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La France et l’Europe doivent stopper la guerre d’invasion turque au Kurdistan

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PARIS – « La France et l’Union européenne doivent condamner et entraver cette nouvelle agression du pouvoir turc mais aussi apporter leur soutien aux forces kurdes », Parti Communiste Français.
 
Le Parti Communiste Français (PCF) condamne la nouvelle guerre d’invasion turque visant le Kurdistan d’Irak, dont la région yézidie de Sincar et les bases militaires du PKK à Garê. Le PCF exhorte l’Union européenne et la France à stopper cette énième guerre turque menée sur le front kurde et reconnaitre officiellement l’autonomie du Rojava, dans le respect de l’intégrité territoriale de la Syrie.
 
Voici l’appel du PCF:
 

La Turquie embrase le Moyen-Orient (PCF)

Depuis plusieurs semaines maintenant, la Turquie se livre à des bombardements criminels sur le Sinjar en Irak. De nombreux civils et des soldats, dont treize militaires turcs, y ont trouvé la mort.

Cette région est tragiquement connue, car ses habitants, les Yézidis, y ont fait l’objet d’une monstrueuse tentative de génocide lors d’une offensive de l’Etat islamique, en août 2014, soutenue par Ankara.

Il aura fallu le courage des combattants kurdes, notamment ceux du Parti des travailleurs du Kurdistan, pour les sauver de la mort et de l’esclavage. Depuis, les Yézidis, afin de prévenir toutes nouvelles agressions, se sont constitués en province autonome et leurs forces ont intégré l’armée irakienne.

R.T. Erdogan veut briser cette expérience. Il a pour cela installé sur le territoire irakien des bases militaires et déploie des troupes à la frontière. Il cherche à déclencher une invasion avec le soutien de djihadistes revenus de Syrie, de Libye et du Haut Karabakh. Les frappes aériennes et les menaces d’intervention suscitent la colère et l’inquiétude de la population.

R.T. Erdogan ne parvient pas pour le moment à obtenir le feu vert de Washington et fulmine contre le président Biden.

Cette nouvelle guerre de R.T. Erdogan vise à briser les Kurdes du Rojava (Syrie) et du Sinjar qui ont établi des institutions démocratiques et poursuivent le combat contre Daesh dont l’organisation reprend de la vigueur dans les deux pays. Bagdad craint également que cette guerre se traduise par une annexion pure et simple d’une partie de son territoire.

Dans la perspective de retrouver la gloire perdue de l’empire ottoman, cet expansionnisme de la Turquie s’est déjà traduit par la prise de contrôle illégale du nord de Chypre et du canton d’Afrin en Syrie.

Tout à son esprit de conquête, le tyran d’Ankara vient de procéder à l’arrestation de 718 membres du Parti démocratique des peuples (HDP), cette force démocratique progressiste. Des milliers de ses membres, parlementaires, maires, militants croupissent en prison, dont son co-président, S. Demirtas. Il est urgent de stopper cet engrenage mortifère et liberticide.

L’autoritarisme de R.T. Erdogan, conforté par l’alliance avec l’extrême droite fasciste du MHP,  est de plus en plus contesté par une large frange de la population de Turquie, qui aspire à la liberté et qui souffre du désastre économique.

En ces circonstances, la France et l’Union européenne doivent condamner et entraver cette nouvelle agression du pouvoir turc mais aussi apporter leur soutien aux forces kurdes.

Tout en respectant l’intégrité territoriale de la Syrie, elles doivent reconnaitre officiellement l’autonomie du Rojava à l’image de ce qui s’est fait pour la province autonome kurde en Irak. Elles doivent cesser les interpellations de militants kurdes pacifistes sur leur territoire et mettre un terme aux procédures d’extradition.

Les communistes appellent à la libération immédiate des prisonniers politiques de Turquie et à la mobilisation indispensable de toutes les forces progressistes et pacifistes afin de briser le bras assassin de R.T. Erdogan.

Parti communiste français

La révolte de Sheikh Said: des succès-éclairs à la répression brutale

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TURQUIE / BAKÛR – « La révolte de Sheik Said, impressionnante par son intensité et les succès-éclairs qu’elle rencontrera, interpelle avant par son caractère religieux éminent – du moins initialement – et, surtout, inédit. Si la révolte ne durera guère plus de deux mois et demi, son intensité et ses conséquences marquent, aujourd’hui encore, les mouvements kurdes, qu’ils soient insurgés ou légaux. Exécutée prématurément, la rébellion n’atteindra pas les objectifs qu’elle s’était fixée mais nourrira, deux ans plus tard, la plus importante insurrection kurde que la jeune république turque connaîtra dans l’entre-deux-guerres : la révolte du mont Ararat. »

Kurdes, Arméniens, Grecs, Assyro-chaldéens… au début du XXe siècle, de nombreux peuples d’Anatolie furent massacrés pour rendre possible la naissance de l’État nationaliste turc. Ataturk, le père de la Turquie, s’est fait passé pour un avant-gardiste qui faisait entrer la Turquie dans le cercle des pays « civilisés » de l’Occident tandis qu’il présentait les Kurdes comme des arriérés refusant de rejoindre la nation civilisée qu’est la Turquie. Alors, à coup de massacres, il allait les mettre dans le droit chemin de la civilisation. Ainsi, il écrasera dans le sang les révoltes indépendantistes kurdes qui ont balayé le Kurdistan « turc » entre 1920 et 1938. (Les révoltes de Dersim, Zilan, Ararat… sont les principales révoltes kurdes des années 1920-1938 qui ont toutes été écrasées dans le sang par l’Etat turc.)
 
Une de ces nombreuses révoltes kurdes du début de XXe siècle fut la révolte de Cheikh Said (Şêx Seîd), un digitaire kurde-zaza de Palu, dans la province de Diyarbakir (Amed). Şêx Seîd a été capturé en avril 1925 par les troupes turques. Il a été condamné à mort le 28 juin 1925 et pendu le lendemain à Diyarbakır (Amed) avec 47 de ses partisans.
 
L’État turc a essayé de faire croire que la rébellion dirigée par Cheikh Said était à motivation islamique pour faire passer les Kurdes pour les raisons évoquées plus haut. Mais, la révolte de Cheikh Said englobait les revendications nationalistes kurdes, en plus de celle demandant l’instauration d’un califat islamique. Cette dernière demande ne doit toutefois pas faire oublier la diversité religieuse qu’on observe chez les Kurdes. Même si la majorité des Kurdes se sont convertis à l’Islam sunnite, une bonne partie d’entre eux ont d’autres confessions: alévisme, yézidisme, zoroastrisme, christianisme et le judaïsme.
Le journaliste Emile Bouvier a publié un article à deux volet traitant de la révolte de Cheikh Said dans lequel il démontre les dimensions multiples de cette révolte que certains veulent faire passer pour une révolte islamiste. Voici le deuxième volet: 
 
La révolte de Sheikh Said (13 février-27 avril 1925) : entre nationalisme, islamisme et identitarisme ethnique : une rébellion kurde atypique (2/2). Récit de la rébellion : des succès-éclairs à la répression brutale
 
A lire sur le site Les Clés du Moyen-Orient
 

Jour noir pour les journalistes du Kurdistan d’Irak

IRAK / KURDISATN DU SUD – Aujourd’hui, le tribunal pénal d’Erbil a condamné à 6 ans de prison les journalistes Sherwan Sherwani, Guhdar Zebari et Ayaz Karam reconnus coupables d’ « atteinte à la sécurité nationale ». Sherwan Sherwani est notamment accusé d’ « avoir travaillé pour l’Iran et avoir surveillé secrètement les mouvements de Masoud Barzani ».

Plusieurs des activistes de la société civils qui ont été arrêtés lors des récentes manifestations populaires du Kurdistan ont également été condamnés par la justice pour « atteinte à la sécurité nationale ».

Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités kurdes de cesser la répression des travailleurs de la presse:

« Déférés devant un tribunal de la capitale régionale, Erbil, les trois journalistes sont victimes d’une vague d’arrestations menée par le Gouvernement régional du Kurdistan (KRG) en réponse à une série de protestations majeures ces derniers mois contre sa gestion de la crise économique résultant de la pandémie de Covid-19.
 
Sherwan Sherwani a été arrêté le 7 octobre tandis que Guhdar Zebari et Ayaz Karam ont été arrêtés le 22 octobre après des publications sur les réseaux sociaux faisant écho aux revendications et plaintes des manifestants, y compris des plaintes concernant des retards dans le paiement des salaires des employés de l’État et des allégations de corruption du gouvernement.
 
Lors d’une conférence de presse le 10 février, le KRG a évoqué la situation des journalistes et des militants emprisonnés ces derniers mois. Sans nommer personne, le Premier ministre du GRK, Masrour Barzani, a déclaré que «certains individus étaient des agents des services de renseignement étrangers» et d’autres «étaient armés et complotaient pour faire sauter des bâtiments et attaquer des citoyens étrangers» – des crimes passibles de la réclusion à perpétuité.
 
Lors de la même conférence de presse, Barzani a déclaré que le KRG «soutenait le journalisme et les droits des journalistes sous toutes ses formes», mais a averti que les autorités devaient empêcher «les activités illicites menées sous la bannière du journalisme».
 
«Nous appelons le gouvernement régional du Kurdistan à libérer les journalistes et à abandonner les charges retenues contre eux», a déclaré Sabrina Bennoui, responsable du bureau Moyen-Orient pour RSF. « Si le KRG prétend soutenir les journalistes et respecter leurs droits, il doit consentir à les laisser couvrir les questions d’intérêt public, y compris les journalistes qui sont les plus critiques de sa politique actuelle, et en particulier à l’heure actuelle, ce qui est crucial en raison de la Pandémie de covid19. »
 
En novembre, RSF et le MENA Rights Group (MRG), basé à Genève, ont demandé aux experts des droits de l’homme de l’ONU de tout mettre en œuvre pour obtenir la libération de Sherwan Sherwani et d’enquêter sur sa disparition forcée pendant les 19 premiers jours après son arrestation le 7 octobre et les auquel il aurait été soumis.
 
Deux autres journalistes sont actuellement détenus au Kurdistan irakien. Omed Baroshki a été arrêté le 18 août et Qahraman Shukri a été arrêté à domicile le 27 janvier pour des motifs inconnus , après avoir critiqué en ligne la répression politique menée par le KRG. Qahraman Shukri est le fils de Shukri Zaynadin , un journaliste décédé dans des circonstances encore inexpliquées à la fin de 2016. Son fils insiste sur le fait qu’il a été victime d’un «meurtre politique».
 
L’Irak est classé 162e sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2020 de RSF. »

FÉMINICIDE. Un homme tue sa soeur pour nettoyer l’ « honneur » de sa famille

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TURQUIE / BAKUR – Gülistan Şaylemez, une jeune Kurde de 20 ans, a été tuée par son frère à Amed.

Gülistan Şaylemez a été abattue dans la rue à Diyarbakir (Amed) lundi soir. Le tueur est son frère Abdullah Şaylemez. Le tueur a été découvert grâce aux images d’une caméra de sécurité près de la scène du crime dans l’arrondissement de Yenişehir. Le tueur s’est d’abord enfui mais a ensuite été arrêté par la police. Au cours de l’interrogatoire, il a déclaré avoir tué sa sœur pour nettoyer l’ « honneur » de la famille.

Gülistan Şaylemez avait déposé une plainte pour contre son père et un autre proche auprès du département de police pour violence domestique il y a dix jours. Le 14 février, elle a fait une autre déclaration à la police. Elle a été abattue un jour plus tard par son frère venu exprès d’Allemagne à la demande du père auquel on aurait dit que leur fille menait une « mauvaise vie ».

 

SEXISME. Les femmes kurdes victimes des clichés sexistes

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SEXISME – Depuis le début de la révolution féministe du Rojava, les femmes kurdes sont devenues des « amazones » des temps modernes et les clichés sexistes les représentant publiés à foison sur les réseaux sociaux.
 
On peut « pardonner » aux Occidentaux leur fantasme orientaliste concernant les Kurdes en général et les femmes kurdes en particulier. Mais que dire des hommes (et parfois des femmes) kurdes qui passent leurs temps à partager des photos de jeunes femmes maquillées en les faisant passer pour des courageuses combattantes ou des femmes soi-disant en « tenue traditionnelle kurde »
 
A trop vouloir glorifier le courage et la « beauté » des femmes kurdes, ces personnes ridiculisent l’image des femmes kurdes ou créent des complexes chez les femmes et filles qui ne répondent pas aux dictats des magazines peoples qui diffusent les images de femmes anorexiques, épilées de la tête aux pieds, maquillée à outrance et qui recourent à la chirurgie esthétique et qui ont en générale une mauvaise estime de soi.
 
Pour respect pour ce que les femmes kurdes endurent en tant que femmes et kurdes, il faut cesser de vouloir créer le mythe des amazones kurdes à la beauté redoutable. Elles espèrent avant tout obtenir leur libération en tant que peuple et s’émanciper pour échapper à la patriarcat bien ancré dans la société conservatrice kurde. Ne jetez pas de l’huile sur le feu avec vos publications de pacotille. Zor spas / Merci beaucoup !
 

Mazloum Abdi: l’attaque d’Hewler vise à déstabiliser le Kurdistan du Sud

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SYRIE / ROJAVA – Le commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi a condamné l’attaque d’hier visant la ville de kurde d’Erbil et son aéroport. Il a déclaré que cette attaque visait à frapper la stabilité du Kurdistan du Sud.
 
Lundi soir, la ville d’Erbil (Hewler) et son aéroport ont été victimes d’une attaque de missiles, qui a entraîné la mort d’une personne de nationalité étrangère, en plus de blesser 6 autres, dont un soldat américain.
 
Le commandant des FDS, Mazloum Abdi a publié un tweet sur Twitter concernant l’attaque d’Hewler:
 
« Hier, Hewler et son aéroport ont été victimes d’une attaque de missiles. Nous condamnons fermement ces actions qui visaient à frapper la stabilité de la région du Kurdistan du Başûr (Sud).
 
Hommage aux martyrs, et nous souhaitons un prompt rétablissement aux civils blessés et aux blessés parmi nos partenaires de la Coalition internationale. »
 

IMPÉRIALISME. La carte de l’influence turque qui menace les États arabes

Les rêves d’Erdogan de ressusciter l’empire ottoman en occupant les pays voisins n’inquiètent pas uniquement les Kurdes, les Arméniens, les Grecs, ou les Russes, ils inquiètent également les pays arabes du Moyen-Orient et l’Afrique. Seul, l’Iran et l’Israël semblent échapper aux ambitions turques.    
 
Des activistes et politiciens arabes regardent avec inquiétude la carte de l’influence turque d’ici 2050 qui expriment les intentions malveillantes d’Erdogan liées à l’expansion et à l’occupation turque qui menacent les pays arabes.
 
Samedi, la chaîne d’État turque TRT1 a montré une carte des sphères d’influence turques d’ici 2050, publiée dans le livre intitulé « Les 100 prochaines années » : Prévisions pour le 21e siècle », écrit par le chercheur politique américain George Friedman, fondateur du Centre de recherche en politique internationale de Stratfor.
 
Ce livre, publié en 2009, présente les attentes concernant la situation géopolitique dans le monde au cours du 21e siècle, son évolution et le changement de l’équilibre des pouvoirs au cours des prochaines décennies.
 
Le Centre de Stratfor est un centre américain d’études stratégiques et de sécurité. Il est considéré comme l’une des plus importantes institutions privées traitant du secteur du renseignement, surnommé la «CIA clandestine».
 
Qui est concerné par la carte ?
 
La carte publiée par la chaine turque comprend la Syrie, l’Irak, la Jordanie, l’Égypte, la Libye, toute la péninsule arabique et la Grèce, en plus de la région transcaucasienne et de certaines régions du sud de la Russie, de la Crimée, de l’est de l’Ukraine et de certaines parties du Kazakhstan et du Turkménistan surplombant la mer Caspienne.
 
Mais il a exclu l’Iran et Israël, ce qui a conduit à une sorte de controverse dans l’arène politique arabe, sur les attentes et les intentions du Centre et la non-inclusion d’Israël et de l’Iran.
 
Les interventions turques
 
Au cours des dernières années, la Turquie s’est immiscée dans de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Afrique par le biais de mercenaires et de groupes terroristes, comme en Égypte par le biais des Frères musulmans, mais elle a échoué, et en Syrie par le biais de ses mercenaires syriens qu’elle a utilisés comme mandataires en Libye et au Karabakh, et en Irak également en établissant ses bases dans les zones relevant du Parti démocratique du Kurdistan, au Kurdistan du Sud, et au Kazakhstan et au Turkménistan par son soutien aux groupes terroristes d’Al-Qaida, en plus de ses interventions en Somalie, au Soudan, au Yémen et au Karabakh.
 
Conflits régionaux et Turquie
 
Membre du bureau exécutif de l’Union des journalistes irakiens, conseiller en matière de presse et de culture, Alaa Al-Awad Al-Azzawi, déclare qu’à la lumière des conditions internationales et des changements régionaux instables au Moyen-Orient et du conflit « américano-irano-sioniste », la Turquie est apparue comme une quatrième puissance qui jouit d’une influence nationale antérieure, qui remonte à l’Empire ottoman et dont le rêve éternel est de revenir à la situation d’avant la Première Guerre mondiale.
 
Al-Azzawi a ajouté : « L’ingérence de la Turquie en Syrie et son occupation directe de régions du nord de l’Irak sous le prétexte de poursuivre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et d’établir des bases militaires au milieu du silence arabe, gouvernemental et régional, l’encourage, ainsi que d’autres pays qui ont mis fin à leur époque et auparavant ».
 
Le danger arrive inévitablement
 
Al-Azzawi a souligné que le turc pense à réaliser ses rêves dans le temps à venir, est le prochain danger réel, et donc la solution est arabo-arabe par excellence.
 
Al-Azzawi a confirmé que si les pays arabes n’atteignent pas un degré minimum d’unité, comme l’Union arabe ou l’Union des États arabes, similaire à l’Union européenne, « Disons que le danger arrive, loin de notre pays ».
 
Promue par les Frères musulmans
 
Pendant ce temps, l’activiste politique jordanienne Rania Haddadin a confirmé que la carte publiée par le groupe « Frères musulmans et califat » est d’influence turque d’ici 2050, comme en témoigne son cadre général de l’État ottoman, exprimant sa surprise car « elle préserve la sécurité d’Israël, en l’ignorant sur la carte ».
 
Rania a ajouté : « Le retrait d’Israël de la carte a deux raisons : Soit un accord pour protéger l’entité israélienne, soit des intérêts communs pour faire pression sur les Turcs. D’autre part, l’Iran était en dehors de la division pour confirmer ma première théorie de l’Etat ottoman, et puisque le point est le principe de base est que la Turquie est un pays islamique. La carte doit être ajustée de manière plus holistique. A part cela, il y a une méfiance à l’égard de l’objectif turc d’unifier les pays islamiques sous une seule bannière. »
 
Le Jordanien Haddadin a souligné que cette carte est une règle d’imagination, car les pays qui sont alliés au Moyen-Orient sont plus forts et soutiendront leurs alliés, comme cela se passe au moins sur les terres syriennes. Dans la prochaine étape, la Turquie sera plus faible avec la présence d’un nouveau parti qui se profile à l’horizon pour ébranler la domination du parti d’Erdogan.
 
Promouvoir des rêves impossibles
 
Quant à l’écrivain et chercheur égyptien, Jammal Raef, il estime que la promotion de ces rêves est: « impossible et illégale et exprime les intentions malveillantes d’Erdogan » liées à l’expansion dans les terres arabes. Ce n’est rien d’autre qu’une faillite médiatique après que les outils de propagande turcs n’aient pas réussi à convaincre l’intérieur de la Turquie des raisons logiques liées à l’épuisement de l’économie ou à la poussée de la jeunesse turque à mourir en Syrie, en Libye, au Kazakhstan et dans d’autres régions où les forces turques sont impliquées militairement.
 
Le chercheur en politique a souligné que cette carte est une nouvelle tentative de flirter avec les propriétaires d’idées extrémistes pour renforcer les guerres idéologiques et prouver les vrais doigts qui font bouger DAECH et d’autres groupes extrémistes qui adoptent les mêmes objectifs et travaillent en faveur des rêves expansionnistes d’Erdogan qui ne sont plus à l’heure actuelle et ne se réaliseront pas. Un jour, ce sont des illusions du régime turc de rester au pouvoir, de resserrer son emprise sur les rênes de l’intérieur turc, et une justification illogique de ses mouvements militaires étrangers qui ont détruit l’économie et de nombreuses vies sans intérêt.
 
L’Égypte était et est toujours un avertissement de l’hégémonie turque dans la région
 
Pour sa part, le journaliste égyptien Mahmmud Bassiyuni a déclaré que ce qui était mentionné sur la carte par la chaîne officielle turque TRT quelques jours avant l’hégémonie turque sur les régions du Moyen-Orient, la Grèce et certaines parties de la Russie d’ici 2050 incarnait ce dont l’Égypte avait mis en garde ces dernières années contre les projets de la Turquie, qui déstabilise complètement le Moyen-Orient et la région de la Méditerranée orientale.
 
M. Bassiyuni a souligné que la Turquie et l’Iran cherchent fébrilement à partager leur influence au Moyen-Orient et dans le golfe Persique, après que les États-Unis ont commencé leur plan de retrait du Moyen-Orient à la fin de l’ère Obama et se consacrent à leurs batailles avec la Chine en Asie de l’Est.
 
L’écrivain et journaliste égyptien a déclaré que ce qui était mentionné dans la carte était tiré du livre « The Next 100 Years » (100 prochaines années) de l’Américain George Friedman, fondateur du Stratford Research Center, qui étudie les changements géopolitiques dans le monde et place le Moyen-Orient sous domination turque, en se référant au succès de la Turquie dans la restauration de l’héritage ottoman défunt grâce à son contrôle sur les terroristes des Frères musulmans, dont les membres sont partout dans un certain nombre de pays arabes, et qu’Erdogan a un jour qualifié dans un rare moment de sincérité d’agents locaux.
 
Le pari de Friedman pour l’avenir, basé sur l’ingérence flagrante d’Erdogan dans les pays du Moyen-Orient, rappelle une fois de plus le projet d’Obama de donner du pouvoir aux Frères musulmans dans les pays arabes, après le chaos des soulèvements arabes de 2011, qui a commencé à partir du succès de ce qu’on appelait alors, « expérimenter la Turquie » ou se débarrasser des groupes militants par une formule croustillante et laïque que la Turquie a modelée dans l’espoir d’adhérer à l’Union européenne, mais ce n’était pas une expérience sérieuse à tous points de vue et le coup d’État en Turquie contre l’héritage laïque d’Ataturk a prouvé le contraire.
 
Friedman et Obama ont renoncé à ce que les Frères Musulmans avaient implanté dans l’esprit des Occidentaux
 
Bassiyuni, lors de son discours sur l’abandon de Friedman et Obama, a évoqué l’influence des Frères Musulmans sur l’Occident : qu’ils sont l’alternative toute faite pour gouverner, et que leur contact avec la Turquie peut rétablir la vieille formule du califat comme barrière contre l’expansionnisme iranien d’une part, et les projets expansionnistes de la Russie et de la Chine d’autre part.
 
Le journaliste égyptien a souligné que le projet proposé ignore complètement le droit des peuples à l’autodétermination, et que l’Iran et la Turquie sont habitués à utiliser des milices armées terroristes pour résoudre leurs batailles, et comme couverture à leurs intentions coloniales avides de richesses, en particulier le gaz méditerranéen.
 
Il a ajouté : « Ce qui entrave ces projets coloniaux régionaux, c’est la présence d’États puissants, au premier rang desquels l’Égyptien, qui a clairement contesté les projets d’hégémonie turcs lorsque le président Abdel Fattah El-Sisi a tracé une ligne rouge pour le conflit en Libye face à l’organisation des Frères Musulmans ». Cela explique que la Turquie héberge les membres des Frères Musulmans et qu’elle soutienne largement l’information des groupes terroristes afin de contrecarrer les efforts de développement en Égypte, en utilisant les médias sociaux parmi le citoyen moyen.
 
Le journaliste égyptien a mis en garde contre la carte, en disant « Elle exprime un grave danger pour la Méditerranée orientale et la région arabe et son projet national qui s’est cristallisé après l’indépendance de l’ancien colonialisme, et que les mouvements et interventions de la Turquie en Libye, en Tunisie et en Somalie cherchent à encercler les puissances arabes. L’opposition au projet turc et l’adhésion à son projet national, qui résistera inévitablement à ces illusions. »
 
Le journaliste égyptien a terminé son discours en évoquant le silence américain sur les illusions turques, en soulignant que le silence américain sur les illusions turques et la brutalité iranienne offre à la région une plaque dorée pour les projets sino-russes à long terme, ce qui affectera sans aucun doute leurs intérêts à long terme.
 
Ces rêveries vont bientôt disparaître
 
Quant à l’analyste politique libyen, Radwan Al-Fitouri, il a noté que l’ambition du président turc est connue de tous, et a souligné que ceux qui voient l’ingérence d’Erdogan dans ces pays (la Syrie, l’Irak, la Jordanie, la Libye, la péninsule arabique et l’Égypte): sont pleinement conscients que l’ambition de cet Ottoman est très compréhensive. »
 
Al-Fitouri a ajouté : « Dans chaque pays, Erdogan porte un costume différent de celui de l’autre pays, dans un pays qui s’impose comme l’émir des musulmans, et dans un autre pays qui s’impose comme le protecteur de la paix et le partisan de la démocratie pour intervenir dans les affaires des États avec ces arguments. Il frappe les décisions des Nations unies et de la communauté internationale sans y prêter attention, soulignant que cette indifférence est le résultat du soutien illimité de la Russie et du soutien caché de l’Amérique sous l’administration précédente. »
 
Et l’analyste politique libyen Radwan al-Fettouri a mis en garde contre la paranoïa d’Erdogan et a déclaré « Erdogan l’a pris pour un paranoïaque et a été infecté par le virus de la mégalomanie, pour ainsi dire, et il imagine que comme une vague rugissante, personne ne peut l’arrêter, c’est le début de la fin pour lui, une fin de l’intérieur et une fin de l’extérieur, donc la Turquie vit maintenant sur une plaque chauffante dans tous les sens du terme après l’effondrement de la livre turque dans un précédent qui ne s’est pas produit dans l’histoire de la Turquie, et l’armée turque est dans un état d’agitation et n’oubliera pas à Erdogan comment il les a promenés nus dans les rues d’Istanbul, il essaie d’échapper à ses crises internes en s’immisçant dans les affaires des pays, notamment la Syrie et la Libye. »
 
Al-Fitouri a indiqué qu’Erdogan voit la Libye comme son sauveur de toutes ses crises internes et la considère comme la pierre angulaire du contrôle du continent africain, mais ce sont des rêves qui vont disparaître très bientôt.
 

TURQUIE. La députée kurde emprisonnée, Leyla Guven dénonce les lois ségrégationnistes turques

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TURQUIE / BAKUR – Députée du HDP et coprésidente du DTK, Leyla Güven, a rappelé que les lois turques ne s’appliquaient pas aux Kurdes de la même manière qu’au reste de la société turque, y compris sur l’arène politique, au sujet de la décision de la Cour constitutionnelle turque pour le député emprisonné du Parti républicain du peuple (CHP) Enis Berberoğlu. Elle a déclaré: « Nous avons déjà payé un lourd tribut, nous continuerons notre chemin avec notre propre dynamique à partir de maintenant. »

La coprésidente du Congrès de la société démocratique (DTK), Leyla Güven, a fait un communiqué au sujet de la décision de la Cour constitutionnelle (AYM) concernant le député du CHP Enis Berberoğlu. Mme Güven a envoyé son communiqué écrit depuis la prison d’Elazig où elle est emprisonnée. Güven a déclaré que les pratiques et l’attitude de la volonté du peuple kurde ont toujours été les mêmes depuis le début de l’histoire de la république turque, malgré ses lois ségrégationnistes.

« Nous préférerions rester dans les prisons avec notre dignité, plutôt que d’être à l’extérieur comme les Kurdes d’un parti », a-t-elle dit.

« Les lois ne s’appliquent pas aux Kurdes de la même manière »

Attirant l’attention sur la décision de l’AYM concernant le député du CHP Enis Berberoğlu, qui a été jugé dans l’affaire des camions du MIT qui apportaient des armes aux jihadistes syriens et condamné à une peine d’emprisonnement, Güven a souhaité le succès de Berberoğlu et a déclaré

« Je ne demande pas pourquoi l’AYM applique deux poids, deux mesures parce que les lois n’ont jamais été appliquées de la même manière à notre égard. Dans toutes les interviews que j’ai données à la presse le 4 juin, lorsque le statut parlementaire a été révoqué pour nous, (y compris le député HDP Amed Musa Farisoğulları et le député CHP Istanbul Enis Berberoğlu), j’ai clairement dit que Enis Berberoğlu brûlait dans notre feu, mais que cette situation serait compensée dès que possible, et que Enis Berberoğlu serait réintégré.

Quant à savoir comment j’ai pu prévoir cela, je peux l’expliquer avec quelques exemples. Pendant les procès d’Ergenekon, Sledgehammer etc., nous étions également jugés dans l’affaire Diyarbakır KCK. Des milliers de maires, avocats, journalistes, universitaires et militantes kurdes ont été détenus pour diverses raisons. Grâce aux dispositions légales prises, ils ont été libérés, tout comme nous. Alors qu’ils (Ergenekon, les suspects de Sledgehammer) se sont fait dire « Désolé que ce ne soit pas nous mais les membres de la FETO parmi nous », nous avons reçu des peines records environ 11 ans plus tard. Par conséquent, nous sommes soumis à ce genre de double standard, non pas parce que nous sommes coupables, mais parce que nous sommes kurdes et de l’opposition ».

« Le CHP facilite, volontairement ou non, l’oppression de l’AKP et l’approuve presque en gardant le silence »

Güven a critiqué le silence du principal parti d’opposition, le CHP, et a poursuivi : « Le CHP ne demande justice que pour son propre parti. Avec ces pratiques, il facilite, volontairement ou non, l’oppression de l’AKP et l’approuve presque en gardant le silence. Si un jour l’histoire appelle l’AKP à rendre compte des souffrances qu’il a infligées au peuple kurde, en particulier à Roboski, elle demandera quel parti était dans la principale opposition pendant que tout cela se passait. Bien que l’AYM ait statué qu’il n’y a pas de violation des droits dans le cas de notre député M. Musa Farisoğulları et dans mon cas, pour lequel nous avons été dépouillés de notre immunité parlementaire, je suis presque sûr que la Cour européenne des droits de l’homme statuerait autrement et critiquerait la Turquie. Cependant, nous nous attendons à ce que l’AYM prenne une décision sans appliquer deux poids deux mesures sur cette question. Sinon, le sentiment que cette situation constitue une politique spéciale se fera jour parmi notre peuple. Que notre peuple se sente à l’aise. En tant que peuple kurde, nous n’avons pas à accepter les politiques fascistes de l’AKP-MHP, ni l’absence de politique du CHP et d’autres sur cette question. Nous avons déjà payé un lourd tribut, nous continuerons notre chemin avec notre propre dynamique à partir de maintenant ».

ANF 

A quand le #MeToo kurde?

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VIOLENCES SEXUELLES – En 2017 débutait le mouvement social #metoo qui avait pour but d’encourager les femmes à prendre la parole afin de parler des agressions sexuelles ou des viols dont elles ont été victimes. Depuis, le mouvement #MeToo a balayé de nombreuses régions du monde avec ses variants locaux selon les pays et les langues. Mais il y a aussi eu des régions « blanches » où personne n’a parlé de #metoo. Au Kurdistan et dans la diaspora kurde par exemple. En effet, la société kurde a réduit le mouvement #metoo aux viols et agressions sexuelles visant les femmes et enfants kurdes commis par les États colonialistes qui occupent le Kurdistan, comme si les hommes kurdes n’avaient rien à se reprocher en la matière.

Une société conservatrice fragilisée de part son statut de colonisée

La société kurde, de part son statut de colonisée, est à la merci de ses colonisateurs qui lui ont déclaré une guerre totale depuis un siècle. Ils lui ont interdit sa langue, sa culture et l’ont privé de son droit à l’autodétermination. Les Kurdes n’avaient / n’ont pas d’autres choix que de s’assimiler aux nations turque, arabe et perses qui colonisent le Kurdistan. En « réponse », la société kurde qui était déjà être assez conservatrice s’est repliée sur elle-même, pensant préserver l’essence de son identité en restant figée dans le temps, voir en régressant. Sans surprise, ce sont les femmes kurdes qui ont payé le plus lourd tribut. Elles ont été assujetties par la société patriarcale kurde selon laquelle les filles et les femmes n’existaient que pour procréer et servir les hommes. (Certes, toutes les sociétés des pays musulmans sont conservatrices et patriarcales mais chez les Kurdes, à cela s’ajoute la guerre de survie en tant que peuple et ce sont les femmes et les enfants qui en souffrent le plus.)

Les femmes engagées en masse dans les organisations armées kurdes pour en finir avec le patriarcat et le colonialisme

Dès la naissance des mouvements armées kurdes dans les années 70, les femmes kurdes ont rejoint en masse le mouvement car on les avait asservies à double titre: Elles étaient assujetties en tant que femmes et en tant que kurdes. Mais, même au sein des organisations armées ou au sein des partis politiques kurdes, les revendications des femmes n’ont pas été acceptées facilement. Leurs frères de lutte politique ou armée leur reprochaient de ne pas se préoccuper du destin du peuple kurde, mais de demander l’égalité homme/femme, etc. qui serait secondaire selon eux.

Les femmes kurdes n’ont pas baissé les bras. Elles ont créé leurs propres organisations politiques et armée. On pourrait citer les Unités des femmes libres (Yekîneyên Jinên Azad Star – YJA STAR), l’aile féminine du PKK ou encore les unités des femmes du Rojava ou de Shengal nées lors de la guerre anti-EI en Irak et en Syrie. Ainsi, on peut dire que les femmes kurdes ont plus de liberté au sein des organisations politiques et armées kurdes que leurs sœurs restées dans leurs foyers. Mais cela ne veut pas dire que tout est parfait pour ces femmes engagées.

Changer les mentalités prend plus de temps que celui nécessaire aux victoires armées

Même chez les militants de la cause kurdes, réputés être avant-gardistes, la mentalité sexiste et misogyne reste présente chez trop d’hommes, au Kurdistan comme dans la diaspora. Ils ont beau vous sortir des discours sur l’égalité homme/femme, la place centrale des femmes au sein des partis politiques ou organisations armées, au moindre problème rencontré avec des camarades femmes, ils n’hésitent pas d’user des vieilles ficelles sexistes pour sauver la face dans des situations délicates. En sachant que le problème le plus courant rencontré chez les militants kurdes concerne les relations intimes ou des harcèlements sexuels ou des cyberharcèlements des femmes militantes par leurs camarades hommes, on comprendra que le sujet devient vite délicat pour les femmes.

Les femmes payent cher le prix de la liberté

Chez les Kurdes, dès qu’on touche les sujets ayant un lien avec la sexualité, on sent la crispation, un malaise certain. Le pire, c’est quand il s’agit de cas de harcèlements sexuels / cyberharcèlements commis par des militants, activistes, journalistes… kurdes au sein de la diaspora kurde en Occident. Pour les victimes de ces agressions, il est presqu’impossible de se faire entendre. Au mieux, on met en doute leurs paroles, au pire, on les accuse d’être des menteuses ou des agents des ennemis ayant infiltré les milieux kurdes.

En tant que page/site féminin kurde, on a reçoit plusieurs témoignages de femmes kurdes victimes de harcèlements sexuels ou cyberharcèlements dont les auteurs sont en général des Kurdes, y compris des militants. Elles disent qu’elles ne sont pas soutenues par les organisations kurdes ou pire qu’on leur dit parfois qu’il ne faut pas porter l’affaire à la connaissance du public car cela salirait l’image du peuple kurde auprès de l’opinion publique occidentale. Comme si les Kurdes étaient des être parfaits, ou qu’ils devaient être parfaits pour mériter l’empathie des autres peuples ! Ou encore, que les Kurdes traversent une période sensible, alors que cela fait 100 ans qu’ils sont exterminés et qu’on ne sait pas de quoi est fait demain, ni que cela puisse consoler les victimes de ces harcèlements.

Les hommes kurdes sont comme la majorité des hommes que vous croisez dans la rue. Ils ont une mentalité sexiste et il ne suffit pas d’aller crier lors des manifestations « Jin, jîyan, azadî » (femme, vie, liberté) pour être des hommes à la hauteur des femmes et comme toutes les femmes kurdes ne vont pas prendre une arme pour se faire respecter des hommes, il est grand temps qu’elles lancent à leur tour leurs #KurdishMeToo / #balanceTonKurde après les #MeToo, #balanceTonporc, #balanceTonMec etc. qui ont déferlé sur les réseaux sociaux et ont libéré la parole des femmes victimes de violences masculines / sexistes / sexuelles.

FRANCE. Des militants kurdes font les frais d’apaisement des tensions diplomatiques franco-turques

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PARIS – La France se sert-elle des militants de la cause kurde pour améliorer ses relations avec la Turquie? C’est qu’on se dit en lisant le communiqué du Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F) daté d’aujourd’hui. En effet, CDK-F annonce que 12 militants associatifs kurdes ont vu leurs avoir gelés par les autorités françaises alors qu’on assiste à des efforts d’apaisement des tensions diplomatiques entre la Turquie et la France. (Le CDK-F appelle à manifester ce mercredi 17 février, à 13h, 9 place de la Madeleine, 75008 Paris)
 
Voici le communiqué du CDK-F: 
 
« C’est dans une atmosphère de tentative d’apaisement des tensions diplomatiques entre la Turquie et la France qu’intervient une nouvelle vague de mesures de gel des avoirs visant 12 militants associatifs kurdes.
Au cours de ces trois dernières années, de nombreux militants kurdes membres des associations du réseau du CDK-F, ainsi que des représentants du CDK-F ont fait l’objet de mesures administratives répressives basées sur des allégations fallacieuses.
Des allégations infondées, mensongères, incohérentes et portant atteinte à la liberté d’association et à la dignité des personnes sont mentionnées dans chacun des arrêtés ministériels visant les militants kurdes.
Toutes ces mesures visent un objectif commun : l’intimidation et la criminalisation.
Parallèlement aux mesures de gel des avoirs, des membres de nos associations se font convoquer sans raison par la DGSI, toujours dans le même but d’intimidation et de criminalisation.
Cette stratégie développée contre les Kurdes, sous la pression des lobbys anti-kurdes du Quai d’Orsay passés à l’acte pour satisfaire la Turquie, recouvre des intérêts diplomatiques vils et odieux.
Il est certain que les motivations du lobby anti-kurde du Quai d’Orsay sont alimentées par des intérêts économiques purement personnels, similaires à ceux de Trump lorsqu’il a sacrifié les Kurdes et donné carte blanche à la Turquie pour l’invasion du nord de la Syrie. L’État français devrait sérieusement enquêter sur les éventuelles corruptions au sein du Quai d’Orsay.
En dernier lieu, rappelons que cette stratégie anti-kurde a permis aux services de renseignement turcs (MIT) de s’infiltrer aisément en France et d’assassiner trois militantes kurdes, en plein Paris, le 9 janvier 2013.
C’est pourquoi, nous demandons à l‘État français d’intervenir afin de redéfinir une approche cohérente quant au traitement de la question kurde.
Nous demandons la fin immédiate de cette politique de criminalisation du CDK-F, ainsi que des associations de notre réseau et de leurs membres. »
 
Le Conseil Démocratique Kurde en France

TURQUIE. Le régime turc s’en prend au parti politique HDP

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TURQUIE / BAKUR – Le régime turc a lancé une guerre éclaire contre les bases du PKK dans le nord du Kurdistan d’Irak il y a quelques jours. Il espérait porter un coup fatal au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et libérer des agents, soldats ou policiers turcs pris en otage par le PKK.
 
L’armée turque a essuyé une défaite cuisante à Garê, malgré les bombardements massifs visant les bases du PKK, y compris le camp où étaient détenus les otages turcs. Au moins 13 otages turcs auraient péri dans le bombardement du 13 février. (Selon le PKK, la Turquie aurait bombardé délibérément le camp pour éliminer les otages au lieu de négocier leur libération.) Depuis, les dirigeants turcs et leurs sbires appellent à la « vengeance » et demandent la fermeture de parti politique HDP qu’ils accuse d’être affilié au PKK. Un parti qui a obtenu le vote de 6 millions d’électeurs en Turquie…
 
Arrestations massives des membres d’HDP
 
Selon une déclaration du ministère turc de l’intérieur datée d’aujourd’hui, au moins 718 responsables et membres du HDP, y compris des coprésidents provinciaux, ont été détenus lors de raids menés dans 40 villes à travers le pays ces derniers jours.
 
Chaque fois que le régime turc se trouve face à des difficultés économiques, politiques ou sociales, il a le coupable idéal. Il s’appelle le peuple kurde, l’ « ennemi intérieur », le « traitre éternel », la « vermine » à éliminer d’urgence. Cela fait cent ans que les Kurdes et leurs représentants politiques, associatifs etc. savent à quoi s’attendre tant qu’ils n’auront pas abandonner leur rêve de vivre libres sur leurs terres. En effet, selon l’adage fasciste turc, un bon Kurde est un Kurde mort.
 
Fermeture des partis kurdes, une vieille tradition turque

Ce n’est pas la première fois que le régime turc veut fermer un parti politique pro-kurde. Depuis les années 1990, au début de la naissance des partis kurdes. HEP, HADEP, DTP, DEP… tous les partis politiques kurdes ont été fermés un par un. Chaque fois, les Kurdes en ont créé de nouveau. Il feront de même avec le HDP, si Erdogan ordonne sa fermeture, après avoir emprisonné des milliers de membres et députés du HDP, dont les co-présidents Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdağ en 2014.

Campagne d’adhésion à l’équipe de football DALKURD pour empêcher un changement de nom

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Les Kurdes ont lancé une campagne d’adhésion à l’équipe de football suédoise DALKURD, fondée par des Kurdes de la diaspora mais menacée aujourd’hui de changer de nom et de logo à cause des racistes turcs et arabes qui ne supportent pas l’existence des Kurdes où qu’ils soient dans le monde.
 
L’équipe de football suédoise fondée en 2004 par des Kurdes de la diaspora, DALKURD serait contrainte de changer de nom et de logo pour qu’on ne voit plus le nom « Kurd » et le drapeau du Kurdistan dans son logo suite à l’ « hostilité* des Turcs et des Arabes », d’après une information qui a été donnée par le site Kurdistan24 le 6 février denrier.
 
Si ces changements sont opérés, le nouveau nom du club sera « Biratî » (fraternité) FC et le logo sera un bouc cornu… Pour empêcher un tel désastre, de nombreux Kurdes ont lancé une campagne d’adhésion à DALKURD.
 
Pour adhérer à Dalkurd, allez sur leur site ici ou contactez-les via Facebook
 
*En 2020, la Turquie avait empêché le géant chinois de la technologie, Huawei de parrainer Dalkurd FF.