
Depuis 1992, la communauté kurde d’Europe se rassemble pour le Festival international de la culture kurde. C’est un événement important pour la diaspora kurde, qui a gagné en importance au cours des dernières décennies.


Depuis 1992, la communauté kurde d’Europe se rassemble pour le Festival international de la culture kurde. C’est un événement important pour la diaspora kurde, qui a gagné en importance au cours des dernières décennies.

Lors du génocide yézidi en août 2014, l’Etat islamique a enlevé des milliers de filles et de femmes yézidies, qui ont été vendues comme esclaves.
Selon les dernières données du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), 2 700 femmes et enfants yézidis sont toujours portés disparus, tandis que 325 000 sont toujours déplacés dans des camps.
Certaines des femmes ont été retrouvées à al-Hol, certaines sont toujours dans la province d’Idlib sous contrôle rebelle, d’autres femmes yézidies ont été retrouvées en Turquie.
L’activiste yézidis Murad Ismael, président et co-fondateur de l’Académie de Sinjar, a déclaré à Kurdistan 24 qu’ils pensent que des centaines de Yézidis sont toujours dans le camp et qu’ils apprécient les efforts des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) pour les sauver. « Beaucoup d’enfants qui ne peuvent plus s’identifier comme yézidis sont là aussi, pas seulement des adultes, et ils sont encore plus difficiles à identifier et à extraire. »
Il a averti que le « terrorisme » semble prospérer dans le camp.
« Ce qui est plus dangereux, c’est que nous constatons une pression pour les rapatrier et les réintégrer dans les sociétés, ce qui pour moi revient à trouver un nid de scorpions et à les laisser intentionnellement libres dans votre chambre. Je dois dire bonne chance à ceux qui croient qu’ils peuvent être un réintégré. »
Une explosion a secoué le camp de Washokani, qui abrite des personnes déplacées, dans une zone contrôlée par l’administration autonome dans la campagne d’Al-Hasakah, dans la région de Ras Al-Ain (Sere Kanîyê), lorsqu’une moto piégée a explosé dans la rue principale du camp, tuant au moins 3 personnes et causant des dégâts matériels.
On ne sait pas encore qui est derrière l’attaque, même si DAECH ou les mercenaires de la Turquie sont souvent derrière ce genre d’attaques.
Le consulat de Turquie à Erbil a fait retirée de l’université de Zaxo (Zakho) la carte du Kurdistan, an faisant pression auprès des autorités kurdes d’Irak.
Le mois dernier, l’université de Zaxo a accroché une carte du grand Kurdistan à dans ses locaux, mais il y a trois jours, le président de l’université a décidé de remplacer la carte par celle représentant uniquement le Kurdistan irakien (Bashur). Les médias locaux affirment que la carte a été retirée suite à la pression du consulat de Turquie à Hewler (Erbil).
Une grande carte du Kurdistan a été accrochée à la faculté des sciences sociales de l’université de Zakho le 20 août, mais a été retirée dimanche sur décision de l’administration de l’université. Seule une carte des régions restant sous l’administration régionale kurde a été dessinée.
Le ministre des affaires des minorités de la région du Kurdistan, Aydın Maruf, qui est connu pour sa proximité avec l’État turc et qui est également turkmène, a visité le département de langue turque de l’université de Zaxo et a vu cette carte.
Selon les informations reçues, l’État turc a fait pression sur les responsables du gouvernement du Kurdistan du Sud pour qu’ils retirent cette carte via Aydın Maruf. Après que cette demande ait été transmise au recteur de l’université, la carte a été retirée.
Aucune déclaration n’a été faite par le Rectorat concernant le retrait de la carte du Kurdistan, mais cet événement donne une fois de plus une indication de l’attitude servile du PDK.
Millimètre, par millimètre, le clan Barzanî qui dirige le Kurdistan du Sud « vend » la région autonome kurde d’Irak à l’Etat turc qui a construit des dizaines de bases militaires dans la région et qui a dépeuplé des villages entiers du Kurdistan irakien en y commettant des massacres. Après, on nous accuse de créer la division entre les Kurdes alors que nos dirigeants soldent nos terres aux premiers colonialistes venus! Honte à tous ces corrompus kurdes qui vivent du sang de leurs frères et sœurs tombé.e.s en luttant pour un Kurdistan libre.
Assurément, les Kurdes et tous les autres peuples du Rojava / Syrie du Nord et de l’Est n’ont pas fini de surprendre le reste du monde avec leur résilience et modèle social et politique avant-gardiste qu’ils ont mis en place envers et contre tous les États colonialistes du Moyen-Orient. L’enseignement n’est qu’une facette de ce modèle féministe, écologiste et pluraliste qui est la solution au chaos qui ronge la région depuis trop longtemps maintenant.
Les étudiants du Rojava / Syrie du N-E (NES) retrouveront les bans universitaires le mois prochain. Certains d’entre eux seront les premiers membres de leur famille à pouvoir étudier dans leur langue (kurde, syriaque…) et dans leur ville, une éducation de qualité – le tout gratuitement.
Nous avons parlé du système universitaire du Rojava à plusieurs reprises déjà. Mais le Rojava Information Center (RIC) vient de publier un rapport complet sur l’état des lieux des universités du Rojava, leurs besoins, leurs réalisations, leurs projets, les défis à surmonter …
Les journalistes de Rojava Information Center (RIC) ont passé 8 mois dans les 3 universités de la NES (à Qamishlo, Kobanê et Raqqa). Ils ont trouvé un système d’enseignement supérieur naissant offrant une éducation de qualité, étayée par les valeurs d’organisation horizontale, de libération des femmes et d’entraide de l’administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES).
Suite à ces 8 mois de travail de terrain, RIC a préparé un guide (en anglais) des universités de la NES, fournissant un aperçu de la situation actuelle des universités, de ses aspirations et des défis à venir. Il constate que l’un des aspects cruciaux déterminant le succès ou l’échec de ce jeune système sera sa capacité à se connecter aux institutions étrangères. Les 3 universités se sont engagées à atteindre cet objectif, mais l’absence de reconnaissance du Rojava par les pays étrangers, la guerre et le manque de financement adéquat empêchent les universités de la NES d’atteindre leur plein potentiel.
Le rapport complet à lire ici:
Young and Promising: An Introduction to the NES University System