TURQUIE. Un mineur syrien abattu par la police turque à Adana
Grand succès pour les cours de kurde en ligne
Les détails concernant les cours d’un mois :
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ROJAVA. Une jeune Yézidie de 16 ans libérée des mains des terroristes de l’EI
Être femme et réfugiée, difficile fardeau des femmes kurdes de Lavrio

Voici son témoignage :





Campagne mondiale pour aider le Rojava menacé par le COVID-19 et la Turquie

Que vaut la vie d’un Kurde en Turquie ?
TURQUIE / BAKUR – Un citoyen turc qui était en Suède a attrapé le coronavirus (COVID-19). Le gouvernement turc a envoyé un avion pour le ramener chez lui.

En 2014, Muharrem Taş, un enfant de 2 ans vivant à Van, en Turquie, est tombé gravement malade et son père a appelé une ambulance. Ils lui ont dit qu’à cause de la neige, ils ne pouvaient pas venir chercher l’enfant. Son père a porté le garçon sur son dos sur 16 km, dans un sac, en essayant de l’emmener à l’hôpital. Le gamin est mort sur le chemin.
La différence ? L’un est un pauvre enfant kurde de Turquie. L’autre est un riche citoyen turc.
Via Mark Cambpell
L’écrivain kurde, Musa Anter a 100 ans
Musa Anter, alias Ape Musa (littéralement «oncle Musa» en kurde), était un écrivain, journaliste et intellectuel kurde important qui a été assassiné par le JITEM* turc en septembre 1992.
Anter, qui a écrit des articles dans le quotidien Ozgur Gundem et l’hebdomadaire Yeni Ulke , a été tué par balle à Diyarbakir. Attirés de son hôtel par un appelant qui lui a demandé de l’aider à régler un litige immobilier, Anter et un ami sont partis en taxi avec un inconnu, âgé entre 25 et 30 ans. Quand ils ont commencé à soupçonner qu’un piège était en train d’être tendu, ils ont exigé de sortir du taxi. L’homme qui les accompagnait est également sorti et, ayant marché devant eux, a commencé à leur tirer dessus avec un pistolet.
Anter a été touché par quatre balles et est décédé peu après. L’ami, touché par deux balles, a été grièvement blessé. Amnesty International a signalé qu’un pistolet de 9 coups de 9 mm avait été utilisé lors de l’attaque, qui aurait eu lieu en périphérie de la ville près d’un poste de police et d’un poste de contrôle de la circulation. Anter, qui ne vivait pas à Diyarbakir, visitait la ville pour signer ses livres lors d’un festival culturel.
Les principaux livres d’Anter sont :
- Birina Reş – Blessure noire (1959)
- Qimil – Punaise des bois (1962)
- Ferhenga Kurdî-Tirkî – Dictionnaire kurde/turc (1967)
- Hatıralarım I – Mes souvenirs I (1991)
- Hatıralarım II – Mes souvenirs I (1992)
- Vakayiname (1992)
- Fırat Marmara’ya Akar – Euphrate coule vers le Marmara (1996)
- Çinara Min – Mon platain (1999)
«Musa Anter, explique Me Jacoby, est un écrivain et un journaliste kurde de grande renommée qui ne peut absolument pas passer pour un extrémiste. Il était à Diyarbakir pour assister au Festival des trois cultures. On est venu le chercher à son hôtel sous prétexte d’un rendez-vous avec les acheteurs d’un terrain qu’il possédait dans la région et qu’il désirait vendre. Un ami, journaliste lui aussi, l’accompagnait. On les a emmenés en voiture dans le nord de la ville où ils ont été abattus. Musa Anter est mort et son ami, Orhan Miroglu, a été très grièvement blessé. Trois journalistes du journal local, «Diyarbakir aujourd’hui», alertés par téléphone par la police, se sont dirigés vers le lieu du crime. Ils ont croisé une ambulance, dont le chauffeur leur a conseillé de faire demi-tour, puis une voiture dont ils ont relevé le numéro et qui les a fait stopper. Il y avait à bord trois hommes en civil armés jusqu’aux dents. Ces hommes les ont braqués, puis deux d’entre eux sont monté dans leur voiture et les ont contraints, sous la menace de leurs armes, à suivre l’autre véhicule. Ils ont ainsi parcouru plus de 70 kilomètres en franchissant de multiples barrages de police qui laissaient passer les voitures sans problème. Les trois journalistes ont été tabassés et interrogés sans relâche; puis après avoir pris des consignes par talkie-walkie, leurs bourreaux les ont abandonnés sur le bord d’un chemin. Ils ont eu la vie sauve parce que le rédacteur en chef de leur journal est un ami très proche du super-préfet de la région.»
Dans l’Humanité datant du septembre 1992.
*JİTEM : Organisation de renseignement de gendarmerie turque – Jandarma İstihbarat ve Terörle Mücadele ou Jandarma İstihbarat Teşkilatı (JİTEM), était actif surtout dans dans les années 1990.
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Grève mondiale pour le climat : « Reverdir le Rojava »
De nombreux militants de la campagne « Make Rojava Green Again (reverdir le Rojava) » ont participé à la grève mondiale du climat en ligne depuis le nord de la Syrie et en Europe.
En guise de contribution à la grève mondiale pour le climat « Les Jours pour le futur », qui cette fois a dû avoir lieu en ligne en raison de la pandémie de Coronavirus (COVID-19), des militants de « Reverdir le Rojava » (Make Rojava Green Again) et de la Commune internationaliste travaillant avec les Kurdes et les autres peuples de la Syrie du Nord et de l’Est sont partis tôt le matin pour nettoyer une forêt voisine et ramasser les ordures qui traînaient. La forêt est considérée comme quelque chose de spécial, car dans la période précédant la révolution, le régime syrien a abattu presque tous les arbres afin de cultiver des monocultures à grande échelle.
Des militants du mouvement « Make Rojava Green Again » ont également pris part à la grève mondiale en ligne depuis l’Europe.
La veille, « Make Rojava Green Again » et la Commune internationaliste du Rojava avaient appelé tout le monde à se joindre à la grève mondiale #ClimateStrikeOnline et à partager leurs actions.
Voici la déclaration de « Make Rojava Green Again » et de la Commune internationaliste du Rojava:
« En cette période de pandémie de Corona et de distanciation sociale, ce type d’action mondiale nous rassemble tous (…) et va dans le même sens : la construction d’une société écologique et libre. Nous rêvons d’une société fondée sur des valeurs écologiques sociales.
Sociales, parce que le problème de la crise écologique et surtout de la crise climatique ne peut être résolu sans « s’attaquer résolument aux problèmes de société ». Pour rendre ce point plus concret, les conflits économiques, ethniques, culturels et de genre, parmi tant d’autres, sont au cœur des plus graves bouleversements écologiques auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui – à part, bien sûr, ceux qui sont produits par les catastrophes naturelles ». (Murray Bookchin)
Et écologique, car les problèmes sociaux ne peuvent être résolus sans que nous renouvelions notre lien avec la nature, que nous la respections et que nous la comprenions dans son ensemble ».
33 balles ou la fusillade de 33 civils kurdes par l’Etat turc en juillet 1943