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KJK: « Il est temps d’intensifier la lutte des femmes contre la pandémie capitaliste ! »

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 « Il est temps d’intensifier la lutte mondiale des femmes contre la pandémie capitaliste.(…) Nous ne sommes pas tous dans le même bateau. Et nous ne sommes pas tous responsables de cette crise au même niveau ».
Dans son communiqué écrit, la Communauté des femmes du Kurdistan (Komalên Jinên Kurdistan – KJK) s’adresse à toutes les femmes et déclare qu’ « il est temps d’intensifier la lutte mondiale des femmes contre la pandémie capitaliste. » 
 
L’organisation des femmes faisant parti du Mouvement de libération kurde, la KJK a déclaré que la pandémie de Covid-19 qui est apparue en décembre, entraînant diverses crises, est le résultat direct de la modernité capitaliste et a ajouté: « Nous ne sommes pas tous dans le même bateau. Et nous ne sommes pas tous responsables de cette crise au même niveau ».
 
Voici le communiqué de la KJK :
 
« Notre expérience de la pandémie actuelle de Covid-19 et des multiples crises qui y sont associées est le résultat direct de l’accumulation constante de profits et de capital qui caractérise la modernité capitaliste. Les interventions capitalistes dans la première nature, c’est-à-dire le monde naturel, sont le résultat de son objectivation par le pouvoir et la pensée hégémonique. À chaque intervention dans la nature, l’équilibre écologique est un peu plus perturbé. Dans la modernité capitaliste, qui représente le stade actuel du système de civilisation étatique, les interventions dans la nature conduisent à des croissances cancéreuses.

En raison de la perturbation des zones naturelles et de la faune, de la construction d’habitations dans ces zones, de l’exploitation des ressources naturelles, de la pollution de la nature, de la destruction de l’environnement et des systèmes sociaux indigènes, de l’urbanisation intensive, de l’industrialisation de la production sans éethique et de la maximisation du profit pour quelques-uns par la réduction des dépenses et l’augmentation de l’exploitation, notre planète est de plus en plus malade.
 
La nature ne se venge pas. La nature ne peut plus supporter l’avidité sans limite du profit et le pillage de la mentalité capitaliste. La première nature ne peut plus supporter que la seconde – c’est-à-dire l’homme en tant que nature sociale – se détache d’elle. Historiquement, c’est le plus grand et le plus important détachement. Avec l’objectivation de la nature par la mentalité de domination, les femmes ont également été déclarées objet par la mentalité patriarcale.
 
Par la suite, des pans de plus en plus larges de la société ont été réduits en esclavage et exploités par une structure de pouvoir qui s’est déclarée comme l’agent politique ultime. Aujourd’hui, il n’y a pas un seul morceau de terre, une seule cellule sociale qui n’ait pas été touchée par le système capitaliste. Le système capitaliste répand le cancer dans chaque cellule qu’il touche. Et il ne s’arrêtera pas. Par exemple, le gouvernement turc a utilisé le vide créé par la pandémie pour attribuer le premier appel d’offres pour le projet de destruction écologique « Canal Istanbul », signant la destruction des bassins d’eau et des forêts. Aux États-Unis, l’industrie pétrolière a commencé la construction de l’oléoduc Keystone XL, qui avait été bloqué avec succès jusqu’à présent.
 
Nous ne sommes pas tous dans le même bateau !
 
Il faut souligner que nous ne sommes pas tous dans le même bateau. Et nous ne sommes pas tous également responsables de cette crise. Nous n’avons pas non plus les mêmes moyens de nous protéger contre le virus. Les principaux responsables de cette crise sont le capital financier mondial et les États nations, qui assurent la continuité de la loi du profit maximum. Une fois de plus, il a été clairement démontré que la première préoccupation des États n’est pas la santé et les besoins de la population, mais du capital mondial.
 
C’est pourquoi les programmes des gouvernements n’incluent pas les politiques sociales de santé qui peuvent inverser les ravages du néolibéralisme sur le secteur de la santé. Au lieu de cela, de nouvelles lois sont adoptées en plein milieu de la pandémie de Covid-19 pour faciliter une exploitation plus étendue des travailleurs de la santé. Si, d’une part, ces gouvernements applaudissent les travailleurs de la santé pour dissimuler cette réalité, d’autre part, ils provoquent la mort de ces derniers parce qu’ils sont contraints de travailler dans des conditions non protégées. Jusqu’à présent, des centaines de médecins, d’infirmières et de travailleurs de la santé ont perdu la vie parce qu’ils ont été infectés alors qu’ils soignaient des personnes malades. Les personnes âgées qui sont considérées comme un fardeau pour le système et qui peuvent donc être abandonnées sont laissées à elles-mêmes dans des maisons de retraite.
 
Les slogans de notre époque sont « Restez chez vous » et « Restez en sécurité », comme si la majorité de la population, qui n’a aucune sécurité sociale et financière, avait cette possibilité. Les femmes, en revanche, doivent une fois de plus faire preuve d’altruisme et de volonté de sacrifice en assumant les responsabilités étatiques abdiquées : s’occuper des enfants et du ménage à la maison. En d’autres termes, se laisser dégrader une fois de plus au statut de travailleur domestique non rémunéré. Quelques semaines seulement après le 8 mars de cette année, alors que les femmes qui luttent pour une vie libre frappent le système patriarcal comme une gifle, le patriarcat utilise ce temps de manière opportuniste pour tenter d’enfermer à nouveau les femmes au foyer. Dans ce contexte, ce n’est bien sûr pas une coïncidence si, pendant cette période de pandémie, la violence domestique contre les femmes et les meurtres de femmes ont fortement augmenté.
 
La montée de l’État contre la société
 
Ceux qui ont créé cette crise en unissant leurs forces utilisent une rhétorique de guerre et essaient de donner l’impression qu’ils sont du même côté que la société, voire qu’ils la défendent en première ligne. Ce faisant, ils poursuivent leurs politiques antisociales. Les États utilisent la crise pour étendre leurs systèmes de surveillance et de contrôle, suspendre les droits et les libertés au nom de la sécurité, et contrer les luttes sociales croissantes pour la liberté, la démocratie et l’écologie en alimentant le sexisme, le nationalisme et le positivisme. Il convient de souligner ici que ces trois -ismes sont les principaux piliers de l’État-nation capitaliste.
 
En fin de compte, c’est l’idéologie de l’État qui s’élève. C’est pourquoi personne ne se soucie du fait que, alors que les acteurs non étatiques ont réagi positivement à l’appel au cessez-le-feu lancé par les Nations unies, les forces militaires de l’État ont poursuivi leurs guerres d’agression. Cela montre une fois de plus que la plupart des organisations intergouvernementales qui ont été fondées dans le cadre du paradigme de l’État-nation du XXe siècle après la Seconde Guerre mondiale deviennent de plus en plus insignifiantes et font faillite.
 
La domination positiviste de la science, qui est devenue la religion officielle de l’État-nation, a eu de graves conséquences sur la population, notamment dans le secteur de la santé. Plus que jamais, nous avons besoin d’une science qui réponde non pas aux besoins du pouvoir et du capital, mais à ceux de l’humanité et de la nature, et qui développe des solutions à leurs problèmes sans faire de distinction entre les riches et les pauvres. Nous n’avons pas besoin d’une science qui embrouille les esprits, déforme la vérité et devient un instrument entre les mains des puissants, mais d’une science qui éclaire et montre la voie.
 
Que le nouveau virus du Covid-19 ait été créé consciemment ou par accident, directement ou indirectement de la main de l’homme ou non, le résultat est qu’il fonctionne comme une arme biologique. Et avec cette arme pointée sur nous, nous devrions être prêts à réduire notre existence à la vie biologique. Mais si le sens de la vie est réduit à la survie, pouvons-nous encore parler d’existence et exister ? Nous, Kurdes – ainsi que d’innombrables peuples indigènes – avons été confrontés à de telles politiques génocidaires imposées par des puissances régionales et hégémoniques depuis des centaines d’années. Ces politiques disent : si vous voulez rester en vie, vous devez renoncer à votre identité, à votre lutte politique, à votre socialité, à votre mémoire culturelle ! Mais nous ne renoncerons pas à nous-mêmes ! Nous insistons pour une vie libre et une volonté forte !
 
Les veines de la société résistent !
 
Nous voyons donc que les veines imparables de la société démocratique résistent à la modernité capitaliste malgré toutes les attaques insidieuses et orientées vers le profit auxquelles elles sont confrontées. La solidarité contre l’individualisme, l’entraide au lieu de l’égoïsme, la communalité au lieu de l’isolement sont les valeurs sociales de la modernité démocratique qui contrecarrent le capitalisme. Le droit collectif de résistance est défendu de manière créative. Il doit être défendu avec encore plus de force. Nous devons renforcer et développer notre organisation, nos luttes et notre résistance avec des moyens et des méthodes appropriés. C’est ce dont nous avons besoin de façon aussi urgente que de l’eau et du pain. Si nous « mettons en pause » notre existence en tant que sujets politiques, les États annuleront non seulement nos acquis obtenus grâce à la lutte et la résistance, mais elle portera aussi un coup sévère à nous – mouvements sociaux et à la société dans son ensemble. Les régimes antidémocratiques attendent simplement leur chance pour le faire.
 
Le gouvernement turc, par un décret du ministère de l’intérieur, a interdit aux associations et aux fondations de tenir des réunions en ligne de leur conseil d’administration ou de leurs membres pendant plusieurs mois, ce qui équivaut pratiquement à une interdiction d’organisation.
 
Dans la liste des sujets politiques que les États doivent rendre invisibles et muets, les prisonniers politiques sont en première ligne. Ce sont eux qui vivent actuellement les vies les plus précaires et sans défense. Afin d’éviter que le virus ne se propage dans les prisons, de nombreux États ont reporté ou réduit les peines de prison ou déclaré une amnistie, libérant ainsi de nombreux détenus. Certains gouvernements ont profité de cette occasion pour faire sortir de prison leurs propres partisans. En conséquence, des membres de la mafia, des meurtriers et des violeurs ont été libérés, tandis que les prisonniers de l’opposition et les prisonniers politiques, auxquels ces grâces ne s’appliquent évidemment pas, sont laissés pour compte.
 
Les régimes antidémocratiques qui considèrent les prisonniers de l’opposition comme des ennemis politiques attendent simplement qu’ils soient infectés en prison. Par conséquent, nous, qui sommes « à l’extérieur », devons défendre nos sœurs résistantes, les militants de l’opposition, les révolutionnaires et les prisonniers politiques « à l’intérieur », et protéger leurs vies ! Parce qu’elles sont l’une des forces principales dans la construction d’une vie libre, qui est une condition préalable à une fin durable des crises et du chaos. C’est pour cette raison qu’ils sont emprisonnés et c’est pour cette raison que nous devons les libérer.
 
L’industrialisme et les guerres hégémoniques
 
Dans la crise actuelle, une évaluation du lien entre la pandémie et l’industrialisation est nécessaire. Il serait erroné de blâmer l’industrie elle-même pour la pandémie, car le problème ne réside pas dans l’industrie elle-même, mais dans la manière dont elle est utilisée. Une industrie qui a été associée aux motifs de l’existence de l’humanité peut jouer un rôle décisif dans la transformation du monde en une troisième nature, c’est-à-dire dans l’établissement d’une relation écologique entre la première et la deuxième nature, tant pour la vie humaine que pour tous les êtres organiques et non organiques de la nature – rivières, mers, air, animaux, montagnes, terre. Cependant, une industrie qui est sous le contrôle du profit et du marché peut transformer le monde en enfer pour toute l’humanité, à l’exclusion d’une poignée de monopolistes. C’est ce qui nous arrive en ce moment.
L’industrialisme, avec l’État-nation et la production capitaliste, est le sommet de la modernité capitaliste. Sa fonction est de supprimer la société économique autosuffisante, en particulier la société des villages ruraux. Nous pouvons le constater concrètement dans notre pays, le Kurdistan – lieu actuel de la troisième guerre mondiale – et au Moyen-Orient en général. La société villageoise rurale, qui constituait encore il y a 30 ans l’essentiel de l’économie et de la société, est de plus en plus écrasée, acculée à la faillite et au chômage, plongée dans l’endettement et chassée des campagnes vers les villes. L’industrialisme a joué un rôle de premier plan dans les guerres du Moyen-Orient contre l’impérialisme et la modernité capitaliste. Les guerres pour l’eau et le pétrole sont importantes. Il en va de même pour les fuites massives et les déplacements de population.
 
La séparation de la société paysanne de sa terre doit être comprise comme une guerre. L’industrialisme devient ici actif en tant que monopole du pouvoir, ainsi qu’un monopole idéologique et économique. Les conséquences de la désintégration, causée par le fait que la société et l’économie se sont placées sous l’hégémonie de l’industrialisme selon la loi du profit maximum, sont devenues suffisamment évidentes au cours des 200 dernières années.
 
Nous devons construire une forces pour défendre la nature et la vie !
 
La crise est créée par le capital financier mondial, mais nous devons nous aussi nous interroger sur la mesure dans laquelle notre mode de vie est écologique et sur la signification de la vie écologique. Dans ce contexte, nous devons apporter des changements radicaux à nos vies, rendre notre mode de vie et nos comportements de consommation plus écologiques. Nous ne devons pas capituler devant
la modernité capitaliste en disant « je ne peux pas sauver le monde à moi seul de toute façon », ni nous isoler de notre environnement en disant « ma vie individuelle est écologique et respectueuse de l’environnement, donc ma conscience est claire ». Les deux auraient tort.
 
Satisfaire la conscience par un mode de vie écologique individualiste, sans lutter pour la nature et l’environnement, est conforme à l’idéologie capitaliste et aux tactiques du libéralisme, qui divisent les gens de la lutte collective.
En même temps, il est urgent de construire un mode de vie écologique et de défendre la nature tant au niveau individuel que collectif. À cette fin, nous devons constituer des forces pour la défense de la nature et de la vie. En tant que femmes, nous devons être les forces dirigeantes dans ce domaine, car cette crise, qui ressemble à une guerre contre les valeurs fondamentales de l’humanité, a le plus grand impact sur nous. C’est pourquoi nous nous défendrons, nous, notre existence, nos valeurs communes, la nature, notre planète et la vie dans tous les domaines !
 
– Nous ne confierons pas la santé des femmes et la santé sociale à l’État et nous ne céderons pas à l’industrie pharmaceutique et aux politiques de privatisation du néolibéralisme. Nous créerons des cliniques communales de santé féminine et sociale.
– Nous ne laisserons pas notre subjectivité politique être mise au congélateur ou enterrée dans une tombe. Nous continuerons nos luttes sociales avec créativité, nous nous organiserons et résisterons !
– Nous ne permettrons pas que les prisonniers politiques qui sont en prison parce qu’ils se sont élevés contre l’oppression soient abandonnés à la maladie et à la mort. Nous nous battrons pour leur vie et leur liberté !
– Contre les politiques de solitude, d’isolement et d’individualisation du système capitaliste, nous améliorerons et libérerons la vie avec la solidarité sociale, l’entraide et la communauté !
– La nature ne nous appartient pas, nous appartenons à la nature. Elle peut vivre sans nous, mais l’humanité ne peut pas vivre sans la nature. Nous ne permettrons pas qu’elle soit pillée, exploitée et détruite pour le profit. Pour cela, nous rendrons nos vies et notre consommation écologiques, et nous nous unirons contre les bandes voleuses du capital financier !
– Les racines de la crise, qui s’est manifestée sous la forme d’une pandémie, sont les mentalités de domination et d’exploitation. Par conséquent, nous ne pourrons nous libérer définitivement des crises et du chaos causés par le système que si nous mettons fin à toutes les formes d’exploitation et d’occupation. C’est en nous unissant que nous renforcerons la résistance contre l’occupation et l’exploitation des personnes, de la terre et de la nature !
– Nous exigeons un changement radical du système, dans lequel le travail, la production et la reproduction sont déterminés en fonction des besoins de la société et non du capital financier !
 
Nous sommes déjà en train de construire ce système démocratique, écologique et égalitaire. Les femmes montrent la voie à suivre dans ce domaine. Nous avons maintenant besoin d’une lutte commune et d’une organisation qui transcende les frontières et unisse nos résistances comme le rassemblement d’un fleuve géant qui se jette dans un océan.
Nous pouvons y parvenir car nous sommes des femmes et nous avons le pouvoir de changer le monde ! »
 
24 avril 2020
 
Komalên Jinên Kurdistan (KJK)
 

ROJAVA. Une adolescente kurde libérée après 6 mois de sévices subis de la part des gangs de la Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Après avoir été kidnappée par des gangs de la Turquie et subi divers sévices pendant plus de six mois, l’adolescente kurde, Sarah Abdullah Muhammad Ali, 16 ans, a été libérée contre une rançon.

Sara, qui du village de Maaraske, dans le sous-district de Sharawa, avait été kidnappée par le Front du Levant soutenu par la Turquie le 29 septembre 2019.

Son père, Muhammad Ali, avait également été kidnappé et emmené au quartier général de la police militaire dans la ville d’Afrin (anciennement l’école supérieure de commerce), pour être ensuite libéré.

Pendant sa détention, Sara a été soumise à de la torture physique et aux diverses sévices car elle était accusée de « haute trahison et de terrorisme » par l’occupation turque.

Elle a ensuite été enfermée dans la prison centrale de Maratah, à l’ouest de la ville d’Afrin, pour être récemment libérée après que son père ait payé une rançon de 3 millions de livres syriennes.

Les femmes kurdes sont particulièrement visées par les forces armées de la Turquie qui commettent des viols, tortures et des féminicides dans le cadre de la destruction de la société kurde.

Information donnée par : Human Rights Organisation -Afrin -Syria

COVID-19. Collecte de fonds pour le Rojhilat par le collectif Rojhilat Solidarity Fundraising

Les Kurdes du Rojhilat sont seuls face à la pandémie du coronavirus alors qu’ils sont victimes de la répression du régime des Mollahs iraniens. C’est dans ce contexte qu’un groupe de militants kurdes réunis autour d’un collectif ont lancé une campagne de dons pour essayer d’aider leurs frères et sœurs menacés par le COVID-19 alors qu’ils sont condamnés à la famine par le pouvoir iranien.
 
Voici l’appel à la solidarité d’avec les Kurdes d’Iran publié sur la page Facebook du collectif Rojhilat Solidarity Fundraising :
 
« La pandémie COVID-19 a mis les pays du monde entier dans une situation désastreuse. Cependant, les pays en marge de l’ordre mondial actuel sont dans une situation particulièrement difficile ; et les femmes, les classes ouvrières et les populations apatrides de ces régions font face à de nombreuses difficultés supplémentaires. Ici, en l’absence de systèmes de protection sociale et de santé publique adéquats dans leurs pays, des millions de personnes sont confrontées au dilemme vicieux de choisir entre la mort par COVID-19, ou la mort progressive par manque de travail et par la faim.
 
Après l’épidémie de coronavirus en Iran, et en l’absence de services gouvernementaux suffisants, les militants de Rojhilat (Kurdistan oriental en Iran) se sont organisés en assemblées qui se sont répandues dans toutes les villes et villages de la région en peu de temps, afin de fournir de l’aide et des services à tous ceux qui en ont besoin. Les assemblées ont été organisées à la base dans des quartiers socialement et économiquement défavorisés et sont rapidement devenues populaires auprès d’une grande partie de la société. Heureusement, en s’appuyant sur leur propre travail et sur la solidarité sociale, ces assemblées ont accompli de grands et admirables exploits dans de nombreuses villes et régions de tout le Kurdistan oriental. Jusqu’à présent, elles se sont concentrées sur la désinfection des lieux publics, ainsi que sur la distribution de produits de santé et d’hygiène aux membres les moins privilégiés de leurs régions. Cependant, étant donné l’état d’urgence permanent causé par COVID-19 et ses effets sociaux et économiques sur les secteurs les plus vulnérables de ces sociétés, tels que les travailleurs salariés et les Kolbars, les auto-assemblées du peuple à Rojhilat fournissent maintenant des colis alimentaires à toutes les populations touchées. Ce nouveau défi a rendu leur travail beaucoup plus difficile.
 
Nous, un groupe d’étudiants, de migrants et de demandeurs d’asile de la diaspora kurde, formons une auto-assemblée indépendante en solidarité avec nos homologues de Rojhilat et avec l’intention de soutenir leur cause. Nous pensons que les auto-assemblées populaires et autonomes constituent la richesse sociale et politique d’une société. Et dans une situation où de nombreuses personnes sont confrontées à un choix entre « COVID-19 ou la faim », et compte tenu de l’augmentation des budgets militaires et de sécurité en Iran au détriment des programmes et des institutions nécessaires au bien-être social, l’auto-organisation en assemblées populaires comme moyen d’aide sociale et de solidarité est d’une importance et d’une signification supplémentaires. Ce travail est d’autant plus vital qu’il est organisé indépendamment de tout État ou parti politique. Il est historique car il démontre qu’en ne comptant que sur elle-même, toute société peut s’organiser pour le bien public et au profit de la coexistence pacifique et de la solidarité entre ses membres.
 
C’est dans cet esprit que nous collectons des fonds pour nos homologues de Rojhilat, et nous appelons toutes les personnes et tous les groupes indépendants à venir en aide aux auto-assemblées autonomes et populaires de Rojhilat. Nous soulignons que nous collectons des fonds en consultation avec des membres connus et de confiance des auto-assemblées de toute la Rojhilat. Les fonds seront déposés sur des comptes bancaires appartenant aux auto-assemblées locales, et l’historique de toutes les transactions financières sera mis à la disposition des donateurs dans le but de faciliter une transparence totale tout au long du processus de collecte de fonds.
 
Notre objectif pour la première phase du projet est de 2500 $. Nous publierons les reçus financiers à la fin de la première phase. »
 
L’équipe organisatrice :
 
– Shiva Amelirad (doctorante, membre du syndicat des enseignants iraniens et militante syndicale)
– Fateme Abdi (doctorante, militante des droits des femmes)
– Goran Bahrami (comptable, activiste kurde)
– Leila Naderi (doctorante, militante des droits des femmes)
– Saman Lagzi (doctorant, militant kurde)
– Fouâd Oveisy (doctorant, rédacteur en chef de La stratégie Rojava)
– Morad Roohi (doctorant, syndicaliste et environnementaliste)
 

L’Allemagne juge un membre de l’Etat Islamique pour le génocide des Yézidis

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FRANCFORT – Le procès contre un Irakien accusé, entre autres, d’avoir laissé une fillette yézidie de cinq ans mourir de soif, a commencé devant un tribunal de Francfort.
 
Le procès d’un Irakien de 27 ans a débuté ce vendredi devant un tribunal de Francfort. Taha A.-J. est accusé d’avoir fait mourir de soif une fillette yézidie de cinq ans sous la torture. Il a été arrêté en Grèce et extradé vers l’Allemagne en octobre où il est détenu depuis. Le parquet fédéral accuse également le membre présumé de l’Etat Islamique (DAECH / ISIS) de génocide, d’appartenance à une organisation terroriste et de traite d’êtres humains.
 
Selon les enquêteurs, Taha A.-J. aurait acheté la fille et sa mère dans une base de l’Etat islamique en Syrie et les aurait gardées et maltraitées en tant qu’esclaves dans sa propriété de Fallujah, en Irak, entre juillet et septembre 2015.
 
Une membre de l’Etat islamique jugée à Munich
 
Parce que la jeune fille a uriné sur un matelas, le djihadiste aurait puni l’enfant et sa mère. La femme a dû passer 30 minutes pieds nus dans la cour du domaine à 50 degrés à l’extérieur à l’ombre. Le sol était si chaud que ses pieds brûlaient. L’homme aurait attaché la jeune fille à une grille de fenêtre avec du ruban adhésif dans la chaleur torride et l’a exposée au soleil de plomb. La fillette est morte de soif après une longue agonie.
 
Le parquet fédéral fonde son accusation sur les déclarations de la mère de la fillette qui a témoigné lors du procès de l’ancienne épouse d’A.-J.
 
Jennifer W., originaire de Lohne en Basse-Saxe, aurait regardé son mari faire mourir la fillette, sans intervenir. Un procès séparé contre Jennifer W. est en cours depuis environ un an devant un tribunal de Munich pour la même affaire décès. De plus, elle est accusée d’avoir patrouillé en tant que cadre de police de l’Etat islamique.
 
Capturé en Grèce
 
L’enquête a été ouverte parce que W. aurait raconté à un agent infiltré dans une voiture sur écoute le crime lorsqu’elle a tenté de rentrer en Irak. Elle a cependant été arrêtée en Bavière. Plus tard, la mère de la jeune fille a été retrouvée.
 
UN J. a été arrêté en Grèce en mai 2019. Il a été extradé vers l’Allemagne en octobre et est en détention depuis. Dans ce procès, il y aura 23 jours d’audience qui vont durer jusqu’à fin août.
 
 

ROJAVA. Une internationaliste des YPJ : l’antifascisme est une nécessité

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RiseUp4Rojava publie une série de vidéos d’internationalistes de différents pays qui se trouvent actuellement au Rojava.

 

SYRIE / ROJAVA – Les internationalistes qui ont rejoint les Kurdes du Rojava parlent de la signification de l’antifascisme et de la nécessité de lutter contre toute forme de fascisme alors que la région est menacée par la Turquie.

Une internationaliste du nom de Bawerin a déclaré : « Il y a différentes façons de lutter contre le fascisme et chacun peut trouver son propre rôle dans la lutte. Mais il est de notre devoir de nous y opposer et de nous coordonner et de nous organiser contre lui ».

 

Elle a ajouté que : « l’antifascisme est une nécessité en fonction de notre réalité. Nous voyons que dans le monde entier, nous sommes maintenant confrontés à une grande menace, provenant d’États, d’organisations ou de groupes fascistes. Il existe bien sûr de nombreuses manières de la combattre et chacun peut trouver son propre rôle dans cette lutte ».

 

ANF

TURQUIE. Cri du père d’Ibrahim Gökçek, membre du Grup Yorum en grève de la faim depuis 312 jours

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TURQUIE – ISTANBUL – « Le centre culturel où travaillent ces enfants a été maintes fois attaqué, ils ont été battus et leurs instruments cassés. Cette répression doit cesser et la justice doit prévaloir. Pour cela, les gens doivent faire pression sur le gouvernement: nous ne demandons pas justice seulement pour nos enfants, mais pour tout le monde. »
 
Ahmet Gökçek, le père d’Ibrahim Gökçek, qui jeûne depuis 312 jours pour exiger la fin de la répression dont sont victimes les membres de Grup Yorum, a lancé un nouvel appel à l’opinion publique avant que son fils ne meurt.
 
Ibrahim Gökçek, membre du groupe de musique Yorum, est au 312 jour du jeûne de la mort dans le quartier de Küçük Armutlu, à Istanbul. Son père, Ahmet Gökçek, qui attend près du lit de son fils en regardant son corps se fondre de jour en jour, a demandé que les demandes de son fils soient écoutées.
 
Ahmet Gökçek a appelé les gens à faire preuve de sensibilité en rappelant à tout le monde que le temps presse.
 
Gökçek a déclaré que son fils souffrait maintenant d’une variété de problèmes liés à la longue période de jeûne. Précisant qu’Ibrahim est toujours conscient et qu’ils parlent pendant la journée, Gökçek a souligné que son fils lui disait souvent qu’il avait de l’espoir et voulait que les gens essaient de faire plus d’effort pour que les demandes des membres du Grup Yorum soient acceptées par les autorités turques.
 
Soulignant que ces demandes étaient abordables, Gökçek a déclaré: « Ces enfants ne sont pas en grève de la faim parce qu’ils veulent mourir. Ces enfants veulent chanter et donner des concerts librement. Il n’est pas normal qu’un artiste ne puisse pas donner de concerts. Les artistes ont un tel besoin de produire et de donner des concerts, tout comme une personne a besoin d’air et d’eau pour vivre. Ils veulent que ces interdictions soient levées: il est difficile de penser à quelque chose de plus naturel que cela. »
 
Soulignant qu’ils n’attendent rien de l’État, qui est à l’origine de cette injustice, mais du peuple, Gökçek a déclaré que les gens devraient faire un effort supplémentaire pour pousser à la levée de ces interdictions.
 
Gökçek a déclaré: « Le centre culturel où travaillent ces enfants a été maintes fois attaqué, ils ont été battus et leurs instruments cassés. Cette répression doit cesser et la justice doit prévaloir. Pour cela, les gens doivent faire pression sur le gouvernement: nous ne demandons pas justice seulement pour nos enfants, mais pour tout le monde. »
 
Gökçek a souligné que leurs enfants avaient attendu depuis 4 à 5 ans pour que leurs demandes soient satisfaites et ont entamé une grève de la faim en dernier recours. « Ils ont arrêté tous les membres du groupe Yorum. Certains d’entre eux ont dû se rendre à l’étranger en raison de pressions. »
 
Ibrahim est l’aîné des trois enfants d’Ahmet Gökçek. Il est né en 1980 et est bassiste au Grup Yorum depuis 16 ans.
 
Gökçek a ajouté: « Ces enfants aiment la vie, pas la mort. Helin Bölek aimait vivre, mais nous l’avons perdue. Ibrahim dit la même chose dans toutes nos conversations. Il dit qu’ils donneront à nouveau des concerts et cette fois ils s’adresseront à un million de personnes. Il n’a jamais perdu espoir. Bien sûr, lorsque leurs demandes seront satisfaites, ils arrêteront cette action. Parce qu’ils veulent vivre. Ils veulent chanter et retourner à leurs concerts. »
 
Ahmet Gökçek a souligné qu’il s’attend à ce que des dizaines de milliers de personnes se rendent aux concerts du Grup Yorum au cours de cette période. Il a dit qu’il y avait des voix très faibles d’autres artistes et a souligné que ces voix devraient être beaucoup plus fortes.
 
Rappelant qu’il ne s’agit pas d’exigences inacceptables, Gökçek a finalement appelé chacun à faire tout ce qu’il peut.
 
Repartage réalisé par la journaliste Zeynep KURAY pour l’agence kurde ANF

L’INALCO forme des enseignants kurdes en ligne

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EDUCATION. Le monde coronavirussé sera « online » ou ne le sera pas. Depuis le début de l’épidémie du coronavirus (COVID-19), des milliards d’humains sont confinés chez eux, cessant de se deplacer pour continuer leurs activités sociales, éducatives ou culturelles. Mais des initiatives ont fleuri sur internet, permettant à la majorité des ces confinés de rester en contacte, tant bien que mal, avec leurs proches etc. ou encore continuer à suivre les activités citée ci-dessus.
 

L’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) vient d’annoncé que « l’Association européenne des enseignants du Kurdistan (YMK) dont l’Inalco est membre a développé un projet de formation en ligne à destination des locuteurs de kurde pour pallier le manque d’enseignants kurdes en Europe. »

Voici les détails de la formation

Cette formation de niveau C2 se déroulera sur 5 jours entre le 6 et le 10 juillet 2020 (30h). 20 personnes se sont déjà inscrites.

Les enseignants partenaires de ce projet porté par l’Inalco sont issus des universités de Toronto (Canada), de Joalingen (Pologne), d’Amsterdam, de Newroz (Irak), de Rojava (Syrie), de Middlesex (London), de Stuttgart, d’Essen (Allemagne), etc.

Cette formation intensive gratuite et ouverte à tous est entièrement dispensée en kurde. Elle a pour objectif de former des enseignants capables d’enseigner et traduire au niveau européen dans les disciplines suivantes : littérature, linguistique kurde, méthodologie de la recherche, psychologie et ethnopsychologie, philosophie, sociologie, anthropologie et socio-linguistique.

A l’issue de la formation, un certificat de formation pédagogique en kurde sera délivré par l’Inalco.

Les candidats intéressés peuvent postuler jusqu’au 30 avril.

Pour postuler :
Porteur du projet à l’Inalco : M. Ibrahim Seydo

par e-mail : ibrahimseydo@hotmail.com
par WhatsApp : 0033 699  902 625

Nous, le collectif féministe de Kurdistan au féminin, nous aussi, nous avons lancé des cours de kurde en ligne pour débutants, essentiellement pour des francophones, depuis 21 avril. Alors, en attendant de retrouver la liberté, venez nous retrouver en ligne pour apprendre le kurde, ou pour discuter tout simplement.
 
Restons à la maison mais restons connectés pour faire de belles choses en ligne.
 
 
 
 

TURQUIE. Les autorités turques ouvrent le Ramadan avec le cadavre d’un prisonnier kurde

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TURQUIE / BAKUR – Alors que la Turquie, comme le reste du monde musulman, ouvre le mois du Ramadan, Mustafa Koçak un Kurde emprisonné injustement, est mort après 297 jours de grève de la faim car la justice turque l’avait condamné à la perpétuité aggravée, sans preuves.
 
Mustafa Koçak, qui a été condamné à la réclusion à perpétuité aggravée à cause du témoignage d’un informateur, était en prison depuis plus de 2 ans. Il vient de décédé d’une mort atroce après près de 300 jours de grève de la faim pour avoir droit à un procès équitable. Il pesait à peine 30 kilos…
 
Mustafa Kocak* était en jeun de la mort, comme Helin Bölek et Ibrahim Gökcek des membres de la formation musicale Grup Yorum. Comme Bölek et Gökçek, Kocak était accusait par les autorités turques d’être membre du Le Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), organisation d’extrême gauche turque d’idéologie marxiste-léniniste dont les partisans assistaient régulièrement aux concerts du Grup Yorum. Grup Yorum a un local à Okmeydanı, un quartier d’Istanbul où de nombreuses personnes soutiennent le DHKP-C.
 
Pourquoi Mustafa Koçak est mort ?
 
Mustafa Koçak a été arrêté lors de l’opération qui a commencé avec les déclarations d’un informateur en 2017. Quelque 200 personnes ont été arrêtées lors des mêmes procédures.
 
Lors de la parodie de procès, Mustafa Koçak a été reconnu coupable d’avoir participé à la prise d’otages du procureur Mehmet Selim Kiraz, à la suite du classement du dossier de Barkin Elvan, 14 ans, tué par la police turque lors de manifestations dans le parc Gezi dans le été 2013.
 
Le procureur a été tué le 31 mars 2015 sous les tirs des policiers turcs lors du raid.
 
Depuis août 2010, les parents de Mustafa Koçak ​​menaient des action de protestation sur place de Taksim, le lieu emblématique des Mères du Samedi, au cœur d’Istanbul. Ils appelaient à un procès équitable pour leur fils et portaient des linceuls blancs et tenaient dans leurs mains une photo de Mustafa. Chaque fois, la police turque les attaquait.
 
Les avocats de Mustafa Koçak avaient précédemment saisi la Cour de cassation, qui devrait examiner son dossier. Cependant, la Cour de cassation avait reporté ses audiences en raison de l’épidémie du coronavirus (COVID-19).
 
Les avocats de Koçak avaient récemment appelé les autorités turque à libérer d’urgence leur client, avec un médical attestant qu’il avait été soumis à la torture et qu’il ne pouvait pas rester en prison en raison de son état de santé.
 
 
 
 
 
 
 
 

24 avril. On n’oublie pas le génocide arménien, ni aucun des massacres commis par l’Etat turc depuis un siècle

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Aujourd’hui, malgré le confinement dû au coronavirus (COVID-19) on n’oublie pas le 24 avril, La journée de commémoration du génocide arménien commis en 1915, par l’empire ottoman.
 
La date du 24 avril a été choisi pour la journée de commémoration du génocide arménien car ce jour a eu lieu la rafle de près de 270 intellectuels arméniens à Istanbul (Constantinople), ouvrant le début du massacre d’environ un million deux cent mille Arméniens d’Anatolie et d’Arménie occidentale entre avril 1915 et juillet 1916. Ce chiffre correspond à deux tiers des Arméniens qui vivaient alors sur le territoire actuel de la Turquie et qui ont péri du fait de déportations, famines et massacres de grande ampleur.
 
Le génocide arménien a été planifié et exécuté par le Comité Union et Progrès (CUP, mais connu également sous le nom de « Jeunes-Turcs »), sous les auspice des officiers Talaat Pacha, Enver Pacha et Djemal Pacha….
 
On n’oublie pas non plus que certains traîtres Kurdes ont participé comme hommes de main à ce génocide.
 
On n’oublie pas non plus les « Justes » kurdes qui ont sauvé des Arméniens, notamment à Dersim, les sauvant du génocide.
 
On n’oublie pas non plus des dizaines de milliers de Kurdes massacrés lors de la guerre entre la Russie et la Turquie à la même époque mais que beaucoup ont « oubliés ».
 
On n’oublie pas non plus les innombrables massacres commis par la Turquie et l’empire ottoman qui sont toujours restés impunis jusqu’aujourd’hui et on n’oublie pas que la Turquie n’a jamais cessé de massacrer les peuples de l’Anatolie, de la Mésopotamie, du Kurdistan, tantôt à cause de leurs origines ethniques, tantôt à cause de leurs religions…
 
On n’oublie rien de cela et on se recueille devant la mémoire de chaque victime de ces génocides, sans faire de distinction ethnique ou confessionnelle entre elles. Elles sont toutes nos frères et sœurs qu’on pleurera et pour lesquelles on luttera pour obtenir « justice » en faisant condamner officiellement l’Etat turc devant les instances internationales.
 
Ayez une belle journée et gardez l’espoir car les jours meilleurs nous ont promis leur venue. 

La Suède a extradé un réfugié kurde vers la Turquie

SUÈDE – Le réfugié kurde, Resul Ozdemir a été extradé vers la Turquie. La Suède a collaboré avec les renseignements turcs (MIT) pour son extradition. Ozdemir, qui a survécu aux massacres de Cizre de février 2016, a été condamné à près de 15 ans de prison par la « justice » turque.
 
Fin 2015, début 2016, l’État turc a perpétré des massacres et des crimes de guerre pour écraser l’autonomie gouvernementale populaire mise en place dans plusieurs localités kurdes du Bakur (Kurdistan du Nord]. L’État turc, qui n’a pas pu digérer la résistance pour l’autonomie gouvernementale à Cizre, a brûlé plus de 1 000 civils, notamment des jeunes, dans les localités de Cizre, Sur, Nusaybin, Silopi… et chassé de leurs terres plusieurs centaines de milliers de Kurdes en détruisant leurs maisons. Les jeunes qui ont survécu aux massacres ont été torturés et envoyés en prison comme pour les punir d’avoir survécu aux massacres.
 
À cette époque, l’adolescent kurde Resul Özdemir, qui avait 17 ans et qui vivait avec sa grand-mère à Cizre, a également été blessé lors des attaques. Il y a deux ans, il avait réussi a se réfugié en Suède, où se trouvait sa famille, pour être soigné. Malgré la présentation de toutes les preuves de sa situation politique, y compris la décision de justice turque qui l’avait condamné à 15 ans de prison pour « terrorisme », la Suède a refusé la demande d’asile d’Özdemir. Il y a six mois, le jeune homme a été emprisonné pour être extradé vers la Turquie, en violation du droit d’asile en vigueur en Suède…
 
Une extradition illégale
 
L’extradition du réfugié kurde a également été abordé dans les médias suédois. En dépit de toutes les initiatives juridiques du public et les avocats qui ont appelé à la libération d’Özdemir, il a été extradé en Turquie ces derniers jours. Les médias turcs ont affirmé qu’Özdemir était le «responsable du YDG-H [Mouvement patriotique de la Jeunesse révolutionnaire – Yurtsever Devrimci Gençlik Hareketi-, mouvement de jeunesse proche du PKK.] Cizre».
 
Alors que les frontières nationales suédoises sont fermées en raison de l’épidémie du coronavirus (COVI-19), les autorités suédoises ont extradé Özdemir vers la Turquie en collaborant directement avec les renseignements turcs, sans même avertir sa famille et ses avocats.
 
Une extradition pour protéger les intérêts étatiques de la Suède
 
Le père Hacı Özdemir, qui a donné des informations au journal Yeni Ozgur Politika au sujet de l’extradition de son fils, a déclaré avoir appris les nouvelles de son fils par sa mère qui vivait à Cizre. L’État turc l’a condamné à 15 ans de prison sans aucune preuve concrète, ajoutant que le gouvernement suédois l’avait une nouvelle fois blessé son fils en piétinant les droits de l’Homme au nom de ses intérêts étatiques. Précisant qu’il avait parlé pour la dernière fois avec son fils au téléphone le 20 avril, Özdemir a déclaré: « Ils l’ont emmené dans une cellule au 2ème étage du poste de police. Pendant la nuit, ils l’ont exposé à la torture psychologique en allumant les lumières et en parlant fort. Il a compris qu’il serait désormais délivré. Et il nous l’a dit aussi. Nous avons demandé aux institutions officielles par l’intermédiaire de ses avocats. Mais ils ont dit qu’il n’y avait rien de tel. Nous allons poursuivre ces institutions », a déclaré Özdemir, ajoutant que l’approche de tous les États à l’égard du peuple kurde était comme l’histoire du «loup et de l’agneau» de La Fontaine…
 
Par BARIŞ BALSEÇER

TURQUIE. Tuer des enfants kurdes et célébrer la « fête » des enfants

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TURQUIE – Aujourd’hui 23 avril, l’Etat turc célèbre, la « fête » des enfants à travers tout le pays, y compris au Kurdistan du Nord (Bakur). Ce même Etat qui tue des enfants kurdes depuis un siècle à cause de leurs origines ethniques. (Sans parler de la date du 23 avril qui précède le 24 avril, La journée de commémoration du génocide arménien commis par l’Empire ottoman en 1915…)
 
Rien que ces 18 dernières années, sous le gouvernement AKP, environ 200 enfants kurdes ont été tués par les forces armées turques.
 
Uğur Kaymaz, Ceylan Önkol et Berkin Elvan ne sont que 3 de ces enfants tués pour ne pas avoir été de « bons Trucs ». Cette »fête » d’enfants est un mensonge célébré sur des cadavres d’enfants, qu’ils soient kurdes, arméniens, syriaques, yézidîs ou arabes… 

Apprendre le kurde en ligne, c’est simple comme bonjour

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LANGUE. Depuis que le coronavirus est entré dans nos vies, nous les membres de l’équipe Kurdistan au féminin et quelques camarades, on est comme des enfants impatients, voulant faire tant de choses qu’on voulait faire depuis longtemps mais qu’on différait sous des prétextes farfelus car on manquait de courage. Une de ces « belles coches » qu’on a faite est la mise en place des cours de kurde en ligne, (le confinement COVID-19 oblige).
 
Ainsi, depuis mardi 21 avril, en tant que francophones, vous pouvez assister à des cours de kurde (dialecte kurmancî, niveaux grands-débutants et A-1) en ligne à raison de 3 cours hebdomadaires pour chaque niveau, jusqu’au 21 mai.
 
Les cours de kurde sont dispensés, gratuitement, via l’application ZOOM et partagés sur la page Facebook « Apprendre le kurde en ligne » simultanément, sauf problèmes dus aux aléas du direct.
 
Alors, qui que vous soyez, comme disait un sage mystique d’un autre âge, venez apprendre cette belle langue qu’est le kurde et qu’on a interdite à des générations de Kurdes dans le cadre d’un génocide linguistique faisant partie des projets d’extermination du peuple kurde par les quatre Etats colonialistes occupant le Kurdistan.
 
Rendez-vous ce soir, à 19 heures, pour la deuxième séance de cours de kurde en ligne. Profitons du chaque instant de la vie car on ne sait pas ce que nous réservent les jours ou les mois à venir en ces temps étranges. Venez rejoindre les Kurdes afin de faire de belles choses ensemble pour construire un monde digne de nos enfants.
 
Les détails concernant les cours et les conditions de participation :
 
-Cours de kurmancî pour grands débutants francophones
-Cours de kurmancî niveau A-1 A-2 pour ceux qui veulent améliorer leur niveau du kurmancî
 
Le planning des cours pour débutants :
 
Mardi 19h-20h (heure d’Europe centrale)
Jeudi 19h-20h
Samedi 19h-20h
 
Le planning pour le niveau A- A-2 :
 
Mardi 20h-21h (heure d’Europe centrale)
Jeudi 20h21h
Samedi 20h21h
 
Pour participer aux cours assurés par Nebiyê DÛRO, il faut envoyer un email à <apprendrekurde@gmail.com> avec les information suivantes à fournir :
 
Prénom:
Niveau souhaité:
Numéro de téléphone pour WhatsApp:
 
Nous allons réunir tous les participants dans deux groupes Watsapp pour leur envoyer le lien des cours qui auront lieu sur l’application ZOOM (et sur la page Facebook Apprendre le kurde en ligne, si tout fonctionne comme prévu). Les cours seront enregistrés et mis en ligne par la suite.
 
Rojeke xweş ji bo wera / Belle journée à vous !