IRAN. Un Kurde tué dans un accident provoqué par les forces iraniennes
IRAN. Un jeune activiste kurde tué sous la torture dans une prison iranienne
IRAN / ROJHILAT – Mehrdad Taleshi, un activiste kurde de 21 ans, a été tué après trois jours de torture dans les geôles iraniennes. Le gouvernement iranien a déclaré la guerre aux activistes de la société civile kurde, arrêtant au moins 115 Kurdes ces dernières semaines.
Kurdistan Human Rights Network (KHRN)
Facebook censure de nouveau la page « Kurdistan au féminin »
La dernière image censurée par Facebook
Facebook nous avertit que notre page risque d’être supprimée
Facebook-France fait taire les voix kurdes pour plaire à la Turquie
Pour nous, la censure de notre page Facebook, basée en Europe, est ordonnée directement par le pouvoir turc qui a déjà banni notre site, ainsi que notre compte Twitter et notre page Facebook sur décision de la « justice ». La Turquie ne se contente pas de massacrer les Kurdes, les chasser de leurs terres, elle mène sa guerre anti-kurde sur les réseaux sociaux également, jusqu’en Europe. On vous entend dire « Pourquoi Facebook accepte d’agir dans l’intérêt de la Turquie, même en Europe ? » La réponse est simple: si Facebook veut ne pas être banni en Turquie, il doit accepter les 4 volontés de la Turquie, à savoir la censure des voix kurdes efficaces sur sa plateforme. En effet, les publications de KAF sont essentiellement en français et donc s’adressent à un public européen/occidental. Mais quoi de plus pénible pour la Turquie de voir les Kurdes entendus, vus dans le monde, alors qu’elle s’acharne à les liquider en tant que peuple? C’est pourquoi, elle utilise tous les moyens qui sont à sa disposition pour nous faire la guerre où qu’on soit dans le monde, y compris dans le monde virtuel.
On continuera à dire la vérité kurde, malgré la censure
La suppression de notre page Facebook précédente ne nous a pas empêché de dire la vérité sur ce que nous, les femmes et hommes kurdes, subissons de la part du régime turc. C’est pourquoi, la suppression probable de notre page actuelle ne nous réduira pas en silence. On en créera une autre et on continuer à parler de la réalité kurde, aussi gênante qu’elle soit pour la Turquie.
A bas la censure !
Vive la liberté d’expression, y compris celle des Kurdes !
On ne lâche rien et on compte sur nos lectrices et lecteurs qui seront nos relais à travers leurs sites, réseaux etc.
LONRDES. Des militants britanniques lancent la pétition « Free Selahattin Demirtas »
Résistance de l’Université du Bosphore. A quand la convergence des luttes en Turquie ?
TURQUIE. Un jeune Kurde grièvement blessé par des soldats turcs à Van
M. Ali Nametoğulları, 20 ans, a été abattu par un soldat turc à proximité du poste de police d’Erçek, à Van / Ipekyolu. Le jeune homme est hospitalisé dans un état critique. Nametoğulları a été touché par 2 balles et devra subir une intervention chirurgicale très complexe s’il n’y a pas d’amélioration de sa santé dans les deux jours. Son poumon est endommagé.
Nametoğulları avait quitté la maison et se rendait à Van pour amener sa soeur chez le médecin. Afin d’éviter d’être arrêté par des soldats et interrogé pour avoir violé le couvre-feu contre le coronavirus, Nametoğulları est passé par le commissariat de police d’Erçek.
Lorsqu’il est sorti du véhicule après avoir reçu l’ordre de «s’arrêter», il a reçu une balle dans le dos. Nametoğulları, dont les 3 côtes étaient cassées et les poumons endommagés suite à la balle reçu dans le dos, a été emmené à l’hôpital universitaire de Van Yüzüncü Yıl Dursun Odabaşı.
Iskender Nametoğulları, le père du jeune homme, a déclaré que la vie de son fils était en danger et a ajouté: « S’il ne reprend pas conscience, il subira une intervention chirurgicale dans un jour ou deux. Sa sœur lui a demandé de l’emmener chez le médecin, c’est pourquoi il était en route pour Van. Il a été arrêté par des soldats. Nous supposons qu’il a été blessé par le feu ouvert par les militaires du commissariat d’Erçek. Nous attendons toujours, il témoignera quand il sera guéri (…). »
SHENGAL. Le Conseil yézidi jure qu’ils demanderont des comptes aux responsables du génocide yézidi
Il y a 5 ans, l’armée turque a brûlé vif près de 180 civils kurdes à Cizre
La ville de Cizre, dans la province de Sirnak, est l’un des 49 districts du Nord-Kurdistan assiégés par l’armée turque à cette époque. Ses 131 000 habitants ont été encerclés, électricité, internet et téléphone ont été coupés. Les enseignants et les fonctionnaires ont été mis en congé pour une durée indéterminée avant le début du couvre-feu. Des chars et des obusiers ont été déployés sur les hauteurs de la ville, d’où des tirs étaient effectués sur les quartiers de Cudi, Nur, Sur et Yafes.
Les habitants de la ville n’étaient plus autorisés à subvenir à leurs besoins quotidiens. Les gens qui sortaient de chez eux pour aller chercher de l’eau étaient ciblés et abattus par les snipers du régime. Au 20e jour du siège, il y avait environ 120 000 personnes dans la ville. Dans les jours qui ont suivi, les habitants ont été chassés de chez eux et les maisons sont devenues un champ de bataille pour les militaires.
Les sous-sols de la mort
Selon les rapports des organisations des droits humains, au moins 177 personnes ont été brûlées ou abattues par les forces de sécurité dans les « sous-sols de la mort de Cizre ». Au total, au moins 288 personnes sont mortes. Celles et ceux qui s’étaient réfugiés dans les sous-sol ont été brûlés vifs par les militaires ou abattus avant d’être brûlés avec de l’essence. Les corps de 14 personnes tuées dans les caves de la mort de Cizre n’ont toujours pas été retrouvés. Sept d’entre eux auraient été enterrés dans des fosses communes en dehors de Cizre.
Plus de 110 000 civils ont été chassés de leurs foyers
Les dégâts les plus importants ont eu lieu dans les quartiers de Cudi, Yafes, Sur et Nur. 80 % de ces zones ont été rasées. 500 bâtiments ont été complètement détruits et 2 000 maisons ont été gravement endommagées. Au bout de 20 jours, 110 000 personnes ont été expulsées de force de la ville. Après le couvre-feu, 500 autres maisons ont été démolies par l’agence nationale de construction TOKI. Les anciens bâtiments ont été détruits et 6 500 appartements ont été construits dans des bâtiments préfabriqués contrôlés par les militaires.
Les enquêtes sur 121 décès sont au point mort
Bien que cinq années se soient écoulées depuis les massacres de Cizre, l’enquête sur la mort de 121 civils est restée au point mort. 83 des procédures ont été classées sans suite. Sur ces 83 affaires, 51 ont été portées devant la Cour constitutionnelle turque. Quatre autres procédures ont été suspendues, tandis que 34 dossiers ont été jugés irrecevables pour incompétence.
Vers un changement de nom et de logo de l’équipe kurde de football DALKURD ?
RACISME – L’équipe de football suédoise fondée en 2004 par des Kurdes de la diaspora, DALKURD serait contrainte de changer de nom et de logo pour qu’on ne voit plus le nom « Kurd » et le drapeau du Kurdistan dans son logo suite à l’ « hostilité des Turcs et des Arabes », d’après une information donnée par le site Kurdistan24.
Si ces changements sont opérés, le nouveau nom du club sera « Biratî » (fraternité) FC et le logo sera un bouc cornu…
En 2020, la Turquie avait empêché le géant chinois de la technologie, Huawei, de parrainer Dalkurd FF.
Même loin de leur pays, les Kurdes sont pourchassés par leurs bourreaux qui occupent le Kurdistan et détruisent l’identité, la culture et la langue kurdes. Devons-nous accepter un tel destin ?
SYRIE. Les forces arabo-kurdes lancent une opération anti-EI à la frontière irakienne
ROJAVA. Les agriculteurs de Til Temir empêchés de travailler leurs terres par les gangs de la Turquie