Au Kurdistan du Sud, en une semaine, l’EI a tué 20 peshmergas et 3 civils

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – Depuis la semaine dernière, plusieurs attaques menées par DAECH ont fait 23 victimes dans la région kurde d’Irak, montrant de nouveau la faiblesse des peshmergas (combattants kurdes), malgré les armes qu’ils avaient reçues de la coalition internationale pendant de la lutte contre DAECH.
 
Le politologue Hardy Mède donne deux explications majeures à ces attaques qui seraient en partie dues aux faiblesses des peshmergas. Il s’agirait du fait que les peshmergas ne soient pas une force nationale mais plutôt des milices dirigées par les partis KDP et l’UPK*, deux partis rivaux qui co-dirigent le Kurdistan d’Irak depuis 3 décennies…
 
Quand aux attaques menées DAECH / ISIS près de Kirkouk et de Makhmur, selon Mède, les terroristes de l’État Islamique (EI) n’auraient pas mené ces attaques sans la permission tacite des Hachd al-Chaabi (Unités de mobilisation populaire – UMP) pro-Iran. Mais on ne sait pas les raisons qui poussent les Hachd al-Chaabi a faire pression sur les Kurdes d’Irak en « encourageant » DAECH à attaquer la région. Est-ce en lien avec la formation du future gouvernement irakien dans lequel les Kurdes ont leur mot à dire, ou est-ce en rapport avec la présence toujours plus accrue des forces turques dans la région (qui soit disant combattent le PKK) pour leur signifier qu’ils piétinent le pré-carré iranien en Irak…
 
Hardy Mède a déclaré sur Twitter que « Le personnel politique du GRK [Gouvernement Régional du Kurdistan] répète sans cesse que les problèmes des peshmerga sont liés au fait qu’ils ne sont pas armés. Je suis persuadé que le problème vient d’ailleurs: ils ne sont pas institutionnalisés ni disciplinés. Il y a manque de sérieux et d’Ordre. »
 
Au sud-ouest d’Erbil, des villages entiers se vident de peur de Daech. Suite à son évacuation hier, le village Lêhiban a été aujourd’hui incendié par les jihadistes de Daech. Depuis des mois j’essaye d’alerter l’opinion publique, il est temps de prendre Daech au sérieux.
 
Depuis hier, le personnel politique irakien et les représentants de l’armée parlent d’un vide sécuritaire qui selon eux sert à Daech. Tout le monde sait qu’il y a un vide. L’essentiel est de se demander comment ce vide se crée? Qui le crée? Selon moi, il est volontairement créé! »
*Le Parti démocratique du Kurdistan (KDP) est dirigé par la famille Barzanî tandis que la famille Talabanî dirige l’Union patriotique du Kurdistan (UPK).

3 femmes kurdes assassinées à Paris: sans justice, la France restera coupable

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PARIS – A la veille du 9e anniversaire de l’assassinat des activistes kurdes (Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez) à Paris par un agent des renseignements turcs (MIT), la justice française n’a toujours pas poursuivi les commanditaires qui sont derrière ce triple meurtre. C’est dans ce climat de colère et de détermination que la communauté kurde manifestera de nouveau à Paris, le samedi 8 janvier 2022.
 
Pour le Mouvement des Femmes kurdes en France (TJK-F) et le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F), tant que la justice ne sera pas rendue dans ce dossier se heurtant au secret-défense, la France se rend coupable dans ce triple meurtre commandité depuis Ankara où se trouve le siège des renseignements turcs.
 
Les deux organisations kurdes invitent les amis des Kurdes et tous ceux épris de justice à venir manifester à leurs côtés pour la neuvième année consécutive à Paris – Gare du Nord, sur les lieux du crime resté impuni.
 
Voici le communiqué co-signé par le TJK-F et le CDK-F:
 
SANS JUSTICE, LA FRANCE RESTERA COUPABLE!
 
 
Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz (Sara), co-fondatrice du PKK, Fidan Dogan (Rojbîn), représentante en France du Congrès national du Kurdistan (KNK), et Leyla Saylemez (Ronahî), membre du mouvement de jeunesse kurde, étaient sauvagement assassinées à Paris. Neuf ans après ce massacre, la justice fait toujours défaut.

La première instruction ouverte au lendemain des faits allait révéler que le massacre avait été commandité et planifié par l’agence du renseignement turc (MIT). Pourtant, suite à la mort du tireur, Ömer Güney – qui serait décédé en prison d’une tumeur au cerveau en décembre 2016 -, la justice française a décidé de clore le dossier au prétexte que « l’assassin présumé étant mort, l’action publique est éteinte ». Par la suite, deux hauts fonctionnaires du MIT capturés par les forces armées du PKK ont révélé des informations cruciales sur la planification du triple assassinat, indiquant notamment que celui-ci avait été commis avec l’assentiment d’Erdogan qui était alors premier ministre.

Une autre évolution importante tient à une procédure pénale engagée en Belgique suite à une tentative d’assassinat contre des politiciens kurdes. Les investigations menées dans le cadre de cette affaire ont révélé que certaines des personnes mises en cause, ainsi que İsmail Hakkı Musa, alors ambassadeur de Turquie à Paris, étaient Impliqués dans les assassinats.

Se fondant sur ces nouveaux éléments, les avocats des familles des victimes ont obtenu l’ouverture d’une nouvelle instruction qui dure maintenant depuis trois ans. Cependant, prétextant le « secret-défense », les autorités françaises refusent toujours de partager avec les juges les informations détenues par leurs services de renseignement.

Ce refus qui fait obstacle à la manifestation de la vérité constitue une entrave politique à la mission du juge d’instruction. Ainsi, le gouvernement français maintient dans l’impunité un crime terroriste commis sur son territoire par les services secrets turcs. Ne pas lever le Secret-défense revient à un déni de justice intolérable. Tant que la vérité et la justice seront dans l’ombre, la France restera coupable!

Comme chaque année à la date anniversaire du massacre, nous, organisations kurdes en France, appelons à descendre dans les rues afin de réclamer justice pour Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez. Faisons entendre nos voix à ceux qui refusent d’entendre la quête de justice des familles et du peuple kurde depuis 9 ans:

Erdogan est le commanditaire du massacre, il doit être jugé!
Le secret-défense ne peut obstruer la justice!
Les intérêts économiques et politiques ne peuvent être placés au-dessus de la justice!
Tant qu’il n’y aura pas de justice, vous resterez coupable!

À Paris, nous vous donnons rendez-vous samedi 8 janvier 2022, à 12h00, pour une grande marche au départ de la Gare du Nord jusqu’à la place de la République où aura lieu un meeting.

Nous vous invitons par ailleurs à participer aux autres manifestations organisées en hommage aux trois militantes kurdes, à l’occasion du 9ème anniversaire du massacre:
-Marche blanche mercredi 5 janvier 2022, à 11h00, du Centre démocratique du Kurdistan (16 rue d’Enghien) jusque devant les locaux du centre d’information du Kurdistan (CIK, 147 rue La Fayette) où le massacre a eu lieu. Vous pourrez à cette occasion déposer des fleurs pour rendre hommage aux trois femmes.
-Cérémonie d’hommage dimanche 9 janvier 2022, à 12h30, devant le 147 rue La Fayette.

Mouvement des Femmes kurdes en France (TJK-F)
Conseil démocratique kurde en France (CDK-F)

MARSEILLE. Concert en solidarité avec les prisonniers kurdes arrêtés à Marseille, Paris et Draguignan

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MARSEILLE – En mars dernier, 10 militants kurdes étaient arrêtées par la brigade anti-terroriste à Marseille, Paris et Draguignan. Aujourd’hui 8 d’entre eux sont toujours en détention tandis qu’un autre est sous contrôle judiciaire. Ils sont accusés d’ «association de malfaiteurs terroriste criminelle» et de «financement d’entreprise terroriste [PKK]».
 
Le samedi 18 décembre prochain, le Collectif Antifasciste Marseillais et le Collectif Solidarité Internationaliste Marseille Kurdistan organisent un concert de solidarité avec ces prisonniers kurdes.
 
Entrée à prix libre RDV le 18 décembre 2021, à 20:30
Au Dar Lamifa
127 rue d’Aubagne
MARSEILLE

SYRIE. Les Kurdes portent un coup dur aux renseignements turcs au camp al-Hol

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SYRIE / ROJAVA – Les Forces de sécurité intérieures ont capturé des terroristes alors qu’ils tentaient de transférer des armes et des munitions au camp al-Hol abritant des membres de l’Etat islamique (DAECH / ISIS). Les terroristes auraient admis qu’ils avaient été transférés depuis Girê Spî occupée par la Turquie.
 
Plus de 60 000 membres de l’EI séjournent à Hol Camp, situé à 45 kilomètres à l’est de Hesekê. En plus des Irakiens et des Syriens, des milliers de familles de l’Etat islamique ressortissants de 48 pays vivent dans le camp.
 
Alors que les services de renseignement turcs (MIT) établissent des réseaux pour secourir les membres de l’Etat islamique emprisonnés du camp, ils travaillent également dur pour que l’Etat islamique s’empare du camp.
 
Il existe un réseau sophistiqué de mercenaires qui s’étend des zones occupées par les Turcs au camp al-Hol.
 
Le 28 février 2021, les Forces de sécurité intérieure de la Syrie du Nord et de l’Est ont mené une opération intitulée « Opération humanitaire et de sécurité » dans le camp où les structures des cellules secrètes de l’Etat islamique étaient en train de se réorganiser.
 
À la suite de l’opération, alors que des dizaines de cellules ont été détruites, plus de 200 membres de gangs, dont des émirs de l’Etat islamique, ont également été capturés.
 
L’État islamique, durement touché par l’opération de février, a commencé à se réorganiser. Les membres de gangs qui se sont infiltrés parmi les réfugiés et qui étaient passifs ont été mobilisés pour une « réorganisation ».
 
Les Forces de sécurité intérieure, qui assuraient la sécurité du camp, ont mené des opérations sur un renseignement reçu il y a quelques jours. Ils ont saisi les armes et les munitions que l’on tentait d’introduire dans le camp. À la suite de l’opération, 6 fusils AK-47, 48 magazines, 1 350 balles, 7 grenades, 7 gilets militaires et 1 uniforme militaire ont été saisis.
 
Dans leurs premières déclarations, les membres du gang capturés ont admis que les munitions provenaient de Girê Spi, qui est sous occupation turque, et qu’il y a un grand mouvement en cours.
 
Les mouvements de l’Etat islamique dans le camp d’al-Hol ont été menés à partir d’Idlib jusqu’à l’occupation de Girê Spî en octobre 2019. Après que l’État turc ait occupé Girê Spî, il y a déplacé le Centre d’opérations d’al-Hol et a amené un membre de gang nommé Cerrah Abu Omor (secouru par le MIT) à sa tête.
 
Abu Walid, l’un des émirs de l’Etat islamique capturés, et sa cellule ont avoué qu’ils avaient reçu toutes leurs instructions d’action et d’activité dans le camp de Cerrah Abu Omar, qui était dans le camp auparavant et a été emmené à Girê Spi par le MIT.
 

MARSEILLE. Les Kurdes mobilisés du 4 au 10 décembre

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MARSEILLE – Du samedi 4 décembre au vendredi 10 décembre, les militants kurdes de Marseille se rassemblent au vieux port (Canebière) dans le cadre de la campagne internationale « Justice pour les Kurdes ». Ils demandent à l’Europe le retrait du PKK de sa liste des organisations terroristes.
 
RDV du samedi 4 décembre au vendredi 10 décembre, de 11h à 16h, en bas de la Canebière, place Général De Gaulle
 
« Dans l’intérêt de la paix, de la démocratie et des droits humains, nous demandons au Conseil de l’Union européenne de retirer le PKK de la liste des organisations terroristes. » déclare le communiqué du Centre de la Communauté Démocratique Kurde de Marseille et du Collectif Solidarité Kurdistan 13 (CSK 13)

PARIS. Manifestation contre l’expulsion d’un politicien kurde vers la Turquie

PARIS – Mezher Kartal, un politicien kurde d’HDP qui a demandé asile en France est menacé d’expulsion vers la Turquie. Il est enfermé au Centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot depuis plus de quatre mois et demi. Une manifestation est prévue aujourd’hui, samedi 4 décembre à 14 heures, devant le CRA où Kartal est détenu.
 
Voici le communiqué publié par le Comité de soutien à Mezher Kartal
 
« Non à l’expulsion de Mezher vers la Turquie !
 
Notre ami et camarade Mezher Kartal, membre important de la section du HDP (le Parti démocratique des peuples) de la ville de Diyarbakır, est enfermé au Centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot depuis le 17 juillet dernier, soit plus de quatre mois et demi.
 
Notre camarade, persécuté en Turquie, comme l’est sa famille, a été jugé et condamné en raison de ses opinions politiques, mais aussi du fait qu’il soit kurde tout simplement. C’est la raison pour laquelle Mezher a dû quitter son pays en s’exilant en Europe afin de demander l’asile à un pays de l’Union. Il est arrivé en France pour demander l’asile aux autorités françaises qui le lui ont refusé. Depuis cette date, il a fait un appel auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) mais cet appel n’est pas suspensif en CRA : c’est tout simplement scandaleux, car pour l’instant, aucune date d’audience ne lui a été communiquée et il peut très bien se faire expulser avant de passer devant la CNDA où il aurait une chance d’obtenir l’asile !
 
Le 18 novembre a déjà eu lieu un rassemblement de soutien à Mezher devant le CRA du Mesnil. Les revendications demandant sa libération n’ont, semble-t-il, pas été entendues.
 
Nous avons appris le 28 novembre qu’une place en avion a été réservée pour l’expulser le 5 décembre vers la Turquie et le remettre aux autorités turques. C’est à dire l’envoyer en prison pour de nombreuses années en Turquie. Comme les autres retenu·e·s de tous les CRA de France, il refuse les tests PCR (même si depuis 3 mois, le fait de refuser ces tests est passible de plusieurs mois de prison), ce qui logiquement empêche l’expulsion. Les autorités judiciaires menacent maintenant de passer outre.
 
Arrivé avec sa femme, qui elle a été libérée, ils risquent maintenant d’être séparées. Depuis qu’il est parti de Turquie, sa famille a encore été persécutée par la police. Si Mezher est expulsé, il est à craindre un traitement violent et de nouveaux procès avec de très longues condamnations. Il est impossible pour nous de s’imaginer qu’il pourrait passer sa vie en prison en Turquie.
 
La situation de notre camarade fait écho au traitement inhumain que subissent les détenus au Mesnil-Amelot ainsi que dans tous les CRA et dont les conditions de détention ne cessent de se détériorer depuis le début de l’épidémie. Des émeutes ont éclaté ces derniers mois et des cas de Covid sont avérés sans mesures sanitaires adaptées. L’accès aux soins est aléatoire, les violences policières sont quotidiennes et des pressions sont exercées pour effectuer les tests PCR en vue de l’expulsion.
Nous dénonçons cette politique répressive envers les personnes exilées, ce système d’emprisonnement qui ne dit pas son nom et la mise en danger de personnes en cette période de crise sanitaire.
 
Nous – amis, camarades, membre de syndicats et de collectifs de soutien aux demandeurs d’asile, membres kurdes du l’Union démocratique en Europe –, exigeons des autorités judiciaires et administratives de stopper cette expulsion illégale, de le libérer immédiatement, et de lui accorder l’asile politique auquel il a droit.
 
Liberté pour Mezher ! Liberté pour tou.te.s !
 
Rendez-vous devant le CRA du Mesnil-Amelot le samedi 4 décembre à 14h (4 rue de Paris 77990 Le Mesnil-Amelot près de Roissy)
 
Pour mettre la pression et demander la libération de Mezher, n’hésitez pas à appeler le CRA au 01.60.54.40.00 / 01.60.54.40.60 ou la préfecture au 01.64.71.77.77
 
Pour tout contact : liberte-mezher@riseup.net »
 

PAYS-BAS. 50 manifestants kurdes arrêtés au siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques

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LA HAYE – Hier, la police a interpellé 50 manifestants kurdes qui ont pénétré sur le site de l’organisme mondial de surveillance des armes toxiques (OIAC) dénonçant son silence face à l’utilisation par la Turquie d’armes chimiques au Kurdistan de l’Irak.
 
Vendredi, dans la ville néerlandaise de La Haye, une cinquantaine de militants ont été placés en garde à vue lors d’une action de désobéissance civile devant le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Ils dénonçaient l’utilisation continue d’agents chimiques par l’armée turque contre le PKK au Kurdistan du Sud (nord de l’Irak) et l’inaction de l’OIAC.
 
Des allégations d’utilisation d’armes illégales contre la guérilla circulent depuis le début des opérations d’occupation turques dans les régions d’Avaşîn, Zap et Metîna, lancées en avril. Ce faisant, Ankara viole ouvertement le droit international de la guerre, mais l’Occident ne se voit pas prêt à agir. Malgré des faits avérés et de nombreux éléments de preuve, les appels des institutions kurdes demandant d’enquêter sur les accusations tombent dans l’oreille d’un sourd.
 
L’OIAC est une organisation internationale indépendante créée par les États parties à la Convention sur les armes chimiques. Il surveille le respect et la mise en œuvre de cette Convention et fixe le cadre de la destruction des armes chimiques. Cette semaine, la 26e Conférence des Parties à l’OIAC s’est réunie à La Haye. « Nous avons profité de cette date pour rappeler à l’organisation ses devoirs, également au nom de l’Initiative contre les armes chimiques au Kurdistan, et lui demander d’enquêter sur l’étendue des attaques aux armes chimiques menées par centaines par l’armée turque dans le sud du Kurdistan depuis avril », a déclaré un porte-parole du mouvement de la jeunesse kurde à propos de l’action.
 
« Nous exigeons que l’OIAC, les Nations Unies et la Croix-Rouge internationale incluent l’utilisation d’armes interdites au Kurdistan dans leur ordre du jour. Il doit y avoir une enquête indépendante sur l’utilisation par la Turquie d’armes chimiques à Metîna, Zap et Avaşîn et des sanctions contre Erdogan gouvernement. Le Congrès national du Kurdistan (KNK) est en possession d’échantillons de la région touchée. Les institutions auxquelles nous nous adressons aujourd’hui sont invitées à examiner ces échantillons et à partager les résultats avec le public », a déclaré le militant.
 
Les militants arrêtés ont été emmenés pour être identifiés et poursuivis pour intrusion.
 

Ochy Curiel salue la révolution féministe du Rojava

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Anthropologue et musicienne Rosa Inés Curiel Pichardo a envoyé un message de solidarité aux femmes du Rojava / Syrie du Nord et de l’Est expliquant que leur lutte est porteuse d’espoir pour tous les peuples du monde.
 
Un peu partout dans le monde, les femmes continuent leurs actions dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui a lieu le 25 novembre de chaque année. Le slogan kurde «Femmes, vie, liberté [Jin, Jîyan, Azadî]» est devenu un slogan mondial qu’on pouvait également lire sur des banderoles au Kurdistan, au Mexique ou en France…
 
La révolution féministe du Rojava montre qu’il existe une possibilité de vivre une vie différente. La violence contre les femmes augmente d’année en année, mais les femmes du Rojava (Kurdistan occidental) embrassent la révolution.
 
La professeure et artiste féministe dominicaine Ochy Curiel Pichardo, alias Ochy Curiel, fait partie de ces femmes qui veulent étendre la révolution féministe du Rojava à travers le monde en formant des alliances.
 
Dans un entretien accordé à l’agence ANHA, Ochy Curiel a mentionné son admiration pour la révolution féministe dans le nord et l’est de la Syrie et a noté qu’elle était très importante pour la libération des femmes.
 
Ochy Curiel Pichardo a expliqué que le meurtre des sœurs Mirabal n’a pas seulement affecté les Dominicains, mais a également affecté de nombreux endroits dans le monde. Ochy Curiel Pichardo a déclaré qu’après le meurtre de Trujillo, les sœurs Mirabal sont devenues un exemple de la lutte contre l’injustice dans le pays, en particulier le peuple dominicain.
 
Ochy Curiel Pichardo a dit que les Dominicains et les femmes s’étaient également battus avant et après les sœurs Mirabal, et a expliqué que dès le début le peuple s’était soulevé contre l’ordre esclavagiste et colonial depuis le début et que les sociétés africaines pauvres et dominicaines s’étaient soulevées contre le pouvoir et la violence.
 
Elle a noté que la lutte ne doit pas être uniquement contre les crimes contre les femmes et a déclaré que « parmi les assassinés se trouvent des femmes noires et des femmes autochtones, les pauvres ainsi que les dirigeants sociaux. Il doit y avoir une lutte contre toutes les pressions. Les peuples ont besoin d’une lutte commune. »
Ochy Curiel Pichardo a envoyé un message de solidarité et de soutien aux femmes du nord et de l’est de la Syrie disant que cette lutte n’était pas seulement une lutte pour les femmes du nord et de l’est de la Syrie, mais pour tous les peuples du monde. « À mon avis, c’est très important pour un projet de libération. »
 
Elle a expliqué qu’ils voulaient une vie exempte de racisme, de classe et de nationalisme et a déclaré: « Je veux une vie qui attache de l’importance à la communauté et à la formation de la société. Une vie où la musique, la poésie, l’art, la science et la production sont au centre. Et c’est pourquoi je me bats tous les jours. »
 
Qui est Ochy Curiel Pichardo ?
 
Elle est née en République dominicaine et réside en Colombie. Elle est universitaire, écrivaine, chanteuse et anthropologue social. Elle est membre de la Société d’éducation latino-américaine et des événements féminins. Elle est également professeur à l’Université nationale de Colombie et à l’Université de Jafriana.
 

L’Allemagne bannit de l’espace Schengen le journaliste britannique Matt Broomfield qui travaille sur le Rojava

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L’Allemagne est de loin le pays européen qui travaille activement contre les Kurdes, qu’ils vivent en Europe ou au Rojava, au Kurdistan du Nord… Son partenariat économique avec la Turquie la pousse à criminaliser les Kurdes et tous ceux qui s’intéressent à la question kurde de manière objective. La dernière victime à faire les frais des actions anti-kurdes est le journaliste britannique Matt Broomfield.
 
Le journaliste britannique Matt Broomfield a été emprisonné en Grèce et interdit d’entrée dans les pays membres de Schengen au motif qu’il soutenait l’Administration démocratique autonome du nord et de l’est de la Syrie. La demande venait d’Allemagne qui a également interdit à la militante espagnole Maria V. d’entrer dans le pays pendant 20 ans…
 
Broomfield, qui est resté au Rojava pendant trois ans, écrivait sur les développements au Rojava pour les médias britanniques « Vice », « Independent» et « New Statesman ». C’est précisément l’intérêt étroit de Broomfield pour la révolution du Rojava qui aurait effrayé les pays occidentaux, en particulier l’Allemagne.
 
Broomfield voulait se rendre en Italie en ferry depuis la Grèce le 27 avril 2021, mais a été arrêté par la police italienne et remis aux autorités grecques. Après avoir été détenu dans des centres de déportation pendant deux mois, il a été expulsé vers l’Angleterre.
 
Broomfield ne peut entrer dans aucun pays de l’espace Schengen
 
Broomfield, qui a écrit sur son blog ce qui lui est arrivé en Grèce, a déclaré que lorsqu’il a été expulsé vers son pays, l’Angleterre, les autorités grecques l’ont informé qu’il était interdit d’entrer dans les pays membres de Schengen.
 
Le journaliste a indiqué qu’il ne pouvait pas entrer dans les pays de l’espace Schengen, c’est-à-dire les 26 pays couverts par l’Accord sur la zone de libre circulation, et a précisé que la demande venait d’Allemagne.
 
Rappelant qu’il a été détenu par des policiers lourdement armés qui l’attendaient à son arrivée dans la ville portuaire d’Ancône en Italie, puis remis à la Grèce et détenu dans des prisons de haute sécurité à Corinthe et à Petrorali, où des réfugiés sont détenus, Broomfield a ajouté : « Les conditions de vie dans les deux prisons étaient très mauvaises. Il y avait 40 personnes dans une petite salle. Ils m’ont délibérément traité comme un réfugié illégal pendant des semaines. Puis ils m’ont expulsé, déclarant que je ne pouvais pas entrer dans l’espace Schengen pendant 10 ans à la demande de l’Allemagne. Tout ce qu’on m’a dit, c’est que cette décision a été prise parce que je soutiens l’Administration démocratique autonome du nord et de l’est de la Syrie. » (ANF)
 

Le Conseil de l’Europe (re)demande à la Turquie de libérer Selahattin Demirtas

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STRASBOURG – Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a de nouveau demandé la libération immédiate du politicien kurde Selahattin Demirtaş. Le comité a également lancé une procédure d’infraction contre la Turquie pour son non-respect de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme concernant la détention illégale du mécène Osman Kavala.
 
Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a abordé les violations de l’État turc lors de ses réunions du 29 novembre au 2 décembre. Lors de sa séance du premier décembre, le Comité avait abordé la situation dans la prison d’Imrali, où le leader kurde Abdullah Öcalan est détenu depuis 1999.
 
La commission a décidé d’ouvrir une « procédure d’infraction » contre la Turquie, notamment concernant la détention de l’homme d’affaires Osman Kavala.
 
Le comité a donné au gouvernement turc jusqu’au 19 janvier 2022 pour présenter son point de vue sur Kavala.
 
Le comité a également demandé la libération immédiate de l’homme politique kurde Selahattin Demirtaş, ancien coprésident du HDP (Parti démocratique du peuple), qui est toujours en prison.
 
Il a exhorté la Cour constitutionnelle turque (AYM) à statuer sur les demandes conformément aux décisions de la CEDH. (ANF)
 
Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe, chargé de veiller à l’exécution des décisions de la CEDH, a adressé «une mise en demeure à la Turquie dans l’affaire Kavala» qui est une première étape d’une longue procédure qui pourrait aboutir à des sanctions.
 
C’est seulement la deuxième fois que cette organisation qui siège à Strasbourg recourt à cette procédure, après l’avoir employée une première fois contre l’Azerbaïdjan en 2017. En décembre 2019, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait jugé que le placement en détention d’Osman Kavala avait eu lieu «en l’absence d’éléments de preuve à charge suffisants», et avait pour objectif de «le réduire au silence» et de «dissuader d’autres défenseurs des droits de l’Homme». (AFP)