L’Allemagne bannit de l’espace Schengen le journaliste britannique Matt Broomfield qui travaille sur le Rojava

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L’Allemagne est de loin le pays européen qui travaille activement contre les Kurdes, qu’ils vivent en Europe ou au Rojava, au Kurdistan du Nord… Son partenariat économique avec la Turquie la pousse à criminaliser les Kurdes et tous ceux qui s’intéressent à la question kurde de manière objective. La dernière victime à faire les frais des actions anti-kurdes est le journaliste britannique Matt Broomfield.
 
Le journaliste britannique Matt Broomfield a été emprisonné en Grèce et interdit d’entrée dans les pays membres de Schengen au motif qu’il soutenait l’Administration démocratique autonome du nord et de l’est de la Syrie. La demande venait d’Allemagne qui a également interdit à la militante espagnole Maria V. d’entrer dans le pays pendant 20 ans…
 
Broomfield, qui est resté au Rojava pendant trois ans, écrivait sur les développements au Rojava pour les médias britanniques « Vice », « Independent» et « New Statesman ». C’est précisément l’intérêt étroit de Broomfield pour la révolution du Rojava qui aurait effrayé les pays occidentaux, en particulier l’Allemagne.
 
Broomfield voulait se rendre en Italie en ferry depuis la Grèce le 27 avril 2021, mais a été arrêté par la police italienne et remis aux autorités grecques. Après avoir été détenu dans des centres de déportation pendant deux mois, il a été expulsé vers l’Angleterre.
 
Broomfield ne peut entrer dans aucun pays de l’espace Schengen
 
Broomfield, qui a écrit sur son blog ce qui lui est arrivé en Grèce, a déclaré que lorsqu’il a été expulsé vers son pays, l’Angleterre, les autorités grecques l’ont informé qu’il était interdit d’entrer dans les pays membres de Schengen.
 
Le journaliste a indiqué qu’il ne pouvait pas entrer dans les pays de l’espace Schengen, c’est-à-dire les 26 pays couverts par l’Accord sur la zone de libre circulation, et a précisé que la demande venait d’Allemagne.
 
Rappelant qu’il a été détenu par des policiers lourdement armés qui l’attendaient à son arrivée dans la ville portuaire d’Ancône en Italie, puis remis à la Grèce et détenu dans des prisons de haute sécurité à Corinthe et à Petrorali, où des réfugiés sont détenus, Broomfield a ajouté : « Les conditions de vie dans les deux prisons étaient très mauvaises. Il y avait 40 personnes dans une petite salle. Ils m’ont délibérément traité comme un réfugié illégal pendant des semaines. Puis ils m’ont expulsé, déclarant que je ne pouvais pas entrer dans l’espace Schengen pendant 10 ans à la demande de l’Allemagne. Tout ce qu’on m’a dit, c’est que cette décision a été prise parce que je soutiens l’Administration démocratique autonome du nord et de l’est de la Syrie. » (ANF)
 

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