Un de ses poèmes le plus connu est « 33 kurşun », (traduction en kurde « Sî û Sê Gule » suivi de la traduction en français « 33 balles »). Arif l’a écrit en hommage aux 33 Kurdes de Van / Özalp, fusillés dans la vallée de Seyfo, en juillet 1943 par l’armée turque.
Le 2 juin 1991, décédait le poète et journaliste Ahmed Arif
Quand l’Etat turc se mobilisait contre un mémoire de maîtrise sur les Kurdes
La République turque depuis ses débuts mène une politique systématique et implacable de destruction de la culture, de l’identité et du patrimoine kurdes dans un objectif déclaré d’assimilation forcée et de turquisation du peuple kurde.
Jusqu’en1992, l’usage même parlé de la langue kurde était interdit, les publications kurdes bannies, les noms géographiques et historiques kurdes rayés de la carte, interdits et remplacés par des appellations turques afin de rendre les Kurdes étrangers sur leur propre terre ancestrale. Après avoir purgé les bibliothèques des livres où les mots kurde et Kurdistan pouvaient figurer, l’Etat turc s’est montré extrêmement vigilant sur l’entrée sur son territoire des ouvrages en kurde ou consacrés aux Kurdes publiés à l’étranger.
Longtemps les militants kurdes ont eu du mal à documenter cette politique éradicatrice qu’ils considèrent comme un génocide culturel. Ces dernières années les archives turques s’entrouvrent. Et un chercheur kurde est tombé sur un décret pris en Conseil de ministres le 28 février 1964 sur l’interdiction de l’introduction dans le pays et la diffusion d’un livre publié en français à Bruxelles sur le problème kurde.
Il s’agit d’un mémoire de maîtrise intitulé « Le Problème kurde : Essai sociologique et historique » de 80 pages, publié par le modeste Centre pour l’Etude des Problèmes du Monde Musulman Contemporain.
Aussitôt l’appareil d’Etat alerté par le Ministère des Affaires étrangères se mobilise. Un décret est pris en Conseil des ministres pour interdire l’introduction dans le pays et la diffusion de ce livre accusé de porter atteinte à l’intégrité territoriale du pays.
Le décret est signé par le président la République de l’époque, le général Cemal Gursel, de son Premier ministre Ismet Inönü, l’un des fondateurs de la République turque et de 22 ministres en exercice.
Voici la copie de ce décret suivie de sa traduction française. Les temps ont un peu changé. L’actuel président turc, R.T. Erdogan, ne nie pas l’existence de « ses frères kurdes » mais poursuit sans état d’âme la politique d’assimilation et de destruction de l’identité et du patrimoine historique kurdes, y compris hors de ses frontières comme dans le canton kurde syrien d’Afrin.

Traduction
Décret
L’interdiction de l’introduction et la diffusion du livre en français nommé « Le Problème kurde : Essai sociologique et historique » écrit par Joyce Blau et publié à Bruxelles sur une demande écrite n° 12511 – 113/10882 datée du 5/2/1964 du Ministère de l’Intérieur s’appuyant sur l’avis approprié du Ministère des Affaires étrangères, a été décidée le 28/2/1964 par le Conseil des ministres conformément à l’article 31 de la loi 5680.
Signatures
Président de la République
(Cemal Gursel)
Premier Ministre
(Ismet Inönü). +. 22 ministres
Motif
Le livre nommé « Le Problème kurde – Essai sociologique et historique » écrit par Joyce Blau et publié par le Centre pour l’Etude des Problèmes du Monde Musulman ayant pour adresse 4, rue Pascale, Bruxelles, affirmant que son but est d’éclairer la question kurde, désigne comme Kurdistan la partie orientale de notre pays dans une carte en annexe.
Les événements qui ont lieu dans nos provinces orientales sont affublés de nombreuses références négatives en affirmant que malgré la politique d’assimilation implacable des autorités turques, les abécédaires, journaux, disques et revues kurdes sont diffusés clandestinement avec le soutien de certains intellectuels, ce livre porte atteinte à l’intégrité de notre pays et vise à la discrimination raciale, son introduction dans le pays et sa diffusion ont été jugées nuisibles.
40 Japonnais diplômés de la langue kurde
Il y a 37 ans, 59 jeunes Kurdes étaient enlevés et exécutés par le régime iranien
- Abbas Hosseinpour
- Abbas Yousefi
- Abdollah Tahriyan
- Aboubakr Shokri
- Ahmad Kahroubi
- Ali Abade
- Ali Baneiyan
- Ali Baziyan
- Ali Ghaware
- Ali Golparast
- Ali Mazna
- Ali Salahi
- Feridoun Shanga
- Gholamreza Barezi
- Hamed Mahmoud Kando
- Hasan Jahani
- Hasan Rahmanian
- Hejar Karimi
- Homayon Niloufari
- Hossein Kalhori
- Ibrahim Amini
- Inshallah Naderi
- Kamal Chawshini
- Kamal Karimi
- Kamran Zaher Hejazi
- Karim Kaveh
- Karim Rahimian
- Kazem Khatooni
- Khaled Rahim Azar
- Khaled Safayi
- Khalegh Barzani
- Khezer Rangin
- Maghsoud Mahmoudi
- Mahmoud Rizeyi
- Mansour Janah
- Mohamad Farough Baziar
- Mohammad Aboubakri
- Mohammad Amin ahmadi
- Mohammad Hosseini
- Mohammad Mashoodi
- Mohammad Olyayi
- Mohammad Salimi
- Mohamman Amin Safa
- Molla Hasan Lajavardi
- Mostafa Faghri
- Mostafa Ismati
- Rahman Khezerpour
- Rahman Rahimi
- Saleh Farhoudi
- Saleh Mam Ibrahimi
- Seyed Ibrahim Ahmadi
- Seyed Mahmoud Seyed Mahmoudi
- Shokri Naderi
- Siyamak Saghezi
- Soleiman Hasanzadeh
- Vafa Elyasi
- Yousef Ayazi
- Yousef Habibpanah
- Yousef Hasanzadeh
Turkey applauds the torture and rape of a young Kurd by Turkish policemen


Les organisations féminines appellent à agir face aux crimes de guerre visant les femmes d’Afrin

Les femmes kurdes condamnent le meurtre de George Floyd et appellent à en finir avec le racisme et le nationalisme
L’ONU sommée d’agir pour les femmes d’Afrin victimes de crimes odieux des gangs turco-jihadistes
En mai, Kurdistan au féminin fait ce qui lui plait…
Nous avons déjà parlé un peu de Kurdistan au féminin. Voici un rappel :
1) Kurdistan au féminin est un site et une page gérées par quelques femmes dont certaines sont moins disponibles que d’autres pour des publications.
2) Kurdistan au féminin n’est liée à aucune organisation politique kurde. Donc, les personnes qui gèrent la page s’expriment librement et ne reçoivent d’ordre de personne. De plus, chose précieuse, étant un site indépendant, nous offrons un espace aux femmes (et aux hommes) kurdes qui voudraient s’exprimer librement sur les questions touchant la société kurde dont on ne peut parler facilement au sein des organisations kurdes car parfois on s’auto-censure, à tort ou à raison.
3) Le travail de l’équipe bénévole : pas de rémunération, ni d’argent reçu sous quelque forme que ce soit.
4) L’équipe de Kurdistan au féminin fait de son mieux pour porter la question kurde à la connaissance du public francophone.
5) L’équipe n’a pas de formation journalistique ou politique mais fait de son mieux pour informer le public de tout ce qui concerne les Kurdes.
6) En réponse à ceux qui ont osé mettre en doute la légitimité de Kurdistan au féminin à parler de la question kurde, nous prenons notre légitimé du fait d’être kurdes et d’avoir le droit à la libre expression. (On ne va même pas vous parler de ceux qui font le plus kurde que le Kurde car ils ont lu des articles sur les Kurdes alors qu’ils n’ont jamais mis le pied au Kurdistan mais qui n’ont pas de scrupules pour faire de la cause kurde leur fonds de commerce…). Donc, si certain-e-s n’aiment pas ce que l’équipe de Kurdistan au féminin fait ou qu’ils/elles considèrent que nous sommes des « débiles », ils/elles n’ont quitter notre page. Bien sûr, nous sommes ouvertes aux critiques constructives.
7) Pourquoi au féminin ? Parce que nous en avions assez de voir des groupes et des pages Facebook kurdes où souvent les hommes s’expriment alors même que ces groupes sont mixtes. Alors, la personne qui a lancé cette page a décidé que ce serait une page où il n’y aurait que des femmes car les hommes ont déjà trop de pages, groupes ou médias où ils ont la monopole de la parole.
8) Nous ne sommes pas tendre avec la langue de Molière ? C’est normal, Molière n’était pas kurde ! En effet, la personne qui passe le plus de temps sur cette page (qui écrit ses lignes également), et qui dit des bêtises à ses heures perdues (elle ment car elle a zéro heure de perdue en réalité) a appris le français à l’âge adulte quand elle s’est réfugiée en Europe, en même temps qu’elle faisait de petits boulots et qu’elle était à moitié sdf… C’est pour vous dire, si c’est facile d’écrire en français quand vous n’avez pas eu de scolarité dans cette langue.
Avant d’oublier : nous sommes bien en chair et en os et avons une vie (de misère) à mener par ailleurs, et faisons de notre mieux.
Pardonnez-nous si nous avons abusé de votre temps et belle journée à vous.
ROJAVA. La Turquie attaque les derniers Assyriens de la vallée de Khabur



