Accueil Blog Page 799

IRAN. Kolbarî ou la dignité bafouée des Kurdes pour un salaire de misère

0
IRAN / ROJHILAT – Condamnés à une pauvreté étatique, des milliers de Kurdes du Kurdistan de l’Est sous domination iranienne travaillent comme kolbars (porteurs de charges) pour un salaire de misère dans les régions montagneuses entre l’Iran, l’Irak et la Turquie. En plus du travail éreintant et dangereux qu’ils effectuent en empruntant des chemins abrupts hiver comme été avec de la marchandise sur leur dos, les kolbars kurdes sont également victimes d’exactions commis par les gardes frontaliers iraniens et turcs (rappelez-vous le massacre de Roboski) et de la raquette extorquée par ces gardes frontaliers. La digité des Kurdes est bafouée encore une fois par leurs colonisateurs pour qui les Kurdes doivent s’assimiler de force ou disparaitre de la surface de la terre.

 

L’ONG kurde basée à Paris, Kurdistan Human Rights Network rappelle dans une vidéo publiée sur Facebook que pas moins de 70 000 Kurdes tentent de survivre grâce à la kolbarî malgré tous les dangers cités plus haut: 
 
« Des milliers de civils kurdes doivent travailler comme kolbars pour gagner leur vie dans les zones frontalières de l’Iran, de l’Irak et de la Turquie.
 
Les Kolbars sont les personnes qui transportent différents types de marchandises sur leur dos ou utilisent parfois des mules à travers les frontières. Si les marchandises ne sont pas les leurs, ils reçoivent en échange un salaire insignifiant du propriétaire des marchandises pour ce travail dangereux et épuisant.
 
Selon des statistiques officieuses de mars 2020 à mars 2021, le nombre de kolbars dans les provinces frontalières occidentales est de plus de 70 000 personnes.
 
Les lois de la République islamique d’Iran considèrent le travail comme kolbar comme de la « contrebande ». Pour les marchandises de contrebande, selon leur nature et leur montant, des amendes et des peines d’emprisonnement sont prises en considération. Cependant, les forces de sécurité ciblent les kolbars indépendamment de la loi sur l’usage des armes à feu, sans avertissement préalable et à courte distance.
 
Selon les rapports officiels publiés par le gouvernement, les kolbars ne sont responsables que de 0,5% des marchandises qui entrent dans le pays par des voies non officielles. Les provinces frontalières occupent les derniers rangs pour divers indicateurs économiques. Un indicateur clé est le revenu par habitant, qui est bien inférieur à la moyenne nationale.
 
Kurdistan Human Rights Network (KHRN) est une organisation indépendante et à but non lucratif basée en France qui promeut les droits humains et la documentation des violations dans la région kurde d’Iran. »
 
 
Qui sont les kolbars et les kesibkar?
 
Kolber ou «Kolbar» est composé des termes kurdes – «kol» – le dos et «bar» – le fardeau. Les kolbars vivent du transport de charges au-dessus de frontières dangereuses. Ces produits sont principalement des cigarettes, des téléphones portables, des couvertures, des articles ménagers, du thé et rarement de l’alcool. Les kolbars utilisent ces moyens dangereux pour faire du commerce entre les différentes régions kurdes. Les marchandises sont vendues à des prix très élevés dans des centres commerciaux comme à Téhéran. Mais les kolbars qui risquent leur vie pour ce travail ne reçoivent qu’un salaire dérisoire.
 
Les kesibkar sont des commerçants qui voyagent de ville en ville pour trouver des acheteurs pour les marchandises qui ont été amenées à travers la frontière par les kolbars. Des personnes âgées de 13 à 70 ans se trouvent parmi les kesibkar. Certains n’ont qu’un diplôme d’études primaires mais d’autres un diplôme universitaire.

Conférence: La reconnaissance internationale du féminicide comme crime assimilable au génocide

0
GENÈVE – Le 23 septembre 2021, le Mouvement des femmes kurdes en Europe, le Club suisse de la presse et la Fondation MAAT pour la paix coorganisent une conférence pour la reconnaissance internationale du féminicide comme crime assimilable au génocide à l’occasion de la 48e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui s’ouvre aujourd’hui et qui durera jusqu’au 8 octobre.
 
Asya Abdullah, cadre du Mouvement des femmes du Rojava (Kongra Star), deux jeunes femmes d’Afrin qui ont pu échapper aux gangs islamistes de la Turquie et d’autres militantes kurdes ainsi que Marion Böker, experte en droits humains et questions de genre, experte en questions féminines et Ann-Kristin « Anki » Sjöberg, co-directrice et fondatrice de Fight for Humanity prendront la parole lors de la conférence. 
 
En présentiel: 
Au Club de la Presse de Genève avec Certificat Covid
Domaine de Penthes
Chemin de l’Impératrice 18
1292 Pregny-Chambésy
 
et en ligne
Pour participer: inscrivez-vous ici
 
Voici l’annonce de la conférence faite par le Club suisse de la presse:
 
Le Club suisse de la presse – Geneva Press Club, en collaboration avec le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) et la Fondation MAAT pour la paix, le développement et les droits humains, a le plaisir d’inviter les journalistes et ses membres à un événement parallèle à la 48e session des Droits de l’Homme Conseil.
 
Modératrice:
 
Manuela Honegger
Fondatrice de Mhonegger Sàrl – Entreprise de Transformation-Design pour les institutions publiques, les ONG et les entreprises
 
Intervenantes:
 
Marion Böker
Experte en droits humains et questions de genre, experte en questions féminines.
 
Ann-Kristin « Anki » Sjöberg
Co-directrice et fondatrice de Fight for Humanity
 
Asya Abdullah
Membre de la coordination du Mouvement des femmes Kongra Star, qui rendra compte de la situation des femmes en particulier à Afrin et au Rojava (L’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est)
 
Des membres du Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E)
 
Deux jeunes femmes d’Afrin qui ont pu fuir les mercenaires djihadistes de la Turquie
 
Les crimes contre les femmes sont parmi les crimes contre l’humanité les plus courants. Nous assistons à une nette augmentation des meurtres politiques perpétrés par des États-nations, des forces paramilitaires et des entreprises d’État contre des femmes leaders politiques et communautaires dans le monde entier. Des militantes, des intellectuelles, des avocates, des journalistes, des artistes et des politiciennes progressistes sont visés en raison de leur rôle de premier plan dans la défense des valeurs démocratiques et égalitaires. Dans ce contexte, il est important que nous comprenions la politique du féminicide comme une guerre systématique contre les femmes et que nous la reconnaissions comme telle. Le fait que le féminicide ne soit toujours pas reconnu comme un crime contre l’humanité signifie que les États et les dictateurs n’ont pas peur d’être tenus pour responsables. Tant que le féminicide n’est pas traité comme un crime contre l’humanité, il ne sera pas possible de contester véritablement les attaques contre la société telles que le génocide. Il est temps de traduire ces crimes en justice au niveau international et de demander des comptes aux défenseurs des régimes oppressifs pour le meurtre systématique de femmes.
 
Partout dans le monde, il y a des actes continus de résistance contre la domination du corps féminin et contre le harcèlement et le viol. Beaucoup demandent des comptes pour le massacre des femmes et pour le mépris et l’abus de leurs droits. En 2020, le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) a lancé une campagne pour la poursuite du président turc Recep Tayyip Erdogan. La campagne « 100 raisons de poursuivre Erdoğan pour sa politique féminicide » (https://100-reasons.org/), est soutenu par 70 mouvements de femmes dans plus de 15 pays. Dans la première phase de la campagne, plus de 200 000 signatures ont été recueillies en soutien. La première phase a sensibilisé, organisé des événements et des actions conjointes, permis la mise en réseau internationale et lancé des initiatives juridiques avec des avocats. Les preuves des 100 études de cas représentatives de la campagne visant à exposer les politiques féminicides de l’État turc seront officiellement remises à l’ONU.
 
La deuxième phase de la campagne sera lancée avec un panel lors de la 48e session du CDH pour lancer le processus de reconnaissance internationale du féminicide en tant que crime contre l’humanité au même titre que le génocide. Cet événement parallèle se concentrera sur deux affaires: La première concerne l’assassinat de trois militantes politiques kurdes, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez, à Paris par les services secrets turcs [MIT] le 9 janvier 2013. La seconde concerne le féminicide systématique contre les femmes kurdes commis par des mandataires djihadistes du régime d’Erdogan dans la ville d’Afrin occupée par la Turquie, dans le nord et l’est de la Syrie. Au quotidien, les femmes kurdes d’Afrin sont torturées, violées et kidnappées. Ces crimes ont été documentés dans des rapports de l’ONU.
 
Seront débattus lors de cet événement:
 
-Les meurtres de trois militantes kurdes à Paris en 2013
-Féminicides et autres crimes de guerre commis à Afrin depuis l’invasion par les forces turques et leurs milices par procuration en 2018
-Mise en réseau et coopération internationales pour reconnaître internationalement le féminicide et y mettre fin
 
Pour plus d’informations
Mouvement des femmes kurdes en Europe
 
Inscription pour participer en ligne ou en présentiel (uniquement avec Certificat Covid – Pass Covid)

Conférence: Apartheid et violence systématique contre les minorités ethniques et religieuses en Iran

0
BRUXELLES – En Iran, hormis les « Perses », tous les groupes ethniques et religieux sont discriminés et subissent une assimilation forcée. Exécutions, emprisonnements, interdictions relatives à la langue/culture kurde, pauvreté imposée… les Kurdes du Rojhilat (Kurdistan de l’Est sous domination iranienne) sont les plus grandes victimes de cette guerre d’assimilation/extermination menée par les Mollahs iraniens depuis des décennies. Mais, curieusement, on en parle très rarement d’eux en Occident. Alors, une fois n’est pas coutume, le 26 septembre prochain, ancien prisonnier politique kurde, membre de Bureau kurde défenseur des droits humains et interprète bénévole pour les réfugiés kurdes en Belgique, Zarali Nikrawesh parlera en détail de l’apartheid et la violence systématique subis par les minorités ethniques et religieuses en Iran.
 
La conférence aura lieu au Bureau Kurde de Liaison et d’Information de Bruxelles.
Accès libre, dans la limite des places disponibles

Pour contacter le Bureau kurde, appelez au +32 (0)2 219 80 60
 
RDV le 26 septembre 2021, à 16 heures
Adresse : Bureau kurde
Quai aux Pierres de Taille, 11
BRUXELLES
 

CDK-F: Défendre le HDP, c’est défendre la démocratie et la liberté contre le fascisme turc

PARIS – Alors que le régime turc s’apprête à dissoudre le parti HDP, le Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) demande à la France et à l’Union européenne de « faire pression sur le régime d’Erdogan pour empêcher la dissolution d’une des rares forces démocratiques qui existe encore en Turquie. »
 
Voici le communiqué du CDK-F:
 
Défendre le HDP, c’est défendre la démocratie et la liberté contre le fascisme turc
 
Craignant sa propre chute, la coalition islamo-fasciste au pouvoir en Turquie tente de faire interdire le Parti démocratique des Peuples (HDP) qui représente une troisième voie et un espoir pour les peuples. Le HDP est ainsi sous le coup d’une procédure de dissolution basée sur des accusations factices. L’alliance formée par l’AKP (Parti de la Justice et du Développement) et le MHP (Parti d’Action nationaliste) a transformé la Turquie en une prison ouverte. Tous les opposants, toutes celles et ceux qui osent exprimer des opinions différentes de celles admises par le régime turc sont réduits au silence par la répression, la violence et les massacres. Pour ce faire, l’Etat turc utilise les méthodes les plus dictatoriales et les plus abjectes, foulant aux pieds le droit et la morale.
Des milliers de membres du HDP emprisonnés
Plus de 10 000 membres du HDP ont été arrêtés jusqu’à présent, dont de nombreux dirigeants et élus nationaux et locaux. 125 678 personnes ont été licenciées par décret à travers le pays ; 6 432 femmes sont mortes à la suite de violences masculines et 1 532 personnes ont été la cible d’exécutions extrajudiciaires. 15 agences de presse, 20 chaînes de télévision, 25 stations de radio, 70 journaux, 20 magazines et 29 maisons d’édition ont été interdits. 1767 clubs, fondations, syndicats et associations ont été fermés. Au total, 822 universitaires ont été poursuivis pour avoir signé un « Appel à la Paix ». 456 275 personnes ont fait l’objet d’une enquête pour « appartenance à une organisation terroriste armée ». 294 000 personnes sont en détention provisoire ou en réclusion dans 355 établissements pénitentiaires. Parmi elles, se trouvent 11 000 femmes et 3 100 mineurs. 780 enfants sont détenus dans des prisons avec leur mère. Selon un rapport publié le 20 janvier 2020, 197 journalistes, correspondants et rédacteurs ont été détenus en 2019. 8 803 enquêtes ont été lancées concernant des commentaires sur les réseaux sociaux, et 831 personnes ont été arrêtées pour ces mêmes faits. Selon un rapport de la Fédération pour la liberté d’expression (IFOD), rien qu’en octobre 2019, l’accès à 36 216 sites web a été bloqué.
Malgré toute la répression, les violences et les arrestations, le HDP reste la voix de tous ceux qui sont marginalisés et réprimés par le gouvernement, la seule voix à ne pas avoir capitulé face au fascisme. C’est pourquoi l’alliance islamo-nationaliste turque veut interdire le HDP et le réduire au silence. Le régime veut priver la société de ses pionniers et perpétuer son fascisme. Les massacres racistes de Konya et d’Izmir ont clairement démontré que le gouvernement turc est prêt à utiliser les méthodes les plus sales dans les politiques dirigées contre le HDP et contre les Kurdes.
Défendre le HDP, c’est défendre la démocratie
Le HDP est attaqué parce qu’il est la voix et le parti de celles et ceux qui veulent l’égalité et la liberté. Toute personne au Kurdistan et en Turquie risque de subir l’oppression du régime en raison de ses croyances, de ses préférences, de ses opinions politiques ou de son mode de vie.
Défendre le HDP, c’est défendre la liberté et la démocratie. Par conséquent, chacun doit élever la voix de la démocratie contre le fascisme et être solidaire du HDP.
Le CDK-F appelle toutes les personnes, organisations et partis attachés à la démocratie et aux libertés à soutenir le HDP contre la répression et les menaces de dissolution.
Nous appelons la France et l’Union européenne à faire pression sur le régime d’Erdogan pour empêcher la dissolution d’une des rares forces démocratiques qui existe encore en Turquie.
Conseil Démocratique Kurde en France

Le Comité des Ministres du CEDH exhorte la Turquie à libérer Demirtaş et Kavala

0
Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe chargé de surveiller la mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu ses décisions concernant le politicien kurde Selahattin Demirtaş et le mécène Osman Kavala, qui n’ont pas été libérés malgré les jugements de la CEDH.
 
Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a décidé d’attendre la libération d’Osman Kavala avant d’imposer des sanctions à la Turquie ; il a également prolongé le délai accordé au gouvernement pour Demirtaş jusqu’au 30 septembre.
 
Le Comité des Ministres a une fois de plus déclaré que l’ancien coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP) Selahattin Demirtaş et Osman Kavala devraient être libérés conformément aux décisions de la Cour européenne des droits de l’homme.
 
Benan Molu, avocate de Selahattin Demirtaş, a annoncé les décisions du Comité des Ministres de CEDH concernant Demirtas et Kavala:
 
« Le Comité des Ministres a de nouveau demandé la libération de Demirtaş et l’annulation de sa condamnation. Il a noté que la peine d’emprisonnement de 4 ans et 8 mois pour propagande [ terroriste ] visait à maintenir Demirtaş en prison et à empêcher sa participation à l’élection.
 
Le Comité a demandé l’annulation de sa condamnation par la cour d’assises d’Istanbul et la clôture de la procédure pénale pendante devant la 22e cour d’assises d’Ankara, ainsi que la suppression de toutes les autres conséquences négatives de l’amendement constitutionnel.
 
Le Comité, à la lumière de l’arrêt de la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme, a donné au gouvernement jusqu’au 22 juin pour présenter un plan d’action. Même si le gouvernement n’a pas demandé de délai supplémentaire, il a donné du temps au gouvernement jusqu’au 30 septembre car il n’a pas présenté le plan.
 
La décision du Comité et la note du secrétariat sur Demirtaş peuvent être consultées ici. La prochaine réunion du Comité des Ministres se tiendra du 30 novembre au 2 décembre.
 
Le Comité des Ministres a également réitéré sa demande de libération d’Osman Kavala. Une procédure d’infraction devait être déclenchée lors de cette session ; cependant, le Comité des Ministres a décidé d’attendre la libération de Kavala jusqu’à sa session de décembre. »
 
Arrêts Kavala et Demirtaş
 
La Cour européenne des droits de l’homme a jugé le 10 décembre 2019 qu’en maintenant Kavala en détention provisoire depuis novembre 2017 et en le poursuivant sur la base de ses activités en faveur des droits humains, les autorités avaient « poursuivi un objectif inavoué, à savoir le faire taire en tant que défenseur des droits humains. »
 
De même, la Cour européenne des droits de l’homme a décidé le 22 décembre 2020 qu’en maintenant l’ancien coprésident du HDP Selahattin Demirtaş en détention provisoire depuis novembre 2016 et en le poursuivant pour des activités et des discours protégés par la Convention européenne des droits de l’homme, les autorités turques ont cherché à l’empêcher de mener ses activités politiques.
 
La Cour européenne des droits de l’homme a conclu que cette situation privait les électeurs de leur représentant élu, et avait pour conséquence « d’étouffer le pluralisme et de limiter la liberté de débat politique : le cœur même du concept de société démocratique ».
 
Dans les deux cas, le tribunal a estimé qu’en utilisant la détention à des fins politiques, la Turquie avait violé les droits de Kavala et Demirtaş, y compris le droit à la liberté, et avait abusé du pouvoir discrétionnaire accordé aux gouvernements d’imposer des limitations légitimes aux droits (articles 5 et 18 de la CEDH respectivement). Le tribunal a pris la rare mesure d’ordonner la libération immédiate de Demirtaş et Kavala.
 
Cependant, le politicien Selahattin Demirtaş est derrière les barreaux de la prison d’Edirne depuis le 4 novembre 2016 et le défenseur des droits et homme d’affaires Osman Kavala est derrière les barreaux de la prison de Silivri à Istanbul depuis le 1er novembre 2017.
 

«S’il n’en reste qu’une», roman de Franceschi rendant hommage aux combattantes kurdes sélectionné pour le Prix Goncourt

0
PARIS – Après le prix Prix Lorientales 2021 décerné à l’écrivaine dano-kurde Sara Omar pour son roman La laveuse de mort, y aura-t-il un Prix Goncourt 2021 pour le roman « S’il n’en reste qu’une » de Patrice Franceschi, ayant comme héroïnes les combattantes kurdes des YPJ? En effet, « S’il n’en reste qu’une » est parmi les 16 livres sélectionnés pour le prix Goncourt 2021.
 
Nous avions demandé l’avis de nos abonnés sur le roman « S’il n’en reste qu’une », publié par les éditions Grasset en août 2021, qui rend hommage aux femmes kurdes des YPJ. Hormis un seul avis négatif, tous les autres étaient enthousiastes. Et devinez qui nous a écrit pour faire l’éloge de ce nouveau roman de Patrice Franceschi ? Kewê Tékoşîn, une jeune française qui avait rejoint les YPJ pour combattre DAECH / ISIS en Syrie et qui avait adressé une lettre ouverte à Madame Brigitte Macron, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, pour lui faire connaître l’engagement des forces kurdes au Moyen-Orient. Elle dit que le roman « Mourir pour Kobané » de Franceschi a été à l’origine de son engagement au sein des forces kurdes en Syrie.

Nous partageons avec vous son message:
 
« Après « Mourir pour Kobané », récit de son engagement auprès des Kurdes de Syrie depuis le début de la guerre (et qui a été à l’origine de mon engagement au Rojava) et « Avec les Kurdes : ce que les avoir abandonnés dit de nous », un essai coup de poing, Patrice Franceschi vient de publier un magnifique roman sur les combattantes : il s’appelle « S’il n’en reste qu’une » (éditions Grasset) et vient d’être retenu dans la sélection du prix Goncourt.


Ce livre poignant, dont l’histoire est imaginée de bout en bout mais exprime si bien la quintessence de l’âme des combattantes, raconte l’histoire d’une journaliste australienne, Rachel, qui part enquêter au Rojava pour éclaircir le mystère qui entoure une des tombes du cimetière de Kobané, où reposent tant de filles et de garçons morts pour la liberté face à Daech. Dans cette tombe sont enterrées ensemble deux combattantes liées par une amitié indestructible : Tékoşîn et Gulistan.


Ce que Rachel va découvrir de l’amitié de ces combattantes, de leur cause, de leur combat contre l’obscurantisme et de la tragédie qui leur vaut d’être enterrées ensemble, va bouleverser son existence, au point de l’amener à une véritable renaissance. Sachant cela, plus jamais elle ne pourra se contenter d’être un témoin lointain de l’histoire.
Jamais, de mon côté, je n’oublierai l’histoire de Tékoşîn et Gulistan !
« 

 
Kewê Tékoşîn (combattante française engagée auprès des YPJ en 2019)

L’écrivaine dano-kurde, Sara Omar remporte le prix Lorientales 2021

0
PARIS – L’écrivaine danoise d’origine kurde, Sara Omar a remporté le Prix Lorientales 2021 pour son roman La laveuse de mort, qui dénonce les violences masculines et les crimes d’honneur dont son victimes les femmes et les filles dans la société conservatrice kurde.
 

Le Prix Lorientales est décerné chaque année par l‘association culturelle Les Lorientales, crée en 2010 à Lorient, qui est axée sur la culture orientale, du Maghreb au Moyen-Orient.

Les mots du jury Lorientales:
 
– Un roman puissant, fort et vibrant, avec des histoires poignantes et même percutantes qui nous plongent dans un torrent tumultueux
 
– Touchée par le personnage du grand-père, un lettré tendre et attachant
– Beaucoup aimé et très bien écrit, un excellent roman
– L’auteure semble parler de ce qu’elle connait, peut-être l’a-t-elle vécu
– Jeune auteure de 34 ans, courageuse et qui écrit un remarquable premier roman, fort et puissant
– Un condensé de tous les crimes que peuvent perpétrer les extrêmes qui questionne et interroge, un livre essentiel
– Un ouragan d’émotions, de souffrance mais aussi de joie et de tendresse à travers les personnages du grand-père et de la grand-mère
– Un texte qui nous prend à témoin
– Il s’agit d’un premier livre d’une série de trois, nous attendons les deux suivant avec ferveur »
 
La poète et romancière danoise d’origine kurde, Sara Omar est devenue mondialement connue après son best-seller « La laveuse de mort”, un roman coup de poing contre l’oppression des femmes kurdes sorti en novembre 2017 et qui a été traduit dans plusieurs langues par la suite.
 
Dans ce premier roman, Sara Omar nous envoie en pleine figure l’horreur que trop de femmes et filles kurdes vivent encore aujourd’hui dans de nombreuses régions kurdes marquées par une tradition conservatrice puisant sa force dans l’islamisme le plus rigoriste qui soit. En effet, dans la laveuse de mort, les femmes et les fillettes ne sont que l’ombre d’elles-mêmes et leur vie ne tient qu’à un fil de coton qui peut rompre à tout moment, tant la société kurde dominée voit toutes les malheurs qui lui arrivent sortir droit du sexe féminin.
 
Son dernier roman, « La danseuse de l’ombre » (Skyggedanseren) (2019), se concentre sur les droits des femmes et s’appuie sur l’histoire de Frmesk, qui vit dans la société dominée par les hommes qui l’entoure au Kurdistan.
 
Jusqu’à présent, Sara Omar a reçu de nombreux prix pour « La laveuse de mort” (Dødevaskeren) mais aussi pour son roman « La danseuse de l’ombre ».
 
Parmi les récompenses obtenues par Sara Omar, on peut citer le Prix De Gyldne Laurbær (les lauriers d’or), le plus grand Prix de littérature du Danemark, qui lui a été remis le 18 novembre pour son roman « La danseuse de l’ombre » et le Prix des droits humains 2019, remis par le Conseil des Droits de l’Homme des nations unies ainsi que le Laesernes bogpris (prix des lecteurs) pour « La laveuse de mort”.
 
Qui est Sarah Omar?
 
Survivante du massacre d’Halabja commis par le dictateur irakien Saddam Hussein en mars 1988, Sara Omar s’est réfugiée au Danemark avec sa famille à l’âge de 15 en 2001. Mais, Sara est devenue rapidement une femme à abattre pour ses écrits dénonçant les crimes d’honneurs, des mutilations sexuelles, l’insecte … dont sont victimes les fillettes et les femmes dans le Kurdistan du Sud.

Aujourd’hui, Sara Omar vit sous la protection policière mais elle n’a pas pour autant renoncé à combattre les violences faites aux femmes et aux enfants. Elle s’est même engagée auprès des organisations des droits des femmes et des enfants comme le Comité des Nations Unies pour les femmes et l’ONG danoise Mino Denmark ainsi que dans des campagnes d’Amnesty International relatives à la protection des femmes. Elle participe à de nombreux événements et actions de sensibilisation en intervenant sur des sujets relatifs aux droits des femmes, des crimes d’honneur, la libération sexuelle et les violences masculines.

KURDISTAN. Un cadre de la guérilla kurde assassiné à Souleimaniye

0
IRAK / KURDISTAN DU SUD – Yasin Bulut, Un haut cadre du PKK, a été tué à Sulaymaniyah. On soupçonne un assassinat commis par les services secrets turcs (MIT). L’assassinat d’un militant kurde du Bakur par la Turquie au Kurdistan d’ « Irak » s’ajoute à l’assassinat des militants kurdes du Rojhilat par l’Iran sur le sol du Bashur.
 

Le politicien kurde Yasin Bulut a été abattu dans la ville de Sulaymaniyah, dans le sud du Kurdistan (nord de l’Irak). L’homme de 64 ans se rendait à pied dans un hôpital du district de Çarçira vendredi matin lorsqu’il a été abattu de quatre balles. Bulut était gravement malade et devait à se faire soigner à Sulaymaniyah. Il est décédé sur les lieux. Le ou les auteurs n’ont pas été trouvés.

Les circonstances de la mort de Yasin Bulut suggèrent un assassinat ciblé par l’État turc. C’est ce qu’affirment également des représentants d’organisations proches du PKK. Surtout en ce qui concerne la tentative d’assassinat de Ferhat Barış Kondu, un réfugié du Kurdistan du Nord. L’homme de 33 ans a été touché par balle par un homme masqué sur son lieu de travail hier. Kondu a survécu à ses blessures On soupçonne qu’Ankara a ordonné une vague d’attaques contre des militants du PKK et ses partisans au Kurdistan du Sud.

Qui était Yasin Bulut ?

Yasin Bulut, également connu sous le nom de Şükrü Serhat, est né en 1957 dans la province de Kars. En 1978, il rejoint le PKK nouvellement formé. Il a été arrêté après le coup d’État militaire du 12 septembre 1980. Il a passé son emprisonnement avec de nombreux autres cadres du PKK dans la prison de Diyarbakir, « l’enfer d’Amed ». Après sa sortie de prison en 1991, il est parti à la montagne. Depuis 15 ans, il est membre actif du Comité pour les familles des martyrs.

 

IRAN. Un militant kurde tué sous la torture

0
IRAN / ROJHILAT – Les services de renseignement ont tué sous la torture Yaser Mangouri, un jeune militant kurde, moins d’un mois après qu’un haut responsable iranien se soit excusé pour les pratiques de torture dans les prisons iraniennes.
 

Yaser Mangouri, un Kurde de 31 ans originaire de Piranshar, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental, a été tué torturé par les services de renseignement iraniens après une détention de deux mois à la prison d’Ourmia, a rapporté l’organisation de défense des droits humains HENGAW.

Le mercredi 8 septembre 2021, les services de renseignement iraniens à Ourmia ont contacté la famille de Yaser Mangouri et les ont informés de sa mort. Ils ont dit à la famille de Yasser qu’il avait été tué lors d’un affrontement avec les forces de sécurité il y a deux mois.

L’organisation de défense des droits humains a rapporté que Yaser Mangouri n’était pas armé lorsqu’il a été arrêté par les agents du renseignement iranien dans la soirée du 17 juillet 2021 après avoir quitté son domicile. Il a ensuite été transféré dans l’un des centres de détention iraniens à Ourmia.

Yasser,  père de deux enfants, s’est vu refuser l’accès à un avocat et tout contact ou visite avec sa famille pendant les deux mois de détention.

Hengaw avait en outre confirmé en mars de cette année qu’au moins 22 citoyens kurdes avaient été arrêtés par les services de sécurité iraniens pour des accusations d’activités politiques et civiles et de participation aux célébrations du Newroz.

Un récent rapport d’ Amnesty International indique également que 72 hommes et femmes sont morts en détention depuis janvier 2010 en Iran, et ces décès sont survenus dans 42 prisons et centres de détention dans 16 provinces du pays.

Le directeur général des prisons iraniennes, Mohammad Mehdi Hajmohammadi, s’était officiellement excusé en août après que des images de surveillance divulguées de violences physiques contre des prisonniers soient devenues virales sur les réseaux sociaux.

Selon les statistiques de Hengaw, au moins 23 prisonniers kurdes ont été torturés à mort dans les prisons iraniennes et les centres de détention de sécurité, dont 15 prisonniers politiques, depuis 2017.

En Février de cette année, 36 la société civile et les droits de l’ homme organisations – y compris les Nations non représentées et Organisation des peuples (UNPO), Amnesty International, l’ article 19, le Baloutchistan des droits de groupe, l’Organisation campagne militants baloutches, Organisation Hengaw pour les droits de l’ homme, droits de l’ homme Watch, Kurdistan Human Rights à Genève, le Kurdistan Human Rights Network et Minority Rights Group International – avaient appelé à l’attention urgente de la communauté internationale sur une vague continue d’arrestations arbitraires, de détentions au secret et de disparitions forcées par les autorités iraniennes, ciblant des dizaines de personnes issues de la minorité kurde défavorisée d’Iran.

Selon des informations recueillies auprès de sources bien informées, depuis le 6 janvier 2021 [jusqu’au 3 février], les organisations avaient noté qu’au moins 96 Kurdes d’Iran, dont des militants de la société civile, des militants des droits de l’homme, des écologistes, des écrivains, des étudiants universitaires et d’anciens militants politiques emprisonnés ainsi que des individus sans antécédents connus d’activisme ont été arrêtés par l’unité de renseignement des gardiens de la révolution iraniens ou des agents du ministère des renseignements, parfois de manière violente.

La déclaration des 36 organisations de la société civile et des droits de l’homme poursuivait : « Les arrestations ont eu lieu dans au moins 19 villes. Selon des sources bien informées, la plupart des arrestations ont été effectuées sans que les autorités aient présenté un mandat d’arrêt aux personnes détenues. Selon des informations obtenues de sources bien informées, sur les 89 personnes toujours détenues, au moins 40 ont été et sont soumises à une disparition forcée, et les autorités refusent de révéler à leurs familles toute information sur leur sort et le lieu où elles se trouvent. »

 

KURDISTAN. L’armée turque tue son propre soldat encerclé par la guérilla kurde

0
IRAK / KURDISTAN DU SUD – L’armée turque a tué un de ses soldats alors qu’il tentait de quitté son unité la semaine dernière lors d’affrontement avec le PKK dans la région de Zap. Le soldat exécuté était un Kurde et il s’appelait Sezai Güngör, originaire de Van. Il était soldat sous contrat depuis 2015. Conclusion: défaite et brutalité.
 
L’armée turque a lancé une opération d’invasion contre le QG du PKK au Kurdistan d’Irak le 23 avril dernier. L’armée turque, qui n’a pu réussir ni avec sa technologie de guerre avancée ni avec ses attaques terrestres, a subi de lourdes pertes depuis le début de l’occupation.
 
L’armée turque a été vaincue par la guérilla dans les régions de Metina, Avaşin et Zap. L’armée a également utilisé des forces paramilitaires et des mercenaires dans ses opérations et a dû fréquemment remplacer ses forces sur le terrain en raison des coups sévères qu’elle a reçus. Pourtant, il ne peut pas vaincre la guérilla.
 
Depuis le début de ses attaques d’invasion, l’armée turque a caché ses pertes. Il fait des victimes chaque jour, mais le public n’est informé d’aucune d’entre elles.
 
Bien que l’État turc essaie de se présenter avec succès en utilisant les médias spéciaux de guerre, la situation réelle sur le terrain révèle la défaite de l’armée turque et son visage barbare. Le cas d’un soldat en fuite explique la situation.
 
Le Centre de presse HPG a rapporté hier qu’un soldat turc qui voulait fuir sa troupe lors des affrontements à Zap a été tué par l’armée turque le 10 septembre.
 
Le Centre de presse a publié la déclaration suivante:
 
Le 10 septembre, un groupe de forces d’invasion a été encerclée par nos forces dans la zone de Şamkê de la région de Zap. Réalisant que son unité était encerclée, un soldat de l’armée turque a voulu se diriger vers la position de nos forces afin de se rendre. Alors que nos forces tentaient de prendre ce soldat sans lui faire de mal, les troupes turques l’ont pris pour cible avec des armes individuelles et semi-automatiques et ont ouvert le feu contre lui. Afin de capturer le soldat vivant, nos forces se sont engagées dans un conflit armé intense avec les troupes turques et un de nos camarades a été blessé. Plus tard, l’armée turque a bombardé lourdement la zone où le soldat en question voulait se rendre à la guérilla. Le soldat qui a quitté son unité et qui voulait se rendre est tombé au sol avant d’avoir pu atteindre nos forces à la suite du bombardement intense de l’armée turque. Nos combattants qui se sont déplacés pour récupérer le soldat blessé pendant le conflit et les bombardements, se sont rendu compte qu’il était déjà mort.
 
Les médias spéciaux de guerre et les représentants de l’État turc ont toujours caché leurs pertes au public. HPG a annoncé le nom du soldat, mais aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités turques.
 
SEZAİ GÜNGÖR, UN KURDE DE VAN
 
Selon les documents obtenus par la guérilla, Sezai Güngör est né le 29 mars 1993 dans le quartier Gürpınar de la ville de Van. Le nom de sa mère est Nurten, le nom de son père est Sıddık. Il a la nationalité turque et son numéro d’identité est le 15383923150. La famille de Sezai Güngör vit depuis longtemps dans le district de Karasu à Sakarya. Il ressort des documents que Güngör était un citoyen kurde de Van, une ville à majorité kurde.
 
UN SOLDAT SOUS CONTRAT DEPUIS 2015
 
L’identité militaire de Sezai Güngör montre qu’il était dans les rangs de l’armée turque en tant que soldat sous contrat depuis 2015. Il a servi comme sergent dans l’armée turque. Son numéro d’identité militaire est le 2015-5496.
 
Le cas de Sezai Güngör révèle une vérité: même si un Kurde sert comme soldat dans l’armée ennemie, il ne sera pas sauvé par l’ennemi. S’il défie les ordres ne serait-ce qu’une seule fois, son droit à la vie est aboli. Le meurtre de Sezai Güngör indique ce qu’il adviendra des Kurdes lorsqu’ils collaboreront avec l’Etat turc.
 

IRAN. La prisonnière politique kurde détenue à Téhéran, Mojgan Kavousi est dans un état critique

0
IRAN – Mojgan Kavousi, chercheuse et militante de la langue kurde qui est tombée malade à la prison d’Evin, à Téhéran, serait dans un état critique mais les autorités pénitentiaires ignorent ses demandes d’expertise médicale afin de prouver qu’elle ne peut rester en prison.
 
Selon un rapport reçu par l’Organisation des droits de l’homme, Mojgan Kavousi, chercheuse et militante de langue kurde qui purge actuellement sa peine à la prison d’Evin à Téhéran, a souffert de bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque) et d’une baisse de la fréquence cardiaque. Mozhgan Kavousi réclame depuis plusieurs mois une expertise médico-légale pour prouver que son état de santé ne lui permet pas rester en prison.
 
Selon un proche de Kavousi, malgré la détérioration de son état au cours des deux dernières semaines, les autorités compétentes n’ont effectué aucun suivi et cela inquiète sa famille.
 
La militante kurde a été envoyée en congé de la prison d’Evin à Téhéran le mercredi 21 juillet 2021, après avoir été condamnée à 13 mois de prison en raison du coronavirus, et son congé a été prolongé d’une semaine mercredi dernier.
 
Mojgan Kavousi, chercheuse, écrivaine et militante des droits des Kurdes, a été arrêtée par le bureau de renseignement de Nowshahr dans la province de Mazandaran le lundi 2 novembre, lors de manifestations lors des manifestations de novembre, et a été libérée sous caution d’un million de tomans un mois plus tard.
 
Mojgan Kavousi a été condamnée à six mois et six jours de prison le 28 mars 2006. Elle a de nouveau été condamnée à six mois de prison en décembre de la même année.
 
Selon le verdict, Mojgan Kavousi a été condamnée à six mois de prison pour « appartenance au Parti démocratique du Kurdistan d’Iran » (PDK-I), pour « troubles portant atteinte à l’ordre public », à six mois de prison et pour « propagande contre le régime ». Selon la loi de cumul des peines, la peine la plus sévère de ces trois peines, c’est-à-dire la peine de 6 mois d’emprisonnement, est applicable.
 

NORVEGE. Deux Kurdes élus au Parlement norvégien

0
OSLO – Les candidats kurdes Seher Aydar et Mani Hüseyni ont été élus au Parlement norvégien lors des dernières élections emportées par le Parti travailliste.
 
L’opposition de gauche, dirigée par Jonas Gahr Støre du Parti travailliste, a remporté les élections de lundi en Norvège, mettant fin à huit ans de gouvernement de droite.
 
Seher Aydar, candidate du Parti rouge (Rødt), et Mani Hüseyni, candidat du Parti travailliste, ont également été élus au Storting, le Parlement monocaméral norvégien. C’est la première fois que des Kurdes sont élus députés en Norvège.
 
Seher Aydar est la fille d’une famille patriotique qui est venue de Konya en Norvège quand elle était enfant. Malgré sa jeunesse, elle est depuis longtemps impliquée dans des mouvements de femmes, des ONG et des organisations antiracistes.
 
Seher Aydar a promis qu’elle serait la voix de tous les travailleurs opprimés et exploités, des Kurdes et des droits kurdes ; qu’elle se battrait pour la justice, l’égalité et la liberté ; et qu’elle s’était engagée à s’opposer à la guerre, au fascisme et à l’occupation.
 
Huseyni, un jeune politicien de 33 ans du district d’Akershus à Oslo, est arrivé en Norvège avec sa famille depuis le Rojava il y a 23 ans. Après avoir obtenu son diplôme de la Faculté des sciences politiques de l’Université d’Oslo, Hüseyni a commencé à s’engager davantage dans la politique. Il a déclaré qu’en tant que député, il attirerait l’attention du public et des politiciens norvégiens sur la solidarité avec le peuple kurde.
 
ANF