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La Turquie devrait être jugée pour le génocide des Yézidis

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La Turquie devrait être jugée devant la Cour internationale de justice pour complicité d’actes de génocide contre les Kurdes yézidis écrit un rapport rédigé par un groupe d’éminents avocats de défense des droits humains.

Le journal britannique The Guardian a publié un article sur le rapport compilé par un groupe d’éminents avocats des droits de l’homme, affirmant que la Turquie devrait être poursuivie devant la Cour internationale de justice pour complicité d’actes de génocide contre le peuple yézidi.

Le rapport met en évidence la responsabilité contraignante des États dans la prévention du génocide sur leur territoire, même s’il est perpétré par un tiers tel que le groupe État islamique (EI / DAECH / ISIS).

Les avocats, regroupés sous le titre de Comité yézidi de justice (Yazidi Justice Committee – YJC*), ont déclaré qu’il y avait une responsabilité en vertu du droit international pour les États de prévenir le crime de génocide en vertu de la Convention sur le génocide.

Il est largement admis qu’un génocide a été tenté contre les Yézidis à partir de 2013 en Irak et en Syrie. Le rapport, qui fait suite à une enquête de trois ans sur la conduite de 13 pays, a conclu que trois d’entre eux avaient manqué à leur devoir de prendre des mesures raisonnables pour empêcher le génocide.

 
Dans le cas de la Turquie, le comité est allé plus loin en accusant ses dirigeants d’être complices des massacres, alléguant qu’il n’avait pas surveillé ses frontières pour empêcher la libre circulation des combattants de l’EI, dont un nombre important de ressortissants turcs. Les responsables turcs ont déclaré que les critiques étaient sans fondement.
 
Le comité a affirmé qu’à partir d’avril 2014, les responsables turcs ont fermé les yeux sur la vente, le transfert et l’asservissement de femmes et d’enfants yézidis, et ont aidé à former des combattants affiliés à l’EI pour combattre ses ennemis kurdes en Syrie, renforçant ainsi les auteurs du génocide.
 
« Les responsables turcs savaient et/ou ont délibérément ignoré les preuves que ces individus utiliseraient cette formation pour commettre des actes interdits contre les Yézidis », indique le rapport.
 
Le rapport de 278 pages reconnaissait qu’en juin 2014, l’Irak avait demandé à l’ONU de reconnaître les atrocités commises par l’EI, mais accusait le gouvernement irakien de ne pas se coordonner avec les autorités kurdes ou de prendre des mesures pour évacuer les Yézidis vers la sécurité.
 

Le gouvernement syrien, selon le rapport, n’a pas réussi à empêcher le transfert et la détention de Yézidis réduits en esclavage sur son territoire.

 

Le Yazidi Justice Committee* comprend cinq organisations internationales de défense des droits humains et il est présidé par Sir Geoffrey Nice QC, ancien procureur principal au tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Ses principaux mécènes sont les pairs Helena Kennedy QC et David Alton.

Le Conseil de Catalogne condamne l’accord OTAN-Turquie conclu sur le dos des Kurdes

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Le Conseil pour la République catalane a condamné l’accord conclu entre l’OTAN et la Turquie sur l’adhésion de la Suède et de la Finlande sur le dos du peuple kurde.

Le Conseil pour la République catalane (Consell per la República Catalana) a publié un communiqué concernant l’élargissement de l’OTAN sur le dos du peuple kurde, rappelant que la Turquie a été condamnée à de nombreuses reprises par des tribunaux internationaux pour des violations des droits humains et que l’accord met en danger la sécurité des militants kurdes réfugiés en Finlande et en Suède menacés d’extradition vers la Turquie suite aux accords signés entre ces trois pays.

Soulignant qu’ils sont convaincus que la Suède et la Finlande respecteront leurs démocraties, le communiqué déclare : « Nous exprimons nos sentiments de solidarité avec le peuple kurde et notre soutien au droit à l’autodétermination pacifique, et nous condamnons le sacrifice de ces droits pour des fins politiques d’autres pays ». (ANF)

TURQUIE. Acquittement des suspects du massacre de 7 civils kurdes tués à Dargeçit en 1995

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Une autre affaire concernant l’assassinat de civils kurdes commis par les paramilitaires turcs (JİTEM*) s’est soldée par un acquittement.
 
Tous les accusés ont été acquittés le 4 juillet dans l’affaire concernant les disparitions forcées de sept civils kurdes, dont plusieurs mineurs, à Dargeçit (Kerboran), un district de Mardin.
 
Sept civils, pour la plupart membres d’une même famille, dont trois enfants, et un sergent spécialisé, avaient disparu à Dargeçit entre le 29 octobre 1995 et le 8 mars 1996. Les corps de certains d’entre eux avaient été retrouvés par la suite.
 
Dix-huit accusés, dont d’anciens officiers militaires, étaient jugés pour « meurtre avec préméditation » .
 

Le tribunal a acquitté les accusés prétendant qu’ « il n’a pas été possible d’obtenir des preuves définitives permettant de lier les accusés aux événements survenus » .

 
Les familles des victimes ont fustigé la décision d’acquittement des prévenus, déclarant qu’en Turquie, il n’y a pas de justice pour les Kurdes. 
 
Hizni Doğan, le frère de Seyhan Doğan, qui avait 14 ans lorsqu’elle a disparu, a déclaré : « Le procureur a déclaré qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes. Nous sommes fatigués de répéter depuis 1996 qu’il y a sept corps brûlés. Le tribunal décidera aujourd’hui si nous sommes citoyens égaux ou non. J’ai trouvé le corps de ma sœur dans un endroit que l’État a désigné comme zone de sécurité. »
 
Abdülaziz Altınkaynak, le père de Davut Altıkaynak, qui a disparu à l’âge de 12 ans, a déclaré : « Nos enfants ont été jetés dans des puits il y a 27 ans… L’endroit où l’opération a eu lieu et le puits de 120 mètres de long où nous avons trouvé Davut sont dans la même zone.
 
Sa mère a vu Davut […) à la gendarmerie. Les gardes du village et les soldats ont emmené Davut de chez lui. Pourquoi l’ont-ils jeté dans le puits et ne l’ont-ils pas amené devant le tribunal s’il avait commis un crime ? »
 
Que s’est-il passé?
 
Le 28 octobre 1995, deux enseignants ont été enlevés à Dargeçit. Un jour plus tard, le fils du chef des gardes du village d’Amara a également été enlevé par le PKK. Après la découverte des corps des trois personnes le 30 octobre, les détentions ont commencé à Dargeçit.
 
Le même jour, la maison de la famille Doğan a été perquisitionnée par un groupe composé de 60 à 70 soldats, des membres des opérations spéciales, des gardes de village et des personnes en civil et Seyhan Doğan (14 ans) a été arrêté.
 
Cette nuit-là et les jours suivants, son oncle Abdurrahman Coşkun (21 ans), le fils de son oncle Mehmet Emin Aslan (19 ans), son frère Hazmi Doğan (11 ans), Abdurrahman Olcay (20 ans), Nedim Akyön (16 ans ) ), Hikmet Kaya (24 ans), Süleyman Seyhan (57 ans) et sa fille Fehime Çelik ont ​​également été placés en garde à vue.
 
Lors d’une descente dans une maison pour arrêter Davut Altınkaynak (13 ans) la même nuit, les soldats ont arrêté sa mère Hayat Altınkaynak parce qu’il n’était pas à la maison.
 
Menaçant sa mère de savoir où se trouvait Davut, les soldats ont réussi à la convaincre qu’ils allaient simplement l’interroger et ensuite le quitter. Après avoir détenu Davut, qui séjournait chez son oncle, ils l’ont torturé devant sa mère.
 
Hazni Doğan et Fehime Çelik ont ​​également été torturés et ont été témoins de ce qui est arrivé à ceux qui ont été détenus. Hazni Doğan, Hayat Altınkaynak et Fehime Çelik ont ​​été relâchés mais sans nouvelles de huit personnes, dont deux lycéens et trois enfants.
 
Selon l’acte d’accusation, le sergent spécialiste Bilal Batırır nationaliste aurait été brûlé vif par ses commandants Hurşit İmren et Mehmet, qui craignaient qu’il ne les dénonce après s’être opposé à ce qui avait été fait aux civils.
 
Le corps de Seyhan Doğan a été retrouvé le 6 mars 1996 dans un puits après qu’une personne ait appelé sa famille par téléphone. Les corps des autres personnes disparues n’ont pas pu être retrouvés bien que l’on pense qu’elles ont été tuées.
 
Après une requête des familles en 2009, une enquête a de nouveau été ouverte. L’acte d’accusation préparé par le bureau du procureur général de Midyat a été accepté par le tribunal pénal de Midyat.
 
Ensuite, le commandant du bataillon de gendarmerie Hurşit Tolon, le commandant de la gendarmerie du district de Dargeçit Mehmet Tire, le commandant de la station centrale de gendarmerie de Dargeçit Mahmut Yılmaz et le vice-commandant Haydar Topçam et le sergent spécialisé Kerim Şahin risquent la prison à vie pour meurtre avec préméditation.
 
L’affaire est entendue dans la ville d’Adıyaman pour des « raisons de sécurité » . (Via Bianet)
 
*JITEM (Jandarma İstihbarat ve Terörle Mücadele) est un organisme de la gendarmerie turque dont l’existence n’a pas été reconnue officiellement par l’État turc mais qui était derrière les enlèvements et des disparitions forcées de civils, essentiellement des Kurdes, dans les années 1990.

Des milliers d’ouvrages dans plus de 25 langues vous attendent sur la bibliothèque numérique kurde

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Avec l’arrivée de l’été, on a pensé que vous cherchez peut-être des ouvrages (livres, vidéos, disques…) sur les Kurdes et leur histoire pour vos lectures estivales. Si c’est le cas, jetez un coup d’œil à la bibliothèque numérique très riche de l’Institut kurde.

Grâce à ses plus de 10 000 monographies, en 25 langues, sur les Kurdes, plusieurs dizaines de milliers de documents écrits, des collections de revues et de journaux, des photos, des vidéos, de cartes postales, d’affiches ainsi que des archives sonores et musicales, vous devriez trouver votre bonheur !
 
Le lien de la bibliothèque numérique kurde est ici

ROJAVA. Deux civils tués, deux autres blessés à Aïn Issa par les forces turco-jihadistes

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SYRIE / ROJAVA – Les attaques turques visant l’autonomie kurde du Rojava font des morts et des blessés presque quotidiennement, sans faire réagir les USA ou la Russie sensés faire la loi en Syrie et qui sont en contacte avec le régime turc…

Hier, une attaque d’artillerie des forces sous commandement de la Turquie visant le village de Hoshan, près d’Ayn Issa, a tué deux civils et blessés grièvement deux autres.

Les victimes sont Sheikh Muhammad et Buzan Ossi, tandis que Khaled Jabal al-Ahmad (16 ans) et Muhammad Buzan (25 ans) sont blessés grièvement.

Hier, près d’Ain Issa, dans le nord de la Syrie, deux civils ont été tués par des bombardements depuis la zone d’occupation et deux autres personnes ont été blessées. La cible de l’attaque de l’armée turque et des gangs jihadistes était le village d’al-Hoshan (Hoşan), à l’ouest d’Ain Issa.

Ain Issa est attaquée presque quotidiennement par l’armée turque et ses islamistes réunis sous la bannière de l’Armée nationale syrienne (ANS / SNA). La ville est située entre Girê Spî (Tal Abyad) occupée par la Turquie et Raqqa sur l’autoroute M4.

L’autoroute est une cible stratégique pour les forces d’invasion turques, car elle traverse le nord de la Syrie. D’une part, le but est d’interrompre la connexion est-ouest entre les régions autonomes du Rojava par les attaques, mais en perspective, le but est de conquérir et d’occuper une zone qui comprend la M4. Les attaques contre la M4 contredisent les accords de cessez-le-feu garantis par la Russie et les États-Unis. Néanmoins, les attaques continuent en permanence.

Le mois dernier, il y a eu des attaques particulièrement intenses sur Ain Issa. Le 5 juin, trois civils ont été blessés lors d’une attaque d’artillerie contre le village d’Abu Naytulah, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de la ville. Moins de 24 heures plus tard, des civils ont été pris pour cible par des tireurs d’élite des forces d’occupation djihadistes turques dans le district industriel, et un père de famille de 50 ans a été blessé par balle à la jambe. Le 6 juin également, un camion a été bombardé à Ain Issa. Le véhicule était garé près d’une aire de repos et personne n’a été blessé.

Visioconférence: Rojava face à la guerre, la sécheresse et la coupure d’eau par la Turquie

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L’association Performance Studies International(PSi) organise une action session autour de la situation écologique et humanitaire au Rojava alors que la région est privée d’eau par la Turquie dans sa guerre visant l’autonomie kurde dans le nord de la Syrie.

L’association Performance Studies International(PSi) favorisant la communication et l’échange entre artistes, penseurs, militants et universitaires travaillant dans le domaine de la performance invite le public à joindre une action session d’information sur le Rojava qui a lieu le vendredi 8 juillet, de 10:00 à 11:30 (heure de Paris), dans le cadre de sa conférence sur la faim qui déroule du 6 au 9 juillet.

Les intervenantes sont:

Xezne Îbrahîm, coprésidente de l’Institut des sciences de l’éducation de l’Université de Kobanê. Elle se concentrera sur la politique de l’eau et de la nature et ses conséquences.

Hêvî Musa, du village des femmes de JINWAR, travaille dans le domaine de la médecine naturelle et de la santé. Elle s’occupe également de l’éducation des enfants et des mères à Jinwar. Elle fera une présentation intitulée « Contre la guerre, la pauvreté, la sécheresse et les attaques patriarcales, construisez un espace vital: Jinwar » .

Şermin Güven est anthropologue environnementale et politique à l’université libre de Berlin (en allemand Freie Universität Berlin), Département des sciences politiques et sociales – Institut d’anthropologie sociale et culturelle. Elle a récemment organisé « Constructed Utopias + JINWAR », une exposition sur la résilience des femmes face au changement climatique et à la guerre. Elle se penchera sur le comportement hydro-hégémonique de la Turquie envers la Syrie du Nord-Est et sur ses impacts.

La session est organisée et co-dirigée par Nilüfer Gros, doctorante au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris et Engin Sustam de l’Université Paris 8, Centre de Solidarité avec les Universités de Syrie du Nord et de l’Est (CSUNES).

La visioconférence est bilingue anglais-kurde avec la traduction assurée par Celil Kaya

Voici les détails de la visioconférence:

Session d’action pour donner de la visibilité aux difficultés que rencontrent les populations de la région du nord et de l’est de la Syrie en raison de la sécheresse causée par les interventions militaires et politiques ainsi que de la crise écologique.

8 juillet 2022
10h00 – 11h30 Paris (GMT +2) / 11h00 – 12h30 Rojava (GMT +3) / 16h00 – 17h30 Asie/Manille (GMT +8)

Diffusion en direct sur la page Facebook de Performance Studies international :
https://www.facebook.com/PerformanceStudiesinternational

La session se déroulera en anglais et en kurde.

Dans le cadre de la conférence annuelle de Performance Studies International sur la faim.

La frontière entre la Turquie et la Syrie a été témoin de changements politiques dramatiques et d’une guerre incessante au cours de la dernière décennie, de la guerre civile syrienne à l’expansion de DAECH à leur défaite principalement par les forces kurdes. Établie en 2016, l’Administration autonome de la Syrie du Nord et de l’Est, également appelée Rojava attire les attentions dans le monde entier avec sa démocratie directe décentralisée basée sur l’égalité des sexes, la durabilité environnementale et la tolérance pluraliste. Aujourd’hui, l’armée turque utilise l’eau comme une arme de guerre en bloquant l’eau des deux principaux fleuves qui alimentent la région, privant ainsi les habitants du Rojava d’eau.

Alors que la crise écologique est l’un des déclencheurs du chaos régional, les représentations multiculturelles régionales (par exemple les lamentations) portent la mémoire des privations dues aux conflits ethniques et religieux du passé et du présent. Dans cette session, nous ouvrirons l’espace aux expressions qui éclairent la situation et sa mémoire en collaboration avec des artistes, des activistes, des travailleurs communautaires, des académiciens du Rojava et du monde entier, ainsi que ses habitants.

Elle sera diffusée en direct sur la page Facebook de Performance Studies International : https://www.facebook.com/PerformanceStudiesinternational

La session sera également diffusée en direct sur la plateforme de la conférence PSi ici: https://whova.com/portal/webapp/psico_202207/Agenda/2265578

Si vous souhaitez vous inscrire et contribuer à nos sessions d’action contre la faim :
https://www.psi-web.org/registration/

A propos de la Conférence PSi Hunger :
https://www.psi-web.org/about-hunger-2022/

TURQUIE. Des soldats turcs attaquent des villageois kurdes à Cizre

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Des soldats turcs ont attaqué des villageois kurdes qui protestaient contre le déplacement de leurs compteurs d’électricité dans la campagne de Cizre. L’attaque a fait de nombreux blessés et une dizaine de villageois ont été détenus par les soldats.
 
Les villageois qui ne voulaient pas que les compteurs soient déplacés sur les poteaux du village de Dirsekli, à Cizre, un district de Şırnak, empêchaient l’entrée des équipes de la compagnie turque d’électricité DEDAŞ (Dicle Elektrik Dağıtım A.Ş.) dans leur village. Suite au signalement de DEDAŞ, des centaines de militaires turcs sont arrivés au village et ont attaqué les villageois avec des canons à eau et du gaz lacrymogène.
 
Plusieurs personnes ont été blessées tandis que 8 personnes, dont 2 femmes, ont été arrêtées lors de l’attaque. Deux femmes ont été relâchées après les protestations de la foule.
 
Bien que la Turquie produise une grande partie de son électricité dans les régions kurdes du pays où elle a construit des dizaines de barrages, ce sont les localités kurdes qui subissent plus de coupures d’électricité et des prix exorbitants pour chaque kilowattheure consommée. Les Kurdes se font piller leurs ressources naturelles par la Turquie colonialiste et ne peuvent même pas profiter des retombés économiques générés ainsi.

TURQUIE. Tragédie des migrants afghans à Van / Saray ciblés par des soldats turcs

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Ce dimanche 3 juillet, des soldats turcs et des gardes villageois ont ouvert le feu sur un minibus qui transportait des migrants afghans dans la province kurde de Van / Saray, tuant un enfant de 4 ans et blessant 12 autres migrants.

Le gouverneur de Van a prétendu dans un communiqué que l’enfant était mort par une balle qui visait les roues du minibus après que le conducteur ait refusé de s’arrêter… Les témoins sur place ont démenti les propos du gouverneur, déclarant que les réfugiés avaient été touchés par des tirs directs et non pas des balles qui les auraient touchés par ricochet. (Via Agence Mezopotamya)

Tous les ans, de nombreux migrants afghans, iraniens, kurdes… qui arrivent en Turquie depuis l’Iran, en traversant la province frontalière de Van à la frontière du Kurdistan iranien, perdent la vie soit en étant ciblés par des forces armées soient meurent de froid en hier, ou à cause d’autres « accidents » .

Demirtas: Le régime turc n’a ni l’intention ni la capacité de reprendre les pourparlers de paix

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TURQUIE – Le politicien kurde emprisonné, Selahattin Demirtaş déclare que le gouvernement turc n’a ni l’intention ni la capacité de reprendre les pourparlers de paix engagés avec le PKK qu’il a interrompus en 2015 après deux ans de négociations.
 
Selahattin Demirtaş, l’ancien co-président du Parti démocratique des peuples (HDP), a écrit depuis la prison sur les rumeurs concernant la probabilité d’un nouveau « processus de paix » lancé par le gouvernement turc en réponse à la question kurde, et sur celles qu’Abdullah Öcalan, le dirigeant emprisonné du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), pourrait être autorisé à recevoir des visites de sa famille et de ses avocats.
 
« L’AKP n’a actuellement aucune intention, ni capacité et qualification pour une résolution. Cela signifie une volonté politique épuisée qui est en train de se dissoudre, enlisée dans les injustices, l’oppression et la corruption. Les mesures qu’il prendra n’auront pas plus de sens que des manipulations triviales et bon marché pour les élections.
 
Cela arriver-a-t-il ? Bien sûr. La question kurde sera tôt ou tard résolue pacifiquement par le dialogue et les négociations.
 
Je dis cela non pas par référence à des rumeurs soulevées encore récemment, mais comme une approche principale.
 
Chère Pervin Buldan [co-présidente actuelle d’HDP] a exprimé très clairement dans son dernier discours au groupe parlementaire que l’AKP [Parti de la justice et du développement] ne cherche pas une résolution, mais au contraire, est en train de se dissoudre.
 
Regardons les faits.
 
Une discussion animée a commencé après la campagne « Marche vers Gemlik » pour protester contre l’isolement [d’Abdullah Öcalan], déclenchée par la rumeur selon laquelle certaines visites à İmralı [l’île-prison où Öcalan est maintenu dans un isolement total] seront autorisées.
 
Y aura-t-il une nouvelle lettre d’Öcalan concernant les prochaines élections ? Le HDP et l’AKP vont-ils s’entendre ? Le processus de résolution va-t-il reprendre ? Les Kurdes resteront ils neutres lors des élections ?
 
Il y a eu récemment une succession rapide de telles questions et réponses.
 
Malgré les déclarations claires et complètes du HDP, les discussions ne s’arrêteront apparemment pas. C’est très bien; tout le monde a le droit de discuter, et ce n’est que commode qu’ils le fassent de toute façon. Cependant, les discussions ne porteront pas leurs fruits si certains faits ne sont pas pris en considération et si certaines appréciations ne sont pas faites.
 
Allons étape par étape et voyons ce que c’est.
 
– L’isolement est une pratique de torture qui est à la fois anarchique et contraire à l’éthique. Défendre l’isolement, c’est défendre la torture. M. Öcalan a le droit légal, comme tout autre prisonnier, de rencontrer sa famille et ses avocats. Appeler à la « fin de l’isolement » n’est ni une offense, ni quelque chose de mal. Prétendre le contraire est à la fois contraire à l’éthique et constitue une complicité dans une infraction.
 
– L’isolement est aussi une mauvaise politique. Permettre à Öcalan d’être entendu augmente non pas les conflits mais la probabilité d’une résolution. N’avons-nous pas été témoins qu’il a essayé de le faire plusieurs fois à chaque occasion, qu’il a lancé des appels à la paix ?
 
– S’opposer à un processus de résolution relève carrément du bellicisme. Parler du processus de résolution comme s’il s’agissait d’une sorte de peste, c’est plaider pour la mort. Pourtant, chacun a le droit de critiquer les méthodes et les moyens du processus de résolution et de faire des suggestions.
 
– Créer l’impression qu’Ocalan est susceptible de soutenir l’AKP, ou le soutient, est absolument faux et injuste. M. Öcalan profitera de la moindre opportunité de paix. D’un autre côté, il a suffisamment d’expérience pour ne pas laisser les espoirs de paix être exploités pour le succès des élections.
 
– Öcalan n’a pas encore donné une seule instruction à HDP, et il n’en donnera jamais non plus. Ce n’est pas son style. Il ne fait que des suggestions et des appels, accompagnés d’une justification. Ces suggestions et appels de sa part ont toujours été minutieusement discutés et évalués par les responsables du HDP, alors qu’ils ont également été pris en considération par les responsables de chaque parti politique ; et pourtant, les décisions ont finalement et librement été prises par les responsables du HDP.
 
– Öcalan est une figure pacificatrice de la plus haute influence dans le contexte du conflit armé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières de la Turquie. Il ne peut y avoir de progrès sans son soutien et sa contribution. Le PKK ne prendra en compte que Öcalan.
 
L’adresse pour la démocratisation et la résolution ultime est le parlement turc, et les interlocuteurs sont le HDP, les autres partis politiques et le peuple lui-même.
 
L’AKP n’a actuellement aucune intention, ni capacité et qualification pour une résolution. Cela signifie une volonté politique épuisée qui est en train de se dissoudre, enlisée dans les injustices, l’oppression et la corruption. Les mesures qu’il prendra n’auront plus de sens que des manipulations triviales et bon marché pour les élections.
 
Les partisans du HDP et les électeurs kurdes représentent un pouvoir expérimenté, politiquement conscient et organisé. Ils sont au courant de tout, et ils agiront en conséquence le jour venu. Toutes les manœuvres de l’AKP pour tromper et tromper sont vouées à l’échec devant la volonté du peuple.
 
– L’opposition, au lieu de s’engager dans des discussions spéculatives sur le fait que l’AKP lancera un nouveau processus de résolution ou s’il ne s’agit que d’une ruse, devrait présenter sa propre stratégie pour la résolution de la question kurde. L’administration politique continuera à exploiter la question kurde et le processus de résolution tant que l’opposition ne précisera pas sa stratégie. Je parle de l’opposition qui explique clairement en termes généraux quel type de processus de résolution elle projette dans le cas d’une victoire électorale ; pas sur un processus impliquant AKP. Il est crucial pour l’avenir de la Turquie qu’un consensus sur une stratégie de résolution soit atteint entre les partis d’opposition, y compris le HDP, si la question kurde doit être résolue pacifiquement et dans le contexte d’une Turquie unifiée.
 
C’est comme ça que je vois la situation » , a écrit Demirtaş dans une tribune publié par le journal Yeni Yaşam.
 

L’armée turque massacre des mulets au Kurdistan d’Irak

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KURDISTAN DU SUD – Dans sa guerre visant la guérilla kurde au Kurdistan irakien, l’armée turque détruit également la nature et massacre les animaux domestiques, dont de nombreux mulets, dans les villages vidés de leurs habitants par les attaques turques.
 
Il n’y a pas une seule montagne, colline, plaine, vallée ou sentier qui n’ait été ciblé par les frappes aériennes turques dans les régions de Zap, Avashin et Metina, au Kurdistan d’Irak. Partout où les guérillas de la liberté du Kurdistan sont présentes, elles deviennent une cible pour les avions de chasse turcs. Les montagnes, les pierres, les arbres et l’eau dans l’espace de vie des guérilleros sont constamment ciblés par l’armée de l’air turque.
 
Les mules utilisées par les populations locales pour subvenir à leurs besoins ne sont pas non plus épargnées par la brutalité turque. Les animaux sont victimes des violentes attaques de la Turquie.
 
La sauvagerie commise contre les mules des habitants de la région démontre non seulement l’étendue de la peur de l’État turc mais prouve également l’aspect sauvage de l’État turc qui est dépourvu d’humanité.
 
L’Etat turc est hostile non seulement aux Kurdes et au Kurdistan mais aussi à tout ce qui leur appartient.
 
ANF

SYRIE. Une commandante des YPJ assassinée par la Turquie à Raqqa

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SYRIE / ROJAVA – Un drone turc a tué Mizgin Kobanê, une commandante kurde des YPJ, et blessé deux autres combattants à Raqqa le samedi 2 juillet.
 
Le bureau de presse des Forces démocratiques syriennes (FDS) a annoncé le martyre de la commandante Mizgin Kobanê, 32 ans, lors de l’attaque turque d’hier à Raqqa.
 
L’attaque d’un drone turc a fait un mort et blessé deux autres combattants.
 
Le bureau de presse des FDS a déclaré le communiqué suivant:
 
« L’État turc récalcitrant continue de cibler et d’attaquer le Rojava, dans le but de détruire les acquis de la Révolution qui ont été obtenus grâce au sang de milliers de martyrs de notre peuple et de dizaines de martyrs internationaux qui ont rejoint la Révolution de différents pays du monde.
 
L’État turc ne respecte pas les lois et coutumes internationales et il est contre la liberté des femmes. Ainsi, il cible constamment les femmes affiliées à la révolution du Rojava.
 
Récemment, il a montré son visage agressif contre les femmes libres.
 
Nous sommes la puissance qui défend le Rojava et le nord et l’est de la Syrie, et nous ne resterons pas les bras croisés pendant que notre révolution est ciblée, et nous ne bougerons pas d’un pouce ni ne reculerons. Notre décision est de protéger la Révolution et ses acquis et d’étendre ses impacts.
 
Le 2 juillet, l’État d’occupation turc récalcitrant a visé avec un drone le véhicule de Mizgin Kobane, une commandante des FDS, provoquant son martyre et blessant deux autres camarades.
 
Tout d’abord, nous exprimons nos sincères condoléances à la famille de la martyre Mizgin, et nous promettons de vaincre l’occupation, de protéger la Révolution et de réaliser les rêves de nos martyrs dans un pays libre, et nous souhaitons un prompt rétablissement à nos camarades blessés.
 
La commandante Mizgin Kobane, de son vrai nom « Siham Muslim », a rejoint très tôt la révolution du Rojava. « Mizgin Kobane » vient de la ville de résistance de Kobanê, a grandi dans une famille patriote, a fait ses premiers pas dans la vie révolutionnaire, et elle a grandi avec un esprit de résistance et de liberté ancré dans sa pensée et sa foi profonde. Elle n’a jamais baissé la tête devant les occupants, mais a mis toutes ses énergies mentales et intellectuelles à promouvoir les femmes libres, à devenir un symbole de la résistance des femmes et à l’organiser.
 
De cette énergie vitale, elle a enrichi et décoré notre lutte d’Alep à Sri Kanih/Ras al-Ain. Les expériences qu’elle a acquises à Alep, partagées avec ses camarades et combattants dans toutes les batailles et fronts où elle a participé et démontré les femmes révolutionnaires luttant contre les complots et les plans des occupants. Avec son esprit ouvert à la vie et à la révolution et par la philosophie de la libération des femmes, la peur et la terreur ont été introduites dans le cœur des occupants.
 
Nous, au sein des FDS, exprimons une fois de plus nos condoléances à la famille de notre camarade Mizgin, et nous disons aux forces d’occupation que notre association avec nos martyrs est la force qui nous fera réaliser les représailles, qui est une tâche révolutionnaire que nous poursuivons nos épaules. Sur cette base, nous nous engageons à exercer des représailles pour notre camarade Mizgin et tous nos martyrs contre les ennemis de la liberté et la femme qui lutte.
(…) »
 
ANF

20 000 drapeaux pour le Rojava au festival Fusion

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ALLEMAGNE – Lors d’un concert de Mal Élevé au Fusion Festival, en Allemagne, 20 000 drapeaux des forces kurdes YPG et YPJ ont été agités par la foule pour saluer le prochain anniversaire de la révolution du Rojava.
 
Après une pause de deux ans en raison de la crise sanitaire mondiale, le Fusion Festival* à Lärz, Mecklenburg a repris ce jeudi. Plus de 70 000 personnes feront la fête au festival de musique et de culture jusqu’à lundi matin. Jeudi, c’était le concert du musicien et activiste Mal Élevé, qui tourne en solo depuis la dissolution des Irie Révoltés (groupe multi-genres allemand, originaire de Heidelberg). A l’occasion du prochain anniversaire de la révolution du Rojava, qui fête ses dix ans le 19 juillet, 20 000 drapeaux des YPG et YPJ ont été agités au son unique d’un mélange de reggae, dancehall, ska, rap et punk. La Gauche interventionniste (iL) Berlin est à l’origine de l’action « 20 000 drapeaux pour le Rojava » .
 
Les roganisateurs de l’action ont déclaré: « Nous voulons dire merci : merci d’avoir écrasé Daech et sauvé les Yézidis d’un certain génocide. Merci pour votre force et votre résistance contre l’impérialisme et le nationalisme. Merci pour votre théorie et votre pratique féministes, dont nous apprenons. Et surtout : Merci de préserver notre espoir d’un monde meilleur. Vive la résistance au Rojava ! Bijî Berxwedana Rojava ! »
 
Fusion
 
Fusion a lieu chaque année en été depuis 1997 sur un ancien aérodrome militaire près du lac Müritz dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale. Le spectacle s’étend sur quatre jours et s’accompagne d’événements culturels tels que des représentations théâtrales, des installations artistiques et des performances artistiques. La fusion est organisée par l’association Kulturkosmos. Loin de la vie quotidienne, une société parallèle d’un genre très particulier va se créer : « Dans un état d’urgence collectif, un carnaval des sens se déroule dans un lieu sans temps, où l’aspiration à un monde meilleur se reflète pour nous tous », déclarent les organisateurs. (ANF)
 
*Le Festival Fusion est un festival de musique, performances de théâtre et d’autres activités, qui se tient chaque année depuis 1997 pendant quatre jours sur l’ancien aérodrome militaire soviétique de Rechlin-Lärz sur le plateau des lacs mecklembourgeois à environ 130 km au nord de Berlin.