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Grand succès pour le troisième festival des femmes kurdes et du monde

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PARIS – Le 3ème Festival des femmes kurdes et du monde, organisée en région parisienne par le Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) dédié à Fidan Dogan (Rojbin), a vu la participation enthousiaste de femmes kurdes et françaises.
 
Une porte-parole du TJK-F a prononcé le discours d’ouverture.
 
Ensuite, un message de la Coordination de l’Union des femmes du Kurdistan (KJK) a été lu.
 
Le message a souligné l’importance de ce festival qui « donne aux femmes l’occasion de partager leurs messages politiques, culturels et sociaux ».
 
Le message soulignait également l’importance « d’améliorer l’unité et l’intégrité des différences grâce à de telles activités, en réunissant la diversité, les couleurs et les voix qui serviront à la construction du système démocratique confédéral féminin ».
 
Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de la gauche française, a déclaré que son parti continuerait à travailler en solidarité avec les Kurdes.
 
Puis ce fut le tour de la musique et de la danse traditionnelle avec le groupe Govend et les artistes Meral Alkan, Deniz Deman, Xece Yaşar, Ruken Newa et Dilana Rojarya et Pınar Aydınlar.
 
Une place spéciale était dédiée aux enfants
 
Les visiteurs du Festival ont visité les stands de la fédération des Alévis d’Europe (FEDA), l’ONG kurde Soleil Rouge ainsi que celui de la littérature kurde et des livres politiques, de même que le stand de vente de fleurs au profit des ouvrières agricoles du Rojava touchées par les incendies provoqués par l’Etat turc.
 

Les Kurdes d’Istanbul ont dit « Stop AKP »

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TURQUIE – ISTANBUL – A l’appel de Selahattin Demirtas, politicien kurde emprisonné, plus d’un million d’électeurs kurdes d’HDP à Istanbul ont voté en masse pour battre le candidat d’AKP, Binali Yildirim, lors des élections du 23 juin.
 
Ce vote kurde à Ekrem Imamoglu n’est pas un blanc-seing. Les Kurdes attendent des partis politiques turcs une ouverture démocratique garantissant leurs droits en Turquie.
 
On espère qu’Imamoglu et son parti sont conscients de la force des masses kurdes politisées qui sont devenus les faiseurs de roi en Turquie. Dorénavant, leur chaque faux pas leur sera envoyé à la figure, tel un boomerang, par les Kurdes. A bon entendeur.

Leyla Güven : Nous luttons pour notre avenir

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La coprésidente de la DTK et députée du HDP, Leyla Güven, a envoyé un message vidéo au Festival international des femmes de Zilan et a déclaré : « L’isolement a été brisé grâce à ceux qui ont sacrifié leur vie. »
 
Le Mouvement des femmes kurdes d’Allemagne (YJK-E), le Bureau des femmes pour la paix (CENİ) et l’Assemblée des femmes Martyre Nucan ont promu le Festival des femmes de Zilan qui s’est tenu à Leverkusen, en Allemagne.
 
Lors du festival, un message vidéo de la coprésidente de DTK et députée de HDP, Leyla Güven a été projeté.
 
Güven a salué le public et a félicité les « mères, femmes et tous nos camarades ».
 
La députée du HDP a ajouté qu’ « être capable de partager ces quelques mots avec les participantes du Fetival des femmes de Zilan est comme un rêve ». Elle a ajouté : « L’isolement du leader du peuple kurde, Abdullah Öcalan, a été brisé grâce à neuf révolutionnaires tombés en martyr après avoir mis fin à leurs jours. »
 
Après des années de résistance des nouvelles d’Öcalan ont finalement été reçues et ont ajouté: « Ces amis portaient le fardeau le plus lourd, ils ont atteint l’immortalité », a déclaré Güven.
 
“Nous luttons pour notre avenir”
 
Güven a déclaré que les Kurdes en Europe avaient joué un rôle important dans l’action des grèves de la faim du début à la fin et a ajouté : « Quand j’ai commencé cette action, j’ai dit que nous étions en retard dans la lutte pour rendre notre avenir meilleur et plus agréable. »
 

Les femmes kurdes protestent contre la violence masculine à Amed

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TURQUIE / BAKUR – À Amed, les femmes sont descendues dans la rue pour protester contre la violence masculine. Plusieurs femmes ont été assassinées dans la métropole kurde ces dernières semaines.
 
Répondant à l’appel de l’association des femmes Rosa, TJA (Mouvement des femmes libres) et d’autres organisations de la société civile, une manifestation contre la violence masculine a eu lieu hier dans la ville d’Amed (Diyarbakir).
 
Les femmes ont marché derrière une bannière noire sans inscription. Sur les pancartes, on pouvait lire : « Nous ne pleurons pas, nous nous rebellons », « Le meurtre est politique », « L’amour ne tue pas, l’amour fait vivre »…
 
Les discours ont appelé à la fin du régime patriarcal, du militarisme, de la guerre, de l’exploitation, du sexisme et de la violence. « Le système produit la guerre et les hommes produisent la violence. Les mécanismes répressifs sociaux se manifestent dans la misogynie et le sexisme. Avec un langage de haine, la société se polarise. Les femmes sont assassinées dans la rue. Combien de fois devons-nous mourir ? Quiconque reste silencieux devant la violence faite aux femmes acquiesce. Ne restez pas silencieux, prenez partie ! »
 

« Même s’ils sont Kurdes, ce sont des humains », déclare Erdoğan

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TURQUIE – Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a fait un discours qui a le potentiel de se retourner contre lui alors qu’il tentait de gagner les électeurs kurdes avant la reprise cruciale des élections municipales d’Istanbul dimanche.
 
Le candidat de l’opposition dans la course, Ekrem İmamoğlu, part favori à l’approche du jour du scrutin, et le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir s’est mobilisé pour atteindre les électeurs après une campagne qui a semé la division avant le premier vote en mars.
 
« Même si ce sont des Kurdes, ce sont mes frères et sœurs. Et ils sont humains, c’est donc notre devoir de les servir », a déclaré Erdoğan lors d’un discours aux hommes d’affaires aujourd’hui à Amed.
 
Erdoğan discutait des actions de son gouvernement dans les régions kurdes depuis 2015, date à laquelle les pourparlers de paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont échoué.
 
L’effondrement a entraîné l’éclatement de combats dans des villes kurdes du sud-est du pays et l’adoption de mesures sévères contre le Parti démocratique des peuples (HDP) pro-kurde, notamment le retrait de près de 100 maires de leur mandat et leur remplacement par des administrateurs désignés par le gouvernement.
 
« Qu’avons-nous fait ? Nous avons reconstruit les maisons avec nos administrations désignées à partir de zéro. Aujourd’hui, vous ne reconnaîtriez pas Diyabakır [Amed] », a déclaré Erdoğan
 
Plusieurs villes kurdes du sud-est du pays ont été dévastées par la forte réaction militaire après que des militants kurdes ont érigé des barricades en 2015 pour se protéger de la répression étatique.
 
Les habitants dont les maisons ont été rasées au bulldozer par l’État lors des combats à Diyarbakır, la plus grande ville du sud-est du pays, ont déclaré avoir été payés à un prix inférieur au taux du marché pour leurs propriétés démolies, que l’État a continué à vendre à un prix considérablement augmenté.
 
Alors que le conflit qui a débuté en 2015 a coïncidé avec le début d’une alliance entre le parti au pouvoir turc et le parti d’extrême droite du Mouvement nationaliste (MHP), les succès remportés par l’opposition dans les grandes villes lors des élections du 31 mars, avec le soutien tacite du HDP, ont mis les électeurs kurdes en position de faiseurs de roi lors des nouvelles élections municipales qui se tiennent ce dimanche à Istanbul.
 

HDP: Nous sommes la troisième voie, pas de changement de stratégie électorale

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TURQUIE – Les coprésidents du Parti démocratique des peuples (HDP) ont partagé leurs points de vue et leurs décisions à la suite de la déclaration du leader kurde, Abdullah Öcalan, faite par l’intermédiaire de ses avocats aujourd’hui.
 
La déclaration des coprésidents du HDP, Pervin Buldan et Sezai Temelli, mettait l’accent sur la « troisième voie » et indiquait que les remarques d’Abdullah Öcalan et la ligne politique suivie par le HDP se joignaient.
 
Les coprésidents ont souligné que la stratégie électorale du HDP et les mesures tactiques relatives aux élections à Istanbul, qui se tiendront le 23 juin, ne seraient pas modifiées.
 
La déclaration a souligné les points suivants :
 
« Comme le soulignent la stratégie de la Troisième Voie et l’appel présenté par M. Öcalan, HDP ne fait pas partie de la politique de polarisation entre les alliances Cumhur (publique) et Millet (Nation). On ne peut ignorer qu’une forme de politique qui décrit tout comme « noir et blanc » avec un langage qui favorise les conflits et la polarisation, qui est construite sur des contrastes, qui est soutenue par une stratégie de tension et qui est dictée rend tous les problèmes chroniques, y compris la question kurde, épuise les moyens d’une solution démocratique et détruit progressivement le potentiel de coexistence.
 
Faire en sorte qu’un langage convaincant et la forme politique démocratique l’emporte sur le langage arrogant et méprisant qui a laissé sa marque dans le processus pré-électoral, et remplacer les politiques qui favorisent les conflits et la polarisation, ce serait la première étape d’un nouveau climat politique pour trouver une solution aux problèmes par des négociations démocratiques et essayer de développer la culture de la réconciliation démocratique.
 
La perspective politique plus large de la déclaration de M. Öcalan est très claire et dit « vous êtes la troisième voie ». Ce que HDP désigne par « la troisième voie » est la voie de la démocratie, la voie de la paix, la voie où tous les milieux sociaux se rencontrent sur le terrain commun de la démocratie. M. Öcalan insiste également sur la forme politique démocratique du HDP et suggère que la solution des problèmes politiques et sociaux de la Turquie ne soit pas traitée de manière à la réduire aux seules élections d’Istanbul, qui sont un développement en cours.
 
En ce qui concerne les élections à Istanbul, la stratégie et les étapes tactiques du HDP ne changent pas (…) »
 

Le Collectif des Amazighs en France appelle à la solidarité avec les militants kurdes en France

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PARIS – Le Collectif des Amazighs en France (CAF) appelle à la solidarité avec les militants kurdes en France suite aux récents accords anti-kurdes signés entre la France et la Turquie.
 
Voici le communiqué du CAF :
 
« Non à la criminalisation des membres du Conseil démocratique kurde en France !
 
Face à la situation d’extrême danger qui pèse sur la vie des membres du Conseil démocratiques en France, le Collectif des Amazighs en France (CAF) réitère sa totale solidarité avec le CDKF et avec le peuple kurde qui fait, encore une fois, les frais d’une politique internationale immorale et dangereuse pour la paix et la sécurité dans le monde. Le CAF dénonce avec force la criminalisation des militants politiques kurdes en France et appelle à une solidarité massive avec le CDKF.
 
A la veille du déplacement de M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre des affaires étrangères, pour y rencontrer son homologue turc, des membres et responsables du Conseil démocratique Kurde en France (CDKF), notamment son porte-parole et un des co-président, ont vu leurs comptes bancaires bloqués sur décision des ministères de l’économie et de l’intérieur. Cette grave décision, vraisemblablement prise à la veille de signature de gros contrats avec la Turquie, est incontestablement le fruit de pressions des lobbys fascistes turcs qui gouverne actuellement la Turquie.
 
Reccep Tayyep Erdogan n’a jamais caché sa volonté raciste d’anéantir le peuple kurde allant jusqu’au bombardement de villages kurdes, y compris en dehors des frontières de la Turquie. La Turquie sous le règne fasciste d’Erdogan mène ouvertement une politique de purification ethnique. La France, qui se qualifie « berceau des droits humains », ne peut se permettre de cautionner, ni encore moins d’autoriser l’extension de ce crime contre l’humanité à son propre territoire. Rappelons que trois militantes kurdes ont déjà été impunément assassinées en France en 2013, dans le même contexte honteux de tractations politico-économiques entre Paris et Ankara.
 
La criminalisation des membres et dirigeants du Conseil démocratique kurde en France équivaut à cautionner les allégations mensongères de « financement du terrorisme » émises par le régime fasciste de Turquie contre des militants politiques kurdes activant légalement en France ; et par-là même, à justifier des éventuelles « exactions » turques commises à leur encontre sur le territoire français.
 
En matière de « financement du terrorisme », il y a lieu de rappeler que le transit du pétrole de Daesch se faisait via les frontières turques et non via les frontières tenues par les kurdes. A l’inverse de la Turquie qui a joué un rôle d’allié objectif de l’Etat islamique, et comme le monde entier a pu le constater de ses propres yeux, ce sont les Kurdes qui ont été le rempart le plus efficace contre les djihadistes de Daesch et qui en ont payé le prix le plus élevé.
 
Aujourd’hui, après le sacrifice de milliers de combattant(e)s kurdes pour l’Humanité et la Liberté du monde, et pour des raisons qui ne peuvent en aucun cas servir les intérêts de la France, des mesures honteuses sont prises pour brader cet immense sacrifice et mettre en danger la vie des militants kurdes en France.
 
Si le monde libre a oublié le sacrifice des kurdes contre la barbarie de l’Etat islamique, les lobbys islamistes fascistes, eux, ne l’ont pas oublié. Pendant que l’armée turque bombarde des villages entiers et traque les kurdes sur leurs propres territoires, les têtes des militants politiques activant en France sont ouvertement mises à prix et des menaces explicites leur sont proférées en toute impunité et, pire encore, ce sont les victimes qui sont la cible de mesures coercitives.
 
Face à la situation d’extrême danger qui pèse sur la vie des membres du Conseil démocratiques en France, le Collectif des Amazighs en France (CAF) réitère sa totale solidarité avec le CDKF et avec le peuple kurde qui fait, encore une fois, les frais d’une politique internationale immorale et dangereuse pour la paix et la sécurité dans le monde. Le CAF dénonce avec force la criminalisation des militants politiques kurdes en France et appelle à une solidarité massive avec le CDKF. »
 
 
Paris, le 20 juin 2019

Les inégalités entre les sexes : Les femmes du Kurdistan Sud interpellent leurs dirigeants politiques

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KURDISTAN DU SUD – ERBIL – Les femmes travaillant les médias et les arts appellent le Premier ministre et le président du Kurdistan du Sud, à s’attaquer aux inégalités entre les sexes.
 
Dans une lettre ouverte adressée au président de la région autonome du Kurdistan, Nechirvan Barzani, et au Premier ministre, Masrour Barzani, les femmes kurdes travaillant dans les médias les appellent « à tenir leur promesse de continuer à lutter contre les inégalités entre les sexes et à améliorer les droits des femmes ».
 
Cette lettre arrive alors que les dirigeants kurdes continuent de négocier pour former le nouveau gouvernement régional du Kurdistan (GRK) au cours des prochaines semaines.
 
« Nous demandons la protection des femmes dans les médias et les arts en général. Nous demandons au GRK d’enquêter et de demander des comptes aux responsables des médias en cas d’inconduite fondée sur le sexe, et d’aider à établir des normes et des règles », peut-on lire dans la lettre, signée par plus de 60 présentatrices de télévision, écrivaines, journalistes, photojournalistes, blogueuses, modèles, chanteuses et actrices kurdes et kurdes.
 
La lettre demande également à la communauté internationale et à des organisations telles que l’UNESCO, l’UNFPA, ONU Femmes et des organisations non gouvernementales d’accroître leur soutien au GRK pour élaborer de meilleures politiques pour les femmes journalistes, actrices, chanteuses et animatrices de télévision.
 
« Trop d’entre nous ont été victimes de harcèlement sexuel (…) de diffamation, de chantage et de menaces contre leur vie. »
 
L’initiative a été lancée par la fondatrice de Female Voices of the World, Dashni Morad et soutenue par un large éventail de femmes telles que Hana Jaff, Sazan Amin, et Lourd Hanna, qui ont ajouté leur voix en signant la lettre. La lettre a été écrite par Peri-Khan Aqrawi-Whitcomb, qui est conseillère auprès de #FemaleVoicesoftheWorld.
 
L’initiative lancé mentionne également qu’elles ne peuvent plus rester silencieuses et qu’elles ont uni leurs forces pour s’assurer que leurs voix soient entendues et que des mesures pratiques soient prises pour améliorer l’égalité des sexes et les droits des femmes.
 
« Le changement est nécessaire, et pour que cela se produise, les mots ne suffisent pas. Nous avons besoin d’institutions saines qui prospèrent grâce à une plus grande égalité dans le nombre et la position des femmes. Tant que les femmes ne joueront pas un rôle égal à différents niveaux dans la société kurde, ces torts ne seront jamais éliminés », poursuit la lettre.
 
« C’est avec la plus grande conviction, Monsieur le Président et Monsieur le Premier Ministre, que vous avez non seulement le pouvoir d’aider à changer le statu quo, mais aussi de partager avec nous une vision du monde progressiste d’une société juste, où les femmes et les hommes ont des chances égales et sont protégés contre toute forme de discrimination, fondée sur le sexe, la race ou le milieu religieux ».
 
Bien que l’inégalité entre les sexes persiste dans la région du Kurdistan, les données montrent que les droits des femmes se sont considérablement améliorés dans la région par rapport au reste de l’Irak.
 
Le 18 février, la région du Kurdistan a élu trois membres de la direction du Parlement, dont deux femmes, dont la Présidente Vala Fareed, première femme à occuper ce poste depuis sa création en 1992.
 
Actuellement, le système des quotas exige que 30 % des législateurs du Parlement du Kurdistan soient des femmes. Les représentantes s’efforcent d’obtenir le même pourcentage dans l’attribution des postes du GRK.
 

Un Kurde arrêté en France à la demande de la Turquie

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MARSEILLE – Hayrettin Demir, qui vit en France depuis 20 ans, a été arrêté lors d’une descente à son domicile à Marseille.
 
Le domicile de Hayrettin Demir a été perquisitionné tard dans la nuit de mardi et une demande d’extradition vers la Turquie a été demandée.
 
Demir, titulaire d’un permis de travail en France, a été emmené à Paris après avoir été arrêté. Il devrait comparaître devant un juge à Paris, alors que la famille Demir est inquiète.
 
Demir va être présenté à un juge pour une sentence et déclare que sa vie sera en danger s’il est extradé vers la Turquie.
 
Une campagne de pression contre les Kurdes a commencé en France. Une injonction temporaire a été placée sur les comptes bancaires et les propriétés des membres et des administrateurs du Conseil démocratique kurde (CDK-F).
 
Les comptes des responsables kurdes gelés 
 
Les événements sont survenus avant et après la rencontre entre le ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves le Drian, et son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, à Ankara.
 
Le Conseil kurde a publié un communiqué dans laquelle il déclarait : « Il n’y a pas de doute qu’une fois de plus, Paris a négocié avec Ankara de gros contrats sur le dos des militants kurdes réfugiés en France.« 
 
Raids dans cinq pays
 
Selon les médias belges, deux hommes kurdes auraient été arrêtés dans des perquisitions dans cinq pays et auraient été recrutés pour le PKK. Les raids ont eu lieu en Autriche, en Belgique, en France, en Allemagne et en Suisse. La nouvelle selon laquelle deux Kurdes ont été arrêtés est basée sur une déclaration de l’unité de coopération judiciaire européenne d’Eurojust. Les opérations ont été menées dans le cadre d’une enquête lancée en 2017 à Liège.
 
Dans le cadre de la politique anti-kurde mise en place en France en coopération avec l’État turc entre 2006 et 2013, des centaines de Kurdes ont été arrêtés. Les détentions et les menaces de mort d’aujourd’hui ont encore une fois exacerbé les inquiétudes.
 
Menaces de mort
 
Le CDK-F a déclaré lundi que ses coprésidents et ses porte-parole avaient reçu des menaces de mort de la part du MIT. 
 
Le CDK-F a déclaré: «La France n’a t-elle donc pas tiré les leçons de sa politique de répression à l’encontre des Kurdes entre 2006 et 2013. Cette politique désastreuse dominée par une coopération judiciaire immonde avec les autorités turques a conduit à l’assassinat le 9 janvier 2013 de trois militantes kurdes exécutées par le MIT, en plein cœur de Paris.»
 
Le CDK-F a déclaré que les injonctions imposées par le gouvernement français à leurs membres encourageraient « les escadrons de la mort du MIT implantés en France, nous alertons l’opinion publique, les organisations politiques et de la société civile que nos dirigeants sont en danger et qu’en cas d’atteinte à leur vie ou à leur intégrité physique, le gouvernement français et en particulier M. Jean-Yves Le Drian en seront tenus pour responsables. »
 

L’affaire du meurtre d’une fillette kurde va être portée devant la CEDH

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TURQUIE – MARDIN – Il y a 24 ans, Fatma Erkan, une fillette kurde d’onze ans a été tuée par des soldats turcs à Midyat, un district de Mardin.
 
La Cour constitutionnelle turque (AYM) a rejeté la plainte concernant le meurtre d’Erkan.
 
L’Association des droits de l’Homme (İHD) avait déposé une plainte pénale en mai 2017 en saisissant la Cour constitutionnelle (AYM). L’AYM a rejeté la plainte pénale au bout de deux ans. Les avocats se préparent à porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
 
Fatma Erkan a été tuée en 1995 par les soldats turcs qui ont prétendu que la fillette était une membre de la guérilla kurde [PKK] et qu’elle avait été tuée lors de combats. Pour donner de la crédibilité à leur mensonges, les soldats avaient posé un fusil d’assaut de type Kalachnikov à ses côtés et l’avait photographiée alors qu’elle était pied-nu et habillée d’une robe sur un jogging rose et une chemise manche courte… En réalité, au moment des faits, la fillette jouait avec ses amis près de sa maison.
 
Le cadavre de la fillette n’a jamais été rendu à sa famille qui a fuit la région après le drame.
 
 

Le « couvre-feu » mortel de Silêmanî il y a 56 ans

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KURDISTAN DU SUD / IRAK – Vers minuit le 19 juin 1963, les habitants de Silêmanî entendirent les haut-parleurs annoncer : « Personne ne sort, sous peine de mort ».
 
Un témoignage sur ce que les habitants de la ville appellent communément « le couvre-feu ».
 
Personne ne savait qui avait fait l’annonce. Des chars et des véhicules blindés, pilotés par la police de sécurité et les autorités militaires, sont apparus dans toute la ville ; de petits ponts sortant de la ville ont été détruits pour empêcher quiconque de s’échapper. La plupart des gens n’étaient pas informés.
 
Ils allés à leur travail le matin et ils ont été capturés et exécutés sur le chemin du travail. Ils [l’armée] amenèrent des camions et commencèrent à capturer des hommes de treize, quatorze à soixante-dix ans.
 
Les gens se dépêchaient de cacher leurs fils dans des réservoirs d’eau, derrière des placards ou n’importe où où ils pensaient qu’ils seraient le plus en sécurité tout en essayant de garder leurs jeunes filles hors de vue par crainte de viols.
 
Mon père avait six ans quand les soldats ont pris d’assaut leur maison. Ma grand-mère et sa belle-mère se sont jetées aux pieds des soldats, les suppliant de ne pas prendre mon grand-père mais de les battre.
 
Le côté maternel de la famille a eu plus de chance. Le soldat qui est allé chez eux était gentil, ne voyant que des femmes et des filles dans la maison et un nouveau-né, il a décidé de ne pas prendre mon grand-père. C’est pour cela qu’ils ont nommé le nouveau-née « Dilxoş », ce qui signifie « cœur joyeux / heureux ».
 
Mais ils ont emmené trente mille personnes en captivité. Enseignants, commerçants, étudiants, pères, fils, oncles, etc.
 
Les hommes et les garçons ont été rassemblés de façon brutale et transportés dans ce qui est aujourd’hui la place de la liberté de la ville, où des milliers d’hommes et de garçons ont été forcés d’aller dans des écuries surpeuplées où ils ont été privés de nourriture, d’eau et de sanitaires, parfois pour des jours.
 
Des exécutions ont eu lieu pendant la captivité, ainsi que des passages à tabac et des humiliations en étant contraints d’injurier l’image de Mollah Mustafa Barzani. Ceux qui en ont été témoins disent que même sans les coups, les conditions de vie étaient la mort en soi.
 
Au début, personne ne s’est rendu compte que des gens avaient été exécutés. Beaucoup avaient été libérés plus tard après quelques semaines de prison, y compris mon grand-père].
 
Cela a été découvert en novembre 1963, après la chute du gouvernement Baath, lorsqu’un vieil homme kurde qui faisait du pain pour l’armée irakienne est venu parler aux habitants de la fosse commune près de la base, sur la colline Seywan. Les soldats avaient posé des pierres autour pour la marquer.
Tous les parents des disparus et d’autres personnes de la ville ont participé à l’exhumation. Yassin Muhammad a été reconnu parce qu’il avait un espace entre ses deux dents. Ils ont trouvé dans sa poche un mouchoir de soie blanche, qui servait à donner des bonbons aux mariées.
 
Certains de ses amis la lui avaient donnée la veille de sa capture. Le deuxième corps était celui d’Ismaël Ibrahim, ils savaient que c’était lui car il avait des clés et un porte-clés que sa femme reconnaissait. Anwar Dartash a été reconnu par ses chaussures blanches.
Le quatrième cadavre à venir était celui d’Hamapour Mohammed Haji Saleh. C’est son père, debout, son fils sur une palette, en décomposition, la tête près des pieds de son père. Son père a dit : « Je n’ai pas de photo de moi avec mon fils, alors s’il vous plaît, prenez notre photo ensemble ».
 

TURQUIE. Victime de racisme, un Kurde travaillant à l’aéroport d’Istanbul s’est suicidé

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TURQUIE – ISTANBUL – Ibrahim Layık, un garde de sécurité kurde travaillant dans l’un des principaux aéroports de Turquie, s’est suicidé lundi soir, affirmant qu’il était victime de discrimination.
 
Layık s’est suicidé en sautant du plancher des départs du nouvel aéroport international d’Istanbul pour atterrir au niveau des arrivées.
 
Le jeune homme a été grièvement blessé et n’a pas pu être sauvé.
 
Avant de se suicider, l’homme kurde a partagé un texte sur Instagram, suggérant qu’il faisait l’objet d’une discrimination en tant que Kurde en Turquie.
 
« Nous avons toujours été exclus pour être kurdes. Peut-être qu’avec cet acte, les choses vont changer. Heureux est celui qui se dit Kurde et Turc », a-t-il déclaré.
 
Ibrahim Layık travaillait pour la société de sécurité privée IGA.
 
Ömer Faruk Gergerlioğlu, député du Parti démocratique des peuples (HDP), a déclaré que Layık s’était suicidé après avoir été éconduit par une femme [turque ?] dont il était amoureux et qui l’avait rejeté, en disant : « Je ne sortirais jamais avec un Kurde. »
 
Le quotidien Birgun a annoncé que la police avait ouvert une enquête sur le suicide d’Ibrahim Layık.
 
Selon le rapport du Home Office du gouvernement britannique publié en septembre 2018, il existe encore une discrimination à l’encontre des Kurdes en Turquie, y compris dans le secteur public.
 
Les Kurdes vivant dans des villes de l’ouest de la Turquie craignent parfois de révéler leur identité kurde ou de parler kurde en public.