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Et si l’Azerbaïdjan remplaçait l’académie française?

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PARIS – « L’ambassade d’Azerbaïdjan demande aux journalistes français de ne plus utiliser les noms arméniens des villes d’Arstakh.
 
L’Azerbaïdjan veut effacer la présence arménienne autochtone en Artsakh. Elle chasse ses habitants par la force, détruit ou transforme leur patrimoine historique et maintenant demande aux médias de ne plus utiliser les noms arméniens des villes qu’elle a envahi au mois d’octobre et novembre. » (Via Charjoum le mouvement)
 
Lettre de l’ambassade d’Azerbaïdjan demandant aux journalistes d’écrire « correctement » les noms des villes arméniennes d’Artsakh

Au siècle dernier, la Turquie a fait exactement la même chose que l’Azerbaïdjan. Elle a massacré/chassé les Arméniens, Kurdes, Grecs, Assyro-chaldéens… de leurs terres, changé les noms de leurs villes et villages en turque et imposé des noms turcs aux survivants… Elle n’est pas belle la vie en turc?

18 novembre, journée pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle et les abus sexuels?

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Aujourd’hui, l’Europe célèbre la 6e année de Convention européenne pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle et les abus sexuels. La Convention de Lanzarote a été notifiée par 47 États, dont la Turquie où les violences sexuelles visant les enfants n’ont cessé d’augmenter ces dernières années, dans les régions kurdes également, et où le régime turc travaille d’arrache-pied pour abaisser l’âge du mariage pour les filles mineures…
 
Nous dénonçons l’hypocrisie des autorités turques et la complicité des autres pays signataires de cette convention à l’occasion de cette journée pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle et les abus sexuels. Vos belles paroles et vos signatures ne valent rien si même un seul enfant est victime d’abus sexuels dans vos pays et que vous ne prenez pas les mesures nécessaires pour le protéger!

EUROPE. Appel à la longue marche kurde

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EUROPE. Le comité organisateur de la longue marche pour la libération d’Abdullah Ocalan qui a lieu tous les ans en février annonce son calendrier de sa prochaine longue marche qui aura lieu du 4 au 13 février 2021. (Pour contacter le comité, écrivez un mail à « longuemarche2021@protonmail.com »)
 
Voici l’annonce du comité Free Ocalan:
 
La marche de la société du Kurdistan vers un monde de justice sociale a donné un nouvel espoir aux populations du monde entier. Les pierres angulaires du mouvement kurde, à savoir la démocratie radicale, la libération des femmes et la conscience écologique, sont lentement devenues les valeurs fondamentales de nombreux autres mouvements. Le modèle social mis en œuvre à partir de 2012 au Rojava, marqué par la révolution des femmes et l’auto-gouvernance, est maintenant devenu une alternative possible dans le monde entier. Ce confédéralisme démocratique, dont Abdullah Öcalan a été le pionnier, a dépassé les limites du Rojava et des montagnes kurdes. Partout dans le monde, on l’apprend, on l’enseigne et on le met en pratique.
 
Pourtant, cette alternative démocratique subit encore les attaques très intenses de la modernité capitaliste. Qu’il s’agisse de la guerre d’agression que la Turquie mène actuellement au Sud-Kurdistan, de l’invasion du Rojava ou des politiques fascistes du régime AKP contre le peuple du Nord-Kurdistan. C’est une politique d’isolement et d’oppression qui est soutenue et encouragée par le silence de l’Union européenne.
 
Cet isolement n’est nulle part aussi concret que sur l’île-prison turque d’Imrali. C’est là que le fondateur et leader du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, est emprisonné depuis la conspiration internationale du 15 février 1999. Pendant plus de dix ans, il a été le seul prisonnier de l’île. Malgré les conditions indescriptibles de son isolement, il n’a jamais perdu espoir dans une solution pacifique aux conflits du Moyen-Orient. Pendant plusieurs années, Öcalan a réussi à négocier avec le gouvernement turc pour atteindre cet objectif. L’écrasante majorité de la population kurde considère Abdullah Öcalan comme son représentant. Cela a été confirmé par une pétition qui a recueilli plus de 3,5 millions de signatures en 2005-2006.
 
L’État turc soumet actuellement Abdullah Öcalan à un régime d’isolement sans équivalent dans le monde. Chaque visite de ses avocats ou des membres de sa famille n’est rendue possible qu’à l’issue de longues luttes sociales. En mai 2019, par exemple, des milliers de personnes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons, ont réussi à briser l’isolement grâce à une grève de la faim qui a duré des mois. Ainsi, pour la première fois depuis de nombreuses années, il a été possible à Öcalan d’avoir des contacts avec ses avocats pendant une courte période. Mais, depuis le 7 août 2019, ce contact a de nouveau été complètement supprimé par le gouvernement turc. Le ministère public ne répond même pas aux demandes de visites hebdomadaires. Ainsi, toute possibilité de négociations sur une solution pacifique des conflits au Kurdistan et au Moyen-Orient est anéantie. Par le biais d’Imrali, l’État turc s’efforce non seulement d’isoler Öcalan en tant que personne, mais aussi et surtout de cibler, d’isoler et de détruire les acquis démocratiques fondés sur ses idées.
 
L’État turc soumet actuellement Abdullah Öcalan à un régime d’isolement sans équivalent dans le monde. Chaque visite de ses avocats ou des membres de sa famille n’est rendue possible qu’à l’issue de longues luttes sociales. En mai 2019, par exemple, des milliers de personnes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons, ont réussi à briser l’isolement grâce à une grève de la faim qui a duré des mois. Ainsi, pour la première fois depuis de nombreuses années, il a été possible à Öcalan d’avoir des contacts avec ses avocats pendant une courte période. Mais, depuis le 7 août 2019, ce contact a de nouveau été complètement supprimé par le gouvernement turc. Le ministère public ne répond même pas aux demandes de visites hebdomadaires. Ainsi, toute possibilité de négociations sur une solution pacifique des conflits au Kurdistan et au Moyen-Orient est anéantie. Par le biais d’Imrali, l’État turc s’efforce non seulement d’isoler Öcalan en tant que personne, mais aussi et surtout de cibler, d’isoler et de détruire les acquis démocratiques fondés sur ses idées.
 
Afin de lutter contre cette tentative, l’Union des Communautés du Kurdistan (KCK) a lancé la campagne avec comme mot d’ordre : “Mettez fin à l’isolement, au fascisme et à l’occupation ! – L’heure de la liberté est venue”. La longue marche 2021 se déroulera dans ce contexte, car c’est Öcalan qui est le pionnier intellectuel du confédéralisme démocratique et un contre-modèle à l’État-nation en crise. Pour cette raison, la lutte pour la paix et la démocratie doit être pensée dans le contexte de la lutte contre l’isolement d’Öcalan. En même temps, cela renforcera également la lutte pour la démocratie et la liberté dans le monde entier. Ainsi, le soulèvement social au Rojava, la libération des Kurdes yézidis au Shengal et le Parti démocratique des Peuples (HDP) de Turquie, ne sont que quelques exemples des projets libérateurs qui ont pu être réalisés grâce à lui. Derrière les murs de la prison d’Imrali et malgré ses moyens extrêmement limités, Öcalan a continué à inspirer des millions de personnes dans le monde. L’isolement d’Imrali est donc la forme de répression la plus radicale exercée par l’État contre toutes les forces qui luttent pour la démocratie.
 
Défendons la fin de l’isolement, du fascisme et de l’occupation et battons-nous pour la liberté d’Öcalan ! Le temps de la liberté est venu!
 
Nous appelons donc tous les internationalistes à se joindre à la longue marche du 4 au 13 février 2021, sous la devise “Mettons fin à l’isolement, au fascisme et à l’occupation ! – L’heure de la liberté est venue!”. À l’issue de la longue marche, il y aura une manifestation vivante et bruyante à Strasbourg.
 
Informations générales :
 
Rassemblement, briefing et coup d’envoi le 4 février à Francfort
Longue marche du 5 au 13 février, de Hanau à Strasbourg
Événement à Strasbourg le 12 février
Grande manifestation à Strasbourg le 13 février
Prévoir des chaussures de sport et des vêtements chauds adaptés à la marche, ainsi que des sacs de couchage.
Pour vous inscrire, contactez longuemarche2021 [at] protonmail.com
 
Nous nous réjouissons de votre participation à la marche et nous tenons à votre disposition pour de plus amples informations.
 
Salutations révolutionnaires,
Comité de préparation

SUEDE. un activiste kurde retrouvé mort dans un hôtel de Stockholm

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STOCKHOLM – L’activiste kurde, Blesa Omar Saber a été retrouvé mort dans un hôtel de Stockholm. L’homme de 40 ans avait participé à la lutte contre l’EI au Rojava. La police n’exclut pas l’hypothèse d’un meurtre.
 
Le militant kurde Blesa Omar Saber aurait été victime d’un acte de violence en Suède. L’homme de 40 ans a été découvert sans vie dans une chambre de l’hôtel Sheraton de la capitale lundi soir, a annoncé mardi la police de Stockholm. Des proches avaient signalé la disparition de Sabre qu’ils n’arrivaient a joindre depuis longtemps.
 
« Les circonstances du décès ne sont pas claires pour le moment et font l’objet d’une enquête policière. Une autopsie devrait être pratiquée pour déterminer la cause exacte du décès », a déclaré Mats Eriksson, porte-parole de la police de Stockholm. Dès lundi, les enquêteurs n’ont pas voulu exclure la négligence d’un tiers car les circonstances du décès et la situation dans laquelle ils ont été retrouvés étaient suspects. Selon les médias suédois, deux hommes ont également été vus quittant la chambre d’hôtel de Saber avant que le corps ne soit découvert. La police a lancé une enquête pour homicide.
 
Blesa Omar Saber est né en 1980 à Ranya, au Kurdistan du Sud. Il est le fils d’Omer Kwêxa Saber, membre du conseil central du mouvement d’opposition Gorran. Il avait vécu en Suède pendant 18 ans. Au cours de la révolution du Rojava, Blesa Omar Saber s’est rendu dans le nord de la Syrie, où il a participé à la lutte contre la milice djihadiste «État islamique» (EI) dans les rangs des YPG.
 

En Turquie, on peut tuer les Kurdes mais pas filmer leur meurtre

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Aujourd’hui, la « justice » turque a de nouveau montré qu’en Turquie, on était libre de tuer les Kurdes en acquittant le policier qui a tué Kemal Kurkut devant des dizaines de journalistes et une foule réunie pour célébrer le Nouvel-an kurde Newroz à Amed, le 21 mars 2017. Cette même « justice » demande 20 ans de prison pour le journaliste Abdurrahman Gök qui a montré à la terre entière le déroulement de l’exécution de Kurkut avec les images du crime qu’il a cachées aux policiers.

Le journaliste Abdurrahman Gök (à gauche) qui a photographié le meurtre de Kurkut

 

On nous dit qu’il n’y a rien de nouveau sous le ciel turc où depuis un siècle, la chasse aux Kurdes est le sport national du pays. En effet, comment imaginer que la justice turque prennent une décision contraire aux intérêts de son propre pays? Surtout quant il s’agit d’un pays colonialiste et que celui qu’on chasse est juste un Kurde, dont on occupe le pays, on nie son identité, on saccage sa culture, son patrimoine, interdit sa langue …?

Un État criminel protégé par ses pairs sur la scène internationale

Depuis sa création au début du XXe siècle, l’État turc s’est fait remarqué sur la scène internationale avec les massacres qu’il a commis, qu’il commet envers les Kurdes et les minorités ethniques et religieuses du pays, sans en rendre compte devant les institutions internationales (ONU, OTAN, CEDH, UNESCO…) dont il est membre. En effet, que valent les peuples apatrides et les minorités face à des États alliés qui se protègent mutuellement ? Rien, strictement rien ! Oui, on le sait, la la Turquie est régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour les violations des droits des Kurdes et d’autres minorités dans le pays. Mais ces condamnations n’ont pas d’effet dissuasifs, sinon, cela fait longtemps qu’elle aurait cessé de commettre les mêmes violations et crimes.

A quoi bon continuer à parler des horreurs que les Kurdes de Turquie?

Passer nos journée à parler des injustices, des massacres… que les Kurdes subissent entre les mains de l’Etat turc est devenu un calvaire pour nous-mêmes. Mais doit-on pour autant se taire, sous prétexte que le monde ne réagit pas, que les gens en ont « marre » de ce bis repetita qui s’étire à l’infini sous leurs yeux ? Malgré la lassitude qu’une telle situation puisse engendrer, on n’arrive pas à se résoudre à tirer le rideau. Non, la barbarie qui se joue au Kurdistan d’où nous avons été chassés comme des malpropres nous donne la rage de hurler encore plus fort notre indignation et de dire « stop » ! Ceci ne peut être notre destin éternel. Nous aussi, on a le droit de vivre dignement sur nos terres. On ne demande pas la lune. On veut juste notre liberté « AZADΠ». 

 

Un militant kurde assassiné en Suède

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Un jeune Kurde originaire du Kurdistan du Sud, aurait été tué en Suède.
 
Un jeune Kurde du nom de Bilêse Omer aurait été retrouvé assassiné à l’hôtel Sheraton, à Stockholm.
 
Les responsables de la police suédoise n’ont encore fait aucune déclaration officielle sur la mort de l’homme kurde.
 
Bilêse Omer serait le fils d’Omer Kwêxa Sabir, membre du conseil général du mouvement Gorran (changement), un parti d’opposition du Bashur (Kurdistan du Sud).
 

ROJAVA. Campagne de plantation de 4 millions d’arbres à Qamishlo contre la désertification

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SYRIE / ROJAVA – Un groupe de volontaires a lancé une campagne de plantation de 4 000 000 d’arbres dans la région kurde de Qamishlo pour lutter contre la désertification. ils attendent la participation d’autres pays et ONG à leur projet qui est très ambitieux.
 
Cet automne, cinq volontaires ont lancé une campagne de reboisement dans le nord-est de la Syrie, qu’ils ont baptisée « Green Strands ». La campagne vise à planter environ 4 000 000 d’arbres en cinq ans.
 
Des milliers de graines
 
L’équipe des participants a semé environ 15 000 graines dans des sacs dans la pépinière Afrin de la ville de Qamishli, afin de les transplanter après un an, selon les responsables de la campagne.
Les volontaires préfèrent planter des graines et attendre qu’elles poussent en gaules, plutôt que d’en acheter des prêtes car il s’agit d’un projet de volontariat.
 
Ziwar Sheikho, le porte-parole de la campagne Green Strands, n’a pas nié la difficulté de la tâche, qu’il a décrite comme «un grand défi à travers lequel nous visons à changer les conditions environnementales dans la région».
 
Au cours des dernières décennies, le sol des régions du nord de la Syrie s’est gravement détérioré, le gouvernement central de Damas ayant mandaté la culture du blé et d’autres cultures qui ont un effet néfaste sur la qualité du sol. Le gouvernement syrien a infligé des amendes à ceux qui poussaient des arbres sur des terres agricoles et a brûlé, coupé et vendu des milliers d’oliviers dans le nord du pays, selon Sheikho.
 
Participation ouverte
 
La campagne a choisi de planter des arbres forestiers qui pourraient s’adapter à plusieurs climats.
 
Jilan Hussein, un volontaire de la campagne, a déclaré que le projet est une campagne de volontariat et que n’importe qui peut participer. « Ces arbres modifieront le climat et changeront le climat sec dans la région du Rojava », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’ « ils joueront un rôle important dans l’augmentation de la végétation, car ils sont excellents pour la santé et l’esthétique. »
 
Les volontaires ont contacté des partis et des institutions locales et internationales afin d’expliquer l’objectif de la campagne et les inviter à y participer.
 
Gulistan Sido, coordinatrice de la campagne, a déclaré que de nombreuses parties sont intéressées par ces projets environnementaux et ont exprimé leur volonté de soutenir et de participer, que ce soit matériellement ou moralement.
 
Le mois prochain, Sido prévoit d’expliquer l’importance de la campagne lors d’une conférence officielle à laquelle plusieurs pays participeront. Il est prévu que la campagne gagnera plus de coopération et de soutien pendant la conférence, à laquelle plusieurs organisations et personnalités concernées par l’environnement seront présentes.
 

Les « Loups Gris » turcs menacent de mort les Arméniens d’Allemagne

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EUROPE – Après les attaques récentes visant les Arméniens de France, le gouvernement français avait dissout l’organisation fasciste turque « Loups Gris » qui terrorise depuis des décennies les Kurdes, les Arméniens et les opposants turcs réfugiés en Europe. Mais en Allemagne, cette même organisation refait surface avec des menaces de mort visant les Arméniens d’Allemagne qualifiés de « chiens infidèles d’Arménie », « enfants répugnants d’Arménie ».
 
La guerre azérie visant les Arméniens d’Artsakh a donné des idées aux fascistes turcs d’Allemagne qui distribuent des tracts menaçants dans les boîtes aux lettres des Arméniens d’Allemagne en s’inspirant du vocabulaire haineux du dictateur Aliev envers les Arméniens… Information partagée par le Collectif Van.  
 
Le Collectif VAN :
 

L’historien turc Taner Akçam, spécialiste du génocide arménien, publie sur son mur Facebook une alerte au sujet des Arméniens d’Allemagne et de leurs enfants, directement visés par des menaces de mort très claires émanant de la nébuleuse ultranationaliste turque regroupée sous la bannière informelle des « Loups Gris ». Des tracts ont été distribués dans les boîtes aux lettres d’Arméniens d’Allemagne, qualifiés de « chiens infidèles d’Arménie » et d’ « enfants répugnants d’Arménie ». Comme cela s’est récemment produit en France (essentiellement en banlieue lyonnaise), ces manifestations de la fachosphère turque rejaillissent à l’occasion de la guerre féroce menée du 27 septembre au 9 novembre 2020 par l’Azerbaïdjan et la Turquie (avec l’appui de milliers de djihadistes syriens), contre l’enclave arménienne du Haut-Karabakh.

 

Le chercheur parle de l’« original en allemand d’un tract distribué en Allemagne par les nationalistes turcs dans les boîtes aux lettres des Arméniens. ». Il poursuit : « C’est un crime et le gouvernement allemand devrait interdire cette organisation. »

 Traduction du tract des Loups Gris

« Les loups gris vous attraperont,

Enfants répugnants d’Arménie, nous vous trouverons tous, et vos enfants se tiendront devant vos tombes avant d’être enterrés dans leurs propres tombes.

Nous soutenons nos frères d’Azerbaïdjan et ne permettrons pas aux chiens infidèles d’Arménie de vivre en paix en Allemagne.

Nous vous connaissons et savons où sont vos enfants, jour et nuit.

Les Loups gris ne sont pas loin de vous ! »

 



Les « Loups gris » (Bozkurtlar) sont l’organisation de jeunesse du Parti du mouvement nationaliste d’extrême droite (MHP) en Turquie. Le groupe est identifié en Europe comme « Loups Gris » (ou Grey Wolves pour les pays anglophones) mais son nom original en turc est les « Foyers idéalistes » (Ülkü Ocakları).

Comme cela s’est récemment produit en France (essentiellement en banlieue lyonnaise), ces manifestations de la fachosphère turque rejaillissent à l’occasion de la guerre féroce menée du 27 septembre au 9 novembre 2020 par l’Azerbaïdjan et la Turquie (et leurs milliers de djihadistes syriens), contre l’enclave arménienne du Haut-Karabakh. A l’instar du gouvernement français qui – après les terrifiantes chasses aux Arméniens dans les rues de Vienne, Décines, Dijon, les profanations à Décines du Centre national de la mémoire arménienne et du Mémorial du génocide arménien de 1915, les tags anti-arméniens à Meyzieu – a publié un décret (voir plus bas) interdisant le « groupement de fait » Loups Gris, l’Allemagne se doit de prendre d’urgence des mesures identiques. Il lui faut protéger ses citoyens d’origine arménienne et se donner les moyens de poursuivre pénalement tous ceux qui se revendiquent de ce groupement d’extrême-droite, haineux et criminel. Au-delà du cas allemand, c’est l’Union européenne qui doit légiférer fermement contre ce phénomène criminel alimenté depuis des années par l’Etat turc : d’autres pays au sein de l’Union sont largement touchés, dont en particulier la Belgique. Il est temps de prendre enfin en compte une idéologie malheureusement trop prégnante dans la société turque, y compris dans sa diaspora, depuis la création en 1966 des « Foyers idéalistes » (Ülkü Ocakları) par Alparslan Türkeş, dit « başbuğ » – « soldat en chef » – ouvertement inspiré par le « Führer ».

Les thématiques racistes contre les Arméniens doivent également être suivies ET poursuivies dans le cadre des directives gouvernementales nationales et européennes contre la haine en ligne.

La répression ne pouvant être la seule réponse, l’urgence en France et dans toute l’Europe est de développer des ressources humaines, pédagogiques et éducatives, en mesure de proposer un enseignement sérieux du génocide arménien, celui-ci étant trop souvent passé sous silence dans le système scolaire pour ne pas « heurter » les jeunes issus de l’immigration turque ou échapper à leurs réactions excessives et souvent violentes.

 

Collectif VAN

 

TURQUIE. Acquittement du policier qui a tué l’étudiant kurde Kemal Kurkut

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TURQUIE / BAKUR – AMED – Lors de la douzième audience du meurtre de Kemal Kurkut, tué par un policier lors des célébrations de Newroz à Amed le 21 mars 2017, le tribunal a ordonné l’acquittement du suspect. Une décision qui ne surprend aucun Kurde car en Turquie, la justice défend l’État turc contre les Kurdes.
 
La douzième audience du procès de l’affaire Kurkut* s’est tenue devant la 7e Cour pénale de Diyarbakır (Amed). Le tribunal a acquitté le suspect Y.Ş., poursuivi pour
« un possible meurtre intentionnel », et a décidé de déposer plainte pénale contre 72 policiers présents sur les lieux du crime afin d’identifier l’ « éventuel suspect ». Histoire d’étaler l’affaire dans le temps, pour finir par le classer sans suite…
 
Meurtre de Kemal Kurkut, énième crime raciste visant les Kurdes en Turquie 

Le 21 mars 2017, Kemal Kurkut, un étudiant kurde de 22 ans, a été abattu par un policier turc, devant des dizaines de journalistes et une foule rassemblée pour célébrer le Nouvel-An kurde, à Amed (Diyarbakir).
 
Après le meurtre de Kemal Kurkut, les policiers ont immédiatement confisqué les appareils des journalistes pour effacer les images afin de cacher leur crime. Mais le journaliste Abdurrahman Gök a réussi à cacher la carte de son appareil dans la poche arrière de son pantalon. Ainsi, quand les policiers ont fouillé son matériel, ils n’ont rien trouvé tandis que le journaliste leur a menti en disant qu’il n’avait pas eu le temps de prendre des images…
 
Des images qui rendent impossible le camouflage du meurtre
 
Les autorités turques, croyant avoir détruit les preuves du meurtre de Kemal Kurkut, ont fait une première déclaration affirmant que Kemal Kurkut était un kamikaze neutralisé par la police avant qu’il commette un attentat visant la fête de Newroz. Mais, le journaliste Abdurrahman Gök présente aussitôt les images du meurtre de Kurkut à la presse et à la justice turque, balayant les déclarations mensongères des autorités turques. Depuis, il est poursuivi par la justice turque qui l’accuse d’être « membre d’une organisation terroriste [PKK] ». 
 
Des images au secours de la famille Kurkut
 
Grâce aux images prises par le journaliste Abdurrahman Gök, la famille de Kemal Kurkut a pu porté plainte contre le policier qui a abattu le jeune homme il y a 3 ans et demie. Mais, malgré les images prises par les journalistes et des véhicules de police sur place, ainsi que des vidéos de surveillance des commerces voisins, montrant le moment où Kurkut a été abattu de sang froid par un policier turc, la justice turque refuse de condamner le policier et cherche d’autres subterfuges, comme la balle du policier qui aurait rebondit et touché Kurkut, sans que le policier ait eu l’attention de le viser, etc.
 
9 ans de prison pour le policier assassin, 20 ans pour le journaliste qui a pris des photos
 
Depuis, la famille de Kemal remue ciel et terre pour obtenir justice. Au bout de 10 audition, le procureur turc a demandé une peine de 3 ans à 9 ans de prison pour l’accusé Yakup Şenocak pour avoir « causé la mort par négligence délibérée ». La famille de Kurkut dit ne pas croire en la justice turque, quelque soit l’issus du procès, à cause du racisme anti-kurde étatique en Turquie. 
 
Le procès contre le journaliste Gök débutera en février
 
Le journaliste Abdurrahman Gök, dont les photos ont ​​été sacrées lors du Prix du journalisme Musa Anter et des Martyrs de la presse libre et du Prix du journalisme Metin Göktepe en 2017, sera devant la justice turque le 23 février 2021.
 
La première audience de l’affaire visant Gök accusé d’ « appartenance à une organisation terroriste » et de  » faire la propagande en faveur d’une organisation terroriste » sur la base des appels téléphoniques qu’il a passés avec des sources d’information, des publications sur les réseaux sociaux et les articles qu’il a écrits, aura lieu le 23 février 2021 à Diyarbakır. 
 
Alors qu’on est d’ors et déjà sûr que le policier criminel pourra échapper à la prison grâce à la clémence de la justice de son pays, Abdurrahman Gök qui a photographié la scène du crime risque 20 ans de prison… 
 
Pas de justice pour les Kurdes en Turquie
 
Dans un pays où les Kurdes sont considérés comme des « ennemis » de l’Etat, « menaçant l’intégrité du pays » car ils revendiquent leurs droits élémentaires comme parler leur langue, vivre leur culture et s’auto-gouverner, comment peut-on obtenir justice en tant que Kurde ? Jusqu’à présent, d’innombrables meurtres racistes visant les Kurdes ont été commis en Turquie. D’aucun de ces crimes n’a été puni tel-quel par la justice turque.
 
Certaines de ces affaires ont été portées devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) où l’Etat turc a été condamné régulièrement. Mais rien ne change à l’intérieur des frontières turques, surtout au Kurdistan colonisé par la Turquie. Les Kurdes sont victimes du racisme d’Etat institutionnalisé et c’est pourquoi la justice turque ne peut être impartiale quand elle a devant elle un dossier relevant du racisme étatique. 
 

Soutenons les écrivains kurdes, participons à l’éducation des enfants du Rojava

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LIVRES. Plusieurs organisations kurdes, dont Kurd’Înalco, Kurdish Intersociety Platform, SOAS Kurdish Society, ont lancé une campagne pour promouvoir les auteurs kurdes et aider les enfants du Rojava. Elles sont soutenues par Pirtukakurdî, site internet de vente de livres kurdes basé à Amed (Diyarbakir).
 
En effet, pour chaque livre acheté, 10% de la somme sera utilisé pour acheter du matériel de dessin pour les enfants du Rojava. Les organisateurs lancerons une autre campagne au printemps 2021 et partiront au Rojava pour apporter aux enfants le matériel de dessin acheté avec l’argent récolté.
 
Comment ça marche ? Commandez vos livres – à lire ou à offrir – sur le site internet pirtukakurdi.com par le biais du coupon « ROJAVA » et recevez-les au bout de 4 à 6 jours.
 
 
Voici le message (en français et en kurde) partagé par Kurd’Înalco basée à Paris :
 
« Soutenons les auteurs Kurdes, et aidons les enfants au Rojava !
Pour cela, vous pouvez commander des livres par le biais du coupon
« ROJAVA ».
C’est très simple : Pirtukakurdî nous soutient dans notre projet, 10% de chaque achat sera versé aux enfants de Rojava.
Dans ce but, nous Kurd’Înalco et les assoications kurdo-britanniques de la Kurdish Intersociety Platform @soaskurdsoc @kclkurdishsociety @uclkurdishsociety @kip_uk et d’autres, avons lancé la campagne.
Vous pouvez acheter des livres sur le site pirtukakurdi.com/ et les recevoir sous 4 à 6 jours (DHL).
Lecteur kurde ou non, vous pouvez soutenir financièrement les écrivains kurdes – et surtout, contribuer à l’éducation des enfants de Rojava !
 
Participez à notre campagne et apportez votre contribution.
 
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Piştgirî bidin nivîskarê kurd, û alîkarîyê zarokên Rojavayê bikin!
Ji bo vê yekê, hûn dikarin pirtûkan bi kûpona  »Rojava » bikirin.
 
Pirtûkakurdî di vê projeyê de piştgirî dide me, ji %10 a her kirînê bexşê zarokên Rojavayê dike.
Bi vê armancê ve, me wekî komeleya @kurdinalco û @soaskurdsoc @kclkurdsoc @uclkurdsoc @kip_uk, dest bi vê kampanyayê kir. Hûn dikarin pirtûkan ji ser siteya pirtukakurdi.com/ bikirin, hûn ê di nav 4-6 rojan de li mala xwe werbigirin. (DHL)
 
Hûn kurdî bixwînin yan jî nexwînin, hûn dikarin piştigiriyê bidin nivîskarên kurd, her weha perwerdeya zarokên Rojavayê.
Tevlî kampanyaya me bibin, Piştgiriyê bidin me. »
 
Image : Muhamad Mrad Akoyi
Affiche : Ciwan Cecen

Les minorités (non-kurdes) en Turquie

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Eh oui, la colère des Kurdes est à la hauteur des horreurs que l’État turc leur fait vivre sur leurs propres terres depuis des siècles. C’est pourquoi, on entend parfois leur cri (et leur lutte) à travers les médias occidentaux. Mais en plus des Kurdes, à l’intérieur des frontières de la Turquie, qui englobe une grande partie du Kurdistan, il y a de nombreux autres peuples et minorités religieuses, dont les Kurdes alévis.
Tous sont opprimés et presque aucun de ces peuples et religions n’est reconnu officiellement dans la Turquie fasciste qui se définie comme étant « Un Etat, Une race (sic), une langue, une religion… ». Ils sont tous condamnés à disparaitre au profit de l’identité « turque/sunnite ». 
 
Le journaliste Emile Bouvier a publié un premier volet sur ces minorités de Turquie. Il semble que Bouvier va le compéter avec deux autres articles.
 

« Minorités non-kurdes en Turquie : une mosaïque ethnique riche et discrète (1/3). Historique des minorités en Turquie et point de situation ethnographique synthétique »

A lire sur le site Les clés du Moyen Orient

Écocide: Les mercenaires de la Turquie ont abattu près de 300 000 oliviers à Afrin

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SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires de la Turquie volent la récolte d’olives du canton kurde d’Afrin où ils ont brûlé 20 000 oliviers et abattu plus de 280 000 autres pour les vendre comme bois de chauffage. Des crimes écologiques et économiques commis par un pays membres des organisations internationales telles que l’ONU, l’OTAN, CEDH…
 
Le porte-parole de l’Organisation des droits de l’Homme d’Afrin, İbrahim Şêxo, a déclaré que les gangs avaient saisi des oliviers et abattu 280 000 arbres et brûlé plus de 20 000 arbres.
 
İbrahim Şêxo, a annoncé que les gangs se sont emparés des oliviers dans la campagne d’Afrin, de plus ils ont abattu 280 000 oliviers et brûlé plus de 20 000 arbres. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH/SOHR) a également rapporté que l’occupation turque avait pillé les réserves d’huile d’olive et que les huiles avaient été passées en contrebande.
 
Certains commerçants ont expliqué qu’ils avaient du mal à trouver d’huile d’olive sur le marché car l’État turc n’autorise pas la vente des produits d’Afrin en Syrie, tandis que l’huile d’olive produite dans la région est vendue sur les marchés étrangers avec des étiquettes turques.
 
Les entreprises turques volent les olives d’Afrin
 
Ibrahim Şêxo a souligné que pendant la saison des récoltes en 2018, 70000 tonnes d’huile d’olive d’Afrin a été conditionnée en Turquie et vendue aux pays européens par l’État turc via ses mercenaires. Le journal espagnol Publico a publié une nouvelle qui confirme les informations fournies par Şêxo,  en déclarant que l’État turc avait vendu les huiles d’olive qu’il avait introduites en contrebande depuis Afrin au marché étranger en les étiquetant comme un «produit turc». Sexo a ajouté qu’à Afrin, une société appelée « Kerim Kurdi » a collaboré avec les services de renseignement turcs et en faisant passer de l’huile d’olive d’Afrin en contrebande vers la Turquie sous le nom de sociétés fictives. Il a déclaré que les commerçants doivent payer des frais élevés aux contrebandiers pour faire passer des olives d’Afrin vers le marché syrien.
 
Selon les données disponibles, alors qu’il y a 18 millions d’oliviers à Afrin, des centaines de milliers d’arbres ont été coupés ou brûlés après l’occupation de la région par l’Etat turc. Les autres ont été saisis par les envahisseurs et les propriétaires d’oliviers qui pouvaient cultiver leurs oliveraies ont été forcés à payer des rançons.