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Des militants kurdes en Europe face aux menaces de mort émises par la Turquie

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Un ancien chef du renseignement de l’état-major turc appelle à l’assassinat de militants kurdes en Europe, jetant l’effroi parmi la diaspora kurde d’Europe où on assiste à une certaine hostilité anti-kurde à travers la collaboration entre des pays européens et la Turquie sur le dos des Kurdes. Un responsable associatif kurde d’Europe appelle cette dernière à prendre au sérieux les menaces turques et d’y agir en conséquence. 

Ismail Hakki Pekin, ancien chef du renseignement de l’état-major turc, a avouer que la Turquie était derrière l’assassinat de Sakine Cansız, Leyla Şaylemez et Fidan Doğan, militantes kurdes tuées à Paris le 9 janvier 2013. L’aveu est intervenu lors d’une émission télévisée turque récente au sujet de l’opération militaire turque visant le PKK dans le nord de l’Irak où 13 otages turcs fussent tués par un bombardement turc.
 
Ismail Hakki Pekin a appelé à la vengeance en tuant des cadres du PKK / KCK au Kurdistan et en Europe. Il a donné l’exemple du meurtre de trois femmes kurdes tuées à Paris le 9 janvier 2013 et dont le crime est resté impuni 8 ans après.
 
Dans une émission télévisée diffusée le 16 février sur CNN Türk, l’ancien chef du service des renseignements de l’état-major, Ismail Hakkı Pekin, a admis que les meurtres de Paris du 9 janvier 2013 étaient une opération de l’Etat turc. Le 9 janvier 2013, Ömer Güney a assassiné les trois militantes kurdes Sakine Cansız, Leyla Şaylemez et Fidan Doğan à Paris. De nombreux éléments de l’enquête ont toujours pointé la responsabilité des Services de renseignement turcs (MIT).
 
Ömer Güney, le meurtrier arrêté, est décédé dans des circonstances douteuses dans une prison française avant l’ouverture du procès. Les autorités françaises et allemandes font tout leur possible pour stopper l’enquête. Aujourd’hui, l’ancien haut fonctionnaire du gouvernement turc, Ismail Hakkı Pekin relance l’affaire avec un commentaire qui à la télévision turque. Lors d’une émission télévisée sur les attaques contre la région de la Gare dans les zones de défense de Medya, Pékin a déclaré qu’il devait y avoir des liquidations ciblées de dirigeants du PKK / KCK en Irak, en Syrie et en Europe. « Ils ont aussi leurs éléments en Europe », a déclaré l’officier du renseignement. « Nous devons faire quelque chose de ce genre en Europe… ça a déjà été fait à Paris … »
 
Zübeyir Aydar, membre du Conseil exécutif de l’Union des communautés du Kurdistan (KCK), a déclaré que les aveux d’İsmail Hakkı Pekin, ancien chef du département des renseignements généraux de l’état-major, concernant les meurtres de Paris et son appel à de nouveaux assassinats étaient graves.

Zübeyir Aydar, membre du Conseil exécutif de l’Union des communautés du Kurdistan (KCK), a parlé à l’ANF des aveux de Pékin et a souligné que «İsmail Hakkı Pekin n’est pas une personne ordinaire, il est l’ancien chef du Département des renseignements généraux de l’état-major.

Après sa retraite, Pékin est devenu actif dans la politique et la vie publique. Il sait tout très clairement sur les activités de l’État profond. Ses déclarations sont importantes. »

D’ABORD, C’EST UNE CONFESSION!

Soulignant l’importance des remarques de Pékin sous deux aspects, Aydar a déclaré:

« D’abord, il a fait cette confession concernant les meurtres de Paris en tant qu’officier supérieur du renseignement. Il a révélé un secret, il est important de le confesser. Ce n’est pas la première fois que les autorités turques l’avouent. Il existe déjà des documents officiels. Auparavant, lors de son conflit avec le parti au pouvoir pour la justice et le développement (AKP), le mouvement Güleniste a publié des enregistrements vocaux et des documents de la Communauté (Cemaat) et de l’Organisation nationale du renseignement (MIT). Plus tard, le président turc Recep Tayyip Erdogan a blâmé le mouvement Gülen à Urfa et à Ağrı lors d’une campagne électorale de 2014. Les aveux d’İsmail Hakkı Pekin révèlent également la politique d’assassinat de l’État turc.

Lors du rassemblement électoral à Urfa en mars 2014, Erdogan avait pointé du doigt son ancien partenaire, le mouvement Gülen. D’abord, ils ont saboté le processus d’Oslo, puis ils ont voulu arrêter le chef du MIT. Ils ont également commis des assassinats à Paris.

L’enquête menée à Paris et les informations et documents inclus dans l’acte d’accusation, pointaient Ankara. Les enregistrements vocaux, les documents top secrets portant les signatures des administrateurs du MIT, les appels téléphoniques secrets, les visites en Turquie du meurtrier, les déclarations des responsables du MIT capturés par le PKK et de nombreuses autres preuves indiquent que le massacre a été organisé par Ankara. »

DEUXIÈME, C’EST UNE MENACE

Aydar a déclaré ce qui suit sur le deuxième aspect important de la confession:

« Pekin dit qu’il y a des éléments et des cadres du KCK en Europe et qu’ils devraient être traités. C’est un aveu et une menace. Ce n’est pas seulement une déclaration personnelle de Pékin, il fait partie de ces personnes qui encadrent l’État profond. »

C’EST GRAVE, NOUS LE PRENONS AU SÉRIEUX

Aydar a rajouté que :

« Nous nous positionnerons en conséquence. Nous prendrons des mesures. Il y a des activités d’assassinat menées par l’Etat turc dans ces régions depuis longtemps. Des éléments émergent en Allemagne, en Belgique, en France. Il y a des tentatives d’assassinat contre des gens, dont moi. Il y a des enquêtes dans ce sens. Il y a eu quelques procès en Allemagne, certains ont été jugés. Des enquêtes sont toujours en cours en Belgique et en France. Il existe un dossier de grande envergure en Belgique sur cette question.

En juin 2017, la police belge a arrêté trois suspects dans un véhicule conformément aux informations fournies par les organisations kurdes. Cet incident a conduit à la reprise de l’enquête à Paris. Les trois personnes dans le véhicule préparaient l’assassinat du coprésident de KONGRA GEL, Remzi Kartal. L’un des suspects était un ancien soldat turc. Un autre a montré sa carte d’identité de la police turque. Selon des informations obtenues de sources proches de l’enquête, ces deux personnes sont restées à Paris avec quatre personnes d’origine turque depuis le 16 juin. L’une d’elles serait un tireur d’élite. Selon des sources kurdes, la police belge soupçonne qu’un haut diplomate turc à Paris coordonnait ces activités. Les autorités belges ont ouvert une enquête, mais le dossier est frappé d’une ordonnance de confidentialité. »

TENTATIVES D’ASSASSINATS  DEPUIS 2011

Rappelant que les tentatives d’assassinat ne sont pas nouvelles, Aydar a déclaré: « Elles ont commencé en 2011 et elles se poursuivent jusqu’à ce jour. Il est important pour nous que cela ait été admis par un tel chiffre, nous prenons les précautions nécessaires. »

IMPACT SUR LE TRIPLE ASSASSINAT DE PARIS

Aydar a déclaré que les aveux de Pékin devraient également avoir un impact sur le cas de trois femmes révolutionnaires kurdes assassinées à Paris.

«L’Etat turc a commis un meurtre ouvertement à Paris. (…) La Turquie est en fait un État terroriste», a-t-il noté.

Aydar a souligné que les autorités judiciaires françaises devraient s’occuper de l’affaire, déclarant: « Une procès pour meurtre doit être ouverte contre la Turquie en France. Ce n’est pas seulement le travail d’un tueur à gages comme Ömer Güney. Les gens d’Ankara qui ont donné l’ordre doivent être traduits devant le tribunal. Nous attendons des autorités judiciaires françaises qu’elles s’y concentrent plus sérieusement. Ce n’est pas un incident [impliquant] une seule personne. C’est un meurtre basé à Ankara organisé par le MIT, il a été commis  au coeur de Paris. L’État turc et ses dirigeants à l’époque en sont responsables. »

ANF

La Journée internationale de la langue maternelle chez les Kurdes

En l’an 2000, l’UNESCO a proclamé le 21 février « La Journée internationale de la langue maternelle ». Depuis, chaque 21 février, les États-membres qui siègent à l’UNESCO célèbrent cette journée pour promouvoir la diversité linguistique et culturelle et le multilinguisme. La Turquie fait partie des États siégeant à l’UNESCO mais elle refuse aux Kurdes – qu’elle veut assimiler de force – d’avoir un enseignement dans leur langue maternelle. Retour sur un génocide linguistique visant les Kurdes en Turquie et en Iran…

Les Kurdes victimes d’un génocide linguistique

Les Kurdes vivant dans les régions occupées par l’État turc où un génocide ethnique, culturel et linguistique est en cours depuis près d’un siècle, subissent de plein fouet l’interdiction de parler leur langue. En effet, les Kurdes ne peuvent recevoir un enseignement en langue kurde, ne peuvent faire leur défense devant la justice, etc. ni même prétendre qu’ils ont une langue qui s’appelle le kurde car la Turquie nie l’existence même de cette langue millénaire et la fait passer dans registres comme « langue X » (X comme pour dire « inconnue ») !

 

Pour « couper » la langue kurde à la racine, dès les années 1980, l’État turc avait décidé de créer des internats pour les enfants kurdes Dès l’âge de 7 ans, les Kurdes passaient leur année scolaire en internat à la merci des enseignants et des surveillants dont la mission était d’inculquer la langue turque à des enfants qui n’en connaissaient pas un mot et de les turquifier en les coupant de leur familles, leur culture, leur langue.

Cette décision mise en œuvre a plutôt réussi, avec des effets dévastateurs qu’on peut facilement deviner sur le plan psychique et/ou socio-culturel chez les enfants kurdes et les adultes qu’ils sont devenus.

 

Dans les autres parties du Kurdistan, en Irak, Iran et Syrie, on avait à peu près les mêmes interdictions. Aujourd’hui, au Kurdistan autonome d’Irak et au Rojava, on enseigne en langue kurde tandis qu’en Iran, le kurde continue à être criminalisé… C’est pourquoi, aujourd’hui beaucoup de Kurdes, ceux en Turquie essentiellement, ne parlent plus leur langue mais ils sont nombreux à lutter pour avoir le droit de la réapprendre et de la parler; de s’approprier de nouveau leur musique, leurs us et coutumes, pillés et interdits par leurs colonisateurs. Le prix à payer pour les Kurdes, afin d’obtenir ce qu’ils veulent, reste très élevé. Cela coûte souvent des vies mais ils restent déterminés.

Pour finir avec les droits ou interdits concernant les langues, voici une histoire écrite par un écrivain kurde qui relate l’interdiction du kurde et ce qui nous attendait si on la bravait.

 

« Un pain en turc » ou comment interdire aux Kurdes de parler leur langue maternelle

Nous sommes dans les années 1980, dans une région kurde sous occupation turque. Un paysan court à la boulangerie de son village au retour de son champ et voudrait acheter un pain avant le coucher du soleil qui est proche, car dans cette région kurde, l’Etat turc a décrété un état d’urgence avec couvre-feu au couché du soleil. Le paysan lance à la hâte « ka nanakî, bi tirkî.* » en kurde, qu’on pourrait traduire en « un pain, en turc. » Ce pauvre paysan ne sait pas parler le turc mais il faut bien qu’il achète son pain d’une façon ou d’une autre.

 

Maintenant, imaginons un instant que cette scène ait lieu en France, pendant l’occupation nazi : Un paysan corrézien de retour de son champ, court à la boulangerie de son village. Le soleil va bientôt se coucher, or, il y a le couvre-feu à la tombée de nuit. Les Nazis ont interdit de parler le français et ont imposé la langue allemande dans tout le pays mais notre paysans corrézien ne parle pas un mot d’allemand. Alors, il dirait, vraisemblablement : « Un pain, en allemand. »

 

En effet, l’État turc avait interdit le kurde dans tout le pays, y compris dans les régions kurdes et ce, depuis la création de la Turquie en 1923. Même au sein de leurs foyers, les Kurdes ne pouvaient parler leur langue sous peine d’être arrêtés et/ou torturés, en plus de payer une amende. (L’État turc avait dépêché des fonctionnaires à cet effet dans tout le Kurdistan.)

 

Encore aujourd’hui, en Turquie, la langue kurde reste interdite, même si dans le cadre de la vie privée on peut la parler…

 

* « Ka nanakî bi tirkî / Bana türkçe bir ekmek ver » est le nom d’une nouvelle de Cezmi Ersöz, écrivain et journaliste kurde.

TURQUIE. Aveux turcs concernant l’assassinat de 3 femmes kurdes à Paris

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TURQUIE –  Ismail Hakki Pekin, ancien chef du renseignement de l’état-major turc entre 2007 et 2011, vient d’avouer que la Turquie est derrière l’assassinat de trois militantes kurdes à Paris de 2013. L’aveu est intervenu lors d’une émission télévisée turque du 16 février au sujet de l’opération militaire turque visant le PKK dans le nord de l’Irak qui s’est soldée par un échec et la mort de 13 otages turcs tués par un bombardement turc.

 

Pékin appelle la Turquie à cibler et à tuer les politiciens et militants kurdes en Europe : « Ils ont aussi leurs éléments en Europe. Nous devons faire quelque chose dans ce sens en Europe. Cela a déjà été fait une fois à Paris ».

Les responsables turcs appellent maintenant publiquement au meurtre des politiciens et militants kurdes en Europe. Qui va garantir la sécurité des Kurdes en Europe ?
 

Dans une émission télévisée diffusée le 16 février sur CNN Türk, l’ancien chef du service des renseignements de l’état-major, Ismail Hakkı Pekin, a admis que les meurtres de Paris du 9 janvier 2013 étaient une opération de l’Etat turc. Le 9 janvier 2013, Ömer Güney a assassiné les trois militantes kurdes Sakine Cansız, Leyla Şaylemez et Fidan Doğan à Paris. De nombreux éléments de l’enquête ont toujours pointé la responsabilité des Services de renseignement turcs (MIT).

Ömer Güney, le meurtrier arrêté, est décédé dans des circonstances douteuses dans une prison française avant l’ouverture du procès. Les autorités françaises et allemandes font tout leur possible pour stopper l’enquête. Aujourd’hui, l’ancien haut fonctionnaire du gouvernement turc, Ismail Hakkı Pekin relance l’affaire avec un commentaire qui à la télévision turque. Lors d’une émission télévisée sur les attaques contre la région de la Gare dans les zones de défense de Medya, Pékin a déclaré qu’il devait y avoir des liquidations ciblées de dirigeants du PKK / KCK en Irak, en Syrie et en Europe. « Ils ont aussi leurs éléments en Europe », a déclaré l’officier du renseignement. « Nous devons faire quelque chose de ce genre en Europe… ça a déjà été fait à Paris … »

Suite à cet aveu, la Confédération des Associations kurdes en Europe (KCDK-E) et le Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E) ont appelé les gouvernements européens et en particulier la France à agir face à ces menaces d’assassinat visant les Kurdes en Europe.

 

La KCDK-E et le TJK-E ont publié un communiqué appelant les gouvernements européens, en particulier la France, à traduire Erdogan et les autres responsables de l’assassinat des trois femmes devant un tribunal international.

« Après la lourde défaite de Garê, un représentant de l’État turc a reconnu en direct, devant les caméras, le massacre de Paris et répandu de nouvelles menaces et une propagande sale contre les Kurdes en Europe. Avec ces menaces, l’État turc veut dissimuler sa défaite et sa responsabilité dans le massacre des soldats turcs et des agents du MIT capturés. Ces déclarations dans les médias de l’État fasciste équivalent à des ordres de meurtre contre les représentants du mouvement de libération kurde. »

La France complice

Le communiqué se poursuit ainsi : « L’ancien chef des services de renseignement Ismail Hakkı Pékin a ouvertement annoncé dans ses propos que de nouveaux massacres comme celui de Paris pouvaient être commis. Le dictateur Recep Tayyip Erdoğan a ordonné le massacre des trois révolutionnaires kurdes. Ce sont ses tueurs qui ont perpétré l’assassinat. L’État français a empêché l’enquête sur le massacre, se rendant complice des auteurs. Le gouvernement français devrait considérer ces aveux publics comme des preuves concrètes et rouvrir le procès sur les meurtres. Cela doit créer les bases permettant de traduire Erdoğan et les autres coupables devant un tribunal international et de les condamner. Sur la base de cette déclaration, tous les États européens doivent prendre des mesures pour prévenir les menaces de l’État fasciste turc contre les populations de Turquie et du Kurdistan vivant en Europe. » (ANF )

Les responsables turcs appellent maintenant publiquement au meurtre des politiciens et militants kurdes en Europe. Qui va garantir la sécurité des Kurdes en Europe ?

 

MONDE. Les Kurdes manifestent pour Afrin le 20 février

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Il y a presque que trois ans, la Turquie et ses gangs islamistes envahissaient le canton kurde d’Afrin, dans le nord de la Syrie, où ils ont commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité visant les Kurdes qui ont été chassés en masse de leurs terres. Les Kurdes descendront dans la rue le 20 février contre l’occupation d’Afrin par l’État turc à l’occasion du troisième date anniversaire de l’invasion turque.
 
Les partis et institutions kurdes en Europe et l’Union des forces démocratiques européennes ont publié un communiqué concernant la série d’actions prévues pour Afrin le 20 février prochain.
 
Voici le communiqué :
 
« Le samedi 20 février, nous organiserons des marches et des rassemblements en Europe, au Canada et en Australie pour soutenir Afrin avec la devise » Non à l’occupation, non aux féminicides ». Nous invitons tout le monde à soutenir la résistance à Afrin et à protester contre les massacres et féminicides commis par l’État turc envahisseur et ses gangs à Afrin.
Des manifestations de masse auront lieu dans tous les pays pour Afrin avec la participation de tous ceux qui s’opposent à l’occupation turque au Kurdistan, au meurtre de civils à Afrin et aux attaques contre les réalisations kurdes.
 
Nous espérons que toutes les parties et les participants à ces manifestations montreront au public mondial que le peuple kurde est déterminé, confiant et vivant.
 
Exposons, avec tous les partis politiques du Kurdistan, les intellectuels, les artistes et notre peuple, les photos des femmes massacrées et kidnappées par les envahisseurs à Afrin pour dénoncer l’invasion de l’Etat turc et ses gangs. Encore une fois, crions les slogans de résistance du peuple d’Afrin, qui s’est battu héroïquement et a résisté à l’invasion de l’Etat turc et des gangs.
 
En tant que partis et organisations kurdes d’Europe et de l’Union des forces démocratiques européennes, qui ont les signatures ci-dessous, unissons-nous avec une position et un réflexe nationaux dans les actions que nous prendrons dans toute l’Europe, au Canada et en Australie le 20 février sous le slogan « Non à l’occupation, non aux féminicides ».
 
En tant que Kurdes et leurs amis, nous appelons à participer aux actions qui seront menées contre l’occupation d’Afrin par la Turquie misogyne et ses gangs, avec l’esprit de résistance de la révolution du Rojava. »
 

Introduction à la littérature orale kurde

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PARIS – Le 11 février dernier, l’universitaire kurde, Gulistan Sido a participé à une conférence en ligne organisée par Groupe d’études transglobales de l’Université de Paris VII pour y parler de la littérature orale kurde.

Vous pouvez écouter l’intervention de Sido sur le site Groupe d’études transglobales de l’Université de Paris VII qui présente l’introduction à la littérature orale kurde ainsi:

« L’intervention propose une première introduction à la littérature orale et la culture populaire kurdes, présentes dans toutes les situations de la vie sociale et dans l’art de dire des dengbêj, art performé de l’énonciation en quelques uns de ses différents genres, parmi eux les épopées narrant la tragédie kurde et la beauté du Kurdistan perdu, l’amour, l’histoire, la nature. Les salons de dengbêji, qui étaient aussi des écoles, faisaient partie de la vie artistique kurde auparavant du tracé des frontières entre le nord et le sud du Kurdistan, interdits à l’arrivée du régime Baas, et qui ont aussi souffert de la guerre récente.

Divisé par les traités de Qasr-i-Chirin entre les empires séfévide et ottoman (1639) puis de Sèvres entre la Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Irak (1920), le Kurdistan grand d’environ 40 millions d’âmes divisées en désormais quatres régions et la diaspora trouve dans la littérature et la langue souvent proscrite au cours de l’histoire et ses arts parlés, du récit et du chant une ressource vitale, en un continuum du kurmandji, hawrami, sorani, gorani, du zazaki et d’autres parlés, écrites dans les alphabets latin, arabe, cyrillique et arménien.

On peut entendre parmi les extraits choisis, un extrait de l’épopée romantique de Mamê Alan dans les voix de Eyşe Şan et Cemîlê Horo, le chant de lamentation Kobani (Vay Lımınê) de Viyan Peyman.

Voir aussi le site de l’Institut de l’Héritage Kurde de Souleimaniye, et une introduction aux ressources kurdes en ligne publiée par Hazine. »

 

Gulistan Sido, après un cursus de littérature française, et de traduction et d’arabisation à l’Université d’Alep, a poursuit ses études à l’Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris 3) dont elle est titulaire du master de Lettres Modernes, puis amorce un second master à l’INALCO qu’elle se voit obligée d’interrompre en 2009. Elle a enseigné l’arabe et le français à partir de 2003 à Alep.
 
Membre fondatrice de l’Institut de Littérature et Langues Kurdes « Viyan Amara » à Afrin, Vice-présidente du Comité Éducation-Rojava-Afrin, Vice-présidente de l’Université du Rojava à Qamishli où elle est aussi Responsable du Comité Académique et membre du Comité des relations internationales.
 
Domaines de recherche : Théories de l’oralité, Littératures orales kurdes, Révolution sociale et luttes des femmes.

LIVRE. Sortie de la pièce de théâtre « Gravité » écrite par l’écrivain kurde Mîrza Metîn

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PARIS – La pièce de théâtre « Gravité » (Erdkêşî), écrite par l’écrivain kurde Mîrza Metîn, est sortie en version française. Gravité raconte l’histoire de deux Kurdes qui se croisent alors que l’un tente de s’enfuir en Europe, l’autre, vivant en Allemagne, veut retourner dans sa patrie, retrouver ses racines…

Ferhad a fui Shengal (région yézidie de Şengal), livrée à la barbarie, et tente de trouver son chemin vers l’Occident. À Istanbul, il croise Şêrîn, une Kurde d’Allemagne qui tente de retourner à ses racines. Au moment où ils se rencontrent, le temps s’arrête et leurs cœurs s’emballent. Mais aucun n’interrompt son voyage, car pour chacun d’entre eux c’est une question existentielle. Mais leur parcours est semé d’embûches. Parviendront-ils à se retrouver ?

Gravité est un texte basé sur des histoires vraies, qui se concentre sur les tragiques massacres subis par les Kurdes yézidis et les dilemmes rencontrés par les Kurdes de la diaspora. Une histoire d’amour poursuivie par la guerre.

Mîrza Metîn est né en 1980 à Kars, au Kurdistan du Nord. Il a suivi plusieurs formations en art dramatique et en danse de caractère, et mené différentes recherches, publiées notamment par l’université de Cambridge. Auteur, metteur en scène et acteur, il a participé à différents projets alternatifs, et notamment Promenade dans le parc de Gezi. En 2008 il fonde le théâtre Şermola Performans à Istanbul, qu’il sera contraint de fermer en 2016 en raison du contexte politique. Invité au Royal Court de Londres en 2013, il travaille avec Mark Ravenhill et Zinnie Harris. Ses textes sont publiés en anglais chez Laertes et en allemand dans Theater der Zeit, et largement représentés à New York, Berlin et Istanbul. Il vit actuellement à Cologne.

Gravité
Auteur: Mîrza Metîn
Traduit du kurde par Atilla Balıkçı
Préface de Frank Heuel
Avec le soutien du Centre national du livre
ISBN 978-2-37572-027-1
60 pages – 14 euros
En librairie le 18 février 2021
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Les éditions l’Espace d’un instant sont une coproduction
de Culture Parlatges (Occitanie)
et de la Maison d’Europe et d’Orient
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AFRIN. Une femme kurde enceinte meurt suite aux agressions commises par des gangs de la Turquie

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SYRIE / ROJAVA – Une jeune femme d’Afrin est morte en donnant naissance à des jumeaux prématurés à cause d’agressions qu’elle a subies de la part des gangs de la Turquie.
 
Sherin Rasul Mahmoud, une jeune femme kurde de 20 ans, enceinte, est tombé gravement malade suite à l’agression qu’elle a subie entre les mains des mercenaires de la Turquie et du fait que son mari a été sauvagement battu et torturé par des gangs du Front du Levant.
 
Le 14 février 2021, son état s’est aggravé pour être ensuite transféré en Turquie par des passeurs pour y subir une césarienne.
Après que les fœtus prématurés aient été chirurgicalement retirés vivants de son utérus et placés dans les incubateurs, Sherin est décédée et son corps a été ramené dans son village pour être enterré le lundi 15 février 2021.
 
Le mari de Sherin, Abdo Izzat Kenj, 25 ans, avait été kidnappé avec des dizaines de villageois kurdes de son village de Mirkan (Gûndê Hûsse), dans le sous-district de Mabatli, à Afrin.
 
Alors que certaines des personnes enlevées ont été libérées après que leurs proches ont payé des rançons, Abdo, le mari de la femme décédée, est toujours porté disparu et on ne sait ni son sort ni où il se trouve.
 

TURQUIE. 68 femmes tuées malgré les plaintes officielles

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TURQUIE / BAKUR – Même si les femmes menacées s’adressent aux institutions publiques, elles n’obtiennent aucun résultat et continuent d’être tuées. Gülistan Şaylemez qui a été tuée par son frère dans la ville kurde d’Amed il y a deux jours, était l’une d’entre elles.
 
Selon les données de la plateforme « Nous mettrons fin aux féminicides » (Kadın Cinayetlerini Durduracağız Platformu – KCDP) pour l’année 2020, 300 femmes ont été tuées et 171 sont mortes de manière suspecte. 23 femmes qui ont perdu la vie ont fait l’objet d’une suspension ou d’une ordonnance de protection. 45 femmes ont porté plaintes auprès de la police pour violences. Gülistan Şaylemez, qui a demandé une protection parce qu’elle était menacée, n’est que l’une de celles qui ont perdu la vie sans être protégées, comme des dizaines et des centaines de femmes qui ont demandé à l’État. 

Şaylemez, qui s’est installée en Allemagne pour se marier, a rompu avec son mari en raison d’un conflit conjugal. Elle a eu quatre enfants, l’aîné a 17 ans et le plus jeune 3. Şaylemez est venue en Turquie il y a quelques moise. Elle voulait commencer une nouvelle vie ici mais a plutôt été exposée à la violence psychologique de sa famille après son divorce et a commencé à recevoir de fréquentes menaces.

Şaylemez, qui s’est plainte à deux reprises de son père et de son frère, a porté plainte contre son père Abdülvehap Şaylemez et son parent Adil S. au poste de police où elle s’est rendue 10 jours avant son meurtre. Şaylemez a accepté la demande de rencontre de son frère venu d’Allemagne en Turquie il y a deux jours. Elle pensait que son frère Abdullah Şaylemez ne lui ferait pas de mal. Şaylemez a reçu une balle dans le dos alors qu’elle marchait sur le trottoir le 15 février, après avoir dit à son frère où elle se trouvait.

 

CFWIJ: La Turquie mène une politique d’intimidation contre les journalistes

La Coalition pour les femmes dans le journalisme (CFWIJ) a appellé à la libération immédiate des journalistes kurdes Şehriban Abi, Nazan Sala et Zeynep Durgut emprisonnées en Turquie. CFWIJ a déclaré que la Turquie mène une politique d’intimidation contre les journalistes.

La Coalition pour les femmes dans le journalisme (Coalition For Women In Journalism-CFWIJ), basée à New York, a publié une déclaration concernant l’acte d’accusation déposé contre la journaliste de Jin News Şehriban Abi, la journaliste Nazan Sala et la journaliste de l’Agence de la Mésopotamie (MA) Zeynep Durgut sur des accusations liées au terrorisme.

Dans la déclaration, le CFWIJ déclare que « Tant Şehriban que Nazan ont été appréhendées par les autorités, où elles sont toujours derrière les barreaux. Zeynep, cependant, figurait dans l’acte d’accusation mais n’a pas encore été arrêté. La Cour pénale supérieure de Van a accepté l’affaire et une procédure judiciaire est en cours. Les journalistes, si elles sont reconnues coupables, encourent une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison. La Coalition pour les femmes dans le journalisme condamne les accusations infondées contre les journalistes et nous exigeons leur libération immédiate. »

L’acte d’accusation contre les journalistes Sehriban et Nazan a été achevé et officiellement accepté mardi par la 5e Haute Cour pénale de Van. Les journalistes sont derrière les barreaux depuis 130 jours en attendant leur procès. Leur première audience du procès aura lieu le 2 avril 2021.

Le procureur a demandé une peine allant jusqu’à 15 ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste armée. La journaliste Nazan Sala risque également jusqu’à 13 ans de prison pour des accusations de diffusion de propagande terroriste par la presse.

Les notes des journalistes, ainsi que certains numéros des journaux Özgür Gündem et Azadiya Welat, ont été saisis lors de la descente de police et cités comme preuves. Les appels téléphoniques des journalistes et les documents numériques du bureau Van de MA ont également été examinés dans le cadre de la préparation de l’acte d’accusation.

La Coalition pour les femmes dans le journalisme exige que « les autorités reconnaissent et réprimandent les crimes contre l’humanité, plutôt que d’exercer une pression politiquement polarisée sur la liberté de la presse dans le pays. Nous réitérons une fois de plus que le journalisme n’est pas un crime. Les arrestations et les méthodes d’intimidation légale contre les journalistes sont des attaques flagrantes contre la liberté de la presse en Turquie. Nous affirmons que nos collègues Şehriban Abi et Nazan Sala remplissent leurs devoirs journalistiques et ne commettent pas de crimes dans le cadre de leur couverture. Nous appelons à leur libération immédiate. »

ANF

La Suisse va expulser un réfugié kurde vers la Turquie

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SUISSE – La Suisse va expulser Hünkar Arslan, un activiste kurde réfugié en Suisse, vers la Turquie où il risque la prison. L’auto-organisation de défense des migrants, ROTA veut empêcher son expulsion et appelle à des manifestations devant la prison de Bässlergut à Bâle.

Le militant du HDP, Hünkar Arslan pourrait être expulsé de Suisse vers la Turquie, bien qu’il y soit menacé de répression et d’emprisonnement. Le jeune Kurde alévi, dont la demande d’asile a été rejetée, est détenu à Bâle dans la prison de Bässlergut depuis deux semaines. Son expulsion est prévue ce vendredi. L’auto-organisation de migrants ROTA veut empêcher cela et appelle à la protestation. Selon l’initiative, la décision de rejet dans la procédure d’asile d’Arslan a été prise par le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) avant que ses documents de défense ne soient reçus de la Turquie. «Cela illustre la politique d’expulsion suisse», critique le ROTA et demande que l’affaire soit réexaminée.

Toute la famille active dans le HDP

Hünkar Arslan a demandé l’asile en Suisse il y a environ un an. Sa famille politiquement active a dû quitter Dersim en raison de la politique répressive de l’État et a émigré à Izmit, dans l’ouest de la Turquie. Là, la famille Arslan s’est impliqué dans le Parti Démocratique des Peuples (HDP). L’un des parents des militants s’est même porté candidat à la mairie lors des dernières élections locales. Les membres de la famille sont donc régulièrement visés par les autorités de sécurité turques. C’est pourquoi Hünkar Arslan a décidé de quitter la Turquie en 2020. Même après cela, la police turque s’est présentée chez les parents pour lui demander où il se trouvait.

Comment cette décision s’inscrit-elle dans la conception suisse de la démocratie?

ROTA est scandalisé par la décision du SEM. « Comment la Turquie, qui a détenu et arrêté de force près de 1 000 étudiants qui ont réagi aux pratiques antidémocratiques au cours du mois dernier, peut-elle être en sécurité pour une personne politique? Comment le retour d’une personne en quête de protection dans un pays où tous ces événements se sont déroulés pourrait-il s’inscrire dans la conception suisse de la démocratie», veut savoir l’organisation. ROTA appelle à un rassemblement jeudi devant la prison de Bässlergut (Freiburgerstrasse 48, 4057 Bâle). La manifestation commence à 14 heures. Le groupe de Bâle sans nazi et anarchiste Berne appelle également à la participation.

Des centaines de membres du HDP arrêtés en un jour

Pas plus tard que le lundi 15 février, au moins 718 personnes ont été arrêtées dans quarante provinces de Turquie sur des accusations de «terrorisme». La majorité des personnes arrêtées sont des membres ou responsables du HDP.

ANF 

KURDISTAN DU SUD. Incendie mortel dans un camp de réfugiés yézidis à Zaxo

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IRAK / KURDISTAN DU SUD – Un incendie s’est déclaré dans un camp de réfugiés yézidis à Zakho, dans la région autonome kurde d’Irak. Un père et deux enfants d’une même famille ont perdu la vie et 5 personnes ont été blessées.
 

L’incendie s’est déclaré tôt le matin dans le camp de Bêrsiva où sont hébergés des réfugiés yézidis à Zakho, dans la province de Dohuk. La raison de l »incendie serait dû à problème électrique.

Selon des sources locales, un père et deux enfants de la même famille sont morts tandis que 5 autres personnes ont été blessées. On a appris que le défunt était Xalid Eliyas, 31 ans, de Shengal et ses enfants de 10 et 11 ans.

Xalid Eliyas s’est réfugié à Dihok lors des attaques génocidaires de mercenaires de l’Etat islamique contre Shengal le 3 août 2014 et a été placé dans le camp de Bêrsiva.

Aucune information supplémentaire n’a pu être obtenue sur l’état des blessés.

 

PRESSE. La région autonome kurde d’Irak est un enfer pour les journalistes indépendants

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KURDISTAN DU SUD – Autrefois considéré comme une havre de liberté de la presse et la liberté d’expression dans un Moyen-Orient à feu et à sang, la région autonome kurde d’Irak a sombré dans la terreur étatique ces dernières années. Plus aucune critique des clans Barzanî (PDK) et Talabanî (UPK) dirigeant le Kurdistan du Sud n’est tolérée. Les journalistes qui ne respectent pas cette règle et qui dénoncent la corruption ou d’autres délits impliquant ces clans sont menacés de prison, torture, ou la mort.    
 
C’est dans ce climat de terreur qu’hier, les journalistes* kurdes Sherwan Sherwani, Guhdar Zebari et Ayaz Karam ont été condamnés à 6 ans de prison par le tribunal d’Erbil pour «atteinte à la sécurité nationale». Sherwani était notamment accusé d’ « avoir travaillé pour l’Iran et avoir surveillé secrètement les mouvements de Masoud Barzani ».
 
Les photographes qui étaient présents au procès des journalistes ont déclaré qu’ils ont été menacés par les autorités pour qu’ils ne publient pas les photos prises lors du procès. Le photographe qui a pris cette photo n’ose pas révéler son identité pour ne pas finir comme Sherwan Sherwani, Guhdar Zebari et Ayaz Karam.
 
Le journaliste Rebaz Majeed dit avoir du mal à trouver des photos pour illustrer son article au sujet de la condamnation des journalistes à publier sur le journal VOA car les photographes ont vraiment peur des clans Barzanî et Talabanî accusés de se comporter comme des parrains mafieux sans foi ni loi.
 
Les autorités kurdes d’Irak sont régulièrement critiquées par les ONG de défense des droits humains et celles de protection des travailleurs de la presse.

Reporters sans frontière (RSF) rappelait hier que:

« Deux autres journalistes sont actuellement détenus au Kurdistan irakien. Omed Baroshki a été arrêté le 18 août et Qahraman Shukri a été arrêté à domicile le 27 janvier pour des motifs inconnus, après avoir critiqué en ligne la répression politique menée par le KRG. Qahraman Shukri est le fils de Shukri Zaynadin, un journaliste décédé dans des circonstances encore inexpliquées à la fin de 2016. Son fils insiste sur le fait qu’il a été victime d’un «meurtre politique», ajoutant que: « L’Irak [dont le Kurdistan irakien] est classé 162e sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2020 de RSF. »
 
*Sherwan Sherwani a été arrêté le 7 octobre tandis que Guhdar Zebari et Ayaz Karam ont été arrêtés le 22 octobre après des publications sur les réseaux sociaux faisant écho aux revendications et plaintes des manifestants, y compris des plaintes concernant des retards dans le paiement des salaires des employés de l’État et des allégations de corruption du gouvernement.