suédoise», a déclaré Hana Nasour.

La militante poursuit son activisme contre la République islamique d’Iran et a critiqué le gouvernement régional du Kurdistan pour sa conduite contre les militants kurdes iraniens.

Elle a participé à diverses campagnes de solidarité en Suède grâce à son lien avec la Société des femmes libres du Kurdistan oriental (KJAR).

« C’est aussi contre les droits humains que les autorités suédoises ont décidé de me séparer de mon mari et de ma mère », a-t-elle déclaré.

Le 8 octobre, les autorités suédoises ont ordonné à la police d’expulser la militante vers la région du Kurdistan d’Irak – un ordre qui pourrait être exécuté dans les deux semaines – suggérant qu’il n’y aurait aucune menace pour sa vie dans la région.

Cependant, le mari de la militante affirme que les autorités « ignorent les pressions des forces de sécurité et la présence du ministère iranien du renseignement dans la région ».

La République islamique d’Iran « menace et assassine » les militants qui s’y opposent politiquement, a-t-il déclaré, ajoutant que malgré sa nationalité irakienne, « elle est considérée comme l’une de ces militantes pour être membre d’une famille iranienne politiquement opposée à la République islamique ».

« Contrairement à ce que prétendent les autorités suédoises, la vie d’Hana sera également en danger parce qu’il existe une collaboration en matière de sécurité entre la région du Kurdistan et la République islamique d’Iran », a poursuivi le mari. Il a ajouté que Hana Nasour a quitté la région du Kurdistan « parce que les institutions de sécurité de la région fonctionnent comme un instrument du gouvernement iranien pour faire pression sur les militants kurdes d’Iran».

Kurdistan Human Rights Network

Une femme élue présidente de l’Union des écrivains kurdes en Suède

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Stockholm – Lors du 25e congrès de l’Union des écrivains kurdes, pour la première fois, une femme a été élue présidente de l’association.
 
Photo du Congrès de l’Union des écrivains kurdes de Suède

La nouvelle présidente de l’Association des écrivains kurdes*, Nesrin Rojkan, a déclaré à la section kurde de la radio suédoise qu’ils avaient fait une révolution en élisant une femme à la tête de l’Union des écrivains kurdes en Suède.

 
Lors du congrès précédent, il a été décidé de changer le nom de l’Association en Union des écrivains kurdes de Suède (Yekîtiya Nivîskarên kurd li Swêdê).
L’Union des écrivains kurdes de Suède, qui a actuellement 23 membres, a été fondée il y a 27 ans par des écrivains kurdes en exil.
 

Radio Sweden Kurdish

L’UNION DES ECRIVAINS KURDES DE SUÈDE
 
L’Union des écrivains kurdes a été fondée le 30 avril 1989 à l’initiative de Malmisanij, Cemşîd Heyderî, Hemê Saîd, Muhemmed Muhtedî, Mustefa Duzgun, Şergo Bêkes, Xebat Arif et avec la participation de 26 écrivains kurdes venus des quatre parties du Kurdistan.
 
Il y avait environ 30 membres de l’Union des écrivains kurdes des quatre parties du Kurdistan.
 
L’Union des écrivains a d’abord publié un numéro d’un magazine appelé NÛSER (auteur ou original, en kurde). Il a ensuite commencé à publier le magazine WAN. 10 numéros de ce magazine ont été publiés.
ASSOCIATION DES ECRIVAINS KURDES DE SUÈDE
 
Suite à la dissolution de l’Union des écrivains kurdes pendant un certain temps, une réunion a été organisée le 27.11.2004 à l’initiative de Munzur Çem, Malmisanij, Naci Kutlay avec la participation de 32 écrivains.
 
Après deux autres réunions, l’Association des écrivains kurdes de Suède a été créée le 22 janvier 1995 avec la participation de 20 écrivains kurdes.
 
Jusqu’à présent, l’Association a tenu 25 congrès. Elle compte actuellement environ 34 membres.
 
Lors du congrès fondateur, ainsi que le comité exécutif, les rédacteurs en chef du magazine Çira ont également été élus. Le 22 février 2005, le magazine ÇIRA a commencé à paraître en kurmanji, sorani et kirmanckî (zazaki), trois dialectes kurdes. ÇIRA était un magazine saisonnier et est sorti avec 13 numéros jusqu’à l’été 2000.
 
L’Association des écrivains kurdes est une organisation culturelle, kurde et indépendante. Elle n’a aucune affiliation organisationnelle avec un parti politique. Elle travaille sur la langue, la culture, la littérature, l’histoire et la culture kurdes conformément aux statuts de l’association.

FRANCE. Un politicien kurde menacé d’expulsion vers la Turquie

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PARIS – Que ceux qui s’inquiétaient pour les relations diplomatiques entre la Turquie et la France se rassurent. Paris et Ankara s’entendent à merveille et collaborent comme il faut sur le dossier kurde. En tout cas, en ce qui concerne la France qui livre régulièrement des réfugiés kurdes au régime turc et qu’importe s’ils risquent la prison et la torture…
 
Le dernier refugié kurde qui va faire les frais de l’ « amitié turco-française » est Yilmaz Kökbalik, ancien politicien d’HDP poursuivi par la « justice » d’Erdogan pour « propagande terroriste » et « appartenance et participation à une organisation terroriste ». En cas de retour forcé vers la Turquie, il risque la prison à vie et les traitements inhumains que l’attendent dans les geôles turques…
 
Le site Comme un isthme a publié deux articles détaillés sur le cas d’Yilmaz Kökbalik. A lire ici et