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ROJAVA. La Turquie bombarde le marché de Tal Rifat: 10 civils tués

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SYRIE / ROJAVA – L’artillerie de l’occupation turque et de ses milices islamistes a visé les personnes déplacées d’Afrin dans les régions de Shahba, dans le nord de la Syrie, tuant au moins 10 civils dont 7 enfants.

Le correspondant d’ «Afrinpost» a déclaré que l’artillerie de l’occupation turque et de ses milices islamistes, connue sous le nom de (Armée nationale, Armée libre) avait visé un point situé près du centre du Croissant-Rouge et l’autre contre un commerce près de Kfarnaya.

Le Croissant-Rouge kurde a annoncé que le tir des milices islamiques avait coûté la vie à 10 civils, dont au moins sept enfants, en plus d’avoir blessé 12 autres civils.

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L’occupation turque vise régulièrement la région de Tal Rifat. Le 12 novembre, les avions de guerre turcs ont visé la zone industrielle de Tel Rifaat, causant des dégâts matériels, tandis que des drones de reconnaissance survolaient la région.

Afrinpost

ROJAVA. Le rapport documentant la guerre de la Turquie contre les civils

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SYRIE / ROJAVA – Le centre d’information du Rojava (RIC) a publié un rapport détaillé des attaques et meurtres de civils – notamment des Kurdes – par l’armée turque et ses mercenaires alliés dans le nord de la Syrie.

« La guerre de la Turquie contre les civils », selon le dernier rapport du centre d’information Rojava :

– Les preuves les plus solides à ce jour, y compris les premiers témoignages oculaires, de l’exécution sommaire de trois agents de santé le 13 octobre

– preuves de nouveaux cas de torture, d’enlèvement et d’exécution de civils

– Une base de données d’accompagnement enregistrant plus de 150 violations des droits fondées sur des preuves vidéo, photographiques ou oculaires

– des dizaines d’entretiens avec des habitants, y compris ceux qui sont rentrés dans la zone d’occupation, ont jeté un nouvel éclairage sur le pillage systématique, l’extorsion de fonds et les crimes contre la propriété

Le rapport identifie des tendances, notamment le ciblage et l’exécution de civils tentant de retourner chez eux ou vers leurs leurs biens, des bombardements aveugles bien en dehors de la zone supposée d’opérations, ainsi que des membres de factions soutenues par la Turquie demandant une rançon pour le retour des corps de civils à leurs familles. Il comprend un compte-rendu détaillé de l’exécution de trois agents de santé à Suluk le 13 octobre, ainsi qu’un calendrier d’attaques systématiques contre les infrastructures médicales et le personnel tout au long de l’invasion.

S’appuyant sur des entretiens avec des personnes rentrées dans la zone de contrôle turc, le rapport explique comment la Turquie tente d’imposer à ces zones un black-out d’information par la violence, des arrestations arbitraires et des actes d’intimidation. Néanmoins, RIC est en mesure de présenter des informations détaillées sur le pillage de propriétés privées et publiques, d’entreprises et de coopératives.

La recherche OSINT (renseignement en sources ouvertes) s’appuie sur de nombreux entretiens menés par des équipes de terrain du RIC: seul survivant d’une attaque au CELI ayant tué trois civils, des personnes déplacées vivant sans accès à l’eau potable, des professionnels de la santé victimes d’attaques aériennes, des civils ayant perdu leur maison et leurs moyens de subsistance après avoir été pillés.

S’appuyant sur tous ces éléments de preuve, le rapport affirme que l’invasion turque commençant le 9 octobre et l’occupation en cours de 5 000 km 2 dans les régions de Sere Kaniye et Tel Abyad constituent une « guerre contre les civils » et demande l’envoi d’une mission d’enquête internationale indépendante dans les régions du nord et de l’est de la Syrie, sous contrôle turc et de l’administration autonome.

Télécharger le rapport original »

 

Tuna Altinel : Ensemble, nous gagnerons. La solidarité fait vivre !

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TURQUIE – ISTANBUL – Tuna Altınel, Maître de conférence à l’Université Lyon-1 est tenu en otage en Turquie depuis le 11 mai 2019 pour avoir participé le 21 février 2019 à un débat sur le massacre des Kurdes de Cizre organisé à Villeurbanne. Il est accusé de « propagande en faveur d’une organisation terroriste [kurde] ». Il sera de nouveau devant les juges le 24 janvier 2020.
 
Altinel a envoyé un « compte rendu » de son audience du 19 novembre:
 
« Ami-e-s solidaires,
 
Ami-e-s de la quête pour la paix, la justice, la démocratie, c’est un compte rendu de la deuxième audience de mon procès que je souhaite partager avec vous.
 
Presque quatre mois après ma remise en liberté, j’ai toujours un sentiment bizarre quand je vous écris dans un séjour confortable plutôt que de ma cellule de prison. Je vous remercie pour votre énorme soutien dans ce progrès. Qu’il en soit ainsi pour tou-te-s celles et ceux à qui la liberté a été injustement confisquée.
 
L’audience à la deuxième cour pénale de Balıkesir a eu lieu le mardi 19 novembre en début d’après-midi. Elle a été courte, à peu près 20 minutes. Elle a débuté vers 14h20 et s’est terminée vers 14h40. J’étais représenté par mon avocate Me Meriç Eyüboğlu et mon avocat Me İnan Yılmaz. Était présent Me Baptiste Bonnet mandaté par l’Université Lyon 1 dans le cadre de la protection fonctionnelle. Lors de ces 20 minutes, nous avons découvert que le chef d’accusation, appartenance à organisation terroriste, avait été requalifié en un chef moins grave, celui de propagande pour organisation terroriste.
J’avais préparé une intervention d’une page pour cette audience mais suite à l’information par Me Eyüboğlu, juste avant la session, sur le réquisitoire qui venait de tomber sur son écran, j’ai renoncé à la lire. La session a commencé par un court résumé du réquisitoire consistant à prononcer la requalification, résumé tellement court que mon avocate a demandé au procureur de le lire parce que sinon, son client risquait de ne pas comprendre de quoi il s’agissait. Un résumé plus détaillé du réquisitoire nous a été alors lu. Il se fonde sur l’annonce en turc de la soirée du 21 février 2019 préparée par les Amitiés Kurdes Lyon-Rhône-Alpes. Selon le procureur, ce texte, rédigé par une association loi 1901 pour une soirée-débat autorisée par la préfecture de Lyon et organisée dans les locaux de la Mairie de Villeurbanne, constituerait une preuve de propagande pour organisation terroriste.
 
Ensuite, j’ai fait une intervention de quelques minutes seulement dont je cite les premières phrases : « Je n’ai pas long à dire. L’appel que vous venez de lire a été préparé par l’association qui a organisé la soirée. Que j’en sois le seul accusé est injuste. Par ailleurs, son contenu, à savoir la période 2015-2016, a été documenté et vérifié dans les rapports d’une multitude d’organisations nationales et internationales de défense des droits humains. Ce que vous venez de lire n’est pas la propagande d’une organisation terroriste mais une cascade de réalités. » J’y ai ajouté quelques phrases sur le refus de me restituer mon passeport qui m’empêche de reprendre mon travail et qui fait de la Turquie une prison pour moi. J’ai fini par demander mon acquittement immédiat.
 
Puis mes deux avocats sont intervenus. Mme Eyüboğlu a rappelé qu’elle avait déjà débattu à la première audience sur le fait que le chef d’accusation ne saurait être « appartenance à organisation terroriste ». Elle a argumenté que le crime de « propagande pour organisation terroriste » non plus n’a pas été commis. Elle a rappelé mon procès pour avoir signé la Pétition pour la paix à la 29e cour pénale d’İstanbul dans lequel j’ai été acquitté au début de cet automne, et a ajouté que cet été la cour de Balıkesir avait demandé que les deux dossiers soient réunis. Selon elle, il serait inconstitutionnel de me condamner pour le partage sur Facebook d’un appel associatif qui contient des propos incomparablement moins forts que la pétition pour la paix dont le contenu a été jugé par la Cour Constitutionnelle dans les limites de la liberté d’expression. À la fois l’affiche dont je suis accusé et la Pétition dont j’ai été récemment acquitté sont relatives aux violations des droits humains entre juillet 2015 et janvier 2016 par les forces de l’ordre turques dans des villes kurdes de Turquie sous prétexte de guerre contre le terrorisme. Elle a fini par rappeler que tant que je ne suis pas acquitté, je ne peux reprendre mon travail et qu’elle est certaine que lors de la prochaine audience la cour décidera de mon acquittement après avoir entendu les plaidoiries.
 
M. Yılmaz a attaqué le réquisitoire sous un angle différent. Il a rappelé une convention européenne ratifiée par la Turquie et la France, qui oblige les parties à s’informer mutuellement sur les activités terroristes sur leur propre territoire. Il a alors demandé à la cour si elle affirme qu’il y a eu des activités terroristes sur le territoire d’un pays signataire de cette convention et comment ces conclusions avaient été atteintes, évoquant implicitement la lettre de renseignements rédigée par le Consulat de Turquie de Lyon qui a initié le processus judiciaire contre moi, lettre que je qualifie d’espionnage et que les Amitiés Kurdes de Lyon-Rhône-Alpes diffusent pour la dénoncer sur leur page Facebook depuis le 22 novembre. L’avant-dernière phrase de Me Yılmaz en dit long : « Dans ce cadre, il est probable que votre cour se retrouve en situation de faire une requête auprès du Ministère des affaires étrangères pour demander si celui-ci a enquêté sur une réunion légale et quels faits il a découverts suite à cette enquête. »
 
La session s’est terminée par la présentation à la cour des lettres de mandat de diverses sociétés savantes et de défense des droits humains dont les représentant-e-s étaient présent-e-s. En même temps, il y a eu un échange singulier entre le président et moi-même. Probablement poussé par un sentiment d’obligation suite à mes propos sur le refus de restitution de mon passeport, le président a affirmé que cette décision n’est pas du ressort de leur cour car de nature administrative. À cette défense qui ne m’a nullement étonné, j’ai rétorqué que moi aussi je le savais bien, mais que j’avais voulu qu’elle soit entendue dans la salle d’audience aussi.
La prochaine audience aura lieu le vendredi 24 janvier 2020. D’ici là, sans passeport, je continuerai d’être l’otage de l’État turc, sans pouvoir reprendre mon poste à Lyon.
 
Ami-e-s solidaires ! La cour est convaincue que le chef d’accusation initial, celui « d’appartenance à organisation terroriste » est intenable mais s’est contentée de le remplacer par un chef moins sévère, plus soutenable selon sa logique. Sa volonté de me condamner persiste. Face à cette opiniâtreté, il y a un remède qui puisse être efficace. C’est votre soutien. Nous n’aurons la chance d’être entendu-e-s que si nous restons mobilisé-e-s pendant cette période de deux mois avant la prochaine audience. Votre soutien et votre mobilisation ne serviront pas seulement à l’acquittement de Tuna Altınel. Bien plus profondément, ils défendront les valeurs démocratiques contre une arrogance qui ne connaît ni borne ni frontière pour imposer son silence mortifère.
 
Ensemble, nous gagnerons. La solidarité fait vivre ! »
 
Tuna Altınel
29 novembre 2019 

PCF: La Turquie assassine le leader kurde Selahattin Demirtas

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PARIS – Le parti communiste français (PCF) appelle à la mobilisation en faveur de Selhattin Demirtas qui est dans un état critique suite à un malaise cardiaque survenu il y une semaine. Les autorités turques refusent sons hospitalisation malgré les recommandations du médecin de la prison.
 
Communiqué du PCF :
 
« La Turquie assassine le leader kurde Selahattin Demirtas
 
Selahattin Demirtas, député, ex-co-président du HDP et candidat à deux reprises à l’élection présidentielle est entre la vie et la mort.
 
Incarcéré depuis 2016 dans le cadre des grandes purges visant les démocrates de Turquie, il a fait voici sept jours une attaque cardiaque. Les autorités ont interdit son hospitalisation en dépit des recommandations médicales.
 
Le tyran R.T. Erdogan poursuit de sa haine et de son esprit de vengeance celui qui a mis en échec l’AKP en 2015 et qui incarnait l’avenir démocratique de la Turquie. Récemment, S. Demirtas a été couronné du Prix Montluc pour son recueil de nouvelles « L’Aurore » (Ed. E. Collas).
 
Alors que la Cour Européenne des Droits de l’homme a exigé voici quelques jours sa libération, la Turquie de R.T. Erdogan commet sous nos yeux un nouveau crime abject.
 
Le PCF appelle tous celles et ceux qui sont épris de justice et de liberté à se mobiliser en faveur de Selahattin Demirtas. La France et l’Union Européenne doivent immédiatement faire pression sur Ankara pour le sauver de la mort. »
 
2 décembre 2019

TURQUIE. Le politicien kurde emprisonné, Selahattin Demirtas est dans un état critique

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TURQUIE – EDIRNE – Le politicien kurde emprisonné, Selahattin Demirtas est dans un état grave après avoir eu un malaise cardiaque il y a 7 jours.
 
Il y a une semaine, suite aux douleurs au niveau du cœur, Demirtas a perdu conscience. Après les premiers secours administrés, le médecin de la prison a recommandé que Demirtas soit hospitalisé mais les autorités turques l’ont refusé. 
 
La députée du HDP, Meral Danış-Beştaş a déclaré que la situation de Demirtas était dramatique. 
 
Demirtas est emprisonné depuis le 4 novembre 2016. il souffre de problèmes cardiaques et il a déjà eu un malaise cardiaque en prison.

Deux récompenses pour Hevrin Xelef, politicienne kurde assassinée récemment

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ITALIE – ROME – Deux prix ont été décernés en Italie à la politicienne kurde Hevrin Xelef, assassinée par des mercenaires liés à l’État turc au Rojava.
 
Hevrin Xelef a reçu le prix Margherita Troili décerné chaque année par la municipalité de Capua.
 
Le prix intitulé «Une femme pour les femmes» est remis en hommage la professeure Margherita Troili, une politicienne antifasciste et communiste qui a participé de manière partisane à la guerre de libération contre le fascisme en Italie.
 
L’avocate Hazal Koyuncuer a reçu le prix remis à Havrin Khalaf (Hevrin Xelef) lors de la cérémonie qui s’est tenue le 25 novembre.
 
Xelef s’est également vu décerner le prix de jeune militant 2019 par la Coalition italienne des droits et libertés.
 
La militante du mouvement des femmes kurdes, Zilan Diyar, a reçu le prix au nom de Xelef lors de la cérémonie du samedi 30 novembre.
 
Notant que Xelef méritait ce prix, Diyar a déclaré: « Ce prix encourage les femmes kurdes qui tentent de construire un nouveau système social grâce à leur lutte. »
 
Hevrin Xelef, coprésidente du parti l’Avenir de la Syrie, a été brutalement assassinée le 12 octobre par des mercenaires affiliés à l’armée turque. L’assassinat de Xelef a provoqué l’indignation à travers le monde.
 
Dans le prolongement de ces actions, l’annonce d’une campagne de signatures a été publiée dans le quotidien italien La Repubblica.
 
La campagne a été signée par 100 femmes, dont d’anciennes ministres, syndicalistes, journalistes, législatrices, militantes et maires.
 
Une réunion aura lieu à Trento le 16 décembre pour diffuser la campagne de signatures dans tout le pays. Les signatures collectées seront présentées aux tribunaux internationaux et nationaux pour exiger que la Turquie soit poursuivie pour crimes de guerre.
 

Campagne de signatures pour stopper les attaques turques contre Shengal

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KURDISTAN DU SUD – SHENGAL – L’Etat turc qui poursuit ses attaques génocidaires dans diverses parties du Kurdistan a également pris Shengal pour cible récemment.
 
L’assemblée autonome démocratique de Shengal a lancé une campagne de signatures contre les attaques de l’Etat turc contre Shengal et le Kurdistan du Sud.
 
Dans le cadre de la campagne, des signatures seront recueillies à Shengal et dans ses villages pendant 15 jours. L’Assemblée vise 50.000 signatures qui seront ensuite soumises aux Nations Unies, au Conseil de sécurité de l’ONU et au gouvernement irakien.
 

Xwedêda Eliyas, coprésident de l’Assemblée populaire du district de Sinune, a appelé le peuple yézidi à assurer une forte participation à la campagne. Il a déclaré que l’Etat turc attaquait les Kurdes depuis sa création, ajoutant que pour cette raison, la campagne de signatures s’adresse à tous les Kurdes.

 
L’Etat turc qui poursuit ses attaques génocidaires dans diverses parties du Kurdistan a également pris Shengal pour cible récemment. Des drones armés turcs (SIHA) ont mené une attaque contre des combattants des unités de résistance de Shengal (YBŞ) dans la région de Khanasor (Xanesor) le 19 novembre. Cinq combattants des YBŞ ont été blessés dans l’attaque, dont deux sérieusement. L’un des combattants blessés, Egîd Şengalî, a perdu la vie quatre jours plus tard. Des avions de combat turcs avaient également bombardé à trois reprises la région de Shengal Barê le 5 novembre au soir et la région de Khanasor le 4 novembre, laissant trois combattants des YBŞ blessés.
 
Rappel historique
 
Les Kurdes yézidis (Êzidî), qui sont les adeptes de l’une des plus anciennes religions de la Mésopotamie, ont subi au cours de l’histoire plusieurs massacres, dont le dernier a été perpétré par Daesh le 3 août 2014. La plupart de ces massacres ont été commandités par l’empire ottoman. Etant donné que la plupart de ces ordres d’extermination de la communauté yézidie ont été ordonnés par les sultans ottomans de l’époque, les Kurdes yézidis ont appelé ces génocides « ferman » (« décret »).
 
Le premier génocide a été ordonné en 1246 par le seigneur de Mossoul, tandis que le dernier a été perpétré par les terroristes de Daech / ISIS. Dans tous les massacres qui ont frappé les Yézidis, leurs bourreaux ont prétendu agir au nom de l’Islam.
 
Au cours de la campagne génocidaire la plus sauvage de Daesh à Shengal en 2014, environ 5000 hommes yézidis ont été massacrés, environ 100 hommes yézidis ont été décapités, 7000 filles et femmes yézidies ont été enlevées et vendues sur les marchés aux esclaves; plusieurs filles et femmes yézidies ont été violées et certaines de ces femmes ont été contraintes d’épouser des chefs de Daech.
Le nombre réel des victimes est plus élevé si on y rajoute les innombrables Yézidis morts de faim et de soif, ce qui montre que les chiffres avancés dans le rapport des Nations Unies est en dessous de la réalité.
 
Les gangs de DAECH ont voulu détruire la foi et l’identité yézidie en 2014. Les forces peshmerga de la région n’ont pas résisté à Daesh, et les Yézidis ont dû faire face à un massacre certain. Les forces des HPG et des YPG/YPJ sont venus à leur secours et ont sauvé des milliers de Yazidis de la mort imminente par le couloir de sécurité qu’ils ont ouvert vers le Rojava.
 
Les gangs de Daesh ont massacré dans les premières 24 heures des milliers de Yazidis et enlevé des dizaines de milliers d’autres, surtout des femmes et enfants. Ceux qui ont réussi à atteindre le mont Shengal ont vu sur la montagne une lumière d’espoir. Les Yazidis, qui ont toujours été victimes des génocides au cours de l’histoire, ont vu alors un petit groupe de guérilleros des HPG qui se tenait devant eux sur le mont Shengal, ayant pris le contrôle des deux routes et repoussé avec succès les attaques des gangs de Daesh. Les guérilleros des HPG avaient pris sous leur contrôle les deux routes menant à la montagne avec seulement quelques poignées de combattants et un DShK, que les Peshmerga avaient laissé derrière eux alors qu’ils étaient occupés à fuir.
 
Alors que la nouvelle du génocide se répandait, le Rojava s’est mobilisée au plus haut point. Les forces des YPG/YPJ, qui se trouvaient elles-mêmes à Hesekê dans le feu d’une grande opération contre les gangs de Daesh, ont abandonné l’opération et remué ciel et terre pour arriver à Shengal par la route Til Kocher, Rabia et Jazaa. Les combattants des YPG/YPJ ont ouvert un chemin de centaines de kilomètres, au prix des dizaines de martyrs, et ont finalement atteint le mont Shengal le 8 août. Les combattants des YPG/YPJ ont guidé des centaines de milliers de Yazidis avec les voitures mobilisés du Rojava et mises à leur disposition à travers le corridor vers le Rojava. La communauté mondiale, restée jusqu’alors totalement silencieuse face à la tragédie à laquelle le peuple yézidi était confronté, a intitulé ce couloir, le « couloir humanitaire ».
 
Les habitants de Shengal, des dizaines d’organisations et d’associations se sont réinventés après le génocide meurtrier du 3 août 2014. Ceux-là mêmes qui ont fait équipe avec les troupes de sauvetage des forces kurdes ont décidé que le moment était venu pour eux de créer leur propre force de défense, composée de jeunes Yazidis, hommes et femmes. En septembre 2014, moins d’un mois après le génocide brutal, ils ont finalement déclaré la formation des Unités de défense de Shengal (YBŞ). Les jeunes Yazidis, dont les espoirs avec les forces extérieures avaient été totalement anéantis, affluèrent un à un dans les rangs des YBŞ.
 
Ceux qui ont été le plus souvent tués et enlevés pendant le génocide sont une fois de plus les femmes yézidies. Seules pour ne pas tomber entre les mains des gangs barbares de Daesh et pour rester fidèles à leur ancienne religion de l’ange paon Tawusê Melek, des centaines de femmes ont sauté des hautes falaises du Mont Shengal. Les autres femmes yézidies ont été prises en otage et vendues sur les marchés en ce 21ème siècle, qui se vante d’avoir amélioré l’humanité et la démocratie.
 
L’arrivée des forces kurdes, parmi lesquelles se trouvaient aussi des femmes combattantes, a rempli leur cœur d’un énorme espoir. Peu de temps après, les YPJ ont combattu sans relâche les gangs de Daesh pour sauver le peuple yézidi et ouvrir un couloir humanitaire. Les femmes yézidies ont alors décidé en 2015 de créer l’Unité de défense des femmes de Shengal (YPJ-Shengal). Peu de temps après, le nom a été changé pour Unités des femmes de Shengal (YJŞ). Les YJŞ ont déclaré avoir décidé de créer cette formation militaire principalement pour venger les femmes yézidies enlevées comme esclaves et vendues sur les marchés.
 
Le territoire de Shengal et ses forces de défense sont devenus une cible de l’Etat occupant turc depuis lors.
 
 

TURQUIE. L’arrestation des journalistes vise à faire taire les médias kurdes

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TURQUIE – L’Initiative des Journalistes Libres (Özgür Gazeteciler İnsiyatifi – ÖGİ) a publié un communiqué suite à la détention des journalistes de l’agence de presse kurde Mezopotamya (MA), Berivan Altan, Sadık Topaoğlu et Sadiye Eser.
 
L’Initiative a demandé la libération immédiate des trois journalistes arrêtés récemment.
 
Selon le communiqué, le gouvernement de l’AKP-MHP a fait des journalistes une cible dans le but de neutraliser les médias qui ne diffusent pas sa propagande.
 
« Nous demandons la libération immédiate de nos collègues Berivan Altan, Sadiye Eser et Sadık Topaloğlu. Nous soulignons que nous continuerons à lutter pour la liberté des journalistes derrière les barreaux. Il ne faut pas oublier qu’il ne peut y avoir de société libre sans une presse libre. Sur cette base, nous appelons l’opinion publique démocratique à faire preuve de solidarité avec les journalistes. »
 

Le soutien décomplexé de l’ONU à la Turquie dans sa guerre anti-kurde

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GENÈVE – Contrairement à son préambule qui commence par : « Nous, peuples des Nations Unies », les Nations Unies (ONU) ne sont pas là pour défendre les intérêts des peuples mais bien ceux de ses Etats-membres. Une personne d’origine kurde qui devait prendre la parole lors de la douzième session du « Forum sur les questions relatives aux minorités » de l’ONU ce jeudi l’a appris à ces dépends. En effet, une employée de l’ONU lui a interdit de lire son discours, quand elle a vu qu’il était question des conséquences humanitaires de l’agression militaire de la Turquie au Rojava, dans le nord de la Syrie. L’ONU a censuré un discours qui mettait en lumière les actes violant le charte de l’ONU sur les droits des peuples…
 
Peu d’entre vous ignorent le vrai rôle de l’ONU, malgré son charte on ne peut plus humain, et aujourd’hui, elle ne se donne plus la peine de le cacher. Le premier novembre, moins de 3 semaines après l’offensive turque contre le Rojava, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, alors qu’il s’entretenait avec le président turc Erdogan à Istanbul, a déclaré que l’ONU allait examiner le plan turc* visant a installer dans une « zone de sécurité » au Rojava une partie des réfugiés syriens présents en Turquie. Ainsi, par cette déclaration, non seulement, l’ONU n’a rien fait pour arrêter l’agression militaire turque contre le Rojava, ni la fuite de plusieurs centaines de milliers de civils kurdes, arméniens, syriaques, yézidis… dans les régions envahies par l’armée turque et ses alliés jihadistes, mais elle a également montré qu’elle était prête à collaborer avec la Turquie pour modifier la démographie du Rojava en remplaçant les Kurdes par des Syriens venus d’autres régions de la Syrie !

 

Du fait de que les Kurdes soient un peuple apatride, ils ne pèsent rien devant les instituions internationales où siègent également leurs bourreaux qui sont la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. C’est pourquoi, on ne s’attend pas à ce que l’injustice et les massacrent qui frappent les Kurdes s’arrêtent de sitôt, bien que ces derniers luttent de toutes leurs forces pour pouvoir exister en tant que peuple libre ayant les mêmes droits que les autres peuples sur cette terre.
La version en anglais est publié sur le site de l’ONU, à lire ici

 

Image Jacques Leleu

PARIS. Soirée musicale en soutien au Rojava et au peuple kurde

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PARIS – Les associations kurdes de la région parisienne organisent une soirée de concert en soutien au Rojava et à la lutte du peuple kurde.
 
Plusieurs groupes de musique kurdes et français et des groupes de danses folkloriques kurdes monteront sur la scène de l’Espace Paris-Est Montreuil le samedi 7 décembre pour le peuple kurde et le Rojava.
Un stand d’information ainsi qu’un buffet sont également prévus lors de la soirée.
 
Entrée: 10 €
 
RDV dès 15 heures
L’Espace Paris-Est Montreuil
128, rue de Paris
93100 Montreuil
 
Evénement organisé par le Conseil Démocratique Kurde en France et le Mouvement des Femmes kurdes de France.

Journée d’actions mondiales pour le Rojava le 14 décembre

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Les campagnes #Riseup4Rojava, #WomenDefendRojava et #DefendRojava appellent à une journée d’actions internationales pour le Rojava le 14 décembre 2019 sous le slogan « Ensemble contre le fascisme et le patriarcat! – Défendons ensemble la révolution du Rojava ».
 
Voici la déclaration commune des trois campagnes internationalistes :
 
« La guerre d’agression lancée le 9 octobre 2019 par l’armée turque et ses alliés djihadistes contre la Fédération démocratique du Nord et de l’Est de la Syrie a été marquée par une phase de solidarité et de résistance mondiale. Les semaines passées nous ont montré à tous que la résistance des peuples du nord de la Syrie est inséparable de la lutte mondiale contre le patriarcat, le fascisme et le capitalisme. Dans le monde entier, des millions de personnes protestent pour la justice sociale et contre l’exploitation capitaliste. Les manifestations du Chili, de la Bolivie, de la Colombie, du Liban, de l’Irak, de l’Iran, de la Tunisie et de la Catalogne sont unies par l’appel à un monde de justice sociale.
 
Il a été démontré que sans briser le fascisme en Turquie, aucune avancée démocratique dans le Kurdistan ainsi qu’au Moyen-Orient ne peut être garantie. Jusqu’à récemment, le nord et l’est de la Syrie étaient un oasis de stabilité dans le pays. Sous l’Administration Démocratique Autonome (AAD) du Nord et de l’Est de la Syrie, 5 millions de Syriens d’ethnies et de religions différentes – Kurdes, Arabes, Chrétiens (Arméniens, Assyriens, Chaldéens et Syriens), Turkmènes, Tchétchènes, Alévis et Yazidis – ont pacifiquement coexisté.
 
D’une part, c’était et reste la résistance des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des combattants d’autodéfense des YPG et des YPJ qui ont forcé l’État fasciste turc et les puissances internationales à limiter l’agression turque par l’accord du cessez-le-feu. D’autre part, ce sont les centaines de milliers de personnes dans d’innombrables villes du monde entier qui ont formé un pont d’espoir vers le Rojava.
 
Les politiques internationales contre le Rojava – qu’il s’agisse de la politique de guerre directe de la Turquie, du soutien indirect des États-Unis, de la Russie et de l’UE ou de l’ignorance d’organisations internationales telles que l’ONU – montrent qu’il existe une coalition internationale contre la révolution au Rojava, visant à détruire l’espoir d’un monde meilleur, créé par la nouvelle démocratie alternative au nord et à l’est de la Syrie / le Rojava et à préserver le statut de colonie internationale du Kurdistan.
 
La construction d’un système basé sur la démocratie radicale, la libération des femmes et l’écologie des habitants du Rojava est une étape historique pour la révolution au Kurdistan et la démocratisation de l’ensemble du Moyen-Orient. Cette victoire a captivé le monde et marqué un nouveau départ pour les peuples opprimés de la région, qui ont mis en place un système de gouvernement autonome qui donne la parole à toutes les communautés de la région. La solidarité internationale avec le Rojava montre que la lutte pour la libération est internationale et sans bornes!
 
La campagne d’extermination massive du régime fasciste turc se poursuit sans relâche. Il s’exprime par des milliers de prisonniers politiques, la destruction du patrimoine culturel mondial, de la nature et des villes kurdes, [de la destitution des élus kurdes] de l’abolition de fait du droit de vote et des attaques et du nettoyage ethnique au Rojava. Ces attaques ont lieu avec le soutien de la communauté internationale des États. Les peuples du nord et de l’est de la Syrie continuent de nous lancer un défi de résistance afin de défendre la révolution et d’en faire le berceau de la démocratie mondiale.
 
Dans cet esprit, nous appelons à une journée d’action internationale le 14 décembre 2019. Portons ensemble notre colère contre la guerre d’agression turque, dans les rues et sur les places publiques. Brisons l’état de normalité. Tant que les meurtres continuent, la résistance doit continuer.
 
Solidarité avec la résistance du monde entier!
 
Ensemble contre le fascisme et le patriarcat! »
 

BORDEAUX. Conférence et concert de solidarité avec les Kurdes du Rojava

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BORDEAUX – Une soirée caritative au profit de l’ONG kurde Soleil Rouge aura lieu à Bordeaux le 8 décembre prochain.
Lors de la soirée, plusieurs invités informeront le public sur la situation actuelle au Rojava et ce qu’on peut faire à notre niveau pour aider le Rojava afin d’empêcher le nettoyage ethnique des Kurdes opéré par la Turquie dans le nord de la Syrie depuis le 9 octobre dernier. La soirée sera clôturée par un concert de musique. 
 
Conférence à 15h30
Rojava, le drame d’un abandon international
 
En présence de :
Khaled İssa, Représentant du Rojava en France
Christine Valain, Responsable communication de l’ONG humanitaire frano-kurde Rojasor (Soleil Rouge)
Badia Hassan, présidente de l’Association kurde Rojava-Gironde
 
Concert de musique kurde à 16h30
Eleonore Fourniau Trio
Ersoj Kazimov (percussions)
Laurier Fourniau (guitare)
Un euro par brunch acheté sera reversé au Rojasor, en plus d’une urne pour dons qui sera installée dans la sale.
 
Entrée à prix libre
 
RDV à DARWIN, l’Eco-Système de la caserne Niel
87 quai des Queyries