Des entreprises européennes complices de Saddam dans le génocide des Kurdes du 1988
TURQUIE. Menacé de fermeture, le HDP appelle à la solidarité dans la lutte pour une véritable transformation démocratique du pays
Newroz : le nouvel-an kurde sous le signe de la révolte
TURQUIE. Sur le darkweb turc, des esclaves yézidies
TURQUIE – Une fillette yézidie de 7 ans mise en vente en février dernier sur le net par un ancien membre de DAECH / ISIS réfugié en Turquie a été secourue par la police.
Le criminel avait posté une photo de l’enfant yézidi dans l’un de ces salons de discussion avec des informations en arabe et en kurde disant qu’elle était « en vente » le 23 février.
Elle fut sauvée in extrémis mais combien d’autres femmes et enfants yézidies n’ont pas eu cette « chance » et vivent encore l’enfer depuis qu’ils ont été kidnappés par DAECH / ISIS en août 2014 à Shengal ?
Le journaliste de France inter, Anthony Bellanger est revenu sur cette histoire sordide qui n’est qu’un exemple parmi d’autres des crimes de traite humaine commis par les membres de l’État Islamique installés en Turquie ou dans des régions syriennes détenues par des terroristes islamistes.
A lire ici : Sur le darkweb turc, des esclaves yézidies
Il y a 3 ans, la Turquie envahissait le canton kurde d’Afrin devenu aujourd’hui un enfer sur terre
TURQUIE. RSF condamne le meurtre d’un présentateur de radio
TURQUIE – Hazım Özsu, un présentateur d’une émission radiophonique à contenu religieux, a été tué à Bursa par un homme qui a expliqué son geste en disant qu’il n’ « aimait pas ses commentaires à la radio, en période de Covid-19 », faisant croire à un assassinat à motivation islamiste qui ne supporte pas la liberté d’expression s’il s’agit de critiquer l’Islam.
Reporters sans frontières (RSF) a condamné l’assassinat du présentateur radio Hazım Özsu dans la province occidentale de Bursa, en Turquie.
Alors que RSF International s’inquiète de la position du gouvernement et de l’impunité, Erol Önderoğlu, représentant de RSF en Turquie, a déclaré : « Nous condamnons ceux qui encouragent cet environnement. »
Crimes politiques ou religieux dans un pays où l’impunité règne
RSF a déclaré : « Un présentateur radio, Hazım Özsu, a été tué dans le quartier d’Orhangazi à Bursa. Rapidement arrêté par la police, le tueur a expliqué avoir agi ainsi parce qu’il n’aimait pas ses commentaires à la radio, en période de Covid-19 !
RSF condamne ce meurtre odieux perpétré dans un pays où le gouvernement n’a pris aucune position contre la violence à caractère politique et où l’impunité est la règle. »
Erol Önderoğlu, représentant de RSF en Turquie, a également déclaré :
« La violence et l’intolérance contre les journalistes se sont manifestées de la manière la plus douloureuse qui soit à Bursa Orhangazi. Le présentateur radio Hazım Özsu a été tué par une personne (H.N) qui a dit qu’il n’aimait pas son émission lorsqu’il a été capturé. Nous condamnons ceux qui encouragent cet environnement.
Nous exigeons que le meurtre de Hazım Özsu le 9 mars soir soit révélé sous tous ses aspects. Les premières constatations indiquent qu’il a été tué en raison de sa profession. »
Arrestation du suspect
Le suspect qui a abattu le présentateur radio Hazım Özsu dans le quartier d’Osmangazi à Bursa a été arrêté.
Placé en garde à vue par les équipes de la Direction de la sécurité de Bursa pour avoir tué Hazım Özsu (55 ans), H.N. a été déféré au palais de justice après que les procédures y afférentes ont été achevées.
Que s’est-il passé ?
Hazım Özsu, qui présentait un programme à contenu religieux sur la chaîne de radio Rahmet FM, a été tué par une personne qui s’est présentée à son domicile dans le quartier d’Altınova, dans le district d’Osmangazi, le 9 mars au soir.
Après sa capture, le suspect a déclaré qu’il avait tué Hazım Özsu parce qu’il n’aimait pas certaines des remarques qu’il avait faites pendant son émission de radio.
Les partis kurdes syriens, irakiens et iraniens: des relations complexes guidées par la quête de prestige
KURDISTAN – Certes, les Kurdes sont colonisés par 4 États plus ou moins puissants qui s’unissent pour écraser les revendications du peuple kurde, mais ceci n’est pas la seule raison de l’incapacité des Kurdes à obtenir leur autonomie, et encore moins un État kurde. La désunion et rivalité entre partis / clans kurdes en est une des principales raisons du malheur kurde qui se prolonge sur l’arène politique également.
Le journaliste Emil Bouvier revient sur cette question dans son article à deux volés publié sur le site Les clés du Moyen-Orient. (Unions et désunions aux Kurdistans : pourquoi les Kurdes ne parviennent-ils pas à s’unir (2/2) ?)
Dans ce deuxième volé, Bouvier s’attarde sur les relations complexes entre les partis kurdes de Syrie, Iran et Irak sur lesquels le PKK, né dans le Kurdistan de « Turquie » jouerait un rôle qualifié de « central et clivant » par Bouvier.
TURQUIE. La justice turque demande l’interdiction du parti HDP
KURDISTAN DU SUD. Action humanitaire pour des réfugiés kurdes / yézidis au Bashur




TURQUIE. Un autre député HDP déchu de son mandat de député
Ömer Faruk Gergerlioğlu, député depuis 2018 du Parti démocratique du peuple (HDP) représentant la province de Kocaeli, a été reconnu coupable en février 2018 de «diffusion de propagande terroriste» sur la base d’une publication de 2016 sur les réseaux sociaux qui ne prônait pas la violence.
La plus haute cour d’appel de Turquie a confirmé la condamnation et la peine de deux ans et six mois de prison le 19 février 2021. Le 15 mars, le président du parlement turc a indiqué que des mesures pour dépouiller Gergerlioğlu de son siège pourraient être imminentes, bien que Gergerlioğlu ait déposé un Contestation par la Cour constitutionnelle des poursuites contre lui.
Gergerlioğlu a été déchu de son statut de député après la lecture du verdict du tribunal à l’Assemblée générale du Parlement ce 17 mars.
Alors que les députés du HDP ont protesté contre l’action avec des applaudissements, la session parlementaire a été suspendue.
Retour sur l’affaire Gergeroglu
Le 20 août 2016, près de deux ans avant de devenir député, Gergerlioğlu a tweeté et commenté un reportage rapportant brièvement que la direction du Parti des travailleurs armés du Kurdistan (PKK) basé au Kurdistan d’Irak avait appelé l’État turc à faire un pas vers la paix. Le reportage a également apporté une longue réponse à l’appel du PKK par Bülent Arinç, alors président du parlement et ancien vice-Premier ministre.
Gergerlioğlu a déclaré: «Cet appel [du PKK] doit être correctement pris en compte, il n’y a pas de fin à ce problème…!» ( Bu çağrı hakkıyla değerlendirilmeli, bu işin sonu yok…! ), Arguant qu’il devrait y avoir un processus de paix renouvelé pour mettre fin au conflit de plusieurs décennies entre l’État turc et le PKK. Gergerlioglu a été condamné pour ce tweet partageant l’article de presse et la photo qui l’accompagne des combattants du PKK.
TURQUIE. Demirtaş aux juges : «Ne vous sacrifiez pas pour le gouvernement»
SYRIE. Les forces politiques kurdes en demande de reconnaissance internationale
Alors que la guerre syrienne de 10 ans a détruit le pays, chassé des millions de personnes de leurs terres, vu des terroristes islamistes parrainées notamment par la Turquie occuper plusieurs régions syro-kurdes, France culture donne la parole à des spécialistes pour faire un état des lieux de la Syrie d’aujourd’hui. Vous pouvez écouter dans la deuxième partie de cette émission Occident: le fiasco diplomatique, Patrick Haenni, chercheur à l’Institut Universitaire européen de Florence, qui rappelle que les Kurdes qui ont payé un lourd tribut dans la défaite de DAECH / ISIS n’ont toujours pas le soutien international qu’ils méritent.
« Les forces politiques kurdes en demande de reconnaissance internationale
Dans la Syrie actuelle, fragmentée par 10 années de guerre, le nord-est du pays est aujourd’hui administré par les forces kurdes, qui après leur victoire sur l’Etat Islamique, contrôlent et administrent de fait cette partie du territoire.
Si leur présence est reconnue à l’international d’un point de vue militaire elle ne l’est pas d’un point de vue politique et leur situation reste fragile. Mais les kurdes sont déterminés à pérenniser et faire reconnaitre ce qui a été construit sur le terrain. Sur quel appui international peuvent-ils compter ?
Conversation en compagnie de Patrick Haenni, chercheur à l’Institut Universitaire européen de Florence. »
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