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Le Festival du film kurde de Londres s’ouvre avec 4 films d’Yilmaz Güney

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LONDRES – La douzième édition du festival du film kurde de Londres aura lieu en ligne à cause de la pandémie du coronavirus. Cette année, le LKFF organise le Festival mondial du film kurde dont le thème de cette année est « Mon Kurdistan ». L’ouverture du festival se fera avec 4 films du cinéaste légendaire Yilmaz Güney.
 
Le Festival mondial du film kurde ouvrira ses portes avec les œuvres de Yilmaz Güney. Quatre des films du réalisateur kurde seront présentés pour la première fois dans leur version restaurée et sous-titrés en anglais.
 
Seyyit Han (La mariée de la Terre), le premier film réalisé indépendamment par Yilmaz Güney, est une simple histoire d’amour qui se déroule dans le contexte de la vie rurale en Turquie. Il est considéré par beaucoup comme le début du cinéma comme moyen de critique sociale turque.
 
Umut (Espoir) est l’histoire d’un homme analphabète et de sa famille, dont l’existence dépend de ses revenus en tant que chauffeur de taxi. Lorsqu’un de ses chevaux est tué par une voiture, il est clair que ni la justice ni la charité ne prévaudront. Joué par Yilmaz Güney, l’homme entame une lente glissade dans le désespoir. Alimenté par un optimisme infatigable, il part dans le désert à la recherche d’un trésor mythique perdu, glissant de plus en plus dans ce moment ultime et inéluctable où l’espoir devient lui-même la dernière terrible illusion.
 
Suru (le Troupeau) était un film réalisé pendant le deuxième emprisonnement de Yilmaz Güney. Ce film raconte l’histoire d’une famille de paysans du Kurdistan du Nord qui décide de vendre ses moutons à cause d’une vendetta. Pendant leur long trajet en train, des pots-de-vin doivent être versés aux petits fonctionnaires, des moutons sont volés et la femme malade d’un des fils de la famille tombe gravement malade. Un film primé comprenant le meilleur film et le meilleur réalisateur. Le Troupeau a été salué par la critique internationale.
 
Yol (la Route), co-réalisé par Yilmaz Güney, lors de son propre emprisonnement en Turquie, a remporté la prestigieuse Palme d’Or au Festival de Cannes en 1982. Le film de renommée internationale nous donne un aperçu des problèmes contemporains endurés par Les Kurdes de Turquie ont fusionné avec les histoires de 5 prisonniers kurdes qui ont obtenu un congé d’une semaine dans les foyers. En parcourant les paysages et les villes, ils rencontrent de nombreuses difficultés à s’adapter au monde extérieur ainsi qu’une oppression continue de la part de leurs familles, de la société et de l’État. Le film a été interdit en Turquie jusqu’en 1999.
 

Les Kurdes célèbrent le 30e anniversaire de l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne pour le Kurdistan d’Irak

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KURDISTAN DU SUD – Il y a 30 ans jour pour jour, le Conseil de sécurité de l’ONU décidait d’instaurer une zone d’exclusion aérienne dans la région kurde d’Irak pour éviter que le dictateur Saddam Hussein ne commettent d’autres massacres après le génocide al-Anfal en 1988. 

En ce trentième anniversaire de la résolution 688 du Conseil de sécurité des Nations Unies, les autorités kurdes ont renommé une des rues les plus fréquentées de la capitale Erbil (Hewler) en l’honneur de l’ancien premier ministre britannique Sir John Major pour son rôle essentiel dans l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne pour le peuple kurde en Irak en 1991. Une autre a été rebaptisée « Safe Heaven (Paradis sécurisé) », en référence à la sécurité que la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies a apportée aux zones kurdes réprimées par le régime de Saddam Hussein.

Cette décision a été prise alors que la région du Kurdistan commémore le 30e anniversaire de la résolution 688 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a ouvert la voie à une zone d’exclusion aérienne appliquée par les membres permanents du Conseil ainsi qu’à une aide humanitaire.

L’ancien premier ministre britannique, Sir John Major, a joué un rôle essentiel pour rallier le soutien aux Kurdes et leur fournir l’aide et la sécurité nécessaires.

La rue portant le nom de l’ancien premier ministre est située dans un quartier du centre-ville d’Erbil, entourée de tours d’affaires et de restaurants.

« Lorsque John Major verra les photos de la rue qui porte son nom, je sais qu’il se sentira honoré et humble », a déclaré James Thornton, consul général du Royaume-Uni à Erbil, lors de la conférence de presse, en remerciant les autorités du gouvernement régional du Kurdistan d’avoir renommé la rue.

Kurdistan24

FRANCE. Des politiciens, journalistes, avocats et cinéastes appellent à la libération d’Ocalan

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PARIS – Des dizaines de politiciens, d’avocats, d’universitaires et de journalistes en France ont appelé à la libération du leader kurde Abdullah Öcalan tenu en isolement depuis 22 ans.
 
Le texte de l’appel intitulé « Liberté pour Öcalan » a été publié dans le journal Humanité.
 
Parmi les 76 premiers signataires figurent le philosophe Noam Chomsky, l’éditeur Nil Anderson, la cinéaste Carmen Castillo, l’écrivain Chloé Verlhac, le sociologue Michael Löwy, le président du groupe parlementaire du parti France Insoumise Jean-Luc Melenchon, le réalisateur Robert Guédiguian.
 
L’appel se lit comme suit:
 
La situation en Turquie et au Moyen-Orient échappe à tout contrôle. La communauté internationale doit agir maintenant et exiger la fin de la violence et de l’effusion de sang.
 
Le peuple kurde est la première victime des agressions.
 
Malgré les efforts héroïques des Kurdes pour vaincre Daesh et construire une nouvelle société dans le nord de la Syrie, le monde est resté les bras croisés pendant qu’ils étaient attaqués, massacrés et soumis à un nettoyage ethnique par les troupes turques et les milices djihadistes alliées.
 
Entre 2013 et 2015, un processus de paix existait bien entre le gouvernement turc et le leader politique kurde emprisonné Abdullah Öcalan. Mais, malgré les appels répétés des Kurdes à une solution pacifique et négociée du conflit, le président Erdogan a brusquement interrompu ce processus et opté pour le retour à la violence et à l’effusion de sang.
 
Il est temps que cela cesse.
 
L’heure est venue de lancer un nouveau processus de paix.
 
Le temps est venu de mettre fin aux 22 années d’emprisonnement et d’isolement inhumain subis par Abdullah Öcalan et de lui permettre de jouer son rôle essentiel pour la paix.
 
La campagne « Liberté pour Öcalan » appelle toutes les femmes et hommes politiques, la société civile et la communauté internationale au sens large, à agir maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.
 
Soutenez nos appels pour ouvrir les portes de la paix :
 
– Fin immédiate de l’isolement et libération du leader politique kurde emprisonné Abdullah Öcalan
 
– Fin des persécutions politiques à l’encontre de toutes les figures de l’opposition et libération de tous les prisonniers politiques détenus dans les prisons turques
 
– Fin des opérations militaires turques dans le nord-est de la Syrie et en Irak
 
– Un nouveau processus de paix avec la pleine participation et le soutien de la communauté internationale
 
Premier Signataire en France :
 
-Carmen CASTILLO, cinéaste
-Noam CHOMSKY, philosophe
-Nils ANDERSON, éditeur
-Josèphe ANDERAS, écrivain
-Jean ECKIAN, journaliste
 
-Pierre BANCE, journaliste-écrivain
 
-Chloé VERLHAC, écrivaine
 
-Ménager MARC, réalisateur
 
-Michael LÖWY, sociologue
 
-Robert GUÉDIGUIAN, cinéaste
 
-Jean-Luc MELENCHON – président du groupe France Insoumise à l’assemblée nationale
 
-Sandra REGOL – secrétaire nationale adjointe EELV
 
-Jean-Christophe LAGARDE – président de l’UDI
 
-Pierre LAURENT, vice-président du PGE
 
-Clémentine AUTAIN, députée de Seine-Saint-Denis
-François PUPPONI, député du Val d’Oise
 
-Laurence COHEN, sénatrice du Val de Marne
-Esther BENBASSA, sénatrice écologiste de Paris
 
-Olivier BESANCENOT, porte-parole NPA
 
-Patrick LE HYARIC, directeur du journal L’Humanité, ancien député européen
 
-Danielle SIMMONET, conseillère de Paris
 
-Pierre SERNE – conseiller régional d’île de france
 
-Jean-Christophe SELLIN – conseiller régionale occitanie
-Corinne MOREL DARLEUX, écrivaine et conseillére régionale Auvergne Rhône Alpes
 
-Jean-Pierre BLAZY, maire de Gonesse
 
-Charlotte BLANDIOT-FARIDE, maire de mitry-mory
 
-Sylvie JAN, présidente de France-Kurdistan
 
-Ara TORANIAN, coprésident du Conseil de coordination des organisations arméniennes françaises (CCAF)
-Jérémie Chomette, directeur de la Fondation Danielle Mitterand
 
-Dominique SOPO – président de sos racisme
 
-Renée LE MIGNOT – co-présidente du mrap
 
-André MÉTAYER, président honoraire des amitiés kurde de bretagne
 
-Joël DUTTO, président de la Coordination Nationale solidarité Kurdistan
 
-Sergio CORONADO, ancien député
 
-Patrick FARBIAZ, porte-parole peps
 
-Thiruchothi THIRUKULASINGAM, responsable de l’international council of eelam Tamils
 
-François DEVEDJIAN, avocat
-Ludivine GLORIES, avocate
 
-Thomas AUTRIC, avocat
 
-Rémy NOUGIER, avocat
 
-Romain FUGIER, avocat
 
-Maud HAMZA, avocate
 
-Morgane ARMAND, avocate
-Laurie LESAGERE, avocate
 
-Patricia PERRIEN, avocate
 
-Perrine TEISONNIERE, avocate
 
-Nathalie GOURIOU, avocate
 
-Pascale CHABERT MASSON, avocate
-Annelie DESCHAMPS, avocate
 
-Teddy FRANCISOT, avocat
 
-Philippa DEBUREAU, avocate
-Dr. Chiara PISTOCCHI, Maître de Conférences
-Olivier RAVEL, chercheur CNRS
-Boris CHENAUD, Physicien, Enseignant-Chercheur Université de Montpellier
-Daniel BARTEMENT, Géographe, Enseignant-Chercheur, Université Paul-Valéry
-Christine PERRET, enseignante
 
-Simone LOPEZ, agrégée de Lettres
 
-Delphine PETIT, enseignante
-Julien LANDAIS, enseignant
-Laurence CHALENDAR, enseignante
-Jean Claude CARCENAC, enseignant
-Chris DEN HOND, vidéo-journaliste
-Mireille COURT, journaliste indépendante
 
-Mady MERCIER, infirmière retraitée
 
-Jean-Louis COUTURE, agronome
 
-Francis CAUVY, kinésithérapeute
 
-André COMTE, retraité fonction publique.
 
-Pascal VOLPELLIÈRE, musicien
 
-Frédérique TAMAGNE, consultante-formatrice et coach
 
-Robert KİSSOUS, Économiste
 
-José BROCHIER, agronome
 
-Robert KİSSOUS, économiste
-Léonie BUISSON, NPA
 
-Parick SEGUIN, PG
 
-Myriam BUI-XUAN, génération-s
 
-Annie PANNIER, retraitée militante active
-Marie-Claire VANNEUVILLE, retraitée, militante associative

La diaspora arménienne appelle l’État français à prendre des mesures fermes face aux Loups Gris

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PARIS – Hier, un groupe de fascistes turcs encagoulés a attaqué le centre kurde de Lyon, saccageant le local et blessant 4 Kurdes présents sur les lieux avec des barres de fer et des battes de baseball. Une attaque sanglante qui a indigné notamment la diaspora arménienne qui a subi des attaques similaires en automne dernier dans la région lyonnaise.
 
C’est dans ce climat de colère que le Conseil de coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF) appelle l’État français à prendre des mesures fermes face aux Loups Gris turcs inféodés au régime turc qui sèment la terreur sur le sol français.
 
Voici le communiqué de CCAF:
 
Le CCAF exprime sa plus vive indignation après l’attaque perpétrée ce samedi 3 avril contre une association kurde de Lyon membre du réseau du Conseil démocratique kurde de France.
 
L’attaque a été orchestrée par un groupe de jeunes Turcs ou d’origine turque qui sembleraient appartenir aux « Loups gris » , organisation fasciste et paramilitaire turque dissoute en France en novembre dernier à la suite des attaques répétées à Décines et celles de Vienne et de Dijon contre les Français d’origine arménienne.
 
Depuis de nombreuses années, les nervis islamo-nationalistes à la solde d’Erdogan s’en prennent en Europe, aux démocrates turcs, aux ressortissants d’origine arméniennes et aux représentants de la communauté kurde, comme cette fois-ci à Lyon.
 
Cette agression à caractère fascisant s’inscrit dans le cadre de la montée de l’expansionnisme turc au Caucase, au Moyen-Orient, en Méditerranée et en Europe.
 
Elle exige une riposte ferme des pouvoirs publics français en particulier sur le plan pénal et de réelles mesures de protection en faveur des opposants à Erdogan et au panturquisme sur le territoire national.
 
Nous demandons au gouvernement et en particulier aux ministères de la Justice et à celui des Affaires étrangères de se montrer moins frileux et complaisants envers les menées d’Ankara qui portent en germe de graves menaces sur l’ordre public et l’intégrité de la France et de ses ressortissants.
 
Nous exprimons notre totale solidarité au (Conseil Démocratique kurde en France), au mouvement progressiste kurde, et à l’ensemble des forces qui disent non à la politique criminelle de l’Etat turc à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières.
 

Les combattantes des YPJ : Nos forces ont été créées pour libérer les femmes

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SYRIE / ROJAVA – Le 4 avril 2013, les unités de protection des femmes (YPJ) étaient formées par les femmes kurdes du Rojava et la lutte héroïque de ses combattantes face à l’Etat islamique (EI / DAECH) et d’autres organisations terroristes – dont ceux de la Turquie – qui ont envahi la Syrie suscitait l’admiration à travers le monde.
 
A l’occasion du huitième anniversaire de la fondation des YPJ, les combattantes kurdes et arabes qui ont rejoint les rangs des YPJ déclarent que leurs unités ont été créées pour libérer les femmes.
 
Le 4 avril 2013, les unités de protection des femmes de l’YPJ ont annoncé leur création, et après la tenue de la première conférence, ses premières brigades ont été formées. Il s’agit de la brigade des martyrs Ruken dans le district de Janders dans le canton d’Afrin, tandis que la brigade Adalat a été formée dans la ville de Qamishlo, et la brigade de Tigre a été formée à Kobanê.
 
La première martyre fût Slava qui est tombée le 29 mai 2013, lors d’une confrontation avec des groupes de mercenaires alignés sur les ordres turcs, qui ont lancé leurs attaques sur les villages d’Afrin, et se sont concentrés à l’époque sur les villages du district de Sherawa.
 
A l’occasion du huitième anniversaire de la fondation de ces unités, l’agence ANHA a rencontré les combattants arabes et kurdes des YPJ.
 
Les YPJ ont été créées pour protéger les femmes
 
Nujan Khabur
 
Nujan Khabur, qui a rejoint le YPJ au début de 2013, a déclaré : « Nous avons annoncé la création des unités de protection des femmes à l’occasion du jour de naissance du leader Ocalan, qui est considéré comme la naissance de l’humanité et de la vie libre. Nos unités ont été créées pour être une force de protection des femmes. »
 
Elle a ajouté : Le leader a fait un effort pour reconstruire la personnalité d’une femme libre et indépendante, et afin de préserver cet effort, nous devons préserver et développer l’héritage de la lutte des femmes, et cela exige la lutte sans relâche. Nous resterons fidèles à nos martyres Berivan et Slava, qui ont été parmi les premiers fondatrices des unités de femmes ».
 
Nujan a mentionné que ce qui distingue les Unités de Protection des Femmes YPJ des autres forces, disant que ses membres sont issues de toutes les composantes de la Syrie, telle une mosaïque, et qu’elles ont pu libérer les femmes de l’esclavage, notant que « l’ennemi cible principalement les femmes pour leur rôle pionnier et leur lutte face aux attaques des mercenaires et à l’occupation. »
 
A la fin de son discours, elle a déclaré : « Nos espoirs et nos aspirations sont la liberté des femmes, l’application de la justice et de l’égalité, et la sécurité et la paix. Par conséquent, nous allons intensifier nos activités au sein des forces militaires et réaliser les objectifs des martyres. »
 
Les femmes combattantes ont lutté avec courage contre les mercenaires
 
Aylam Manbij
 
Avec la libération de nombreuses régions et villages arabes, des dizaines de femmes arabes ont rejoint les rangs des YPJ pour protéger leur terre et leur peuple, dont la combattante Aylem Manbij, qui a rejoint les rangs au début de 2017.
 
Aylam Manbij a parlé à l’agence ANHA de la raison de son adhésion, et elle a déclaré : « À Manbij, nous étions soumis à l’injustice, à la violence et à la persécution des mercenaires de Daech ».
 
Aylam dit que le YPJ n’est pas seulement pour les femmes kurdes, mais pour toutes les composantes prendre une place en leur sein, ainsi les jeunes femmes de toutes les composantes peuvent s’y joindre et y jouer leur rôle.
 
La combattante Aylam Manbij a beaucoup lu les livres et volumes du leader sur les femmes et leur liberté, et en a été affectée, et dit à cet égard, que les idées du leader diffèrent en termes d’influence sur la vie de l’individu et de direction vers la liberté.
 
Elle a conclu son discours en appelant les femmes à se dresser contre les attaques de l’occupation et à se donner la main et s’unir pour leur liberté.
 

FRANCE. En criminalisant les militants kurdes, l’État français a encouragé les Loups Gris turcs

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PARIS – Le 23 mars dernier, 10 militants kurde ont été arrêtés à Marseille, Paris et Draguignan pour « participation à une association de malfaiteurs ». Sept d’entre eux sont toujours en prison et tous – y compris les personnes relâchées – sont interdits d’entrer en contact avec des associations kurdes de France. Une criminalisation manifeste des organisations kurdes par les autorités françaises qui utilise les Kurdes de France comme variable d’ajustement dans ses relations avec la Turquie. Ce qui a d’ailleurs encouragé un groupe de Loups Gris turcs encagoulés qui ont blessé hier quatre militants kurdes dans une association kurde de Lyon qu’ils ont saccagée à coups de barres de fer et de battes de baseball.

 

Le Collectif Internationaliste Marseille Solidarité Kurdistan appelle les autorités françaises à cesser de criminaliser les Kurdes de France en collaborant avec le régime turc: 

STOP à la répression contre le mouvement kurde ! PAS de collaboration avec le fascisme de l’État turc !
 

Répression et attaques contre le mouvement kurde (et ses militant.e.s)…

Mardi 23 mars dernier, 10 personnes de la communauté kurde ont été interpellées et arrêtées par la brigade antiterroriste : 2 à Paris, 2 à Draguignan et 6 à Marseille. Leurs domiciles ont été violemment perquisitionnés, ainsi que le siège de l’association kurde à Marseille. Elles sont officiellement accusées de participation à une association de malfaiteurs, de financement d’une organisation terroriste et d’extorsion en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste. Il semblerait qu’une enquête, en cours depuis plusieurs mois soit à l’origine de ces arrestations. 


Cette semaine, nous n’avions que très peu de nouvelles des camarades incarcéré.es : 3 ont été relâché.es, une personne sans contrôle judiciaire et deux sous assignation à résidence (une sous contrôle judiciaire simple, et une sous bracelet électronique). Elles ne peuvent ni être en contact avec certaines personnes ni sortir autour d’un certain périmètre (avec interdiction formelle de se rendre au Centre Démocratique Kurde de Marseille). Aujourd’hui, les sept personnes encore en détention sont réparties dans différentes prisons de haute sécurité dans les environs de Paris. Elles sont passées devant le JALD (juge administratif des libertés et de la détention) mais leurs demandes de sorties ont été refusées sous prétexte de risque de récidive. Elles vont donc rester en détention provisoire jusqu’à la date encore incertaine de leur procès, sachant que cela peut durer des mois. Au moins trois des personnes ont une santé fragile (leucémie, problèmes cardiaques…) et leur état n’est pas compatible avec une détention. 
Il s’agit d’un des plus gros coups de filet de la police française dans les réseaux militants kurdes ces dix dernières années, et il intervient quelques jours après un échange téléphonique entre Macron et Erdogan et une rencontre de leurs 2 ministres des affaires étrangères, en plein Conseil Européen sur la géopolitique internationale.
La pression sur la communauté kurde est constante : la même semaine, près d’une centaine de personnes d’origine kurde ont été convoquées dans différents commissariats, partout en France. A Paris, la même semaine Vedat Bingol, ancien président du Conseil Démocratique Kurde a été convoqué pour outrage à Erdogan et propagande terroriste. 

De plus, la répression en France sur les demandeurs et demandeuses d’asile ainsi que sur les réfugié.e.s kurdes s’accentue : en septembre 2020 Memet Yalçin a été renvoyé en Turquie alors qu’il était enregistré en tant que demandeur d’asile depuis plus de dix ans ; Huseyin, alors détenu en Centre de Rétention, écope de trois mois de prison pour ne pas avoir fait le test anticovid afin d’empêcher les autorités françaises de le livrer à la Turquie. 
Ceux et celles qui ont le statut de réfugié.e.s politiques se retrouvent souvent menacées de ne pas voir reconduit leur titre de séjour après expiration, ou bien même de se le voir retirer, et ce malgré sa validité en cours. 

Nous venons d’apprendre, ce samedi 3 avril, qu’un groupe de fascistes turcs, les Loups Gris (supposé être interdit en France) a attaqué le centre kurde à Lyon armés de barre de fer, saccageant tout sur leur passage et faisant 4 blessé-es.

Une collaboration entre l’état français (et les états européens) et l’état turc selon leurs intérêts géostratégiques

Encore une fois, les kurdes servent de monnaie d’échange aux tractations entre l’Europe et la Turquie dans le but d’améliorer les relations entre la France et Ankara. 
C’est grave et ces arrestations soulèvent plusieurs points qu’il nous semble important de questionner. 


La France accorde l’asile à des personnes venues se réfugier sur son territoire pour raisons politiques et fuir un régime totalitaire. Mais à la demande de ce même régime, pour apaiser ses relations diplomatiques et obtenir des intérêts géostratégiques, elle les arrête par la suite, au motif de leurs activités en faveur des droits humains dans leurs pays d’origine, qualifié de terrorisme. 


Rappelons que la communauté continue de subir, en Europe, des menaces et des attentats extra-nationaux orchestrés par les services de renseignement turcs (MIT), à l’instar de l’assassinat des trois femmes et militantes kurdes à Paris en 2013, dont les commanditaires, bien qu’identifiés, n’ont pas été inquiétés par la justice. 


Par ailleurs, la France soutient et accompagne logistiquement les forces résistantes kurdes qui se battent sur le terrain contre l’État Islamique et ont en charge la gestion du camp où sont enfermés les détenus djihadistes français et leurs familles dans le Nord de la Syrie3. D’un côté, l’état et son armée soutiennent les kurdes lorsqu’il s’agit de combattre le terrorisme islamique, de l’autre, et pour obtenir des faveurs d’Erdogan. Il les arrête et les emprisonne pour terrorisme. Ces arrestations de militant.es kurdes sur le sol français ne sont rien de moins qu’une trahison d’une ignoble hypocrisie. Pour asseoir ses intérêts, la France n’hésite pas à pactiser avec les dictateurs au mépris des droits humains et de ses engagements envers les kurdes. 

Une répression pour anéantir un projet de société alternatif

Le triple féminicide de Sakine, Fidan et Leyla perpétré à Paris par un membre du MIT (service secret turc) n’est pas dû au hasard : il concerne trois militantes kurdes luttant pour le droit des femmes. Sakine a inspiré et a eu un rôle important dans le mouvement des femmes kurdes. L’objectif de l’état turc était d’anéantir le PKK et le projet émancipateur qui le caractérise. A savoir que le gouvernement turc multiplie les réformes patriarcales, défavorables aux femmes, et laisse impunis les crimes commis envers elles4.

Si les femmes ont une place primordiale au sein des mouvements kurdes, le mouvement de la jeunesse a un rôle moteur de part sa force, ses capacités d’imagination, et l’espoir qu’elle porte en elle.


Ainsi, la répression contre les jeunes est forte : on notera notamment qu’au sein des nombreuses arrestations des membres de la communauté kurde du 23 mars, la moitié sont des jeunes de moins de trente ans.

A cela se rajoutent les interpellations et les arrestations d’internationalistes effectuées le 8 décembre dernier « neuf militant·e·s libertaires, écologistes, pro-Kurdes, féministes et anti-racistes ont été perquisitionné·e·s et arrêté·e·s par la DGSI. Après plusieurs jours de garde à vue, deux furent libéré·e·s, deux autres placés sous contrôle judiciaire et cinq placé·e·s en détention provisoire. » Ils et elles sont « sont accusé·e·s de « participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ayant pour objet la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personnes », tel que défini dans l’article 421-1 du code pénal.  » Les « lois antiterroristes » « servent aujourd’hui de base juridique pour traquer ceux qui ont voulu combattre le djihadisme en Syrie. Avoir pris les armes contre l’Organisation de l’État islamique devient un élément à charge pour la machine policière. »

En France, la répression que subissent les membres de la communauté kurde et les nombreuses arrestations des kurdes et internationalistes montrent non seulement la collaboration de l’état français avec l’état turc pour des intérêts géostratégiques, mais aussi la volonté d’écraser un projet politique alternatif – le confédéralisme démocratique – qui effraie les états capitalistes européens.

Liberté pour les camarades détenu.e.s en prison et dans les CRA !
Arrêt total des poursuites à leur encontre !
Retrait immédiat du PKK de la liste des organisations terroristes !
STOP à la collaboration française avec les états fascistes totalitaires !

 
Communiqué publié ici

FRANCE. Les nervis turcs des Loups Gris frappent de nouveau !

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LYON – Ce samedi 3 avril vers 14 h un commando d’une quinzaine d’individus cagoulés ont pénétré dans le local de l’association kurde Mésopotamie à Lyon. Armés de barres de fer, ils ont non seulement tout cassé dans le local(matériel informatique, télévision, etc…) mais aussi agressé violemment les 4 personnes présentes dont certaines ont dû être hospitalisées.
 
Ces nervis sont à l’évidence membres des « Loups Gris » turcs, organisation para militaire turque à la solde du gouvernement d’ Erdogan en lien avec les services spéciaux turcs.
 
Les mêmes individus s’étaient récemment signalés dans la nuit du 20 mars en taguant des menaces sur le local qu’ils viennent de dévaster.
 
Les mêmes encore avaient, cet été, fait une démonstration violente de haine anti arménienne dans les rues de Décines.
 
On ne pourra pas s’empêcher de faire une corrélation entre ces agissements criminels et le fait que le Consulat turc de Lyon publie (à destination des forces de répression turques) des listes de militants kurdes, turcs et français à « surveiller », voire à « neutraliser »…
 
Les « Loups Gris » ont été récemment dissous en France ce qui s’avère manifestement sans effet sur une organisation « clandestine ».
 
L’hypocrisie n’a que trop duré !
 
Les autorités françaises attendent-elles qu’il y ait des morts ?
 
Nous affirmons notre solidarité pleine et entière avec l’association Mésopotamie et au delà avec la communauté kurde de Lyon.
 
Nous condamnons avec force ce nouvel acte de violence inouïe et exigeons que toute la lumière soit faite et que les agresseurs soient jugés.
 
Nous exigeons que les autorités françaises, quelles qu’elles soient et à quelque niveau que ce soit, prennent enfin les mesures propres à mettre un terme à ces comportements criminels.
 
COMMUNIQUE DE LA COORDINATION LYONNAISE SOLIDARITE KURDISTAN

Manifestation kurde à Lyon contre les attaques des Loups Gris turcs

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LYON – Aujourd’hui, un groupe de fascistes turcs encagoulés a attaqué le centre kurde de Lyon, saccageant le local et blessant 4 Kurdes présents sur les lieux avec des barres de fer et des battes de baseball.
 
Suite à l’attaque de la maison de la Mésopotamie par les fascistes turcs aujourd’hui, les Kurdes de Lyon appellent à manifester demain, dimanche 4 avril, à 13 heures, au départ de la place Mazagran.
 
Il ne fait aucun doute que la criminalisation des Kurdes par les autorités françaises a encouragé les Loups Gris (soi-disant interdits en France après l’agression des Arméniens de France en automne 2020) à attaquer les Kurdes en France.
 
Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) y voit la main des services secrets turcs (MIT) derrière cette attaque fasciste:
Nous sommes profondément indignés d’apprendre qu’une vingtaine de « loups gris » à la solde de l’islamo-fasciste turc Erdogan ont attaqué aujourd’hui, samedi 3 avril, l’association kurde de Lyon membre de notre réseau.
Les loups gris vêtus de cagoules, ainsi que de battes de baseball et d’armes blanches, ont attaqué avec la plus grande violence notre association de Lyon et passé à tabac ses membres. 4 kurdes se trouvant dans l’association ont été blessés jusqu’au sang par les dangereux nervis d’Erdogan.
C’est la deuxième attaque des fascistes turcs contre les membres de la communauté kurde de Lyon en l’espace de seulement 2 semaines. Il n’est pas anodin que ces attaques violentes et organisées des loups gris à l’encontre de la communauté kurde en France interviennent à l’issue du rapprochement diplomatique turco-français.
En France aussi, les Kurdes sont aujourd’hui la cible des islamo-fascistes turcs. Des groupes soi-disant interdites par le gouvernement français s’organisent ouvertement et en toute impunité pour attaquer les communautés kurde et arménienne de France. C’est avec les termes les plus forts que nous dénonçons l’attitude laxiste adoptée par le gouvernement français à l’égard des nervis d’Erdogan en France.
Il est clair que, à l’instar de précédentes attaques perpétrées par les loups gris sur le sol français, cette dernière attaque est entièrement orchestrée par les services de renseignements turcs afin de semer le chaos sur le territoire national.
Nous alertons les organisations de la société civile sur cette menace grave que semblent ignorer les services de renseignement français qui n’ont rien fait pour empêcher cette attaque, tout comme ils n’ont pas bougé pour prévenir l’assassinat des trois militantes kurdes en 2013 à Paris.
Aussi, nous demandons instamment au Ministère de l’intérieur et à ses services compétents de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des associations membres de notre réseau en France, ainsi que celle des membres de la communauté kurde de France.
Le Conseil Démocratique Kurde en France

IRAN. Situation alarmante des droits humains au Rojhilat

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IRAN / ROJHILAT – L’Iran continue de persécuter sévèrement les kurdes du pays. Exécutions, torture, arrestations, interdiction d’enseigner la langue kurde… les données publiées par le Réseau des droits de l’Homme du Kurdistan (KHRN), dans un rapport récent ne font que confirmer le drame vécu par les Kurdes du Rojhilat (Kurdistan de l’Est sous l’occupation iranienne).
 

Le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN) a présenté son rapport mensuel sur la situation des droits de l’homme à Rojhilat (Kurdistan oriental). Le rapport montre que la situation déjà dramatique de la partie kurde de la population iranienne continue de s’aggraver.

Selon les informations recueillies par le centre de statistiques et de documentation du KHRN, un prisonnier kurde a été exécuté par l’Iran, un civil a été abattu par la police et trois kolbars ont perdu la vie en transportant des marchandises dans les zones frontalières au cours du mois dernier. . Dans le même temps, dix kolbars ont été abattus et blessés par les forces militaires iraniennes. En mars, au moins 25 civils et militants kurdes ont été arrêtés et au moins 22 autres ont été condamnés à des peines de prison différentes. En outre, deux civils ont été blessés dans des explosions de mines terrestres et trois travailleurs ont été blessés dans des incidents de travail.

Les exécutions

Le 14 mars, l’Iran a exécuté un prisonnier kurde de 33 ans de Bukan, Nasser Valizadeh, à la prison centrale d’Orumiyeh. Il a été arrêté en 2014 et inculpé de «meurtre prémédité».

Kolbars

La situation des porteurs de marchandises (kolbars) et des commerçants frontaliers (kesikbar) au Kurdistan oriental reste également dramatique. Selon le rapport, trois kolbers sont morts au cours du mois dernier alors qu’ils transportaient des marchandises dans la zone frontalière. Deux d’entre eux sont morts de froid, un autre a été tué sous la torture par des soldats turcs et dix autres ont été blessés à la suite de tirs par les forces iraniennes.

Arrestations

Au moins 25 civils et militants kurdes ont été arrêtés par les forces de sécurité iraniennes dans diverses villes du Kurdistan iranien au cours du mois dernier. Si quatre de ces détenus ont été arrêtés pour purger des peines de prison, la dernière situation d’au moins 14 d’entre eux n’est pas connue.

Peines de prison

En mars, au moins 22 civils et militants kurdes ont été condamnés à des peines allant de six mois et de 30 coups de fouet à 15 ans de prison. Parmi ces personnes, 13 ont été condamnées à six mois de prison et 30 coups de fouet pour avoir protesté contre l’offensive de l’armée turque contre la ville kurde de Serêkaniyê (Ras al-Ain), au Rojava, dans le nord de la Syrie.

Explosions de mines terrestres

Le 2 mars, KHRN a documenté deux explosions de mines terrestres à Rojhilat. Les détonations ont blessé un fermier et un berger.

Accidents du travail

En outre, au moins trois travailleurs kurdes ont été blessés au cours du mois dernier à la suite d’une chute de hauteur pendant le travail.

Le KHRN avait également signalé précédemment que le 17 mars, la police iranienne avait tué le civil kurde Sirwan Mohammadi, âgé de 25 ans, après avoir ouvert le feu sur un groupe de personnes dans la ville de Darreh Drezh, dans la province de Kermanshah. La police les aurait abattus pour les empêcher de se rendre dans la ville de Dolatabad pour participer à une bagarre qui avait eu lieu entre deux groupes. Un homme de 70 ans, Ali Ahmadi, a également été gravement blessé et emmené à l’hôpital à la suite de la fusillade de la police.

Détenu malade ramené en prison avant la fin du traitement

En outre, le prisonnier politique kurde Kamal Sharifi, qui purgeait la 13e année de sa peine de 30 ans de prison en exil interne dans la prison de Minab de la province d’Hormozgan, a été victime d’une crise cardiaque le 1er mars et a été conduit à l’hôpital de la ville. Il avait été renvoyé en prison après quatre jours d’hospitalisation sans avoir terminé son traitement. Sharifi a été transporté à l’hôpital une deuxième fois le 7 mars et a subi une angioplastie. Cependant, une fois de plus, il a été ramené en prison avant la fin de son traitement. Des sources proches de la famille des prisonniers ont déclaré au KHRN que cette situation avait mis en danger sa vie.

 

Gergerlioğlu: Ce n’est pas moi qui suis emprisonné, mais 90 000 personnes qui ont voté pour moi

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TURQUIE – Le député du HDP « pro-kurde », Ömer Faruk Gergerlioğlu qui a été emprisonné après la révocation de son mandat d’élu, a déclaré: « Je suis le député du peuple, même en prison. Nous reviendrons définitivement. Aucune tyrannie ne pourra nous arrêter. »
 
Le député du HDP (Parti démocratique des peuples), Ömer Faruk Gergerlioğlu, a été maltraité et traîné hors de son appartement sans chaussures lors de son arrestation vendredi soir. Le député de Kocaeli avait été déchu de son mandat parlementaire le 17 mars en raison d’une condamnation définitive. Le député de Kocaeli a été emmené à l’hôpital en raison de douleurs thoraciques et cardiaques après avoir été placé en détention. Des images de l’arrestation montrent qu’il a été soumis à des violences de la part de la police pendant son arrestation. Cet après-midi, Gergerlioğlu a été emmené à la prison de haute sécurité de Sincan après que son passage à l’hôpital où son traitement a été interrompu par les pressions du régime turc sur les médecins pour qu’il soit envoyé en prison.
 
Un message vidéo enregistré avant l’arrestation de Gergerlioğlu a été publié aujourd’hui sur son compte Twitter. Le député déclare:
 
« Cette vidéo a été enregistrée avant mon emprisonnement. Je serai probablement en prison pendant que vous le regardez maintenant. Je voudrais dire ceci, des tentatives ont été faites pour me priver de ma délégation par fraude. Cela a été fait sur papier, mais je ne fais pas partie de ces députés sur papier. Je fais partie de ces députés qui sont dans le cœur du peuple. Je combattrai cette illégalité jusqu’au bout. Faites savoir à tout le monde parce que les gens nous ont fait confiance. Ce traitement contre nous est en fait dirigé contre le peuple. Ce n’est pas moi qui suis emprisonné, mais 90 000 personnes qui ont voté pour moi. De plus, 83 millions de personnes dont j’ai reçu la représentation sont victimes d’une grande injustice et leur volonté a été emprisonnée. J’ai reçu les votes de 90 000 personnes de Kocaeli, mais j’ai été député du peuple, de 83 millions de personnes, et je continuerai de l’être.
 
Aucun usurpateur (…) ne peut nous l’enlever. Aucune puissance ne pourra tuer l’espoir de paix des peuples de Turquie. Nous continuerons de faire entendre notre voix en faveur des droits humains. Nous demanderons à nouveau la fin de la purge des KHK (décret-loi), de l’injustice concernant la question kurde et des violations des droits dans les prisons. Nous exigerons à nouveau la fin des enlèvements, de la torture, des fouilles à nu et des autres formes de mauvais traitements. (…) Je suis député du peuple, même en prison. Nous ne sommes pas uniquement député au parlement. Cela se fait dans le cœur du peuple; Je le sais très bien. Je sais aussi que des gens de tous les segments de la société prient pour moi. Nous reviendrons définitivement. Aucune tyrannie ne peut nous arrêter. »
 

FRANCE. Quatre blessés lors d’une attaque des Loups Gris turcs contre un centre kurde à Lyon

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LYON – Vers 14h ce samedi, une vingtaine de Turcs cagoulés sont entrés dans locaux du centre culturel kurde de Lyon situés dans la Maison de la Mésopotamie à la Guillotière avec des barres de fer cassant tout sur leur passage. Les quatre Kurdes présents ont été sauvagement agressés. Blessés, ils ont été évacués par les pompiers. 

L’association culturelle de Lyon dont les membres ont été visés avait déjà dénoncé il y deux semaines des menaces et des inscriptions attribuées aux Loups gris sur la porte de son local situé en rez-de chaussée.

Les initiales du parti ultra nationaliste turc MHP ainsi que les lettre RTE (pour Recep Tayyip Erdogan), avaient été taguées.

Il ne fait aucun doute que la criminalisation des Kurdes par les autorités françaises a encouragé les Loups Gris (soi-disant interdits en France après l’agression des Arméniens de France en automne 2020) à attaquer les Kurdes en France.

Le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) y voit la main des services secrets turcs (MIT) derrière cette attaque fasciste: 
 
Nous sommes profondément indignés d’apprendre qu’une vingtaine de « loups gris » à la solde de l’islamo-fasciste turc Erdogan ont attaqué aujourd’hui, samedi 3 avril, l’association kurde de Lyon membre de notre réseau.
 
Les loups gris vêtus de cagoules, ainsi que de battes de baseball et d’armes blanches, ont attaqué avec la plus grande violence notre association de Lyon et passé à tabac ses membres. 4 kurdes se trouvant dans l’association ont été blessés jusqu’au sang par les dangereux nervis d’Erdogan.
 
C’est la deuxième attaque des fascistes turcs contre les membres de la communauté kurde de Lyon en l’espace de seulement 2 semaines. Il n’est pas anodin que ces attaques violentes et organisées des loups gris à l’encontre de la communauté kurde en France interviennent à l’issue du rapprochement diplomatique turco-français.
 
En France aussi, les Kurdes sont aujourd’hui la cible des islamo-fascistes turcs. Des groupes soi-disant interdites par le gouvernement français s’organisent ouvertement et en toute impunité pour attaquer les communautés kurde et arménienne de France. C’est avec les termes les plus forts que nous dénonçons l’attitude laxiste adoptée par le gouvernement français à l’égard des nervis d’Erdogan en France.
 
Il est clair que, à l’instar de précédentes attaques perpétrées par les loups gris sur le sol français, cette dernière attaque est entièrement orchestrée par les services de renseignements turcs afin de semer le chaos sur le territoire national.
 
Nous alertons les organisations de la société civile sur cette menace grave que semblent ignorer les services de renseignement français qui n’ont rien fait pour empêcher cette attaque, tout comme ils n’ont pas bougé pour prévenir l’assassinat des trois militantes kurdes en 2013 à Paris.
 
Aussi, nous demandons instamment au Ministère de l’intérieur et à ses services compétents de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des associations membres de notre réseau en France, ainsi que celle des membres de la communauté kurde de France.
 
Le Conseil Démocratique Kurde en France

La communauté internationale doit assumer ses responsabilités concernant le camp al-Hol

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SYRIE / ROJAVA – Un haut cadre kurde a mis en garde le monde contre les futures terroristes de haut rang de l’Etat islamique (EI) formés dans le camp d’Al-Hol, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités en éliminant ce grand danger. Il a déclaré que les opérations de sécurité ne sont pas suffisantes pour conjurer cette menace.
 
En cinq jours d’opération de grande échelle, les forces arabo-kurdes ont arrêté 125 cellules dormantes de DAECH dans le camp al-Hol abritant des familles de DAECH où les femmes radicalisées vivent avec des réfugiés qu’elles tuent régulièrement.
 
L’agence ANHA a interviewé le porte-parole des Unités de protection, Nouri Mahmoud, au sujet des fouilles de sécurité menées à al-Hol.
 
« Mission difficile »
 
Sur l’évaluation de 5 jours consécutifs de l’opération, il a déclaré: «Le camp d’Al-Hol est vaste et comparable à celui de Kobane ou Derik en taille, et la tâche était difficile, mais nos forces ainsi que les forces de sécurité intérieure ont été en mesure de réaliser l’objectif souhaité professionnellement, malgré les capacités simples.
 
Et ils ont pu, sérieusement, fouillé complètement le camp et atteindre les 80% requis des objectifs souhaités. À un moment où nous sommes confrontés à une mentalité terroriste de l’EI qui est toujours vivante parmi les résidents du camp, et à un moment où ils essaient de cacher certaines des cibles. »
 
«Le danger existe»
 
Mahmoud a souligné que le danger du camp d’al-Hol, qui abrite des milliers de familles de mercenaires de l’Etat islamique, ne se terminera pas par une ou deux opérations de sécurité, et a déclaré: « Jusqu’à présent, nous pouvons dire que le danger demeure et continue. »
 
Il a poursuivi en déclarant: « Nous avons mené des opérations de sécurité sur le terrain, mais la mentalité dans le camp n’a pas pris fin, et ce n’est que grâce aux opérations de sécurité qui ne prendraient pas fin. La mentalité continue et présente un danger, et nécessite des mesures plus importantes, car le processus de sécurité est insuffisant pour l’éliminer. »
 
«Mesure temporaire»
 
« L’opération de sécurité était une mesure temporaire pour mettre fin au dilemme de l’EI dans le camp qui nécessite plus d’étapes », a-t-il ajouté.
 
Mahmoud a confirmé que le camp d’Al-Hol est devenu un fardeau majeur pour l’administration autonome et les forces militaires, et a déclaré: « Les familles de l’Etat islamique et du camp d’Al-Hol sont un dilemme international, et ce fardeau est une ponction sur les capacités des peuples du nord-est de la Syrie et de l’administration », notant que l’administration porte ce fardeau que la communauté internationale n’a pas encore traité sérieusement.
 
Malgré tout cela, la région et ses habitants, à travers son administration et ses institutions sécuritaires et militaires, ont mené l’opération avec succès. »
 
« Tentatives de contrecarrer l’opération »
 
Nuri Mahmoud a évoqué les tentatives de contrecarrer l’opération dans plusieurs points du camp, et a déclaré: « Les mesures prises par les forces participantes ont empêché cela, car tout le monde a travaillé pour atteindre les résultats et les objectifs souhaités de l’opération.
 
Tout le monde a bien joué son rôle en 5 jours sans s’arrêter. 5 000 membres des Forces de sécurité intérieure et nos combattants n’ont ménagé aucun effort pour peigner tout le camp. »
 
« Autres étapes »
 
Le porte-parole des YPG a indiqué que la première phase de «Humanité et sécurité» est terminée, mais il y a d’autres étapes à suivre plus tard.
 
Sur ce qui doit être fait pour mettre fin au danger du camp d’Al-Hol, et les implications pour la communauté internationale et les pays qui ont des citoyens dans le camp, Nuri Mahmoud a déclaré: « La question du camp d’Al-Hol est très important.
 
La communauté internationale doit traiter sérieusement, légalement et éthiquement cette question, car la grande majorité de ceux qui vivent dans le camp d’Al-Hol sont les familles des terroristes de l’Etat islamique qui ont quitté la région d’Al-Baghouz.
 
Nous considérons ces familles de l’EI comme des civils, mais elles ont une mentalité extrémiste très dangereuse, et elles demandent instamment de tuer sous les noms d’apostats et d’infidèles, et c’est une maladie psychologique. »
 
Soulignant qu’il est nécessaire de traiter ces personnes d’un «aspect mental, intellectuel et juridique pour éliminer ce risque».
 
« Tribunaux de Hisbah et de Charia »
 
Nuri Mahmoud a indiqué que les familles de l’EI dans le camp d’Al-Hol ont créé les comités Hisbah (La hisba ou hisbah est le principe islamique désignant le devoir d’ordonnancement du bien et d’interdiction du mal) et les tribunaux de la charia (loi islamique) et ont rendu des décisions, et au cours des trois premiers mois de cette année, ils ont tué plus de 47 personnes avec des armes et des objets tranchants.
 
Il a décrit cela comme « des crimes majeurs dans ce camp » et a ajouté: « Ces familles ne sont pas contrôlées faute de ressources; la communauté internationale ne s’acquitte pas de ses responsabilités face au dilemme. Malheureusement, c’est une lecture erronée de l’avenir ».
 
« Terroristes chevronnés »
 
Nuri Mahmoud a fait remarquer aux enfants et a déclaré: « Les enfants du camp d’Al-Hol forment la majorité, et là, ils sont formés à la mentalité de DAECH, et si la mentalité de DAECH continue dans le camp, cela fera sortir les principaux terroristes. »
 
Il a appelé « la communauté internationale à se rapprocher sérieusement de cette question, conformément aux constitutions de leurs pays et aux traités et accords internationaux », soulignant la nécessité pour les pays d’évacuer leurs citoyens.
 
Nuri Mahmoud a conclu son discours à l’agence en déclarant: « Il existe des milliers d’indices sur lesquels on peut s’appuyer pour éliminer cette maladie mentale. Par conséquent, le camp d’Al-Hol et les familles qui y vivent doivent être considérés comme un dilemme international, et la solution ne doit pas être éludée. »