SYRIE. Les forces politiques kurdes en demande de reconnaissance internationale

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Alors que la guerre syrienne de 10 ans a détruit le pays, chassé des millions de personnes de leurs terres, vu des terroristes islamistes parrainées notamment par la Turquie occuper plusieurs régions syro-kurdes, France culture donne la parole à des spécialistes pour faire un état des lieux de la Syrie d’aujourd’hui. Vous pouvez écouter dans la deuxième partie de cette émission Occident: le fiasco diplomatique, Patrick Haenni, chercheur à l’Institut Universitaire européen de Florence, qui rappelle que les Kurdes qui ont payé un lourd tribut dans la défaite de DAECH / ISIS n’ont toujours pas le soutien international qu’ils méritent. « Les forces politiques kurdes en demande de reconnaissance internationale Dans la Syrie actuelle, fragmentée par 10 années de guerre, le nord-est du pays est aujourd’hui administré par les forces kurdes, qui après leur victoire sur l’Etat Islamique, contrôlent et administrent de fait cette partie du territoire.   Si leur présence est reconnue à l’international d’un point de vue militaire elle ne l’est pas d’un point de vue politique et leur situation reste fragile. Mais les kurdes sont déterminés à pérenniser et faire reconnaitre ce qui a été construit sur le terrain. Sur quel appui international peuvent-ils compter ?   Conversation en compagnie de Patrick Haenni, chercheur à l’Institut Universitaire européen de Florence. » France culture 

Le gouvernement régional du Kurdistan décrète 5 jours fériés à l’occasion du nouvel-an kurde

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – Le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) a annoncé cinq jours de vacances pour la célébration annuelle de Newroz (Nouvel an kurde) à partir du 21 mars. Newroz, qui marque l’arrivée du printemps et de la nouvelle année dans la culture kurde, est l’un des célébrations clés dans la région autonome du Kurdistan. Dans une déclaration mardi, le porte-parole du GRK, Jotiar Adil, a annoncé que les vacances de trois jours à Newroz qui commencent le 21 mars seront prolongées jusqu’au 25 mars dans tous les bureaux du gouvernement. En 2020, le GRK a publié un calendrier annuel répertoriant tous les jours fériés et les principaux événements officiels célébrés dans la région. Tout en félicitant le peuple kurde pour la nouvelle année, Adil a exhorté les habitants de la région à suivre les directives sanitaires pour se protéger du COVID-19. Les habitants de la région du Kurdistan célèbrent généralement Newroz en allumant des feux, en pique-niquant en famille, en dansant et en profitant de la verdure et de la nature qui marquent le début du printemps. L’année dernière, en raison des mesures contre les coronavirus et du confinement dans la région, les gens ont été forcés de rester chez eux. Selon les dernières données publiées mardi par le ministère de la Santé du GRK, 353 nouveaux cas de COVID-19 ont été enregistrés dans la région du Kurdistan et six autres personnes sont décédées du coronavirus. Kurdistan24

Khaled Issa : L’opinion publique française soutient notre projet démocratique

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SYRIE / ROJAVA – Le représentant du Rojava en France, Khaled Issa a déclaré que l’opinion publique française soutenait le projet démocratique initié par les Kurdes en Syrie, et a ajouté : « Nous avons des alliés stratégiques dans l’administration française et ils savent que la Turquie soutient les organisations terroristes en Syrie. »
 
Lundi, le Conseil militaire syrien a reçu le représentant en France de l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est, Khaled Issa, et la vice-présidente du Département des relations extérieures pour la Syrie du Nord et de l’Est, Abeer Elia, à Tal Tamr, dans le canton d’Hasakah.
 
La visite du représentant de l’Administration autonome en France s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques de l’Administration autonome, visant à transmettre à l’opinion publique internationale la réalité de la région qui subit les attaques turques.
 
Au cours de la visite, l’agence de presse ANHA s’est entretenue avec Khaled Issa, qui a indiqué au début de son discours qu’il était nécessaire de transmettre à l’Etat français et au reste de l’Europe la réalité de la région et des situations qu’elle traverse du fait des attaques menées par la Turquie et ses gangs islamistes.
 
Issa a souligné la position du gouvernement français sur les attaques de l’occupation turque et de ses mercenaires contre le nord et l’est de la Syrie, en disant : « L’État français est le premier pays qui a soutenu la résistance de nos enfants à Kobanê contre les mercenaires de DAECH / ISIS, et la position française, jusqu’à présent, est une position avancée, car la France sait que l’État turc occupant soutient les organisations terroriste dans la région. »
 
« La France soutient notre projet et nos forces »
 
« Il faut se rappeler la position française lors de l’occupation d’Afrin par l’État turc. Le représentant de l’État français aux Nations unies et au Conseil de sécurité a présenté un projet de résolution contre l’État turc et ses mercenaires, mais le rapport de force international au sein du Conseil de sécurité a empêché la transformation du projet en une résolution générale », a déclaré Issa.
 
Il a ajouté : « Dans d’autres dossiers, la France est en avance, notamment pour l’ouverture du passage de Tel Koçer, mais certains pays ont menacé d’utiliser le droit de veto au Conseil de sécurité. La France est notre partenaire au sein de la coalition internationale anti-EI. »
 
Dans le cadre de son discours, Issa a exprimé sa fierté pour les forces militaires qui ont pu protéger la région et la libérer du terrorisme, et qui défendent la région et ses habitants.
 
Montrer la réalité de la région à l’opinion publique mondiale
 
Le représentant de l’administration autonome en France, Khaled Issa a ajouté : « Nous documentons les crimes de la Turquie dans la région, et nous les transmettons non seulement aux responsables français, mais aussi à l’opinion publique et aux médias français. Le Conseil militaire syriaque aura un rôle prépondérant dans la libération de la région de l’occupation. »
 
Khaled Issa a parlé de la ville de Tal Tamr en particulier, en disant : « Tal Tamr a une particularité stratégique, et une autre particularité dans la diversité de ses composantes et leur coexistence. »
 
Au cours de son discours, il a salué le rôle du Conseil militaire syriaque dans la défense de la région et de ses peuples, « Nous sommes pleinement confiants que les forces du Conseil militaire syriaque seront parmi les premières forces qui joueront un rôle de premier plan dans la libération de la région de l’occupation turque et de ses mercenaires. »
 

Quand les intérêts géopolitiques servent d’excuse pour regarder les régimes oppressifs commettent des crimes contre l’humanité

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A l’occasion du 33e anniversaire du massacre de 5000 Kurdes à Halabja commis par le tyran irakien Saddam Hussein, Sara Omar, écrivaine et survivante de la campagne al-Anfal, rend hommage aux victimes et demande à la communauté internationale de ne pas être complice des crimes contre l’humanité commis par des régimes oppressifs en ne réagissant pas dans le but de protéger ses intérêts géopolitiques.
 

Voici l’hommage de Sara aux victimes du massacre d’Halabja:

« Je n’oublierai jamais comment nous avons roulé dans la ville, à travers une mer de morts, craignant de trouver nos proches parmi les morts.
 
Pour le peuple kurde, le 16 mars est un jour de tristesse. C’est un jour où nous nous souvenons des milliers de personnes qui ont perdu la vie lors de l’attaque chimique d’Halabja. Un jour où un régime sombre a attaqué des civils [à cause de leur identité].
 
Cette attaque nous a rappelé que le peuple kurde est vulnérable ; vulnérable parce que les pays qui ont colonisé le Kurdistan traitent le peuple kurde comme des citoyens de seconde zone et craignent les parties de la culture kurde qui n’ont pas encore été manipulées et polluées par les puissances coloniales. Vulnérable parce que le monde a regardé, sans intervenir, le peuple kurde être victime d’un génocide qui a tué des milliers de personnes.
 
Des milliers de personnes souffrent encore des effets psychologiques et physiques du génocide. Il y a encore beaucoup de personnes qui voient le fantôme de leurs proches, il y a encore des femmes qui donnent naissance à des enfants malformés ou qui ont perdu la capacité d’accoucher, et la peur que cela puisse se reproduire existe toujours chez tous les Kurdes.
 
Il est important que les peuples du monde, y compris ceux qui n’ont rien à voir avec cet horrible génocide, se souviennent de ce jour, allument une bougie in memoriam, et qu’ils se rappellent que les intérêts géopolitiques ne devraient jamais être une excuse pour ne pas intervenir lorsque des régimes oppressifs commettent des crimes contre l’humanité.
 
Mes pensées vont aujourd’hui à tous ceux qui ont été, et sont encore, affectés par cette horrible attaque.
En mémoire des victimes, qu’elles reposent en paix. »
 
Sara Omar

*Le génocide kurde, aussi connu sous le nom d’Anfal, a eu lieu de février à septembre 1988. Plus de 180 000 Kurdes ont été tués lors de la campagne Al-Anfal menée par Ali Hassan al-Majid, sur ordre du président Saddam Hussein, contre le Kurdistan irakien, à la fin de la guerre Iran-Irak. Le nom de la campagne porte le nom du chapitre 8 du Coran (al-ʾanfāl), qui a été utilisé comme nom de code par l’ancien gouvernement baasiste irakien pour les attaques systématiques contre les combattants kurdes entre 1986 et 1989. La Suède, la Norvège, la Corée du Sud et le Royaume-Uni reconnaissent officiellement la campagne Anfal comme un génocide.

Halabja, le génocide kurde qui sentait la pomme

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – Il y a 33 ans, la ville kurde d’Halabja, au Kurdistan du Sud, fût bombardée à l’arme chimique sur ordre de Saddam Hussein, faisant plus de 5.000 morts, dont de nombreux enfants qui sortaient de chez eux au cri de « Ça sent la pomme » (odeur du gaz chimique)…
 
La mémoire du peuple kurde est remplie d’images de morts et de massacres commis à son encontre par les occupants du Kurdistan et l’une de ces images profondément ancrées dans l’esprit d’Halabja, Shengal, Afrin, Sere Kaniyê est celle d’un nourrisson tué avec son père dans une rue d’Halabja et celle de la petite Diana d’Afrin, dont le corps a été pris pour cible par les frappes aériennes. Tous ces massacres montrent au monde que les occupants du Kurdistan ont la même mentalité génocidaire visant la destruction du peuple kurde.
 
En mars 1988, les Kurdes d’Irak furent massacrés en masse, Le plus important étant celui d’Halabja commis par le régime baathiste irakien entre 16 et 19 mars 1988.
 
Le massacre d’Halabja, un génocide silencieux qui a montré l’étendue de la haine contre le peuple kurde
 
Ces jours marquent le 33e anniversaire du massacre de Halabja, perpétré le 16 mars 1988 par le régime baathiste sous le dictateur Saddam Hussein, qui a bombardé la ville avec des armes chimiques, tuant plus de 5 500 Kurdes, en majorité des femmes et des enfants.
 
La ville d’Halabja était sous la protection des forces de Peshmerga de l’Union patriotique du Kurdistan et des habitants de la ville contre le règne de l’occupation baathiste du Kurdistan en mars 1988 et à l’approche de la guerre Iran-Irak à partir de la fin du conflit. À cette époque, le régime baathiste, dirigé par Saddam Hussein, a bombardé la ville de roquettes et d’artillerie sous la supervision d’Ali Hassan al Majid (surnommé Ali le chimique), le 15 mars 1988 et les forces de Peshmerga se sont retirées dans les montagnes, où les femmes et les enfants sont restés dans la ville.
 
Le 16 mars 1988, le régime baathiste jeta des gaz chimiques des avions de combat dans la ville, qui abritait plus de 40 000 civils, pour commettre le massacre le plus flagrant de l’histoire de l’humanité, qui s’est déroulé à l’aide de gaz toxiques. L’attaque a tué plus de 5 000 et 500 civils kurdes dans cette ville et contraint des dizaines de milliers de personnes à être déplacées de force dans des camps situés de l’autre côté de la frontière avec l’Iran.
 
La nouvelle du massacre s’est répandue aussi vite que ces armes avaient volé la vie de milliers de personnes en quelques heures ou moins, pour entrer dans la ville dans un calme terrible et paralysant devant le génocide silencieux qui a tué des milliers d’enfants, femmes et hommes sans sang ou blessures.
 
Tous ont été tués sur place, dans les rues de la ville et dans des hameaux remplis de martyrs, sur les routes, devant des maisons et à l’intérieur, dans des écoles, des mosquées et des marchés, les corps gisant sans une goutte de sang ni blessure, et peut-être que la plupart des images qui sont restées dans la mémoire du monde en général et du peuple kurde en particulier sont celles d’Omar Hawar embrassant son nouveau-né et de la famille qui a perdu la vie ensemble.
 
Vingt ans plus tard, le général Ali Hassan al-Majid a été pendu en 2010 pour avoir ordonné les attaques au gaz toxique. Il a été condamné à quatre condamnations à mort mais a insisté sur le fait qu’il a agi dans l’intérêt de la sécurité irakienne et qu’il n’exprimait aucun remords.
 
En 2012, le gouvernement irakien a remis aux autorités d’Halabja la corde utilisée pour sa pendaison.
 
Saddam Hussein lui-même est pendu en 2006, trois ans après l’invasion de l’Irak par les États-Unis.
A quand la justice pour les survivants d’Halabja ? En mars 2018, 5.500 proches de victimes ont assigné en justice 25 entreprises européennes et des Irakiens accusés d’avoir aidé Saddam Hussein à développer son stock d’armes chimiques. En attendant les audiences contre les 25 entreprises européennes et des Irakiens complices du génocide d’Halabja qui commencent en juin 2021, 142 enfants kurdes envoyés en Iran à l’époque du génocide pour être protégés ne sont jamais revenus chez eux 33 ans après leur départ et 486 grands malades de l’attaque chimique d’Halabja ne sont pas pris en charge ni par les autorités irakiennes ni par les autorités kurdes malgré les promesses…
Les survivants d’Halabja demande également que l’ONU et les institutions internationales qualifient officiellement le massacre des Kurdes lors de la campagne d’Anfal* de génocide contre l’humanité. *Le génocide kurde, aussi connu sous le nom d’Anfal, a eu lieu de février à septembre 1988. Plus de 180 000 Kurdes ont été tués lors de la campagne Al-Anfal menée par Ali Hassan al-Majid, sur ordre du président Saddam Hussein, contre le Kurdistan irakien, à la fin de la guerre Iran-Irak. Le nom de la campagne porte le nom du chapitre 8 du Coran (al-ʾanfāl), qui a été utilisé comme nom de code par l’ancien gouvernement baasiste irakien pour les attaques systématiques contre les combattants kurdes entre 1986 et 1989. La Suède, la Norvège, la Corée du Sud et le Royaume-Uni reconnaissent officiellement la campagne Anfal comme un génocide.

Entretien avec un internationaliste depuis le Rojava

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SYRIE / ROJAVA – « Le mouvement [kurde] s’attend à ce que la guerre de basse intensité continue, à une recrudescence des activités des cellules de Daech. Mais aussi à une ou plusieurs opération de l’armée turque. Comme l’opération sur Garê [Kurdistan du Sud] l’a démontré, la guerre est loin d’être terminée. Nous devons sans cesse être prêt.e à faire face aux différente menaces. »
 
Interview d’un internationaliste ayant rejoint les forces kurdes en Syrie à lire sur le site Renversé

ROJAVA. Une rescapée raconte la torture et le viol des femmes d’Afrin par les gangs de la Turquie

SYRIE / ROJAVA – Nadia Suleiman, l’une des 11 femmes kidnappées par les mercenaires de la Turquie dans le canton kurde d’Afrin, raconte la torture et le viol qu’elle et d’autres femmes captives ont subis entre les mains des gangs de la Division al-Hamza, en présence des officiers turcs.

Jour après jour, les histoires et les témoignages de femmes et de hommes du canton d’Afrin occupé augmentent. Ils racontent tous la brutalité de l’occupation turque et de ses mercenaires ainsi que les crimes commis contre la population d’Afrin.

Le 18 mars marque le troisième anniversaire de l’occupation d’Afrin par la Turquie et les mercenaires de la soi-disant « Armée nationale syrienne », qui ont commis les crimes et les violations les plus graves qui se sont multipliés.

La jeune femme, Nadia Suleiman, est née en 1996. Elle est revenue avec son mari à Afrin après l’occupation. Les mercenaires ont arrêté son mari le 25 mai 2018, et des mois après son arrestation, il a envoyé un message vocal à sa femme pour lui demander de lui rendre visite dans une prison à Azaz.

Environ une heure plus tard, une voiture de mercenaire est arrivée, accompagnée d’un ami de son mari qui a apparemment reçu un message vocal. Mais il est apparu plus tard que le message audio visait à l’attirer elle et l’ami de son mari pour les kidnapper.

Un mercenaire, Abu Laith, nommé al-Haskawi, a emmené Nadia au siège des renseignements turcs (MIT) où elle a été détenue jusqu’à minuit. Ils lui ont volé ses effets personnels et ont commencé à l’interroger.

Chaque femme a subi plusieurs formes de torture

Nadia déclare : « Après ma détention par les services de renseignement turcs, quelqu’un m’a parlé en langue turque, mais je n’ai pas compris ce qu’il me disait. Ensuite, il m’a transportée dans une pièce où se trouvaient sept mercenaires masqués, dont l’un était assis en face de moi. Il parlait également en langue turque et a commencé à examiner mes mains et mes épaules. »

Et elle poursuit : « Le mercenaire a essayé de me harceler à plusieurs reprises. Après cela, ils m’ont transférée dans une cellule d’isolement semblable à un réfrigérateur. J’y suis restée un mois, et pendant toute cette période, j’ai été soumise à la torture physique, psychologique et sexuel. »

En mai 2020, une vidéo est apparu sur les réseaux sociaux, dans lequel 8 femmes ont été retrouvées détenues dans la prison des mercenaires de la division Hamzat de l’occupation turque à Afrin, lors de l’assaut de la prison par les mercenaires et autres colons. Nadia était l’une de ces femmes, et après avoir été interrogée plus de 25 fois, elle a été emprisonnée en isolement, et plus tard elle transférée dans une prison plus grande avec environ 40 détenus hommes et femmes.

Identité des femmes enlevées

Nadia raconte : « Ils m’ont emmenée à la prison collective (de la division Hamzat) et m’ont mise dans une pièce contenant 11 femmes et deux enfants. La première avait deux ans et le second quatre ans, leurs noms (Longin Abdo, sa sœur Rogin Abdo, Nazli Naasan, Roshin Amouni, Rukan Manla Mohammad, Farida Hussain, Estherban Abdo, Valentina Abdo, Newroz Bakr et un autre nom dont je ne me souviens pas, en plus des deux enfants (Eid, Ergan) ».

Nadia souligne qu’elle a essayé à plusieurs reprises de se suicider en raison de la pression psychologique, de la torture et du harcèlement mais elle a échoué. Alors elle a été transférée dans une cellule d’isolement, et on l’a frappée avec un objet tranchant sur la tête, si bien qu’elle a perdu connaissance et est restée dans l’isolement pendant une longue période  : « On m’a tiré à plusieurs reprises par les cheveux, en me privant de vêtements, d’eau et de nourriture, même d’aller aux toilettes. Les connexions avec le monde étaient perdues, personne ne savait où nous étions et nous ne savions pas ce qui se passait à l’extérieur, nous ne pouvions rien refuser, ils nous ont privé de notre volonté et de tout ».

Méthodes de torture brutale

Pendant des mois, elle a vécu d’une miche de pain et d’un peu de fromage qu’on lui servait une fois tous les 3 ou 4 jours. Cela a causé sa maladie et sa dépression nerveuse. Elle a été torturée de plusieurs façons, notamment en l’attachant au plafond pour la suspendre, en lui implantant des aiguilles dans les doigts et les ongles, et par d’autres méthodes. Nadia a déclaré que ses vêtements lui ont été retirés à plusieurs reprises, pendant l’interrogatoire, et après même lorsque les accusations portées contre elle ont été rejetées. Elle a été emmenée dans la salle de torture et suspendue au plafond, les mains attachées par le dos, et ils l’ont frappée, elle et d’autres femmes, avec un tuyau, un câble et un fer à repasser, et ils ont exposé son corps maigre à des chocs électriques. Elle a expliqué qu’après avoir subi plusieurs types de torture physique, elle s’évanouissait, mais qu’ils avaient l’habitude de la faire descendre dans l’eau et de la réveiller avec du courant électrique.

« La torture était quotidienne, individuellement ou collectivement, et nous étions violées à plusieurs reprises. Ils nous donnaient des pilules narcotiques, et parfois ils nous aspergeaient toutes d’eau froide pendant l’hiver rigoureux, même les jeunes enfants n’étaient pas exempts de torture, et le nourrisson était privé de lait. »

Chaque femmes a subi la torture, y compris assister au meurtre des civils kurdes

Nadia note que chacune des femmes détenues avec elle a subi de multiples formes de torture, victimes de harcèlement, de viols et d’insultes. Elle a déclaré : « Les bruits de la torture sont encore gravés dans mon esprit et ne peuvent être oubliés. »

« J’entendais les voix des hommes dans les cellules proches de nos chambres et leurs cris alors qu’ils étaient torturés de manière brutale, et j’ai été témoin du meurtre de civils kurdes. »

Elle dit :  » Hassan était le père de 3 filles gravement torturées. Il a perdu la voix à cause de la torture. 

Elle a été agressée et l’un des Turcs lui a proposé de l’épouser

Nadia dit avoir été violée plusieurs fois à l’intérieur de la prison secrète dans laquelle elle a été kidnappée dans le quartier de Mahmoudiya à Afrin, en plus d’autres femmes violées par des mercenaires soutenus et loyaux à la Turquie, avec la participation de soldats et d’éléments du MIT des renseignements turcs.

Les femmes enlevées sont découvertes pour la première fois.

Nadia raconte que leur situation tragique a duré six mois à l’intérieur de la prison de la Division al-Hamza, dans le quartier de Mahmudiyah, dans la ville d’Afrin. C’était le chaos et on entendait le son des coups de feu et des chants. Des gens ont fait irruption dans la prison :  « Nous nous sommes enfui.e.s et sommes monté.e.s dans une des voitures. Nous avons appris plus tard que nous étions dans le département de la police militaire, et que des combats ont éclaté entre les colons et les mercenaires, ce qui a conduit à l’effraction de la prison dans laquelle nous étions détenu.e.s, et qui est affiliée à la division Hamzat ».

Que se passe-t-il après l’emprisonnement d’al-Hamzat ? … Les charges

Nadia ajoute qu’ils ne sont restés que deux jours dans une prison de la police militaire, deux jours sans torture et on leur a offert un peu de nourriture et d’eau, et elle ajoute : « Mais ils ne nous ont pas permis de prendre une douche, ce qui était un rêve pour nous, je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis baignée. »

Nadia poursuit en racontant ce qui s’est passé : « Après 48 heures, la police militaire nous a remis à nouveau à la division Hamza, les mêmes visages précédents, qui nous ont emmenés au village de Mazen/al-Kabira dans la campagne d’Afrin, et de là, nous avons été transféré.e.s dans la région d’Azaz, et nous avons été placé.e.s dans une prison avec des conditions un peu meilleures, puis ils nous ont emmenés pour nous interroger à nouveau, et ils nous ont filmés et pris nos photos à plusieurs reprises, ils nous ont dit que nous devions sauvegarder ce qui est sur papier et l’enregistrer devant les caméras ».

 « J’ai lu le texte qui disait notamment que j’étais une terroriste, un agent travaillant pour le PKK et les Forces démocratiques syriennes, et que je dirigeais un groupe qui prévoyait de prendre pour cible des officiers et des soldats turcs et que je prévoyais de mener des opérations de bombardement en Turquie. Nous avons été frappés à nouveau, et ils nous ont donné deux heures pour mémoriser le contenu du papier. J’ai accepté sous la menace. « 

Nadia a parlé des mercenaires, accompagnés de personnes turcophones, qui les ont photographiées à plusieurs reprises, une fois nues, et une fois avec des vêtements propres. Ils les ont filmées et leur ont fait nier qu’elles avaient subi une quelconque torture, que la vie et les conditions de détention étaient luxueuses, et les ont forcés à remercier la Turquie, Erdogan, l’armée nationale et les services de sécurité et qu’ils les ont protégées.

Dans une autre vidéo, ils leur ont fait avouer sous la contrainte, les coups et la torture, qu’elles étaient des terroristes planifiant des attentats et des agents en faveur des Forces démocratiques syriennes (FDS) et du Parti des travailleurs du Kurdistan:  « Nous avons remercié Erdogan et les avons remerciés. Puis nous avons été transférées dans une prison de la ville d’al-Bab, nous y sommes restées un mois, nous avons été transférées d’al-Bab à la prison de Maaratah à Afrin, et à chaque fois nous avons été réinterrogées et obligées d’admettre que nous étions coupables et terroristes, que nous étions bien traitées et que nos conditions de détention étaient luxueuses. »

Le procès

Dans la prison de Maaratah, pour la première fois, les femmes kidnappées ont été déférées devant le tribunal et le pouvoir judiciaire, et Nadia se souvient de ces moments : « Au début, le juge militaire, je ne me souviens pas de son nom, m’a demandé de ne rien dire, et ils nous ont également demandé en prison de ne rien dire, et d’attendre que le juge parle et qu’en échange de notre silence nous serions libérées dans le cadre d’une grâce qu’ils nous délivreraient ».

« Mais je ne me suis souciée de rien. J’ai parlé devant le juge de la torture, du viol, du harcèlement, des coups, des conditions de détention, du fait que nous sommes des civils innocents. Nous avons été forcés de faire des déclarations vidéo sous la torture, et ils m’ont kidnappée alors que j’allais rendre visite à mon mari détenu. Le juge m’a interrompue et a demandé que je sois renvoyée en prison et m’a menacée. Le lendemain, ils m’ont amenée dans la salle d’audience, et j’ai été forcée de signer des papiers dont on ignorait le contenu, en turc et en arabe ».

Nadia ajoute qu’ils ont été renvoyés devant un autre tribunal, qui semblait être civil cette fois-ci, et cette fois-ci Nadia a décidé de ne pas garder le silence malgré leur menace de la tuer et a parlé devant le juge qui s’est identifié comme étant (Ahmed Saeed), et elle lui a raconté comment elle a été torturée et violée, et comment le reste des femmes ont été exposées en prison. Elle a dit qu’elle a été témoin du meurtre de deux personnes sous la torture, la première s’appelle (Bilal Abdo) et la seconde (Oncle Hassan, père de trois filles). Elle s’attendait à ce qu’il l’écoute et soit juste, mais il s’est avéré qu’il voulait lui parler pour s’amuser, et elle a dit qu’il souriait et se moquait d’elle. Il l’a menacée et lui a demandé de ne parler à personne de ces histoires pour protéger son honneur et sa famille, afin qu’elle ne soit pas tuée, poursuivie et renvoyée dans les mêmes circonstances.

Les commandants des mercenaires ont forcé Nadia à signer des papiers en arabe et des papiers en turc sans lui permettre d’en lire le contenu. Elle a été à nouveau photographiée en prison puis libérée avec l’ordre de rester chez elle et de ne pas sortir, de ne parler à aucun média et de ne rien écrire sur les réseaux sociaux.

Comment sa souffrance a-t-elle pris fin ?

Nadia a déclaré que sa famille s’était mise d’accord avec un passeur pour payer 300 dollars afin de la faire sortir d’Afrin, et qu’elle avait atteint un endroit sûr, mais on ne sait toujours pas ce qu’est devenu son mari  enlevé quelques jours avant son enlèvement.

ANHA

 

Le festival du film kurde de Londres lance le Festival mondial du film kurde

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LONDRES – La douzième édition du festival du film kurde de Londres aura lieu en ligne à cause de la pandémie du coronavirus. Cette année, le LKFF organise le Festival mondial du film kurde dont le thème de cette année est « Mon Kurdistan ».
 

Le 12e Festival du film kurde de Londres (The London Kurdish Film Festival – LKFF) présentera le tout premier Festival mondial du film kurde – édition en ligne, qui se déroulera du 16 au 27 avril 2021. Le programme de films de cette année sera présenté en ligne gratuit et accessible partout dans le monde.
 
Le journaliste Mark Campbell s’est entretenu avec les organisateurs du festival, Avesta Kadir, coordinatrice du festival et directrice de la programmation et Ferhan Sterk, directeur du festival, à propos des nouveautés de cette éditions et les événements de cette année.
 
Cette année marque également le 20e anniversaire du London Kurdish Film Festival et pour célébrer ce festival de longue date, les organisateurs ont décidé de s’associer à 10 autres festivals de films kurdes renommés à travers le monde pour présenter un programme uni de films.
 
En raison de ce partenariat unique, la 12e édition du LKFF présentera le tout premier Festival mondial du film kurde collaboratif en partenariat avec le Festival du film kurde d’Amed – le Festival du film kurde de Barcelone – le Festival du film kurde de Hambourg – le Festival du film kurde de Los Angeles, le Festival du film kurde de Mésopotamie – le Festival du film kurde de Moscou – le Festival du film et de la culture kurde de New York – Rêtaw Film Distribution – le Festival international du film du Rojava et le Festival international du film de Slimani.
 
« Mon Kurdistan » est le thème de cette année
 
Pour refléter le contenu naturel de cette édition, le thème du festival de cette année est « Mon Kurdistan » (Kurdistana min).
 
Le cinéma kurde a connu une croissance exponentielle au cours des deux dernières décennies. Cependant, les films et les talents restent sous-exposés et sous-représentés, avec des films que beaucoup trouvent difficiles d’accès ou n’ont pas pu voir depuis leur sortie initiale. Le LKFF a toujours eu pour objectif de célébrer et de mettre en valeur le cinéma kurde pour les 11 dernières éditions, en accueillant cette exposition.
 
Par conséquent, les organisateurs ont saisi les circonstances de cette année en saisissant cette opportunité pour créer une bibliothèque de films kurdes et la rendre aussi accessible que possible, établissant et définissant à leur tour le cinéma national kurde.
 
La publicité pour le Festival du film débutera officiellement le 21 mars 2021 à l’occasion du nouvel an kurde Newroz.
 
Pour plus d’informations, visitez le site du Festival du film kurde de Londres

Les Kurdes accusent la France de complicité dans le meurtre de 3 militantes kurdes à Paris en 2013

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PARIS – Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez ont été assassinées à Paris. Assez vite, des preuves d’une implication directe des services secrets turcs (MIT) ont été fuitées dans les médias et l’assassin présumé, Omer Guney arrêté. Malgré cela, la justice française a trainé l’affaire et l’assassin est mort en prison avant le procès. Ce qui a nécessité une deuxième plainte des familles des victimes au motif que le tueur était mort mais pas les commanditaires, à savoir le MIT turc.
 
8 ans après ce triple assassinat politique, la journaliste Laure Marchand est revenue sur cette affaire alors que l’ancien ambassadeur turc à Paris, Ismail Hakki Musa a quitté ses fonctions la veille et qu’il fut remplacé par Ali Onaner, qui faisait partie de la promotion du président de la République, Emmanuel Macron, à l’ENA en 2002-2004. En effet, Ismail Hakki Musa est accusé par la justice belge d’être impliqué dans le massacre de Paris car à l’époque, en 2013, il était directeur adjoint du MIT.

« Un document de la justice belge (…) apporte un éclairage détaillé sur l’espionnage et les actions des cellules turques contre des opposants kurdes exilés et questionne le rôle que pourrait avoir joué Ismail Hakki Musa. Il relance également les forts soupçons sur l’implication des services d’Ankara dans l’assassinat de trois militantes kurdes près de la gare du Nord à Paris, en 2013. » (A lire ici l’article de Laure Marchand)
 
Aujourd’hui, le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) a publié un communiqué, dans lequel, il demande si « les renseignements français sont-ils impliqués dans l’assassinat des trois femmes kurdes ? »
 
Voici le communiqué du CDK-F:
 
 
« Plus de 8 ans se sont écoulés depuis l’assassinat à Paris de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez.
 
8 ans de silence honteux des autorités françaises qui se sont servies de l’assassinat des trois femmes comme une « opportunité » pour développer leurs relations avec la Turquie.
 
La diplomatie française a toujours fait preuve de lâcheté dans cette affaire, s’efforçant d’étouffer ce crime d’Etat commis en plein Paris.
 
Malgré l’accumulation au cours de ces 8 dernières années des preuves accablantes pointant la responsabilité des services secrets turcs (MIT), les autorités françaises ont veillé minutieusement à garder le secret défense dans ce dossier.
 
Au vu de la gravité du crime et de l’ampleur des indices désignant la Turquie d’une part, et du niveau fortement dégradé des relations entre Paris et Ankara d’autre part, le refus de la France de déclassifier les renseignements concernant l’affaire nous interroge fortement sur sa volonté réelle.
 
Comment se fait-il que la DGSE qui avait fiché le meurtrier, Ömer Güney, avant le 9 janvier 2013, n’ait pas été capable de prévenir les assassinats ?
 
Pourquoi Ismail Hakki Musa, qui était ambassadeur turc en poste à Paris jusqu’à il y a quelques jours, n’a jamais été inquiété par les autorités françaises, alors qu’il était numéro deux du MIT au moment de l’assassinat des trois femmes kurdes ?
 
La DGSI aurait-elle suggéré à l’ambassadeur turc de quitter la France pour ne pas faire l’objet d’une éventuelle arrestation suite aux révélations qui allaient paraître dans le Journal du Dimanche le 14 mars ?
 
Quelle est la relation de Zekeriya Celikbilek – un ancien militaire turc de nationalité française impliqué dans une tentative d’assassinat contre des dirigeants du mouvement kurde en Belgique – avec Ismail Hakki Musa et avec le MIT ?
 
Quelle est l’implication de Zekeriya Celikbilek dans l’assassinat des trois militantes kurdes ? Est-il le « légionnaire » cité dans une note de mission du MIT ordonnant l’assassinat de Sakine Cansiz ?
 
Comment expliquer que la tentative d’assassinat en Belgique contre des dirigeants kurdes en juin 2017 n’ait pas été déjouée par les renseignements français, mais par les services belges, alors que le commando de l’opération, Zekeriya Celikbilek, était connu de la DGSI et de la DGSE ?
 
Toutes ces questions et bien d’autres tourmentent la communauté kurde de France !
 
Le refus de la France de dévoiler les informations en possession de la DGSI et de la DGSE et ses tentatives d’étouffer l’affaire nous interrogent sérieusement sur le rôle que les services français auraient pu jouer dans le triple assassinat.
 
Sachant que le juge d’instruction en charge du dossier des assassinats a demandé la levée du secret défense, persister dans ce refus serait un déni de la justice et de l’État de droit !. Ce serait maintenir l’impunité de ces crimes et ternir l’histoire de la France d’une tâche noire.
 
C’est pourquoi, pour effacer les doutes grandissants suscités par le silence de la France au sein de la communauté kurde de l’hexagone et du peuple kurde dans son entier, nous demandons à l’État français de lever, sans tarder, le secret défense. »
 
Conseil Démocratique Kurde en France

TURQUIE. Un député kurde poursuivi pour avoir approuvé le timbre à l’effigie du pape

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TURQUIE / BAKUR – Un procureur turc a lancé une enquête contre le député kurde d’HDP, Berdan Ozturk qui avait approuvé le timbre commémorant la visite du pape François dans la région du Kurdistan, qui a irrité la Turquie et l’Iran pour son inclusion de la carte du grand Kurdistan dans sa conception.
 
La semaine dernière, les autorités de la région autonome kurde d’Irak ont dévoilé un timbre qu’elles vont imprimer à l’effigie du Pape avec en fond une carte du Kurdistan. Aussitôt, le ministère turc des affaires étrangères a appelé les autorités kurdes à revenir sur cette « grave erreur » tandis que la cheffe du parti nationaliste IYI Parti, Meral Aksener l’a brandi devant le Parlement en criant au scandale.

La Turquie et l’Iran ont critiqué les autorités de la région autonome kurde d’Irak (GRK) au sujet d’un timbre qu’elles prévoient d’imprimer pour marquer la visite récente du pape François dans la région. Le timbre présente le visage de profil du Pape François sur une carte du Kurdistan qui comprend les régions kurdes divisées entra la Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Irak.
 
Le régime turc poursuit un député kurde pour le timbre à l’effigie du Pape
 
Une enquête a été ouverte sur Berdan Ozturk, un député du Parti démocratique des peuples (HDP) pour avoir «fait de la propagande» pour une organisation terroriste sur la base des commentaires qu’il a faits à Rudaw vendredi sur le timbre, qui présente une carte du grand Kurdistan – y compris les zones kurdes en Turquie, en Iran, en Irak et en Syrie, divisé entre ces pays en 1916.
 
Une telle accusation est principalement utilisée contre les Kurdes de Turquie pour leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
 
«Le nom de la terre sur laquelle nous vivons depuis longtemps est Kurdistan. Ce n’est rien de nouveau ou quelque chose qui a été récemment découvert… la carte qui a été présentée avec le Pape est un symbole de la géographie du Kurdistan et de la Mésopotamie», a déclaré Ozturk à Rudaw.
 
L’opposition du gouvernement turc au timbre a révélé qu’ils sont les «ennemis» des Kurdes non seulement en Turquie mais «partout ailleurs», a-t-il ajouté.
 
Le HDP lui-même n’a ni critiqué le timbre ni approuvé, mais une députée HDP, Meral Danis Bestas, affirmant que les questions sur le timbre devaient être adressées aux dirigeants de la région du Kurdistan, pas au HDP.