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Rapport de l’UE sur la Turquie : Régression dans tous les domaines

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« La Turquie est un partenaire clé de l’UE et un pays candidat. Le dialogue et la coopération, y compris au niveau le plus élevé, se sont poursuivis dans les domaines essentiels présentant un intérêt commun, notamment par une coopération efficace en matière de migration et de soutien aux réfugiés. Toutefois, le pays continue de s’éloigner toujours plus de l’Union européenne, avec un sérieux recul dans les domaines de l’état de droit et des droits fondamentaux et un affaiblissement des contre-pouvoirs au sein du système politique résultant de l’entrée en vigueur de la réforme constitutionnelle. En juin 2018, le Conseil a constaté à l’unanimité que les négociations d’adhésion avec la Turquie étaient par conséquent au point mort et que ni l’ouverture ni la clôture d’aucun autre chapitre n’étaient envisageables. Les faits sous-tendant cette appréciation n’ont pas changé. » (Site de la commission européenne)

La Commission européenne a publié le rapport d’avancement sur la Turquie. Le commissaire chargé de l’élargissement, Johannes Hahn, a déclaré qu’ils ne prévoyaient pas l’ouverture de chapitres avec la Turquie.

Le commissaire européen en charge de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, Johannes Hahn, a présenté le rapport sur les progrès réalisés dans sept pays, dont la Turquie.
 
Le rapport présenté à la commission des affaires étrangères du Parlement européen a souligné la forte régression enregistrée par rapport aux années précédentes dans les domaines des droits humains et de la démocratie en Turquie, et a mentionné pour la première fois des préoccupations concernant l’économie et le marché libre.
 
Hahn a déclaré que les violations des droits humains se sont aggravées et a ajouté qu’il y avait une régression dans de nombreux domaines, y compris l’économie.
 
Le rapport indique que les mesures prises par le gouvernement turc ont eu un impact négatif sur les marchés et que l’économie turque a continué de progresser sur une trajectoire extrêmement erronée.
 
Le rapport soulignait également que la transparence en matière d’aides d’État n’avait pas progressé et que l’inquiétude concernant l’indépendance des principales institutions financières du pays s’était accrue.
 
M. Hahn, membre de la Commission chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, a déclaré: « La Turquie continue de s’éloigner de l’UE. »
 
Le rapport souligne également que la liberté d’expression, la liberté d’association et d’autres droits de l’homme a fortement régressé et indique que les pressions politiques exercées sur les juges et les procureurs ont porté atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire.
 
Hahn a déclaré qu’ils étaient satisfaits de l’accord avec Ankara sur les réfugiés et a ajouté que la coopération se poursuivait dans le respect des intérêts communs.
 
Le rapport mentionne également les élections locales du 31 mars. Soulignant que dans quatre municipalités de villes kurdes, le HDP n’a pas obtenu les mairies malgré sa victoire aux élections. Le rapport a également mentionné la convocation de nouvelles élections municipale à Istanbul. Le rapport a ajouté que les deux incidents suscitaient des inquiétudes accrues quant au fait que le processus électoral en Turquie ne soit pas exempt de pressions politiques.
 
À la suite de cette présentation, trois députés européens, dont la rapporteure pour la Turquie Kati Piri et la députée portugaise Ana Gomes, ont évoqué la situation dans les prisons. Les députés ont déclaré qu’il ne devait pas y avoir de silence sur les femmes médecins détenues dans des cellules dans des prisons et sur les diplomates victimes de mauvais traitements à Ankara.
 
Kati Piri a publié un communiqué sur Twitter et déclaré qu’elle « avait soulevé de graves allégations de torture dans les prisons, de nécessité de relancer le processus de paix, de prisonniers politiques comme Osman Kavala et Selahattin Demirtas, et de se montrer solidaire avec la population turque ».
 
 

La Présidente de l’APCE appelle à un processus de paix en Turquie

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EUROPE – La Présidente de l’APCE, Liliane Maury Pasquier, s’est félicitée que les prisonniers kurdes et d’autres militants aient mis fin aux grèves de la faim en Turquie : « Je suis soulagée d’apprendre que des centaines de détenus et d’autres personnes, dont Leyla Guven et trois autres parlementaires, aient cessé leur grève de la faim. »
 
Dans un communiqué publié sur le site de l’APCE, Pasquier a déclaré :
 
« Je suis soulagée d’apprendre que des centaines de détenus et d’autres personnes, dont Leyla Guven et trois autres parlementaires, aient cessé leur grève de la faim. Les mesures prises par le Ministère de la Justice pour lever la mesure d’isolement imposée à Abdullah Öcalan, qui est détenu sur l’île d’Imrali depuis 2011, permettent désormais les visites régulières de ses avocats et des membres de sa famille, conformément aux recommandations du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT).
 
Pour l’heure, je pense avec regret à ceux qui sont morts pour faire entendre leur voix et que nous ne devons pas oublier. Je reste cependant fermement convaincue que les problèmes politiques et juridiques doivent être résolus par le dialogue et la négociation, et pas par des actions qui mettent en péril la vie humaine. C’est pourquoi j’appelle instamment toutes les parties prenantes à reprendre le processus de paix qui est absolument indispensable et qui contribuerait aussi à stabiliser la région.
 
J’espère que la nouvelle stratégie en matière de justice incitera les autorités à prendre des mesures concrètes pour remédier aux défaillances mises en lumière par notre Assemblée parlementaire et par la Commission de Venise, et que cela aidera à normaliser la vie politique. Cette stratégie devrait en particulier viser à restaurer pleinement la liberté d’expression et la liberté des médias, conformément aux principes énoncés dans les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme. Le Conseil de l’Europe et son Assemblée parlementaire se tiennent à la disposition des autorités turques pour leur fournir l’assistance nécessaire tout au long de ce processus. »
 
 
 

ROYAUME-UNI. CAMPACC s’oppose aux nouvelles mesures de criminalisation des revenants du Rojava

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LONDRES – À la suite de la panique causée par les citoyens britanniques se rendant en Syrie pour rejoindre DAECH et la menace terroriste qu’ils pourraient représenter à leur retour, le gouvernement britannique s’est empressé d’adopter une loi antiterroriste et de sécurité.
 
Cette loi a créé une nouvelle infraction d’entrée ou de séjour dans une « zone désignée » à l’étranger. L’infraction s’appliquerait aux ressortissants et résidents britanniques, avec une peine maximale de dix ans d’emprisonnement, une amende, ou les deux. Un moyen de défense fondé sur une « excuse raisonnable » est possible ; des exceptions limitées sont permises. Mais il incombe à l’accusé de fournir l’excuse raisonnable. En d’autres termes, cette loi a supprimé la présomption d’innocence et l’a remplacée par une présomption de culpabilité.
 
Selon le gouvernement britannique, cette nouvelle mesure est nécessaire pour faire face au retour des combattants étrangers et pour dissuader les gens de se rendre dans les zones de combat à l’étranger. Il déclare qu’il y a :
 
« 400 personnes dans ce pays qui sont revenues d’activités dans des points chauds, dont beaucoup, selon nous, ont été actives, mais que nous n’avons pas été en mesure de poursuivre. »
 
Il s’agit là d’une situation remarquable : les combattants présumés n’ont pas fait l’objet de poursuites judiciaires, prétendument en raison de l’insuffisance des preuves, malgré des infractions pénales de grande ampleur (telles que l’incitation au terrorisme, l’entraînement au terrorisme et l’appartenance à une organisation interdite), toutes relevant de la compétence extraterritoriale.
 
N’ayant pas poursuivi les rapatriés pour de véritables actes terroristes, le gouvernement propose d’ériger en infraction pénale le simple fait de se rendre dans la région – un recours disproportionné qui présume de la culpabilité. Dans la pratique, ces voyages ont eu diverses raisons, par exemple pour rendre visite à la famille, mener des recherches, documenter les violations des droits de l’homme, entreprendre une aide humanitaire et participer à la lutte contre DAECH/ISIS.
 
Les personnes voyageant pour de telles raisons pourraient être criminalisées par cette nouvelle infraction, étant donné leur présomption de culpabilité et d’activités terroristes. Confrontées à une peine de prison pouvant aller jusqu’à dix ans si leur excuse n’est pas acceptée. Certaines choisissent tout simplement de ne pas voyager, ce qui aurait un effet dissuasif sur les relations familiales, les enquêtes universitaires, le journalisme d’investigation et les actes de solidarité.
 
L’infraction risque également de criminaliser les personnes vulnérables qui sont préparées ou autrement convaincues de voyager sous de faux prétextes, ainsi que les personnes qui ne sont pas en mesure de quitter une zone une fois qu’elle a été désignée comme zone à risque. Dans certaines circonstances, les gens ignorent qu’une zone a été désignée telle et peuvent craindre de rentrer chez eux une fois qu’ils ont appris qu’ils ont commis une infraction en ne quittant pas la zone dans le délai prescrit.
 
Les pouvoirs de la police en vertu des nombreuses lois antiterroristes depuis 2000 n’ont pas apporté la sécurité au peuple britannique. Le droit pénal ordinaire dispose de pouvoirs suffisants pour poursuivre quiconque planifie des actes terroristes au sens traditionnel du terme, c’est-à-dire des actes violents visant à causer un préjudice grave ou à terroriser des groupes entiers. Malgré des pouvoirs plus étendus en vertu des lois antiterroristes, l’État n’a souvent pas réussi à identifier les terroristes potentiels et à les empêcher de commettre des actes terroristes. Entre-temps, les activités et associations politiques non violentes sont de plus en plus criminalisées par l’État.
 
L’infraction risque également de criminaliser les personnes vulnérables qui sont préparées ou autrement convaincues de voyager sous de faux prétextes, ainsi que les personnes qui ne sont pas en mesure de quitter une zone une fois qu’elle a été désignée. Dans certaines circonstances, les gens ignorent qu’une zone a été désignée et peuvent craindre de rentrer chez eux une fois qu’ils ont appris qu’ils ont commis une infraction en ne quittant pas la zone dans le délai prescrit.
 
Les pouvoirs de la police en vertu des nombreuses lois antiterroristes depuis 2000 n’ont pas apporté la sécurité au peuple britannique. Le droit pénal ordinaire dispose de pouvoirs suffisants pour poursuivre quiconque planifie des actes terroristes au sens traditionnel du terme, c’est-à-dire des actes violents visant à causer un préjudice grave ou à terroriser des groupes entiers. Malgré des pouvoirs plus étendus en vertu des lois antiterroristes, l’État n’a souvent pas réussi à identifier les terroristes potentiels et à les empêcher de commettre des actes terroristes. Entre-temps, les activités et associations politiques non violentes sont de plus en plus criminalisées par l’État.
 
Comme alibi récurrent, les gouvernements successifs ont toujours cité l’« insuffisance des pouvoirs » pour justifier de nouvelles infractions et l’augmentation des pouvoirs. Ils ont brouillé toute distinction entre les actes de violence et les activités politiques, de même qu’entre les combattants de la liberté et les terroristes. Ces pouvoirs ont donné au Royaume-Uni et à ses alliés de plus grandes possibilités de supprimer les combattants de la liberté en les qualifiant de terroristes.
 
En particulier, le régime antiterroriste britannique a contribué à légitimer la campagne de terreur menée de longue date par la Turquie contre sa population kurde au nom du « contre-terrorisme ». Parallèlement, le Royaume-Uni a continué à vendre des armes à la Turquie pour cette offensive, qui a envahi le nord-est de la Syrie (…). Les forces « antiterroristes » britanniques ont renforcé cette couverture pour la campagne de terreur de la Turquie, jouant ainsi dans les deux camps dans le conflit du nord-est de la Syrie.
 
Comme toutes les lois antiterroristes depuis la loi de 2000 sur le terrorisme, les pouvoirs les plus récents sont des mesures fourre-tout sans discrimination. A titre d’exemple, de nombreux volontaires britanniques ont rejoint les Unités de protection des populations pour défendre Kobanê contre l’attaque de DAESH ou se sont joints aux Forces de défense syriennes pour vaincre DAECH ailleurs dans le nord-est de la Syrie ; leurs efforts de défense ont également été soutenus par la coalition occidentale.
 
Pourtant, la Grande-Bretagne a déjà poursuivi certains rapatriés qui avaient rejoint les YPG kurdes pour combattre DAECH. Aujourd’hui, ces combattants pourraient être plus facilement criminalisés en vertu de ces nouveaux pouvoirs. De tels pouvoirs sont injustes, analogues à la criminalisation des résistants antifascistes de la Seconde Guerre mondiale. Ces nouvelles mesures anti-terroristes et « les zones désignées » brouillent toute distinction entre les terroristes et ceux qui luttent contre les terroristes pour protéger leurs communautés.
 
Le site de « Campagne contre la criminalisation des communautés »CAMPACC (Campaign Against Criminalising Communities) a appelé « les partis politiques, les organisations communautaires, les organisations de défense des droits humains, les associations professionnelles, les syndicats, les universitaires, les juristes, les étudiants universitaires et les militants de la justice sociale à :
 
1. S’opposer à ces pouvoirs injustes qui visent à jeter des gens en prison pendant 10 ans simplement parce qu’ils se trouvent dans un endroit physique particulier, car ils constituent un grave abus des libertés civiles, peu importe qui est visé.
 
2. Défendre quiconque est poursuivi en vertu de ces pouvoirs illégitimes et injustes.
 
3. Sensibiliser l’opinion publique par le biais de rencontres, d’écrits et de médias sociaux à l’injustice de ces pouvoirs qui criminalisent les individus pour leur simple présence dans un domaine particulier.
 
4. Offrir la solidarité et le soutien aux familles de ceux qui ont perdu la vie dans la lutte contre DAESH pour rapatrier leur dépouille et se souvenir de leur sacrifice.
 
5. Encourager et soutenir les individus et les groupes à se rendre dans le nord-est de la Syrie (le Rojava) pour s’informer sur le mouvement de liberté dans ce pays et rendre compte de ce qu’ils ont appris. »
 

Kemal Kurkut ou le meurtre délibéré des civils kurdes en Turquie

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TURQUIE – AMED – La justice turque oeuvre pour laisser impuni le meurtre de l’étudiant kurde Kemal Kurkut, tué par un policier turc le 21 mars 2017, lors de la célébration du Newroz, à Amed (Diyarbakir).
 
Un nouveau rapport commandé par la justice affirme que Kurkut a été tué par une balle qui a rebondi… et ce, malgré les images prises sur place montrant un policier exécuter Kurkut de sang froid… (Mezopotamya)
 
Dans les images publiées par l’Agence Mésopotamie, on voit clairement que Kurkut aurait pu être facilement arrêté sans violence, mais a été délibérément exécuté par balle.
 
L’exécution a eu lieu le 21 mars 2017 à Amed. Kemal Kurkut était un étudiant de 22 ans qui est venu à Amed en provenance de Malatya pour assister aux célébrations de Newroz. Il a été pris pour cible par la police devant l’entrée de la place des célébrations. Plus de deux ans se sont écoulés depuis cette exécution. Les images prises par les journalistes et des véhicules de police sur place, ainsi que des vidéos de surveillance des commerces voisins, montrent le moment où Kurkut a été abattu. Tous les instants du meurtre de Kurkut avaient été filmés par le journaliste Abdurrahman Gök notamment. (ANF)
 
 

Les femmes yézidies portent plainte contre l’Allemagne au sujet des membres allemands de l’EI

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FRANCFORT – La Fédération des conseils des femmes yézidies a déposé une plainte pénale contre le gouvernement d’Angela Merkel pour ne pas avoir pris de mesures contre les membres allemands de DAECH capturés par les YPG.
 
Le gouvernement d’Angela Merkel n’a pris aucune mesure à l’égard des membres allemands de l’Etat Islamique (EI), actuellement entre les mains des forces forces démocratiques syriennes (FDS) et les forces kurdes YPG, malgré l’appel de ces forces et de l’administration autonome du Rojava demandant la coopération de l’Allemagne.
 
La Fédération yézidie a condamné l’indifférence de Berlin face à la présence de plus de 200 citoyens allemands capturés de DAESH, en majorité des femmes et des enfants, en Syrie.
 
La Fédération allemande des conseils des femmes yézidies a déposé une plainte pénale contre la ministre de la Justice Katarina Barley et le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, membres du gouvernement Merkel, pour leur attitude irresponsable face aux crimes contre l’humanité commis au Kurdistan du Sud, au Rojava, en Syrie et en Irak.
 
« Ces deux ministres empêchent la justice »
 
Les femmes yézidies ont déclaré que les deux ministres n’essayaient pas de poursuivre les mercenaires de DAECH / ISIS impliqués dans ces crimes, empêchant ainsi la justice de prévaloir. La plainte pénale a également mis en lumière les crimes subis par la population yézidie, en particulier les femmes.
 
La Fédération yézidie a fait directement appel à l’article 258 de la Constitution allemande, tandis qu’un porte-parole a annoncé à la télévision qu’une déclaration serait faite à ce sujet.
 
Selon des informations parues dans les médias allemands, il y a actuellement 71 membres allemands de DAECH dans les prisons du Rojava, et 21 d’entre eux ont fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le bureau du procureur fédéral allemand. Il convient de noter que, bien que ces 21 personnes soient membres de DAECH ou aient commis des crimes de guerre, l’Allemagne n’a pas demandé leur extradition.
 
Le gouvernement fédéral allemand déclare souvent qu’il est « incapable d’établir l’identité des personnes capturées ».
 
L’agence allemande des renseignements étrangers a cependant identifié les citoyens allemands en mars dernier en se rendant dans les camps de réfugiés et les prisons du Rojava.
 

ANF

Image Free Yezidi Foundation

Afrin : écocide et le silence complice de la communauté internationale

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SYRIE / ROJAVA – AFRIN – Depuis l’invasion d’Afrin, l’occupation turque et ses mercenaires ont commis des crimes écologiques en brûlant ou arrachant environ 11 000 hectares de forêts, sans que la communauté internationale et les organisations de la protection de l’environnement réagissent.
 
Après l’agression sanglante menée par l’occupation turque et ses mercenaires contre la population d’Afrin le 20 janvier de l’année dernière, après le déplacement forcé des habitants d’Afrin, ainsi que les pillages, vols, meurtres et changements démographiques à Afrin en réinstallant des familles ramenées d’autres régions de la Syrie. L’occupation turque et ses mercenaires détruisent également la nature d’Afrin en la brûlant sans merci.
 
Depuis l’année dernière, près de 11 000 hectares sur les 33 000 hectares de forêts artificielles et naturelles ont été déracinés et brûlés dans les villages et la campagne d’Afrin : Sarsin, Kharbet Samak, Korieh, Kamarsh, Sorka dans le district de Rajo, et près de la moitié de la forêt de Hawar (Bafran, Qal’at Hawar et Risha Esse), les montagnes des villages de Rootah (les montagnes du Wadi Jahnem), Ramdana et Gorda à Mobata, et les forêts de Tetra, Haja, Qazqali, Sheikh Mohammed et Julqa dans le district de Janders, et Zaqzali dans la région de Jandres, ainsi que dans une zone interdite entre les villages de Kubik et Sewiya à Mobata.
 
Norshan Hussein, administratrice de la municipalité populaire du canton d’Afrin, a déclaré : « L’occupation turque et ses mercenaires s’efforcent de changer la démographie du canton de toutes parts, en déplaçant ses habitants de chez eux et en les tuant, ainsi que de nombreux actes qui sont choquants pour l’humanité.
 
L’occupation turque et ses mercenaires savent que le peuple d’Efrin, qui a été forcé de se déplacer vers Al-Shahba et a choisi la résistance dans des maisons et des camps semi-détruits, l’emportera contre leur terreur, de sorte que l’occupation turque et ses mercenaires se sont tournés pour détruire la nature d’Efrin, où ils ont brûlé et déraciné plusieurs arbres, car ils savent que le peuple d’Efrin va gagner ».
 
Norshan Hussein a appelé toutes les organisations environnementales à agir immédiatement face à la destruction de la nature commise par l’occupation turque et ses mercenaires à Afrin.
 

ROJAVA. Dans ce village, on vit de manière communale !

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ROJAVA – DERIK – Dans la Syrie du Nord et d’Est, la vie communale s’est développée avec la révolution du Rojava et est aujourd’hui une caractéristique bien établie dans de nombreux villages.
 
Les habitants du village kurde de Carûdiyê (Derik) se sont complètement adaptés au système communal et le mettent en œuvre dans tous ses aspects.
 
Les paysans, qui gagnent leur vie grâce à l’agriculture, se partagent la récolte à parts égales par le biais des coopératives agricoles qu’ils ont créées. Les villageois nettoient aussi régulièrement les champs une fois par semaine. Dans le village il y a 27 familles et le blé est la principale récolte. Les villageois produisent de la paille et du son et se partagent la récolte à parts égales.
 
Un des habitants du village, Kawa Delî, a expliqué à ANHA qu’après avoir récolté les légumes plantés par les villageois chaque année, ils les rassemblent et les partagent entre eux, ainsi ils n’ont pas à aller en ville pour les acheter. Les paysans ont préparé un repas spécial avec le blé de cette année. Delî a rappelé que ce repas était cher sur le marché.
 
Şaha Ehmed a déclaré que les paysans utilisaient du matériel agricole vieux de 30 ans, tout en soulignant que l’esprit de vie communale dans le village était fort.
 

Le HDP demande une enquête parlementaire sur le massacre de Çorum

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TURQUIE – Le député du HDP, Zeynel Ozen, a demandé la création d’une commission de recherche parlementaire pour enquêter sur le massacre de Çorum d’il y a 39 ans. Özen a demandé à ce que les coulisses du massacre soient enfin dévoilés.
 
Le pogrom de Çorum a eu lieu dans la province de Çorum entre mai et juillet 1980. (La date de commémoration du massacre de Çorum est le 27 mai.) Des sunnites extrémistes, qui faisaient partie d’une campagne de « jeunesse nationaliste » , ont pris pour cible la minorité alévie et tué au moins 57 d’entre eux et blessé 200 autres. Beaucoup de victimes étaient des jeunes et des femmes.
 
Des militants islamistes du Mouvement nationaliste d’extrême droite (MHP) ont attaqué un district où vivaient majoritairement des citoyens alévis, causant la mort (selon une source officielle) de 57 gauchistes et blessant des centaines de personnes, principalement des Alévis.
 
En 2012, « l’ancien agitateur de droite » Adnan Baran a déclaré que l’incertitude demeurait quant à la nature exacte des événements et a demandé instamment qu’un dialogue entre les gens de droite et ceux de gauche ait lieu afin de mieux comprendre les événements, ce qui, selon lui, pourrait faire partie d’un plan militaire plus large visant à mettre en place un prétexte pour le coup d’État du 12 septembre 1980. (Wikipédia)
 
Via Duvar

Le vote kurde sera déterminant lors des élections municipales d’Istanbul

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TURQUIE – ISTANBUL – Les votes du Parti démocratique des peuples (HDP) joueront un rôle crucial lors des nouvelles élections municipales d’Istanbul, selon un sondage d’opinion publié par la compagnie de sondage Konsensus.
 
Le candidat à la mairie du parti au pouvoir à Istanbul, Binali Yıldırım, et le candidat du principal parti d’opposition, Ekrem İmamoğlu, sont face à face dans les sondages et les votes kurdes seront les faiseurs de roi, a déclaré le président du cabinet de conseil Konsensus Murat Sarı.
 
Le candidat à la mairie du Parti républicain du peuple, İmamoğlu, a remporté la course à la mairie du pouvoir financier turc d’Istanbul, en battant Binali Yıldırım, candidat au pouvoir du Parti pour la justice et le développement (AKP), avec 13 729 voix, selon les résultats officiels annoncés après 17 jours de dépouillement. Suite à un recours de l’AKP invoquant des irrégularités, le plus haut comité électoral turc a annulé les élections d’Istanbul et a convoqué la tenue de nouvelles élections le 23 juin.
 
Lors des élections locales du 31 mars, le HDP, qui tire l’essentiel de son soutien des Kurdes, a soutenu İmamoğlu même si le parti avait été exclu de la coalition formée par les partis d’opposition.
 
 

Deux femmes d’origine kurde élues au Parlement européen

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Evin Incir (à gauche) et Özlem Alev Demirel.
 
EUROPE – Deux femmes d’origine kurde, Evin Incir du Parti social-démocrate suédois et Özlem Alev Demirel du Parti de la gauche allemande Die Linke, ont été élues au Parlement européen lors des élections européennes de dimanche.
 
Evin Incir, 34 ans, et Özlem Alev Demirel, 35 ans, représenteront leurs parties respectives dans l’Union Européenne.
 
Incir, de la ville d’Uppsala, au nord de la capitale suédoise Stockholm, était l’un des cinq premiers candidats du Parti social-démocrate.
 
Elle a déclaré à Kurdistan 24 à la veille des élections qu’elle voulait un siège au Parlement européen pour faire avancer la cause kurde et aborder la question kurde avec plus de ferveur.
 
« L’oppression et l’injustice dont les Kurdes ont souffert et continuent de souffrir sont en effet des questions importantes que j’ai l’intention de soulever si je suis élue au Parlement européen », avait déclaré Incir.
 
Demirel, quant à elle, était l’un des deux principaux candidats pour le parti de la gauche allemande die Linke.
 
Avant les élections du 26 mai, Kurdistan 24 s’est entretenu avec la jeune femme de 35 ans qui s’est engagée dans la politique de façon professionnelle depuis l’âge de 19 ans.
 
Demirel, une Kurde alévie originaire de Malatya, Kurdistan de Turquie, a toujours été « fascinée par la politique » qui est « devenue ma vie ».
 
Diplômée de l’Université de Bonn, Demirel s’est déclarée fière de son identité kurde et s’est engagée à travailler dur pour « être une voix pour les sans-voix ».
 

Recrudescence d’enlèvements et de meurtres à Afrin

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AFRIN – Les enlèvements contre rançon et les meurtres de civils kurdes sont en hausse dans Afrin occupée par l’Etat turc. Les gangs ont torturé et tué un civil à Afrin tandis plusieurs civils ont été enlevés en mai. Par ailleurs, les politiques visant à modifier la démographie de la région kurde sont toujours en place.
 
Des gangs alliés de l’Etat turc ont torturé et tué un civil à Afrin. Selon des sources locales, Mihemed Ibrahim (50 ans), originaire du village de Xelilaka à Bilbile, a été torturé par les gangs le 14 mai alors qu’il travaillait dans son champ, et a été tué sous la torture quelques jours plus tard.
 
Des civils kidnappés détenus en échange d’une rançon
 
Selon certaines sources, le 15 mai, Mihemed Ehmed Birim (33 ans) a été enlevé pour la troisième fois par les gangs, Ebdo Mihemed (25 ans) a été enlevé dans le village de Miske Jorin à Jindirese et Tahir Sahin a été enlevé dans le village Basute à Sherawa. Les personnes enlevées sont détenues contre rançon et seront exécutées si la rançon n’est pas payée.
 
Des bandes alliées à l’Etat turc ont même enlevé leurs alliés dans les « conseils locaux » qu’ils ont mis en place. Cigerxwin Semo, membre du « Conseil local de Jindirese », a été enlevé dans le village de Hec Hesna.
 
Des familles des terroristes d’Idlib installées à Afrin
 
L’Etat turc envoie les gangs avec leurs familles à Afrin pour les protéger. Selon certaines sources, 1 000 membres de gangs d’Idlib, de Shiye et de Bilbile ont été placés dans les maisons des habitants d’Afrin qui ont été contraints de fuir leurs domiciles lors des attaques d’invasion de la Turquie en 2018.
 
L’État turc construirait également de nouveaux camps pour les gangs dans le village du Qurne dans le district de Bilbile, dans le village de Surke dans le district de Rajo et dans le centre de Jindirese. Selon les mêmes sources, les camps dans les villages de Mele Xelil et Mihemediye à Jindirese ont été agrandis.
 

Les preuves de la destruction des sites archéologiques d’Afrin

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ROJAVA / SYRIE – La Commission des antiquités de la région d’Afrin a documenté une série de destructions et de pillages des sites archéologiques d’Afrin par l’occupation turque, et cherche à les remettre à l’UNESCO.
 
Les lieux les plus exposés aux violations et aux destructions d’Afrin sont les sites archéologiques qui ont été les monuments historiques de la région d’Afrin, qui témoignent des civilisations qui ont vécu dans la région il y a des milliers d’années.
 
Depuis le premier jour des attaques du 20 janvier 2018 contre Afrin, les forces armées turques et leurs alliés se sont pris aux sites archéologiques stratégiques tels qu’Ain Dara et le temple du prophète Hori (Nebi Hori), classés sur la liste de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).
 
Après l’invasion d’Afrin, les mercenaires de la Turquie ont lancé une campagne de destruction contre des sites et des lieux de cultes en creusant, en détruisant des sites archéologiques, en volant des antiquités et en les vendant aux marchands turcs et en les sortant de la région.
 
Documenter les violations à l’aide d’éléments de preuve
 
Le Comité des Antiquités de la Région d’Afrin a cherché à documenter tous les sites archéologiques qui avaient été attaqués depuis le premier jour de l’agression turque contre Afrin et les a envoyés à l’Organisation de Protection des Antiquités.
 
Le coprésident du Comité des Antiquités de la région d’Afrin, Hamid Nasir a déclaré : « Le Comité n’a jamais cessé de rechercher les faits et les violations qui ont été commis à Efrin au quotidien et cherchera dans les jours à venir à documenter toutes les violations selon leurs capacités malgré l’interdiction faite à l’occupation turque de s’y rendre dans tout organe ou comité pour enquêter sur ce qui se passe à l’intérieur d’Efrin et [les sites] qui sont exposé aux vols, pillages et destructions. »
 
Nasser a confirmé qu’ils ont documenté un grand nombre de sites archéologiques avec des vidéos, des photos et des rapports.
 
35 des 92 sites archéologiques détruits ont été répertoriés
 
Les sites archéologiques sont exposés au processus de démolition, de destruction et d’excavation à la recherche de monuments et de trésors par l’occupation turque et ses mercenaires.
 
A Afrin, 92 vestiges archéologiques dispersés dans les villages et districts du canton ont tous été détruits. La commission a documenté la destruction de 35 sites archéologiques.
 
L’un des sites récemment documenté par la Commission à l’aide de vidéos et d’images est la colline de Tel Zrafke (un bulldozer travaille et détruit une grande partie de la colline – Tel Abidan, Arab Sheikho, Deir Sawan, Qerba Janders, Tel Ain Darah, qui avait été bombardé par le ligne aérienne turque Tal Astir, Ain Hajar, Kafr Rum, Gamrouk).
 
Destruction de sanctuaires et de mosaïques
 
Parmi les sites archéologiques qui sont volés et vandalisés se trouve l’église de Marmaron, dans l’ancien village de Brad, qui a été placée en 2011 sur la liste de la protection des antiquités.
 
On dit que le fondateur de la communauté maronite, Saint Maron [Maron ou Maroun est un prêtre et anachorète chrétien syriaque ayant vécu à la fin du IVᵉ et au début du Vᵉ siècle.], a été enterré à Brad, où il semble qu’une aile spéciale ait été ajoutée à l’église comme tombeau avec une tombe en pierre du saint Marron.
 
Selon la Commission, l’Église a été vandalisée et détruite par des mercenaires de l’occupation turque.
 
Parmi les antiquités et les sites archéologiques vendalisés d’Afrin se trouvent des mosaïques, dans lesquelles la destruction de la peinture et le vol de pièces ont été documentés, en particulier dans les ruines de Raza dans le village de Tirmsha, le village d’Arbiskeh dans le district Rajo.
 
La plupart des sanctuaires religieux, en particulier ceux des communautés yézidie et alévie, ont été détruits, notamment le sanctuaire de Hanan, Kala Beri, Sheikh Humaid dans le village de Qustal, et le village d’Iska dans le district de Janders.
 
Négliger et ignorer ceux qui s’occupent de la protection des monuments
 
Bien que la Commission des antiquités et l’Organisation des droits de l’Homme d’Afrin aient soumis de nombreux dossiers et rapports documentés aux Nations Unies, à l’UNESCO et à d’autres organisations, il n’est pas fait mention des vols, pillages et destructions des antiquités d’Afrin.
 
Le Directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie, Mahmoud Hammoud, a déclaré aux médias que la Turquie avait volé 16 000 pièces d’antiquités de Syrie depuis le début de la crise syrienne, dont à Afrin, et les avait placées dans des musées turcs.