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Le barreau d’Urfa : Les détenus soumis à la torture sexuelle à Halfeti

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TURQUIE – URFA – Dans son rapport sur les Kurdes arrêtés à Halfeti en mai dernier, le barreau d’Urfa a déclaré que plusieurs d’entre eux avaient été victimes d’agressions sexuelles.
 
Le barreau d’Urfa a publié son rapport concernant les allégations de torture subie par les Kurdes, dont des femmes et des mineurs, arrêtés après une opération dans le quartier de Dergili (Dêrto) à Halfeti, Urfa.
 
Le rapport indique que plusieurs personnes détenues à Halfeti ont subi des agressions sexuelles et que celles qui ont été torturées et maltraitées ont été menacées par des policiers pour les empêcher de raconter ce qu’elles ont vécu.
 
Préparé par un comité de 11 avocats, le rapport comprend également les requêtes des avocats qui ont fait appel au barreau d’Urfa, les récits de ceux qui ont été soumis à la torture en détention et les requêtes de leurs proches.
 
Dans un conflit qui a éclaté entre les forces de sécurité et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) le 18 mai 2019, un policier a perdu la vie. 54 personnes ont été placées en détention.
 
Torture et mauvais traitements
 
Dans son rapport, le barreau d’Urfa a indiqué que ses réunions en face à face, ses rapports judiciaires, ses comptes rendus détaillés, ses observations et ses examens confirment que les détenus ont été soumis à la torture et aux mauvais traitements.
 
Soulignant que le Juges Pénal a également annexé les allégations de torture à l’enregistrement en voyant les marques de torture et de mauvais traitements sur les détenus, le rapport a partagé les informations suivantes :
 
* Les avocats des victimes n’ont pas été autorisés à rencontrer leurs clients détenus de manière légale. Bien qu’une réunion d’avocats puisse se tenir sans procuration, les avocats ont été obligés de présenter une lettre.
 
* Dans les premiers jours de leur détention, les détenus ont été contraints de consulter leurs avocats en compagnie de la police et en turc et il a été constaté que dans le cas contraire, ils n’étaient pas autorisés à rencontrer leurs avocats.
 
Interrogatoire en l’absence d’avocats
 
* Les menottes des détenus n’ont pas été enlevées alors qu’ils se tenaient devant le juge et le procureur. Ils ont été interrogés et ont donné leur déposition les mains menottées dans le dos.
 
* Comme il est également indiqué dans certains procès-verbaux d’interrogatoire, les audiences de prolongation et de révision de la détention ont eu lieu en l’absence des avocats.
 
* Bien que les détenus étaient censés subir un examen médical en détention, il a été détecté que le médecin s’est rendu à la Direction antiterroriste de Şanlıurfa et sans examiner les détenus, il a donné un rapport médical, indiquant qu’il n’y avait aucune trace de coups et blessures ou de force sur leurs corps.
 
* Il a également été constaté que lorsque les victimes ont été orientées vers les hôpitaux, les examens n’ont pas été effectués dans le respect de la procédure, de la réglementation et des obligations légales applicables.
 
Pressions, insultes, contradictions avec la loi…
 
* Il a été constaté que certaines des victimes ont été systématiquement torturées alors qu’elles étaient en détention. Il a également été dit que plusieurs victimes, qui étaient détenues en tant que suspectes, ont été soumises à la torture sexuelle.
 
* Il a été conclu que toutes les victimes ont été insultées et soumises à une forte pression psychologique tout au long de leur détention.
 
* Il a été entendu que ceux qui ont été soumis à la torture et aux mauvais traitements ont été menacés par certains policiers pour les empêcher de raconter ce qu’ils ont vécu en détention.
 
* Notre commission a constaté que les mesures de sécurité en question sont toujours en vigueur, ce qui suscite la peur et l’inquiétude chez les gens qui y vivent.
 
* Lorsque les victimes ont été conduites devant le juge […], certains juges les ont également empêchées, elles et leurs avocats, d’exprimer leurs allégations de torture.
 

Barreau d’Urfa : La torture est systématique à Halfeti depuis 2015

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TURQUIE – URFA – Le barreau d’Urfa a publié un rapport concernant la torture subie par des détenus kurdes à Halfeti en mai dernier et a déclaré que la torture était systématique à Halfeti depuis 2015.
 
Le président du barreau d’Urfa, Abdullah Öncel a déclaré que le rapport de la branche TEM (Direction de la lutte anti-terreur) avait été rédigé à un moment où le président Recep Tayyip Erdogan avait annoncé sa « réforme judiciaire ».
 
Öncel a déclaré : « À un moment où l’indépendance du pouvoir judiciaire a été piétinée, l’attitude des juges et des procureurs contre la torture à Urfa est la preuve que l’indépendance du pouvoir judiciaire n’est pas telle. »
 
Après les affrontements à Halfeti, 51 Kurdes ont été arrêtés dans les districts de Bozova et de Halfeti et ont été soumis à de graves tortures et traitements inhumains.
 
Le rapport incluait des cas de torture dans le département de police d’Urfa et affirmait: « L’existence d’un schéma de torture systématique dans notre ville a été évaluée de 2015 à aujourd’hui ».
 
Le rapport indique que les actes de torture ont commencé à se manifester à partir du 22 juillet 2015 après l’assassinat de deux policiers à Ceylanpınar. Depuis lors, les détenus sont systématiquement soumis à la torture.
 

TURQUIE. La journaliste kurde, Nurcan Baysal a été arrêtée

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TURQUIE, AMED – La journaliste et défenseur des droits, Nurcan Baysal a été arrêtée par la police turque « pour appartenance à une organisation (terroriste) ».
 
Nurcan Baysal est une défenseur des droits humains et journaliste originaire d’Amed (Diyarbakir), dans la région kurde de Turquie.
 
En janvier 2018, elle a été arrêtée pour ses tweets dans lesquels elle appelait à la paix et condamnait l’incursion militaire lancée par le gouvernement turc à Afrin, et en février dernier, dans une autre affaire, elle a été condamnée à 10 mois de prison pour « avoir dévalorisé les forces de sécurité turques » dans un article écrit en 2016 dans lequel elle critiquait l’opération militaire turque dans la ville kurde de Cizre.

Hommage aux trois hommes d’affaires kurdes tués il y a 25 ans

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TURQUIE – ISTANBUL –  Les proches de Savaş Buldan, Hacı Karay et Adnan Yıldırım, trois hommes d’affaires kurdes enlevés et tués il y a 25 ans, se sont réunis devant leurs tombes pour leur rendre hommage.

Pervin Buldan, l’épouse de Savaş Buldan et la co-présidente du parti HDP, a déclaré que l’Etat turc leur devait des excuses et qu’ils allaient continuer leur lutte jusqu’à ce qu’ils les obtiennent.

Les cadavres de Savaş Buldan, Hacı Karay et Adnan Yıldırım ont été retrouvés le 3 juin 1984, deux jours après qu’ils ont été enlevés par la police turque devant un hôtel à Istanbul/Yeşilköy.

Par la suite, on appris que leurs noms figuraient sur la liste des hommes d’affaires kurdes à abattre.

En plus des enlèvements de Kurdes dans des villes turques, selon l’Association des droits de l’Homme (IHD), entre 1992 et 1996, 792 disparitions forcés et meurtres par l’État ont été signalés dans les régions kurdes de la Turquie.

Mezopotamya et Bianet 

 

 

 

PARIS. Le Festival des Films kurdes, édition 2019

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PARIS – Le premier Festival des Films kurdes de Paris (FFKP) aura lieu du 3 au 6 juillet 2019 au Centre Wallonie-Bruxelles, à Paris.
 
Ce premier festival du film kurde s’ouvre sur une programmation riche et variée avec 18 films, courts et longs métrages, documentaires, animations et fictions.
 
Le programme du festival est en cours de préparation mais on peut d’ores et déjà vous donner le nom de certains films ou documentaires comme « Gulîstan, Terre de roses » de la cinéaste Zaynê Akyol, qu’on a vu il y a quelque temps. Ce documentaire nous emmène dans les rangs d’une unité féminine du PKK, dans le Kurdistan du Sud où Daech est encore présent et où ces femmes poursuivent courageusement leur lutte contre la barbarie. L’occasion de (re)voir la lutte féministe des femmes kurdes. 
 
Lors du festival, on peut également voir « La légende du roi laid » d’Huseyin Tabak. Avec ce documentaire, Tabak a voulu nous montrer l’homme qui se cachait derrière la légende de Yilmaz Güney, cinéaste kurde mondialement connu mais traqué par la Turquie pour ses idées politiques et sa lutte pour les droits du peuple kurde. 
 L’image contient peut-être : texte

Les organisateurs du festival proposent également des films et des documentaires inédits qu’on vous annoncera prochainement…

En attendant, voici la page Facebook, le compte instagram et le Twitter du Festival.

 
 
 
 
 
 
 
 

RAQQA. Les femmes règlent tous leurs problèmes dans leurs propres assemblées

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SYRIE – RAQQA – L’Assemblée des femmes de Rimele apporte des solutions à tous les problèmes que les femmes du quartier ont et permet aux femmes de construire un avenir grâce à leurs efforts dans divers domaines.
 
L’Assemblée des femmes de Rimele a été fondée le 1er mars 2018 dans le quartier de Rimele, à Raqqa, et c’est la deuxième assemblée des femmes dans la ville.
 
L’assemblée reçoit les plaintes de dizaines de femmes et résout leurs problèmes. L’assemblée s’efforce également de faire en sorte que les femmes soient conscientes de leurs droits et aient les moyens de défendre leur liberté.
 
L’assemblée compte 5 commissions : réconciliation, éducation, économie, relations générales et archives. 15 femmes travaillent dans ces assemblés.
 
300 plaintes des femmes résolues
 
L’Assemblée des femmes de Rimele a résolu 300 plaintes de femmes dans un délai d’un an et demi. La plupart de ces problèmes étaient liés aux effets de la mentalité patriarcale de DAECH.
 
La commission la plus chargée de l’assemblée est la commission de réconciliation, qui a résolu 300 plaintes concernant principalement les divorces et les enfants. Le comité a également démontré que ces questions peuvent être résolues sans avoir recours aux tribunaux.
 
L’assemblée a également assumé le rôle de résoudre les problèmes financiers des femmes. Avec les 18 communes de l’assemblée, les femmes peuvent résoudre leurs problèmes financiers sans dépendre d’autres personnes.
 
Madlen Mater, membre de l’Assemblée des femmes, a déclaré qu’elles avaient fondé l’Assemblée avec trois femmes et qu’elles avaient rencontré de nombreux obstacles en cours de route : « Au début, les femmes ne voulaient pas participer à ces efforts.
Nous avons travaillé en communication constante avec les femmes et avec les conditions de formation, nous avons essayé de nous débarrasser de la mentalité de DAECH. » 
 
Madlen a ajouté qu’elles avaient créé des emplois pour 40 femmes grâce au cours de tricot qu’ils ont donné et que les projets d’agriculture et de boulangerie qu’elles ont développés aideraient les femmes à progresser davantage.
 
Madlen a déclaré qu’elles s’amélioreraient avec le soutien du Comité des femmes du Conseil civil de Raqqa et a ajouté : « Nous serons ainsi en mesure de mettre en œuvre plusieurs de nos projets ».
 

Mazlum Kobanê : Les Kurdes syriens sont prêts à négocier avec la Turquie et le régime syrien

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SYRIE – QAMISHLO – Le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, Mazlum Kobanê a déclaré samedi qu’ils  étaient ouverts au dialogue avec la Turquie et le régime syrien.
 
Kobanê, a prononcé le discours d’ouverture de la première conférence sur les blessures de la guerre dans la Syrie du Nord et d’Est, tenue dans la ville de Rumailan.
 
« Nous entrons dans une nouvelle phase qui nécessite l’organisation de nos rangs et la protection des frontières de nos régions.
 
Comme vous le savez, après l’éradication de Daesh, nous sommes confrontés à une nouvelle étape qui nous impose un certain nombre de responsabilités et de devoirs, dont les plus importants sont la réorganisation de nos rangs et la protection des frontières de nos régions jusqu’à parvenir à une solution politique à la crise en Syrie », a déclaré Kobanê.
 
Kobanê a conclut : « Après la libération, il doit y avoir une solution politique à cette nouvelle étape. Nous ne devons pas dire que notre guerre a pris fin parce que les autres forces tenteront de saboter nos régions et de saper la sécurité et la stabilité. La guerre contre Daesh a pris fin, et maintenant la protection de nos régions est devenue un devoir fondamental. En tant que force militaire, nous allons intensifier notre lutte et accroître nos missions pour faire face à toutes les attaques et tous les stratagèmes visant nos régions.
 
Nous ne voulons pas de guerre dans nos régions. Nous sommes favorables à la résolution des problèmes par le dialogue. Que ce soit avec la Turquie ou le régime syrien, nous sommes prêts à dialoguer avec toutes les parties. »
 
Les FDS ont fourni des forces terrestres dans la coalition internationale contre l’État islamique (DAECH / ISIS). Cependant, Ankara considère les FDS comme la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a mené une insurrection de plusieurs décennies sur le sol turc pour l’autonomie kurde.
 
Le dirigeant syrien Bashar al-Assad s’est à plusieurs reprises engagé à récupérer toute la Syrie, y compris le territoire du nord de la Syrie contrôlé par les forces kurdes.
 
Dans sa première communication majeure depuis la rupture du processus de paix mi-2015 entre le PKK et l’État turc, le leader emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan a publié un communiqué appelant à une solution négociée du conflit syrien, appelant les FDS à s’engager dans la diplomatie et œuvrer pour l’unité en Syrie.
 
« Avec le paradigme du leader Öcalan, nous avons vaincu l’idéologie terroriste et fasciste de l’EI. Pour cette raison, nous pensons que le leader Öcalan aura un rôle important à jouer dans la résolution de la crise syrienne », a déclaré Kobanê.
 
ANHA

Kurdistan du Sud. Les attaques turques tuent des dizaines d’animaux

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KURDISTAN DU SUD – BRADOST – L’armée turque a tué des dizaines d’animaux lors d’attaques aériennes et d’artillerie contre le village de Xelîfan, dans la région de Bradost.
 
L’armée turque attaque depuis plusieurs jours le village de Xelîfan, dans la région de Bradost, dans le Kurdistan du Sud, avec de l’artillerie et des avions de combat. Des dizaines de moutons et de chèvres ont été tués à la suite de ces attaques.
 
Un villageois a rapporté : « Des avions de guerre et de l’artillerie attaquent le village de Xelîfan depuis des jours. Les tirs d’artillerie et les bombardements ont tué des dizaines d’animaux et endommagé de nombreuses maisons. Ce n’est pas la première fois que l’Etat turc attaque notre village. Mais maintenant, ils attaquent tous les jours avec de l’artillerie et nous bombardent. »
 

La Turquie construit de nouvelles prisons dans les régions kurdes

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TURQUIE – VAN – Le gouvernement de l’AKP-MHP continue de proposer les prisons comme un « nouvel investissement » pour les villes kurdes où le taux de chômage atteint 80%.
 
Bitlis est l’une des villes où une nouvelle prison est en construction. C’est également la ville choisie par le président Erdoğan pour construire le troisième palais présidentiel. Les travaux de construction du nouveau palais sur les rives du lac de Van, dans le quartier d’Ahlat, sont en cours.
 
Dans les villes et les provinces kurdes, où l’état d’urgence est déclaré presque quotidiennement, toutes les actions et activités démocratiques sont interdites et un embargo économique de facto est appliqué aux activités traditionnelles qui aidaient les gens à se débrouiller, telles que le commerce transfrontalier. Dans les villes kurdes où le taux de chômage atteint 80%, il n’y a pas d’usines construites, mais de nouvelles prisons.
 
193 nouvelles prisons en 5 ans
 
Selon la Direction générale des prisons et des centres de détention du ministère de la Justice, en mars 2019, la Turquie et le Kurdistan du Nord comptaient 313 prisons fermées, 75 prisons fermées, 9 prisons fermées pour femmes, 8 prisons ouvertes pour femmes, 7 prisons fermées pour enfants, « centre de réhabilitation » pour mineurs. Au total, il y a 396 centres de détention.
 
Ces institutions peuvent accueillir jus’à 220 008 individus
 
Selon le ministre turc de la Justice, Abdulhamit Gül, qui a répondu à une question en novembre 2018, il y a 260 144 personnes dans des prisons.
 
202 434 d’entre eux sont des condamnés, tandis que 57 710 sont en détention préventive.
 
Le gouvernement AKP-MHP a pour objectif d’achever la construction de 48 prisons d’ici 2021. Le ministère de la Justice a annoncé la création de 193 nouvelles prisons au cours des cinq prochaines années.
 
« Pour faire face à l’augmentation imprévisible du nombre de condamnés et de détenus, il était prévu de construire 193 nouveaux pénitenciers au cours des cinq prochaines années. Sur ce nombre, 126 sont en phase de construction, 23 sont en phase d’appel d’offres, 35 sont en phase d’appel d’offres. phase du projet, 9 dans la phase de projet, 9 dans la phase de planification », a déclaré le ministère.
 
De nouvelles prisons se trouvent à Van, Bitlis, Kars, Iğdır, tandis que dans les villes frontalières comme Hakkari, des centaines de postes de police et de points de recherche s’ajoutent aux anciens.
 
L’établissement pénitentiaire d’Ahlat mesure 59 155 mètres carrés; Établissement pénitentiaire de Kars, 24 210 mètres carrés; Établissement Van Penal, 83 199 mètres carrés; Établissement pénitentiaire d’Iğdır 71 246 mètres carrés; Ercis Penal Institution 64 189 mètres carrés. La plupart de ces prisons sont sur le point de se terminer.
 
Le nombre de détenus a augmenté de 183%
 
À la suite de la nouvelle vague d’arrestations déclenchée par la nouvelle guerre contre les Kurdes, des dizaines de milliers de politiciens, militants, étudiants, syndicalistes kurdes ont été placés dans des prisons. Ces arrestations ont entraîné une augmentation stupéfiante du nombre de détenus et de condamnés dans les prisons de 183% entre 2006 et 2018.
 
Cela a transformé la Turquie dans le pays comptant le plus grand nombre de détenus et de condamnés parmi 43 pays européens.
 
En ajoutant les 193 nouvelles prisons à celles déjà existantes, la Turquie comptera 582 prisons.
 
À Ahlat/Bitlis, alors que le palais présidentiel est construit par le président turc Erdoğan, la construction d’une nouvelle prison se poursuit également.
 
La ville de 25 000 habitants, qui compte 40 000 habitants avec les villages environnants, vit de l’agriculture et de l’élevage et souffre d’une crise économique profonde.
 

HDP : Halte aux opérations militaires illégales au Kurdistan du Sud

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TURQUIE – ANKARA – Le HDP a appelé le gouvernement de l’AKP-MHP à mettre fin aux opérations militaires illégales au Kurdistan du Sud.
 
Le conseil exécutif du HDP (le parti démocratique des peuples) a publié un communiqué rappelant que « le concept et les méthodes de résolution de problèmes utilisés par le gouvernement au pouvoir et fondés sur la guerre et la violence sont à l’origine de la crise que traverse le pays. Malgré cela, le gouvernement de l’AKP insiste sur les politiques de guerre et aggrave donc la crise dans le pays. »
 
Le HDP a appelé le pouvoir en place à mettre fin à cette politique erronée et a ajouté que la guerre n’était pas résolue, que le pays et la société n’avaient plus d’avenir, que le pays gaspillait ses ressources et que le nombre de pertes en vies humaines augmentait.
 
Le HDP a en outre déclaré: « La guerre est une mauvaise politique, c’est insister pour la politique de la mort et d’erreur, c’est laisser le pays et la société sans avenir. La question kurde en est la preuve la plus évidente et la plus douloureuse. Les politiques défaillantes pour la Syrie en sont également une indication.
 
Cependant, malgré tout cela, le pouvoir poursuit ses opérations militaires comme il le fait depuis 1983. L’attaque contre le Gouvernement régional du Kurdistan, avec ses soldats, ses hélicoptères et ses outils de guerre, est avant tout contraire au droit international. C’est une violation claire de la souveraineté d’un pays voisin. Mais le plus important, c’est une tentative d’aggraver les problèmes pour ne pas avoir la paix sociale.
 
Jusqu’à présent, au moins 30 opérations similaires ont été effectuées dans le même but. Aucune d’entre elles n’apporte de solutions, mais toutes ont contribué au gaspillage des ressources du pays et à la perte de vies humaines.
 
Le pays n’a pas de fils à sacrifier pour [ceux] au pouvoir.
 
La solution à la question kurde n’est pas la guerre et les opérations militaires, mais le développement d’un environnement favorisant la réconciliation sociale, le dialogue et la négociation démocratique. S’attaquer à l’espoir de paix nourri par la société avec des opérations militaires est le plus grand mal pour l’avenir de ce pays. »
 
Le HDP a appelé « le gouvernement à abandonner cette idée fausse et à mettre fin à cette opération. Personne n’a le droit d’utiliser la guerre comme propagande avant les prochaines élections à Istanbul et encore moins d’utiliser les cercueils des soldats. La paix et la volonté du peuple prévaudront. »
 
 

TURQUIE. 13 Kurdes placés en détention provisoire à Halfeti

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TURQUIE – URFA – Lors d’un conflit armé entre les forces turques et des insurgés kurdes, le 18 mai à URFA / Halfeti, un policier des opérations spéciales a perdu la vie. Suite à l’incident, au moins 54 civils kurdes ont été arrêtés.

13 des civils kurdes arrêtés et torturés à Halfeti ont été emprisonnés. La police a pris les déclarations des détenus sans en informer les avocats. Toutes les procédures judiciaires ont été menées sous la torture. Des femmes détenues ont déclaré : « Plus de choses ont été faites, mais nous avons trop honte pour en parler.»

Sur les 51 personnes détenues le 18 mai dans le quartier de Dergili (Dêrto) à Halfeti, Urfa, 28 ont comparu devant un tribunal.

Celal Ercan fait partie des personnes placées en détention préventive et a eu des problèmes auditifs après la torture qu’il a subis en détention. Son avocat a déclaré qu’Ercan était illettré et qu’il rejetait ses sois-disant déclarations.

Celal Yildirim, qui est en garde à vue depuis 12 jours, a également déclaré qu’il n’acceptait pas la déclaration faite sous la torture pendant sa garde à vue. Son avocat a confirmé que ces déclarations avaient été recueillies après des violences psychologiques et physiques.

Cindi Zincirkiran a également rejeté les déclarations faites pendant sa détention. Son avocat a déclaré que les déclarations avaient été extorquées après la torture.

Les avocats ont également rappelé que certains de leurs clients avaient moins de 18 ans et avaient été menacés et que des déclarations leur avaient été retirées de force.

Une des accusées, Fatma Alakus, a déclaré qu’elle avait beaucoup à dire sur ce qui avait été fait, mais qu’elle ne pouvait pas parler car elle avait honte. « Ce n’est pas la justice. Je n’accepte pas les charges contre moi. La déclaration que j’ai donnée a été faite sous la torture, je ne l’accepte pas. »

Gazaley Alakus a déclaré: « Ils m’ont torturée. Ils m’ont frappé avec un bâton et m’ont torturée à l’électricité. Ils ont fait beaucoup plus mais je ne peux pas le dire ici. »

Zeki Alakus, qui a déclaré avoir lui aussi été torturé pendant sa garde à vue, a déclaré qu’il n’acceptait pas sa déclaration faite sous la torture.

Contexte

Un chef adjoint de la police des opérations spéciales turques a été tué et deux policiers blessés lors d’un affrontement dans le quartier de Dergili (Derto), dans le district de Halfeti, à Urfa, le 18 mai.

À la suite des combats, une opération militaire à grande échelle a été lancée dans la région et des soldats ont ouvert le feu sur une maison. Tous les membres de deux familles de la maison ont été arrêtés.

Les forces turques ont interdit l’entrée et la sortie du quartier et ont effectué une descente dans la maison de Fahri Alakuş, un habitant du quartier. Les soldats turcs ont ouvert le feu et la police a blessé les femmes dans la maison. Des grenades ont été lancées dans la maison et deux personnes à l’intérieur ont perdu la vie.

Après la récupération des cadavres de la maison, les soldats ont mis le feu à toute la maison. Selon des informations fournies par des sources locales dans la région, les forces turques ont également effectué une descente au domicile de Zeki Alakuş, qui vit dans le même quartier, et a arrêté tous les membres de la famille, y compris des enfants.

Selon le rapport publié par l’Association des droits de l’Homme du barreau Antep qui a enquêté sur les faits, les détenus, y compris des femmes, ont été sévèrement battus, insultés, ont reçu un choc électrique et ont été contraints de signer de faux témoignages.

ANF

TURQUIE. Des civils kurdes torturés à Halfeti

Une femme arrêtée à Halfeti : Ils ont fait beaucoup de chose, on a honte, on ne peut le dire

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TURQUIE – URFA – 13 des civils kurdes arrêtés et torturés à URFA / Halfeti ont été emprisonnés. La police a pris les déclarations des détenus sans en informer les avocats. Toutes les procédures judiciaires ont été menées sous la torture. Des femmes détenues ont déclaré : « Plus de choses ont été faites, mais nous avons honte, nous ne pouvons pas le dire. »
 
Dans le quartier de Derfet (Dêrto) dans le district de Halfeti, dans la province d’Urfa, 51 civils kurdes, dont des mineurs et des femmes, ont été arrêtés à la suite de l’affrontement du 18 mai. 28 des personnes détenues ont été conduites au tribunal. Le tribunal a ordonné l’emprisonnement des 13 personnes pour « appartenance à une organisation [terroriste] ».
 
Deux des femmes arrêtées, Fatma Alakuş et Gazaley Alakuş et ont déclaré qu’on les avait attaqués avec des matraques et des coups de pieds, qu’elle avait subi des « choses » [agressions sexuelles] lors de leur détention mais qu’elles avaient honte d’en parler.
 
Des détenus, Celal Yıldırım, Zeki Alakuş et Celal Ercan ont déclaré qu’on les avait attaqués avec des matraques et qu’ils avaient subi des électrisations. Ils ont ajouté qu’ils avaient été interrogés sous la torture et qu’ils n’acceptaient pas les accusations.