FRANCE. A quand des rues portant les noms des 3 femmes kurdes assassinées à Paris?

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PARIS – Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, Fidan Dogan, Leyla Soylemez, trois militantes kurdes, étaient assassinées ensemble à Paris par un membre des renseignements turcs (MIT) selon de nombreux éléments de l’enquête fuités dans la presse. Malgré cela, les autorités françaises n’ont toujours pas rendu justice au peuple kurde 8 ans après ce triple assassinat politique commis sur le sol français car les intérêts étatiques entre la France et la Turquie sont autrement plus importants que la quête de justice d’un peuple apatride.
 
Malgré ces obstacles de taille, les proches des 3 victimes et les organisations kurdes d’Europe, ainsi que leurs amis militent activement pour obtenir justice sur ce dossier pour le moment relevant de « raison d’État ». Après la mort en décembre 2016 d’Omer Guney, le tireur présumé arrêté en France en lien avec ce triple meurtre, quelques semaines avant le début du procès prévu le 23 janvier 2017, on croyait l’affaire close.
 
En effet, bien que la justice française s’est empressée de classer aussitôt l’affaire, les avocats des familles des victimes sont intervenus, rappelant que, même si celui qui tué les 3 femmes est décédé, les commanditaires de ce triple meurtre ne le sont pas et qu’ils sont étroitement liés aux services secrets turcs. Ainsi, les familles des trois victimes se sont constituées partie civile en 2018 et ont réussi à ce qu’en mai 2019, l’affaire soit relancée « pour les faits de complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroriste criminelle ». « L’enquête judiciaire a mis en évidence que l’un des mobiles les plus plausibles de ce triple assassinat pouvait être mis en relation avec les activités supposées d’Ömer Güney en France au sein des services secrets turcs [MIT], » écrivait d’ailleurs la juge d’instruction chargée du dossier.
 
Mettre fin à la criminalisation du PKK et des militants kurdes en Europe
 
En parallèle à la quête de justice, les organisations kurdes militent également pour mettre fin à la criminalisation des militants kurdes en Europe, où dans de nombreux pays dont la France et l’Allemagne notamment, le PKK est classé comme organisation terroriste, malgré la décision de janvier 2021 de la Cour de cassation de Belgique qui confirmait le jugement de la juridiction inférieure et a déclarait que le PKK n’était pas une organisation terroriste, ajoutant que la lutte armée du PKK au Kurdistan du Nord est « le conflit intérieur de la Turquie ».
 
A l’occasion du 43e anniversaire de la naissance du PKK, de nombreux événements ont eu lieu ces derniers jours en Europe lors desquels, les organisateurs et les intervenants kurdes ou non ont exhorté les États européens à revoir leur politique anti-PKK et à militer pour une résolution pacifique de la question kurde qui a fait plus de 40 000 victimes en Turquie.  
 
Un de ces évènements a eu lieu à Rennes auquel participait Remzi Kartal, co-président du Congrès du Peuple du Kurdistan (Kongra Gelê Kurdistan – KONGRA GEL), qui a réitéré sa demande de libération d’Abdullah Ocalan et le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes. A cette occasion, Remzi Kartal fut interviewé le 25 novembre dernier par André Métayer, le président de l’association Amitiés kurdes de Bretagne.
 
Des rues portant les noms de Sara, Rojbîn et Ronahî* assassinées sur le sol français

André Métayer rapporte que « lors de l’entretien avec Remzi Kartal fut évoqué l’assassinat de Rojbîn et la nécessité de continuer à interpeller le gouvernement français sur son attitude, qui consiste à bloquer les investigations de la justice concernant le triple assassinat commis sur son sol le 9 janvier 2013. Afin de relancer l’action une suggestion a été faite: proposer aux collectivités locales qu’une rue, qu’un square, qu’une place, rappelle ce crime perpétré sur le sol français, une violence extrême faite à des femmes assassinées pour leurs idées. Pourquoi pas une rue Rojbîn Doğan à Rennes, où elle fut très présente et à Strasbourg, où elle a vécu avec sa famille ? »
En effet, c’est le moindre des choses de voir des rues en France portant les noms de Sara, Rojbîn et Ronahî assassinées sur le sol français en attendant que la justice leur soit rendue.
*Sara, Rojbin, Ronahî sont les alias de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez.

SYRIE. Les mercenaires de la Turquie tuent un Kurde d’Afrin sous la torture dans une prison d’Azaz

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SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires islamistes de la Turquie ont tué Suleiman Nuri Numan, un Kurde d’Afrin, sous la torture dans la prison d’al-Ra’i dans la campagne d’Azaz.
 
Des sources locales ont rapporté que les mercenaires de l’occupation turque, qui contrôlent la prison Rai dans la campagne nord d’Alep, ont tué Suleiman Nuri Numan,51 ans, originaire du village de Bouzika dans la ville occupée d’Afrin.
 
Les sources ont souligné que Suleiman Numan, a perdu la vie sous la torture dans la tristement célèbre prison d’Al-Rai. Suleiman Numan fut kidnappé le 1er juin 2019 dans le quartier d’Achrafieh au centre de la ville d’Afrin occupée par la Turquie et ses mercenaires islamistes de l’Armée syrienne libre.
 
On rapporte qu’une femme âgée de la famille du Suleiman Numan, appelée Moulaida Numan 64, a été tuée en mai de cette année également sous la torture dans la prison d’Al-Rai après avoir été kidnappée en avril 2019.
 

Sylvie Jan: Les Kurdes représentent le nouveau monde

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PARIS – La présidente de l’Association France-Kurdistan, Sylvie Jan était interviewée par l’agence kurde ANF au sujet de la criminalisation du mouvement de libération kurde (PKK) et des activistes kurdes en Occident et au Kurdistan. Elle a déclaré qu’on avait besoin d’un nouveau monde, ajoutant que pour la résolution de la question kurde, il fallait libérer Abdullah Ocalan et tous les prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles turques depuis des années.
 
« Nous vivons dans un monde où les membres de l’opposition s’appellent « terroristes ». Les États ne veulent pas les reconnaître et les condamnent. Mais cette histoire, je pense qu’elle va basculer. C’est Selahattin Demirtas qui dit « et la roue tournera ». Et la roue tournera et un jour ces « terroristes » deviendront des personnalités internationales applaudies. Comme l’a été Mandela par exemple. »
 
Présidente de l’association de solidarité France-Kurdistan, Sylvie Jan plaide pour qu’on ne parle pas de « problème kurde » au sujet de la question kurde, mais plutôt d’une solution kurde.
 
Sylvie Jan est présidente de l’Association France-Kurdistan Solidarité et, en tant qu’internationaliste, a participé il y a quelques semaines au « bateau de la liberté » entre la Grèce à l’Italie. Elle exige la libération de tous les prisonniers politiques et déclare : « Le peuple kurde, les peuples du Moyen-Orient, le monde et nous avons tous besoin de paix. C’est un besoin mondial urgent. Et les Kurdes représentent une solution aux efforts de paix au Moyen-Orient, ils représentent une réponse. »
 
Sylvie Jan prône non plus de parler d’un « problème kurde », mais plutôt d’une solution kurde. L’internationaliste française s’est rendue à plusieurs reprises en Turquie et dans le nord, le sud et l’ouest (Rojava) du Kurdistan. Lors de ses voyages, elle a rencontré des personnes engagées pour la paix. Elle déclare que pour une solution à la question kurde, il est nécessaire de libérer Abdullah Öcalan en tant que représentant du peuple kurde et d’entamer des négociations avec lui.
 
Le fait que le peuple kurde mène un projet démocratique, écologique et féministe est porteur d’espoir pour Sylvie Jan. « Je pense que le peuple kurde représente l’avenir d’un nouveau monde », dit-elle. « Les Kurdes avaient la capacité de se battre, de penser à l’avenir et de s’organiser en conséquence. Leurs approches démocratiques à la base pour construire une société avec des droits égaux et une coexistence pacifique de tous les groupes sociaux sont tournées vers l’avenir pour un nouveau monde », remarque-t-elle, ajoutant : « Pour cette raison, le monde ne peut gagner que si la solidarité avec le peuple kurde est renforcée. Cependant, il y a un problème inévitable avec ce projet : l’isolement d’Abdullah Öcalan doit être levé et il doit être libéré. Je pense que c’est la question clé qui doit être résolue. (…) »
 
Sylvie Jan a ajouté que tous les citoyens du monde pouvaient contribuer à la résolution de la question kurde et déclaré que : « Nous vivons dans un monde où les membres de l’opposition s’appellent « terroristes ». Les États ne veulent pas les reconnaître et les condamnent. Mais cette histoire, je pense qu’elle va basculer. C’est Selahattin Demirtas qui dit « et la roue tournera ». Et la roue tournera et un jour ces « terroristes » deviendront des personnalités internationales applaudies. » Comme l’a été Mandela par exemple (…). Je pense que nous avons toutes et tous (…) un rôle à jouer. On pourrait se dire « On est qu’une goutte dans la mer » (…). Mais cette goute-là, il faut la jouer pour l’avenir du monde, il faut la jouer pour la paix. (…) »
 

EUROPE. Les Kurdes descendent dans la rue contre le fascisme turc

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Dans toute l’Europe, les Kurdes et leurs amis sont mobilisés pendant 3 jours contre le fascisme turc au Kurdistan mais également contre la criminalisation du PKK. Ils appellent l’Europe à retirer le PKK de la listes des organisations terroristes et à œuvrer pour la Paix au Kurdistan, plutôt que de soutenir la Turquie génocidaire. (La campagne pour le PKK a lieu sous le hashtag #DelistPKKnow) C’est dans ce cadre, que le collectif #RiseUp4Rojava appelle à des Journées d’action internationales contre le fascisme turc dans les régions kurdes du Rojava et au Kurdistan du Sud les 26, 27 et 28 novembre prochains.
 
« Le fascisme turc ne peut fonctionner que grâce au soutien qu’il obtient au niveau international. Ce soutien est la raison de l’existence continue de l’occupation, de l’exploitation, des tueries et de la guerre dans la région. Ensemble, nous pouvons faire tomber le gouvernement AKP-MHP. »
 
Voici l’appel lancé par le collectif international #RiseUp4Rojava:
 
« Au Kurdistan, 2021 a été jusqu’à présent une année marquée par la résistance et la lutte. Sur tous les fronts, du Rojava aux villes et aux montagnes du sud et du nord du Kurdistan, l’État fasciste turc a poursuivi ses attaques contre le peuple et le mouvement de libération [PKK] à tous les niveaux. Au Rojava, l’État turc coupe l’eau de la région, forçant un changement démographique dans les territoires occupés d’Efrîn, Serêkaniyê et Girê Spî, bombardant continuellement Şehba, Minbic, Eyn Îsa et Til Temir et menaçant de nouvelles invasions majeures. Au Şengal, au Rojava et au sud du Kurdistan, l’État turc cible en permanence les chefs de la résistance et les civils avec des drones tueurs. Depuis le début de l’année, l’armée turque a lancé une opération massive contre les zones de défense de Medya, qui sont des régions contrôlées par la guérilla depuis des décennies. Avec des milliers de soldats et de mercenaires, une utilisation massive de l’artillerie, une surveillance aérienne incessante et des raids aériens, ils tentent d’avancer au sol. Malgré toutes les difficultés, l’utilisation quotidienne d’armes chimiques par l’armée turque et le PDK soutenant l’invasion dans l’autre sens, pendant plus de six mois, la guérilla a résisté avec succès et a tenu ses positions. Une histoire de résistance antifasciste sans compromis est en train de s’écrire, tant de femmes et d’hommes formidables ont perdu la vie et tant d’autres mettent leur vie en danger chaque jour, avec un seul objectif : écraser le fascisme turc ! l’utilisation quotidienne d’armes chimiques par l’armée turque et le PDK soutenant l’invasion dans l’autre sens, pendant plus de six mois, la guérilla a résisté avec succès et a tenu ses positions. Une histoire de résistance antifasciste sans compromis est en train de s’écrire, tant de femmes et d’hommes formidables ont perdu la vie et tant d’autres mettent leur vie en danger chaque jour, avec un seul objectif : écraser le fascisme turc ! l’utilisation quotidienne d’armes chimiques par l’armée turque et le PDK soutenant l’invasion dans l’autre sens, pendant plus de six mois, la guérilla a résisté avec succès et a tenu ses positions. Une histoire de résistance antifasciste sans compromis est en train de s’écrire, tant de femmes et d’hommes formidables ont perdu la vie et tant d’autres mettent leur vie en danger chaque jour, avec un seul objectif : écraser le fascisme turc !
 
Ce fascisme turc ne peut fonctionner que grâce au soutien qu’il obtient au niveau international. Ce support est tantôt ouvert et actif, tantôt caché et passif. En tout cas, ce soutien est la raison de l’existence continue de l’occupation, de l’exploitation, des tueries et de la guerre dans la région. Ensemble, nous pouvons faire tomber le gouvernement AKP-MHP – si nous soutenons la guérilla et nous soulevons pour le Rojava, si nous exerçons une pression sérieuse sur les profiteurs internationaux du régime fasciste en Turquie, alors les derniers jours du régime seront bientôt à compter.
 
Cibler l’occupation à Afrin
 
Depuis mars 2018, Efrîn est sous occupation turque. Depuis, l’Etat turc exploite les richesses d’Efrîn. L’un des exemples est l’huile d’olive d’Efrîn qui est exportée ailleurs dans le monde. Jetez un œil à cette liste ( https://riseup4rojava.org/face-the-robbery-of-efrins-resources-and-the-responsibles ) pour voir si et où dans votre pays le pétrole d’Efrîn est vendu pour financer le turc l’occupation et les gangs islamistes de la région. Maintenant, soyez actif et créatif pour arrêter ceux qui profitent de l’occupation !
 
Cibler l’industrie internationale d’armes
 
De nombreuses entreprises et gouvernements ont déclaré dans le passé qu’ils ne continueraient pas à vendre des armes à la Turquie, mais nous devons réaliser que de nombreuses armes et différents types de technologies de guerre avancées sont toujours fournies à la Turquie. Mettons un terme à cela et bloquons, dérangeons et occupons les lieux et les bureaux de l’industrie des armes ! Pour ce faire, consultez notre carte des cibles mise à jour et agissez : https://riseup4rojava.org/take-action/ et https://riseup4rojava.org/weapon-industry/
 
Cibler le soutien politique et diplomatique au fascisme turc
 
Le régime d’Erdoğan tire sa légitimité, qu’il n’a jamais eue ou perdue il y a longtemps parmi les peuples de Turquie et du Kurdistan, du soutien diplomatique et politique international. Où que vous viviez, il existe des factions politiques, des institutions et des partis qui soutiennent ouvertement ou secrètement Erdoğan et l’État fasciste turc. Dénoncez-les, affrontez-les et faites-leur regretter leur collaboration avec un régime fasciste !
 
Dénoncer l’utilisation d’armes chimiques par l’armée turque
 
Dans le passé, il y a eu plusieurs occasions où l’État turc a été accusé d’utiliser des armes chimiques, mais depuis le début de cette année, ils ont commencé à le faire quotidiennement. La guérilla HPG a appelé plus d’une fois à une enquête internationale sur ce sujet et à une condamnation internationale. Il est évident que l’utilisation de gaz chimiques contre la guérilla est pour une raison et c’est l’incapacité de l’armée turque à avancer sur le terrain en utilisant un armement commun. Pour y mettre un terme, soutenons l’appel du mouvement à une condamnation internationale. Dans le même temps, soutenez plus directement la guérilla et collectez des fonds pour les masques à gaz : https://widnet.org/
 
Debout avec la guérilla et les résistants
 
La guérilla, les YPG et les YPJ, les gens du Rojava et du Kurdistan du Nord résistent avec tout ce qu’ils ont. Nous devons voir que chaque défaite là-bas influencera négativement toutes nos luttes, mais d’un autre côté, chaque victoire là-bas renforcera nos luttes contre le fascisme et pour la liberté partout dans le monde.
 
Se tenir aux côtés de la guérilla signifie se tenir aux côtés du PKK
 
Le 27 novembre marque le 43e anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Nous félicitons tous les camarades combattants et le peuple du Kurdistan et appelons tout le monde à montrer leur solidarité avec le PKK en ce jour. Leur lutte est légitime pour l’autodétermination et la liberté qui mérite le soutien des peuples opprimés du monde entier.
 
Sous ces thèmes, nous appelons chacun à agir dans son pays les 26, 27 et 28 novembre de cette année. Sois créatif! Bloquer, déranger et occuper ! Manifestez et protestez ! Ciblez les profiteurs de la guerre ! Montrez votre solidarité avec la résistance antifasciste au Kurdistan ! (…) »
 
 

TURQUIE. En 24 ans, 793 demandes enregistrées contre des agressions sexuelles et des viols en détention

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TURQUIE – En Turquie, près de 800 d’agressions sexuelles et viols ont été commis en détention, dont la majorité des victimes sont des femmes kurdes et les auteurs sont souvent des policiers, en 24 ans, déclare le Bureau d’aide juridique contre le harcèlement sexuel et le viol en détention. Aucun de ces violeurs et agresseurs n’a été puni.
 
Le Bureau d’aide juridique contre le harcèlement sexuel et le viol en détention a partagé un rapport contenant les données statistiques de ses 24 années de recherche à l’occasion du 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
 
Le rapport, intitulé « 25 novembre 2021, tout est comme avant », a souligné que le cabinet d’avocats fournit une assistance juridique gratuite aux femmes depuis 1997 et qui a enregistré 793 demandes contre des viols et agressions sexuelles en détention en 24 ans.
 
Le rapport a indiqué qu’il y avait eu des changements importants, en particulier dans la loi écrite, et a souligné que la lutte de libération des femmes a joué un rôle majeur dans tous ces changements.
 
Se souvenir de la Convention d’Istanbul
 
Le rapport a rappelé qu’il y avait eu des changements importants dans le domaine de la violence à l’égard des femmes en Turquie en 2005, et a ajouté qu’en 2011, la Convention d’Istanbul, la convention la plus importante dans le domaine de la violence à l’égard des femmes au niveau international, a été signée.
 
Le rapport mentionne également que la Convention d’Istanbul est une grande source de soutien et de force pour toutes les femmes qui ont été soumises à des violences et pour les avocats qui les représentent.
 
Le rapport indique que la mentalité de l’État n’a jamais changé sur la question des violences sexuelles contre les femmes induites par l’État et ajoute que « la torture sexuelle contre les femmes et les femmes trans, que ce soit en détention, des raids dans les maisons, des manifestations de rue ou pour quelque raison que ce soit, se termine toujours par l’impunité. Dans les affaires que nous avons traitées, pas un seul fonctionnaire n’a été condamné. Et c’est l’indication la plus claire de la gravité de la situation. »
 
Le rapport indique que la torture sexuelle est la forme de torture la plus difficile à expliquer ainsi que la forme de torture la plus difficile à suivre et à prouver. Les autorités judiciaires n’acceptent que les rapports de médecine légale comme preuves dans la documentation de torture sexuelle, a indiqué le rapport, soulignant que la médecine légale est représentée par un expert officiel et entièrement dépendante du pouvoir politique, et que les médecins et hôpitaux indépendants n’ont pas été acceptés.
 
Enregistrement de 793 cas de viols et d’agressions sexuelles en détention en 24 ans
 
Le rapport comprend des données statistiques qui ont été conservées au cours des 24 dernières années. Le nombre de demandes déposées en 24 ans est de 793 au total. Alors que le nombre de demandes déposées pour viol est de 118 tandis que celui pour harcèlement sexuel est de 675. Le rapport comprend également la répartition des auteurs qui ont commis des crimes.
 
La majorité des auteurs sont des policiers mais il y au aussi des membres de DAECH ou du MIT
 
Le nombre de policiers était de 482 parmi les auteurs, tandis que le nombre de gendarmes/soldats était de 143, membres de l’équipe spéciale 38, gardiens de prison 114, confesseurs 4, journalistes 1, détenus 24, maire 1, huissier de justice/gardiens 2, autre agent public 76, membre de DAECH 148, membres l’Armée syrienne libre 1, sécurité privée 1, membre des renseignements turcs (MIT) 1.
 
Les femmes kurdes au premier rang des victimes
 
Parmi les femmes victimes de violations sexuelles, les femmes kurdes viennent en tête avec le nombre de 571 tandis que le nombre de femmes turques est de 181, afghane 12, arabe 7, gitane 4, assyrienne 2, iranienne 2, turkmène 2, allemande 1, bulgare 1, roumaine 1, autrichienne 1, ouzbèke 1, moldave 1, arménienne 1, géorgienne 1, albanaise 1.
 
Au cours de la période d’application de 24 ans, les raisons de la détention des femmes sont dues à la guerre dans 168 cas, des raisons politiques dans 486, des raisons judiciaires 139.
 
36 demandes déposées au cours de la dernière année
 
Dans le rapport, le nombre de demandes déposées au cours de la dernière année a été enregistré à 36. Le viol représentait 6 de la demande, le harcèlement sexuel pour 30 (7 femmes ont été soumises à des fouilles à nu).
 
Parmi les auteurs de crimes de l’année dernière, le nombre de policiers a été de 23. En outre, le rapport énumérait 10 gardiens de prison, 2 autres agents publics, 1 membre des renseignements turcs (MIT).
 
Les femmes kurdes qui ont déposé une demande pour violences sexuelles sont au nombre de 22. D »autres demandes ont été déposées par 11 femmes turques, 1 arabe, 1 géorgienne et 1 albanaise. Parmi les motifs de détention, 34 femmes ont été arrêtées pour des motifs politiques et 2 pour des motifs judiciaires.
 

François Alfonsi: Les attaques de drones sur les Kurdes menacent la sécurité et la stabilité de la région

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Le 25 novembre dernier, des députés européens du Groupe d’amitié kurde ont appelé les institutions européennes à prendre des mesures contre les attaques de drones de l’État turc qui tuent des civils au Rojava et au Kurdistan du Sud.
 
L’appel des eurodéputés avait eu lieu au Parlement européen lors d’une conférence de presse à laquelle ont participé les députés François Alfonsi (Parti des Verts européens), Andreas Schieder (Parti socialiste européen), du Groupe d’amitié kurde et Nikolaj Vllumsen (Gauche unitaire européenne) ainsi que Khaled Issa, représentant en France de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est / Rojava.
 
L’eurodéputé François Alfonsi vient de publié un communiqué sur son blog condamnant les attaques de drones turcs au Kurdistan, déclarant qu’elles menacent « la sécurité et la stabilité de la région ».
 
Voici le communiqué de François Alfonsi:
 
« En tant que friendship kurde au Parlement européen, nous tenons cette conférence de presse aujourd’hui car le peuple kurde en Irak et au Rojava est victime d’agression armées continues de la part de la Turquie.
 
Les attaques sont menées par le moyen de drones qui sont utilisés pour l’assassinat de dirigeants, et aussi de civils. Il y a eu plusieurs dizaines de victimes déjà et la présence continue dans le ciel de ces drones provoque un climat d’insécurité permanent.
 
Manifestement, il existe dans l’armée et parmi les dirigeants turcs un projet d’envahir le Rojava en Syrie, le Sinjar en Irak, et toutes les zones administrées directement par des Kurdes ou leurs alliés.
 
C’est là le risque d’une très grave déstabilisation du Moyen orient, et cela ouvrirait la porte à un regain de l’islamisme de Daech dont les Kurdes ont été les principaux adversaires.
 
Nous pensons que l’Europe doit jouer un rôle actif pour terminer avec cette situation dangereuse pour les kurdes, mais aussi dangereuse pour elle. Elle a pour cela le moyen des sanctions diplomatiques et économiques. Elle doit le mettre en œuvre. »

TURQUIE. Fin tragique d’un prisonnier kurde d’Afrin

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TURQUIE – Bangin Muhammed, un Kurdes de 33 ans, originaire d’Afrin, est mort dans une prison turque alors qu’il était gravement malade.

 
Bangin Muhammed a été emprisonné en Turquie pour « terrorisme » car il aurait été membre des YPG quand il vivait au Rojava. Il a été détenu à la prison d’Iskenderun. Son estomac et la moitié de ses intestins ont été retirés à cause de ses maladies graves et il était en fautueil roulant. Le parti HDP et des organisations de défense des droits humains ont interpellé les autorités turques pour sa libération, en vain. Bangin Mohammed est décédé à la prison fermée de type T d’Iskenderun, le 12 novembre.

Bangin Muhammed, 33 ans, qui a été arrêté le 1er janvier 2021 et condamné à 6 ans et 3 mois de prison pour être « membre d’une organisation terroriste » à l’issue d’un soi-disant « procès », est resté dans le même quartier que les détenus malades İsmail Tamboğa et Sıddik Güler. Après avoir été transféré à l’hôpital, Muhammad a été retiré du quartier des prisonniers malades et emmené dans une cellule isolée, alors qu’on lui avait retiré la moitié de son estomac et de ses intestins et qu’il était en fauteuil roulant.

Bangin Muhammed, qui n’a pas été soigné malgré ses nombreuses maladies, a finalement été emmené à l’hôpital d’État d’Iskenderun avant d’être ramené à la prison où il est est décédé le 12 novembre. Sa famille l’a enterré à Afrin.

« Je ne veux pas mourir »

Bangin Muhammed a expliqué sa situation à l’avocate Mehtap Sert, membre de la Commission des prisons de la branche d’İskenderun de l’Association des droits de l’homme (İHD), qui lui a rendu visite en octobre. S’adressant à l’agence Mezopotamya au sujet de l’état de Bangin Muhammed auparavant, Sert a déclaré que les médicaments du détenu n’avaient pas été administrés. Bangin Muhammed aurait dit à l’avocate « Je ne veux pas mourir, mais je mourrai ici. »

A l’annonce de sa mort, l’avocate Mehtap Sert a appelé l’administration pénitentiaire et a demandé des informations sur Bangin Muhammed. L’administration pénitentiaire a confirmé que Bangin Muhammed était décédé et a déclaré à Sert : « Bangin Muhammed est décédé le 12 novembre. Son corps a été transporté à l’Institut de médecine légale d’Adana. Sa famille a pris le corps, mais le rapport d’autopsie détaillé n’a pas encore été publié. Nous ne pouvons pas donner d’informations sur la raison pour laquelle il est mort. »

Il n’avait plus que la moitié de son estomac

Avant le décès de Bangin Muhammed, Sert avait déclaré ce qui suit concernant la situation du malade: « En 2013, il est arrivé dans le district de Döryol à Hatay et a commencé à travailler comme ouvrier agricole. Le tribunal local l’a condamné à 6 ans et 3 mois de prison pour « appartenance à une organisation terroriste » car il faisait partie des rangs des YPG en Syrie. Muhammed n’a été impliqué dans aucun crime en Turquie. Muhammed est malade et ne peut pas marcher dans la cellule, il vit en fauteuil roulant. La moitié de ses intestins et de son estomac ont disparu. Il a subi 3 opérations. Ses organes internes étaient boursouflés. Il urine sur lui, sans s’en rendre compte. Il ne peut pas subvenir à ses besoins personnels. Il ne pèse plus que 47 kilos, il ne peut pas manger. Il a le corps gonflé. Il est transporté à l’hôpital, mais ses médicaments ne lui sont pas administrés. Il dit : « Je ne veux pas mourir, mais je vais mourir ici. »
 
La branche d’İskenderun de l’Association des droits de l’homme (İHD) a fait une déclaration concernant la mort de Bangin Muhammed. Le secrétaire de la branche IHD Iskenderun, Adil Bahtiyar, a déclaré : « La situation de Muhammad s’est aggravée l’année dernière. L’administration pénitentiaire, le bureau du procureur de la prison et l’hôpital public d’Iskenderun [se sont contentés] par de simples traitements médicamenteux. Après que les demandes nécessaires aient été déposées auprès de la Commission parlementaire des droits de l’homme et du ministère de la Justice, Bangin a été transféré à l’hôpital. Bangin, qui a été placé en cellule d’isolement à son retour de l’hôpital, ne pouvait pas se débrouiller seul. Il est décédé le 12 novembre 2021. (…) »
 

TURQUIE. En un an, 2 416 femmes et des personnes LGBTI+ ont été victimes de violences à Diyarbakır

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TURQUIE / BAKUR – En un an, 2 416 femmes, dont des réfugiées, et des personnes LGBTI+ ont été victimes de violences tandis qu’onze femmes ont été victimes de féminicides dans la ville kurde de Diyarbakır (Amed).
 
Hier, le 25 novembre, c’était la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. A cette occasion, le Réseau Diyarbakır pour la lutte contre la violence a partagé les résultats de son rapport annuel sur les violences lors d’une conférence de presse au local de l’Association des avocats pour la liberté (ÖHD) à Amed.
 
L’avocate Cansel Talay a lu le communiqué de presse tandis que sa collègue Songül Argünağa a lu le rapport.
 
Selon le communiqué, 11 femmes, Süreyya Büyük, Gülistan Şaylemez, Havva Yılmaz, Bedia Aydoğan, Semanur Kaplan, Şirvan Dönmez, Sevgil Fidan, Emine Karakaş, Ayşe Tayurak, Aslı Demir et Gurbet Fida, ont été tuées par des hommes dans la province de Diyarbakır dans la période du 26 octobre 2020 au 15 novembre 2021. Quatre femmes ont survécu aux tentatives de féminicides au cours de la période considérée.
 
Le rapport a également montré que 36 femmes réfugiées se sont adressées à des institutions parce qu’elles ont été victimes de violence. Alors que neuf de ces demandes concernaient des violences psychologiques, trois femmes ont subi des violences sexuelles, quatre femmes ont subi des violences économiques, sept ont subi des violences sociales, quatre femmes ont subi des violences physiques et neuf femmes ont subi des violences verbales.
 
Selon les données du barreau de Diyarbakır, six femmes ont tenté de se suicider au cours de cette période d’un an.
 
Parmi les femmes qui ont demandé une assistance juridique au Barreau de Diyarbakır face à des violences, 965 femmes ont déclaré avoir subi différents types de violence : 840 femmes ont subi des violences psychologiques, 347 ont subi des violences sexuelles, 888 ont déclaré que elles ont subi des violences économiques, 404 femmes ont subi des violences sociales, 952 femmes ont subi des violences physiques et 965 femmes ont subi des violences verbales à Diyarbakır au cours de cette période.
 
168 femmes se sont adressées aux associations en coordination avec le réseau et ont déclaré avoir subi des violences et une femme a portée disparue au cours de la période en question.
 
23 femmes se sont adressées aux ONG et se sont plaintes d’avoir été soumises à la torture en détention et 18 femmes ont demandé des mesures de santé à des institutions à la suite de leur incarcération. 47 des 70 détenues de la prison pour femmes de Diyarbakır seraient atteintes de maladies mortelles.
 
Rien qu’à Diyarbakır et ses environs, 2 416 femmes et LGBTI+ se sont adressés aux antennes du réseau au motif qu’elles étaient victimes de violences. Rappelant que 1 841 femmes ont subi des violences en 2020 selon leur précédent rapport, le réseau a souligné que les violences augmentaient progressivement comme on pouvait le comprendre lorsque les deux rapports étaient comparés.
 

Ilham Ahmed discute d’une solution à la crise syrienne avec Lavrov et Bogdanov

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MOSCOU – La politicienne kurde et présidente du Conseil exécutif du Conseil Démocratique Syrien (MSD), Ilham Ahmed a discuté avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et l’envoyé spécial du président russe Mikhaïl Bogdanov pour la Syrie, en vue d’une solution à la crise syrienne.
 
Un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères à l’issue de la réunion d’aujourd’hui a déclaré que la situation en Syrie et dans le nord-est du pays a été discuté. « Une attention particulière a été accordée à l’activation le règlement politique en Syrie sur la base de la résolution n° 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, la réhabilitation de son économie et de sa sphère sociale, le retour des réfugiés et des personnes déplacées et l’aide humanitaire à ceux qui en ont besoin. »
 
Le communiqué ajoute que « la partie russe a affirmé qu’elle était prête à poursuivre ses efforts pour aider les Syriens à conclure des accords sous divers formats afin de restaurer la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie dans les plus brefs délais, et de garantir les droits légitimes de toutes les ethnies et groupes religieux dans le pays. »
 
L’envoyé spécial du président russe au Moyen-Orient et en Afrique, le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, a également rencontré Ilham Ahmed. (Via ANHA)
 
Ilham Ahmed et sa délégation sont à Moscou depuis plusieurs jours où elle discute avec des responsables russes pour trouver un issu à la crise syrienne et faire accepter au régime central syrien le statut du Rojava. Jusqu’à présent, Bashar al Assad a refusé toute idée d’autonomie et de fédéralisme pour la région. Mais certains analystes affirment qu’Assad finira par accepter certaines demandes des Kurdes.

EUROPE. Le groupe d’amitié kurde appelle à agir contre le meurtre de civils par des drones turcs

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STRASBOURG – Lors d’une conférence de presse au Parlement européen, des députés européens du Groupe d’amitié kurde ont appelé les institutions européennes à prendre des mesures contre les attaques de drones de l’État turc qui tuent des civils au Rojava et au Kurdistan du Sud.
 
Le Groupe d’amitié kurde du Parlement européen a tenu une conférence de presse pour dénoncer les attaques de drones de l’État turc contre les Kurdes.
 
François Alfonsi (Parti des Verts européens), Andreas Schieder (Parti socialiste européen), du Groupe d’amitié kurde et Nikolaj Vllumsen (Gauche unitaire européenne) ont assisté à la conférence de presse intitulée « Les attaques de drones de la Turquie contre les Kurdes en Syrie et en Irak sont une menace pour la sécurité et stabilité régionale. »
 
Le représentant de l’Administration autonome du Rojava en France, Khaled Issa était également présent à la conférence de presse et a fourni des détails sur les attaques de l’État turc contre le nord-est de la Syrie. Sur la base des déclarations officielles du commandement des FDS, Issa a déclaré que l’État turc avait mené 32 attaques armées d’envergure, et 29 attaques de drones à la frontière du Rojava depuis 2019.
 
17 civils, dont des enfants, tués par des drones
 
Issa a déclaré que 185 combattants des FDS sont tombés martyrs et 13 ont été grièvement blessés à la suite des attaques de drones, et a ajouté que 17 civils, dont quatre enfants et une femme, ont également été tués. Il a précisé que les attaques ont eu lieu principalement dans les régions est et ouest d’Ain Issa, à l’ouest de Girê Spî, autour de l’autoroute M-4, dans la ville de Zirgan et autour de Til Temir.
 
La Turquie a prépare le terrain pour DAECH dans le nord-est de la Syrie
 
Rappelant que l’État turc a occupé Afrin, Serêkaniyê et Girê Spî en raison des accords qu’il a passés avec la Russie et les États-Unis, Issa a souligné que des mercenaires de l’Etat islamique étaient déployés dans les régions où les attaques de drones de l’État turc étaient intenses. Déclarant que les régions où vivaient les Assyriens avaient été ciblées dans le but de vider l’endroit, Issa a déclaré que l’État turc avait lancé 32 attaques contre le territoire de Til Temir.
 
La Turquie provoque le déplacement des populations Issa a souligné que l’État turc utilise également l’eau comme une arme dans sa tentative de vider la région et a ajouté que la Turquie provoque le déplacement des civils qui deviennent des réfugiés utilisés par la Turquie comme monnaie de chantage contre l’Europe. Il a également rappelé que la Turquie avait coupé l’eau de l’Euphrate desservant le Rojava et la Syrie pour assoiffer les habitants et de vider la région. Les députés demandent des sanctions diplomatiques et économiques contre la Turquie L’eurodéputé français François Alfonsi a appelé à des sanctions diplomatiques et économiques et a souligné l’impact des attaques sur la stabilité régionale. Il a ajouté qu’il existe un risque de résurgence de l’Etat islamique. L’eurodéputé danois Nikolaj Villumsen a déclaré que la Turquie se livre à un nettoyage ethnique et à d’autres crimes de guerre, et que cette guerre contre les civils ne peut être acceptée. L’eurodéputé autrichien Andreas Schieder a déclaré qu’il s’était rendu dans la région en 2019 et a ajouté que l’UE était bien consciente de la violation par la Turquie des droits et lois fondamentaux. Il a déclaré que l’UE doit prendre des mesures et sanctionner d’avantage la Turquie. ANF