
Raisi dit être « défenseur de la lutte contre l’injustice », Erdogan s’insurge contre les « invasions »

IRAN. Protestations Mahsa Amini: 50 morts et des milliers d’arrestations
Une révolution féministe historique
#IranProtests #LetUsTalk #Jîna_Emînî #Jina_emini #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini
IRAN. Scène de guerre dans les villes kurdes
Manifestants à Téhéran: «Kurdistan, Kurdistan, les yeux et la lumière de l’Iran !»
RSF: La Turquie est sur le point d’offrir l’impunité aux auteurs du meurtre du journaliste Musa Anter
Aujourd’hui, la justice turque a abandonné l’affaire du meurtre de l’écrivain kurde Musa Anter par le JITEM turc en invoquant le délai de prescription afin de garder dans l’ombre tout un système qui était derrière des milliers d’enlèvements et d’exécutions dans les régions kurdes pendant les années 1990.
Reporters sans frontières (RSF) a exhorté les autorités judiciaires turques « à rendre justice dans l’affaire Anter, indépendamment de toute influence politique. »
Voici le communiqué de RSF:
La Turquie est sur le point d’offrir l’impunité aux auteurs du meurtre du journaliste Musa Anter. Lors de la dernière audience le 15 septembre, la cour a ajourné l’affaire au 21 septembre, soit exactement un jour après l’expiration du délai de prescription. Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités à agir contre les auteurs de ce crime odieux et souligne que le climat de la liberté de la presse en Turquie pâtirait encore davantage d’un dépassement du délai de prescription dans cette affaire.
“L’ajournement de l’affaire Musa Anter au 21 septembre, soit 24 heures après l’expiration du délai de prescription, est source d’une vive inquiétude. Alors que nous marquons le 30e anniversaire de ce crime odieux, un signal clair doit être envoyé : l’impunité ne sera pas tolérée pour les violences envers les journalistes. Nous appelons les autorités turques à agir immédiatement pour que les auteurs du meurtre de ce journaliste rendent des comptes, et pour considérer cette affaire comme un crime contre l’humanité, afin de supprimer le délai de prescription et de permettre à la justice d’être rendue, même à ce stade tardif. » Rebecca Vincent, Directrice des opérations et des campagnes de RSF
Dans l’affaire du célèbre intellectuel kurde et chroniqueur du journal Özgür Gündem, Musa Anter, abattu à Diyarbakır le 20 septembre 1992, le système judiciaire turc est sur le point d’offrir l’impunité aux auteurs d’un crime odieux – après 30 ans d’injustice. Alors que le délai de prescription devait être atteint le 20 septembre, la 6e Haute Cour pénale d’Ankara s’est abstenue de prendre toute décision lors de la dernière audience le 15 septembre, et a ajourné l’affaire au 21 septembre – un jour après l’expiration du délai de prescription.
Une justice sous influence politique
Dans le cas du meurtre de Musa Anter, le précédent délai de prescription avait déjà été contourné en 2012. Après 20 ans d’inaction, les autorités avaient sauvé l’affaire au dernier moment. Un geste envers le mouvement politique kurde au début des pourparlers de paix historiques avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Toutefois, le processus judiciaire s’était interrompu à l’arrêt des négociations de paix, en 2015.
Dans le procès en cours des 18 accusés, la cour reporte constamment la décision en raison de l’absence des déclarations d’Abdülkadir Aygan, un double agent ayant fui en Suède, et de Mahmut Yıldırım, ancien membre de l’Organisation de renseignement nationale, dont le sort est inconnu depuis 1996. En outre, l’ancien auxiliaire Hamit Yıldırım, le seul suspect à avoir été arrêté en 2012, a bénéficié d’une libération conditionnelle en juin 2017.
Bien que l’État turc ait reconnu son implication dans le meurtre de Musa Anter et exprimé des regrets en 1998, il est actuellement peu probable que justice soit rendue. Cette affaire est une indication concrète que le processus judiciaire en Turquie est sous influence politique, si l’on en juge à la fois par le calendrier des développements de l’enquête et par les retards.
RSF exhorte le système judiciaire turc à rendre justice dans l’affaire Anter, indépendamment de toute influence politique. En Turquie, où près de 40 journalistes ont été tués ou ont disparu depuis les années 1990, l’impunité pour les crimes contre les professionnels des médias reste d’une actualité inquiétante.
Une complète impunité entoure toujours quelque 20 meurtres commis dans le sud-est de l’Anatolie entre 1990 et 1996. Dans d’autres cas, les collaborateurs, les exécutants ou les donneurs d’ordre de ces crimes n’ont jamais été amenés devant un juge.
Un second choc en un an
L’application du délai de prescription dans l’affaire Anter constituerait la seconde décision choquante de la justice turque pour le meurtre d’un journaliste après la clôture, en avril, de la procédure turque dans l’affaire de l’assassinat du chroniqueur saoudien Jamal Khashoggi.
Le 7 avril, la 11e haute cour pénale d’Istanbul a décidé de transférer l’affaire Khashoggi en Arabie saoudite, d’où sont originaires les meurtriers présumés. Avant la décision finale, les avocats de la fiancée de Jamal Khashoggi, Hatice Cengiz, avaient demandé en vain à la cour d’attendre la décision du tribunal administratif sur l’approbation par le ministère de la Justice du transfert de l’affaire à Riyad. Mais la Turquie avait immédiatement clos le dossier Khashoggi.
La Turquie occupe le 149e rang sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2022.
ROJAVA. Les forces kurdes déjouent une attaque de DAECH à al-Hol
SYRIE / ROJAVA – Les Forces de sécurité intérieure mobilisées pour la surveillance du camp al-Hol abritant les familles de DAECH a déjoué une tentative d’attaque des terroristes de DAECH. 3 terroristes ont été tués, un autre arrêté.
Les Forces de sécurité intérieure de la Syrie du Nord et de l’Est ont annoncé que la nuit dernière, une cellule dormante de l’Etat islamique a tenté d’attaquer le camp al-Hol avec 2 voitures piégées.
Les Forces de sécurité intérieure (Asayish) rapportent avoir intercepté la cellule près du village d’um-Fakik, où la cellule a fait exploser 1 de leurs voitures piégées. Dans les combats qui ont suivi, Asayish affirme que 3 membres de la cellule ont été tués, tandis qu’un autre a été blessé puis arrêté. Asayish a démantelé la deuxième voiture piégée et saisi 3 AK-47.
Cette attaque est la 17e d’une série d’attaques lancées par des cellules dormantes de l’Etat islamique depuis le début de « l’opération Humanité et sécurité » dans le camp d’al-Hol. Au total, ces attaques de « représailles », principalement concentrées à Deir ez-Zor, ont fait 18 morts.
Pendant ce temps, de fréquentes opérations de sécurité conjointes des FDS et la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ont eu lieu dans tout le NES. Hier, un raid des FDS a ciblé 2 membres présumés de l’Etat islamique dans le village d’Al-Baidar (campagne de Raqqa). Les affrontements qui ont suivi ont vu 1 des suspects tués. (Via Rojava Information Center)
ROJAVA. Un drone turc tue 2 civils kurdes à Ain Issa
La lutte organisée des femmes peut achever le régime fasciste iranien
La liberté viendra en Iran avec le pouvoir organisationnel des femmes. Nous saluons [ce] soulèvement. L’Iran sera libéré par la lutte pour la liberté des femmes. »

IRAN. Internet coupé au Kurdistan: bain de sang à huis-clos?
IRAN. La famille de Mahsa Amini invitée à faire cesser les manifestations!
IRAN / ROJHILAT – La famille de Mahsa Amini, une femme kurde de 22 ans tuée par la police des mœurs, fait face aux pressions du régime iranien pour blanchir les assassins de Jina et pour appeler à la fin des manifestations qui secouent le Kurdistan iranien et d’autres régions du pays.
La famille de Mahsa Amini subit des pressions pour appeler les gens à ne pas assister aux manifestations et pour donner une interview à la télévision d’État exonérant la police de toute responsabilité dans sa mort.
La jeune femme de 22 ans, originaire de Saqqez est décédée, dans un hôpital de Téhéran et a été enterré vendredi. Mardi soir, elle avait été arrêtée par la « police des mœurs» de la ville alors qu’elle était en vacances avec sa famille, et avait été transportée à l’hôpital deux heures plus tard.
Un proche de Zhina Amini a déclaré lundi à IranWire que des agents du ministère de l’Information s’étaient rendus au domicile familial et leur avaient dit que les gens ne devaient pas se rendre au domicile de la famille endeuillée.
Ils ont demandé à la famille en deuil de lancer un appel public, lors de la prière du vendredi, demandant aux gens de «se calmer» et, ce faisant, de rétablir la «paix» dans les villes du Kurdistan.
Des milliers de personnes ont assisté à des manifestations dans l’ouest de l’Iran et à Téhéran depuis vendredi dernier, tandis que près de 50% des magasins de plusieurs villes kurdes ont baissé leurs rideaux lundi lors d’une grève générale lancée au Kurdistan iranien, malgré les menaces des forces de sécurité de lourdes amendes aux entreprises qui participeront à la grève.
De nombreuses arrestations ont été signalées dans diverses villes, et des militants des droits des femmes ont reçu des appels téléphoniques menaçants les avertissant de ne pas s’exprimer.
Lundi également, la famille de Jina Masha Amini a été contactée par la télévision de la République islamique d’Iran pour une interview affirmant que leur fille est morte de suite de « maladies sous-jacentes » et qu’elle avait subi une intervention chirurgicale dans le passé.
La semaine dernière, le père et l’oncle de Mahsa ont tous deux insisté sur le fait qu’elle était en parfaite santé au moment de son arrestation. Près de 10 médecins ont maintenant déclaré publiquement que les photos publiées de Mahsa à l’hôpital indiquaient qu’elle avait reçu des coups à la tête.
Les analyses d’hôpitaux publiées lundi par Iran International affirmaient également montrer des fractures au crâne de Mahsa, contrairement à l’affirmation officielle selon laquelle elle avait eu une crise cardiaque.
Des agents des forces de sécurité ont bloqué l’accès à l’hôpital de Kasra, où Mahsa est décédée la semaine dernière, et ont surveillé les cérémonies de commémoration à la mosquée Chahar Yar Nabi à Sarvabad, à Saqqez.
La police anti-émeute a occupé une école de filles en face de la mosquée pour l’utiliser comme base lors des funérailles.
Lundi, des agents étaient également postés devant la maison de son père, bloquant l’entrée au parents et amis pendant plusieurs heures. (Iran Wire)
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.
#LetUsTalk #WhiteWednesdays #MahsaAmini #TwitterKurds #مهسا_امینی #Rojhilat #Mahsa_Amini
IRAN. Les forces anti-émeute tuent une femme kurde à Kermanshah
Une ONG iranienne appelle à un soutien international pour empêcher l’effusions de sang en Iran
Alors que le régime iranien a tué, blessé, arrêté des centaines de manifestants descendus dans la rue contre le meurtre de Mahsa Amini, une femme kurde de 22 ans « mal voilée», par la police des mœurs, l’ONG Iran Human Rights appelle à soutien international pour empêcher une nouvelle effusions de sang en Iran.
Les forces de la République islamique ont réprimé dans le sang les manifestations contre le meurtre par la police de Mahsa (Jina) Amini à travers l’Iran.
Au moins six manifestants kurdes ont été tués après que les forces de sécurité ont tiré directement sur des manifestants dans plusieurs villes kurdes. Plus de 450 autres ont été blessés, dont une fillette de 10 ans et des personnes âgées. On fait également état de 500 civils arrêtés, toujours dans les provinces kurdes d’Iran.
Condamnant la violence d’État déployée dans les termes les plus forts, Iran Human Rights appelle la communauté internationale à une action urgente et décisive pour empêcher de nouveaux meurtres de manifestants.
Le directeur iranien des droits de l’homme, Mahmood Amiry-Moghaddam, a déclaré : « La communauté internationale ne devrait pas être un observateur silencieux des crimes que la République islamique commet contre son propre peuple. Nous appelons les pays ayant des relations diplomatiques avec l’Iran, l’UE en particulier, à mettre un terme à de nouveaux massacres d’État en soutenant les demandes de la population pour qu’elle puisse bénéficier de ses droits fondamentaux. »
Il a réitéré l’appel d’Iran Human Rights en faveur de la formation d’une mission d’enquête sous la supervision de l’ONU, afin d’établir les circonstances entourant la mort de Mahsa Amini et de demander des comptes aux responsables.
Les manifestants sont descendus dans la rue à Saqez (ville natale de Mahsa), Divandareh, Marivan, Paveh, Sanandaj, Bukan, Rasht, Isfahan, Mashhad, Bijar, Téhéran, Mahabad, Baneh, Ilam et dans plusieurs autres villes pour protester contre 43 ans d’oppression, en particulier contre les femmes. Les slogans les plus marquants étaient « mort au dictateur » et « femme, vie, liberté ».
Les forces de sécurité ont utilisé des matraques, des gaz lacrymogènes, des canons à eau, des balles en caoutchouc et des balles réelles dans certaines régions, pour cibler directement les manifestants et écraser les protestations.
Mahsa (Jina) Amini était une jeune Kurde de 22 ans. Elle a été tuée par la police des mœurs à Téhéran car « mal voilée». Alors que le régime iranien prétendait qu’elle était morte à cause des problèmes de santé antérieurs, un scanner du crâne de Jina Amini montre une fracture osseuse, une hémorragie et un œdème cérébral.