Spectacle « Happy Dreams Hotel » à Ivry-Sur-Seine

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PARIS – Aram Tastekin jouera son spectacle « Happy Dreams Hotel » le jeudi 9 décembre à Ivry-sur-Seine lors d’une soirée de soutien au peuple kurde organisée par l’Association France-Kurdistan.
 
La soirée débutera à 18h30 avec débat autour du Kurdistan dirigé par Sylvie Jan, présidente de l’association France-Kurdistan, autrice engagée aux côtés des femmes kurdes depuis plus de vingt ans.
 
Enfin, à 20 heures, Aram Taştekin et Neşet Kutas monteront sur la scène pour la pièce de théâtre « Happy Dreams Hotel ».
 
Happy Dreams Hotel, une histoire drôle et amer à la fois

Dans « Happy Dreams Hotel », Aram Taştekin nous emmène dans son village montagneux de Xarabguryan, au fin fond du Kurdistan, où un gamin de 6 ans découvre que sa langue maternelle est interdite, qu’être Kurde l’est également. Il voit un de ses cousins rejoindre la guérilla kurde. Il apprend que, bien qu’il s’appelle Aram, il est « Ikram » pour l’État turc, que même la montagne de son village a deux « prénoms », un en kurde, l’autre en turc… Aram assiste à l’incendie de son village par les soldats turcs qui chassent tous les habitants de la région.

Aram doit s’adapter à sa nouvelle vie citadine à Diyarbakir (Amed). Un fois ado, il part en cachette à Antalya voir des filles russes et où il travaille comme animateur pour enfants de touristes dans le grand hôtel « Happy Dreams ». Un voyage qui se termine quand Aram rencontre une troupe de théâtre kurde qui cartonne à cause d’un quiproquo.

Malgré son sujet difficile, le spectacle nous fait rire grâce aux anecdotes – souvent absurdes – qu’Aram nous raconte. Par exemple, comment passer sans encombre un barrage militaire alors qu’il accompagne son cousin rejoindre la guérilla, son obsession d’être un « vrai » Kurde (même pour sa mère à la colère terrible qui est une Arménienne « auto-assimilée »), l’histoire de trois bouteilles de coca qui privent le village d’eau potable pendant une semaine, le petit garçon qui doit dire aux soldats turcs qu’il ne parle pas le turc, sa troupe de théâtre qui fait un tabac à cause de son titre que l’armée turque considère comme un message subliminal faisant la propagande de la guérilla kurde…
 
« Happy Dreams Hotel » a été écrit et mis en scène par Elie Guillou qui est assisté par Noémie Régnaut
En plus d’endosser le rôle du cousin d’Aram, Neşet Kutas joue des percussions entre chaque sketch.
 
Tarif 10 €
 
Réservation auprès de Jean-Jacques Barey au 06 81 30 66 45 jeanjacques.barey@free.fr
 
Adresse:
1 Rue Simon Dereure
94200 IVRY-SUR-SEINE
 

KURDISTAN. 4 journalistes couvrant les manifestations estudiantines arrêtés à Slemani

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KURDISTAN – Les forces de sécurité ont tiré hier à balle réelle sur des étudiants qui manifestent dans plusieurs villes de la région autonome kurde d’Irak. Elles ont également arrêté au moins 4 journalistes qui couvraient la manifestation de Souleimaniyeh.
 
Depuis plusieurs jours, des manifestation estudiantines secouent Slemani, Erbil, Koya, Halabja, Rania et Kalar, dans la région kurde d’Irak, demandant la réinstauration de la bourse universitaire destinée aux élèves modestes qui a été supprimée en 2016. La répression fut la seule réponse que les autorités kurdes ont donnée aux étudiants pour le moment.
Un étudiant blessé par balle
 
Un des étudiants blessés hier par les forces de sécurité
 
4 journalistes arrêtés à Slemani
 
Depuis hier, au moins 4 journalistes couvrant les manifestations estudiantines détenus à Sulaimani. Il s’agit de Barham Latif – Rojnews; Birwa Assad – Rojnews; Abbas Muhammed – Al-Abghdadiya TV; Razan Majid – Télévision Al-Ashraq.
 
Cela fait quelques années que les Kurdes d’Irak descendent dans la rue contre la pauvreté, la corruption de la classe politique dirigée par les familles Barzanî et Talabanî depuis 30 ans, le pouvoir passant du père aux fils, neveux… rendant caduque la démocratie parlementaire, et qui s’enrichissent grâce à l’argent du pétrole tandis que les jeunes désargentés, sans travail prennent le chemin de l’exil au prix de leur vie. Certains meurent en mer, d’autres sont piégés à la frontière Pologne-Biélorussie ou à Calais, en France en espérant se rendre au Royaume-Uni.
 
Pour l’instant, la seule réponse apportée par le pouvoir à la gronde populaire est de la violence policière, mais jusqu’où?

ROJAVA. Kongra Star interpelle ONU Femmes au sujet des femmes kurdes sous l’occupation turque

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Dans les régions du Rojava / Syrie du Nord occupées par la Turquie et ses gangs islamistes, les femmes et les fillettes kurdes sont victimes de viols, mariages forcés, kidnappings, torture et de féminicides. L’organisation faîtière des femmes du Rojava, Kongra Star appelle ONU Femmes à œuvrer pour mettre fin à l’occupation de la Syrie par la Turquie et à empêcher de nouvelles attaques alors qu’on célèbre ce 25 novembre, la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Le mouvement des femmes de la Syrie du Nord et de l’Est, Kongra Star demande à ONU Femmes de mettre en place une commission d’enquête pour recenser les crimes de guerre commis par l’État turc dans le nord et l’est de la Syrie. Kongra Star demande la coopération de l’ONU femme afin d’empêcher de nouvelles attaques de la Turquie et de permettre le retour des personnes déplacées dans les territoires occupés par la Turquie.
 
ONU Femmes est l’entité des Nations Unies qui œuvre pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles. En 2010, dans le cadre d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, quatre unités distinctes des Nations Unies chargées de l’égalité des sexes ont été réunies sous l’égide d’ONU Femmes. L’origine de ce mandat est la Déclaration universelle des droits de l’homme et, en particulier, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).
 
Dans son appel à ONU Femmes, Kongreya Star a déclaré : « Partout dans le monde, les femmes s’organisent en ce jour et condamnent toutes les formes de violence que subissent les femmes dans leur vie et attirent l’attention sur ce sujet. En tant que femmes du nord et de l’est de la Syrie, nous sommes préoccupées par la situation des femmes dans cette région, car il y a un état de guerre constant (que ce soit militaire, économique, écologique ou psychologique). C’est pourquoi nous vous écrivons cette lettre à l’occasion de la Journée internationale pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes. »
 
Coups, torture, tests de virginité, viol
 
La région est toujours menacée par des guerres d’invasion par l’État turc et est continuellement attaquée. Les habitants de la région résistent depuis des années à l’État turc et aux milices djihadistes. L’instabilité et les attaques en cours provoquent une angoisse douloureuse dans la vie des femmes et des enfants et aggravent la situation des droits humains dans la région. Nous avons pu le voir lors de l’occupation d’Afrin, de Girê Spî, de Serêkaniyê et plus récemment lors des attaques de drones sur Kobanê, Qamishlo et la région de Hesekê.
 
La Turquie et ses milices djihadistes violent en permanence le droit international et humanitaire. Ils volent, pillent, vandalisent, détruisent des maisons, kidnappent, torturent et procèdent à des arrestations en dehors de la loi. Dans le même temps, ils utilisent également des armes chimiques et commettent des crimes brutaux. Tout cela façonne le quotidien de la population civile dans les territoires occupés. Des femmes sont arrêtées, kidnappées et envoyées dans des prisons en Turquie, où toutes les formes de violence sont subies : coups, torture, « tests de virginité », viols ou encore la publication de photos et de vidéos montrant leur supplice. Dans les territoires occupés, les femmes sont victimes d’assassinats ou sont mises sous pression jusqu’à ce qu’elles ne voient plus d’issue et se suicident.
 
Çiçek Kobanê, Havrin Khalaf et les femmes tuées par des drones turcs
 
Dans le nord et l’est de la Syrie, les femmes sont également la cible d’attaques de l’État turc. En octobre 2019, Çiçek Kobanê, citoyenne syrienne et combattante des Unités de défense des femmes des YPJ, a été kidnappée par des milices djihadistes et transportée en Turquie. Elle a été condamnée à la réclusion à perpétuité par un tribunal pénal turc.
 
Le 12 octobre 2019, lors de l’invasion turque du nord-est de la Syrie, la secrétaire générale du Parti Avenir de la Syrie, Hevrîn Xelef, a été brutalement assassinée par la milice soutenue par la Turquie Ahrar al-Sharqiya.
 
Le 13 octobre 2019, notre membre Aqide Osman et 14 autres civils ont été bombardés par des avions de chasse turcs alors qu’ils participaient à un convoi d’aide civile en route vers Serêkaniyê pour protester contre l’invasion.
 
Le 23 juin 2020, trois membres de Kongreya Star, Hebûn Mele Xelil, Emîna Waysî et Zerha Berkel, ont été assassinées par une attaque de drone dans le village d’Helince près de Kobanê. Le 19 août 2021, Sosin Mihemed, membre du Conseil militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS), a été tuée par un drone turc. Ce ne sont que quelques exemples.
 
Le monde ne peut pas fermer les yeux
 
Les attaques et menaces constantes affectent grandement la vie de la population et mettent les femmes en grand danger. Outre les milices djihadistes, les cellules de l’Etat islamique sont également toujours actives. Le monde a été choqué par les crimes horribles commis par l’EI contre les femmes, mais reste silencieux alors que les femmes des territoires occupés subissent des agressions sexuelles, des violences, des tortures, des enlèvements et des meurtres. Le monde ne peut pas fermer les yeux. De nombreux rapports, articles et appels décrivent la situation qui reflète les périodes les plus sombres que les femmes ont dû traverser sous le régime de l’Etat islamique.
 
Toutes les organisations de femmes qui luttent pour la libération des femmes et de la société dans son ensemble travaillent toute l’année et donnent toute leur énergie pour protéger les femmes de la violence et construire une société dans laquelle chacun, quel que soit son âge, son sexe, son ethnie ou sa religion, vit dans la paix et la sécurité. Notre lutte [pour la libération des femmes et de la société] ne prendra jamais fin, mais pour faire notre travail, la guerre et l’occupation doivent cesser.
 
Faire pression sur la communauté internationale
 
Nous nous tournons vers les Nations Unies, dont le rôle principal est de renforcer la paix et la sécurité au niveau international en prenant des mesures communes efficaces pour prévenir et éliminer les menaces à la paix, arrêter les attaques et construire des ponts pour la paix.
 
(…) Le soutien des femmes est essentiel et pour cette raison nous appelons l’ONU à faire pression sur la communauté internationale
 
– empêcher de nouvelles attaques barbares de la part de la Turquie et protéger l’accord de cessez-le-feu qui a été signé ;
 
– de mettre en place une commission d’enquête et de l’envoyer dans le nord-est de la Syrie pour enquêter sur les crimes de l’État turc et de ses groupes affiliés
 
– d’exiger que l’État turc mette immédiatement un terme à son occupation et à ses interventions dans le nord et l’est de la Syrie
 
– d’assurer un retour en toute sécurité des réfugiés dans leur pays d’origine conformément au droit international. »
 

PETITION. PEN international exige la libération de Selahattin Demirtas

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PETITION. PEN international a lancé une pétition demandant aux autorités turques la libération du politicien et écrivain kurde Selahattin Demirtas, tenu en otage en Turquie depuis 4 novembre 2016. Cette pétition a été lancée dans le cadre de La Journée de l’écrivain emprisonné célébrée le 15 novembre de chaque année.
 
Voici le texte de la pétition de l’association d’écrivains internationale PEN International (à signer ici):
 
« Libérez Selahattin Demirtas
 
L’éminent écrivain kurde et homme politique de l’opposition turc Selahattin Demirtaş est détenu depuis le 4 novembre 2016 pour des accusations de terrorisme douteuses.
 
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a par deux fois demandé la libération immédiate de Demirtaş, en vain. Non seulement les autorités turques n’ont pas respecté la décision de la Cour, mais elles l’ont également condamné à quatre ans et huit mois de prison dans une affaire distincte. Ils ont également porté de nouvelles charges contre lui, pour lesquelles il encourt désormais une peine d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
 
Demirtaş est détenu à la prison d’Edirne, dans l’ouest de la Turquie, loin de ses proches à Diyarbakır.
 
Il est temps que la Turquie respecte ses obligations en vertu du droit international et libère Demirtaş une fois pour toutes.
 
« Grâce à des amis comme vous, je me sens toujours libre moi-même. Bien que je sois enfermé derrière des murs, je continuerai de manière décisive à travailler pour un monde pacifique et meilleur.
Je voudrais que vous sachiez que votre soutien et votre solidarité me font honneur et me remontent grandement le moral. Je suis reconnaissant envers chacun de vous, » écrivait Selahattin Demirtaş [dans sa lettre adressée] à PEN International en 2019.
 
Le 22 décembre, cela fera un an que la Cour EDH a demandé la dernière fois la libération immédiate de Selahattin Demirtaş.
 
Rejoignez-nous pour appeler les autorités turques à le libérer immédiatement et à annuler sa condamnation, conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, et à mettre fin à toutes les procédures pénales en cours à son encontre. Signez cette pétition, aidez-nous à obtenir le plus de signatures possible d’ici le 22 décembre 2021. »
 

FRANCE. 27 réfugiés, dont des Kurdes d’Irak, meurent noyés dans la Manche

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PARIS – Au moins 27 migrants, dont des Kurdes d’Irak, des Somaliens…, qui tentaient de rejoindre l’Angleterre depuis la France sont morts mercredi soir lorsque leur bateau gonflable a coulé au large de Calais, dans le nord de la France. C’est la catastrophe la plus meurtrière vécue dans la Manche depuis qu’elle est devenue la plaque tournante pour les traversées clandestines vers le Royaume-Uni suite aux mesures de sécurité renforcées sur le port de Calais et d’Eurotunnel contre le passage clandestin des réfugiés.
 
Le Président français, Emmanuel Macron a déclaré que « La France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière » tout en demandant le renforcement immédiat de Frontex ainsi qu’une réunion européenne d’urgence.
 
Jusqu’à présent, 5 passeurs qui auraient participé à l’organisation du départ de l’embarcation auraient été arrêtés par la police française. Le réseau de passeurs qui est bien implanté à Calais serait la même qui organise l’immigration des réfugiés kurdes du Kurdistan du Sud, dans le nord de l’Irak, vers la Biélorussie via la Turquie.
 
Espérons que les condamnations officielles européennes venues suite à ce nouveau drame dans la Manche seront suivies de mesures efficaces pour sauver les candidats à l’immigration des mains des trafiquants qui s’enrichissent de la misère et du désespoir des dizaines de milliers de personnes dans la Manche chaque année. Pour info, au moins 31 500 migrants auraient quitté la France par la Manche depuis le début de cette année.

KURDISTAN DU SUD. Les forces de l’UPK entrent dans l’université de Souleimaniyeh

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KURDISTAN DU SUD – Ce matin, les forces de l’UPK sont entrées dans l’enceinte de l’université de Souleimaniyeh où des étudiants sont mobilisés depuis 4 jours exigeant la réinstauration de la bourse estudiantine supprimée en 2014 par le gouvernement régional kurde. Le duo PDK-UPK semble encore une fois vouloir user de la violence contre les demandes légitime d’un peuple appauvri alors que le pouvoir est accusé de voler les revenus du pétrole et de favoriser le népotisme…
 
Des étudiants manifestants publient sur les réseaux sociaux des vidéos des attaques des forces de sécurité, d’autres implore l’opinion publique et les autorités disant qu’ils sont dans une extrême pauvreté, qu’ils demandent juste une bourse pour pouvoir continuer à étudier.
 
Une étudiante déclarait sur les réseaux sociaux: « Nous sommes issus de familles pauvres. Si nous étions issus des familles riches et de l’élite politique, nous étudierions dans les universités privées et nous n’aurions pas besoin de cela. Nous ne demandons que notre allocation mensuelle. Nous n’avons pas demandé à avoir les revenus du pétrole et les revenus des points frontaliers. »
 
A Erbil (Hewler), les forces du KDP ont bloqué l’entrée de la faculté de pharmacie de l’université d’Erbil. On s’attend à ce que toutes les universités ou instituts où les étudiants sont mobilisés soient bloqués par les forces de sécurité. 

Cela fait quelques années que les Kurdes d’Irak descendent dans la rue contre la pauvreté, la corruption de la classe politique dirigée par les familles Barzanî et Talabanî depuis 30 ans, le pouvoir passant du père aux fils, neveux… rendant caduque la démocratie parlementaire, et qui s’enrichissent grâce à l’argent du pétrole tandis que les jeunes désargentés, sans travail prennent le chemin de l’exil au prix de leur vie. Certains meurent en mer, d’autres sont piégés à la frontière Pologne-Biélorussie ou à Calais, en France en espérant se rendre au Royaume-Uni. 
 
Pour l’instant, la seule réponse apportée par le pouvoir à la gronde populaire est de la violence policière, mais jusqu’où?
 
« Une source au ministère de l’Education supérieure du Kurdistan irakien a rejeté la responsabilité sur le ministère des Finances, précisant qu’il faudrait environ 70 milliards de dinars (soit 46 millions de dollars) par an pour rétablir cette aide aux 135.000 étudiants de la région. La présidente du Parlement régional du Kurdistan, Rewaz Faiq, a convoqué à la prochaine séance parlementaire les ministres des Finances et de l’Education supérieur de la région autonome pour les entendre. » (AFP)
 

KURDISTAN DU SUD. Manifestations estudiantines dans plusieurs villes kurdes

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KURDISTAN DU SUD – Depuis hier, les étudiants manifestent dans plusieurs villes kurdes contre la suspension des allocations mensuelles par le pouvoir depuis 2014, exigeant sa reprise.
 
Aujourd’hui, les manifestations étudiantes ont repris à Slemani, Erbil, Koya, Halabja, Rania et Kalar. Malgré les brutalités policières d’hier, les étudiants se rassemblent en plus grand nombre et semblent plus organisés.
 
« Les étudiants se sentent exclus par le système KDP-UPK/Barzani-Talabani qui a toujours privilégié les étudiants des universités privées anglophones au détriment de l’université publique. Les étudiants ne veulent pas seulement être entendus, ils veulent un changement radical dans ce système inhumain. », a déclaré le journaliste Kamal Chomani.
 
Un étudiant en médecine de Sulaimani qui avait avec lui des fournitures médicales a dit au journaliste Winthrop Rodgers « Je suis étudiant en médecine. Envoyez ça au New York Times ! », tandis qu’un autre déclarait que cette situation « est la raison pour laquelle nous allons en Biélorussie ».
 
L’institut technique de Koya menace les étudiants d’expulsion qui ont rejoint la manifestation estudiantine. « La branche UPK à Koya est très violente et peut tirer, si quelqu’un tire, ce n’est pas notre responsabilité », a déclaré le directeur de l’institut.
 
On signale des affrontements entre la police et les étudiants de l’Institut technique de Chamchamal qui bloquent l’autoroute Sulaymaniyah-Kirkuk.
 
On s’attend à ce que ces nouvelles manifestations soient écrasées par les partis au pouvoir KDP et l’UPK, comme toutes les autres manifestations qui dérangeaient le pouvoir.

Guardian publie un faux document accusant les Kurdes syriens de libérer des suspects de DAECH contre de l’argent

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SYRIE / ROJAVA – Suite à un article du journal anglais The Guardian accusant les Kurdes du Rojava de libérer des terroristes de DAECH contre de l’argent, le service de presse des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) a publié un démenti, déclarant que Guardian s’était basé sur un document falsifié.
 
Le Centre des médias des FDS a publié une déclaration sur son site officiel après que le journal The Guardian a publié un rapport, que les FDS ont qualifié de « faux ».
 
Lundi, The Guardian a publié un article accusant les forces dirigées par les Kurdes en charge des prisons dans le nord-est de la Syrie abritant environ 10 000 suspects de l’État islamique libéraient des prisonniers en échange d’argent dans le cadre d’un programme de «réconciliation», selon des entretiens avec deux personnes libérées et des documents « officiels ».
 
« Les Syriens emprisonnés sans procès peuvent payer 8 000 dollars d’amende pour être libérés, selon une copie du formulaire de libération », a affirmé le Guardian.
 
« Le journal Guardian a publié un faux rapport joint à un document réclamant la libération de détenus de l’État islamique dans les prisons du nord-est de la Syrie en échange d’une somme d’argent », a déclaré le Centre des médias des FDS dans son communiqué.
 
« Malgré notre démenti absolu de tels rapports et notre affirmation à l’avance au journaliste qui a préparé le rapport que le document était falsifié, il est tombé dans le piège de la falsification et des faux témoignages et a insisté pour publier le rapport avec le document falsifié.
 
À notre tour, nous avons écrit à la direction du journal, et nous attendons toujours sa réponse avant de publier les détails de la contrefaçon », a ajouté le communiqué.
   

TURQUIE. Poursuite des procès de meurtre des journalistes Jamal Khashoggi et Musa Anter

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Le premier est un journaliste saoudien détracteur de la famille royale de son pays tué sur le sol turc le 2 octobre 2018. Le second est un journaliste kurde persécuté pendant des années par le régime turc avant d’être exécuté à Amed par des paramilitaires le 20 septembre 1992.
 
Pour le meurtre du premier, la Turquie a crié sur tous les toits qu’on avait assassiné un brave journaliste et qu’elle ferai tout pour trouver ses assassins qui seraient mandatés par le régime saoudien. Pour le second, elle a tout fait pour étouffer l’affaire qu’elle a sorti des placards plus de 20 après les faits, pour l’agenda politique d’Erdogan qui cherchait le soutien des électeurs kurdes et qui avait soi-disant entamé des pourparlers de paix avec le PKK…
 
Les procès pour meurtre des deux journalistes se poursuivent en parallèle en Turquie. Mais l’affaire de meurtre d’Anter risque d’être classée pour l’expiration du délai de prescription dans moins d’un an sans qu’on aie pu trouvé ses meurtriers, encore moins les commanditaires, comme le souligne Reporters sans frontières (RSF) qui « appelle les autorités turques à traduire en justice tous ceux qui ont été impliqués dans les meurtres de ces journalistes en tant qu’auteurs, planificateurs ou instigateurs et à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à l’impunité. » En plus de Musa Anter, près de 40 journalistes kurdes ont été tués ou portés disparus depuis les années 1990, sans que la justice leur soit rendue rappelle le RSF.
 
Voici le communiqué du RSF:
 
Les procès des meurtres de Jamal Khashoggi et Musa Anter se poursuivent en Turquie : le défi de rendre justice
 
Le 23 novembre, la cinquième audience du procès pour meurtre du chroniqueur saoudien assassiné Jamal Khashoggi ‘ aura lieu au tribunal de Çağlayan à Istanbul.
 
Au cours des deux dernières audiences, le tribunal a rejeté les demandes de la fiancée de Khashoggi, Hatice Cengiz, d’accepter comme preuve le rapport déclassifié du renseignement américain, qui a été publié au début de cette année et tient le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman pour responsable d’avoir approuvé le meurtre de Khashoggi. Lors des deux audiences, le juge a déclaré que le rapport « n’apporterait rien au procès », et Cengiz a été invitée à transmettre la demande directement au procureur général d’Istanbul.
 
Dans l’affaire, qui a débuté le 3 juillet 2020, 26 accusés sont jugés par contumace, tous de nationalité saoudienne. Jusqu’à présent, le tribunal a entendu les dépositions de plusieurs témoins, dont trois employés turcs du consulat d’Arabie saoudite où Khashoggi a été assassiné le 2 octobre 2018.
 
En tant que seule ONG à avoir systématiquement suivi ces procédures depuis le début, « RSF considère la procédure en cours comme une étape positive de la justice turque. Cependant, le fait que l’accusation et le tribunal n’aient pas encore recherché d’éventuelles traces reliant le meurtre au prince héritier saoudien est inquiétant pour les chances que justice soit rendue, et remet en question si la justice turque sera effectivement en mesure d’assurer la justice, libre de toute influence politique », a déclaré le représentant de RSF en Turquie, Erol Onderoglu.
 
Suite à la publication du rapport déclassifié des services de renseignement américains sur le meurtre de Khashoggi, RSF a déposé une plainte pénale en Allemagne contre Mohammed ben Salmane et quatre autres hauts responsables saoudiens pour crimes contre l’humanité commis dans le cadre de leur persécution généralisée et systématique de journalistes, dont Jamal Khashoggi.
 
Une justice politiquement ajustée
 
Le 24 novembre, juste un jour après la prochaine audience du procès pour meurtre de Khashoggi, l’affaire du meurtre du célèbre intellectuel kurde et chroniqueur du journal Özgür Gündem Musa Anter sera entendue par le tribunal d’Ankara. Dans le cas de Musa Anter, abattu à Diyarbakır en septembre 1992, justice n’a pas été rendue depuis 29 ans et il reste moins d’un an avant l’expiration du délai de prescription.
 
En fait, l’ancien délai de prescription avait été contourné en 2012. Après 20 ans d’inaction, les autorités ont sauvé l’affaire au dernier moment – en geste envers le mouvement politique kurde au début des pourparlers de paix historiques avec le PKK. Mais le processus judiciaire s’est arrêté depuis que les pourparlers ont été interrompus en 2015. L’un des principaux suspects, l’ancien agent spécial Mahmut Yıldırım, est introuvable. L’ancien agent double Abdülkadir Aygan, qui s’est enfui en Suède, n’a toujours pas été interrogé. L’ancien auxiliaire Hamit Yıldırım, le seul suspect arrêté en 2012, a été libéré sous condition en juin 2017.
 
L’État turc a reconnu son implication dans le meurtre d’Anter et a exprimé ses regrets en 1998, mais néanmoins, il est encore peu probable que justice soit rendue. L’affaire du meurtre d’Anter est une indication concrète que le processus judiciaire en Turquie a été influencé politiquement, compte tenu à la fois du calendrier des développements de l’enquête et du calendrier de la procrastination.
 
RSF exhorte la justice turque à garantir la justice dans l’affaire Anter, à l’abri de l’influence de tout agenda politique. En Turquie, où près de 40 journalistes ont été tués ou ont disparu depuis les années 1990, l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes reste un problème courant. L’impunité totale prévaut encore dans une vingtaine de meurtres survenus dans le sud-est de l’Anatolie [régions kurdes] de 1990 à 1996. Dans d’autres, les collaborateurs, instigateurs ou planificateurs des meurtres n’ont pas été traduits devant le juge.
 
La Turquie est classée 153e sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse de RSF 2021, et l’Arabie saoudite est classée 170e.
 

ROJAVA. Les gangs de la Turquie ont détruit la statue de Newroz à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Les gangs islamistes de la Turquie ont détruit la statue de Newroz (Nouvel-An kurde et une légende de la mythologie kurde) dans la ville d’Afrin. Sinon, la Turquie n’a rien contre les Kurdes mais combat le PKK (sarcasme)…
 
L’État turc et ses alliés mercenaires continuent de commettre des crimes à Afrin qu’ils occupent depuis mars 2018. L’un des objectifs poursuivis par la Turquie est de changer la démographie kurde d’Afrin, tout en pillant et en essayant de détruire la culture et l’histoire d’Afrin. Des mercenaires soutenus par la Turquie ont détruit la statue de Kawa le forgeron (le héros légendaire de la mythologie kurde) dans le centre-ville lorsqu’ils ont occupé Afrin en 2018, et maintenant ils ont détruit la statue de Newroz, qui était devenue le symbole de la ville et représentait la structure multi-identitaire de la ville. La statue de Newroz avait une grande signification pour le peuple kurde et sa destruction a une fois de plus révélé l’hostilité de l’État turc envers les Kurdes. Les noms de nombreux endroits à Afrin ont également été modifiés et remplacés par des noms rappelant l’époque de l’Empire ottoman.