SYRIE /ROJAVA – Tout comme sous le régime Assad, les élections en cours au Rojava s’effectuent sans réelle participation populaire. Les représentants sont essentiellement sélectionnés plutôt qu’élus, via un système de collèges électoraux très restreints contrôlés par Damas.
Les principaux partis kurdes boycottent le scrutin, le considérant comme un simulacre destiné à légitimer la recentralisation du pouvoir.
Point particulièrement inquiétant : aucune personnalité issue des communautés kurde, syriaque, arménienne ou yézidie n’a été nommée parmi les représentants des régions du Rojava.
Ce processus verrouillé confirme la marginalisation des minorités et l’absence d’une véritable volonté d’inclusion dans la nouvelle Syrie.