Accueil Blog Page 761

SYRIE. Mort d’un photographe de guerre lors de combats contre l’EI près de la prison d’Hassaké

0
SYRIE / ROJAVA – Le photographe de guerre, Ahmed Al-Nasser fut tué le 21 janvier alors qu’il couvrait les combats entre les forces-arabo-kurdes et les terroristes de l’État Islamique (DAECH / ISIS) près de la prison de Ghwayran, à Hassaké. Cinq autres reporters seraient blessés durant les combats entre les terroristes islamistes et les Forces démocratiques syriennes selon les informations obtenues par Reporters sans frontières (RSF).
 
Ahmed Al-Nasser travaillait pour le service des médias des Forces démocratiques syriennes (FDS).

ROJAVA. Les enfants déplacés d’Afrin piégés par les attaques turques et les bombardements syriens

0
SYRIE / ROJAVA – Cela fait quatre ans que les enfants chassés du canton kurde d’Afrin vivant à Shahba sont pris au piège par les attaques de l’occupation turque et ses gangs islamistes parallèlement au blocus imposé par le gouvernement syrien alors que les ONG n’ont pas honoré leurs promesses d’aide. Ils sont également victimes des mines terrestres posés par les terroristes islamistes qui ont coûté la vie à de nombreux enfants et mutilés d’autres.
 
Des dizaines d’enfants d’Afrin ont perdu la vie dans des attaques menées par les forces d’occupation turques et les groupes de mercenaires affiliés, en plus des mines terrestres posées par des groupes de mercenaires dans le canton de Shahba.
 
Selon le Croissant-Rouge kurde, 70 enfants ont été tués et environ 213 ont été blessés lors de l’assaut turc sur Afrin et après leur déplacement vers Shahba.
 
Le blocus injustifié imposé par le gouvernement syrien au canton de Shahba a contribué à aggraver la situation dans le canton puisqu’on leur refuse l’accès aux hôpitaux et dispensaires d’Alep sans parler de la rareté des médicaments dans le canton soumis au blocus.
 
Nebi Bakr, 14 ans, un enfant deplacé d’Afrin a perdu sa jambe l’année dernière en raison de l’explosion d’une mine posée par des groupes de mercenaires de l’Etat islamique dans le canton en compagnie de son cousin qui a également perdu une jambe.
 
Nebi raconte son histoire qui s’est déroulée dans le village de Sheikh Issa alors qu’ils ne savaient pas qu’ils se trouvaient dans une mine déposée à la périphérie de Tal Rifa’t.
 
Nebi a déclaré qu’il souffrait insupportablement dans sa vie car il était obligé de marcher 20 minutes par jour pour se rendre à son école.
 
Nebi a déclaré que l’hôpital d’Avrin s’est rendu coupable de lui avoir fourni un membre artificiel, dénonçant le rôle joué par les organisations internationales qui méprisent les personnes déplacées d’Afrin vivant dans le canton de Shahba.
 
À son tour, la responsable du Comité de la santé du Conseil d’Afrin, Berivan Hisein, a déclaré que les plus touchés par les bombardements de l’occupation turque et le blocus imposé par le gouvernement syrien sont les enfants car ils sont privés des nécessités de la vie pour passer leur enfance en toute sécurité.
 
Berivan a indiqué que les organisations internationales n’avaient rien fourni aux enfants d’Afrin et continuaient à regarder. Beaucoup d’entre eux travaillent à Shahba sous de faux noms et ne font que tenir des promesses, a déclaré Berivan.
 
Berivan a noté que l’administration du canton de Shahba cherche à fournir toutes les nécessités dans la limite de ses capacités disponibles. La tenue est apportée aux enfants dont les membres ont perdu des membres ajoutant que les capacités ne sont pas suffisantes pour couvrir l’ensemble des besoins.
 
De son côté, le responsable du Bureau de documentation du Croissant-Rouge kurde, Haidar Mustafa, a déclaré que les enfants sont les plus touchés par l’agression de l’occupation turque dans le canton d’Afrin qui a duré 58 jours.
 
Haidar a déclaré que depuis le tout premier jour de l’agression jusqu’à ce jour, 213 blessés ont été documentés et 70 morts de moins de 15 ans.
 
Haidar a déclaré que de nombreuses vies ont été perdues et blessées par les mines posées par les groupes de mercenaires de l’État islamique dans le canton de Shehba, « les mines terrestres constituent toujours une menace pour les enfants vivant dans le canton de Shahba ». Beaucoup ont perdu la vie et d’autres leurs membres, sans parler des bombardements turcs constants sur le canton et le quartier Shera d’Afrin.
 
Haidar a déclaré que le Croissant-Rouge kurde avait fourni à de nombreux enfants des prothèses.
 
En trois ans, les forces d’occupation turques ont commis trois massacres contre des enfants de moins de 15 ans. Le premier a eu lieu à Tal Rifat en 2019, tuant 8 enfants et blessant 12 autres civils. Le deuxième était dans le village d’Aqbiye à Sherawa et le troisième était en 2021 à Tal Rif’at, coûtant également la vie à trois enfants.
 

YPJ: Nous avons une fois de plus vaincu les mercenaires de l’Etat islamique

0
SYRIE / ROJAVA – Après une semaine de combats, les forces arabo-kurdes ont repris le contrôle des alentours de la prison de Ghwayran, à Hassaké, où elles traquent les derniers terroristes de DAECH / ISIS qui pourraient être cachés. Les femmes combattantes ont également participé aux combats contre DAECH et disent avoir vaincu une fois de plus DAECH et être « toujours prêtes à protéger les valeurs et les acquis de la révolution. »
 
YPJ: Nous avons une fois de plus vaincu les mercenaires de l’Etat islamique
 
Le commandement général des YPJ a déclaré que les mercenaires de l’Etat islamique ont été vaincus une fois de plus et a ajouté : « Nous serons toujours prêtes à protéger les valeurs et les acquis de la révolution ».
 
Voici le communiqué des YPJ concernant la victoire contre les mercenaires de l’Etat islamique dans le district de Xiwêran de Hesekê :
 
« En la personne de notre camarade Awaz Afrin, nous rendons hommage à tous les martyrs de l’opération à Hesekê, et nous tiendrons notre promesse aux martyrs de protéger le pays libre et de répandre la révolution du Rojava.
 
Les mercenaires de l’Etat islamique attaquent les femmes et les peuples depuis des années afin d’établir un État islamique. Le 20 janvier, ils voulaient attaquer le district Xiwêran de Hesekê et y répandre l’obscurité. Sans aucun doute, tout comme l’État turc a financé ces mercenaires dans le passé, il a aidé l’État islamique dans cette attaque aujourd’hui. Ce n’est pas une coïncidence si l’attaque a été menée le jour anniversaire de l’invasion d’Afrin et de la déclaration de l’administration autonome. Cette date a été spécialement choisie. Tout comme les forces des YPJ ont pris l’initiative de détruire les mercenaires de l’Etat islamique lors de leur première apparition, elles ont également lutté sans relâche contre les attaques de mercenaires dans le district de Xiwêran de Hesekê.
 
Les États concernés n’ont pris aucune responsabilité, n’ont pas pris soin de leurs citoyens et les Nations Unies n’ont pris aucune position sur la solution à ce problème international. L’ONU devrait se considérer comme responsable, en particulier pour la question des soi-disant lionceaux du califat, [enfants formés par DAECH] dont le nombre dépasse les 700.
 
Bien que nous ayons écrasé la tentative de relance faite par l’Etat islamique avec cette attaque de prison, cela ne signifie pas que le danger a disparu et que la responsabilité [d’éliminer ce danger] repose sur les épaules de toutes les parties concernées.
 
Nos forces ont mené une lutte conjointe avec les FDS et la Coalition internationale pendant 7 jours. Bien que les mercenaires de l’État islamique aient brutalement attaqué des civils, obtenu que les cellules s’installent de force dans les maisons des gens et aient utilisé les gens comme boucliers humains, nos forces ont mené cette opération de manière planifiée et prudente. À l’occasion de l’anniversaire de la libération de Kobanê, nous avons une fois de plus vaincu l’EI de manière planifiée et l’opération s’est achevée sans aucun mal pour les civils.
 
« Nous suivrons le chemin des martyrs »
 
Depuis le jour de sa fondation, les YPJ ont pris leur place avec un esprit de leader. Dans cette opération aussi, nous avons pris notre place dans le cadre de la sécurité des femmes, des personnes et du pays. Nous avons rempli nos responsabilités avec abnégation dans le district Xiwêran de Hesekê. La camarade Awaz Afrin, l’une des héroïnes des YPJ, est tombée en martyr dans cette opération. Elle a rempli son devoir avec beaucoup de responsabilité et de courage. Tout comme Arîn Mirkan a scellé la révolution à Kobanê et Avesta Xabûr à Afrin, notre camarade Awaz Afrin a combattu sur le chemin de nos martyrs immortels à Hesekê. De même, beaucoup de nos camarades se sont battues pour toute l’humanité avec beaucoup de courage et d’abnégation dans cette opération et sont tombées en martyrs.
 
Nous promettons que nous suivrons le chemin de nos martyrs héroïques pour la liberté des peuples et du pays. Nous serons toujours prêts à protéger les valeurs et les acquis de la révolution.
 
Nous remercions nos habitants des quartiers de Xiwêran, Neşwa, Zihur et Hesekê pour avoir soutenu nos forces et les avoir soutenues. De même, nous tenons à remercier HPC Jin et les Forces féminines de sécurité publique pour avoir joué un rôle majeur dans cette opération et pour avoir assumé leurs responsabilités avec abnégation. Cela a révélé que les femmes représentent la sécurité de la révolution, de la terre, du peuple et de la paix. »
 

Iran. Un prisonnier kurde malade est privé de soins depuis des années

0
IRAN / ROJHILAT – Le prisonnier kurde torturé et injustement emprisonné depuis 2008, Kamal Sharifi a subi un préjudice irréparable pour sa santé et risque sa vie en raison d’absence de soins médicaux adéquats pour sa maladie cardiaque et d’autres problèmes de santé. Cela lui fait courir un risque accru de décès ou de maladie grave s’il contracte le Covid-19 en prison. Les autorités iraniennes l’ont également privé de visites familiales depuis près de 14 ans, lui causant une détresse mentale.
 
Amnesty International exhorte les autorités iraniennes à permettre à Kamal Sharifi des soins adéquats avant qu’il ne soit trop tard.
 
Le prisonnier politique kurde Kamal Sharifi, qui avait déjà été victime d’une crise cardiaque, a été emmené le 7 mars 2021 au complexe médical et de recherche de Payambar Azam, dans le sud de Bandar Abbas. Après avoir subi une angioplastie, il a été renvoyé en prison avant la fin de son traitement.
 
Sharifi, qui purge une peine de 30 ans de prison en isolement à la prison de Minab de la province d’Hormozgan, a subi une crise cardiaque le 1er mars 2021 et a été transporté à l’hôpital de la ville. Il avait été renvoyé en prison après quatre jours d’hospitalisation sans avoir terminé son traitement.
Garder Sharifi dans la prison surpeuplée de Minab qui manque des installations nécessaires pour des soins, met sa santé en danger.
 
Kamal Sharifi, originaire de Saqqez, a été arrêté par les forces du Bureau des renseignements le 25 mai 2008. Les forces de sécurité ont ouvert le feu lors de son arrestation et tué l’un de ses compagnons. Il a été interrogé pendant six mois au centre de détention du Bureau des renseignements de Sanandaj pour « appartenance au Parti démocratique du Kurdistan d’Iran » et a été soumis à des tortures physiques et mentales pour faire des aveux forcés.
 
Le 10 novembre 2008, la branche 1 du tribunal révolutionnaire islamique de Saqqez, présidée par le juge Shayegh, a condamné Sharifi à 30 ans de prison et à l’exil interne à la prison de Minab pour « inimitié contre Dieu » par le biais d’un soulèvement armé contre le gouvernement islamique. et l’appartenance au Parti démocratique du Kurdistan (PDK-Iran), citant les articles 186 et 190 du Code pénal islamique iranien.
 
Selon l’acte d’accusation, le prisonnier politique « n’a pas le droit de s’associer et d’interagir avec d’autres prisonniers et se voit refuser les avantages de rencontrer et de correspondre avec d’autres. Il doit également purger la totalité de sa peine en prison ».
 
Depuis son arrestation, Kamal Sharifi n’a pu rencontrer sa famille qu’une seule fois. La rencontre a été rendue possible grâce à sa grève de la faim après son transfert à la prison de Minab.
 

L’Europe est protégée de DAECH grâce à la guérilla kurde

0

SUISSE – Andreas Kirstein, membre du conseil municipal de Zurich, a déclaré que l’Europe est protégée de l’État Islamique (EI / DAECH) grâce à la lutte de la guérilla kurde et au lourd tribut que celle-ci a payé. Il a appelé l’Europe à retirer le PKK de la liste des organisations terroristes afin de parvenir à une paix durable au Kurdistan et au Moyen-Orient.

Andreas Kirstein, l’un des participants à la campagne de l’Initiative Justice pour les Kurdes, a déclaré que le PKK doit être retiré de la liste des organisations terroristes afin de parvenir à une paix durable au Kurdistan et au Moyen-Orient.

La campagne en cours pour retirer le PKK de la liste des organisations terroristes de l’Union européenne (UE) est soutenue par l’auteure lauréate du prix Nobel Elfriede Jelinek, le philosophe Slavoj Žižek, l’expert en droit international, le professeur Norman Paech, le secrétaire général de l’EUTCC, le professeur Michael M. Gunter. et la membre fondatrice de l’Organisation des Mères de la Plaza de Mayo, Nora Cortinas.

Andreas Kirstein de l’Alternative Liste (AL) est également membre du Pont de la Fraternité Zurich-Amed. Kirstein a parlé à ANF de la pétition introduite dans le cadre de la campagne en cours.

JE SOUTIENT LA LUTTE DU PKK

Kirstein a noté qu’il existe une importante communauté kurde en Suisse et qu’il ne pouvait rester indifférent à la persécution, à l’oppression et aux violations des droits de l’homme que subit le peuple kurde. « Je voulais rendre visible l’oppression et la persécution du peuple kurde en participant à plusieurs campagnes et activités pour la solution du problème kurde. Je soutiens la lutte du PKK et la campagne pour retirer le PKK de la liste du terrorisme. J’ai signé la pétition dans le but de contribuer à la lutte du peuple kurde », a déclaré Kirstein.

IL FAUT METTRE LA PRESSION SUR LA TURQUIE

Kirstein a fait remarquer que le PKK doit d’abord être retiré de la liste des organisations terroristes afin de parvenir à une paix durable au Kurdistan et au Moyen-Orient. Il a défendu que la communauté internationale devrait faire pression sur l’Etat turc afin de mettre fin à la guerre entre le PKK, qui est le représentant du peuple kurde, et l’Etat turc.

Le PKK EST LE REPRÉSENTANT LÉGITIME DES KURDES

Kirstein a déclaré que l’UE ferme les yeux sur la persécution du peuple kurde en raison du chantage des réfugiés, des accords militaires et commerciaux. « Le PKK est le représentant légitime du peuple kurde. Si la criminalisation du PKK prend fin, la Turquie se sentira sous pression et viendra à la table avec le PKK pour un nouveau cycle de pourparlers de paix. L’Europe ne doit jamais oublier le rôle important que les guérilleros kurdes ont joué pour éliminer l’EIIL et le prix qu’ils ont payé. Grâce aux combattants kurdes, les peuples d’Europe sont protégés des groupes djihadistes », a souligné Kirstein.

ANF

SYRIE. Environs 90 terroristes de DAECH retranchés dans un quartier de la prison d’Hassaké

0
SYRIE / ROJAVA – Hier, les forces arabo-kurdes annonçaient la fin de la mutinerie dans la prison de Ghwayran, dans la ville kurde d’Hassaké, abritant 5 000 membres de DAECH. Aujourd’hui, elles annoncent qu’elles ont découvert une cache dans les dortoirs nord de la prison.
 
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont précisé que les opérations de ratissage et la collecte d’informations se poursuivent dans la prison Al-Sina’a à Hasaka, soulignant qu’il y a des mercenaires enfermés dans les dortoirs nord de la prison.
 
Les FDS ont publié un communiqué concernant les derniers développements et les opérations de ratissage dans la prison d’Al-Sina’a:
 
« Après avoir contrôlé la prison d’Al-Sina’a par nos forces et imposé la reddition à environ 3 500 mercenaires qui ont participé à la dernière mutinerie, et des centaines d’entre eux qui se sont joints aux mercenaires qui ont attaqué la prison de l’extérieur, nos forces ont commencé une opération de ratissage, et une enquête de sécurité et militaire dans les dortoirs de la prison où les mercenaires qui ont mené des opérations terroristes contre nos forces s’y sont enfermés.
 
Au cours de l’opération de ratissage et de collecte d’informations, nos forces ont découvert un groupe de mercenaires cachés dans les dortoirs nord de la prison, où leur nombre attendait entre 60 et 90 mercenaires, toujours enfermés dans les dortoirs nord et essayant de maintenir une distance pour s’affronter. Nos forces leur ont lancé un appel à la reddition en toute sécurité, car elles les traiteront fermement s’ils ne répondent pas. »
 

FRANCE. A Nantes, Lorient et Hennebont, les Kurdes manifestent contre le complot international

0
PARIS – Comme chaque année en février, les Kurdes d’Europe organisent une longue marche pour exiger la résolution pacifique de la question kurde et la libération d’Abdullah Ocalan, le chef historique du Parti des Travailleurs du Kurdistan détenu sur l’île prison d’Imrali, en Turquie, depuis son arrestation par un complot international en février 1999.
 
M. Öcalan, bientôt 73 ans, est maintenu en isolement absolu depuis plusieurs années, malgré les violations constatées dans les rapports du Comité pour la Prévention de la Torture du Conseil de l’Europe (CPT).
 
Les Kurdes de France organisent plusieurs événements à l’occasion du 23e anniversaire du complot international qui a permis à la Turquie de capturer Ocalan et de le condamné à la prison aggravée à vie.

Deux de ces événements auront lieu à Hennebont et Lorient (le 5 février) et à Nantes (le 12 février):
 
Pour la longue marche qui partira de Hennebont (56700) jusqu’à Lorient (56100): rdv le samedi 5 février, à 12 heures, 13 place Maréchal Foch. (Il y aura un meeting sur la place place Aristide-Briand, à Lorient à 16 heures.)

Pour le rassemblement de Nantes (44032): rdv le samedi 12 février, à 14 heures, devant la FNAC, Place du Commerce

Les organisateurs de ces marches appellent les Français à être solidaires du peuple kurde et à marcher avec eux contre l’isolement et le fascisme au Kurdistan.
Voici leur appel:

Mettons fin à l’isolement et au fascisme ! Le temps de la liberté est venu!
 
Il y a vingt-trois ans, le 15 février 1999, le monde était choqué par l’enlèvement du dirigeant kurde Abdullah Öcalan à Nairobi, au Kenya, dans le cadre d’une action conjointe de plusieurs agences occidentales de renseignement. Alors que les Kurdes du monde entier se soulevaient en signe de protestation, Öcalan a été remis à la Turquie, soumis à un simulacre de procès et condamné à mort. Depuis lors, il a été maintenu en isolement par un régime qui veut l’anéantir physiquement et psychologiquement. Aujourd’hui, à la veille du vingtième anniversaire de ces événements, nous regardons en arrière, mais aussi vers l’avenir.
 
Au cours de l’été 1998, Abdullah Öcalan, chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a intensifié ses efforts pour trouver une solution politique à la question kurde en Turquie. Il a déclaré un cessez-le-feu unilatéral et souligné que le mouvement était prêt à un règlement pacifique. La Turquie a réagi en aggravant la situation. Avec le soutien des Etats-Unis, la Turquie a menacé d’envahir la Syrie où Öcalan résidait à l’époque. Le dirigeant kurde a décidé de se rendre en Europe pour obtenir un soutien international en faveur d’une solution politique.
 
Cela ne s’est pas produit. Les États membres de l’OTAN et même la Russie d’Eltsine étaient indivisibles sur le front – pour la paix et une solution politique. Aucun Etat européen n’était disposé à faciliter des pourparlers politiques, ni même à envisager l’asile politique pour Öcalan.
 
Vingt-trois ans plus tard, nous sommes tous plus sages. La Turquie a en effet envahi la Syrie. Ce qui restait de l’ordre politique moyen-oriental est en lambeaux. L’acte scandaleux d’enlèvement d’Öcalan en violation du droit international n’était pas une faveur à la Turquie, mais plutôt le début d’une nouvelle série d’interventions. La Turquie n’a résolu aucun de ses problèmes, mais a plutôt été transformée en une dictature agressive, employant une violence énorme au niveau national et international.
 
L’Initiative internationale « Liberté pour Abdullah Öcalan-Paix au Kurdistan », fondée quelques semaines seulement après son enlèvement, souligne depuis le début que la liberté d’Öcalan est absolument cruciale pour un règlement pacifique et politique de la question kurde. L’évolution nous a donné raison : plus longtemps l’isolement total d’Öcalan est imposé – il est à l’isolement, privé de visiteurs et totalement coupé du reste du monde depuis quatre ans maintenant – plus les politiques militaristes de l’Etat turc se dégradent. Plus il est capable de s’exprimer, plus les tensions diminuent, plus les cessez-le-feu sont inscrits à l’ordre du jour et plus la situation générale en Turquie s’améliore pour tous.
 
Depuis l’enlèvement d’Öcalan, le monde est confronté à la soi-disant « guerre contre la terreur ». Cette guerre est « globale » mais indéniablement centrée sur le Moyen-Orient. Plutôt que d’instaurer un Moyen-Orient plus sûr et plus pacifique, la guerre contre le terrorisme a entraîné la prolifération de la violence, les hommes, les femmes et les enfants de nombreux peuples et de nombreux endroits étant victimes du terrorisme d’État, du terrorisme religieux et du terrorisme nationaliste – souvent un seul et même phénomène. Au milieu de tout cela se trouvent le peuple kurde et ses voisins.
 
Öcalan, révolutionnaire et homme politique clairvoyant pendant trois décennies avant son enlèvement, avait prévu beaucoup de ces développements. En prison, il a beaucoup écrit sur la nécessité de développer un nouveau paradigme basé sur la démocratie, la liberté des femmes et l’auto-organisation autonome pour sortir de l’impasse dans laquelle l’accent étroit mis sur l’État, le pouvoir et la violence a conduit de nombreux mouvements de libération.
 
Grâce à ces idées et à de nouveaux concepts comme le confédéralisme démocratique, le mouvement de libération kurde et ses amis et alliés ont refusé de redevenir des victimes. Au lieu de cela, ils ont émergé avec leurs propres idées progressistes et leurs propres formes organisationnelles, devenant une lueur d’espoir dans une région par ailleurs très troublée. Öcalan, malgré tous les efforts déployés pour limiter son influence, est devenu non seulement l’homme politique kurde le plus influent, mais aussi un symbole d’espoir pour tous les peuples opprimés et pour les femmes de la région. Comme l’écrivait récemment le célèbre théoricien politique Antonio Negri, « Öcalan est un prisonnier qui devient mythique, comme Mandela au XXe siècle, donc lui au XXIe siècle. Il exprime une série de concepts qui, au XXIe siècle, deviennent de plus en plus les pierres angulaires de la construction politique d’un monde nouveau. »
 
Le bilan après 23 ans est mitigé. D’une part, Öcalan est plus influent que jamais, reconnu comme une voix de paix et le porte-parole légitime de son peuple. D’autre part, nous n’avons pas encore réussi à mener à bien la lutte pour sa liberté. Pire encore, à l’occasion du 23e anniversaire de la conspiration internationale visant à l’enlever et à le livrer à la Turquie, son isolement est plus intense qu’il y a seulement cinq ans.
 
Nelson Mandela a été libéré de prison après 27 ans de captivité, à 72 ans. A l’occasion du 23ème anniversaire de l’enlèvement d’Öcalan et à l’approche de son 73ème anniversaire, nous sommes déterminés à ne pas attendre si longtemps. Rejoignez-nous dans notre lutte pour la paix et la liberté pour Öcalan. Abdullah Öcalan doit être libéré immédiatement.
 
Mettons fin à l’isolement, au fascisme et à l’occupation et battons-nous pour la liberté d’Öcalan ! Le temps de la liberté est venu!

SYRIE. Les FDS ont pris le contrôle total de la prison d’Hassaké

0
SYRIE / ROJAVA – Après six jours de combats, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont pris le contrôle total de la prison de Ghwayran, dans la ville kurde d’Hassaké, abritant des milliers de membres de DAECH, attaquée par d’autres terroristes qui voulaient les libérer. La réussite de l’opération a eu lieu le jour anniversaire de la victoire de Kobanê.
 
Farhad Shami, porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), a annoncé la reprise du contrôle total de la prison par leurs forces après la reddition de tous les jihadistes qui s’étaient retranchés dans la prison de Ghwayran.
 
La tentative des mercenaires islamistes de s’évader de la prison de Sina à Hesekê a finalement été déjouée et les forces de sécurité syriennes du nord-est ont repris le contrôle de toutes les zones du centre de détention, a annoncé le bureau de presse des FDS. Selon le communiqué, l’opération dans le complexe pénitentiaire, où sont détenus environ 5 000 membres de l’État islamique de 50 pays différents, a été menée à bien.
 
L’attaque de l’État islamique contre la prison de Sina le 20 janvier est intervenue après des mois de préparation et a été exploitée à des fins de propagande comme une relance par l’organisation terroriste, qui a été vaincue militairement par les FDS au printemps 2019. La répression définitive de la tentative d’évasion coïncide avec l’anniversaire de la victoire de Kobanê, qui fut aussi la première défaite de Daesh en 2015.
 
 

IRAN. La police iranienne a tué une fillette kurde de 8 ans

0
IRAN / ROJHILAT – Après que la police iranienne a tiré sur la voiture d’une famille kurde à Zanjan en Iran, une fillette de 8 ans a été tuée et sa sœur grièvement blessée.
 
Le 19 janvier 2022, les forces de police iraniennes ont tiré sur une voiture dans la province de Zanjan. Au cours de l’attaque armée, Mizgin Palangi, 8 ans, qui se trouvait dans la voiture avec sa famille, a été tuée. Sa sœur Felek Palangi, âgée de 16 ans, a également été touchée par balle et grièvement blessée. Elle est en soins médicaux dans un hôpital voisin. Le frère des deux filles et leur mère étaient également dans la voiture.
 
Selon une source bien informée, les forces de police iraniennes ont tiré sur la voiture de la famille kurde sans raison apparente.
 
La famille kurde est originaire du village de « Mala Hasan » à Mako, dans la province d’Azerbaïdjan occidental/Ourmia. Ils étaient en route pour Téhéran pour rendre visite à des parents.
 

SYRIE. « Daech est un risque existentiel pour l’humanité »

0
SYRIE / ROJAVA – Les forces arabo-kurdes avancent lentement mercredi au sein d’une prison à Hassaké, en Syrie, où des jihadistes du groupe État islamique (EI) sont retranchés depuis six jours, sur fond d’affrontements sporadiques dans les environs, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Plus d’une centaine de jihadistes au sein de la prison et en-dehors ont participé à un assaut coordonné contre l’établissement supervisé par l’administration semi-autonome kurde, qui a débuté le 20 janvier à Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. (AFP)
 
Daech est un risque existentiel pour l’humanité
 
Farhad Shami, responsable du centre médiatique des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), a déclaré ce matin que « Daech est un risque existentiel pour l’humanité. Nous resterons donc déterminés à protéger notre peuple dans le nord et l’est de la Syrie et à parvenir à la paix mondiale à tout prix. Notre partenariat avec la coalition internationale contre Daech restera inébranlable. Ensemble nous sommes forts. »
 
Shami a publié la photo d’un prisonnier de DAECH soigné par leurs forces et ajouté:
 
« Nous sommes toujours attachés à nos principes moraux même avec nos pires ennemis. Nos forces bénéficient d’un soutien populaire et mondial car notre mission est de débarrasser l’humanité du terrorisme. Notre personnel médical soigne les blessés de Daech à la prison d’al-Hasaka. »
 
Plus grande et violente attaque de l’EI depuis 2019
 
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), avec l’appui de la coalition internationale dirigée par Washington, s’emploient depuis à reprendre le contrôle total de la zone. Elles «continuent mercredi le ratissage dans les dortoirs de la prison» et de ses environs, selon l’OSDH qui possède un vaste réseau de sources à travers la Syrie.
 
Des combats ont également lieu par intermittence la nuit, a précisé cette ONG qui avait indiqué plus tôt qu’il s’agissait de la «plus grande et violente» attaque de l’EI depuis l’annonce de sa défaite en mars 2019. Au total, les affrontements depuis le 20 janvier ont fait 181 morts, dont 124 jihadistes, 50 soldats kurdes et sept civils, selon le dernier bilan établi par l’OSDH.
 
D’après l’OSDH, les forces kurdes ont libéré 32 employés du centre pénitentiaire depuis lundi. Elles ont appelé les membres de l’EI à se rendre «en toute sécurité», tout en rejetant le terme de «pourparlers», a déclaré Farhad Shami, porte-parole des FDS.
 
«Militairement, l’affaire est presque réglée»
 
Un dirigeant syrien de l’EI négocie avec les Kurdes pour la fin des affrontements en échange de soins médicaux pour les jihadistes blessés, a affirmé à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Des combattants étrangers de l’EI s’opposeraient à cette stratégie, d’après lui. «Militairement, l’affaire est presque réglée», a assuré sous le couvert de l’anonymat un haut responsable kurde, tout en assurant que les forces kurdes ont dû «reporter (leur attaque de la prison) en raison de la présence de mineurs et pour éviter un maximum de pertes humaines.»
 
Selon l’ONU et des groupes de défense des droits humains, des centaines de mineurs seraient détenus à Ghwayran. Cette ancienne école reconvertie en centre de détention abrite au moins 3.500 membres présumés de l’EI, y compris des Occidentaux, d’après l’OSDH.
 
L’administration semi-autonome kurde a renouvelé auprès de la communauté internationale son appel à l’aide, craignant que l’EI ne reprenne sinon des forces. «C’est un problème international que nous ne pouvons régler seuls», a déclaré mercredi à l’AFP Abdel Karim Omar, haut responsable local. (AFP)

Hommage aux immortels de la bataille de Kobanê

0
Nous rendons hommage à trois des innombrables héros/héroïnes de Kobanê à l’occasion du 7e anniversaire de la libération de la ville kurde de Kobanê: Saadoun al-Faisal, alias Abou Layla, Arin Mirkan et Musa Herdem.

 

Saadoun al-Faisal, alias Abu Layla, (1984-5 juin 2016) est l’un des plus grands héros de la lutte contre l’État islamique qu’il a affronté à Kobanê et à Manbij. Abu Layla a dirigé son Bataillon du Soleil du Nord dans les nombreuses batailles dans le nord de la Syrie, et il a été l’un des co-fondateurs du Conseil militaire de Manbij. Il s’est immortalisé lors de la libération de Manbij.
 
Abou Layla est né en 1984 à Kobanê, dans une famille d’Arabes et de Kurdes musulmans sunnites. Il a grandi à Manbij. Al-Faisal travaillait comme mécanicien automobile et il avait quatre filles. Au début de la guerre civile syrienne en 2011, il rejoint l’Armée syrienne libre et participe à la bataille d’Alep ainsi qu’aux offensives du gouvernorat de Lattaquié. Plus tard, il a décidé de retourner à Manbij pour lutter contre les djihadistes là-bas, et il a formé Jabhat al-Akrad pour lutter contre l’État islamique et d’autres extrémistes. En 2014, utilisant le nom de guerre d’ « Abu Layla » (père de Layla en arabe) il a fondé le Bataillon du Soleil du Nord au Rojava et s’est retrouvé assiégé à Kobanê. Abu Layla a été blessé sept fois dans la bataille, et il a dirigé son bataillon aux côtés des YPG et d’autres combattants de l’opposition syrienne contre les militants de l’État islamique. Abu Layla était célèbre non seulement pour sa force dans la lutte contre l’État islamique, mais aussi pour avoir sauvé un combattant de l’EI des décombres de Kobanê dans une vidéo publiée sur Internet.
 
Début 2015, il choisit de mettre un terme à sa carrière de commandant ; cependant, il a décidé de rejoindre le bataillon pour l’offensive dans le gouvernorat de Hasakah. En 2016, il a cofondé le Conseil militaire de Manbij pour coordonner les groupes de l’opposition syrienne dans une offensive pour libérer Manbij, et il a été actif avec son bataillon autour de Manbij et du barrage de Tishrin. Le 2 juin 2016, il a été blessé à la tête par des éclats d’obus lors de l’offensive, et il a été emmené à Suleymaniyah au Kurdistan irakien, où les médecins n’ont pas pu retirer les éclats d’obus de sa tête. Il est décédé le 5 juin 2016 et il a été enterré à Kobanê avec tous les honneurs militaires.

 

Dilara Gênc, alias Arîn Mîrkan, est née en 1992 dans un village d’Afrin, à Mobata, village d’Husê. Elle a rejoint les rangs du Mouvement pour la libération du Kurdistan en 2007, elle a pris place au sein des YPJ pour défendre la dignité de son peuple pendant la révolution du Rojava. Elle s’est immortalisée lors de la bataille de Kobanê face à DAECH. En effet, le 5 octobre 2014, elle a mené une opération de sacrifice sur la colline de Mashta Noor surplombant la ville de Kobanê, pour empêcher les terroristes islamistes d’avancer sur Kobanê.
 
Musa Herdem, également connu sous le nom de Musa le sniper de Kobanê, était un combattant kurde des YPG qui a attiré l’attention des médias internationaux pendant le siège de Kobané en 2014. Musa Herdem était né au Rojhelat, Kurdistan d’ « Iran », à Selmas, près d’Urmiye.
 

ROJAVA. Il y a sept ans, Kobanê devenait la tombe de DAECH

0
SYRIE / ROJAVA – Il y a sept ans jour pour jour, la petite ville kurde de Kobanê infligeait aux terroristes de DAECH leur première défaite et entrait dans l’Histoire par la grande porte après 4 mois de combats acharnés. Les combattantes femmes des YPJ faisaient également la une des médias occidentaux qui parlaient des « Amazones kurdes » dont les youyous terrorisaient les membres de l’État Islamique qui avaient peur de ne pas pouvoir aller au paradis s’ils étaient tués par une femmes! Hommage à ces innombrables héros et héroïnes qui se sont sacrifiés pour l’Humanité mais qui ont été vite oubliés.
 
En janvier 2015, malgré la suprématie militaire des gangs de DAECH / ISIS, les Kurdes de Kobanê ont vaincu le monstre islamiste qui faisait trembler l’humanité après plusieurs mois de résistance acharnée. On ne peut célébrer la victoire de Kobanê sans rendre hommage aux femmes armées de simples kalachnikovs qui se trouvaient en première ligne face aux terroristes sanguinaires lourdement armés.
 
En réponse à l’attaque de l’Etat islamique sur Kobanê qui a commencé en septembre 2014, les unités de défense du peuple (YPG) et les unités de défense des femmes (YPJ) ont libéré la ville en janvier 2015. La résistance de Kobanê a eu un impact dans de nombreuses régions du monde. Dans le monde entier, on a décrété le 1er novembre Journée mondiale de Kobanê pour rendre hommage aux héros et héroïnes de Kobanê.
 
La résistance de Kobanê a été dirigée par les femmes
 
En automne 2014, l’Etat islamique (EI) attaquait la ville kurde de Kobanê, dans le nord de la Syrie. A cette époque, des millions de personnes sont descendus dans les rues à travers le monde pour montrer leur solidarité avec la révolution du Rojava et le système démocratique qui y a été établi. L’ensemble le monde a suivi la résistance héroïque des forces armées kurdes YPJ / YPG et de la population civile à Kobanê, qui a libéré la ville de DAECH / ISIS le 26 janvier.

Tout comme la révolution du Rojava a construit un système d’autonomie basé sur une société démocratique, écologique et féministe avec une avant-garde féminine, la résistance de Kobanê était dirigée par des femmes.

Ainsi, le 5 octobre 2014, la courageuse et intrépide commandante de l’YPJ, Arin Mirkan s’est sacrifiée pour défendre Kobanê pour arrêter l’avancée de DAECH sur la colline de Mishtenur. Son action héroïque et désintéressée a marqué un tournant dans la bataille pour Kobanê et est devenue un symbole de résistance. La ville de Kobanê est devenue légendaire dans le monde entier pour sa résistance acharnée face à DAECH.

L’État turc a soutenu DAECH depuis sa fondation et a propagé la propagande de la défaite de Kobanê pendant la bataille de Kobanê. Mais Kobanê a lutté, gagné et reconstruit la ville. Kobanê est toujours menacée, car même si l’EI a échoué à l’époque, aujourd’hui, c’est la Turquie qui menace directement Kobanê par le biais de ses groupes de mercenaires djihadistes.

Début 2018, la Turquie a attaqué et occupé la ville d’Afrin par la force. Le 9 octobre 2019, elle a poursuivi ses attaques d’invasion sur Gire Spi et Sere kaniye. Depuis lors, les territoires occupés sont devenus le théâtre de groupes terroristes armés et de leurs centres d’entraînement qui terrorisent la population. Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis, ainsi que des politiques de turquisation, de génocide ethnique et culturel, de changement démographique et de déplacement forcé. Des crimes tels que le meurtre, le viol, le féminicide, confiscation des terres, pillage, l’abattage d’arbres et l’incendie de terres agricoles sont devenus des faits quotidiens dans les territoires occupés.

La Turquie n’a pas cessé d’attaquer le Rojava, avec la complicité de la communauté internationale, en plus de soutenir les terroristes de DAECH qui ont attaqué la prison d’Hassaké la semaine dernière. Kobanê, ainsi que tout le Rojava est menacé et par la Turquie et par le régime syrien. Toute l’Humanité devrait défendre Kobanê aujourd’hui comme elle l’a fait lors de la bataille de Kobanê. Tout comme les femmes de Kobanê ont vaincu l’EI et défendu l’Humanité face à l’EI, les femmes et les peuples du monde doivent défendre le peuple contre l’occupation en défendant Kobanê et la révolution des femmes du Rojava.

 

LE SIÈGE DE KOBANÊ

Les mercenaires de l’Etat islamique ont lancé la première attaque contre la ville de Kobanê dans la nuit du 14 au 15 septembre. Le siège durera jusqu’au 26-27 janvier 2015. Ces mois de batailles verront une défense des valeurs de l’humanité avec un esprit épique d’abnégation qui est entré dans l’histoire.

Le matin du 15 septembre, l’Etat islamique a lancé une attaque sur le front sud. Contrairement aux attaques simultanées précédentes sur les trois fronts, les gangs de l’Etat islamique ont désormais déployé des armes et des militants dans les parties sud-est et sud-ouest également, et ont lancé une offensive sur cinq fronts.

« NOUS ALLONS GAGNER CETTE GUERRE »

Il n’a pas fallu longtemps pour voir l’ampleur de cette offensive. Les commandants des YPG / YPJ comprenaient maintenant qu’il ne s’agissait pas d’un mouvement d’attaque et d’occupation ordinaire et ont été témoins d’une inégalité technique et numérique à un niveau impressionnant. Lorsque les gangs de l’Etat islamique ont lancé cette offensive avec toutes leurs forces et leurs armes en Syrie, il est devenu clair que leur objectif était d’assurer une occupation complète de Kobanê en peu de temps. La commandante des YPJ, Meryem Kobane, déclarait: « Ce ne sera pas une bataille ordinaire, mais une confrontation entre la sauvagerie souveraine dominée par les hommes et le pouvoir spirituel et la volonté de la modernité démocratique. Nous allons gagner cette guerre. »

ARİN MİRKAN DEVIENT UN SYMBOLE À MISHTENUR

La colline de Mishtenur a été touchée par des armes lourdes et des chars, et des affrontements ont éclaté entre les groupes de gangs qui s’étaient infiltrés dans la colline et les combattants des YPG/YPJ. La colline de Mishtenur est une terre sacrée pour les habitants de Kobanê, et elle a été témoin de la résistance sacrée des combattants des YPG et des YPJ. La colline est tombée sous le contrôle de l’Etat islamique le 5 octobre, après des jours de résistance héroïque contre de lourdes attaques sur la colline. La commandante des YPJ, Arin Mirkan, était furieuse que Mishtenur Hill soit tombé sous le contrôle de l’Etat islamique. Elle pensait que les gangs devaient être durement touchés à Mishtenur et a décidé de mener une action de sacrifice. Elle s’est préparée à l’action avec une grande détermination et a habilement infiltré les gangs. Elle est arrivée à leur point de rassemblement et a fait exploser les explosifs sur sa personne, tuant des dizaines de membres de gangs. Les gangs de l’EI étaient arrivés dans la ville, mais ils sont entrés dans la panique et la peur face à la résistance jusque-là et au sacrifice. Au fur et à mesure que les gangs de l’EI avançaient, ils avaient perdu la foi que «cela serait réglé en une semaine» et avaient compris qu’ils vivraient l’enfer à Kobanê.

« L’ENFER POUR DAECH »

Après Miştenur, les gangs ont commencé à entrer dans le quartier de Kaniya Kurda par l’est. A l’ouest, la colline d’Izae était tombée sous le contrôle des gangs et les combattants des YPG/YPJ avaient pris position dans les tranchées creusées par Til Sheir Hill et plus loin. Au sud, les gangs avaient atteint le cimetière Martyr Dicle, près de l’entrée de la ville.

Au cours de ces journées, la commandante des YPJ, Meryem Kobane, a déclaré : « L’Etat islamique entrera désormais dans la ville par Kaniya Kurda. Mais cette ville sera un enfer pour ISIS. Ils seront expulsés directement de Kaniya Kurda. »

La résistance a été emmenée dans la ville à ce moment-là. Lorsque Kobanê n’est pas tombé en une semaine, les médias turcs et le gouvernement AKP ont tenté de donner l’impression que « si l’Etat islamique atteint le centre-ville, Kobanê tombera automatiquement, il n’y aura pas de résistance ». Parce que le Premier ministre de l’époque, l’actuel président Recep Tayyip Erdoğan avait exprimé ses attentes et souhaits que « Kobanê est sur le point de tomber » lorsque l’Etat islamique a commencé à entrer dans la ville. Erdoğan se tordait véritablement les mains et exprimait ce désir, et la commandante générale des YPJ Meysa Ebdo y a répondu : « Kobanê ne tombera que dans ses rêves. La résistance ne fait que commencer, Kobanê sera un enfer pour ISIS et ses partisans. »

Avec l’entrée de l’Etat islamique dans la ville, les paroles de Meysa Ebdo se sont concrétisées avec la résistance surhumaine et l’héroïsme des commandants et combattants des YPJ et YPG.

Au cours des trois premiers mois de la résistance, les combattants des YPG et des YPJ ont fait preuve de résistance, et il était temps pour les commandants et les combattants des YPG/YPJ de lancer le processus à Kaniya Kurda qui conduirait à déclarer Kobanê l’enfer de l’EI. Le lancement a eu lieu début décembre, sous la forme de l’opération d’émancipation de Kobanê.

MOMENT DE L’OPÉRATION

Le processus d’opération avait commencé à Kobanê, les combattants YPG et YPJ avaient abandonné la défensive après une longue période et se préparaient pour le mode opérationnel. Cela a créé beaucoup de moral et d’enthousiasme. Les combattants YPG / YPJ ont nettoyé la majeure partie de la ville des gangs en peu de temps avec ce moral et cet enthousiasme, et ont finalement atteint la colline de Miştenur et réalisé les rêves des martyrs Givara, Cudi, Dicle et de nombreux autres martyrs de Kobanê. Après Miştenur, la deuxième manœuvre à grande échelle était l’opération du front sud. Cette opération a complètement éliminé les gangs de ce front.

LE COUP FINAL

Le deuxième jour de l’opération, le commandant du front oriental Mazlum Kobanê a déclaré : « Nous allons annoncer la libération dans 4 rues », et c’est ce qui s’est passé. Le troisième jour de l’opération, les préparatifs ont été achevés pour porter le coup final et fatal aux gangs de l’EI. La déclaration de la libération de la ville serait à temps pour l’anniversaire de la déclaration du canton, le 27 janvier.

OPÉRATION DÉMARRÉE

L’opération Kaniya Kurda a alors commencé. Quelques heures après le début de l’opération, des chants ont commencé à passer par la radio, « Biji Serok Apo », « Biji Berxwedane Kobanê » – un combattant a sauté de joie : « Les amis ont pris Kaniya Kurda ! »

Kobanê devait être déclarée libre après la prise de Kaniya Kurda. Les combattants étaient agités d’excitation. Ce n’était pas facile. Pendant plus de quatre mois, ils se sont battus bec et ongles, doigt sur la gâchette à tout instant, dans le froid, sans sommeil, peu de nourriture, des munitions insuffisantes. Insistant toujours pour vivre librement, marchant vers la mort, une résistance défiant presque les lois de la nature. Ils se sont battus contre de meilleures armes, une meilleure logistique, de meilleurs nombres et des méthodes inhumaines.

LE DRAPEAU YPG HISSÉ À KANIYA KURDA

Les combattants des YPG et des YPJ se sont précipités sur la colline de Kaniya Kurda pour y hisser un drapeau géant des YPG, scandant « Biji Serok Apo » et « Biji Berxwedana Kobanê ». Le drapeau géant a été érigé sur la colline de Kaniya Kurda. Des affiches du leader du peuple kurde Abdullah Öcalan avaient déjà été placardées par le précédent groupe de combattants.

Après que Meryem Kobane ait dit « Nous allons déclarer au monde entier sur la colline de Kaniya Kurda qu’ils sont entrés dans la ville depuis que Kobanê est un enfer pour l’Etat islamique », ses paroles sont devenues réalité le 134e jour de la résistance implacable. La résistance de Kobanê a créé une division entre « Avant Kobanê » et « Après Kobanê ». Le cours de l »histoire a pris une nouvelle tournure à Kobanê.

ANF