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Gultan Kisanak: Je suis une femme kurde, ne cherchez pas d’autres mots pour me définir

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TURQUIE / BAKUR – Prenant la parole lors du procès Kobanê, la politicienne kurde emprisonnée Gültan Kışanak a déclaré: « Le 7 juin [2015], nous avons montré qu’un espoir était possible en Turquie et que différentes identités pouvaient faire de la politique côte à côte. Un coup d’État politique a été déclenché immédiatement.] »
 
Je suis kurde, je suis une femme kurde. Ne cherchez pas d’autres mots pour me définir. Vous me déclarez « séparatiste », « terroriste ». Nous vous donnons une chance de sortir de cette situation embarrassante dont vous ressentirez la honte lorsque les faits de l’histoire seront clarifiés. »
 
La troisième audience du « procès Kobanê » a débuté au 22e tribunal pénal d’Ankara sur le campus de Sincan aujourd’hui (20 mai).
108 membres du Parti démocratique des peuples (HDP) sont sur le ban des accusés. 28 d’entre eux sont en prison, 8 autres sont sous contrôle judiciaire et des mandats d’arrêt ont été émis contre 75 d’autres.
 
L’audience d’aujourd’hui a été suivie par le coprésident du HDP Mithat Sancar, les coprésidents du Parti des régions démocratiques (DBP), les co-porte-parole du Congrès de la société démocratique (DTK) et plusieurs présidents d’associations du barreau.
L’audience d’aujourd’hui s’est poursuivie avec la déclaration d’Ayla Akat Ata. Elle a déclaré brièvement:
« Aujourd’hui, dans le monde, le fascisme a infiltré les régimes populistes. Comme c’est le cas dans plusieurs régions du monde, ce régime populiste s’est levé en Turquie et nous luttons maintenant contre ce régime. (…) »
Vous êtes devenus le jouet du gouvernement
Prenant la parole par la suite, Gültan Kışanak a déclaré:
« Cette affaire est une affaire pour nous éloigner de la politique démocratique, du Parlement. (Se référant au tribunal) Vous vous en occupez. Ne vous engagez pas dans la démagogie ici en interrompant nos discours et en disant: « J’aurais aimé que vous ayez parlé au Parlement. »
« Aujourd’hui, la justice traverse une grande crise structurelle. La justice est devenue un jouet du gouvernement. La corruption, l’impudeur et les relations mafieuses sont dissimulées. Mais des gens sont arrêtés pour avoir posté un seul tweet.
Depuis le début de ce procès, vous avez rendu deux décisions concernant notre arrestation. Deux des informations citées dans la décision à mon sujet sont les déclarations de nos coprésidents lorsque j’étais en détention. Trois d’entre elles ont été faites par les membres de notre parti lorsque j’ai été arrêtée. Les cinq autres reportages sont les mêmes. Ici, l’acte d’accusation et les décisions sont des textes tellement remplis. Ils ont apparemment écrit Gültan Kışanak sur Internet et y ont ajouté ce qu’ils ont trouvé.
Le 7 juin, nous avons montré qu’un espoir était possible en Turquie et que différentes identités pouvaient faire de la politique côte à côte. Un coup d’État politique a été déclenché immédiatement. Depuis, ils persécutent le HDP. »

Pétition contre l’occupation turque au Kurdistan du Sud et le risque d’un génocide kurde

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – Des militants kurdes ont lancé une pétition en ligne contre l’offensive militaire turque dans la région autonome kurde d’Irak où les attaques armées de la Turquie ont fait vidé de nombreux villages et où elle serait en train d’installer des islamistes ramenés de la Syrie, comme ceux installés dans le canton d’Afrin, en Syrie, dans le but de modifier la démographie de la région.
 
Plusieurs personnalités, dont l’avocate iranienne Shirin Ebadi, ont apporté leur soutien à la pétition que vous pouvez signer ici.
 
La pétition sera adressée aux dirigeants américains, européens et des responsables de l’ONU.

TURQUIE. Des soldats turcs blessent deux jeunes Kurdes à Hakkari / Derecik

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TURQUIE – Des soldats turcs ont blessé un kolbar kurde et un jeune qui gardait ses moutons dans la campagne d’Hakkari / Derecik le 18 mai. Les blessés ont été transférés dans un hôpital du Kurdistan du Sud pour des soins alors que les soldats turcs les ont traité de terroristes et ont refusé d’appeler des secours.
 
Les soldats ont ouvert le feu sans sommation
 
Şahap Şendol (23 ans) et Celil Ekinci (17 ans) ont été blessés à la suite du feu ouvert par les soldats dans le district de Derecik d’Hakkari. Selon les informations obtenues, l’incident s’est produit dans le hameau de Derindere (Çemêkurk) du village de Hacı Bey le 18 mai vers 7 h 20. Les soldats ont ouvert le feu sur le berger Şahap Şendol, qui cherchait ses animaux perdus à la frontière, et sur Celil Ekinci, qui faisait le commerce de cigarettes. Les deux personnes ont été blessées à la suite des tirs sans sommation.
 
Les blessés ont été transportés dans un hôpital de la région autonome du Kurdistan par des civils et des proches qui se sont dépêchés sur les lieux de l’attaque.
 
Şendol, blessé à la main, a quitté l’hôpital, mais Celil Ekinci, blessé à l’abdomen, est dans un état critique.
 
D’abord son frère, puis lui
 
Celil Ekinci est le frère de Reşat Ekinci, blessé par le feu ouvert par les militaires turcs le 31 décembre 2020 dans la même région. On a appris qu’Ekinci était le frère de Reşat Ekinci, blessé par le feu ouvert par les militaires le 31 décembre 2020 dans la même région.
 
Le député Hakkari du Parti démocratique du peuple (HDP), Sait Dede, a partagé une vidéo des soldats turcs criant sur des proches d’Ekinci qui sont venus au secours des blessés. 

Traités de terroristes
 
Dans une vidéo filmée par les civils sur place, on entent des soldats turcs qualifier les blessés de « terroristes » alors que les jeunes blessés appellent au secours.

Le Parlement européen demande à l’UE d’ajouter les loups gris turcs à la liste des organisations terroristes

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Le Parlement européen a appelé l’Union européenne à ajouter les loups gris, une organisation d’extrême droite turque, à sa liste des organisations terroristes, ce qui devrait aggraver les relations entre l’UE et la Turquie.
 
Dans le rapport préparé par Nacho Sanchez Amor, le rapporteur du Parlement européen (PE) sur la Turquie, le PE a exprimé ses inquiétudes concernant le groupe raciste et d’extrême droite, qui, selon lui, se développe à des niveaux inquiétants non seulement en Turquie, mais aussi dans les pays de l’UE.
 
Soulignant que le groupe est lié au Parti du mouvement nationaliste (MHP), le partenaire de la coalition gouvernementale turque, le rapport a appelé à l’ouverture d’une enquête pour interdire ses activités dans l’UE.
 
Les loups gris constituent une menace pour tous les groupes qu’il perçoit comme des opposants, principalement les Kurdes, les Arméniens et des personnes d’origine grecque, a indiqué le rapport, ajoutant que les activités du groupe devaient être surveillées de près.
 
L’organisation des loups gris est considérée comme la branche armée du MHP et au cours des années 1970 et 1980, elle a semé la terreur dans les rues de Turquie, où ses membres s’en sont pris à des opposants politiques.
 
Pendant des décennies, les loups gris se sont établis dans plusieurs pays européens, créant des réseaux de milliers de personnes et développant une forte influence dans les différentes communautés turques à travers l’Europe.
 
En novembre de l’année dernière, la France a officiellement interdit le groupe pour incitation à la discrimination et à la haine et pour avoir été impliqué dans des actions violentes. Sa décision est intervenue après que des membres du groupe ont dégradé un monument du génocide arménien et organisé des marches de «Chasse aux Arméniens» dans le pays.
 
D’autres pays européens ont également envisagé d’interdire le groupe.
 
S’exprimant au sujet du rapport susceptible d’alimenter les relations entre Ankara et l’UE, Amor a déclaré qu’il était le plus difficile jamais vu sur la situation en Turquie.
 
« C’est le rapport parlementaire le plus dur jamais réalisé sur la situation dans le pays et le reflet du recul grave et continu dans les domaines de l’état de droit et des droits de l’homme en Turquie au cours des deux dernières années », a déclaré Amor.
 
«Le rapport envoie des messages clairs à la fois à la Turquie et aux autres institutions et États membres de l’UE: sans progrès urgents dans la situation des droits de l’homme et de l’état de droit en Turquie, il ne peut y avoir d’amélioration des relations UE-Turquie.»
 
Le groupe du Parti populaire européen (PPE), le plus important du Parlement, a déclaré qu’il pensait que les négociations d’adhésion avec la Turquie devaient être «formellement suspendues si la tendance négative actuelle n’était pas inversée de manière urgente et cohérente».
 
«Tant que le président Recep Tayyip Erdoğan continuera de provoquer l’UE et ses États membres, violera l’intégrité territoriale de la Grèce et de Chypre et détournera la Turquie des normes européennes, de l’État de droit et des droits fondamentaux de l’homme, il n’y aura aucune perspective pour des relations améliorées», a déclaré un porte-parole du PPE, cité par le magazine du Parlement.
 

19 mai: Journée de commémoration du génocide des Grecs pontiques

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Ce 19 mai, c’est Journée de commémoration du génocide des Grecs pontiques de la Mer Noire massacrés et expulsés de leurs terres entre 1919 et 1924 par l’État turc. Les survivants du génocide ont dû se convertir à l’islam et renier leurs origines ethniques…
 
Par ailleurs, la Turquie a déclaré le 19 mai la fête nationale de la Jeunesse, des Sports et de la commémoration d’Ataturk, comme elle avait déclaré le 24 avril, date anniversaire du génocide des Arméniens, la fête des enfants. (La Turquie nie farouchement le génocide des Grecs pontiques, des Arméniens, des Kurdes/yézidis/alévis, des Assyriens commis depuis 1915…)
 
Voici les détails du génocide des Grecs pontiques donnés par le site Grèce Hebdo :
 

 

Le 19 mai est la Journée de mémoire du génocide des Grecs pontiques qui se réfère  aux massacres, aux expulsions ainsi qu’aux migrations forcées infligées par le gouvernement de Jeunes-Turcs aux Grecs pontiques de 1914 à 1923. En 1994, le gouvernement grec décida de fixer la date du 19 mai comme journée de commémoration du génocide. GreceHebdo revisite cette histoire, [102] ans après le 19 mai 1919, jour du débarquement de Kemal Ataturk à Samsun, marquant le début d’une vague d’exterminations systématiques dans le Pont.

Les Grecs pontiques aux côtes de la Mer Noire
Le nom de ce peuple grec dérive du mot grec “pontus” (πόντος en grec), qui signifie « mer » et fait référence à la population grecque qui vivait sur la côte sud-est de la Mer Noire (c’est-à-dire dans le nord de la Turquie), depuis trois millénaires. Par conséquent, les Grecs pontiques sont les habitants du Pont-Εuxin, ancien nom de la Μer Noire.
Ce territoire fut colonisé par les Grecs venus d’Ionie dès l’époque archaïque et demeura le centre de deux puissants États au cours de l’histoire : le Royaume du Pont (période hellénistique) et l’Empire de Trébizonde (1204-1461).
Les Grecs pontiques ont vécu depuis la période byzantine dans le milieu montagneux des Alpes pontiques où ils ont pu jusqu’au début du XXe siècle préserver leur langue et/ou leur religion orthodoxe. Α la suite de migrations dans la longue durée ce peuple est transformé en une diaspora autour de la mer Noire et dans le Caucase.
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Une famille de Grecs pontiques à Trébizonde. Source: Wikimedia Commons
La première guerre mondiale a bouleversé la répartition des populations grecques autour de la Mer Noire, après l’effondrement de l’Empire Ottoman et la révolution russe.
La politique des Jeunes Turcs, puis celle de Kemal Ataturk, avaient comme objectif de transformer l’Asie Mineure en territoire ethniquement homogène, en exterminant et en chassant les populations chrétiennes. Au génocide arménien (1915-1916) a succédé le génocide des Grecs Pontiques (surtout dans la période 1919-1923).Selon le ministère des affaires étrangères de Grèce, 353.000 des Grecs habitant le Pont ont été exterminés, ou sont morts des conséquences de leur emprisonnement ou de leur déportation à travers l’Anatolie.  [Aussi : Bruneau, 2013 Totten-Bartrop, 1995]
À la suite du traité de Lausanne (1923) instaurant l’échange des populations entre la Grèce et la Turquie, environ 1,5 million de réfugiés Grecs chrétiens a dû abandonner leurs terres natales, sur lesquelles ils étaient installés depuis plus de 3 000 ans en Asie Mineure, dans le Pont, en Cappadoce, et en Thrace orientale pour se fixer en Grèce.
Plus précisément, pour ce qui est des Grecs pontiques, ils ont été dans leur majorité installés en Macédoine et en Thrace, sur des terres laissées par les populations musulmanes échangées.
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Réfugiés grecs et arméniens de Turquie, 1923 / Source: Wikimedia Commons
La mémoire du génocide
Dans les années 1980, est apparu au sein des associations pontiques et du milieu politique grec, un débat sur la reconnaissance du génocide  des Grecs du Pont,  dont auraient été responsables les plus hautes autorités ottomanes Jeunes Turcs, au sein d’un plan consistant à faire disparaître la plus grande partie des minorités chrétiennes d’Asie Mineure, la première étape ayant été le génocide arménien (1915).
Le 24 février 1994, le Parlement grec a officiellement reconnu le génocide des Grecs pontiques et a déclaré le 19 mai (jour du débarquement de Kemal Ataturk à Samsun en 1919) comme date commémorative de ces évènements tragiques.

 

 

Attentat contre une base de l’armée turque dans la ville kurde de Diyarbakir

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TURQUIE / BAKUR – Hier soir, deux explosions ont frappé une base militaire turque dans la ville kurde d’Amed / Diyarbakir d’où décollent les avons de guerre pour bombarder le Kurdistan du Sud notamment. Pour le moment, il n’y pas de détails concernant les dégâts et les auteurs de l’acte.
 
Suite à l’attaque, un convoi d’ambulances, de pompiers et de véhicules blindés est arrivé sur la base militaire où il y aurait eu deux cratères formés par les explosions. L’État turc n’a pas encore tenu responsable la guérilla kurde de l’attaque alors qu’il mène une offensive militaire contre les bases du PKK depuis plusieurs semaines dans le nord de l’Irak.

La guerre de l’eau de la Turquie fait chuter de 50% la production agricole à Girê Spî

SYRIE / ROJAVA – La direction de l’agriculture de Girê Spî a déclaré que la production agricole à Girê Spî avait diminué de 50% à cause de la sècheresse et de la baisse du niveau du fleuve Euphrate par la Turquie.
 
L’État turc a réduit le niveau d’eau de l’Euphrate desservant la Syrie et la région kurde du Rojava depuis 3 mois. Cette situation a eu des effets extrêmement négatifs sur la production agricole. Dans la région où l’irrigation agricole n’est pas disponible, le rendement est tombé à 50%.
 
Le chef du bureau des ressources en eau de la direction de l’agriculture de Girê Spî, Ebdullah El Xetab, a déclaré que les agriculteurs pourraient ne pas être en mesure de sauver leurs terres en raison de la sècheresse et de la diminution de l’eau de l’Euphrate.
 
El Xetab a déclaré que cette situation affectait négativement l’économie de la région et a ajouté: « Si cela continue ainsi, la station El Refî sera hors service. De nombreux agriculteurs de Girê Spî ont abandonné l’agriculture irriguée. El Hişê était l’une des régions avec la production agricole la plus élevée de la région. La production agricole est tombée à 50% cette année. » Il a appelé la communauté internationale à prendre ses responsabilités et agir contre une tragédie écologique qui menace la région.
 

Les Juifs, la Palestine, Erdoğan et les Kurdes

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Aujourd’hui, le chef de file de l’antisémitisme, c’est Recep Tayyip Erdoğan, qui a également créé l’État islamique et Al-Qaïda et entretient l’idéologie de la « Fraternité » (Frères musulmans), qui est la version arabe du nazisme. (Par Ahmet Kahraman)
 
Les Juifs ont joué un rôle important dans le développement de la civilisation. Le judaïsme, en tant que religion du prophète Moïse, est l’une des plus anciennes religions monothéistes « célestes ». Jésus, le prophète du monde chrétien, est également issu de la tribu de Moïse. Le judaïsme a de nombreux rôles importants dans la « théologie » et les « rituels » de l’Islam, ainsi que dans la Bible…
 
Mais les ennemis de ce peuple productif et créatif sont nombreux. C’est le roi babylonien Nakubudnezar qui leur a porté le plus grand coup. Les Babyloniens n’ont pas seulement « détruit » et « partagé » leur terre, ils ont exilé les gens de leur patrie vers les autres parties du monde. Les Juifs ont été déterritorialisés.
 
Les Turcs, qui accusent aujourd’hui les Israéliens de persécuter les Palestiniens, ont fait la même chose aux Arméniens, aux Grecs, aux Assyriens ce que les Babyloniens ont fait aux Juifs, et ils font la même chose aux Kurdes depuis cent ans.
 
Cependant, les Juifs étaient attachés à leurs racines. Ils ont résisté aux pressions destructrices, embrassant fidèlement leurs racines culturelles et ethniques. Dans les années 1800, ils ont planifié le retour à leur patrie.
 
À cette époque, leur pays était sous occupation ottomane. (A l’époque du sultan Abdulhamid), le slogan « A bas Israël et le sionisme » a été transmis aux défenseurs du Comité d’Union et de Progrès des Ottomans d’abord et aux kémalistes ensuite.
 
Après la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’immigration juive en Israël a commencé, il n’y avait plus d’Ottomans et les Turcs étaient faibles. Certains Arabes ont considéré que c’était une question de religion (oumma) et ont assiégé les Juifs.
 
Aujourd’hui, le chef de file de l’antisémitisme est Recep Tayyip Erdoğan, qui a également créé l’État islamique et Al-Qaïda et joue pour le leadership de l’idéologie « Ihvan » (Frères musulmans), qui est la version arabe du nazisme. En scandant le slogan « À bas le sionisme, vive la liberté palestinienne », Erdoğan et sa femme participent à des « rituels de pleurs » en criant sur les places qu’Israël est un État « terroriste » en même temps que son « immoralité », son « injustice » et sa « cruauté ».
 
Mais il ne se souvient jamais de ce qu’il a fait et fait aux Kurdes ; au contraire, il justifie la cruauté à leur égard.
 
Parce que tuer et assassiner en masse les Kurdes, brûler leurs villes est légitime pour lui (…). Aucune enquête n’a été ouverte pour de telles atrocités commises contre les Kurdes. Dans ce contexte, Recep Tayyip a annoncé à plusieurs reprises l’existence des Kurdes comme un danger pour la « survie de la Turquie ». Il ne cesse de donner les chiffres des Kurdes assassinés [qu’il fait passer pour des combattants du PKK] avec un rire au fond de ses yeux.
 
La première chose qu’ils ont faite dans les terres occupées du Rojava [nord-est de la Syrie] a été de déplacer les Kurdes de leurs terres natales. Leurs biens et possessions ont été confisqués. La langue, la culture et l’histoire kurdes ont été interdites dans les écoles. Dans la patrie kurde, les traces des Kurdes ont été effacées.
 
Le Kurdistan irakien a été occupé région par région. Les vignobles, les vergers, les champs sont interdits à leurs propriétaires. Que dire de plus à ces libertaires palestiniens… Tous ces événements qui arrivent aux Kurdes sont considérés comme légitimes parce que ces personnes sont des Kurdes.
 
En revanche, « la blessure des Palestiniens » est une autre question pour les Kurdes. Les Kurdes ont également payé le prix pour les Palestiniens et leur cause. Ils n’ont pas agi pour la liberté des Palestiniens parce qu’ils attendaient quelque chose en retour. Cependant, ils ne méritaient pas de tels mots : « Il n’y a pas de question kurde, nous sommes contre un État kurde », prononcés par le leader des Palestiniens Yasser Arafat. C’était inattendu car il était aussi un combattant de la libération du peuple.
 
Quant aux Juifs : Il y a aussi des Kurdes (juifs) de la religion de Moïse. Beaucoup d’entre eux sympathisent avec les Kurdes. Un des quartiers de Tel Aviv s’appelle Kurdistan. Malgré cela, l’État israélien a toujours été problématique dans la pratique. Ils ont également apporté leur soutien aux ennemis des Kurdes. Ils ont transféré des armes et des équipements de guerre aux Turcs pour leur intérêt.
 
Cependant, Israël n’est pas un « ennemi » pour les Kurdes. Israël est un État qui s’occupe de ses propres intérêts et qui met ses avantages en premier. Les Kurdes ne se positionnent pas en ennemi vis-à-vis de qui que ce soit, simplement parce qu’ils ne les ont pas aidés dans leur cause.
 
Le Hezbollah [kurde créé par l’Etat turc], qui a tué les partisans kurdes de la liberté, est affilié à l’État turc. Il est clair que les rassemblements « A bas Israël » organisés par l’Etat turc à Amed [Diyarbakır] et à Van ne sont d’aucun intérêt pour les Kurdes. Il s’agit d’une solidarité de meurtriers.
 
En guise de conclusion : Recep Tayyip Erdoğan ne sert pas la cause de la Palestine, il ne l’a jamais fait. La seule cause qu’il ait jamais servie est sa propre cause pour maintenir sa propre gloire.
 
En fait, il est allé dans son palais d’été à Marmaris pour profiter de la mer. Alors que la Palestine est dans le sang, il profite de ses vacances, nageant et prenant le soleil sur les sables apportés du Golfe d’Aden. La Palestine n’est […] qu’un matériel de propagande pour lui-même.
 
Ahmet Kahraman (La version anglaise est ici)

Hommage à Ibrahim Kaypakkaya, le révolutionnaire kurde-alévi massacré par des militaires turcs à l’âge de 24 ans

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Le 18 mai 1973, le jeune révolutionnaire kurde-alévi, Ibrahim Kaypakkaya a été abattu par des officiers turcs à l’âge de 24 ans. Son cadavre a été mutilé et mis en morceaux. Son père, Ali Kaypakkaya, raconte la scène :

« J’ai récupéré le corps de mon fils à Diyarbakir. J’ai pris un porteur pour le transporter. Il m’a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » J’ai répondu : « C’est mon fils, gauchiste, étudiant, tué sous la torture.» Le porteur a pleuré, n’a pas pris l’argent (…). »

 

Le 18 mai 1973, İbrahim Kaypakkaya a été torturé à mort, puis abattu par des militaires turcs. Son cadavre a été mutilé et mis en morceaux.

İbrahim Kaypakkaya fût l’un des principaux dirigeants du mouvement communiste en Turquie et le fondateur du Parti communiste Marxiste-Léniniste de Turquie(TKP/ML).

Il est vu par nombre de communistes comme un symbole de résistance. Il est décrit comme un agrégateur des idées d’autres grands leaders et penseurs du marxisme-léninisme-maoïsme.

Sa vie

Ibrahim Kaypakkaya est né en 1949 d’une famille kurde de la province de Çorum. Dans sa jeunesse, il livrait des magazines politiques dans les villages voisins. Plus tard, il s’est ouvert aux idées révolutionnaires en tant qu’étudiant au département de physique de la faculté des sciences de l’université d’Istanbul. Il est devenu membre du Parti révolutionnaire des ouvriers et des paysans de Turquie. En 1967, il est l’un des fondateurs d’une branche locale de la Fédération des clubs d’idées (Turkiye Fikir Kulüpleri Federasyonu FKF). Il rejoint la fondation du Club des idées Çapa (Çapa Fikir Kulubü) en mars 1968 et devient le président du club. En novembre 1968, Kaypakkaya a été expulsé de l’université pour avoir préparé un tract contre la 6e flotte de la marine américaine arrivée en Turquie.

Kaypakkaya, qui a adopté le point de vue de la Révolution démocratique nationale, a travaillé pour le journal İşçi Köylü (« Travailleur-Paysan »). Il a écrit des articles dans les magazines Aydınlık et TÜRKSOLU (« Gauche turque »); à ne pas confondre avec le magazine moderne Türksolu). Kaypakkaya s’est ensuite séparé de Doğu Perinçek et de son groupe, car il considérait Perinçek (un nationaliste turc ouvertement anti-kurde) comme un révisionniste et un opportuniste. Kaypakkaya, qui a participé à la lutte de la paysannerie, a formé le Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste (Türkiye Komünist Partisi/Marksist-Leninist, abrégé TKP/ML) et l « Armée de libération des ouvriers et des paysans » (Türkiye İşci ve Köylü Kurtuluş Ordusu – TIKKO), la branche armée de son parti, et a mené des activités dans les villes de Dersim, Malatya et Gaziantep.

Kaypakkaya et ses camarades ont interrogé et abattu un informateur qui a causé l’assassinat des membres de THKO (turc : Türkiye Halk Kurtuluş Ordusu ; « Armée populaire de libération de la Turquie ») Sinan Cemgil et ses deux autres camarades par les forces de l’Etat turc. Kaypakkaya est devenu un symbole de solidarité révolutionnaire et de camaraderie pour ses partisans au moment de la loi martiale.

Capture et exécution

Suite au mémorandum militaire de 1971, le gouvernement turc a réprimé le mouvement communiste en Turquie. Le 24 janvier 1973, Kaypakkaya et ses alliés ont été attaqués par les forces militaires turques dans les montagnes de Dersim. Il a été grièvement blessé tandis que son camarade Ali Haydar Yıldız est décédé. Les militaires turcs sont partis croyant avoir tué également Kaypakkaya, lui permettant ainsi d’éviter la capture. Durant cet hiver, les conditions météorologiques et la neige l’ont forcé à s’abriter dans une grotte pendant cinq jours. Par la suite, il est parti pour un village où il a demandé l’aide d’un enseignant qui l’a dénoncé aux militaires.

Les officiers militaires turcs ont torturé Kaypakkaya pendant quatre mois dans la prison de Diyarbakır (ville kurde d’Amed), tristement célèbre pour son traitement brutal des détenus. Dans son cas, il a été torturé pendant deux semaines, après quoi il a été forcé de marcher pieds nus sur la neige et la glace de ville en ville sur 50 km. Le gouvernement turc a persécuté et liquidé les dirigeants du TKP/ML. Kaypakkaya, et plusieurs de ses collègues ont été arrêtés. Kaypakkaya a été exécuté par balles en prison en 1973 après avoir été torturé pendant plus de 4 mois. Le 18 mai 1973, il a été torturé jusqu’à la mort, puis abattu par des officiers militaires à l’âge de 24 ans. Son cadavre a été mutilé et découpé.

L’Organisation nationale des renseignements turcs (Milli İstihbarat Teşkilatı, MİT) a déclaré que Kaypakkaya était le révolutionnaire le plus dangereux de Turquie et une menace sérieuse pour le gouvernement.

Héritage culturel

Après sa mort, Kaypakkaya est devenu un martyr pour le mouvement révolutionnaire communiste turc en choisissant de mourir plutôt que de donner des informations qui compromettraient ses camarades. Malgré son jeune âge, il était l’un des plus éminents théoriciens marxistes de Turquie. L’œuvre la plus connue de Kaypakkaya est sa critique du kémalisme, des principes de l’État turc, et sa thèse sur la question nationale, notamment la question kurde.

Aujourd’hui, il est vénéré comme un symbole de la résistance en Turquie et dans d’autres pays.

Doctrine

Ses vues doctrinales étaient basées sur la séparation de l’idéologie de l’Union soviétique voisine, l’adoption du maoïsme et le soutien à la révolution culturelle.

Kaypakkaya et la question kurde

 

Malgré son jeune âge, Ibrahim Kaypakkaya était l’un des théoriciens marxistes les plus en vue de la Turquie. Le travail le plus connu de Kaypakkaya est sa critique du kémalisme, des principes étatiques de la Turquie, et sa thèse sur la question nationale, notamment la question kurde. Il est l’un des premiers révolutionnaires de Turquie à avoir prôné l’indépendance du Kurdistan dans le cadre du droit à l’autodétermination des peuples. Il est aussi l’un des premiers communistes à s’être opposé au kémalisme en déclarant que : « le kémalisme a instauré un régime bourgeois au service de l’impérialisme ». (Wikipedia)
(…)
« Nous défendons et continuons à défendre de toutes nos forces le droit de la nation kurde à former un État. Nous respecterons ce droit jusqu’au bout ; nous ne soutenons pas la position privilégiée des Turcs par rapport aux Kurdes (…) ; nous éduquons les masses à reconnaître ce droit sans hésitation et à rejeter le droit de former un État comme le privilège dans le monopole d’une seule nation ».

Une Commission américaine bipartite appelle à la reconnaissance officielle du Rojava

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SYRIE / ROJAVA – Un petit soutien aux Kurdes du Rojava assiégés de toute part. Dans son rapport annuel 2021, la Commission américaine pour la liberté religieuse internationale (USCIRF a appelé le gouvernement américain à reconnaître officiellement l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (AANES) en tant que gouvernement local légitime.
 
L’USCIRF* est une commission bipartite créée en 1998 qui surveille les conditions de la liberté de religion dans d’autres pays.
 
Les membres de l’USCIRF ont précédemment exprimé leur soutien à la reconnaissance de l’AANES dirigée par les Kurdes syriens et leurs alliés arabes. Lors d’une visite en octobre 2020 à titre individuel à l’AANES, la vice-présidente d’alors, Nadine Maenza, a déclaré que «les États-Unis devraient suivre nos recommandations pour donner une reconnaissance politique à l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie, lever les sanctions sur la zone qu’ils gouverner et faire pression sur la Turquie pour qu’elle se retire.
 
Les recommandations de l’USCIRF concernant l’administration autonome ont augmenté et sont devenues plus spécifiques au fil des ans; l’AANES a été mentionnée pour la première fois dans le rapport 2019 de l’USCIRF dans lequel elle a appelé à l’inclusion de «représentants de l’administration autonome de la Syrie à majorité kurde dans le nord-est de la Syrie» dans les pourparlers de paix parrainés par l’ONU.
 
Bien que le rapport 2020 de l’USCIRF n’ait pas spécifiquement appelé à une reconnaissance politique, il a appelé à un engagement diplomatique supplémentaire avec l’AANES et à un soutien continu via des ONG et d’autres partenaires internationaux, et à la Turquie de fournir un calendrier concret de son retrait de Syrie et d’arrêter et nettoyage ethnique »dans les régions qu’elle occupe.
 
Le rapport 2021 est sans précédent dans sa langue, recommandant que le gouvernement américain «reconnaisse l’AANES comme un gouvernement local légitime et élargisse en conséquence l’engagement des États-Unis avec ses institutions», ajoutant que le gouvernement devrait également lever les sanctions contre la Syrie dans toutes les zones contrôlées par l’AANES. et insister sur l’inclusion de l’AANES dans les pourparlers de paix internationaux à l’ONU concernant la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui appelle à une solution politique à la crise en Syrie.
 
Il s’agit du premier exemple d’une entité politique aux États-Unis appelant officiellement à la reconnaissance de l’administration autonome syrienne. Bien que de nombreux responsables, y compris le représentant républicain Ralph Abraham, le sénateur démocrate et vétéran de la guerre en Irak Tammy Duckworth, et l’ ancien chef du commandement central américain, le général Joseph Votel, ont appelé à un plus grand soutien des Kurdes syriens, des FDS et à une pression sur la Turquie, c’est c’est la première fois qu’une commission gouvernementale a demandé à Washington une reconnaissance officielle.
 
Meghan Bodette, chercheuse en affaires kurdes basée aux États-Unis, a déclaré à North Press que la plus grande réussite du rapport est sa recommandation pour «l’imposition de sanctions aux acteurs responsables de violations des droits de l’homme dans les régions de Syrie occupées par la Turquie», ajoutant que face à des preuves indéniables de persécution des minorités religieuses et ethniques et d’autres groupes vulnérables dans ces zones, «punir les auteurs enverrait un message clair que ce comportement doit cesser et aiderait à ouvrir la voie à une action plus audacieuse sur la question des zones occupées.»
 
 
*Le Commission des États-Unis sur la liberté de religion internationale (USCIRF) est une commission du gouvernement fédéral américain créée par le Loi sur la liberté religieuse internationale (IRFA) de 1998. Les commissaires de l’USCIRF sont nommés par le président et les dirigeants des deux partis politiques au Sénat et à la Chambre des représentants. Les principales responsabilités de l’USCIRF consistent à examiner les faits et les circonstances des violations des Liberté de religion au niveau international et de faire des recommandations politiques au Président, le secrétaire d’État, et le Congrès.

Erdoğan accusé d’être le nouveau Saddam Hussein

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – Alors que la Turquie est de nouveau accusée d’utiliser des armes chimiques contre la guérilla kurde dans le nord de l’Irak, des défenseurs kurdes des droits humains dénoncent la campagne militaire turque et l’utilisation des armes interdites dans la région kurde et appellent la communauté internationale à agir.
 
Les forces armées turques continuent de bombarder les régions de Zap, Metina et Avashin depuis le 23 avril. Diverses organisations de la société civile et militants des droits humains du gouvernement régional du Kurdistan sont préoccupés par les accusations selon lesquelles la Turquie a utilisé des armes chimiques contre les combattants kurdes.
 
Heyer Fazıl, un militant des droits humains a partagé ses réflexions sur le silence de la communauté internationale face à de telles allégations graves.
 
« Si nous nous demandons pourquoi les puissances internationales n’agissent pas, une des raisons réside dans l’attitude du gouvernement central irakien et du gouvernement régional du Kurdistan du Sud. Ils devraient ouvrir des zones et inviter les délégations internationales à venir observer ce qui se passe et où cela se passe », a déclaré Fazıl.
 
Un autre militant kurde des droits humains, İdris Heme Xerîb, a comparé le président turc Recep Tayyip Erdoğan à Saddam Hussein, qui a commis un génocide visant les Kurdes (la campagne al-Anfal) par des armes chimiques pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980.
 
«La vérité est qu’un nouveau Saddam Hussein est apparu dans la région et c’est Erdoğan. Erdoğan a laissé Saddam derrière avec sa vitesse. Comment Saddam a attaqué l’Iran, le Koweït et les Kurdes. Erdoğan fait les mêmes choses. Il attaque également les quatre parties du Kurdistan et d’autres pays», a-t-il déclaré.
 
Zeynep Adil, une autre défenseur des droits humains, a exhorté la communauté internationale à élever la voix contre la campagne militaire turque, qu’elle définit comme une «cruauté». «Les pouvoirs politiques, en particulier au Kurdistan du Sud, devraient maintenant prendre une position décisive. Les gens devraient être plus attentifs et briser leur silence contre cette cruauté, soit en écrivant, en s’exprimant ou en organisant des manifestations», a-t-elle déclaré.
 

L’Iran a exécuté un jeune Kurde à Ilam

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IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien a exécuté Jamal Mohammadi dans la ville kurde d’Ilam. Jamal Mohammadi, 22 ans, était accusé d’avoir assassiné un de ses officiers supérieurs qui le harcelait lors de son service militaire obligatoire il y a deux ans.
 
Une source bien informée a déclaré à : « Jamal Mohammadi servait dans la sixième caserne du CGRI (Corps des gardiens de la révolution islamique) située entre Ilam et Kermanshah et avait déjà purgé 19 mois. Il y a environ un an et neuf mois, son commandant l’avait brutalisé et Jamal avait tué le commandant lors d’une dispute verbale. Sa famille avait emmené des chefs de la communauté pour demander le pardon à la famille de la victime, mais la famille l’a refusé. »
 
De nombreux rapports ont fait état de mauvais traitements infligés aux soldats pendant le service militaire, la société civile et les militants exigeant la suppression du service militaire obligatoire.
 
Selon le rapport annuel de l’Iran Human Rights sur la peine de mort, au moins 211 des 267 personnes exécutées en 2020 ont été condamnées à des qisas* (représailles en nature) pour «meurtre prémédité».
 
Étant donné qu’aucune distinction juridique n’est faite entre le meurtre et l’homicide involontaire, qu’il soit prémédité ou pas en Iran, les personnes inculpées sous le terme générique de «meurtre avec préméditation» recevront la peine de mort indépendamment de leur intention et des circonstances. (Via le site Iran Human Rights)
 
*Qisas ou Qiṣāṣ est un terme islamique interprété comme signifiant «représailles en nature», «œil pour œil» ou justice rétributive. Dans la loi islamique traditionnelle, la doctrine des qisas prévoit une peine analogue au crime.