TURQUIE. Menacé de fermeture, le HDP appelle à la solidarité dans la lutte pour une véritable transformation démocratique du pays

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TURQUIE / BAKUR – « Les luttes historiques et les traditions politiques sur lesquelles le HDP (…) a été établi continueront à avoir un impact profond sur la politique turque et kurde vers une véritable transformation démocratique du pays, même si le HDP pourrait ne pas être en mesure de survivre à cet assaut en tant qu’entité politique. »
 
Hier, un procureur a envoyé, un acte d’accusation à la Cour constitutionnelle turque demandant l’ouverture d’un procès pour interdire le Parti démocratique des peuples (HDP), parti de gauche qui est la troisième force politique du pays et la seule à prôner une solution pacifique à la question kurde en Turquie. Cette demande d’interdiction du HDP n’est que l’acte final d’une guerre ouverte qui a vu l’arrestation milliers de militants du parti ainsi que celle des la majorité de ses maires et 13 de ses députés.
 
Dans le communiqué suivant, le HDP déclare qu’ils continueront leur lutte pour une véritable démocratie en Turquie, tout en appelant la communauté internationale à « à adopter une position de principe, à renforcer davantage la solidarité internationale et à agir contre les manœuvres politiques mesquines du gouvernement AKP visant à interdire le HDP et à nier la volonté de millions de personnes. »
 
« Le Parti démocratique des Peuples (HDP) est confronté à une attaque féroce du gouvernement de l’AKP, qui a été évincé des villes clés lors des élections locales et doit faire face à d’immenses problèmes économiques exacerbés par la pandémie. Le 17 mars 2021, la condamnation définitive prononcée contre le député HDP Ömer Faruk Gergerlioğlu a été lue en séance plénière du Parlement et celui-ci a été déchu de son mandat de député. Quelques heures plus tard, on apprenait que le procureur général de la Cour de cassation avait déposé une plainte auprès de la Cour constitutionnelle pour interdire complètement le HDP. Ces attaques contre le HDP sont survenues peu de temps après que le président Erdoğan ait déclaré un nouveau plan d’action pour les droits de l’homme, présenté comme comprenant des réformes législatives.
 
Le 2 mars 2021, le procureur général de la Cour de cassation a lancé une enquête sur le HDP fondée sur l’inculpation de neuf députés du HDP en relation avec les « manifestations de Kobanê » d’octobre 2014. Deux semaines plus tard, le procureur a indiqué dans l’acte d’accusation que le HDP avait tenté, à travers les actions et les déclarations de ses membres, de « détruire l’intégrité indivisible de l’État turc avec sa nation. » Il est important de noter que l’enquête et le procès de fermeture sont intervenus après les appels répétés de Devlet Bahçeli, le président du Parti d’Action nationaliste (MHP), allié du gouvernement, aux hautes cours de Turquie pour interdire le HDP.
 
La fermeture de partis politiques, en particulier de partis pro-kurdes, n’est pas exceptionnelle dans l’histoire de la Turquie. Jusqu’à présent, la Cour constitutionnelle a interdit six partis politiques pro-kurdes. Le premier fut le Parti du travail du peuple (HEP) créé le 7 juin 1990. Le HEP a rejoint le Parti social-démocrate (SHP) pour les élections générales de 1991 et obtenu 22 sièges à l’assemblée nationale turque. En juillet 1993, la Cour constitutionnelle a interdit le HEP. Ensuite, ce fut le tour du Parti de la Liberté et de la Démocratie (OZDEP) : fondé en mai 1993, il a été interdit le 23 novembre 1993. Le Parti de la démocratie (DEP) lui a succédé. En mars 1994, le Parlement turc a levé l’immunité de six députés du DEP, qui ont ensuite été condamnés à 15 ans de prison pour « terrorisme ». Le 16 juin 1994, la Cour constitutionnelle a interdit le DEP. Puis a été fondé le Parti de la Démocratie du Peuple (HADEP), le 11 mai 1994. Lors des élections locales de 1999, le HADEP a remporté 37 municipalités dans la région kurde, dont sept grandes villes. Pourtant, en mars 2003, la Cour constitutionnelle turque a également interdit le HADEP. Le 9 novembre 2005, a été fondé le Parti pour une Société démocratique (DTP). Ses candidats se sont présentés de manière indépendante aux élections générales de 2007, obtenant 22 sièges au parlement turc. Lors des élections locales de 2009, le DTP a remporté des mairies dans plus de 100 villes et villages de la région kurde. La Cour constitutionnelle turque a interdit le parti le 11 décembre 2009.
 
Comme on peut le constater, le HDP a hérité d’une longue histoire de répression et de fermetures, et bien que le président Erdoğan ait affirmé à plusieurs reprises dans le passé qu’il était opposé à la fermeture de partis politiques, son parti, l’AKP, a repris la politique répressive de la Turquie à l’encontre des Kurdes et d’autres minorités. Le HDP a déjà subi une pression politique intense de la part du gouvernement. Et maintenant, nous sommes à la veille d’une nouvelle tentative scandaleuse d’éliminer un parti politique.
 
Cette dernière phase d’attaque intense a commencé avec la rupture par le gouvernement turc du processus de paix avec le mouvement kurde en 2015. Elle s’est intensifiée sous l’état d’urgence en 2016 lorsque nos anciens coprésidents, M. Selahattin Demirtaş et Mme Figen Yüksekdağ, ont été arrêtés avec plusieurs autres députés (la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a récemment rendu une décision ordonnant la libération de M. Demirtas, décision que le gouvernement turc a refusé d’exécuter jusqu’à présent). L’attaque s’est poursuivie avec l’arrestation d’autres députés et la déchéance de 11 députés du HDP de leur mandat parlementaire. Depuis lors, des milliers d’administrateurs et de membres du HDP ont fait l’objet de détentions et d’arrestations, et il ne se passe pas un jour sans que d’autres ne viennent s’ajouter à la liste. Les élus locaux ont également reçu leur part de ces attaques. En 2016, près de cent municipalités kurdes ont été usurpées et placées sous la tutelle de fonctionnaires nommés par le gouvernement, et de nombreux co-maires kurdes ont été arrêtés. Le gouvernement turc a poursuivi cette politique coloniale sur les villes kurdes après les élections locales du 31 mars 2019. Jusqu’à présent, 48 des 65 municipalités gérées par le HDP ont vu leurs maires élus remplacés par des administrateurs d’État. Six autres co-maires du HDP se sont vu refuser l’attribution de leur mandat, sous prétexte qu’ils avaient été précédemment licenciés par des décrets d’état d’urgence. À ce jour, 14 co-maires kurdes élus en mars 2019 et plusieurs maires élus en 2014 sont derrière les barreaux.
 
Le HDP représente plus que quelques bâtiments et une entité politique formelle. Nous représentons effectivement des histoires politiques diverses et une sociologie puissante de luttes multiples pour la reconnaissance et la justice. Nous vous assurons que les luttes historiques et les traditions politiques sur lesquelles le HDP a été établi en premier lieu continueront à avoir un impact profond sur la politique turque et kurde vers une véritable transformation démocratique du pays, même si le HDP pourrait ne pas être en mesure de survivre à cet assaut en tant qu’entité politique.
 
L’oppression du gouvernement sur le HDP et les autres forces démocratiques va certainement s’intensifier dans les mois à venir, tout comme notre lutte. Par la présente, nous invitons une fois de plus la communauté démocratique internationale à adopter une position de principe, à renforcer davantage la solidarité internationale et à agir contre les manœuvres politiques mesquines du gouvernement AKP visant à interdire le HDP et à nier la volonté de millions de personnes. »
 
Feleknas Uca et Hişyar Özsoy
Co-porte-paroles du HDP pour les affaires étrangères

Newroz : le nouvel-an kurde sous le signe de la révolte

KURDISTAN – Alors que les Kurdes se préparent pour Newroz, le nouvel-an kurde devenu symbole du renouveau et de la révolte contre la tyrannie, le régime turc a ordonné la fermeture du parti HDP porté par le mouvement kurde et qui a eu plus de 6 millions d’électeurs aux dernières élections. Ainsi, les célébrations du 21 mars prochaines risquent d’être perturbées par des manifestations de masse ou des actions coup de poing à travers la Turquie où plus de 20 millions de Kurdes sont privés de tous leurs droits (linguistiques, ethniques, culturels, politiques…).
 
Le Conseil de coprésidence de KONGRA-GEL (e Congrès du peuple du Kurdistan) a publié un message à l’occasion du 21 mars, jour du Newroz, en saluant Abdullah Öcalan, tous les prisonniers de la liberté, les peuples du Kurdistan et du Moyen-Orient et « tous les camarades qui défendent leur peuple et leur pays sur différents fronts ».
 
Remarquant que les peuples du Kurdistan accueillent le Newroz cette année « avec la joie de la victoire de la Gare », KONGRA-GEL a déclaré : « L’État turc est le principal ennemi du peuple kurde et du Kurdistan. Leur concept de combat reposant sur la haute technologie a été mis en échec par la guérilla et ils ont subi de lourds coups à Heftanin et à Garê [au Kurdistan d’Irak]. »
 
Voici la suite du message de KONGRA-GEL:
 
« N’ayant pas réussi à obtenir des résultats grâce à son concept de guerre basé sur la technologie contre le HPG, le gouvernement fasciste AKP-MHP menace maintenant les peuples du Kurdistan et le Mouvement de la Liberté par le biais de nouvelles sur la vie du Leader Apo (Öcalan).
 
Pour cette raison, le Newroz devrait être une occasion pour les peuples du Kurdistan de répondre aux menaces du fascisme d’État turc. Le leader Apo appelle les Kurdes libres et les peuples du Kurdistan « peuple du Newroz ». Par conséquent, les peuples du Kurdistan doivent assurer une participation plus forte que jamais aux célébrations du Newroz, manifester leur engagement et leur amour pour le Leader Apo et transmettre ainsi leur message à toutes les parties. La participation aux célébrations du Newroz en cette période revêt une importance particulière.
 
Le leader Apo est la ligne rouge de notre peuple et de notre mouvement ; pour nous, il est une question d’existence ou d’anéantissement. Il doit y avoir une forte réaction publique pour que les membres de la famille et les avocats rencontrent le Leader Apo et que les portes d’Imralı soient ouvertes. Pour cette raison, les célébrations de Newroz sont une grande opportunité pour notre peuple et nos amis.
 
Les célébrations du Newroz contribueront également à étendre la campagne « L’heure de la liberté » dans le pays et à l’étranger. En tant que peuples du Kurdistan, nous sommes redevables au Leader Apo. L’isolement et la torture sont exécutés sur les peuples du Kurdistan en la personne du Leader Apo. Avec la campagne « L’heure de la liberté », nous disons « assez » à cette atrocité. L’ordre fasciste centenaire de l’État turc connaît une crise majeure grâce à la résistance du Leader Apo, du Mouvement pour la Liberté et de notre peuple. Ils cherchent à couvrir leur désespoir contre le HPG par des attaques contre le peuple et le HDP. Cependant, peu importe ce que l’État turc peut faire, il ne sera pas en mesure d’empêcher la défaite de son ordre fasciste. C’est la période où le fascisme sera vaincu et où la liberté du leader Apo et des peuples du Kurdistan sera réalisée. La défaite du système fasciste turc ouvrira la voie à la démocratie dans les quatre parties du Kurdistan et pour tous les peuples de la région.
 
Sur cette base, nous saluons la résistance de notre peuple, souhaitons un joyeux Newroz aux peuples du Kurdistan et souhaitons un grand succès à notre peuple. »
 
Image JINnews

TURQUIE. Sur le darkweb turc, des esclaves yézidies

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TURQUIE – Une fillette yézidie de 7 ans mise en vente en février dernier sur le net par un ancien membre de DAECH / ISIS réfugié en Turquie a été secourue par la police. Le criminel avait posté une photo de l’enfant yézidi dans l’un de ces salons de discussion avec des informations en arabe et en kurde disant qu’elle était « en vente » le 23 février. Elle fut sauvée in extrémis mais combien d’autres femmes et enfants yézidies n’ont pas eu cette « chance » et vivent encore l’enfer depuis qu’ils ont été kidnappés par DAECH / ISIS en août 2014 à Shengal ? Le journaliste de France inter, Anthony Bellanger est revenu sur cette histoire sordide qui n’est qu’un exemple parmi d’autres des crimes de traite humaine commis par les membres de l’État Islamique installés en Turquie ou dans des régions syriennes détenues par des terroristes islamistes. A lire ici : Sur le darkweb turc, des esclaves yézidies    

Il y a 3 ans, la Turquie envahissait le canton kurde d’Afrin devenu aujourd’hui un enfer sur terre

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SYRIE / ROJAVA – Le 18 mars 2018, l’armée turque et ses gangs islamistes sont entrés dans la ville d’Afrin après 3 mois de bombardements intenses ciblant essentiellement les civils pour les faire fuir. Depuis, Afrin qui était un havre de paix dans le chaos syrien qui abritait des centaines de milliers de réfugiés syriens, en plus des habitants kurdes, alévis et yézidis de la région, est devenu un paradis pour les jihadistes pro-turc qui y ont instauré la charia.
 
Dès l’occupation d’Afrin, la Turquie a changé la démographie de la région en installant des Syriens islamistes venus d’autres régions syriennes dans les foyers des Kurdes, Yézidis et Alévis chassés de la région.
 
L’occupation turco-jihadiste a également turquifié la région d’Afrin en imposant la langue turque (à côté de la langue arabe) à toutes les institutions publiques et à l’école où le kurde a été interdit.
 
Des sites historiques millénaires et les lieux de cultes yézidis et alévis ont été pillés et détruits par l’occupation turque qui a commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité en plus des féminicides et le viol systémique des femmes et fillettes kurdes et yézidies capturées.
 
Plusieurs documents préparés par des organisations internationales, dont l’ONU et l’Amnesty International ont apporté les innombrables crimes et violations commis par la Turquie à Afrin depuis 2018. Pourtant, à part une déclaration récente du Parlement européen demandant à la Turquie de quitter le nord de la Syrie qu’elle occupe illégalement, aucune institution internationale n’a demandé à la Turquie de mettre fin à son occupation à Afrin et d’autres régions du Rojava et de la Syrie.
 
Récemment, un article de New York Times a même tenté de blanchir les crimes de guerre de la Turquie à Afrin par un article mensonger. En réponse, la journaliste Debbie Bookchin avait écrit qu’ « Avant l’invasion turque de janvier 2018, Afrin faisait partie de la zone plus large, dirigée par les Kurdes, connue sous le nom du Rojava ou, plus officiellement, de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES), dont les combattants ont été nos meilleurs alliés dans la défaite de DAECH. L’AANES, une région d’environ 5 millions d’habitants, est une démocratie pluraliste qui consacre les droits de toutes les minorités ethniques et a été particulièrement efficace dans la promotion des droits des femmes. Des pratiques comme le mariage forcé, la polygamie, le mariage d’enfants et les crimes d’honneur sont interdites. Les lois prévoient des conseils autonomes de femmes et l’inclusion d’au moins 40 % de femmes dans chaque organe législatif, ainsi que des coprésidentes à tous les postes administratifs.
L’invasion d’Afrin par la Turquie en janvier 2018 a provoqué la fuite de quelque 180 000 personnes, principalement des Kurdes, dont la plupart vivent maintenant dans des camps de personnes déplacées dans d’autres régions de la Syrie. Aujourd’hui, comme l’a documenté Amnesty International sur ceux qui sont restés : « Les résidents d’Afrin subissent un large éventail de violations, principalement aux mains des groupes armés syriens qui ont été équipés et armés par la Turquie (y compris) des détentions arbitraires, des disparitions forcées, et des confiscations de biens et des pillages sur lesquels les forces armées turques ont fermé les yeux ». La destruction intentionnelle de sites religieux et architecturaux kurdes et yézidis, les changements démographiques forcés, y compris la réinstallation à Afrin de familles arabes d’autres régions de Syrie, et l’utilisation obligatoire de la langue turque, même dans les écoles, ont été largement documentés et signalent l’intention de la Turquie d’annexer la région de façon permanente.
Les violations les plus flagrantes commises par la Turquie ont été perpétrées à l’encontre des femmes. La Commission d’enquête des Nations Unies sur la Syrie décrit la guerre menée par la Turquie contre les femmes à Afrin comme créant « un climat de peur omniprésent qui les a en fait confinées dans leurs foyers ». Le rapport de 25 pages ajoute : « Les femmes et les jeunes filles ont également été détenues par des combattants de l’armée nationale syrienne [soutenue par la Turquie] et ont été victimes de viols et de violences sexuelles – causant de graves préjudices physiques et psychologiques. » Pour humilier et démoraliser la population, les milices soutenues par la Turquie se sont livrées à des pratiques telles que forcer les hommes détenus à assister au viol collectif d’une mineure, note le rapport, qui qualifie cette pratique de « torture ». Les chercheurs sur les droits des femmes ont documenté qu’en 2020 seulement, 88 femmes et filles dont l’identité est connue ont été kidnappées par des groupes armés soutenus par la Turquie, soit un incident tous les quatre jours environ. Parmi elles, six filles mineures dont cinq étaient toujours portées disparues au 1er janvier 2021. »

Image via Mohammed Hassan

TURQUIE. RSF condamne le meurtre d’un présentateur de radio

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TURQUIE – Hazım Özsu, un présentateur d’une émission radiophonique à contenu religieux, a été tué à Bursa par un homme qui a expliqué son geste en disant qu’il n’ « aimait pas ses commentaires à la radio, en période de Covid-19 », faisant croire à un assassinat à motivation islamiste qui ne supporte pas la liberté d’expression s’il s’agit de critiquer l’Islam. Reporters sans frontières (RSF) a condamné l’assassinat du présentateur radio Hazım Özsu dans la province occidentale de Bursa, en Turquie. Alors que RSF International s’inquiète de la position du gouvernement et de l’impunité, Erol Önderoğlu, représentant de RSF en Turquie, a déclaré : « Nous condamnons ceux qui encouragent cet environnement. » Crimes politiques ou religieux dans un pays où l’impunité règne RSF a déclaré : « Un présentateur radio, Hazım Özsu, a été tué dans le quartier d’Orhangazi à Bursa. Rapidement arrêté par la police, le tueur a expliqué avoir agi ainsi parce qu’il n’aimait pas ses commentaires à la radio, en période de Covid-19 ! RSF condamne ce meurtre odieux perpétré dans un pays où le gouvernement n’a pris aucune position contre la violence à caractère politique et où l’impunité est la règle. » Erol Önderoğlu, représentant de RSF en Turquie, a également déclaré : « La violence et l’intolérance contre les journalistes se sont manifestées de la manière la plus douloureuse qui soit à Bursa Orhangazi. Le présentateur radio Hazım Özsu a été tué par une personne (H.N) qui a dit qu’il n’aimait pas son émission lorsqu’il a été capturé. Nous condamnons ceux qui encouragent cet environnement. Nous exigeons que le meurtre de Hazım Özsu le 9 mars soir soit révélé sous tous ses aspects. Les premières constatations indiquent qu’il a été tué en raison de sa profession. » Arrestation du suspect Le suspect qui a abattu le présentateur radio Hazım Özsu dans le quartier d’Osmangazi à Bursa a été arrêté. Placé en garde à vue par les équipes de la Direction de la sécurité de Bursa pour avoir tué Hazım Özsu (55 ans), H.N. a été déféré au palais de justice après que les procédures y afférentes ont été achevées. Que s’est-il passé ? Hazım Özsu, qui présentait un programme à contenu religieux sur la chaîne de radio Rahmet FM, a été tué par une personne qui s’est présentée à son domicile dans le quartier d’Altınova, dans le district d’Osmangazi, le 9 mars au soir. Après sa capture, le suspect a déclaré qu’il avait tué Hazım Özsu parce qu’il n’aimait pas certaines des remarques qu’il avait faites pendant son émission de radio. Bianet 

Les partis kurdes syriens, irakiens et iraniens: des relations complexes guidées par la quête de prestige

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KURDISTAN – Certes, les Kurdes sont colonisés par 4 États plus ou moins puissants qui s’unissent pour écraser les revendications du peuple kurde, mais ceci n’est pas la seule raison de l’incapacité des Kurdes à obtenir leur autonomie, et encore moins un État kurde. La désunion et rivalité entre partis / clans kurdes en est une des principales raisons du malheur kurde qui se prolonge sur l’arène politique également. Le journaliste Emil Bouvier revient sur cette question dans son article à deux volés publié sur le site Les clés du Moyen-Orient. (Unions et désunions aux Kurdistans : pourquoi les Kurdes ne parviennent-ils pas à s’unir (2/2) ?) Dans ce deuxième volé, Bouvier s’attarde sur les relations complexes entre les partis kurdes de Syrie, Iran et Irak sur lesquels le PKK, né dans le Kurdistan de « Turquie » jouerait un rôle qualifié de « central et clivant » par Bouvier.

TURQUIE. La justice turque demande l’interdiction du parti HDP

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TURQUIE / BAKUR – L’attaque et l’interdiction des partis politiques kurdes sont une vieille tradition bien turque sur laquelle les islamistes et l’extrême-droite sont d’accord à 100% dans un pays fondé sur le fascisme kémaliste presque centenaire. Alors, la demande officielle de la fermeture du parti HDP, porté par les Kurdes de Turquie, ne surprend plus personne étant donné que de nombreux partis kurdes ayant précédé le HDP ont tous été interdits par les régimes successifs pour lesquels la démocratie ne peut s’appliquer aux Kurdes.
 
Alors que le Parlement turc a déchu de son mandat le député du Parti démocratique des peuples (HDP), Ömer Faruk Gergerlioğlu aujourd’hui, le ministère public a lancé dans la foulé une procédure devant la Cour constitutionnelle turque pour faire interdire le HDP.
 
A l’heure actuelle, des milliers de militants du HDP, des dizaines de maires et 13 anciens députés du parti, dont les co-présidents Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdağ Şenoğlu, sont en prison et Gergeroglu risque de les rejoindre à son tour très rapidement.
 
Suite à cette demande officielle de fermeture du parti HDP, les Kurdes ont annoncé qu’ils créeront un nouveau parti, comme ils l’ont fait après chaque fermeture de partis kurdes.  
 

KURDISTAN DU SUD. Action humanitaire pour des réfugiés kurdes / yézidis au Bashur 

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PARIS – Le jeune activiste franco-yézidi, Arya Jemo travaille auprès des réfugiés kurdes / yézidis depuis plusieurs années. Il s’est fait connaitre du public, notamment, avec l’aide humanitaire qu’il fait acheminer vers les 2 camps de réfugiés kurdes à Lavrio, en Grèce, depuis plusieurs années maintenant.
 
Depuis 13 mars, Arya se trouve au Kurdistan d’Irak, auprès des réfugiés kurdes et yézidis, dont des enfants orphelins, dans le cadre d’une action humanitaire parrainée par l’association française Fédération Léo Lagrange (FLL) et l’ONG kurde PAO (Public Aide Organisation) basée à Erbil, capitale du Kurdistan irakien.  
 
Distribution de paniers alimentaires
Grace aux dons récoltés sur les réseaux sociaux et l’aide opérationnel et logistique accordée par les ONG  citées plus haut, Arya a pu apporter des vêtements et des draps pour les enfants de l’orphelinat accueillant 70 enfants yézidis à Erbil, en plus des paniers alimentaires distribués aux 8 000 Yézidis vivant dans le camp de Kewirgosk, au nord d’Erbil.

L’orphelinat pour enfants yézidis
 
Arya a également rencontré des familles kurdes du Rojava réfugiées dans la région d’Erbil parents d’enfants autistes qui n’ont pas accès à des centres spécialisés. PAO étudie actuellement un projet pour que les enfants autistes des réfugiés du Rojava puissent être scolarisés dans un centre spécialisé. 
 
Arya va par ailleurs organiser une fête de Newroz (Nouvel-an kurde) pour les enfants de l’orphelinat en collaboration avec les deux ONG Léo Lagrange et PAO. 
 
Durant sa présence au Kurdistan du Sud, dans le nord de l’Irak, jusqu’au 27 mars, Arya va se rendre aussi auprès des camps de réfugiés des villes de Duhok et de Suleymaniyê. 

Le camp de Kewirgosk
Si vous aussi, vous voulez participer à ces projets d’aide pour les réfugiés kurdes/yézidis du Kurdistan, faites un don, même de quelques euros, en cliquant ici : donation arya jemo

Arya entouré d’enfants yézidis
Vous pouvez suivre les actions d’Arya Jemo sur Twitter, Youtube et Instagram 
 
Photos prises par Gabriel Gauffre

TURQUIE. Un autre député HDP déchu de son mandat de député

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TURQUIE. La guerre anti-kurde du régime Erdogan a fait une nouvelle victime aujourd’hui. Le député d’HDP, Ömer Faruk Gergerlioğlu a été déchu de son mandat de député après un vote au Parlement turc aujourd’hui.
 
Médecin et défenseur des droits humains, Gergeroglu avait été condamné par la justice turque à deux ans et demi de prison pour « avoir fait de la propagande pour une organisation terroriste [kurde]» à cause d’un tweet daté de 2016 appelant au dialogue entre l’État turc et le PKK pour une résolution pacifique de la question kurde en Turquie.
 
Ömer Faruk Gergerlioğlu, député depuis 2018 du Parti démocratique du peuple (HDP) représentant la province de Kocaeli, a été reconnu coupable en février 2018 de «diffusion de propagande terroriste» sur la base d’une publication de 2016 sur les réseaux sociaux qui ne prônait pas la violence. La plus haute cour d’appel de Turquie a confirmé la condamnation et la peine de deux ans et six mois de prison le 19 février 2021. Le 15 mars, le président du parlement turc a indiqué que des mesures pour dépouiller Gergerlioğlu de son siège pourraient être imminentes, bien que Gergerlioğlu ait déposé un Contestation par la Cour constitutionnelle des poursuites contre lui. Gergerlioğlu a été déchu de son statut de député après la lecture du verdict du tribunal à l’Assemblée générale du Parlement ce 17 mars. Alors que les députés du HDP ont protesté contre l’action avec des applaudissements, la session parlementaire a été suspendue. Retour sur l’affaire Gergeroglu Le 20 août 2016, près de deux ans avant de devenir député, Gergerlioğlu a tweeté et commenté un reportage rapportant brièvement que la direction du Parti des travailleurs armés du Kurdistan (PKK) basé au Kurdistan d’Irak avait appelé l’État turc à faire un pas vers la paix. Le reportage a également apporté une longue réponse à l’appel du PKK par Bülent Arinç, alors président du parlement et ancien vice-Premier ministre. Gergerlioğlu a déclaré: «Cet appel [du PKK] doit être correctement pris en compte, il n’y a pas de fin à ce problème…!» ( Bu çağrı hakkıyla değerlendirilmeli, bu işin sonu yok…! )Arguant qu’il devrait y avoir un processus de paix renouvelé pour mettre fin au conflit de plusieurs décennies entre l’État turc et le PKK. Gergerlioglu a été condamné pour ce tweet partageant l’article de presse et la photo qui l’accompagne des combattants du PKK.
 

TURQUIE. Demirtaş aux juges : «Ne vous sacrifiez pas pour le gouvernement»

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TURQUIE – Hier, le politicien kurde, Selahattin Demirtas a comparu de nouveau devant les juges dans une affaire pour laquelle la CEDH avait exigé sa libération immédiate. Demirtas a mis en garde ses juges, leur disant qu’ils ne devaient pas se sacrifier pour le régime turc, ajoutant qu’il allait leur demander des comptes devant la justice pour tout le tort qu’ils lui ont fait pour plaire au pouvoir politique.
 
L’ancien coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtaş qui est tenu en otage dans une prison d’Edirne depuis novembre 2016, a comparu devant le  19e tribunal pénal d’Ankara le 16 mars.
 
Alors que Selahattin Demirtaş a assisté à l’audience sur le campus de la prison de Sincan via la visioconférence, l’audience a été suivie par les députés et membres du HDP Serpil Kemalbay, Saruhan Oluç, Kemal Pekgöz, Hüseyin Kaçmaz, Züleyha Gülüm et Mahmut Toğrul membre Doğan Erbaş.
 
Le tribunal a ajourné l’audience jusqu’au 14 avril.
 
« Vous agissez comme si l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme n’existait pas. »
 
Prenant la parole à l’audience, l’avocat de Demirtaş, Mahsuni Karaman, a rappelé au conseil de la cour le jugement de « libération immédiate » rendu par la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) le 22 décembre 2020.
 
Karaman a déclaré : « Vous avez lu longuement les dossiers de Van et d’Ankara. Vous agissez comme si l’arrêt de la CEDH n’existait pas. Il est entendu que vous allez poursuivre l’audience sans tenir compte de l’arrêt de la CEDH. Cependant, je m’attendrais à ce que vous l’annexiez aux comptes rendus. Mais vous lisez à haute voix les résumés des procédures, comme si rien ne s’était passé… »
 
Le juge président lui a répondu : « Vous pourrez soulever vos demandes plus tard » et n’a pas ajouté l’arrêt de la CEDH concernant Selahattin Demirtaş au procès-verbal du tribunal.
 
Défense de Selahattin Demirtaş
 
Demirtaş, assistant à l’audience par vidéoconférence, a fait sa déclaration. Faisant référence à l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme en faveur d’une « libération immédiate », il a critiqué le conseil du tribunal pour avoir refusé de l’annexer aux procès-verbaux.
 
« Je tiens à féliciter le tribunal pour son courage. La CEDH a également certifié vos efforts. Nous étions membre d’HDP. Nous étions les coprésidents d’un parti. Nous nous sommes engagés en politique avec une identité ouverte. Nous ne nous sommes pas cachés. Vous vous êtes également engagés dans la politique, mais vous avez ressenti le besoin de le cacher », a déclaré Selahattin Demirtaş en s’adressant au conseil de la Cour.
 
Notant qu’il n’avait pas comparu devant le juge dans ce procès depuis un an, Demirtaş a rappelé à la cour et à l’audience que la Cour constitutionnelle turque a rendu une décision de violation de droit en juin 2020 dans l’intervalle.
 
Indiquant que la Cour européenne des droits de l’homme a également rendu « la décision la plus lourde de violation de droit », Selahattin Demirtaş a critiqué le conseil de la cour pour « essayer de poursuivre l’audience comme si rien ne s’était passé pendant cette période. »
 
« Mais ce n’est pas le cas pour nous. Il y a des décisions sévères rendues par des tribunaux nationaux et internationaux. Pour cette raison, il est de notre droit d’exiger que le jugement correspondant soit annexé aux dossiers », a déclaré Demirtaş.
 
« Le conseiller principal Uçum vous a donné des instructions »
 
Faisant référence à Mehmet Uçum, le conseiller en chef du président Recep Tayyip Erdoğan qui est également chef du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, Demirtaş s’est à nouveau adressé au conseil de la cour et a déclaré : « Mehmet Uçum, qui est le conseiller en chef du palais, vous a donné des instructions. »
 
Affirmant que « même le plus jeune membre du conseil de la cour avait une meilleure connaissance de la loi qu’Uçum », Demirtaş a déclaré :
 
« L’homme vous donne des instructions depuis le palais et vous les mettez en œuvre. Vous ne pouviez pas dire : « Qui êtes-vous, Mehmet Uçum ? Juste un conseiller […] Et vous nous donnez des instructions.’ Pourquoi vous ne pouviez pas le dire ? Parce que Mehmet est au palais maintenant. Je connais Mehmet, sa connaissance de la loi est terrible. Vous n’avez même pas ajouté le jugement de la CEDH au dossier. »
 
Parlant de la non-application de l’arrêt de la CEDH, Demirtaş a déclaré :
 
« S’il y a une violation de droit, on s’attend à ce que le tribunal élimine la violation liée. Mais vous ne pouvez pas le faire. Parce que votre président Erdoğan a dit : « Il n’est pas de mon ressort d’interférer avec les affaires du système judiciaire, mais nous n’allons pas protéger le soi-disant droit d’un terroriste comme Selahattin Demirtaş (…). »
 
Erdoğan a déclaré que mes droits ne seraient pas protégés. Et vous avez également commencé par le déclarer. Ainsi, je vous félicite. Je vous félicite pour votre attitude évidente de violation. Vous devez être félicité parce que vous avez ajouté des violations extrêmement graves des droits en Turquie. »
 
Selahattin Demirtaş a indiqué que « ce sont les tribunaux qui doivent protéger les droits » des citoyens. Mais, maintenant, c’est devenu un sujet de débat de savoir si les tribunaux ont été indépendants ou non. »
 
Relatant le processus qui a conduit à la dernière décision de violation de droit rendue par la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme ainsi qu’à une décision de violation de droit rendue par la Cour constitutionnelle de Turquie, Demirtaş a réitéré que le conseil de la cour agissait comme si ces décisions n’existaient pas.
 
Vous vous êtes engagés dans des activités politiques
 
Critiquant davantage le conseil du tribunal, Demirtaş a déclaré :
 
« Dans ce procès, n’appliquons pas la Constitution ou le Code de procédure pénale, mais appliquons la loi électorale. Vous vous engagez ouvertement dans des activités politiques afin que les partis que vous soutenez puissent accéder au pouvoir. Vous avez contribué à changer le système. Vous avez contribué à établir la dictature d’un seul homme. Appliquons la loi électorale pour que vous parliez à la Turquie de la victoire électorale que vous donnez à l’AKP et à Erdoğan en m’arrêtant.
 
Vous avez interféré avec la volonté de la Turquie. Vous, les porte-parole politiques Erdoğan, Bahçeli et Soylu, vous dites et vous faites ce qu’il faut. La relation entre le pouvoir judiciaire et la politique va s’approfondir ».
 
S’adressant au conseil du tribunal, Demirtaş a déclaré : « S’il vous plaît, appliquez la loi et soyez juste. Il ne s’agit pas de moi » et a brièvement conclu ses remarques ainsi :
 
« Chaque décision que vous rendez rendra la relation entre le judiciaire et le politique plus profonde en Turquie. Cela renforcera le regroupement au sein de l’État. Il sera impossible que les institutions qui profèrent des insultes au nom de l’exécutif et du gouvernement soient amenées à rendre des comptes.
 
Je suis en paix avec toutes mes identités. Je suis un Kurde, mais pas un nationaliste. Mais je suis sûr, [que] vous êtes nationalistes. Mais, est-ce ainsi que l’on aime sa nation ? 
 
Il n’y a plus d’État maintenant, les institutions ne fonctionnent pas. Le sous-gouverneur ne peut pas décider tout seul. La Cour de cassation ou la Cour constitutionnelle ne peuvent pas rendre de jugement. Parce que l’exécutif a tout capté. Au moins, vous devriez être juste.
 
Ne vous sacrifiez pas pour le bien du gouvernement. Ce gouvernement va changer, c’est une probabilité de 99 %. Vous serez convoqués au conseil judiciaire qui sera formé au Parlement. Le prochain Parlement vous interrogera sur les dossiers portés contre nous. Je vous jure que je vous demanderai des comptes pour tout ce que vous m’avez fait subir devant la loi. »
 
Demandes de Selahattin Demirtaş
 
Après avoir présenté sa déclaration, Selahattin Demirtaş a énuméré ses demandes. Il a demandé que l’audience soit ajournée jusqu’en juillet 2023, après les élections générales en Turquie. Il a également demandé que son dossier entendu par la 22e Cour pénale lourde d’Ankara soit fusionné avec le dossier du procès principal entendu aujourd’hui. Dans le cas contraire, Demirtaş a soulevé une demande de récusation.
 
Le conseil de la cour a ensuite suspendu l’audience.
 
S’adressant au conseil de la cour, l’avocat de Demirtaş, Mahsuni Karaman, a déclaré : « Mettez fin à cette audience maintenant », ajoutant qu’ils ne participeront pas à la procédure judiciaire si leurs demandes ne sont pas satisfaites.
 
Karaman a énuméré les demandes suivantes :
 
« Vous n’avez pas encore lu l’arrêt de la CEDH. Nous vous demandons de conclure nos demandes. Demandez l’arrêt de la CEDH au ministère de la Justice et, lorsque l’arrêt sera ajouté au dossier, rendez une décision qui garantira que la violation est identifiée et éliminée par le tribunal. »
 
Prochaine audience aura lieu le 14 avril
 
Après une nouvelle suspension d’audience, le conseil de la cour a prononcé son jugement provisoire et a décidé qu’une lettre serait adressée à la 22e Cour pénale d’Ankara afin que l’acte d’accusation de l’affaire déposée contre Demirtaş devant cette cour soit ajouté au dossier. Le tribunal a également décidé de demander au ministère de la Justice la traduction turque de l’arrêt de la CEDH et d’examiner la demande de récusation.