ALLEMAGNE. Fin tragique d’une rescapée yézidie qui voulait voir ses 2 enfants sauvés de l’EI
Seyid Riza ou comment la Turquie a fait passer le génocide de Dersim pour un service rendu à l’humanité
*Le génocide de Dersim
Seyid Riza, son fils et ses compagnons avant leur exécution pour avoir exigé de vivre en liberté et en paix dans leur propre pays.
AFRIN. Une jeune femme kurde perd la raison après son kidnapping par les gangs de la Turquie
PARIS. Conférence sur le cinéma et l’art contemporain kurdes dans une perspective décoloniale
PARIS – L’Association Espace universelle organise une soirée de projection/débat autour du cinéma et l’art contemporain kurdes du point de vue décoloniale* avec comme invité le sociologue et critique d’art, Engin Sustam, le vendredi 19 novembre. La soirée débutera avec la projection de deux court-métrages d’artistes kurdes:

Affiche de l’événement qui aura lieu à l’Espace Universel
Biographie :

Engin Sustam diplômé de l’Université des Beaux-arts de Mimar Sinan d’Istanbul, et de l’EHESS. Il a enseigné en Turquie jusqu’à son licenciement à cause de son identité de kurde/alévie et son travail sur les Kurdes et sa ligne politique de gauche et ainsi que pour avoir signé la pétition des Universitaires pour la Paix (Janvier 2016). Il est un chercheur en exil, associé à l’IFEA d’Istanbul et Cetobac-EHESS, invité par Queen Mary University of London, Université de Genève, EHESS, ENS, FMSH, et a été attaché au département des Sciences de l’Éducation de l’Université Paris 8 en y donnant des cours en licence, en master. İl est l’auteur des livres « Art et Subalternité Kurde, L’émergence d’un espace de production subjective et créative entre violence et résistance en Turquie » paru chez l’Harmattan en septembre 2016 et « Manifestations de la rue et Nouvelles Emeutes » paru chez Edition Kalkedon à Istanbul. Et prochainement à paraître « Soulèvements Imprévus-De nouveaux lieux d’émancipation » et « Esthétique décoloniale et arts dans l’espace kurde ». Il est également curateur indépendant et critique d’art pour des expositions d’art contemporain. Il est un des curateurs du projet d’art contemporain à NGBK Berlin intitulé « Bê Welat – The Unexpected Storytellers » . Il est membre de NGBK Berlin, attaché à Cetobac EHESS, à IFEA-Istanbul, à la Revue en ligne « (Re)Penser l’Exil » (Genève) et à l’équipe d’InCite de l’Université de Genève.
Qui est Ahmet Kaya dont la tombe a été profanée au Père Lachaise le 13 novembre?

SYRIE. Une délégation du département d’État américain rencontre des responsables kurdes au Rojava
Les Kurdes à Strasbourg: «Une solution démocratique à la question kurde passe par Imralı»
PARIS. Profanation de la tombe du chanteur kurde Ahmet Kaya, au cimetière Père Lachaise
Ahmet Kaya
IRAN. Nouvelle vague d’arrestations de civils kurdes
Hevalê Reş (Ami Noir): Une chanson en kurde pour George Floyd
Why this world is tight for me
We were left without villages and cities
Our languages became sister and brother
Your color is my color, my black friend
(Pourquoi ce monde est serré pour moi
Nous nous sommes retrouvés sans villages ni villes
Nos langues sont devenues notre sœur et frère
Ta couleur est ma couleur, mon ami noir)
You are not breathless my black friend
Your lungs are huge like a savanna
Your tiers drip drop by drop
Your tiers landed slowly on the streets of cities
(Tu n’es pas essoufflé mon ami noir
Tes poumons sont énormes comme une savane
Tes larmes tombent goutte après goutte
Ont traversé lentement les rues des villes)
I am a flower from mountains, from top of the mountains
You are the darkness of darkness in the city
I will be your sun and moon
you, be water and color to me
(Je suis une fleur des montagnes, du haut des montagnes
Tu es l’obscurité des ténèbres dans la ville
Je serai ton soleil et ta lune,
sois eau et couleur pour moi)
Paroles en turc et en kurde
HEVALÊ REŞ (George Floyd’a)
Ew dinya jimara cima teng e,
(Bu dünya neden bize dar)
Bê gund bê bajêr mane em,
(Şehirsiz ve köysüz kaldık )
Zimanê me û tu bu ye xang û bira,
(Dillerimiz kardeş olmuş)
Renga te ranga min e hevalê reş
(Senin rengin bızım rengimizdir siyah arkadaş)
Tu bê nefes nin î hevalê Reş,
(Sen nefessiz değilsin siyah Arkadaş)
Kezeba te mezin e weka deşt,
(Senin ciğerin bir Ova Kàdàr Büyük)
Histerên te Hatin dilop dilop,
(Gözyaşların damla damla Akti)
Daket riya bajaran da seynik seynik
(Indi şehir caddelerinden yavaş yavaş)
Ez kulîlka çîyanim lê kulîlka serê çîyan
(Ben dağların başındaki çiçek )
Tu li nav tarî yê lê tari yé bajaran
(Sen şehrin içindeki karanlık)
Ez bibim roj û hiv
(Ben güneş ve ay olayım)
Tu bibê av û renga min
(Sen benim suyum ve rengim ol)
ROJAVA. Hommage aux 180 enfants brûlés vifs dans le cinéma Amudê il y a 61 ans
Le 13 novembre 1960, des centaines d’écoliers kurdes, dont la plupart avaient moins de 14 ans, périrent dans un incendie dans un cinéma d’Amûde, en Syrie. Le nombre de morts varie entre 180 et 300 enfants. Personne ne sait avec certitude, sauf que presque toutes les familles d’Amûde ont perdu un enfant ce jour-là.

