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IRAN. L’emprisonnement d’un activiste kurde yarsan à Kermanshah

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IRAN / ROJHILAT – Kheyrollah Haghjouyan, un militant kurde yarsan, a été emprisonné par le régime iranien aujourd’hui à Sahneh, dans la province de Kermanshah, pour  « avoir insulté les valeurs sacrées iraniennes et les responsables de la République islamique d’Iran ».
 

Le tribunal de district de Sahneh, ordonné l’emprisonnement de Kheyrollah Haghjouyan, membre du Conseil consultatif des militants des droits civiques des Yarsans (minorité religieuse kurde), dans la prison de Dizel Abad, à Kermanshah.

Lors de l’audience d’aujourd’hui, Haghjouyan a été interrogé et inculpé pour ses activités politiques et civiles, a déclaré une source au Kurdistan Human Rights Network (KHRN).

L’enquêteur a émis une caution de 500 millions de tomans iraniens – près de 20 000 dollars américains– pour la libération provisoire du militant. Cependant, il a refusé cette importante caution et nié les charges retenues contre lui, a ajouté la source.

Le Conseil consultatif des militants des droits civiques des Yarsans a confirmé la nouvelle, ajoutant qu’Haghjouyan avait entamé une grève de la faim contre sa détention.

Ces dernières années, cet éminent militant des droits des Yarsans a prononcé des discours lors de diverses cérémonies indépendamment ou au nom du Conseil consultatif des militants des droits civiques de Yarsan, critiquant la situation politique et économique du pays et en particulier les discriminations contre la communauté Yarsani.

Haghjouyan a prononcé son dernier discours le 5 juin sur la tombe de Nimmard Taheri dans la ville de Sahneh.

Nikmard Taheri était un civil kurde de Sahneh, Kermanshah, qui est décédé en juin 2013 après s’être immolé. Sa mort était l’un des trois immolations des adeptes de la religion yari (yarsan) qui ont eu lieu en juin et en août à Hamadan et à Téhéran en 2013.

Un jour avant Taheri, Hassan Razavi, du village de Pol-e Shekasteh dans la province de Hamadan, s’est immolé devant le bâtiment du gouvernorat.

Près de deux mois plus tard, Mohammad Ghanbari, du village de Qarah Dash dans la province de Qazvin, est décédé en s’immolant devant le bâtiment de l’Assemblée consultative islamique à Téhéran.

Cette chaîne de protestations d’immolation était une réaction mortelle contre la discrimination légale visant le peuple yarsan et l’outrage à ses coutumes.

Le rasage forcé de la moustache d’un des adeptes de la religion Yari dans la prison de Hamadan a été l’étincelle qui a déclenché les protestations. Le rasage de la moustache est un acte considéré comme une insulte aux croyants de cette religion.

La communauté yarsan est l’une des minorités religieuses en Iran qui n’est pas reconnue comme une religion à part dans la constitution. Ses adeptes sont privés de presque tous les droits politiques et sociaux.

Les Yarsans vivent principalement dans les provinces de Kermanshah, Lorestan, Hamadan, Kurdistan, Azerbaïdjan, Qazvin, Alborz, Téhéran, Gilan et Mazandaran. La province de Kermanshah est connue comme le centre principal de cette religion.

Bien qu’il n’y ait pas de statistiques officielles sur le nombre d’adeptes de cette religion, la population des Yarsans en Iran, certaines sources parlent d’un à trois millions de Yarsans.

 

El Pais: La nouvelle route de la cocaïne passe par la Turquie

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Le plus grand journal espagnol, El Pais publie un article sur la Turquie déclarant que celle-ci devient une porte d’entrée de la drogue dans l’Union européenne (EU). Une information qui tombe mal pour l’État turc accusé d’être lié à la crime organisé par notamment le mafieux Sedat Peker, depuis des semaines…
 
« Les mafias turques ont pris du poids dans la distribution de cette drogue en Europe et au Moyen-Orient après avoir conclu des alliances avec des organisations comme celle du galicien Sito Miñanco ou le cartel mexicain de Sinaloa », écrit El Pais.
 
Selon El Pais, sur cette capture d’écran tirée de l’une des vidéos, des criminels turcs envoient leurs salutations au cartel de Sinaloa et à son chef, « el Mayo » Zambada, en faisant le signe des Les Loups Gris, symbole identitaire de l’extrême droite turque.
 
« Le 16 juin, à la suite d’un signalement, les agents des douanes du port de Mersin (dans le sud de la Turquie) ont ordonné une fouille des conteneurs d’un navire marchand en provenance de l’Équateur. Le scanner a montré des images suspectes et les chiens policiers l’ont confirmé : parmi la cargaison de bananes se trouvaient 1 300 kilos de cocaïne, la plus grosse découverte de l’histoire de la Turquie. Sept jours plus tard, dans le même port et toujours dans un conteneur de bananes équatoriennes, 463 kilos supplémentaires ont été trouvés. Cela peut sembler étonnant dans un pays qui n’est pas traditionnellement lié à la drogue [pour l’Occident peut-être mais les Kurdes disent depuis des décennies que l’État turc finance ses guerres avec l’argent du tourisme et de la drogue], mais ce n’est pas le cas. Le nom de la Turquie commence à résonner fortement sur les routes du trafic de cocaïne, puisque c’est la destination des 4,9 tonnes saisies l’année dernière dans le port colombien de Buenaventura ; des plus de 1 000 kilos trouvés dans le port panaméen de Cristobal l’année précédente ; des 500 kilos supplémentaires dans un navire inspecté à l’entrée du canal de Panama en mai dernier ? Sont également turcs les membres d’équipage de plusieurs bateaux chargés de cocaïne qui ont été saisis par la police espagnole dans les eaux de l’Atlantique ces dernières années, » ajoute El Pais. (A lire l’intégralité de l’article en espagnol ici)
 
L’Europe n’avait pas besoin d’un casse-tête lié à la drogue arrivant par la Turquie alors qu’elle avait déjà du mal à gérer le dossier des réfugiés syriens que la Turquie est censée garder loin de l’Europe en échange de milliards d’euros…

ROJAVA. L’Université du Rojava cherche conférenciers, professeurs et doctorants pour l’année 2021/2022

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SYRIE / ROJAVA – Au milieux de menaces militaires, économiques et politiques, les Kurdes du Rojava continuent à dispenser une éducation gratuite et accessible à tous de l’école élémentaire jusqu’à l’université. Pour cela, ils ont besoin de personnes qualifiées et du matériel éducatif.
 
Annonce de l’Université du Rojava
 
L’Université du Rojava cherche pour l’année scolaire 2021/22 des conférenciers, professeurs ou doctorants dans les spécialités suivantes :
 
Physique, chimie, sciences naturelles, mathématiques, littérature arabe, littérature anglaise, beaux-arts, géographie, ingénierie pétrolière et pétrochimie, éducation (professeur de classe), architecture, ingénierie agricole, commerce et économie (comptabilité-gestion).
 
Pour plus d’information, écrire à l’Université du Rojava à info@rojavauni.com

Zherzemin : La féminité et sa place dans la culture et la société kurdes

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KURDISTAN DU SUD – SULAIMANI – Dans l’obscurité d’un sous-sol qui était autrefois une prison notoire de torture utilisée par le régime irakien de Saddam, aujourd’hui, les histoires de femmes et de féminité dans la société kurde sont racontées par les jeunes femmes de Silêmanî.

Une femme verse du chocolat sur elle-même, l’image d’une autre femme en isolement se brise. Sur la photo suivante, une femme change de forme tous les jours. Ci-contre, des photos de femmes aux visages défigurés, une femme vêtue d’une robe blanche arrangeant ses cheveux. Le bruit des talons hauts se fait constamment entendre sur les échos des murmures des jeunes et des adultes dans le public dans un sous-sol chaud et faiblement éclairé de cellules de prison et de cellules d’isolement.

Zherzemin, qui veut dire « sous-sol » en français, est un projet d’art féministe composé de douze œuvres en photographie, vidéo et installations sonores. Il y a des performances vidéo en plus du collage et de la photographie de neuf artistes kurdes.
 
« Zherzemin est fondamentalement un projet de sous-sol, qui est au sous-sol, dans l’obscurité, parce que nous essayons de mettre en place un mouvement, ou une nouvelle perspective. Toutes les idéologies, toutes les choses qui se sont passées, d’abord c’était dans l’obscurité, ou c’était dans un petit endroit et à un endroit qui est [re]jeté », a déclaré Niga Salam, conservatrice du projet.
 
Le projet, qui est expérimental et une série d’autres activités ultérieures telles que des débats, des écrits et des discussions de critiques et du public, vise à présenter les pensées et les problèmes de la nouvelle génération de femmes, des problèmes qui datent parfois de plusieurs décennies et qui continuent d’exister. De plus, il travaille à connecter la nouvelle génération «totalement différente» et l’ancienne génération d’artistes qui ont vécu une vie de guerre, explique Salam.
 
Salam a elle-même participé à deux œuvres d’art, intitulées « -ing » et « Moi ».
 
L’œuvre d’art intitulée « Moi », une installation artistique d’un cube de cheveux, était une déclaration de Salam sur l’association des cheveux avec les femmes.
 
« Si les femmes veulent dire cheveux, voici tous mes cheveux et me voici, ne suis-je plus une femme ? Ou comment ce cube définit-il mon identité, ma sexualité, ma place culturelle dans la communauté, ma place politique dans la communauté, ou comment je ne suis pas acceptée ou même acceptée ? » dit Salam.
 
« Historiquement, cet endroit était autrefois plein de corps, les gens ne pouvaient pas descendre à cause de la mauvaise odeur des corps ici », a déclaré Salam, ajoutant que maintenant, des groupes de femmes y réalisent un projet artistique.
 
Kizhan Khasraw, l’une des artistes, dit que pour elle, travailler sur un concept vient de problèmes auxquels on a été confronté.
 
« Certaines personnes, lorsqu’elles travaillent, ont vu de la douleur, cela vous fait travailler sur le concept« , a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle n’avait peut-être pas rencontré les problèmes de la même manière qu’ils sont affichés dans son travail, mais qu’elle les a « déplacés [son problèmes] d’autres manières » et les a exprimés différemment.
 
Amna Suraka, ou la sécurité rouge, était autrefois une prison de l’ère Saddam utilisée pour la torture, la détention de prisonniers et les interrogatoires. Il a maintenant été transformé en un musée et un lieu de présentation de la culture. Des gravures et des écritures sur les murs, des impacts de balles, des cellules de torture et d’autres objets restent conservés comme preuves des atrocités de l’ère baasiste contre les Kurdes.
 
L’exposition sera visible jusqu’à mercredi. 
 
Par Khazan Jangiz, pour Rudaw

TURQUIE. Supplice d’un prisonnier kurde de 83 ans et gravement malade

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TURQUIE / BAKUR – Mehmet Emin Özkan, 83 ans, prisonnier kurde gravement malade est en prison depuis 25 ans. Il a des problèmes cardiaques, de l’hypertension, de résorption osseuse, insuffisance rénale, perte de vue et de l’audition et de l’Alzheimer. Malgré cela, les autorités turques persistent à le garder en prison et les rares fois où il est emmené à l’hôpital, il est menotté en chemin mais aussi au lit de l’hôpital, comme si toutes ses souffrances n’étaient pas une forme de torture en soi…
 

Condamné à la réclusion à perpétuité, Mehmet Emin Özkan a été transféré de la prison de Diyarbakır à l’Institut de médecine légale (ATK) d’Istanbul pour un rapport médical. Le transfert suit celui d’Elazığ.

Aslıhan Bulut, de l’Association des juristes libres (Özgürlükçü Hukukçular Derneği – ÖHD), a déclaré qu’Özkan avait été emmené à Istanbul par avion samedi matin. Déclarant qu’Ozkan sera transféré à l’ATK à Istanbul aujourd’hui, Bulut a ajouté qu’ils savaient pas dans quelle prison d’Istanbul se trouve Özkan.

Özkan, arrêté en 1996 pour « appartenance à une organisation terroriste » à Mersin, a été tenu responsable de la mort du général de brigade Bahtiyar Aydın le 22 octobre 1993 à Lice, province d’Amed, et condamné à la réclusion à perpétuité.

Özkan, qui est en prison depuis 25 ans, a subi 5 crises cardiaques en prison et a de nombreux problèmes de santé chroniques. 

 
Le régime turc libère les violeurs, les mafieux et les assassins mais garde en prison les opposants, les Kurdes, les féministes et les défenseurs des droits humains.

TURQUIE. Des soldats turcs ouvrent le feu sur des réfugiés afghans et pakistanais: 2 morts et 12 blessés

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TURQUIE / BAKUR – La nuit dernière, les soldats turcs ont ouvert le feu sur des réfugiés afghans et pakistanais dans la province kurde de Siirt. 2 réfugiés ont été tués et 12 autres blessés.
 
Des soldats turcs ont tiré sur des réfugiés dans la province de Siirt la nuit dernière. Deux personnes ont été tuées et douze autres ont été blessées. Selon les autorités turques, un camion transportant 84 réfugiés originaires d’Afghanistan et du Pakistan a été pris pour cible après avoir prétendument désobéi à un avertissement de s’arrêter. L’incident s’est produit à 1h30 du matin près de la ville de Beğendik dans le district de Pervari.Alors que les blessés ont été transportés à l’hôpital de Siirt, le chauffeur a été arrêté et les réfugiés indemnes auraient pris la fuite.

Le bureau du gouverneur de Siirt a affirmé que des coups de feu avaient été tirés depuis le camion au poste de contrôle avant que les forces de sécurité n’ouvrent le feu.

 

SYRIE. Le commandant Mazloum Abdi demande à la coalition anti-EI d’aider au rapatriement des combattants étrangers

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SYRIE / ROJAVA – Une réunion ministérielle de la Coalition internationale anti-EI se tient aujourd’hui à Rome. Le commandant général des FDS, Mazlum Abdi, a demandé à la coalition d’aider les pays à rapatrier leurs ressortissants membres du groupe État islamique détenus par les Kurdes syriens.

Une réunion ministérielle de la Coalition internationale anti-EI se tiendra aujourd’hui à Rome. En raison de la pandémie, il s’agit de la première réunion de l’alliance depuis février 2019 à avoir lieu avec la présence physique des membres. Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas (SPD) se rend également à Rome à l’invitation de son homologue italien Luigi Di Maio et de celle du ministre américain des Affaires étrangères Antony Blinken.

La coalition anti-EI a été fondée en 2014 sous l’ancien président américain Barack Obama et comprend actuellement 83 membres, tous les États membres de l’UE, dont l’Allemagne et la France, et cinq organisations internationales (UE, OTAN, Ligue arabe, Interpol et la Communauté du Sahel – et des pays du Sahara). Il a pour tâche principale de priver les membres du groupe terroriste État Islamique de leurs sources de financement, d’agir contre les soi-disant combattants étrangers, de soutenir la stabilisation dans les zones libérées du régime de l’État islamique en Syrie et en Irak et d’agir contre la propagande terroriste, en particulier sur le L’Internet.

Programmes d’éducation et de déradicalisation

Le commandant général des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazlum Abdi, a appelé la coalition à aider les pays d’origine d’où les membres de l’État islamique détenus dans les camps d’accueil et d’internement de la région autonome du nord et de l’est de la Syrie à les rapatrier. Une solution pour les dizaines de milliers de femmes, d’enfants et de djihadistes qui se sont retrouvés dans les camps est essentielle pour une « victoire durable » sur le terrorisme de Daesh. « Nous appelons la coalition à aider ces personnes à retourner dans leur pays d’origine, à financer des programmes d’éducation et de déradicalisation, et à soutenir la stabilité et une forte reprise économique dans les zones libérées afin de s’attaquer aux causes profondes de l’extrémisme », a écrit Abdi sur Twitter.

ANF

Le holdup turc en Syrie

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie n’a pas seulement commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre les Kurdes syriens et d’autres peuples de la région, elle a également détruit l’économie des régions syriennes occupées en démontant les zones industrielles, en arrachant des oliviers d’Afrin et en pillant tous les biens, y compris les antiquités. Toutes ces richesses ont été transférées en Turquie, sans que cela dérange les alliés occidentaux de la Turquie…

« La Turquie a mis en place un véritable régime de terreur et de pillage en Syrie : 1000 usines d’Alep, 1.300.000 oliviers d’Afrin, les rails de train d’Idleb, ainsi que les objets historiques et le pétrole ont été volés, dénonce Bedran Çiya Kurd, un responsable kurde de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES).

Au moins 25 sites historiques ont été pillés à Afrin et sont vendu en Turquie. Tous ces crimes ont été prouvés et soumis aux organisations internationales, notamment à l’ONU. Mais… il y a toujours un mais… vous savez surement que tous les gouvernements occidentaux connaissent bien les crimes de l’État turc… Ce n’est pas un secret pour eux. Jusqu’là ils ont préféré la complicité. » (Via Maxime Azadi)

GRECE. L’Association Per a Pace a apporté de l’aide humanitaire aux réfugiés kurdes de Lavrio

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ATHÈNES – L’Association corse Per a Pace, Pour la Paix, a apporté un convoi d’aide humanitaire aux réfugiés kurdes de Lavrio, en Grèce, qui sont livrés à eux mêmes depuis que la Turquie a réussi à les faire passer pour des terroristes auprès du gouvernement grec il y a quelques années déjà.
 
Depuis plus de 35 ans, deux camp de réfugiés accueillent des Kurdes dans la ville grecque de Lavrio, à 60 km d’Athènes. A cause de la guerre au Rojava et l’invasion d’Afrin par la Turquie en 2018, un deuxième camps de réfugiés kurdes a vu le jour à Lavrio avec l’arrivés des centaines de familles kurdes. Les deux camps sont autogérés.
 
Voici les premières impressions des bénévoles de Per a Pace arrivés hier au camp de Lavrio:
 
« Aujourd’hui 26 juin 2021, Per a Pace [Ji bo aşîtî, en kurde] a remis aux réfugiés Kurdes de Lavrio en Grèce 15m3, de matériel solidaire, transportés depuis la Corse.
 
Le rendez-vous était fixé à 11h00 devant l’imposante grille d’entrée du camp. Il faudra prévenir de notre présence par deux coups de klaxonne.
 
Jacques Leleu, le coordonnateur des diverses associations internationales, et Emmy, médecin psychiatre, nous accueillent. Ils nous présentent celui que nous appellerons Nurek [Nurhak], une des rares personnes parlant le français. Nurek nous invite à nous rafraichir dans la cafétéria et faire plus ample connaissance.
 
Dans ce camp il y a des réfugiés politiques kurdes, mais aussi des turcs progressistes solidaires de la cause kurde. Ce ne sont pas des réfugiés « Lambda ».
 
Delha, Gulistan et d’autres, dont nous ne pouvons ni citer les noms, ni montrer les visages sont autour de la table. Certains ont passé plusieurs années dans les prisons turques. Ces réfugiés politiques sont des nouveaux arrivants. Ils ont fui leur pays. En cause, la guerre imposée par la Turquie d’Erdogan. Des villes, des villages ont été détruits. Des enfants, des femmes, des hommes sont persécutés et plusieurs milliers sont détenus dans les prisons. En Turquie ou en Syrie les persécutions des kurdes sont quotidiennes. Les réfugiés transitent à Lavrio dans l’espoir de trouver un pays d’accueil.
 
Ce camp ne bénéficie plus des aides de la communauté internationale, en raison de la pression exercée par la Turquie auprès de l’Europe et du gouvernement grec. C’est ainsi que le monde associatif assure la solidarité internationale et que les réfugiés kurdes, particularité du camp, en assurent eux-mêmes la gestion : école, infirmerie, atelier de couture, cafétéria, aire de jeux… ainsi que la logistique générale du camp (entretien, distribution de la nourriture…). Ils se définissent eux-mêmes comme autogestionnaires.
 
Malgré les nombreuses difficultés et la dureté de la vie, nous avons trouvé des gens déterminés, combatifs, résistants, ouverts et empreints d’une grande humanité, des militants pour la paix.
 
Nous avons constaté que les besoins sont importants et que le matériel solidaire remis a trouvé son toute son utilité. »
 

La préfecture de Bordeaux veut expulser une famille kurde vivant en France depuis 16 ans

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BORDEAUX – La préfecture de la Gironde veut expulser vers la Turquie une famille kurde vivant en France depuis 16 ans, et ce, contre l’avis du Tribunal Administratif de Bordeaux qui avait ordonné à la Préfecture de leur donner un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le Réseau Éducation Sans Frontières (Resf) a lancé une pétition pour que la famille Kaya puisse rester en France légalement. 
 
Le Resf a publié le texte suivant accompagnant la pétition qui sera remise à l’avocat de la famille Kaya pour appuyer leur demande de régularisation.
 
« La famille KAYA de nationalité turque et d’origine Kurde, bien connue à Cenon 33150, parfaitement intégrée, vit en France depuis 16 ans.
 
Le 11 mars 2020, la Commission du titre de séjour des étrangers, a donné un avis favorable à la délivrance d’un titre de séjour à titre humanitaire
 
Le 18 novembre 2020, le Tribunal Administratif de Bordeaux a ordonné à la Préfecture de leur donner un titre de séjour « vie privée et familiale »
 
Cette conclusion légitime et heureuse, contestée par la Préfecture a été annulée en appel en mai 2021 par la cour d’appel du tribunal administratif.
 
C’est une profonde injustice à laquelle s’ajoute un drame humain. La famille est en plein désarroi, menacée d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français), elle vit dans l’angoisse permanente d’une intervention de la police pour un renvoi de tous ses membres vers un pays de leur choix.
 
Par ailleurs il faut savoir que deux des frères de Monsieur Kaya ont obtenu l’asile, le 3ème a obtenu sa carte de séjour. On se demande pourquoi M. Kaya est traité d’une manière particulière.
 
Face à cet acharnement administratif, cette violence psychologique et sociale, nous sommes en droit de nous interroger : au nom de quelles motivations agit la Préfecture de Bordeaux sous couvert de la loi ? Combien de temps faut-il avoir vécu en France pour être autorisé à y rester ?
 
Cette mesure, outre qu’elle représente une injustice au regard des conditions d’attributions d’un titre de séjour défini par l’État Français, est une atteinte aux valeurs traditionnelles d’humanisme de notre pays.
 
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, soutenons la famille Kaya reconnue et appréciée dont les enfants suivent avec succès les parcours scolaires.
 
Ayons le courage de l’hospitalité.
 
Nous vous demandons de signer cette pétition que nous remettrons à leur avocat, Me Sylvain GALINAT. Elle lui servira d’appui et fera la preuve d’une forte mobilisation citoyenne. MERCI. »
 
La pétition à signer ici

La marche des fiertés d’Istanbul: arrestation de plusieurs personnes, dont le photographe de l’AFP Bulent Kiliç

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TURQUIE – La police turque a attaqué la foule réunie pour la marche des fiertés sur la place de Taksim, à Istanbul et arrêté violemment plusieurs personnes, dont le photographe de l’AFP Bulent Kiliç.
 
Bulent Kiliç plaqué au sol et menotté par des policiers turcs
 

Comme le bureau du gouverneur d’Istanbul n’a pas autorisé la 19e marche des fiertés LGBTI+ d’Istanbul à avoir lieu sur le site de rencontre de Maltepe, du côté asiatique d’Istanbul, la marche des fiertés devait se tenir à Taksim. Cependant, cette fois, le bureau du sous-gouverneur de Beyoğlu a interdit la 19e marche des fiertés.

Dans un communiqué publié plus tôt dans la journée (26 juin), le bureau du sous-gouverneur de Beyoğlu a interdit la marche des fiertés à Taksim, citant « l’indivisibilité de l’État, la moralité publique et les mesures COVID-19 ».

Photo : Dilara Elçin Özçelikel

Suite à la décision d’interdiction, la police a été stationnée dans et autour de Taksim. La police a attaqué le groupe qui s’était rassemblé à Taksim. À l’aide de balles en plastique, ils auraient arrêté au moins 20 personnes.

Photo : Evrim Kepenek / bianet

La police a fermé toutes les routes menant à la rue Mis sokak. De plus, ceux qui sont assis dans les cafés et les restaurants de la rue Mis sokak ont été battus et sortis de là. Un journaliste a été placé en garde à vue par la police. Le journaliste détenu a été libéré par la suite.

Intervention contre ceux qui sont assis dans les cafés

La police a forcé les personnes assises dans les cafés de la rue Mis près de l’avenue Istiklal à partir. Ils ne permettent à personne d’entrer dans la rue. Lorsqu’une journaliste a dit qu’elle voulait entrer sur le site, l’officier a répondu : « Notre chef a dit que nous ne devrions surtout pas autoriser les journalistes. »

 

Bianet

KURDISTAN. Des frappes turques massacrent des moutons dans la région de Duhok

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KURDISTAN DU SUD – L’État colonialiste turc a de nouveau bombardé la région kurde de Duhok, dans le nord de l’Irak. La frappe turque a tué des dizaines de moutons dans le village de Spindare à Amedi.

Depuis avril dernier, la Turquie a intensifié ses attaques contre la région kurde de Duhok dirigée par le KDP, dans le nord de l’Irak, tuant des civils et des animaux en plus des combattants du PKK. De nombreux villages ont ainsi été vidés de leurs habitants et occupés par les soldats turcs et des mercenaires alliés transférés de la Syrie.

La communauté internationale dont l’OTAN et l’ONU restent silencieux face à cette invasion turque dans le nord de l’Irak, alors que les Etats-Unis condamnent sur le champ que ces mêmes attaques sont menées par l’Iran, essentiellement contre les zones où des soldats américains sont présents.