Cemil Bayik: L’Europe doit se tenir aux côtés du peuple kurde
TURQUIE. Arrestation de 26 militants de la cause kurde à Istanbul
Des milliers de cas de violences masculines au Kurdistan du Sud
KURDISTAN DU SUD – HEWLER – Tableau sombre des violences faites aux femmes dans la région autonome kurde d’Irak alors que le monde célèbre la Journée internationale de lute contre les violences faites aux femmes…
Le bureau de la lutte contre la violence à l’égard des femmes au Kurdistan du Sud a recensé plusieurs milliers de cas de violences masculines entre janvier et septembre 2020.
Le bureau a compté 2220 cas dans la seule ville d’Hewler (Erbil), en plus de 1614 cas à Dohuk, 1558 cas à Sulaymaniyah, 589 dans la région de Germiyan, 278 dans la région de Raperîn et 179 cas à Soran.
Entre janvier et septembre 2020, le bureau a compté 4 féminicides, 18 suicides, en plus de 33 cas de brûlures, 51 cas de viols, et a enregistré 6 317 plaintes liées aux violences masculines.
Bien qu’il existe 280 organisations de femmes, ni ces organisations ni les organisations gouvernementales n’ont pu trouver de solution aux violences faites aux femmes.
FÉMINICIDES. 100 raisons pour poursuivre en justice le président Erdogan
Kurdopia, un projet numérique innovant et solidaire
Le matériel pour miner du Bitcoin devient de plus en plus spécifique et cher. Uniquement des grands acteurs avec des entrepôts de minages peuvent se permettre de poursuivre l’activité et en profiter. Ce qui a comme tendance à pousser le réseau Bitcoin vers une centralisation des opérations, jusqu’à 65% des Bitcoins étant minés par des mineurs chinois.
Par sa nature décentralisée, le Bitcoin souffre également d’un problème de gouvernance. De ce fait, il est très difficile de développer ou améliorer le code du Bitcoin. Lorsqu’il y a un désaccord au sein de la communauté (entre mineurs, développeurs ou utilisateurs) concernant la voie à suivre, il peut se produire un embranchement de la chaîne de bloc principal causé par une divergence des règles de consensus. Par conséquent, il y a eu beaucoup de divergences du Bitcoin formant ainsi d’autres crypto-monnaies (qu’un nomme des altcoins) comme « Bitcoin Cash », « Bitcoin SV », « Bitcoin gold » et ainsi de suite. On appelle ce phénomène d’embranchement de la chaîne de bloc un « hard fork ».
Un grand nombre de projets altcoins ont plus ou moins copié le protocole Bitcoin (puisque c’est open source) et ont modifié quelques détails pour changer ou améliorer certaines caractéristiques, par exemple pour le rendre un peu plus rapide comme Litecoin (LTC) ou plus anonyme comme Monero (XMR) ou Zcash (ZEC). Pendant que certains cherchaient à exploiter le potentiel réel de la nouvelle technologie, comme la blockchain Ripple (XRP) qui cherche à diminuer le temps de transactions et les frais de transactions entre banques. D’autres ont créé leurs propres crypto-monnaies, tout simplement parce qu’ils le pouvaient ou pour plaisanter comme le Dogecoin (DOGE), mais qui a quand même connu du succès.
La deuxième génération « L’Ethereum » :
Un jeune programmeur russo-canadien sous le nom de Vitalik Buterin découvre Bitcoin à l’âge de 17 ans. Il comprend à l’âge de 18-19 ans qu’il peut non seulement créer un système monétaire et un moyen de paiement comme le Bitcoin et les autres altcoins, mais il peut également en théorie rendre la monnaie virtuelle programmable.
À partir de cela, l’Ethereum a vu le jour en 2015 permettant de programmer des contrats intelligents qui s’exécute de manière autonome. Ces contrats intelligents peuvent servir à construire sa propre crypto-monnaie ou des « tokens » (jetons) en utilisant la sécurité établie du réseau blockchain d’Ethereum, sans à reconstruire un nouveau réseau à chaque fois. Ces jetons peuvent avoir des applications diverses, telles que des jeux d’argent décentralisés, des finances décentralisées, des VPN décentralisés, des anti-virus décentralisés, des assurances décentralisées et ainsi de suite.
L’Ethereum est donc l’évolution du Bitcoin, qui n’est pas uniquement un nouveau système monétaire, mais un système monétaire programmable pouvant héberger des contrats intelligents avec jetons de valeurs pour des applications spécifiques.
Néanmoins, la deuxième génération des crypto-monnaie présente des défauts quasi-identiques à la première génération. C’est-à-dire les problèmes de consommation d’énergie et de gouvernance, l’absence de communication entre chaînes (l’interopérabilité), et plus particulièrement, le problème de saturation ou autrement dit le manque de scalabilité pour permettre l’adoption à grande échelle de la technologie de la blockchain.
La troisième génération « Le Cardano » :
La 3ème génération promet de résoudre l’ensemble des problèmes mentionnés plus haut, afin que la technologie de la blockchain puisse enfin être utilisable à grande échelle (des milliards d’utilisateurs).
Ce que différencie Cardano des autres blockchains de 3ème génération, tels que Tezos (une blockchain française), l’EOS, le Zilliqa et le projet Polkadot, est l’approche scientifique et les recherches académiques examinés et validés par des pairs. En effet, le Cardano est basé sur 5 ans de recherches et qui compte plus de 70 papiers scientifiques (https://iohk.io/en/research/library/).
Le fondateur de Cardano est Charles Hoskinson, qui est également un des co-fondateurs d’Ethereum avec Vitalik. Trois entités travaillent sur le développement du Cardano : Input Output Global basé à Hong Kong, Cardano foundation basé à Zoug en Suisse et Emurgo basé à Tokyo. Au total plus de 300 employés (chercheurs, scientifiques, mathématiciens, programmeurs, développeurs, ingénieurs, etc.) travaillent sur le projet Cardano.
La plateforme de Cardano est encore en développement pour permettre la réalisation de contrats intelligents et des applications décentralisées. Des contrats et applications qui vont servir afin de se passer des intermédiaires. Des applications telles que des réseaux sociaux, où vos données vous appartiennent et où une partie des revenus générés par des publicités vous revient et non à Facebook, Twitter ou Instagram qui les vendent. Des applications qui vont permettre de donner des identités numériques et accès aux services financiers aux 3 milliards de personnes qui n’ont pas. Des applications qui permettent de tracer l’authenticité des produits. Ceux ne sont que quelques exemples du potentiel de la blockchain Cardano.
Le déroulement du développement de Cardano se fait par étape. Il existe en tout 5 phases afin de résoudre l’ensemble des problèmes mentionnés. Cependant, nous n’allons pas vous expliquer l’ensemble des phases, vous pouvez les lire plus en détails ici : https://cryptoast.fr/fiche-cardano
Nous allons plutôt nous concentrer sur la phase qui nous intéresse pour notre projet, c’est-à-dire l’ère Shelley.
La phase Shelley apporte avec elle la sécurisation du réseau par la décentralisation avec moins de besoin en énergie. Contrairement aux protocoles « proof of work » (Preuve de travail) utilisés par Bitcoin et les autres crypto-monnaies de la première et deuxième génération, Cardano utilise le protocole de consensus « proof of stake » (la preuve d’enjeu).
La preuve de travail (PoW) demande beaucoup de puissance de calcul aux participants du processus de minage, alors que la preuve d’enjeu utilise un processus d’élection dans lequel un validateur est choisi au hasard pour valider le bloc suivant, selon son poids électoral. Le protocole de la preuve d’enjeu demande à l’utilisateur de prouver la possession d’une certaine quantité de crypto-monnaie (leur « participation » dans la crypto-monnaie) pour prétendre à pouvoir valider des blocs supplémentaires dans la chaîne de bloc et de pouvoir toucher la récompense, à l’addition de ces blocs.
Un nœud dans le réseau est un ordinateur qui comporte le registre intégral de la blockchain et qui participe au processus de vérification et de validation 24h/24 et 7J/7. Les validateurs de blocs ne sont pas choisis de manière complètement aléatoire. Pour devenir un validateur, un nœud doit déposer une certaine quantité de jetons natifs de la blockchain dans le réseau en tant que «stake», «mise» en français (ce qui peut être considéré comme un dépôt de garantie). Si un nœud est choisi pour valider le bloc suivant, il vérifiera la validité de toutes les transactions du bloc. Si tout est vérifié, le nœud signe le bloc et l’ajoute à la blockchain ; il a produit un nouveau bloc.
La taille de la mise détermine les chances qu’un validateur ait de produire le bloc suivant. Plus vous avez de jetons dans le réseau, plus vous avez de chances de produire un nouveau bloc. Et plus vous produisez de blocs, plus vous gagner des récompenses. Un validateur qu’on appelle un « stake pool », est l’équivalent d’un représentant se présentant aux élections dans un processus et un système démocratique. Les délégateurs sont des personnes qui possèdent des jetons natifs (éligible à voter) mais qui ne font pas fonctionner un ordinateur pour vérifier et valider des blocs. Ces délégateurs peuvent soutenir un représentant à générer des blocs à leurs noms en déléguant leurs jetons.
Le jeton natif (crypto-monnaie) de l’écosystème Cardano se nomme Ada.
Pour vous donner un exemple pour mieux comprendre :
Imaginez chaque Ada est comme un « billet » de loto. Pour pouvoir participer aux triages, vous devez bien sûr posséder des billets, mais aussi faire équipe avec un représentant du protocole. Vous pouvez choisir de devenir vous-même un représentant, en faisant fonctionner un « stake pool » qui doit être opérationnel et disponible 24h/24 et 7J/7. Ou bien vous déléguez vos billets à un représentant existant. Lorsqu’un billet est gagnant, le représentant élu et l’ensemble de ses délégateurs gagnent des récompenses. Les récompenses sont proportionnelles à leur part de délégation. Il y a un tirage environ tous les 10 secondes, et les billets sont réutilisables.
Il est important de comprendre que vous ne donnez pas vos « billets » (Adas) à qui que ce soit. La quantité d’Ada que vous avez est votre poids d’influence comme délégateur. Vous pouvez retirer vos Adas et redéléguer vers un autre représentant (Stake Pool/l’équipe). Vous pouvez également bien sûr choisir de retirer et revendre vos Adas à n’importe quel moment sur des sites d’échanges crypto-monnaies.
Il est important de noter que ces représentants ont des frais, mais seulement sur les récompenses gagnées. Vous ne perdez pas vos Adas en déléguant.
Il existe deux types de frais :
– Les coûts opérationnels, qui sont fixés à 340 Adas minimum par époque. Ces frais sont censés couvrir les dépenses de l’opérateur du stake pool (prix de l’ordinateur, locations par mois des serveurs, la consommation électrique, la commercialisation,…)
– La marge est définie par l’opérateur du stake pool, qui se trouve en général entre 0 et 10%. Cette somme a comme objective de récompenser les efforts de l’opérateur de stake pool ou financer ses projets.
Les récompenses générées moins les frais, sur une époque, sont distribuées parmi les participants du stake pool à la fin de celle-ci. Cependant, lorsqu’un représentant (stake pool) n’a pas assez de délégation, il est possible qu’il ne soit pas élu pour vérifier et valider un bloc. Et pas de bloc signifie pas de récompenses. Le nombre de blocs créés par stake pool est compté tous les 5 jours, on appelle cette période une époque (« epoch » en anglais).
Pourquoi déléguer avec le Stake Pool « Kurdopia » ?
Il existe maintenant environ 1300 « stake pools » sur la blockchain Cardano depuis le lancement de la phase Shelley en août 2020. Chaque stake pool offre ses services, missions ou projets divers. Il existe par exemple des stake pools qui proposent d’utiliser leurs frais pour soutenir des causes, développer une application ou financer leur création de contenus (vidéos, podcast, articles, etc).
Comme nous l’avons expliqué tout au début, notre projet consiste à soutenir la communauté kurde. C’est ce à quoi nous voulons utiliser nos frais (340+3%). Soyons de nouveau clairs, vous ne nous donner aucunement votre propre argent, nous offrons un service de « staking » avec lequel nous générons (et vous aussi) une certaine quantité d’une crypto-monnaie (des Adas) en participant à la sécurisation du protocole et nous vous disons comment nous comptons utiliser ce fond généré, c’est-à-dire au service de la communauté Kurde. C’est notre objectif et mission. Si notre stake pool kurde, n’est pas productif et/ou performant, vous pouvez à tout moment retirer votre délégation, redéléguer ou encaisser. C’est sans engagement.
Nous avions dit que nous allons vous présenter des chiffres concrets :
En effet, notre stake pool « Kurdopia » a pu générer au total à ce jour 32594 Adas (soit 4628,35 euros au prix actuel de 0,142 € l’unité d’Ada) en environ 3 mois, avec un total de 3,21 millions d’Adas délégués (soit 455 820 euros), comportant actuellement 24 délégateurs dont la majorité sont des Kurdes. Et bien sûr le prix d’ada varie, et sans doute continuera à gagner en valeur (+350% depuis mars 2020, ayant été vers 0,03€).
Interface staking sur la portefeuille Daedalus de la blockchain Cardano :
Nous avons déjà fait un don total de 435 euros à deux causes humanitaires :
https://twitter.com/kurdopia/status/1325897151218659328?s=20
Conclusion :
Investir dans Cardano, c’est comme investir dans une entreprise qui vous offre des dividendes (un retour d’investissement) selon votre investissement initial, qui peut être aussi peu que 10 ou 20 euros. Un retour d’investissement de 4 à 7% (en Ada) par an (C’est mieux que de laisser votre argent dans un compte d’épargne, n’est ce pas?). Une crypto-monnaie avec une quantité limitée (32 milliards jetons en circulation sur les 45 milliards max.), qui peut s’apprécier en valeur lorsque son utilité augmente.
Imaginez si vous pouviez acheter des parts d’une start-up qui est actuellement en développement. Une start-up qui offrira une plateforme pour la création d’applications décentralisées, comme « google play » mais sans autorité centrale. Une plateforme qui comportera plusieurs types d’acteurs.
Les stake pools sont des acteurs indépendants qui maintiennent le réseau. Chaque stake pool est comme une entreprise à part entière qui gagne des récompenses par le fait de maintenir le bon fonctionnement et garanti l’aspect décentralisé du réseau.
Les acteurs à venir, sur la plateforme de Cardano, sont donc des entreprises de développeurs d’applications et leurs utilisateurs. Ces acteurs apporteront avec eux donc la vraie valeur et de l’utilité à la plateforme. Ceci augmentera donc le prix d’Ada, qui bénéficiera aux stake pools et leurs délégateurs qui assurent la stabilité de l’infrastructure de l’écosystème.
Surtout, il ne faut pas avoir peur du mot « investir ». On ne peut rien faire sans investir. « Investir » a un sens plus large que vous imaginez, qu’on ne nous enseigne pas à l’école. Créer votre propre entreprise est un investissement, apprendre une autre langue ou faire une formation le sont aussi. Travailler dur en faisant des heures supplémentaires non comptées pour gagner en expérience ou en espérant une promotion est également un investissement. On fait des investissements tous les jours sans en penser ou prononcer le mot.
Évidemment, investir dans une crypto-monnaie présente des risques, mais comme n’importe quel autre investissement. Plus le risque est élevé, plus la récompense est proportionnellement grande. Cependant, il ne faut pas faire d’amalgame, nous ne faisons pas un pari, nous faisons un investissement dans une nouvelle technologie qui pourrait révolutionner le système financier et l’internet. C’est un investissement avec un risque calculé et réfléchi, cela vaut peut-être la peine.
Bien sûr, que nous savons que les Kurdes sont pour la plupart des anticapitalistes, l’ancienne génération en tout cas. Cependant, le capitalisme n’est pas le fait d’être riche, le capitalisme est le fait d’être riche pour soi-même, le fait d’être riche au détriment de l’autrui, c’est l’égocentrisme. Ce n’est pas ce que nous vous proposons. Nous vous souhaitons d’être riche pour vous (pourquoi pas ?) mais surtout pour le bien de votre communauté, l’altruisme tout le contraire de l’égocentrisme.
Pour plus de renseignements ou les démarches à suivre pour participer au projet, vous pouvez contacter l’équipe de Kurdopia en leur envoyant un courrier électronique à kurdopia.store@gmail.com ou sur Twitter et Facebook:
Twitter : https://twitter.com/kurdopia?s=20
Facebook : https://www.facebook.com/Kurdopia.store
Instagram : https://www.instagram.com/kurdopia/
Retrouvez Kurdopia pool sur pooltool.io ou adapools.org : https://adapools.org/pool/f9f646eb4b04adea5afee58b63cc9f53e0da82118c2ab10a6557b922?fbclid=IwAR0_u2qXCqEUecU3IfI6TGbVe0uBzNvGdCOHmp58UHGa-22weHXUyFEnKVQ
25 Novembre, messages de soutien des politiciennes kurdes emprisonnées
TURQUIE – Les politiciennes des partis HDP et de son frère kurde DBP tenues en otage dans la prison de Kandira depuis plus de 4 ans ont envoyé un message à l’occasion de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes.
Les femmes politiciennes kurdes Sebahat Tuncel, Gültan Kışanak, Edibe Şahin, Caglar Demirel, Gulser Yildirim et Aysel Tugluk et la politicienne turque Figen Yuksekdag tenues en otage dans la prison de Kandira, ont envoyé un message de solidarité aux femmes du en déclarant qu’un monde sans violences et libre ne peut être obtenu que par la lutte organisée et la solidarité féminine.Voici les messages des politiciennes emprisonnées:
Sebahat Tuncel
« Un autre 25 novembre, les femmes sont de plus en plus solidaires. Nous rejetons l’ordre capitaliste dominé par les hommes qui nous est imposé, nous nous organisons pour notre avenir. Nous prônons une vie saine dans une paix et une nature égales, libres et démocratiques. Nous appelons cela la vraie justice contre la justice étatique masculine. Nous l’appelons « Em xwe diparêzen » contre toutes les formes de discrimination, de harcèlement, de viol, de massacres, d’occupation et d’isolement à l’encontre des femmes. Nous renforçons la résistance et la lutte afin de protéger les acquis que nous avons obtenus grâce à tant d’efforts, en particulier la Convention d’Istanbul. Nous marchons contre le fascisme en solidarité avec notre force organisée qui grandit avec nos rires et nos danses. Nous, de l’intérieur, vous, de l’extérieur… »
Gültan Kışanak
« Nous, les femmes, avons lutté contre l’oppression et la violence dominées par les hommes dans tous les domaines de la vie, tant en prison qu’à l’extérieur. Les femmes sont libres, sans violence, et nous savons que l’avenir ne se construira qu’à travers la lutte organisée des femmes. Les femmes sont déterminées à mettre fin aux meurtres de femmes, à toutes les formes de violence et de discrimination à l’égard des femmes. Je salue toutes les femmes avec amour et avec mon souhait d’accroître la solidarité et la lutte des femmes ».
Edibe Şahin
« Dès notre naissance en tant que femmes, le système dominé par les hommes a trouvé qu’il ne suffisait pas de nous dessiner des frontières, il a donc commencé à construire des murs. Nous, en tant que femmes, savons par notre vie que les frontières et les murs sont faits pour l’érosion. Tant que les cœurs sont unis, que nos mains se rencontrent. Le pouvoir de mettre fin à toutes les formes de violence passe par notre position organisée. Je vous embrasse avec détermination et espoir ».
Çağlar Demirel
« En tant que femme, j’ai passé toute ma vie à combattre la violence contre les femmes. L’une des raisons pour lesquelles nous sommes ici aujourd’hui est que nous défendons les droits des femmes et que nous nous opposons à toutes les formes de violence étatique et masculine contre les femmes. Des dizaines de femmes sont victimes de violences et de massacres de femmes chaque jour. C’est l’unité et la lutte commune des femmes qui permettront de mettre fin aux massacres et à la violence à l’égard des femmes. Les femmes sont les plus touchées par les politiques menées par le gouvernement AKP-MHP. Le gouvernement actuel craint les femmes et la lutte des femmes. Parce que les femmes s’opposent à toutes sortes d’oppression et de violence avec leur honorable résistance et n’acceptent pas les politiques du gouvernement. Même si nous sommes détenues ici en tant qu’otages politiques, la lutte et la résistance de nos femmes se poursuit et se poursuivra toujours. Ce sont les femmes qui surmonteront toutes les difficultés. Nous sommes pleines d’espoir et courageuses et nous gagnerons certainement. J’envoie mes salutations, mon amour et mon respect à toutes les femmes ».
Gülser Yıldırım
« Tout d’abord, je veux commencer par nier l’expression « violence contre les femmes » dans son essence. Je considère la violence contre les femmes comme une violence contre la beauté, la vérité et l’essence de la vie. La violence à l’égard des femmes est dirigée contre tout le monde et tout est beau. Nous devons considérer la violence envers les femmes comme une violence envers la société dans son ensemble, car tous les problèmes et les troubles rencontrés dans la société trouvent leur source dans cette mentalité. La lutte contre cette mentalité dépend avant tout de nous, femmes et individus qui défendent la liberté, la démocratie et l’égalité. En tant que femme, je souhaite un monde où personne ne sera soumis à la violence. Salutations, avec amour… »
Aysel Tuğluk
« Une des raisons pour lesquelles nous sommes envoyés en prison est que nous nous opposons à la violence contre les femmes. Je crois que nous mettrons fin à toutes les attaques contre nous grâce à la solidarité des femmes. Nous continuerons notre lutte à l’intérieur ».
Figen Yüksekdağ
« Avec espoir, résistance et solidarité, bonjour ! Je salue les femmes qui joignent leurs mains pour transformer les femmes, la vie et la liberté, contre l’ordre de la violence, de la mort et de la cruauté qui nous est imposé. La résistance des femmes qui libèrent les rues nous ouvrira de nouvelles voies ce 25 novembre. Nous découvrirons de nouvelles formes de solidarité et de lutte contre toutes les formes de violence. L’éveil des consciences et le mouvement libérateur des femmes en prison, à l’extérieur, dans les rues, dans les écoles, dans les usines, partout, vont écrire une nouvelle histoire. Ensemble, nous vaincrons. Je vous envoie à tous mon amour le plus sincère ».
Halte aux violences masculines et étatiques !
Violences masculines au Kurdistan du Nord
