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BERLIN. Exposition collective d’art contemporain kurde

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BERLIN – Des écrivains, universitaires, musiciens, cinéastes, conteurs… kurdes se réunissent autour d’une exposition d’œuvres d’artistes kurdes qui se tient à Berlin du 26 juin à 15 août 2021 sous le titre de « Bê welat – the unexpected storytellers » (Apatride(s): les conteurs inattendus). 
 
Cet événement hors norme préparé par Engin Sustam, Bilal Ata Aktaş, Elif Küçük, Duygu Örs et Şener Özmen est accueillie entre les murs de la Nouvelle société des arts visuels (Neue Gesellschaft für Bildende Kunst -NGBK) à Berlin. 
 
 
Les artistes kurdes exposés à NGBK:
Deniz Aktaş, Havin Al-Sindy, Beizar Aradini, Nuveen Barwari, Mehmet Ali Boran, Savaş Boyraz, Mahmut Celayir, Fatoş Irwen, Miro Kaygalak, Elif Küçük, Zelal Özkan, Şener Özmen, Hêlîn Şahin
 
Programme d’accompagnement :
Hogir Ar, Mizgîn Müjde Arslan, Mihemedê Beyro, Yildiz Çakar, Ali Kemal Çınar, Hesen Ildiz, Hero Kurda, Mîrza Metîn, Hêja Netirk, Fatma Savci, Karosh Taha, Diako Yazdani, Soleen Yusef, Helim Yûsiv, Berfin Zenderlioğlu et d’autres.
 
Voici la présentation de l’exposition faite par les organisateurs:

L’exposition collective « bê welat – the unexpected storytellers » examine un large éventail d’approches artistiques utilisées pour donner un sens aux réalités kurdes – largement façonnées par la dépression communautaire, les actes de résistance, les traumatismes et les diverses conditions de la guerre, du colonialisme, des interdictions linguistiques et des états d’exil. Cette exposition se concentre sur le « bê welat » [« apatride » en kurde], une condition de foyer et d’apatridie qui appelle à la création et à la conception de nouveaux espaces émancipateurs. Dans cet esprit, nGbK ne sera pas seulement un lieu statique : au lieu de s’appuyer sur une tradition d’éphémérité et d’auteurs extérieurs, le vaste programme, organisé par des artistes et des intellectuels kurdes, constitue une invitation à s’engager de manière critique dans l’impact de la violence d’État, du (néo)colonialisme, des lois d’assimilation et de la souveraineté des auteurs sur les arts contemporains kurdes.
 
Alors que la « kurdicité » est globalement liée à des images d’activisme politique et de résistance anticoloniale, les interventions artistiques kurdes sont souvent considérées à tort comme quelque chose de prétendument inattendu. Mais elles peuvent aussi être considérées comme faisant partie d’une pratique décoloniale plus large et d’un auto-positionnement kurde. Basé sur la tradition en déclin des « dengbêjs » – des bardes musicaux qui préservent oralement le passé et le présent kurdes – l’objectif est d’explorer de nouvelles méthodes artistiques de narration et de matérialisation des réalités kurdes. « bê welat » expose des œuvres qui relient le Kurdistan et ses différentes diasporas. Celles-ci vont de la réinterprétation de l’esthétique traditionnelle, de la photographie, de la peinture jusqu’à la sculpture numérique et l’art vidéo. Dans leurs œuvres, chacun des artistes sélectionnés redéfinit la géographie, le langage et les corps, entre autres aspects.
 
Le programme d’accompagnement de l’exposition se développera autour de « bê welat » par le biais de conversations avec des écrivains, des artistes, des cinéastes, des musiciens et des universitaires. En examinant différents genres artistiques tels que la musique, le théâtre, la littérature et le cinéma kurdes, le programme vise à faciliter un échange multidisciplinaire au sein de la scène artistique contemporaine pluraliste du Kurdistan et entre celle-ci. « bê welat – the unexpected storytellers » aspire à s’éloigner de la nostalgie, de la romance et des tropes orientalistes toujours présents, pour mettre en lumière les connectivités matérielles ainsi que les stratégies et perspectives de et sur la résilience kurde.
 
Événement soutenu par le département du Sénat pour la culture et l’Europe et l’IFA (Institut für Auslandsbeziehungen)
Adresse de l’expo:
Neue Gesellschaft für Bildende Kunst
Oranienstrasse 25
10999 Berlin

Le compte Instagram de l’équipe organisatrice est ici

Enquête sur l’huile d’olive d’Afrin vendue en Europe

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EUROPE – Depuis l’invasion du canton kurde d’Afrin en 2018 par la Turquie et ses mercenaires, des olives d’Afrin sont volées et transformées en huile d’olive qui est vendue un peu partout dans le monde, qu’importe si cet État et ses gangs ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en chassant les Kurdes de leurs terres, pillé leurs biens, donné leurs maisons à des mercenaires et leurs familles transférés d’autres régions de Syrie mais aussi d’autres pays du monde…
 
Le journaliste Maxime Azadi cherches des témoignages pour son enquête sur les olives et huile d’olive d’Afrin vendues en Europe. 

Voici son message: 
 
« Bonjour à tout le monde
Je fais une enquête sur l’olive d’Afrin ou tout autre produit naturel à base d’olive provenant des régions kurdes, occupées par la Turquie. Ces produits sont largement vendus à l’échelle du monde. On l’a constaté dans de nombreux pays européens dont la France, l’Allemagne, Danemark, mais aussi au Canada. Jusqu’ici aucune autorité européenne n’a voulu faire un commentaire. Si vous avez vu ces produits vendus sur les réseaux sociaux ou dans les magasins, partagez ces informations avec moi… mais avant tout, ne l’achetez pas… »
 
Si vous avez vu ces produits en vente dans des commerces, contactez Maxime Azadi via un message privé sur son compte Facebook ou sur Twitter.
 
Le canton kurde d’Afrin a été envahi en mars 2018 par la Turquie et des mercenaires islamistes qui ont commis des crimes de guerre, crimes contre l’humanité. Ils ont changé la démographie de la région en chassant les Kurdes qu’ils ont remplacés par des mercenaires islamistes et leurs familles. Ils ont également volé les récoltes des olives de la région qui sont transformées en huile d’olive et vendues dans le monde… en toute tranquillité!
 

Les violences faites aux femmes et la répression de la société civile en Turquie portées devant l’ONU

PARIS – En Turquie, la répression subie par le mouvement kurde, dont le parti HDP qui est sur le point d’être interdit, et les violences faites aux femmes ainsi que le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul sensé lutter contre les violences domestiques ont pris des dimensions inquiétantes. En soutien aux femmes de Turquie et à la société civile turque, ainsi qu’au mouvement kurde, les organisations de défense des droits et des féministes sont mobilisés à l’étranger également. C’est dans ce cadre que le MRAP a saisi le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour l’alerter de la répression de la société civile turque et des violences faites aux femmes en Turquie.
 
Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) porte devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies deux rapports sur les violences faites aux femmes et la répression de la société civile et du mouvement kurde en Turquie lors de la quarante-septième session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies qui se tient du 21 juin au 13 juillet 2021 au Palais des Nations à Genève.
 
Gianfranco Fattorini, représentant permanent du MRAP auprès du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, présentera deux rapports concernant des violations des droits humains en Turquie.
 
Turquie : violences contre les femmes
 
À la suite de l’adoption du décret de loi pris dans le cadre de l’état d’urgence en 2016, Jinên Azad (KJA), l’organisation faîtière du mouvement des femmes kurdes (49 organisations) ; l’agence de presse féminine JINHA, les associations de femmes (presque toutes les associations de femmes de masse), les fondations, les journaux et les publications ont été fermés. Des milliers d’universitaires, d’écrivains et de journalistes ont été licenciés en Turquie. En outre, les actifs, les comptes bancaires, les bâtiments et le matériel utilisés dans le cadre du travail des institutions féminines fermées ont été illégalement confisqués. En particulier, la confiscation par les forces de sécurité de documents contenant les récits de candidature et les références des femmes ayant postulé dans des centres et associations de femmes, qui doivent rester confidentiels, a créé un environnement sans protection pour les femmes qui continuent à être exposées à la violence.
 
Le MRAP interpellera les différents rapporteurs (rapporteur spécial sur la torture, rapporteur spécial sur la violence contre les femmes, rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités) afin qu’ils portent une attention particulière aux cas de violence contre les femmes en Turquie. Il leur demandera de programmer une visite dans le pays.
 
Turquie : l’opposition et la société civile subissent une sévère répression
 
Ces dernières années, les autorités turques ont arrêté des milliers de membres des forces de sécurité et de la fonction publique, ainsi que des journalistes, des avocats et des défenseurs des droits de l’homme. Nombre d’entre eux ont été condamnés à de lourdes peines par différents tribunaux. Des centaines d’entre eux ont cherché refuge à l’étranger. Les partis d’opposition et les organisations de la société civile sont devenus la cible des services de renseignement turcs, qui les surveillent de près.
 
Le MRAP dénoncera la politique du président Recep Tayyip Erdoğan faite d’intimidation et de poursuites contre le Parti démocratique des peuples (HDP), visant à détruire les bases de la société civile, ainsi que la destitution des maires élus remplacés par des administrateurs nommés par le gouvernement AKP, la levée de l’immunité parlementaire pour onze députés du HDP, les arrestations massives de militants du HDP. Le procès « Kobanê » toujours en cours devant les tribunaux turcs sera aussi évoqué.
 
Comme dans le rapport précédent, le MRAP interpellera les différents rapporteurs, leur demandera une attention particulière sur la situation préoccupante en Turquie et qu’ils programment, notamment, une visite dans le pays.
 
Par André Métayer, pour Amitiés kurdes de Bretagne

Comment la Turquie a-t-elle participé au massacre de Kobanê via DAECH?

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SYRIE / ROJAVA – Le 25 juin 2015, des terroristes de DAECH portant des uniformes des YPG ont massacré 253 civils kurdes dans le village de Berxbotan et dans la ville de Kobanê.

Le massacre de Kobané du 25 juin 2015 avait des objectifs et des dimensions politiques dont la Turquie est directement à l’origine, d’après les déclarations de certains témoins du massacre et les aveux des mercenaires qui y ont participé. La question ici est de savoir comment la Turquie a contribué au massacre de Kobané via DAECH ?

La Turquie a toujours essayé par divers moyens de saper la volonté et la résistance des populations de la région en soutenant des mercenaires et des organisations d’extrémistes comme DAECH, Al-Nosra et la soi-disant « Armée syrienne libre » et en les déplaçant contre les zones sous contrôle de l’administration autonome du Rojava.

Mais le massacre de Kobanê et du village de Barkh Batan est peut-être l’un des événements les plus sanglants en Syrie. Le 25 juin 2015, des dizaines de mercenaires de DAECH se sont infiltrés dans le village de Barkh Batan et dans la ville de Kobanê, et ont commis un horrible massacre contre des civils, tuant 233 personnes, dont 27 civils du village.

À l’époque, la Turquie a été accusée, notamment parce que certains témoins ont vu des membres de DAECH entrer depuis le territoire turc dans la ville de Kobanê le jours du massacre, et que des informations ont été reçues selon lesquelles la Turquie était déjà au courant des intentions de DAECH de commettre le massacre. Ce qui soulève de nombreuses questions sur la nature du rôle de la Turquie dans la perpétration de cette opération sanglante.

Pourquoi Kobanê ?

Kobané, la ville kurde syrienne située au nord et à l’est de la Syrie, à la frontière syro-turque, se trouve à 30 kilomètres à l’est de l’Euphrate et à environ 150 kilomètres au nord-est d’Alep.

Kobané a été libérée des forces gouvernementales syriennes le 19 juillet 2012 pour être la première ville kurde libérée du contrôle gouvernemental.

Les habitants de Kobané ont mis en place une administration autonome et leurs propres forces militaires, comme dans les régions d’Afrin et d’Al-Jazira, mais cela n’a pas plu aux parties régionales et locales, comme la Turquie et ses armes sur la géographie syrienne, de sorte que plusieurs parties ont commencé à traquer l’administration autonome qui a été annoncée à Al-Jazira, Kobané et Afrin au cours du mois de janvier en 2014.

En commençant par la soi-disant « Armée libre », en passant par Jabhet al-Nusra (actuellement Hayet Tahrir Al-Sham), et en terminant par DAECV, plusieurs parties ont attaqué la ville de Kobané, mais la bataille décisive a été celle de DAECH qui a lancé une attaque massive sur Kobané et ses villages les 15/16 septembre 2014. Rapidement, ils ont pris le contrôle de la plupart des villages et de plus de la moitié de la superficie de la ville, mais les Unités de protection du peuple (YPG) et les Unités de protection des femmes (YPJ) ont défendu la ville et l’ont libérée 134 jours après des batailles continues, pour que DAECH soit officiellement expulsé de la ville le 26 janvier 2015.

Ainsi, les Unités de protection du peuple et les Unités de protection des femmes ont continué à libérer progressivement tous les villages de la campagne de Kobané, atteignant Girê Spî / Tel Abyad à l’est de la ville de Kobané, Ain Issa au sud-est de Kobané, et la campagne du district de Sarin au sud de la ville. Ensuite, la population a commencé à revenir progressivement dans la ville et sa campagne, et la vie a recommencé à battre son plein dans les rues, les quartiers et la campagne de Kobané.

Cependant, après les défaites qu’elle a subies, DAECH a infiltré la ville de Kobané, et a commis un horrible massacre contre les civils en représailles à ses défaites, et derrière elle se trouvait la Turquie qui voulait se venger des habitants de la région qui avaient contrecarré ses plans, qu’elle voulait mettre en œuvre en coopération avec DAECH et d’autres agents sur la géographie syrienne.

Assaut de Kobanê, de sa campagne et le massacre

Le 25 juin, les mercenaires de DAECH ont pris d’assaut la ville de Kobané et un certain nombre de ses villages vers 4 heures du matin, commettant d’horribles massacres qui variaient entre des meurtres directs, en plus des tirs isolés et des attentats-suicides, selon les témoins oculaires.

Les mercenaires de DAECH sont restés terrés dans les quartiers où ils sont entrés et les civils ont été pris au piège pendant près de trois jours jusqu’à ce que les unités de protection du peuple et les femmes parviennent à les libérer à l’extérieur de la ville, tandis que des centaines de familles sont restées bloquées à la frontière turque pendant deux nuits consécutives, et que des centaines d’autres étaient également bloquées à l’ouest de la ville de Kobané.

Le massacre a atteint des dimensions d’un génocide

Les méthodes les plus odieuses de violence et de criminalité contre l’humanité qui sont internationalement interdites ont été utilisées par DAECH, comme le massacre, l’incinération et la mutilation de corps humains, qui ont fait un grand nombre de victimes civiles innocentes et sans défense. L’administration autonome a recensé 333 personnes qui ont été massacrés à la suite de ce massacre, dont environ 27 dans le village de Barkh Batan, la plupart étaient des enfants, des femmes et des personnes âgées.

Selon plusieurs rapports d’organisations humanitaires, le massacre commis par les mercenaires de DAECH a atteint le niveau d’un génocide contre les Kurdes.

Le massacre de Kobané est une vengeance de la défaite de DAECH

Bakr Hajj Issa

Dans ce contexte, le coprésident du Bureau des relations du Parti de l’Union démocratique (PYD) dans la région de l’Euphrate, Bakr Hajj Issa, déclare que « le massacre de Kobané était en représailles à la défaite de DAECH, à la victoire de la résistance populaire de Kobané et aux gains des YPG et YPJ. L’État turc ne pouvait pas supporter la victoire de Kobané sur son partenaire DAECH. »

Bakr Hajj Issa confirme que l’État turc a eu des tentatives pour saper la résistance de Kobané, en disant : « Le 29 novembre 2014, pendant la résistance du peuple de Kobané aux attaques brutales de DAECH, la Turquie a amené un véhicule blindé du poste frontière de Murshed Benar à Kobané pour exploser à la porte, laissant des victimes et des blessés, mais elle n’a pas pu vaincre la résistance du peuple. »

Bakr souligne que cet incident était la première tentative de la Turquie de saper la résistance du peuple, mais la deuxième tentative a eu lieu le 25 juin 2015, commettant un massacre via ses mercenaires ; cependant, les habitants de la région ont réussi à saper les plans de l’ennemi.

Il était dans l’intérêt de la Turquie de saper la résistance de Kobanê

Hajj Issa pense que le but de ce massacre était de saper l’esprit de la résistance de Kobané, en plus d’instiller la peur dans le cœur des gens pour les déplacer, et donner l’idée que Kobané n’est pas sûre et est toujours en danger de la menace de DAECH, et que cette idée était dans l’intérêt de la Turquie en présentant Kobané au monde de cette façon.

Il note que c’était là les plans de l’État turc pour déplacer les populations de la région et commettre des massacres contre elles, et que la Turquie travaille toujours selon ce plan, ce qui est évident à travers son occupation de plusieurs zones dans le nord de la Syrie et la perpétration de massacres et de crimes contre la région et ses habitants, en particulier contre les femmes dans les zones kurdes occupées.

Selon le coprésident du bureau des relations du Parti de l’Union démocratique dans la région de l’Euphrate, Bakr Hajj Issa, ces massacres illustrent la mentalité de l’État turc qui, tout au long de l’histoire, a exterminé les peuples arménien, assyrien et kurde, et la Turquie continue de le faire jusqu’à aujourd’hui.

Malgré l’implication de la Turquie dans de nombreux crimes et massacres commis contre les populations du nord et de l’est de la Syrie, que ce soit dans les zones occupées ou dans le reste des régions syriennes, il n’y a pas de mouvement international pour tenir la Turquie et les responsables turcs responsables de leurs crimes.

ANHA

ROJAVA. Hommage aux victimes du massacre de Kobanê commis par DAECH le 25 juin 2015

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ROJAVA – KOBANÊ – Il y a 6 ans, des terroristes de l’État islamique massacraient 253 civils kurdes dans le village de Berxbotan et dans le centre-ville de Kobanê pour se venger de la défaite que les forces kurdes leur ont infligée.
 
Ce jour du 25 juin 2015, des mercenaires du groupe terroriste l’État islamique (DAECH / ISIS) portant les uniformes des YPG sont entrés dans les maisons et ont massacrés sauvagement les civils, dont des enfants, des vieillards et des femmes. Le massacre a eu lieu cinq mois seulement après la libération de Kobanê, en janvier 2015. Une grande victoire remportée par les YPG et YPJ qui avait marqué le début de la fin de l’État islamique. Le massacre a eu lieu 10 jours après la libération de Girê Spî.

Lors d’une déclaration du Conseil exécutif du canton de Kobanê le 21 juillet 2015, la commission d’enquête a révélé que 253 civils avaient perdu la vie dans le massacre, dont 27 civils du village de Barkh Batan, en plus des 273 blessés par les balles des mercenaires.
 
Pour leur part, les forces kurdes ont publié les noms de 30 combattants des Forces de sécurité intérieure et des YPG/YPJ tombés lors des opérations de nettoyage de la ville et de la campagne par les mercenaires, qui ont duré 3 jours consécutifs.

L’Allemagne aide à la condamnation d’une femme germano-kurde à 10 ans de prison en Turquie

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Gönül Dilan Örs, une jeune germano-kurde qui a été accusée de terrorisme en Turquie sur la base d’informations fournies par l’Office fédéral de police criminelle (BKA), a été condamnée à plus de dix ans de prison. Cependant, l’interdiction de quitter le pays a été levée et elle peut quitter la Turquie.
 

Gönül Örs, une femme kurde de nationalité allemande, a été condamnée à Istanbul à dix ans et demi de prison pour avoir prétendument soutenu le PKK. Cependant, l’interdiction de quitter le pays a été levée. La jeune femme de 39 ans souhaite quitter la Turquie le plus tôt possible et faire appel de sa condamnation depuis l’Allemagne.

Gönül Dilan Örs a été arrêtée en mai 2019, alors qu’elle voulait rendre visite à sa mère Hozan Canê (Saide Inac) en prison en Turquie. La chanteuse, qui fait également face à des accusations de terrorisme, a été libérée d’une prison d’Istanbul en octobre dernier après deux ans de captivité. Sa fille avait d’abord été interdite de quitter le pays avant de passer trois mois en détention provisoire. En décembre 2019, Örs a été placée en résidence surveillée et obligé de porter un bracelet électronique à la cheville. La mesure a été levée il y a un an.

Acte d’accusation basé sur les informations du BKA

Les accusations de « propagande » pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), de « privation de liberté par la force » et de « détournement de moyens de transport » contre Örs reposent principalement sur des informations transmises à la Turquie par l’Office fédéral allemand de la police criminelle (BKA). Örs avait participé à une action de protestation sur un navire à Cologne en 2012. À l’époque, un groupe de militants kurdes avait brièvement occupé une navette d’excursion sur le Rhin afin d’attirer l’attention sur la grève de la faim contre l’isolement d’Abdullah Öcalan, qui se déroulait à l’époque à Strasbourg. Des poursuites ont été engagées contre les personnes impliquées, qui ont ensuite été abandonnées. Les conclusions ont été transmises à la police turque par un agent de contact du BKA.

 

TURQUIE. « Le ciblage du HDP dévoile le triangle SADAT – État – Gangs »

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TURQUIE – Alors que le parti pro-kurde HDP est menacé de fermeture, le meurtre d’une jeune militante du parti à Izmir le 17 juin par un fasciste turc qui avait combattu en Syrie fait craindre que les groupes paramilitaires sont activés pour liquider l’opposition kurde en Turquie.
 
Le journaliste Erk Acarer a déclaré que l’attaque contre le HDP à Izmir ressemblait aux attaques de 2015, et a expliqué que les photos du tueur, Onur Gencer, faisaient référence à des groupes paramilitaires sur la ligne Manbij-Idlib, en Syrie.
 

Après l’attaque du siège du HDP à Izmir, les photos du tueur Onur Gencer publiées sur Instagram montraient qu’il avait reçu une formation militaire en Syrie, et ont attiré l’attention du public sur SADAT et la Fondation d’aide humanitaire (İnsan Hak ve Hürriyetleri ve İnsani Yardım Vakfı – IHH) qui envoyaient des armes aux organisations djihadistes.

Depuis plusieurs années, l’État turc envoie l’aide militaire de SADAT (Société militaire privée spécialisée dans la conseil et la formation de mercenaires à l’international) dans les régions de Jarablus et d’Idlib sous le nom de secours humanitaire. Sous le nom d’organisations de secours de ce type, l’État turc a fait entrer en Syrie beaucoup d’éléments de DAECH et de l’Armée syrienne libre pour combattre. D’autre part, Gaziantep est devenu un centre important pour les mercenaires en termes de santé et de logistique. Onur Gencer, qui a mené l’attaque contre le siège du HDP à Izmir, a publié sur Instagram des photos prises à Antep. Cela montre que l’assaillant Onur Gencer a des liens avec SADAT ou ÎHH.

Erk Acarer a expliqué que l’attaque contre le HDP est similaire aux attaques de 2015, et a déclaré : « [L’Association des Droits de l’Homme -IHD] a annoncé dans un rapport qu’entre le 7 juin et le 1er novembre 2015, 600 personnes ont perdu la vie. L’AKP qui a perdu les élections à ce moment-là voulait [être] réélu de nouveau par la peur. Nous sommes maintenant à un stade très similaire. La déclaration du président turc Erdogan contre Meral Aksener [présidente du parti IYI] le 26 mai, lorsqu’il a dit : « Ce sont vos bons jours », montre que le discours de haine du gouvernement entre en vigueur. »

Les menaces montrent qui est derrière l’attaque

Acarer a souligné qu’en plus du gouvernement, le Parti nationaliste [MHP] également menaçait le Parti démocratique des Peuples. « Samih Yalçin a déclaré que le Parti démocratique des peuples est « un groupe de mouches qui doit être éliminé ». Ces déclarations confirment le déclin de la proportion de voix de la coalition du Parti de la justice et du Parti nationaliste qui n’obtiendront pas la majorité aux élections. Cela illustre clairement qui a commis ce complot et pourquoi Deniz Poyraz a perdu la vie. »

Il a également noté que les images du criminel Onur Gencer faisant le signe des Loups gris, incarnaiet l’état d’esprit de la coalition AKP-MHP, et a déclaré : « Le signe des Loups gris nous amène là où se trouvent les montagnes turkmènes. Là où nous pouvons voir qu’il y a des groupes djihadistes et des milices sur la ligne Manbij – Idlib. Ces relations se font par le biais de la fraternité turkmène et font référence à des criminels qui sont formés dans un centre à Manbij. Le tueur a envoyé une photo de lui depuis Dîlok (Gaziantep). Quelle tâche lui a-t-on confié là-bas et quelle formation a-t-il reçue ? »

« C’est l’État qui a fabriqué SADAT et lui a confié certaines tâches »

Acarer a déclaré que l’État travaillait à la construction de certaines structures paramilitaires afin de préserver leur existence. « Il y a tellement de problèmes liés à DAECH. Je le répète, SADAT est une société de sécurité turque (Blackwater) créée en 2021. SADAT nie à chaque fois cette qualification, et dit que c’est une société commerciale locale, mais la vérité est toute autre. Elle travaille en Syrie depuis le début de la guerre dans ce pays. »

Acarer a dit que le meurtrier qui a tué Deniz Poyraz était formé par l’islam politique, et a ajouté: « En examinant l’identité de l’islam politique, nous apprendrons mieux le mécanisme par lequel les groupes djihadistes sont soutenus et ravivés. Nous voyons Alparslan Çelik, du parti du mouvement nationaliste [MHP], qui a décapité le pilote russe après que son avion ait été abattu, ou nous verrons un parti qui vit du turquicité et un autre qui vit de la religion. Gencer porte en lui ces deux identités. C’est également similaire à l’alliance du Parti de la justice et du développement [AKP] et du Parti du mouvement nationaliste. Ces nouvelles organisations sont apparues sur la scène après l’élimination de DAECH et la perte de sa base sociale. Ce groupe reçoit le soutien des institutions publiques. Ce groupe ressemble à DAECH, mais il est plus dangereux. »

L’attaque est une autre tentative de liquidation

Erk Acarer a également noté que certaines parties et certains partis ont ouvert la voie à cette attaque et l’ont autorisée, et a poursuivi sa conversation sur le sujet : « Onur Gencer, qui a commis le crime, entre simplement dans le bâtiment du HDP à Izmir. Il a préalablement inspecté le bâtiment à plusieurs reprises, comme s’il se préparait à partir à la guerre, il portait une tenue spéciale, des gants en été, et portait un grand sac. Voici un [attaque contre] le bâtiment du HDP surveillé 24/24. Cette attaque nous rappelle les massacres de 2015. »

 
ANHA

TURQUIE. Arrestation de 4 militants d’HDP et du TJA qui ont participé au rassemblement pour Deniz Poyraz

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ISTANBUL – La police turque a arrêté 4 militants kurdes du HDP et du TJA à Istanbul pour avoir rejoint le rassemblement en hommage à Deniz Poyraz.

Des dirigeants d’HDP du district Esenyurt et des militantes du Mouvement des femmes libres (TJA) ont été arrêtés au motif qu’ils avaient assisté à une commémoration à Istanbul en hommage à Deniz Poyraz, militante du HDP, assassinée à Izmir la semaine dernière par un fasciste turc.

Au moins 4 personnes ont été placées en garde à vue à la suite de raids effectués ce matin aux domiciles des militants.

On a appris que les personnes détenues lors des perquisitions étaient la militante de la TJA Saliha Yiyor, le président du district d’HDP Esenyurt Kerem Ipekli, l’ancien coprésident du HDP Esenyurt Nedim Karçık et Hanım Sever.

ANF

AFRIN. Les gangs de la Turquie tuent une femme kurde et lui volent ses organes

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SYRIE / ROJAVA – L’État occupant turc continue le pillage du patrimoine historique et culturel du canton kurde d’Afrin, l’abattage des oliviers, la modification démographique et les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
 
L’État turc et le groupe terroriste Ahrar al-Charkiya poursuivent leurs fouilles sur le site historique situé du village de Qurbe dans le district de Jindiresê. Les mercenaires volent les antiquités qu’ils trouvent sur le site et les envoient en Europe pour les vendre au marché noir. Des dizaines d’oliviers ont également été abattus lors des fouilles.
 
Une mosquée en construction
 
D’autre part, l’État turc construit des mosquées dans les villages occupés d’Afrin par le biais de soi-disant organisations d’aide. Dans ce contexte, les pompiers de l’État turc ont signé un accord avec Gazi Al-Sham dans le district de Shêra et lancé la construction d’une mosquée dans le village de Dêr Siwane. L’État turc et les mercenaires tentent de changer la structure démographique du lieu. Ils imposent à la société l’idéologie d’organisations islamistes telles que DAECH, Front Al-Nosra et le Parti turkmène.
 
Voles d’organes
 
On signale qu’un médecin travaillant à l’hôpital d’Afrin avait également assassiné une femme kurde nommée Meryem. On déclare qu’Esad Ekaş Xelil, le mari de la femme assassinée, avait également été kidnappé auparavant. Selon les informations obtenues, Meryem s’est rendue à l’hôpital pour y être soignée le 5 juin. Meryem a été emmenée au bloc opératoire et est décédée une demi-heure plus tard. Des sources locales ont déclaré que Meryem avait été tuée pour ses organes. De tels crimes ont déjà été signalés à l’hôpital d’Afrin.
 
Une autre source à Afrin a déclaré que des gangs avaient kidnappé une fillette de 6 ans nommée Roya Muhammad Khater.
 

TURQUIE. « Bahçeli a revendiqué l’attaque du HDP »

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TURQUIE – Le chef du MHP, Devlet Bahçeli a justifié l’attaque armée contre le parti pro-kurde HDP qui s’est soldée par la mort de Deniz Poyraz, déclarant que cette dernière était membre du PKK. Des députés d’opposition et des avocats ont condamné les propos de Bahçeli qui ouvre la voie à d’autres massacres et crimes haineux visant les Kurdes et le HDP.
 
Le président du parti fasciste turc, Devlet Bahçeli a accusé le Parti démocratique des peuples (HDP) pour l’attaque sanglant de la semaine dernière qui a tué Deniz Poyraz, une militante du parti. Bahçeli a accusé Poyraz d’être membre du PKK lors de la réunion du groupe parlementaire de son parti le 22 juin.

Le meurtrier de Poyraz, Onur Gencer avait publié des photos de lui sur Instagram armé et affichant le signe des « Loups gris », un symbole utilisé par les fascistes turcs et les membres du MHP. Il avait également combattu les Kurdes en Syrie.

Des avocats, des défenseurs des droits et des politiciens ont condamné les déclarations du Parti du mouvement nationaliste (MHP) Bahçeli.

La vice-présidente et avocate du groupe parlementaire HDP Meral Danış Beştaş, le député HDP Garo Paylan, le député du Parti républicain du peuple (CHP) de l’opposition principale Sezgin Tanrıkulu et la présidente de l’Association des droits de l’homme (İHD) l’avocate Eren Keskin ont déclaré que les propos de Bahçeli encouragent la violence.

Plainte pénale

Kesin a déclaré qu’ils déposeraient une plainte pénale contre Bahçeli.

« Avec ses déclarations d’aujourd’hui, Bahçeli a clairement montré qu’il avait revendiqué l’attaque. Il s’agit clairement d’un crime de haine. Il a ciblé une personne décédée et au-delà, il a approuvé l’attaque », a-t-elle déclaré. « Cela incite clairement les gens à la haine et à l’animosité. En tant qu’Association des droits de l’homme, nous allons déposer une plainte pénale conformément à l’article 216 du Code pénal turc. »

« S’il y reste un procureur courageux… »

Paylan du HDP a déclaré que les propos de Bahçeli étaient « un discours de haine visant directement notre parti ».

« Une telle déclaration après un tel massacre ouvrira la voie à de nouveaux meurtres motivés par la haine », a-t-il déclaré. « Même si le petit partenaire de la coalition est irresponsable, le grand partenaire devrait empêcher cela. Sinon, il y aura de nouveaux crimes haineux, de nouveaux crimes politiques. »

À propos des lacunes juridiques en Turquie en termes de crimes haineux, Paylan a déclaré : «En fait, même les lois actuelles considèrent cette déclaration comme un crime.»

« Bahçeli a directement incité le public à la haine et à l’animosité et les lois actuelles sont contre cela. S’il reste un procureur courageux, il devrait immédiatement ouvrir une enquête sur cette question. Les discours politiques qui produisent des crimes haineux ne devraient pas être tolérés. »

« Cela ouvrira la voie à d’autres tueries »

Tanrıkulu du CHP a déclaré: « Essayer de légitimer ce meurtre sur l’identité de Deniz Poyraz après une telle tentative de massacre est très dangereux et cela ouvrira la voie à d’autres meurtres et massacres. »

« Le petit partenaire soutient le meurtre »

Beştaş a déclaré : « La déclaration du petit partenaire d’aujourd’hui visait une de nos amies qui a été tuée et une tentative de légitimer le meurtre. Il a implicitement dit : « Pourquoi plus de membres du HDP ne sont-ils pas morts ? »

C’est horrible, très grave en termes de politique. Utiliser le même langage, avoir la même position que ceux qui ont commis le meurtre et viser quelqu’un après sa mort n’est pas un point politiquement défendable.

En même temps, c’est un crime. Cela signifie également justifier, légitimer et soutenir le meurtre. Si une justice impartiale et indépendante existe toujours, elle devrait enquêter sur ce dossier. »

 

L’Allemagne est partie en guerre contre les Kurdes

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ALLEMAGNE – Six membres de la délégation internationale pour la paix au Kurdistan ont été arrêtés à l’aéroport de Francfort à leur retour de la région autonome kurde d’Irak. Une action de protestation a lieu à l’aéroport.
 
Des membres de la délégation internationale pour la paix au Kurdistan du Sud ont été arrêtés à l’aéroport de Francfort à leur retour. La délégation s’était rendue au Kurdistan du Sud au début du mois pour attirer l’attention sur l’invasion turque de la région et pour s’entretenir avec des représentants de la politique et de la société civile. Les membres de la délégation sont 150 hommes politiques, universitaires, militants des droits de l’homme et militants de 14 pays européens.
 
Une action de protestation de militants se déroule à l’aéroport de Francfort, qui souhaitaient recevoir la délégation à son retour. Selon un délégué suisse, six personnes de nationalité allemande ont été arrêtées et leurs bagages confisqués. Jusqu’à présent, tous les membres de la délégation qui sont revenus du Kurdistan du Sud ont pu entrer en Allemagne sans aucun problème.
 
Malgré une grave obstruction de la délégation par les autorités allemandes et irakiennes, qui ont empêché une partie importante de la délégation, dont plusieurs députés, de quitter l’Allemagne ou d’entrer à Hewlêr (Erbil), la délégation a réussi. Une large couverture médiatique internationale a été obtenue et l’initiative « Défendre le Kurdistan » a été créée.
 

ROJAVA. La production locale assure l’autosuffisance alimentaire

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SYRIE / ROJAVA – Les projets de serres de légumes promus dans la région kurde d’Heseke assurent l’autosuffisance alimentaire dans la région.
 

Les prix des produits fondamentaux augmentent chaque jour en raison de l’embargo imposé par le gouvernement de Damas et l’État turc contre la Syrie du Nord et de l’Est contrôlé par les Kurdes. Par conséquent, la promotion de l’agriculture locale dans la région est d’une grande aide pour l’économie et la sécurité alimentaire.

L’autosuffisance alimentaire de la région augmente grâce au soutien aux projets de serres à Heseke. Neuf hangars ont été placés dans la serre installée sur un terrain de 5 décares à Til Temir. La serre produit beaucoup et les autorités poursuivent les travaux pour développer ce type de projet.

Ismet Mihemed, l’un des cadres du projet, a déclaré qu’ils ont obtenu des résultats significatifs avec ce projet qui en est à sa troisième année. Il a ajouté qu’ils adoptent des principes de production naturels et évitent la production hormonale. Il a également déclaré que le projet répond à la majorité des besoins en légumes à Til Temir et a ajouté qu’ils parviennent également à envoyer des légumes au marché de Heseke.

Soulignant que la production hebdomadaire est de 2 tonnes de tomate et 2 tonnes de concombre, Mihemed a déclaré que cette quantité de production répond à une partie importante des besoins de la région. Il a également déclaré qu’ils souhaitaient améliorer le projet et ajouter des pastèques aux produits.

Mihemed a appelé la population locale à soutenir ce type de projets et a souligné que l’amélioration de ces projets est nécessaire pour assurer l’autosuffisance de la région.