TURQUIE. Journalistes kurdes détenues: On continuera à écrire en toutes circonstances

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Le jour de commémoration de l’assassinat du journaliste kurde Hafez Akdemir*, tué par des paramilitaires turcs le 8 juin 1992 à Diyarbakir (Amed), 21 journalistes kurdes ont été arrêtés dans une rafle policière à Amed. Les travailleurs de la presse kurde dénoncent la répression étatique qui les vise et le silence des médias turcs soi-disant opposants.
 
Deux des 21 journalistes kurdes détenus par la police turque hier à Diyarbakir (Amed) Gülşen Koçuk et Safiye Alagaş de l’agence féminine JINNEWS ont souligné que la solidarité est importante alors que la presse kurde est visée par le régime turc qui veut empêcher les journalistes d’informer le peuple et qu’elles continueront à écrire et à parler en toutes circonstances.
 
20 des des journalistes kurdes arrêtés hier à Amed
Dans le cadre des raids policiers menés à Diyarbakır hier matin, le siège de l’agence JINNEWS et les domiciles de nombreux journalistes ont été perquisitionnés. Au moins 21 journalistes kurdes, dont la directrice de l’information de l’agence JINNEWS Safiye Alagaş et sa rédactrice en chef Gülşen Koçuk, ont été arrêtées lors du raid.
Safiye et Gülşen, qui sont détenues au département de police de Diyarbakır, ont envoyé un court message par l’intermédiaire de leurs avocats.
« Nous avons été ciblées parce que nous étions impliquées dans le processus »
Les journalistes ont déclaré dans leur message : « Nous en avons vu un exemple avec l’opération menée sous le nom de « KCK » en 2011. (…) [La presse kurde est ciblée] car la presse libre raconte ce qui se passe dans cette région, notamment au Kurdistan. Nous avons vu une fois de plus que des voix dissidentes sont ciblées. »
« Nous continuerons à écrire »
Déclarant qu’il y a une solidarité organisée pour les journalistes emprisonnés et qu’elles sont heureuses quand elles l’entendent des avocats, les journalistes ont déclaré : « Nous sommes très, très heureuses d’avoir cette solidarité, en particulier dans de tels processus. Alors, on se dit qu’on va grandir comme ça, on va continuer à grandir solidairement. En regardant le présent, nous voyons comment le processus se répète en 2011. Mais nous continuerons à écrire et à parler en toutes circonstances. »
 
Hafez Akdemir*, correspondant du quotidien kurde Ozgur Gundem, a été abattu d’une balle dans la tête alors qu’il rentrait chez lui après le travail à Amed / Sur, le 8 juin 1992. Akdemir avait reçu des appels téléphoniques menaçants à cause des articles qu’il avait écrits sur l’organisation islamique Hezbollah et les paramilitaires turcs. Juste avant sa mort, il avait préparé deux articles, publiés seulement après son assassinat : le premier sur le Hezbollah et le second sur la fin de l’animosité entre deux tribus kurdes après la mort de certains membres du PKK.

La Turquie veut empêcher les manifestations kurdes en Europe

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A l’approche de la Journée internationale d’action contre l’occupation du Kurdistan et les attaques turques visant les Kurdes du Rojava et du Kurdistan d’Irak, le ministère turc des Affaires étrangères convoque les ambassadeurs européens les exhortant à interdire les manifestations kurdes à venir.
 
Dans une série de convocations par le ministère turc des Affaires étrangères, l’ambassadeur d’Italie à Ankara a été le dernier diplomate européen à être convoqué au ministère suite à des plaintes concernant des manifestations et des activités présumées du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
 
L’ambassadeur Giorgio Marrapodi a été informé lundi par le ministère de l’ « inquiétude » suscitée par une manifestation dans la capitale italienne Rome qui aurait affiché des symboles du PKK et des photos du dirigeant kurde emprisonné Abdullah Öcalan.
 
Comme l’a rapporté le journal turc Milliyet, les autorités italiennes ont été invitées à interdire ces manifestations et activités qui, selon le ministère turc, se sont déroulées « sous le couvert d’organisations non gouvernementales » .
 
Auparavant, le 3 juin, l’ambassadeur de Grèce à Ankara avait été convoqué au ministère turc des Affaires étrangères en raison de préoccupations concernant les activités du PKK dans son pays. Le ministère s’est plaint à l’ambassadeur Christodoulos Lazaris que le PKK faisait de la propagande en Grèce, le finançait et recrutait de nouveaux partisans.
 
Les ambassadeurs allemand et français à Ankara ont été convoqués au ministère turc des Affaires étrangères le 31 mai 2022 pour protester contre les manifestations organisées par les Kurdes dans ces pays. Le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a déclaré que les ambassadeurs avaient été informés du malaise de la Turquie face aux « événements organisés par le PKK » .
 
Les appels répétés du ministère turc des Affaires étrangères aux pays européens pour qu’ils interdisent les manifestations et les activités des militants kurdes coïncident avec l’appel de la campagne « Defend Kurdistan (Défendre le Kurdistan) » à manifester le 11 juin 2022 contre l’opération militaire et l’occupation du Kurdistan du Sud par la Turquie et l’offensive annoncée dans le nord et l’est de la Syrie.
 

Rapport très critique du Parlement européen concernant la dégradation de l’Etat de droit en Turquie

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Emprisonnement et persécution des défenseurs des droits humains, des journalistes, des opposants politiques et des militants kurdes… la Turquie a enregistré ses dernières années un recul net dans le domaine des droits fondamentaux dignes d’un État de droit alors que le pays est toujours officiellement candidat à l’entrée dans l’Union Européenne.
Sans progrès clairs et significatifs sur les réformes liées à l’UE, le Parlement européen ne peut pas envisager de reprendre les négociations d’adhésion avec la Turquie, ont déclaré les députés européens ce mardi.
 
Dans un rapport adopté mardi par 448 voix pour, 67 contre et 107 abstentions, les eurodéputés préviennent que malgré les déclarations répétées de la Turquie selon lesquelles elle souhaite devenir membre de l’UE, au cours des deux dernières années, le pays n’a cessé de revenir sur ses engagements en relation avec le processus d’adhésion.
 
Les députés ont déclaré mardi que sans progrès clairs et significatifs sur les réformes liées à l’UE, le Parlement ne peut pas envisager de reprendre les négociations d’adhésion avec la Turquie.
 
Le Parlement s’est félicité de la récente « légère amélioration des relations globales entre l’UE et la Turquie, en particulier des dialogues de haut niveau. Cette coopération renforcée a malheureusement coexisté avec des conflits réguliers, car les relations avec les États membres voisins de l’UE restent difficiles » .
 
Le rapport souligne la détérioration continue de la situation des droits de l’homme en Turquie. Les députés déplorent la pression juridique et administrative continue exercée sur la société civile et les défenseurs des droits humains, les avocats et les journalistes. Ils demandent à la Commission de fournir un financement suffisant pour les efforts en faveur de la démocratie en Turquie.
 
Importance d’une coopération étroite entre l’UE et la Turquie en matière de politique étrangère et de sécurité Saluant la volonté de la Turquie d’agir en tant que médiateur dans la guerre russe contre l’Ukraine, les députés soulignent l’importance vitale d’une bonne coopération UE-Turquie en matière de politique étrangère et de sécurité en ces temps difficiles et remercient le pays pour son alignement ferme sur l’OTAN et l’UE. En résumé, le Parlement européen « ne peut justifier à ce stade de modifier sa position concernant la suspension formelle des négociations d’adhésion avec la Turquie, qui sont effectivement au point mort depuis 2018. En défiant ouvertement les arrêts contraignants de la Cour européenne des droits de l’homme Droits concernant le cas d’Osman Kavala et d’autres, le gouvernement turc actuel a délibérément démoli toute aspiration à rouvrir le processus d’adhésion à l’UE en ce moment. » Objections turques aux candidatures de la Suède et de la Finlande à l’OTAN Les députés appellent le gouvernement turc à traiter de bonne foi les demandes d’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN, à s’engager de manière constructive dans les efforts visant à résoudre les éventuels problèmes en suspens et à s’abstenir d’exercer toute pression indue dans ce processus. Dans les graves circonstances actuelles, il est important que tous les alliés de l’OTAN agissent avec prévoyance et ratifient rapidement les protocoles d’adhésion des deux pays, soulignent-ils.
 

TURQUIE. Rafle de journalistes kurdes à Diyarbakir

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Au moins 16 journalistes kurdes ont été arrêtés lors de raids menés ce matin à Diyarbakir (Amed). Le coprésident de l’Association des journalistes Dicle Fırat (DFG), Serdar Altan, l’éditrice de la l’agence féminine kurde JINNEWS Safiye Alagaş, et le rédacteur en chef de l’Agence Mezopotamya (MA), Aziz Oruç, font partie des journalistes détenus.
 
Les journalistes arrêtés sont:
Safiye Alagaş, Serdar Altan, Aziz Oruç, Ömer Çelik, Suat Doğuhan, Ramazan Geciken, Berivan Karatorak, Esmer Tunç, Neşe Toprak , Zeynel Abidin Bulut, Mazlum Doğan Güler, Mehmet Şahin, Elif Üngür, İbrahim Koyuncu et Remziye Temel.
 
Le régime turc qui veut faire taire les journalistes kurdes les assassinait dans les années 1990, aujourd’hui, il les emprisonne, mais comme le dit si bien le journaliste Abdurrahman Gök, la vérité est têtue, quoiqu’il fasse, elle fait jour en perçant le voile de la terreur étatique turque.

LILLE. Teymour, l’enfant qui a survécu: un récit du génocide des Kurdes par Saddam

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LILLE – Dans le cadre d’une soirée kurde organisée par la compagnie La Pluie d’Oiseaux au théâtre de la Verrière, à Lille, venez assister à la lecture d’un texte basée sur le récit d’un survivant du génocide kurde (al-Anfal) commis par Saddam en 1988 et au vernissage d’une exposition des artistes Anne Benoît et Édith Henry ce jeudi 9 juin.
 
 
(D’après l’interview de Teymour réalisée par Arif Qorbani)
 
Teymour, avait douze ans en 1988. Il était Kurde dans l’Irak de Saddam Hussein. Une nuit, dans un désert, loin des montagnes qui l’ont vu naître, il a été le seul à survivre. Des centaines de femmes et d’enfants autour de lui ne verront plus le jour. Les hommes et les vieux avaient déjà disparus.
 
Un berger arabe chiite va soigner ses blessures et le confier à une famille en ville…
 
Plus tard les politiciens américains se serviront de lui.
 
Adaptation et lecture par Bertrand Foly
Musique : Juliette Kapla (voix) et Timothée Couteau (violoncelle)
 
Avec la présence et le témoignage d’Osman Sarkar, musicien et interprète à l’hôpital de Dunkerque qui, après la représentation, partagera ses connaissances des sombres années « Saddam » , de celles qui ont suivies et de la situation actuelle des kurdes, vivant au Kurdistan ou réfugiés en Europe.
 
18h : Inauguration de l’exposition suivi de la lecture à 19h
 
Deux artistes vont exposer des œuvres en lien avec le Kurdistan :
– Anne Benoît
– Édith Henry
 
exposition du 9 juin au 2 juillet
Sur rendez-vous en téléphonant au 09 52 23 35 63 ou par mail via contact@verriere.org
 
Anne Benoit :
 
Au départ, fascinée par les hommes et femmes combattants Kurdes, j’ai beaucoup regardé leurs images, leurs visages et leurs chars peints de signes très graphiques évoquant des armes, des flèches, des oiseaux, des grues, des envols… La beauté de ces signes contraste avec la tragédie que vivaient ces soldats souriants et fiers. Comme pour la série des paysages, j’ai mêlé des emprunts aux photos de presse et aux images à caractère historique, à d’autres éléments répétitifs qui donnent à ces peintures une visée plus générale sur les tragédies humaines. Apparaissent différents motifs, saturant l’espace. Parmi eux le chien loup est un guetteur, un témoin, une victime. La peinture « en réserve » nous montre un monde peuplé de fantômes.
 
L’ensemble du travail nous parle d’impuissance, la nôtre, d’angoisses sourdes et souterraines, mais en même temps d’une envie de comprendre l’indicible.
 
 
Edith Henry
 
Kurdistan? Pour moi, ce sont d’abord des rencontres – en premier de Rebwar Saeed (sa peinture, ses récits de vie dans la montagne kurde, la résistance, les bombardements chimiques – notre travail en collectif d’où est née l’association La Pluie d’Oiseaux), puis de bien d’autres, des femmes et des hommes souvent devenus mes amis. Ce sont des livres, des films, des peintures, des photos et mes nombreux voyages « là-bas ». Depuis 30 ans, je glane des mots, des bribes de récits, des objets, des bouts de tissus ou de poterie, je croque, j’accumule les souvenirs, des visages. Mes « matières kurdes ».
 
Ces œuvres exposées sont mes tentatives de les « digérer », de les transfigurer, de les rendre tangibles. C’est ma façon de les questionner, de leur donner de la consistance et de les partager tout en préservant leur part de fragilité et de secret.
 
Adresse:
Théâtre de la Verrière
28 Rue Alphonse Mercier, 59800 Lille

Prénoms kurdes

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PARIS – Pour les futurs parents qui cherchent des prénoms kurdes pour filles et garçons, voici une liste non exhaustive de prénoms kurdes dressée par l’Institut Kurde de Paris. (En espérant que vous y trouverez votre bonheur):
 
Prénoms pour fille
 
ADAN ADAR AGRÎN AHENG AJDA
AJÎN AJNA AJWAN ALA ALAL
ALÎN ALÛS AMAN ARA ARAN
ARAZ ARDA ARÎMAN ARÎN ARIYA
ARJEN ASÊ ASKA ASKÊ AŞNA
AŞTÎ ASTAN AVAN AVBÎN AVÎN
AVŞÎN AVZÊL AVZEN AWAZ AWÎNG
AWIRA AXÎN AXÎN AZADE AZÎN
AZÛ BADA BAHOZ BANEŞÎN BARAN
BARÊZ BARÛVE BAWAN BAWEŞEN BAWEŞÎN
BAZÊ BAZÎN BEDEW BEDEWCAN BEFRAW
BEFRÎ BEFRÎN BEGÎ BEHAR BEHÊZ
BEJÎN BÊJÎN BEJNA BEJNÊ BELALÛK
BELAR BELÊN BELÎBAN BÊLÎM BÊMAL
BENAW BÊNAW BÊNAZ BENDAN BENDEN
BENDEWA BENDEWAN BENEWŞ BENGÎN BERAFÎN
BERAW BERBANG BERÇEM BERDIL BEREM
BERFENDE BERFÎN BERHEM BERÎ BÊRÎ
BÊRÎCAN BERÎN BÊRÎWAN BERÎXAN BERKEN
BERMA BERMAL BERMALÎ BERSÎN BERWAR
BERZÊ BESÊ BESNA BÊWÎJAN BEWRAN
BEYAN BEYBÛN BEYSOS BEZMA BIHAR
BIHEŞT BIJARDE BIJEW BIJWÊN BIJYA
BÎNAHÎ BINEVŞ BIRCA BIRWA BIŞKUJ
BIWAR CAN CANAN CANÊ ÇAVGEŞ
ÇEMAN CÎHAN ÇÎMEN ÇINAR ÇIRÛSK
CIWANA CIWANCAN CIWANNAZ DABAN DARÎN
DAXAZ DELAL DEMGUL DERMAN DERSIMA
DESMAL DEVER DEWKEN DÎANA DICLE
DÎDAR DIHOK DILA DILAN DÎLAN
DILARA DILAWAZ DILBA DILBAZ DILBER
DÎLBER DILCAN DILKANÎ DILMEST DILNAZ
DILNÎGAR DILOCAN DÎLOK DILORÎN DILOVAN
DILPAK DILSOZ DILŞA DILŞÊN DILVAN
DILVÎN DILXOŞ DILXWAZ DÎMEN DÎWAN
DIYAR EDGAR EFSAN ELEGEZ ELIND
ENWA ERDELAN ERDEM ERNEWAZ ERZEN
ERZO ESMER ESMERCAN ESMERXAN ESMÎXAN
ESRÎN ESTÊR ETÛN EVÎN EVSER
EWAZ EWÎN EWRÎN EXTER EZCAN
EZÎN EZMA EZO FELEK FERAŞÎN
FERMAN FERZÊ FERZÎNE FÎDAN FÎLYA
FÎRYA FIRYAL GAZÎN GELAVÊJ GELAZ
GERDAN GERDANA GERDANGAZ GERDEW GERDÎN
GERDÛN GEŞA GEŞÎN GEVER GEWHER
GEWRÊ GEZÎNE GEZÎZA GILÊNE GILYA
GILYAZ GIRAW GIYABENT GIZING GUHDAR
GUL GULAL GULAN GULAV GULAVÎ
GULAW GULBAHAR GULBANÛ GULBARAN GULBARÎN
GULBAWAN GULBAX GULBEDEN GULBEHAR GULBEJN
GULBENT GULBERÎN GULBEROJ GULBESER GULBEST
GULBÎN GULCAN GULÇÎN GULDA GULDAR
GULÊ GULFERÎ GULFIROŞ GULÎN GULÎŞA
GULISTAN GULÎSTAN GULÎZAR GULÎZER GULNAV
GULNAZ GULPERÎ GULRENG GULROJ GULSÎNEM
GULŞA GULŞEN GULŞÎN GULŞIRÎN GULVEDA
GULXATÛN GULXOŞ GULZAR GUVEND HANA
HAVÎN HAWDEM HAWDIL HAWJÎN HAWNAZ
HAWNIYAZ HEDAR HEÎV HEJÎN HELAT
HELBEST HÊLÎN HÊMIN HERMÎN HETAW
HÊVÎ HEVJÎN HEWRAZ HEWSA HILBÎN
HILBÎN HINAR HÎVAN HUZAN JALE
JÊLA JÊLÎ JÊLYAN JÎMAN JÎN
JÎNEWER JIWAN JIYAN JÎYAN KAJA
KAJÎN KANÎ KARÎN KEJAL KEJAW
KEJÊ KESER KESREWAN KEVÎ KEWER
KEYNA KEZÎBAN KEZÎZER KILDA KINÊ
KOÇER KUBAR KUÇER KULÎLK KURDISTAN
LALE LALEBEND LALEŞ LAWÎN LEMAN
LERZAN LEWKEN LEZÎN LORÎCAN LORÎN
MAHABAD MALÎN MEDYA MEMYAN MENDÊ
MERCAN MÊRDÎN MERÎVAN MESTAN MEYFROŞ
MÎDYA MÎNA MIRCAN MIZGÎN NALÎN
NARÎN NAVBIHAR NAWNAZ NAZA NAZA
NAZDAR NAZÊ NAZENÎN NAZGUL NAZIK
NAZNAZ NEFEL NEMAL NÊRGIZ NERMÎN
NESRÎN NEWÎN NEWROZ NÎGAAR NILUFER
NÎNA NÎRUJ NÎŞTÎMAN NÎYAN NOVÎN
NÛCAN NÛJEN NUJÎN NUROJ NUŞA
NÛŞÎN PAKDIL PEÎMAN PEJNA PELEK
PELŞÎN PERGUL PERÎ PERÎNAZ PERÎŞAN
PERÎXAN PÊRÛZ PERWÎN PEYAM PIRJÎN
PIRNAZ PÎROZ QUMRÎ REBEN RÊHAN
REJNÊ RENGÎN REVEND REVÎN REWAN
REWŞEN REXŞAN RÊZÎN RIHAN ROBAR
ROJBÎN ROJDA ROJGUL ROJÎN RONA
RONAHÎ ROZA ROZERÎN RÛGEŞ RÛKEN
RÛNA RUNAHÎ RUNDIK SARA SAZAN
SEÎRAN SEMÎAN SERA SERAN SERAV
SERGUL SERPÎL SERYAL SEWZA SEYRAN
SÎBEL SÎBER SÎLAV SILÎVA SÎMAL
SINDIS SINDIS SÎNEM SÎSÊ SÎTAV
SÎTAV SITÎ SÎWAN SORGUL SOSIN
SPÊDA SPEHÎ ŞADAN ŞAGUL ŞANA
ŞANA ŞANAZ ŞANEŞÎN ŞEHLA ŞEHNAZ
ŞEHRÎVAN ŞENGAL ŞENGÎN ŞERMÎN ŞEVÎN
ŞEWRAN ŞEYDA ŞÎLAN ŞIRÎN ŞULKER
ŞUREŞ STÊRK SUZ SUZAN TAJEV
TARA TÊLÎCAN TÛJÎN VEJAN VEJÎN
VEMAN VÎAN VÎN VIYAN WAJA
XACÊ XANEM XANIM XATÛN XELAT
XEMŞÎN XEYAL XEZAL YARDIL YARGUL
YASEMÎN YEKBER YEKCAN YEKMAL YEKSER
YEKTA ZARA ZARÎN ZÊBAZÊ ZELAL
ZENDE ZERA ZÊRÊ ZERÎ ZERÎN
ZERYA ZERZAN ZEVÎN ZÎLAN ZÎN
ZÎV ZÎVAN ZOZAN
 
 
Prénoms pour garçon
 
AFRAN AFRÎN AGAH AGIR AGIRÎ
AJAR AJENG AKAM AKRÊ ALAN
ALAZ ALWAN AMANC AMED AMÊDÎ
AMOJGAR AMÛD ARAN ARARAT ARAS
ARAZ ARDAN ARDELAN ARDÎ ARÊZ
ARHAT ARÎ ARIYAN ARMANC ARTÛŞ
ARÛN ARÛNG ASAN ASIN ASO
ASOS AŞID AŞINA AŞTI AŞTÎ
ASTÛ AVA AVAN AVDAR AVDEL
AVDÎ AVÎ AVŞÎN AVZÊL AWAR
AWARE AWDEL AWDIL AWEDAN AWIR
AXA AZA AZAD AZÎ AZWER
BABÎR BABÛR BAÇÎN BAD BADIL
BADÎN BADO BAGER BAGERD BAGIR
BAGOK BAHA BAHO BAHOZ BAJEN
BAKÛR BALA BALABAN BALBER BALDAR
BALÎ BALÎXAN BANGÎN BANÎ BAPÎR
BARAM BARAN BARAW BAREŞ BARGIRAN
BARÎ BARNAS BARSAZ BARZAN BASAM
BAŞIN BAWAN BAWER BAWERD BAXEWAN
BAYIZ BAZ BAZAN BAZÎ BAZÎT
BAZIYAN BAZO BAZYAN BÊBAK BÊBAŞ
BÊCAN BÊDAD BÊDAR BÊDENG BEDLÎS
BEHAT BÊHAWTA BEHDÎN BEHÊZ BEHÎ
BEHMEN BEHOŞ BEHRAM BEHREMEND BEHWAN
BÊJEN BÊJEWAN BEJNDAR BEJNO BÊKES
BÊLAN BELÊN BELENGAZ BÊMAL BEMO
BÊNAV BÊNAW BENDEWAR BENDÎ BENDO
BÊNEWA BENG BENGÎN BERBEST BEREVAN
BERÊZ BERFAN BERHEM BERHEV BERHEVDAR
BERKAR BERKEN BERNAS BERPA BERPAL
BÊRTÎ BERWAN BERWAR BERXO BERXWEDAN
BERZ BERZAN BERZENC BERZEND BERZO
BESAM BÊSARAN BEŞAT BESTÎ BÊWAR
BEXTEWAR BEXTIYAR BEYANÎ BEYAR BEYAR
BIJAR BIJÛN BIJWÊN BINAR BINAV
BINYAT BIRADOST BÎRDAR BÎRHAT BIRÎNDAR
BIRÛSK BIRYAR BIRZO BIYAN BIZAN
BOTAN BOZO BÛBAN CANGO CANO
CEGER CEJNÎ ÇEKAN ÇEKDAR ÇEKO
ÇELEK CEMBELÎ ÇÊNER CENGÎ CENGO
ÇETO ÇETO CIGERXÎN CÎGERXWÎN CÎHAN
ÇILDAR ÇIRA ÇIRÛSK CIWAN ÇIYA
COBAN COMERD COTKAR COTYAR CÛDÎ
DABAN DADYAR DAGER DANA DANER
DARA DARAN DÊBER DENGDAR DERAV
DERBEST DERSIM DERWÊŞ DEZA DÎDEM
DIJLE DIJWAR DILAWER DILBIRÎN DILCIWAN
DILDAR DILÊR DILÊR DILGER DILGEŞ
DILJEN DILO DILODÎN DILŞAD DILŞAD
DÎMEN DIYADÎN DIYAKO DIYAR DIYARÎ
EFO EGÎT ELIND ELWAND ERDEHAN
ERDELAN ERDEM EREZ ESPAR EVÎNDAR
EVRAZ EYAZ FERHAT FERMAN FERO
FILÎT FIRYA GARE GAZÎN GELÎ
GERDÎN GERDÛN GHERÎB GORAN HANA
HANÎS HAWAR HAWRAMA HAWRÊ HAWRÊ
HAYDAR HAZO HÊJA HEJAR HEJAR
HEKAR HÊMEN HEMREŞ HERDEM HÊRIŞ
HEVAL HEVGIN HEWAL HEWAR HEWDEM
HEWRÊ HEWREMAN HEZO HILKAR HINDIRÎN
HIŞYAR HÎWA HOYBÛN HUGIR HUNER
HUNERMEND JÊHAT JÎNDAR JÎNO JÎR
JIWAN JÎWAN KAJAW KAJÎN KAMÎRAN
KARDOX KARDUX KARMEND KARSAZ KARWAN
KARZA KARZAN KAWA KAWAR KAWE
KEJO KEKAN KEKO KENDAL KESRA
KEVÎR KEYA KEYO KEZÊBAN KÎKA
KOBAN KOÇBER KOÇER KOSRET KOYO
KUMAR KURDU KUVAN LAWÎN LÊZAN
LEZGÎN LOLAN LORAN MAKO MAZÎN
MÊHVAN MEM MEM MEMU MERDAN
MERDEM MERDO MERGEWER MERÎWAN MERTAL
MERWAN MÊRXAS METÎN MEZDAR MILET
MÎR MÎRHEM MÎRKO MÎRZA MÛNZIR
NALÎ NALÎN NARÎ NASO NASRAW
NAVDA NAVDAR NAVÎN NEBEZ NEBEZ
NÊÇÎRVAN NEDYAR NEMRÛT NEŞWAN NEWROZ
NÎBAR NÎHAD NIJDAR NÎYAZ OLAN
PALAN PALDAR PALE PALÎN PANKÎSAR
PARAW PARÊZ PAWAN PAYAN PAYEDAR
PÊDVÎ PEJAN PELEWAN PERWER POLA
POLAN RABER RAGIR RAJAN RAJO
RAMAN RANGAR RÊBAZ REBEN RÊBEND
RÊBER RÊDAN RÊDÎR RÊKAN RÊKEWT
REMAN RÊNAS RESWAN RÊVING REWAN
REWEZ RÊZAN RÊZAN RINDO RISTEM
RIZGAN RIZGAR RODÎ ROHAT ROJAN
ROJDAR ROJEN ROJHAT ROJKO ROJWAN
ROJYAR RONAS RONGA RONÎ ROŞAN
ROSTEM RUBAD RÛBAR RUÎBAR RÛŞEN
SALAR SAMAL SAMAN SANAW SAZAN
SEFÎN SENGER SEPAN SERAW SERBAZ
SERBEST SERBEST SERBILIND SERDAR SERDAR
SERDEŞT SERFIRAZ SERGER SERGEWAZ SERHAT
SERHENG SERHING SERHING SERIYAS SERKAR
SERKAR SERKEFT SERMEND SERTAN SERWER
SERXWEBUN SEYWAN SÎDAR SILÎVÎ SIMIKO
SIMKU SÎPAN SÎRWAN SIYABEND SÎYAR
SORAN SORAW SPÎNDAR ŞABAL ŞADMAN
ŞAHÎN ŞAXAN ŞÊREFXAN ŞERVAN ŞERWAN
ŞÊRZAT ŞEVDER ŞÎNWAR ŞIRWAN ŞIVAN
SURAN TAJDÎN TALAN TEWRAN TÎRÊJ
TÎRVAN TOMAR VEHÊL VEJEN VÎNDAR
WARHÊL WELAT WERZAN XEBAT XELAT
XEMGÎN XEMU XERDEL XERZAN XÎZAN
XORTO XOZAN YADGAR ZAMO ZANA
ZANYAR ZAR ZARAV ZARGO ZARÎ
ZAXO ZAZA ZÊDAN ZÊMAR ZEND
ZENDÎN ZENDO ZENGÎ ZENGO ZERDEŞT
ZERDO ZÊREVAN ZÊWER ZINAR ZÎREK
ZÎVER ZORAN ZORAV ZORO
 

La question Kurde par le prisme de la Syrie/La Syrie par le prisme de la question kurde, par Boris James

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PARIS – Chercheur et auteur de plusieurs livres sur les Kurdes, Boris James participe à l’École d’été SHAKK qui réunira à Aussois, en région Auvergne-Rhône-Alpes, des chercheurs et étudiants « afin de réfléchir de manière collective aux nouveaux enjeux et méthodes de la recherche en sciences humaines et sociales sur la Syrie et ses espaces de prolongement dans l’exil » .
 
 
Voici la programmation de l’événement qui aura lieu du 19 au 25 juin, au Centre Paul Langevin du CNRS:
 
L’école d’été du programme ANR SHAKK* (De la révolte à la guerre en Syrie. Conflits, déplacements, incertitudes) portée par le Centre d’études en Sciences sociales du religieux (CéSor), l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), le département de l’audiovisuel de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) et l’Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans (Iremam) organise son école d’été du 19 au 25 juin prochains à Aussois. Elle accueillera 22 étudiant.e.s (masterant.e.s et doctorant.e.s) issus de diverses universités en France, en Europe et au Liban.
 
Organisée autour de séminaires, d’ateliers de recherche et d’expression (écrite et orale) ainsi que de conférences, cette école d’été souhaite réunir chercheurs et étudiants afin de réfléchir de manière collective aux nouveaux enjeux et méthodes de la recherche en sciences humaines et sociales sur la Syrie et ses espaces de prolongement dans l’exil. Conçue comme un temps de transmission des savoirs, d’accompagnement à la recherche et d’échanges, cette École a également pour objectif de renforcer les liens entre chercheuses et chercheurs de différentes générations, disciplines et pays.
 
L’école d’été sera organisée autour de 5 ateliers thématiques :
 
« Terrains à distance, sources, archives », animé par Charlotte al-Khalili (Hastec/CéSor), Cécile Boëx (Ehess/CéSor), Vanessa Guéno (CNRS/IREMAM), Anna Poujeau (CNRS/Ifpo)
 
« La recherche sur la Syrie et les demandes sociales », animé par Thomas Pierret (CNRS/IREMAM)
 
« Recompositions identitaires et religieuses en Syrie et dans l’exil », animé par Thomas Pierret (CNRS/IREMAM), Paolo Pinto (Université Federal Fluminense, Rio de Janeiro)
 
« Translation and the Literary-Cultural Fields » animé par Eylaf Badderedin (ERC SYRASP/EUME, Berlin) et Anne Marie McManus (ERC SYRASP/EUME, Berlin)
 
« La question Kurde par le prisme de la Syrie/La Syrie par le prisme de la question kurde », Boris James (Université Montpellier 3)
 
3 conférences
 
Elizabeth Picard (CNRS, Émérite) : « L’aggravation de l’autoritarisme et le rétrécissement de la base sociale du régime Syrien »
 
Franck Mermier (CNRS/Iris) : « Production culturelle et exil. Réflexions à partir du cas syrien »
 
Anne Marie McManus (ERC SYRASP/EUME, Berlin): « Trace, Voice, Archive: On the Making and Assembling of Syrian Prison Narratives »
 
Plus une projection débat atour du film A comedian in a Syrian Tragedy (2019) de Rami Farah, avec Fares al Helou.
 
Info diffusée par la page Facebook du collectif Shakk De la révolte à la guerre en Syrie
 
*SHAKK (incertitude en arabe) propose de mobiliser les sciences sociales pour penser les bouleversements que connait la Syrie depuis 2011.

11 juin, journée mondiale d’actions pour défendre le Kurdistan et la Révolution du Rojava

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MARSIELLE – Dans le cadre de la journée internationale de Kurdistan, ce samedi 11 juin, les Kurdes et leurs ami.e.s manifesteront dans le monde pour défendre le Kurdistan et la Révolution du Rojava menacés par la Turquie.
 
En France également, il y aura des manifestations de soutien au peuple kurde dans plusieurs villes. Le Collectif Solidarité Kurdistan 13 (CSK13) a publié un communiqué appelant à manifester à Marseille ce samedi 11 juin, aux Réformés Canebière à 14h (départ de la manifestation à 14h30).
 
Voici l’appel du CSK13:
 
« Dans un cynisme honteux, Erdogan menace, l’Europe dont la France s’efface. Il massacre et bafoue, les puissances occidentales s’en foutent :
 
Non à l’invasion du Rojava
 
Profitant du contexte international, la Turquie s’apprête à lancer une offensive de grande ampleur afin de s’annexer une bande frontalière sur 30 km de profondeur. Sous couvert de la rhétorique de se protéger des « terroristes », cette opération vise à chasser la population kurde et ses forces YPJ / YPG, récupérer la ville martyre de Kobanê et étendre la zone du « djihadistan » d’Afrin.
 
Non à la guerre au Kurdistan irakien
 
Dans le même temps, au mépris des règles internationales, cette folie expansionniste et guerrière s’abat aussi dans le Kurdistan du Sud. Sous le même fallacieux argument de « sécurisation des frontières », le fracas des armes traîne son sinistre cortège de douleurs humaines : occupation militaire, armes chimiques, bombardements systématiques, drones tueurs, destructions des villages et leurs environnements, exode de milliers de personnes, changement démographique…
 
Non au diktat d’Erdogan
 
Le PKK sur la liste des organisations terroriste est une arme généralisée de chantage, de manipulation et de marchandisation du peuple kurde dans le corridor des chancelleries.
 
La haine viscérale du Président R.T Erdogan et son gouvernement contre les kurdes traverse bien au delà des frontières turques. Les raisons qu’expose le dictateur néo-ottoman pour justifier ses crimes de guerre et crime contre l’humanité résonne comme une épuration ethnique. En maintenant le PKK sur cette liste funeste, les puissances occidentales se rendent complices et légitimisent l’État turc dans ce mécanisme diabolique. Quand la vie d’un peuple est menacée, la volonté politique à faire respecter le Droit International ne peut s’appliquer à géométrie variable en fonction des relations et des alliances ou suivant le bon vouloir de États.

Marseille solidaire, disons non à toutes ces infamies ! »
 
Collectif Solidarité Kurdistan 13
 
Centre Démocratique Kurde Marseille (CDKM) – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) Marseille – Marche Mondiale des Femmes (MMF) 13 Paca – Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) 13 – Mouvement de la Paix 13 – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) 13 – Parti Communiste Français (PCF) 13 – Parti de Gauche 13 – Solidarité & Liberté Provence – Union Départementale CGT
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Voici les dates et lieux des manifestations du 11 juin en France:
Paris, 14h
Place de la République
Marseille,14h
Réformés Canebière
Montpelier, 19h
Parc du Peyrou
Toulouse, 14h
Gare Matabiau
Bordeaux à 14h
Place Stalingrad
Rennes à 13h, Charles de Gaulle
Reims à 18h, Gare centrale
Lille à 15h, Place de la République

Ventes de F-16 à la Turquie, droits humains et paix régionale

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Alors que la Turquie joue un double jeu avec l’OTAN – dont elle est membre – en faisant pression sur la Suède et la Finlande pour qu’elles criminalisent les Kurdes et mettent fin à l’embargo sur les armes visant la Turquie, pour espérer entrer dans l’OTAN, tout en s’approchant de la Russie, la chercheuse Meghan Bodette revient sur le projet controversé de vente de 40 avions de chasse F-16 américains à la Turquie.
 
Voici l’article de Meghan Bodette:
 
Ventes de F-16 à la Turquie, droits humains et paix régionale
 
Un projet de vente de 40 avions de chasse F-16 et de 80 kits de modernisation à la Turquie est devenu un sujet controversé à Washington, divisant les dirigeants du Congrès et l’administration Biden.
 
« Les forces turques et soutenues par la Turquie ont utilisé des armes et des composants de fabrication américaine lors de ces incursions pour commettre des crimes de guerre, notamment en bombardant délibérément des cibles civiles comme des hôpitaux et des écoles en Irak, en Syrie et dans le Haut-Karabakh » , a averti une lettre de février signée par un bipartite . groupe de plus de 50 membres de la Chambre des représentants.
 
« L’achat d’avions de combat avancés aux États-Unis pour l’arsenal militaire turc n’incitera pas Erdogan à changer de cap et à devenir un bon acteur. Cela entraînera plus probablement de nouvelles morts et destructions dans la région aux mains de son armée », poursuit la lettre.
 
Il a appelé les États-Unis à « ne plus fournir de soutien à l’armée turque tant que le président Erdogan n’aura pas pris de mesures concrètes pour mettre fin à ses actions déstabilisatrices et à ses violations du droit international dans le pays et à l’étranger » .
 
L’administration Biden, en revanche, soutient la vente. Contrairement au Congrès, sa position ne traite pas de la manière dont la Turquie utilise les F-16 qu’elle possède actuellement. Il s’est plutôt concentré sur l’OTAN et la guerre en Ukraine.
 
« Il y a… des intérêts impérieux à long terme pour l’unité et les capacités de l’alliance de l’OTAN, ainsi que des intérêts de sécurité nationale, économiques et commerciaux des États-Unis qui sont soutenus par des liens commerciaux de défense appropriés des États-Unis avec la Turquie » , a déclaré une réponse de l’administration à la lettre de février.
 
Ce n’est pas la première fois qu’un président démocrate et le département d’État s’opposent au Congrès au sujet d’importantes ventes d’armes à la Turquie – et l’histoire a prouvé que les critiques du Congrès à l’égard de l’utilisation turque des armes américaines étaient justifiées.
 
En 1995, Human Rights Watch a constaté des échecs troublants de la part du Département d’État pour enquêter pleinement sur l’utilisation par la Turquie d’armes d’origine américaine, y compris des F-16 et d’autres avions de combat, en violation des lois de la guerre – malgré l’ordre du Congrès de enquêter sur ces incidents.
 
La poursuite des transferts d’armes américains vers la Turquie depuis lors a renforcé les éléments les plus autoritaires et nationalistes de l’État turc et a protégé la Turquie d’être forcée de s’attaquer aux racines politiques de son conflit kurde. La Turquie continue d’utiliser ses armes d’origine américaine dans l’escalade des campagnes militaires qui ont tué et déplacé des civils et semé le chaos dans la région.
 
Ces transferts d’armes n’ont pas empêché la Turquie de prendre des mesures directement contraires aux intérêts et aux priorités de ses alliés occidentaux, d’entraver la campagne contre l’État islamique au blocage de l’adhésion à l’OTAN de la Suède et de la Finlande en tant que guerre active en Europe.
 
Pour promouvoir la paix, la stabilité et les droits de l’homme dans la région, poursuivre la responsabilité des abus et éviter de récompenser l’autocratie d’Erdogan pour son comportement déstabilisateur, l’administration Biden doit reconsidérer son soutien à la vente de F-16. Le Congrès doit user de son autorité pour bloquer la vente et lancer une enquête approfondie sur la manière dont la Turquie utilise sa flotte de F-16.
 
Des entreprises américaines ont construit le programme F-16 de la Turquie avec le financement des contribuables
 
L’armée de l’air turque dépend fortement de l’équipement d’origine américaine, et les F-16 en sont la pièce maîtresse. Selon l’Institut international d’études stratégiques, la Turquie possède actuellement 260 F-16, sur 306 avions aptes au combat au total. Ces F-16 sont organisés en huit escadrons de chasse/d’attaque au sol, un escadron de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et un escadron d’entraînement.
 
La Turquie a commencé le processus d’acquisition de ses premiers F-16 en 1984. Les États-Unis et la Turquie ont coproduit ces jets dans le cadre d’un programme connu sous le nom de « Peace Onyx » .   Ce programme impliquait une collaboration entre les producteurs de F-16 basés aux États-Unis, General Dynamics et Lockheed Martin, et Turkish Aerospace Industries, une société de défense turque affiliée à l’État qui avait également des actionnaires américains jusqu’en 2005. Il était en grande partie financé par des programmes américains d’aide à la sécurité. Un soutien est également venu d’Arabie saoudite et du Koweït.
 
La Fédération des scientifiques américains a averti dans un rapport de 1999 que le programme de coproduction servait à « renforcer le pouvoir économique de l’élite militaire turque, ce qui à son tour augmente leur influence politique déjà considérable » .
 
Les États-Unis ont minimisé les atrocités pour aller de l’avant avec les ventes de F-16
 
Les États-Unis ont ignoré les réalités sur le terrain, les avertissements explicites des organisations de défense des droits de l’homme et les ordres directs du Congrès afin de construire la flotte turque de F-16, allant jusqu’à minimiser l’utilisation par le pays des F-16 pour tuer son propre peuple.
 
La plupart des F-16 turcs ont été livrés à l’armée de l’air turque au cours des 15 premières années de la guerre entre le gouvernement et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), lorsque les abus commis par les forces de l’État, notamment les démolitions de villages, les déplacements forcés, les exécutions extrajudiciaires , la torture et les disparitions forcées – étaient à leur apogée.
 
En 1994, le Congrès a demandé au Département d’État de produire un rapport sur l’utilisation par la Turquie d’armes d’origine américaine dans ces violations systémiques des droits.
 
Le rapport, qui a été publié en juin 1995, citait un cas de crime de guerre turc présumé impliquant des F-16 :
 
« En mars 1994, tous les grands quotidiens turcs ont rapporté que des avions de combat turcs avaient bombardé un village de la province de Sirnak, dans le sud-est de la Turquie. Le 31 mars, le TDN a publié un article de suivi indiquant qu’au moins 4 villages avaient été bombardés et au moins 20 civils tués. Le GOT nie que ce raid ait eu lieu, mais le personnel de l’USG a déterminé que des raids ont eu lieu et que des civils ont été tués… »
 
Le Département d’État savait que des civils avaient été tués. Il savait également que le gouvernement turc avait l’intention de dissimuler les morts.
 
Pourtant, plutôt que d’enquêter plus avant ou de rechercher des preuves d’autres attaques similaires impliquant des F-16, comme le Congrès l’avait ordonné, le département d’État a conclu que le gouvernement américain était « incapable de déterminer toutes les circonstances entourant cet incident » et n’ont pas « d’informations sur la mesure dans laquelle l’équipement américain a été impliqué dans les évacuations et / ou la destruction de villages plus généralement » .
 
Des mois plus tard, une enquête révolutionnaire de Human Rights Watch a révélé que ce rapport était « entaché d’une série de failles et de contradictions systématiques » afin de « faciliter la politique de poursuite des ventes militaires à la Turquie ».
 
Human Rights Watch a été sans équivoque quant à l’impact des avions de combat de fabrication américaine dans le conflit kurde en Turquie :
 
« L’armée de l’air turque a été impliquée dans un certain nombre de violations graves des lois de la guerre, principalement dans l’utilisation aveugle ou disproportionnée de bombes contre des colonies civiles. Bien que les bombardements aveugles par des avions de combat turcs ne soient pas la violation la plus courante des lois de la guerre par les forces de sécurité turques, la puissance même des avions est telle que ces violations qui se produisent font un grand nombre de victimes. »
 
Les avions de guerre de l’armée de l’air turque, dont la plupart ont été fournis et équipés par les États-Unis, ont été utilisés pour attaquer des villages et tuer des civils. Dans d’autres cas, les avions ont été utilisés pour détruire des structures civiles, contribuant au processus général de déplacement forcé.
 
Ils ont également enquêté sur les grèves de mars 1994 à Sirnak de manière plus détaillée que ne l’avait fait le Département d’État. Ce qu’ils ont trouvé était une preuve incontestable d’un massacre :
 
Le 26 mars 1994, selon cinq témoins interrogés par Human Rights Watch, deux avions de guerre turcs ont largué quatre grosses bombes sur le village de Kuskonar… dans la province de Sirnak. Les bombes ont été larguées après un survol en hélicoptère et après que les avions de guerre aient effectué un premier essai à vide au-dessus du village. Il ne fait donc aucun doute que le bombardement était délibéré…
 
…Deux des bombes ont atterri directement au milieu du village, alors habité par environ 150 civils. Vingt-quatre villageois ont été tués, dont douze enfants âgés de quinze ans et moins. Sept des corps étaient si gravement mutilés qu’ils étaient méconnaissables à l’exception des lambeaux de vêtements restants. Les raisons de l’attentat restent floues. Selon des témoins, il n’y avait pas de combattants du PKK dans le village au moment de l’attentat à la bombe, mais pendant plusieurs jours avant l’attaque, les villageois avaient subi d’intenses pressions de la part du gouvernement pour qu’ils rejoignent le système de garde du village, et il y a aussi des indications que les villageois prévoyaient de boycotter les élections locales, prévues pour la semaine suivante. Selon le département d’État américain, les autorités turques ont nié la responsabilité du raid.
 
Une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de 2013 sur les attentats à la bombe a prouvé la version des événements avancée par des témoins et des ONG locales et a montré à quel point les États-Unis n’ont pas enquêté sur ces attaques.
 
La décision a déclaré le gouvernement turc responsable de la mort de 33 victimes et lui a ordonné de verser une indemnisation aux familles.
 
Au centre de l’affaire se trouvait la découverte d’un carnet de vol turc du 26 mars 1994. Il prouvait que deux F-16, ainsi que deux avions à réaction F-4 d’origine américaine, avaient effectué des missions à dix milles marins à l’ouest et au nord. à l’ouest de Sirnak, la zone où se trouvaient les villages ciblés de Kuskonar et Kocagili.
 
L’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme a également révélé que le gouvernement turc avait dissimulé ce carnet de vol au tribunal et avait plutôt prétendu à tort que les villages en question avaient été bombardés par le PKK.
 
Le rapport du Département d’État de 1995 montre que les États-Unis savaient que des civils avaient été tués par des bombardements aériens à Kuskonar et Kocagili. Le gouvernement américain aurait dû être en mesure d’utiliser sa relation étroite avec l’armée turque pour accéder au carnet de vol, confirmer que des avions à réaction d’origine américaine ont été utilisés dans la frappe et réfuter directement le déni de responsabilité de la Turquie pour un crime de guerre manifeste.
 
Le fait qu’il ne l’ait pas fait est un exemple flagrant de la « sous-estimation du rôle des armes américaines dans la campagne d’éradication des villages turcs » et de « l’incapacité à fournir des conclusions d’enquête originales » pour lesquelles Human Rights Watch a critiqué le rapport du Département d’État.
 
Les frappes aériennes turques contribuent toujours au déplacement et blessent les civils
 
La Turquie continue de mener des frappes aériennes qui tuent et blessent des civils, contribuent à des déplacements massifs et déstabilisent la région. Simplement à cause de l’inventaire de l’armée de l’air turque, il est presque certain que des F-16 ont été utilisés dans bon nombre de ces frappes.
 
Le plus tristement célèbre est peut-être le massacre de Roboski, où plus de 30 civils – tous citoyens turcs, dont la plupart étaient des enfants – ont été tués à Uludere [Roboski], Sirnak lors d’une frappe en décembre 2011 contre un convoi commercial frontalier. Les médias turcs et les observateurs des droits internationaux ont révélé que la frappe impliquait deux avions F-16. Les auteurs n’ont pas été tenus responsables et les familles des victimes ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir plaidé en faveur de la justice.
 
Selon le moniteur Airwars, au moins 1 500 civils ont été tués dans plus de 300 frappes turques en Syrie et en Irak depuis 2015. Des centaines de milliers de personnes dans les deux pays ont été déplacées par les bombardements turcs au cours de cette période.
 
Un rapport de juillet 2020 sur l’invasion et l’occupation d’Afrin par la Turquie du Ceasefire Center for Civilian Rights a révélé que « l’armée turque semble avoir frappé à plusieurs reprises des maisons et des zones résidentielles sans avertissement, entraînant d’importants morts, blessés et dégâts matériels parmi les civils. »
 
Ils ont cité des frappes sur des cibles civiles pendant huit jours différents qui auraient tué entre 101 et 123 personnes au cours de l’opération.
 
Un rapport de 2021 sur l’opération Claw-Lighting de la Turquie dans le nord de l’Irak publié par l’ONG locale Community Peacemaker Teams a averti que « alors que la Turquie prétend cibler le PKK dans l’opération Claw-Lightning, la réalité est que les civils vivant dans les régions frontalières sont les plus gravement touchés par es bombardements de la Turquie. »
 
Le rapport a révélé que plus de 1 500 personnes avaient été déplacées entre avril et septembre de cette année. Trois civils ont été tués dans les bombardements turcs et 12 ont été blessés.
 
Comment briser le cycle
 
Les États-Unis ont une part de responsabilité dans ce schéma continu d’abus. L’incapacité des États-Unis à enquêter et à répondre à l’utilisation par la Turquie de son premier lot de F-16 dans les années 1990 en est une partie importante.
 
Au total, 110 F-16 ont été livrés à la Turquie après 1995, bien que les États-Unis savaient à l’époque que le gouvernement turc avait utilisé ces avions pour tuer et déplacer ses propres citoyens, puis dissimulé ses actions.
 
Si des crimes de guerre comme le bombardement de Kuskonar et de Kocagili avaient fait l’objet d’une enquête approfondie lorsqu’ils se sont produits et que des informations sur l’utilisation de F-16 dans des bombardements aveugles et des démolitions de villages avaient été fournies au Congrès, il est possible que d’autres mesures aient été prises pour bloquer les ventes de F-16 et autres transferts d’armes.
 
Privé de matériel militaire américain, le gouvernement turc a peut-être été contraint de s’attaquer aux causes profondes politiques et sociales du conflit dans son pays. Il a peut-être alors cherché un règlement négocié avec le mouvement kurde – une décision qui aurait pu sauver d’innombrables vies et prévenir les crises régionales qui menacent aujourd’hui les intérêts internationaux.
 
Avec cette histoire à l’esprit, la volonté de l’administration Biden d’ignorer les préoccupations du Congrès concernant l’utilisation par la Turquie d’armes d’origine américaine pour promouvoir la vente d’un système spécifique connu pour avoir été utilisé dans de graves violations des droits est préoccupante.
 
Si les tendances précédentes se maintiennent, la poursuite de la vente devrait encourager la Turquie à poursuivre ses politiques agressives en Irak et en Syrie. La Turquie utilisera ses nouveaux F-16 de la même manière qu’elle utilise sa flotte actuelle, avec les mêmes conséquences mortelles pour les civils.
 
Erdogan recevra un coup de pouce politique intérieur à l’approche des élections de 2023, au cours desquelles il cherche à consolider encore plus son pouvoir. Il présentera la vente non pas comme une opportunité de coopération entre la Turquie et ses alliés, mais comme une victoire de la Turquie sur les États-Unis.
 
Afin de promouvoir la paix et les droits humains dans la région et de contrer les politiques déstabilisatrices et interventionnistes de la Turquie, l’administration Biden devrait plutôt :
 
Cesser de soutenir le projet de vente de 40 F-16 et de 80 kits de modernisation à la Turquie.
Continuer à s’opposer publiquement et en privé à de nouvelles actions militaires turques en Syrie ; et s’opposer publiquement et en privé à l’action militaire turque en Irak.
Le Congrès américain a un meilleur bilan en matière de droits de l’homme en Turquie et de réglementation de l’utilisation par la Turquie des armes américaines et de l’aide à la sécurité que le pouvoir exécutif. S’appuyant sur ses efforts antérieurs, il devrait :
 
Utiliser les voies disponibles pour bloquer la vente de F-16, de tout autre avion de combat et de toute technologie ou équipement connexe à la Turquie.
Mandater que le gouvernement américain produise un rapport complet sur l’utilisation par la Turquie de F-16 et d’autres avions de combat d’origine américaine dans a) des violations des lois de la guerre et b) des actions qui déplacent des civils et menacent la sécurité et la stabilité en Irak et en Syrie.
 
Meghan Bodette est directrice de recherche au Kurdish Peace Institute.
 
Version anglaise à lire sur le site Kurdish Peace: F-16 Sales to Turkey, Human Rights and Regional Peace
 

TURQUIE. Condamnation d’une femme kurde dont le mari et 2 fils ont été tués par des proches d’un député AKP

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TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Emine Şenyaşar – une femme kurde dont le mari et 2 fils ont été tués par des proches d’un député AKP – a été condamnée pour « insulte » à cause des propos qu’elle a tenus lors de sa veille pour justice qu’elle mène depuis 455 jours.
 
Emine Şenyaşar, qui a demandé justice pour son mari et ses deux fils été tués en 2018 par des agents de sécurité et des proches du député d’Urfa du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, İbrahim Halil Yıldız, a été condamnée à une amende judiciaire pour avoir « insulté » Yıldız et Ministre de l’Intérieur Süleyman Soylu.
 
Emine Şenyaşar et son fils Fadıl Şenyaşar ont lancé une veille de justice devant le palais de justice de la province kurde d’Urfa le 9 mars 2021, exigeant un procès équitable pour les meurtres des membres de leur famille.
 
Alors qu’Emine Şenyaşar continue sa veillée chez elle à Suruç à cause des problèmes de santé, Ferit Şenyaşar est à Ankara pour réclamer un soutien juridique.
 
Entre-temps, le verdict de l’un des 4 procès intentés contre Emine Şenyaşar avec l’accusation d’ « insultes » à des agents publics en raison des déclarations qu’elle a faites le 2 juin 2021, est tombé.
 
Se référant au discours prononcé par Emine Şenyaşar devant le palais de justice le 86e jour de la veillée, le 2e tribunal pénal de première instance d’Urfa lui a infligé une amende de 7 040 lires (environs 424,3 dollars américains) pour avoir « insulté » le ministre de l’Intérieur Süleyman Soylu et le député AKP İbrahim Halil Yıldız.
 
Jusqu’à présent, seize enquêtes ont été lancées contre Emine Şenyaşar depuis le début de la veille de justice.
 
Emine Şenyaşar réclame justice depuis juin 2018
 
Au cours de la campagne électorale du député au pouvoir AKP Urfa İbrahim Halil Yıldız à Suruç, Urfa le 14 juin 2018, une attaque s’est transformée en conflit armé, qui a coûté la vie au frère de Yıldız, Mehmet Şah Yıldız, au propriétaire du magasin Hacı Esvet Şenyaşar et ses fils Adil et Celal Şenyaşar.
 
Ayant perdu son père et ses deux frères et ayant été lui-même blessé dans l’incident, Fadıl Şenyaşar est sorti de l’hôpital et détenu le 17 juin. Il a ensuite été arrêté et envoyé en prison.
 
Réclamant justice pour deux fils, son mari et son fils arrêté, Emine Şenyaşar et son fils Ferit Şenyaşar, qui ont survécu à l’attaque, ont monté une « veillé de justice » devant le palais de justice.
 
Il y a eu une ordonnance de confidentialité sur le dossier de l’enquête sur l’attaque. Le deuxième appel de la famille Şenyaşar contre l’ordonnance de « confidentialité » sur l’enquête sur la deuxième attaque à l’hôpital public de Suruç a été rejeté le 21 avril 2021.
 
La Cour constitutionnelle, devant laquelle la famille a fait appel, n’a pas encore rendu sa décision. L’une des revendications portées par la famille sur leur garde de justice est la levée de cette ordonnance de « confidentialité » .
 
Le 23 avril 2022, onze personnes ont été arrêtées pour le meurtre des membres de la famille Şenyaşar en 2018, quatre d’entre eux (le frère du député İbrahim Halil Yıldız, Celal Yıldız, et İbrahim Şimşek, Mikail Şimşek, Müslüm Yıldız) ont été arrêtés deux jours plus tard.