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TURQUIE. Il y a 25 ans, le journaliste Metin Göktepe fut tué sous la torture

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TURQUIE – Il y a 25 ans, le journaliste kurde, Metin Göktepe a été tué sous la torture par des policiers turcs à Istanbul.
 
25 ans se sont écoulés depuis le meurtre du journaliste Metin Göktepe qui a été tué sous la torture après avoir été détenu alors qu’il couvrait l’enterrement de deux prisonniers tués lors d’une émeute dans la prison d’Ümraniye, à Istanbul, le 8 janvier 1996. Le meurtre de Göktepe a eu de grandes répercussions en Turquie à l’époque.
 
Metin Göktepe, né en 1968 à Sivas/Gürün (une région kurde à l’est du pays), travaillait pour le journal Evrensel. Il s’était rendu au cimetière d’Alibeyköy, à Istanbul, le 8 janvier afin de couvrir les funérailles de deux détenus de gauche, Rıza Boybaş et Orhan Özen, qui ont été battus à mort pendant les émeutes de la prison d’Ümraniye, à Istanbul.
 
Le 4 janvier, Metin Goktepe a été arrêté par la police qui a bloqué la zone. Il a été battu et emmené à la salle de sport du quartier d’Eyüp. Au cours des contacts entre les avocats d’Evrensel, les autorités de police et le procureur d’Eyüp, il a été déclaré que Göktepe était en détention et qu’il serait libéré dans la soirée à moins que des poursuites judiciaires ne soient engagées. Un inconnu, qui a été arrêté puis relâché, a appelé le journal Evrensel vers 20 heures et a rapporté que Göktepe avait été battu à mort.
 
Faisant une déclaration sur l’incident, le procureur d’Eyüp, Erol Can Özkan, a déclaré que Göktepe, après avoir été libéré le 8 janvier au soir, avait été retrouvé mort dans un parc à 100 mètres de la salle de sport d’Eyüp vers 20 heures. Il a été établi plus tard que le corps de Göktepe avait été retrouvé non pas dans le parc mais devant un buffet près de la salle de sport. Les résultats de l’autopsie ont montré qu’une hémorragie interne du cerveau et des tissus de Göktepe, survenus à la suite de coups à la tête et au corps, étaient la cause du décès.
 
« Procès »
 
Dix policiers ont été jugés pour la mort de Göktepe. Cinq ont été acquittés et cinq condamnés à 18 ans de prison, commués en 7 ans en raison de leurs « bonnes manières au tribunal » et qu’il était « impossible de déterminer le véritable agresseur ». Après avoir passé 1 an et 8 mois en prison, les cinq policiers ont été libérés dans le cadre d’une amnistie.

ROJAVA. Une survivante yézidie raconte l’enfer vécu entre les mains de l’Etat islamique

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SYRIE / ROJAVA – La survivante yézidie, Assimah Jassim Khadr, raconte l’histoire de son enlèvement à l’âge de 12 ans, les massacres et les enlèvements de femmes et d’enfants à Shengal, ainsi que l’enfer qu’elle a vécu en tant qu’esclave sexuelle, jusqu’au jour où elle fut sauvée par les forces kurdes.
 
La survivante yézidie, Assimah Jassim Khadr, qui a 19 ans maintenant, est née dans le village de Beberouj, à Shengal (Şengal). Elle avait une grande famille de six femmes et trois hommes. Elle a été kidnappée à 12 ans lorsque des mercenaires de l’État islamique ont lancé une attaque brutale contre le Şengal et a été laissée aux mains des mercenaires de l’Etat islamique, lorsque les forces peshmergas du PDK ont abandonné le Şengal, laissant sa minorité religieuse yézidie dans les griffes de l’Etat islamique, et Assimah fut une des milliers de Yézidis abandonnés à la barbarie de l’État islamiques (EI / DAECH / ISIS).
 
Capturée en pleine nuit
 
Assimah, qui a été libérée après près de 7 ans de captivité, d’esclavage et de torture, a raconté à l’agence de presse Hawar certaines des horreurs qu’elle a rencontrées et a déclaré: « Nous vivions à Şengal en paix et en sécurité avant l’attaque de l’Etat islamique. En août 2014, nous avons entendu les bruits de tirs intenses et les forces peshmergas du Parti démocratique du Kurdistan quittant la région, elles étaient censées nous protéger. Ils ne nous ont même pas informés de ce qui se passait pour que nous puissions partir avant l’arrivée de l’Etat islamique.
 
Les Yézidis n’étaient plus en mesure de faire quoi que ce soit. Nous avons essayé de nous enfuir et de nous diriger vers le mont Şengal, mais des mercenaires de l’Etat islamique ont assiégé la foule yézidie, et ils ont tué de nombreux jeunes hommes à ce moment-là (…). »
 
Descente aux enfers 
 
« Après nous avoir rassemblés et trié les jeunes hommes, les jeunes femmes et les personnes âgées, et séparé toutes les familles les unes des autres, et transféré les filles à Mossoul, et je ne sais pas ce qui est arrivé à ma famille et au reste de la population de Şengal », dit-elle.
 
Après son arrivée à Mossoul, elle a été transférée à la soi-disant «Cour de la charia» de l’Etat islamique et emprisonnée à l’intérieur du tribunal pendant 10 jours, après quoi ils l’ont vendue à un membre de l’Etat islamique de nationalité irakienne, appelé «Al-Baraa», 21 ans, pour vivre la torture et les viols.
 
Torturée, brûlée et violée
 
Khader a déclaré: « Je suis restée avec le jeune irakien pendant deux ans et demi, au cours desquels j’ai vécu un véritable cauchemar et soumise à la torture, aux coups et aux insultes. Il était interdit de quitter la maison jusqu’à ce qu’il me brûle la main tatouée au nom de mon père, sous prétexte que c’est «interdit » !

https://www.hawarnews.com/ar/uploads/files/2021/01/05/160544_heseke-keca-ezidi-e280ab28129e280ac-e280abe280ac.jpg
Tatouage brûlé
Khader fut ensuite vendue à un autre État islamique syrien de 45 ans, appelé « Al-Qaqaa », qui l’a transférée en Syrie.

Elle a poursuivi: «Je suis restée 2 ans en Syrie, puis il m’a aussi vendue à un autre membre de l’Etat islamique d’Al-Baghouz appelé« Abdul Karim »et je suis restée avec lui pendant un an et plusieurs mois et j’ai donné naissance à un enfant. Le mercenaire Abdul Karim a été tué à Al-Baghouz. »
 
D’Al-Baghouz au camp d’Al-Hol
 
Assimah dit qu’après la bataille d’Al-Baghouz, elle a été transférée avec le reste des femmes de l’EI par les FDS au camp d’Al-Hol, déclarant que les femmes de l’Etat islamique lui avaient ordonné de ne pas révéler son identité yézidie aux forces démocratiques syriennes (FDS), pour ne pas être envoyée à Şengal, où elle serait tuée par les gens de sa communauté. Elle dit qu’elle ne savait rien des FDS, elle a donc préféré garder le silence et rester avec les femmes de l’Etat islamique dans le camp d’Al-Hol pendant deux ans.
 
Évasion du camp d’Al-Hol
 
Assimah dit qu’après deux ans, certaines de ses amies du camp lui ont dit qu’elles fuiraient le camp par le biais de passeurs. Elles ont réussi à s’échapper et à atteindre la ville d’Al-Busairah, dans la campagne de Deir ez-Zor.
 
Elle a déclaré qu’elle vivait avec l’une des femmes de l’Etat islamique là-bas dans de mauvaises conditions de vie et a entendu des histoires de certaines des femmes de la ville sur la libération des femmes yézidies et de les amener à Şengal en toute sécurité sans leur faire de mal. Finalement, elle est allée au centre pour femmes Asayîş (forces de sécurité) à Deir ez-Zor et révélé son identité.
 
La délivrance
 
Les Asayîş de Deir Ezzor l’ont transférée dans la région de Jazira, et cette dernière a contacté la Maison yêzidie qui a reçu la survivante et la livrera bientôt à sa famille à Şengal.
 

FRANCE. Manifestations ce samedi 9 janvier en hommage aux 3 Kurdes assassinées à Paris en 2013

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PARIS – Ce samedi 9 janvier, plusieurs manifestations auront lieu en France en hommage aux 3 militantes kurdes assassinées à Paris le 9 janvier 2013 et dont la France empêche que leurs meurtriers soient jugés 8 ans après les faits.
 
Ce samedi 9 janvier, les Kurdes et leurs amis manifesteront à Paris, Strasbourg, Bordeaux, Rennes, Marseille et à Toulouse en hommage à Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Söylemez, trois militantes kurdes assassinées* à Paris le 9 janvier 2013, pour demander à la justice française de mettre fin à l’impunité dont jouissent les responsables de ce triple assassinat.
 
Voici les villes où auront lieu les manifestations kurdes ce samedi :
PARIS
Gare du Nord, 14h (arrivée place de la République)
 
MARSEILLE
Réformés – Canebière, 13h
 
TOULOUSE
Gare de Matabiau – Métro Esquirol, 13h30
 
BORDEAUX
Place de la Bourse – La Victoire, 13h30
 
RENNES
Dalle du Colombier, 14h
 
STRASBOURG
Place Kléber, 14h
 
 
*Le 9 janvier 2013, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Saylemez, trois militantes kurdes ont été assassinées par balle à Paris. Assez vite, de nombreux éléments de l’enquête ont pointé de doigt les services secrets turcs et Omer Guney, le présumé assassin, arrêté. Mais la justice française a laissé traîné l’affaire et le seul accusé arrêté dans ce triple meurtre est mort en prison. Suite à quoi, en mars 2018, les familles des trois femmes assassinées ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la reprise des investigations sur le rôle des services secrets trucs dans ce triple meurtre. Depuis, c’est silence radio au niveau de la justice française. Mais les Kurdes ne baissent pas les bras et redescendent dans les rues de Paris à chaque date anniversaire de ce triple meurtre.
 
Qui sont les 3 femmes abattues ?
 
Sakine Cansiz
 

Cofondatrice du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan), Sakine Cansız est née dans la province de Dersim en 1957. Après plusieurs années d’activité dans le mouvement de la jeunesse étudiante à Elazıg, elle rejoint en 1976 le mouvement révolutionnaire kurde.

Suite à sa participation au congrès du PKK, le 27 novembre 1978, la jeune femme est arrêtée à Elazıg et envoyée en prison avec un groupe d’amis. Soumise à de lourdes tortures dans la période ayant suivi le coup d’État militaire du 12 septembre 1980, elle n’est libérée qu’en 1991.

Après sa libération, elle poursuit ses activités militantes dans l’ouest et le sud du Kurdistan.

Après de longues années de lutte dans les montagnes du Kurdistan, Sakine Cansız va en Europe où elle prend la direction du mouvement des femmes kurdes. Figure pionnière du mouvement de libération kurde, elle a grandement contribué au renforcement des organisations kurdes au sein de la diaspora.

 
Fidan Dogan
 

Fidan Doğan est née en 1982, à Elbistan, dans la province de Maraş. Fille d’une famille d’immigrés, elle grandit en France.

Dès son enfance, elle se met en quête de son identité kurde. À partir de 1999, elle s’engage dans les organisations kurdes en Europe. À partir de 2002, elle travaille activement dans le domaine de la diplomatie. Elle devient représentante à Paris du Congrès national du Kurdistan (KNK).

 
Leyla Saylemez
 

Fille d’une famille originaire de Lice, dans la province de Diyarbakir, Leyla Saylemez est née dans la ville turque de Mersin où elle passe son enfance jusqu’à ce que sa famille déménage en Allemagne, dans les années 90. Après un an d’études en architecture, elle rejoint la lutte pour la liberté au Kurdistan et s’engage particulièrement dans les activités de la jeunesse kurde.

 
En attendant que la France veuille enfin faire la vérité sur ce triple meurtre politique, les Kurdes manifesteront de nouveau le samedi 9 janvier 2021, à l’occasion du huitième anniversaire de ce crime abject pour honorer la mémoire des trois femmes et pour demander à la France de juger les responsables ayant ordonné le meurtre des militantes kurdes.

ROJAVA. Affrontements entre les forces kurdes et celles du régime syrien

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SYRIE / ROJAVA – Les forces de sécurité intérieure ont répondu aux tirs des forces du régime syrien dans la ville de Qamishlo tenue par les forces arabo-kurdes.
 
Les forces du régime de Damas auraient ouvert le feu sur les forces de sécurité intérieure dans le quartier Hilko de la ville de Qamishlo, dans le nord de la Syrie, mardi midi.
 
Des combats ont éclaté sur les lieux après que les forces de sécurité intérieure ont riposté.
 

ROJAVA. La Turquie construit une base militaire près de l’autoroute M4, à Ain Issa

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SYRIE / ROJAVA – Les forces d’occupation turques ont commencé à construire une base militaire à 500 mètres de l’autoroute internationale (M4), au nord-ouest de la ville kurde d’Ain Issa.
 
La construction de la base militaire intervient au moment où l’armée d’occupation turque et ses mercenaires ont intensifié leurs attaques visant la région pour la septième semaine consécutive à proximité de la ville d’Ain Issa.
 
Des vidéos montrent la base turque, qui est à seulement 500 mètres; au nord de la route internationale, il est équipé de radars et de véhicules militaires, en plus d’armes lourdes, tandis que la base est entourée de monticules de terre.
 
La base militaire turque se trouve à 1 km du point commun entre les forces gouvernementales syriennes et les forces russes à l’extrémité sud de la route internationale M4.
 
Dimanche dernier, l’artillerie turque a bombardé depuis cette base la banlieue sud d’Ain Issa, faisant deux blessés civils.
 
Le 23 novembre, l’occupation turque a terminé le processus de construction d’une autre base militaire près du village de Sayda, à 2 km au nord de la ville Ain Issa.
 

Les forces turques et iraniennes ont tué au moins 67 kolbars en 2020

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IRAN / TURQUIE – L’année dernière, au moins 67 kolbars kurdes ont été tués dans la zone frontalière entre le Kurdistan du Nord (Bakur) et du Sud (Rojhilat). 59 d’entre eux ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires commises par les forces de sécurité turques et iraniennes.
 
Au moins 67 kolbars ont été tués dans la zone frontalière irano-turque en 2020 et 163 autres ont été blessés. Cela ressort d’un rapport publié par l’initiative Kolbarnews, qui contient des données sur tous les décès de kolbars enregistrés par la police ou publiés dans les médias. Cependant, le nombre de décès est probablement beaucoup plus élevé, car de nombreux incidents ne sont pas signalés. Ces dernières années, des corps de kolbars manquants ont été retrouvés à plusieurs reprises au printemps, après la fonte des neiges.
 
Selon le bilan de Kolbarnews, 59 kolbars sont morts l’année dernière à la suite d’exécutions extrajudiciaires par les forces de sécurité des deux pays. 53 kolbars ont été abattus par l’Iran Pasdaran, six autres ont été tués par les gardes-frontières turcs. Deux kolbars sont tombés dans une tempête de neige et seraient morts de froid, quatre autres ont subi un accident mortel en travaillant. Dans deux cas, la cause du décès a été signalée comme une noyade.
 
Le meurtre délibéré de kolbars augmente depuis la fin de 2018. Le vice-ministre de l’Intérieur de l’Iran, alors responsable des questions de sécurité, Hossein Zolfaghari, avait proclamé une fatwa anticonstitutionnelle et qualifié les kolbars travaillant dans la zone frontalière de «passeurs» qui «doivent être tués».
 
Le drame des kolbars et des kesibkar (commerçants frontaliers) s’approfondit. Les gens risquent leur vie dans les circonstances les plus difficiles en raison des mauvaises conditions économiques et du chômage élevé afin de gagner un revenu pour eux-mêmes et leurs familles.
 
Appauvrissement délibéré du Kurdistan iranien
 
Le régime iranien a appauvri le Kurdistan oriental grâce à une politique économique délibérée. Rojhilat est aujourd’hui l’une des régions les plus pauvres d’Iran. C’est la région où le moins d’investissements est fait. Le développement de l’agriculture et de l’industrie a été empêché, et les chiffres du chômage sont beaucoup plus élevés que ceux d’autres régions d’Iran.
 
130 kolbars blessés dans des bombardements
 
Selon Kolbarnews, 130 des 163 kolbars blessés ont été blessés lors de bombardements par des soldats iraniens et turcs. Onze autres ont été blessés à la suite de chutes, six d’entre eux ont été blessés, certains gravement, par l’explosion de mines terrestres. Cinq kolbars ont été capturés par les gardes-frontières iraniens et torturés, et deux autres ont chacun été blessés par le froid et des accidents de la route. Les soldats des deux pays patrouillent dans les zones frontalières comme de véritables escadrons de la mort sans avoir à rendre compte de leurs actions.
 
Qui sont les kolbars et les kesibkar?
 
Kolber ou «Kolbar» est composé des termes kurdes – «kol» – le dos et «bar» – le fardeau. Les kolbars vivent du transport de charges au-dessus de frontières dangereuses. Ces produits sont principalement des cigarettes, des téléphones portables, des couvertures, des articles ménagers, du thé et rarement de l’alcool. Les kolbars utilisent ces moyens dangereux pour faire du commerce entre les différentes régions kurdes. Les marchandises sont vendues à des prix très élevés dans des centres commerciaux comme Téhéran. Mais les kolbars qui risquent leur vie pour ce travail ne reçoivent qu’un salaire journalier très bas.
 
Les kesibkar sont des commerçants qui voyagent de ville en ville pour trouver des acheteurs pour les marchandises qui ont été amenées à travers la frontière par les kolbars. Des personnes âgées de 13 à 70 ans se trouvent parmi les kesibkar. Certains n’ont qu’un diplôme d’études primaires mais d’autres un diplôme universitaire.
 
ANF

PARIS. Marche blanche ce mercredi pour 3 militantes kurdes tuées à Paris en janvier 2013

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PARIS – Les Kurdes et leurs amis marcheront ce mercredi 6 janvier en hommage à Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Söylemez, trois militantes kurdes assassinées à Paris en 2013, pour demander à la justice française de mettre fin à l’impunité dont jouissent les responsables de ce triple assassinat.
 
Une marche blanche en hommage aux trois femmes* aura lieu à Paris, ce mercredi 6 janvier, à 11h, au départ du 16 rue d’Enghien, pour finir au 147 rue La Fayette où les trois femmes ont été assassinées le 9 janvier 2013. 
 
Par ailleurs, plusieurs manifestations auront lieu ce samedi 9 janvier en hommage aux 3 militantes kurdes dans les villes suivantes :
 
PARIS
Gare du Nord, 14h (arrivée place de la République)
 
MARSEILLE
Réformés – Canebière, 13h
 
TOULOUSE
Gare de Matabiau – Métro Esquirol, 13h30
 
BORDEAUX
Place de la Bourse – La Victoire, 13h30
 
RENNES
Dalle du Colombier, 14h
 
STRASBOURG
Place Kléber, 14h

Dessin de l’artiste kurde Zehra Dogan

*Le 9 janvier 2013, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Saylemez, trois militantes kurdes ont été assassinées par balle à Paris. Assez vite, de nombreux éléments de l’enquête ont pointé de doigt les services secrets turcs et Omer Guney, le présumé assassin, arrêté. Mais la justice française a laissé traîné l’affaire et le seul accusé arrêté dans ce triple meurtre est mort en prison. Suite à quoi, en mars 2018, les familles des trois femmes assassinées ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la reprise des investigations sur le rôle des services secrets trucs dans ce triple meurtre. Depuis, c’est silence radio au niveau de la justice française. Mais les Kurdes ne baissent pas les bras et redescendent dans les rues de Paris à chaque date anniversaire de ce triple meurtre.

« Les Kurdes de Syrie manquent cruellement de vrais amis »

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SYRIE / ROJAVA – « La Russie et la Turquie tiennent entre leurs mains le sort de la ville stratégiquement importante du nord de la Syrie, Ain Issa, théoriquement contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par les Kurdes, mais supervisée par les Russes. Face à une éventuelle attaque des forces soutenues par la Turquie sous la forme de l’Armée syrienne libre (ASL / FSA) en raison d’une autoroute [M4) importante à proximité, les Kurdes ont demandé l’aide des Russes. Au lieu de cela, Moscou veut que les Kurdes remettent la ville à l’armée syrienne de Bashar Assad. Le résultat inévitable sera que les Kurdes seront trahis par des parties étrangères dans la guerre civile syrienne pour la deuxième fois en deux ans. Aussi tragique que cela soit, cependant, ce qui est plus important géostratégiquement, c’est la façon dont ce jeu d’échecs meurtrier illustre la relation compliquée entre Moscou et Ankara – parfois adversaires, d’autres fois partenaires. » (Extrait d’un long article écrit par Nikola Mikovic pour le site Arabnews)
 
Concernant le drame des Kurdes du Rojava ou d’autres parties du Kurdistan, on peut dire que les années passent et se ressemblent en drames en tout genre. En effet, cela fait un siècle que les Kurdes sont condamnés à vivre sous le jougs des Etats colonialistes turc, perse, arabe qui occupent le Kurdistan où ils sèment la terreur, tuent, chassent les Kurdes de leurs terres dans le but de changer la démographie du Kurdistan. Ils pillent et détruisent la nature et les richesses naturelles des Kurdes… Tout cela, sous le regard complice de la communauté internationale.
 
Certains vont nous rétorquer que les Kurdes résistent, au Rojava notamment. Mais à quel prix et surtout, comment vont-ils finir ? Rappelez-vous Afrin en 2018, Serekaniyê en 2019? Ce n’est pas parce que les Kurdes ont cessé de résister que ces villes du Rojava ont été envahies par la Turquie mais parce que la Russie et les Etats-Unis ont donné carte blanche à la Turquie, membre de l’OTAN, qui a utilisé ses avions et chars pour massacrer les populations civiles d’Afrin et Serekaniye, obligeant les forces kurdes à quitter ces régions.
 
Aujourd’hui, après l’invasion d’Afrin et de Serekaniyê par la Turquie, on assiste aux attaques quotidiennes des forces turco-jihadistes visant la ville d’Ain Issa et de l’autoroute M4 qui relie la région à Alep. L’invasion de la région semble imminente, malgré le courage des Kurdes et leurs alliés arabes. En effet, que peuvent-ils faire face aux avions et chars turcs? Implorer les puissances internationales pour qu’ils empêchent un nouveau carnage? Rien n’est moins sûr. Aux yeux de la Russie et des Etats-Unis, la vie des Kurdes n’a aucune valeur. Ils sont prêts a sacrifier les Kurdes et nous prier de nous habituer aux massacres et trahison des Kurdes par l’Occident et la Russie, comme on le fait depuis un siècle déjà. 

BAKÛR. 6 militantes kurdes commémorées à Silopi

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TURQUIE / BAKUR – Le Mouvement des femmes libres et l’assemblée des femmes du HDP ont rendu hommage aux six militantes kurdes assassinées à Paris en 2013 et à Silopi en 2016.
 
Le Mouvement des femmes libres (TJA-Tevgera Jinên Azad) et le Conseil des femmes du HDP (Parti démocratique des peuples) ont commémoré les membres du Mouvement des femmes kurdes Fatma Uyar, Sêvê Demir et Pakize Nayır, assassinées lors du siège militaire du district de Silopi à Şırnak en 2016, et Sakine Cansiz, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez qui ont été assassinées à Paris, en 2013.
 
Les familles de 6 militantes kurdes assassinées à Paris et Silopi, les députés HDP Şırnak Nuran İmir et Hasan Özgüneş, les militantes de la TJA, les Mères de la paix et d’autres personnes ont assisté à la commémoration.
 
Après une minute de silence, la députée du HDP Nuran İmir et la mère de Sêvê Demir, Sakine Demir, ont parlé au nom des familles des trois femmes tuées.
 
Demir a déclaré: « Je condamne les massacres de femmes en la personne de trois femmes tuées. Quoi qu’il arrive aujourd’hui, les mères versent des larmes. Encore une fois, les mères deviennent des victimes. Je crois que si les mères se donnent la main, ce sang et ces larmes cesseraient. Les mères devraient se lever et dire assez à ces massacres. Il y a tellement de lutte, je crois que la paix et la beauté viendront dans ce pays. La paix sera rétablie très bientôt. Je condamne aussi l’arrestation de Leyla Güven. (…) »
 
La députée İmir a déclaré qu’ils avaient traversé un processus historique et perdu de nombreuses personnes, sans compter que ceux qui avaient perdu la vie avaient ouvert une nouvelle voie à la lutte. İmir a poursuivi: « Ceux qui étaient au pouvoir ont assassiné 6 de nos camarades. Le pouvoir qui cible les femmes en lutte a tué beaucoup de nos amis également. (…) »
 
En déclarant qu’ils lutteront et protégeront l’héritage laissé par les femmes, İmir a souligné qu’elles devraient être unies à cette fin: « Nous participons à des activités avec ces femmes depuis longtemps. Nous ne pouvons récupérer ces femmes qu’en combattant. Notre devoir est de protéger nos droits contre cela. Nous devons lutter ensemble contre le fascisme. Nous continuerons l’héritage de lutte laissé par nos martyres. Encore une fois, nous le promettons ici. Notre réponse à cela est de ne pas reculer. Que personne ne demande pourquoi nous avons payé un prix si élevé, nous avons payé ce prix pour un pays libre. »
 
La commémoration s’est terminée par la chanson composée par la mère Demir pour sa fille Sêvê Demir et une projection d’images.
 
2013: Les meurtres de Paris
 
Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez ont été abattues au centre d’information du Kurdistan le 9 janvier 2013 pour le compte du service de renseignement turc MIT. Sakine Cansız était cofondatrice du PKK et était considérée comme une «légende vivante» de la lutte de libération des femmes kurdes. Fidan Doğan était une représentante de longue date du KNK (Congrès national du Kurdistan) à Paris, et Leyla Şaylemez était une militante du mouvement de la jeunesse kurde. L’auteur, Ömer Güney, un tueur à gages pour le compte des renseignements turques (MIT), est décédé d’une tumeur au cerveau dans un hôpital parisien avant le début du procès.
 
2016: Exécutées pendant le couvre-feu
 
En décembre 2015, un couvre-feu a été imposé dans le district de Silopi dans la province de Şırnak. Le 4 janvier 2016, Sêvê Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar ont été assassinées par les forces de sécurité turques. Cela a été suivi d’un siège militaire dans d’autres villes kurdes, notamment Nusaybin et Amed (Diyarbakir), qui a duré plusieurs mois et a entraîné la mort de centaines de civils kurdes.
 

JOURNALISME. 79 journalistes arrêtés, 24 journalistes emprisonnés en Turquie en 2020

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TURQUIE / BAKUR – Selon les données recueillies par une association de journalistes, en 2020, 79 journalistes [majoritairement des kurdes] ont été arrêtés en Turquie et 24 d’entre eux ont été emprisonnés.
 
L’Association des journalistes Dicle Fırat (DFG) a publié son rapport sur les violations visant les journalistes en 2020 lors d’une conférence de presse au siège de l’association à Amed (Diyarbakır). Selon le rapport, 79 journalistes ont été détenus, 24 journalistes ont été emprisonnés, 19 journalistes ont été agressés et 1960 articles de presse ont été censurés en 2020.
 
Les journalistes kurdes victimes d’une répression féroce
 
La co-présidente de la DFG, Dicle Müftüoğlu a déclaré que les journalistes kurdes méritaient un titre distinct et a poursuivi: « En Turquie, la presse kurde a de graves difficultés dans le domaine des médias comme dans tous les domaines et la répression contre les journalistes kurdes s’est intensifiée. Les journalistes kurdes font face à de nombreux obstacles dans les domaines où ils travaillent, comme dans l’exemple de l’emprisonnement de nos 5 amis journalistes à Van. »

Müftüoğlu a noté que la liberté de la presse en Turquie était particulièrement menacée du fait du nombre record de journalistes emprisonnés à l’échelle mondiale. Faisant référence au fait que les journalistes luttaient non seulement contre les arrestations, mais aussi contre les détentions, les enquêtes et les poursuites en 2020, Müftüoğlu a déclaré: « Nous ne pouvons pas dire que les journalistes qui ne sont pas emprisonnés peuvent pleinement jouir de leur liberté. Les travailleurs de la presse ont été menacés d’emprisonnement à tout moment. Les journalistes passaient leur temps à attendre dans les couloirs des palais de justice ou à faire des déclarations sur les nouvelles qu’ils avaient faites. (…) »
 
79 détentions, 24 emprisonnements, 19 attaques visant des journalistes
 
Selon les données de DFG, voici les violations des droits des journalistes en 2020:
* Journalistes détenus: 79
* Journalistes emprisonnés: 24
* Journalistes attaqués: 19
* Maltraitance, menace et pressions pour devenir agent de la police: 17
* Journalistes empêchés d’exercer son métier: 12 incidents
* Journalistes sous enquête: 54
* Journalistes poursuivis: 53
* Journalistes condamnés: 43
* Journalistes dont le procès se poursuit: 231 dossiers, 539 journalistes
* Les journaux censurés: 8
* Amendes de l’autorité audiovisuelle (RTÜK): 43
* Blocage Internet: 1960 articles de presse, 145 sites Web
* Journalistes licenciés: 6
* Le nombre de journalistes arrêtés (au 04 janvier 2021): 91
 

Il y a 5 ans, les forces turques ont abattu 3 militantes kurdes à Silopi

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TURQUIE / BAKUR – Sêvê Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar, 3 militantes kurdes ont été tuées par les forces armées turques lors d’un couvre-feu, le 5 janvier 2016 à Silopi, district de Sirnak. Cinq ans après, alors que leurs assassins sont toujours en liberté, nous nous inclinons devant la mémoire de ces 3 héroïnes de la liberté.
 
« Aujourd’hui, 4 janvier, nous voulons nous souvenir des trois militantes et politiciennes kurdes Sêve Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar, qui ont consacré leur vie à la lutte pour la libération des femmes, selon la devise: « Vous n’obtenez pas la liberté, prenez-la ».
 
À ce jour, les femmes sont systématiquement et délibérément ciblées par l’État turc. Avec sa politique misogyne, le gouvernement AKP cible principalement les femmes organisées qui s’opposent et s’organisent contre le système nationaliste et fasciste turc basé sur le capitalisme, l’État-nation et le patriarcat.
 
Nous l’observons dans les attaques en cours contre les femmes en Turquie, où des centaines de femmes militantes politiques, politiciennes et journalistes sont emprisonnées, comme la politicienne kurde Leyla Güven, qui a été condamnée à 22 ans et trois mois. Dans les prisons turques, les droits des femmes sont massivement violés, les femmes sont soumises à un harcèlement croissant, il y a des fouilles dans les cellules où tous leurs effets personnels tels que leurs souvenirs, journaux, poèmes, etc. sont confisqués, et elles sont soumises à l’isolement avec le monde extérieur en raison à la restriction de la communication ainsi que des interactions sociales.
 
Nous le voyons dans la poursuite de la politique féminicide de la Turquie, coupable du meurtre ciblé et systématique de plus de 100 femmes, comme le montre la campagne actuelle «100 raisons de poursuivre Erdogan».
 
Et la violence ne connaît pas de frontières. Avec sa politique impérialiste, l’État turc continue sa violence et son occupation dans le nord de la Syrie contre la révolution des femmes. Dans les régions d’Afrin, Serekaniye et Gire Spi occupées par la Turquie, les femmes en particulier sont soumises à des violences quotidiennes telles que des abus, des enlèvements, des tortures, des viols et même des meurtres, des violences aux mains des forces d’occupation soutenues par la Turquie rappelant les méthodes de l’Etat islamique.
 
Il y a cinq ans aujourd’hui, le 4 janvier 2016, les trois militantes et politiciennes kurdes Sêve Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar ont été prises pour cibles assassinées par les forces de sécurité turques à Silopi. Sêve Demir du DBP (Parti des régions démocratiques), Fatma Uyar du KJK (Congrès des femmes libres) et Pakize Nayir (présidente de l’Assemblée populaire de Silopi) voulaient passer du quartier Karsiyaka au quartier Yesilyurt pour aider activement la population civile là-bas. Un char turc les a ciblés et elles ont attendu pendant des heures qu’une ambulance les récupère. L’ambulance n’est pas venue et elles sont mortes des suites de leurs graves blessures.
 
En mémoire d’elles et de toutes les autres femmes qui ont donné leur vie dans la lutte contre le fascisme et pour la libération des femmes, nous continuerons notre lutte. »
 
Hommage rendu par le collectif Women defend Rojava

Les Kurdes demandent justice 8 ans après le meurtre de 3 militantes kurdes à Paris

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PARIS – Le 9 janvier 2013, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Söylemez, trois militantes kurdes ont été assassinées par balle à Paris. Assez vite, de nombreux éléments de l’enquête ont pointé de doigt les services secrets turcs et Omer Guney, le présumé assassin, arrêté. Mais la justice française a laissé traîné l’affaire. Depuis, le seul accusé arrêté dans ce triple meurtre est mort en prison. Suite à quoi, en mars 2018, les familles des trois femmes assassinées ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la reprise des investigations sur le rôle des services secrets trucs dans ce triple meurtre. Depuis, c’est silence radio au niveau de la justice française. Mais les Kurdes ne baissent pas les bras et redescendent dans les rues de Paris à chaque date anniversaire de ce triple meurtre.

Le mouvement des femmes kurdes en France appelle à manifester
 
A l’occasion du 8e anniversaire du massacre de Paris, les Kurdes d’Europe et leurs amis préparent des actions dans différentes villes. La militante du mouvement des femmes Kurdes en France (TJK-F), Nupel Munzur a appelé à participer aux actions prévues les 6 et 9 janvier.
 
Des femmes kurdes organiseront des manifestations les 6 et 9 janvier à Paris, où le massacre a eu lieu. S’exprimant au nom du TJK-F, la militante Nupel Munzur a appelé à une forte participation aux manifestations qui se dérouleront dans toute l’Europe, en particulier à Paris.
 
La marche du 9 janvier débutera à 14h, à la Gare du Nord, et se terminera sur la place de la République.
 
 
Retour sur un assassinat politique visant des militantes kurdes en Europe
 
Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez ont été abattues de plusieurs balles dans la tête dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan, à Paris.
 
Le 23 janvier 2017 devait débuter le procès aux Assises d’Ömer Güney, le présumé coupable. Le suspect, qui était lié aux services de sécurité turcs à Ankara selon les informations obtenues par les avocats des familles des victimes, est décédé subitement en prison le 17 décembre, un mois avant le début du procès. (Une nouvelle enquête a été ouverte à la demande des familles des trois victimes.)

Les trois femmes ont été ciblées et assassinées pour leurs activités politiques au nom du peuple kurde. Sakine était une militante de longue date et membre fondatrice du PKK. Elle a passé de nombreuses années en prison dans des conditions terribles et a été torturée à la prison de Diyarbakir dans les années 1980 après le coup d’État militaire. Elle a dirigé le mouvement de protestation à l’intérieur de la prison et, après sa libération, s’est jointe à la lutte armée pour la libération du Kurdistan. Elle a été une puissante force d’inspiration pour le mouvement des femmes kurdes, qui demeure à ce jour un symbole d’espoir pour les femmes du Moyen-Orient. Fidan et Leyla étaient également des activistes dévouées à la cause kurde.
 
Une nouvelle enquête relancée autour du rôle des services secrets turcs
 
En mars 2018, les familles des trois femmes assassinées ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la reprise des investigations sur le rôle des services secrets trucs dans ce triple meurtre.
 
Un juge antiterroriste a été chargé en mai 2019 pour reprendre l’enquête sur l’assassinat en 2013 à Paris de trois militantes kurdes, à la demande des familles qui réclament d’approfondir la thèse de l’implication des services secrets turcs (MIT).