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Tuna Altinel toujours persécuté par le régime turc pour son soutien au peuple kurde

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PARIS – Le mathématicien Tuna Altinel a été tenu en otage en Turquie pendant 2 ans pour avoir participé en France à une soirée sur le massacre des Kurdes par les forces turques dans la localité kurde de Cizre pendant l’hiver 2015/2016. Il avait pu retrouvé la liberté il y a environs un an et revenu en France. Le 26 avril dernier, une Cour d’appel a annulé la décision de la Cour de première instance qui avait permis à Altinel de revenir en France. La Cour d’appel base sa décision sur une enquête ouverte contre Altinel et dont le chef d’accusation est « propagande pour une organisation terroriste [PKK?] » .
 
Tuna Altinel déclare ignorer cette nouvelle enquête terroriste ouverte contre lui. En attendant, son avocat va saisir la Cour constitutionnelle turque.
 
Tuna Altinel a publié un message explicatif au sujet de l’acharnement judiciaire dont il est victime de la part du régime turc qu’il qualifie de « voyou » . Nous le partageons avec vous:
 
« Ami-e-s solidaires,
 
Il y a 11 mois, quelques jours après mon retour à Lyon je vous écrivais:
 
« Je tiens à rappeler que cette victoire ne sonne pas la fin de ce combat. La décision du tribunal administratif qui m’a permis de récupérer mon passeport est en appel. Une décision tardive ou négative de la Cour d’appel risque de m’imposer une vie d’exilé en France. Gardons notre vigilance, restons actifs. »
 
La décision a été à la fois tardive et négative. La cour d’appel a statué le 26 avril dernier et annulé la décision de la cour de première instance, qui m’avait permis d’avoir mon passeport, en se basant sur une enquête dont le chef d’accusation est « propagande pour une organisation terroriste ». Cette enquête est un mystère dont j’entends parler depuis mon audience de libération le 30 juillet 2019 sans que je puisse en savoir le contenu.
 
Selon le droit administratif en vigueur en Turquie, cette décision termine la procédure judiciaire et entérine injustement l’agression contre mes droits constitutionnels faite par un pouvoir politique voyou. Avec mon avocat, nous ferons un recours à la Cour constitutionnelle, la seule instance d’appel qui reste en Turquie
avant de recourir à la Cour européenne des droits de l’homme.
 
Le combat continue.
 
Solidairement »
 

Six migrants kurdes ont assigné en justice la commune de Grande-Synthe

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FRANCE – Six migrants kurdes ont demandé à la justice de reconnaître l’illégalité de l’exécution de deux expulsions de leurs camps et de condamner la commune de Grande-Synthe.
 
Ils souhaitent obtenir l’annulation des procès-verbaux d’expulsion et demandent chacun à la commune 1.500 euros pour leur préjudice moral et matériel. En cause, les expulsions des 13 et 26 octobre 2021, ordonnées par le tribunal de Dunkerque, de campements installés sur des terrains appartenant à la mairie, où se concentraient quelque 1.000 personnes. (Via 20 minutes)

KURDISTAN. Huit soldats turcs tués dans des actions de guérilla kurde

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KURDISTAN DU SUD – Huit soldats turcs sont morts dans des actions des combattants kurdes contre les forces d’invasion turques au Kurdistan du Sud les 9 et 10 mai annonce la guérilla kurde qui ajoute que l’armée turque utilise des armes chimiques.
 
L’aviation turque a bombardé les bases du PKK au Kurdistan du Sud (nord de l’Irak) 41 fois depuis le 7 mai, selon le dernier communiqué des Forces de défense du peuple (HPG), branche armée du PKK, sur la guerre en cours au Kurdistan.
 
Le communiqué du centre de presse du HPG indique : « La résistance courageuse des guérilleros de la liberté du Kurdistan se poursuit. Nos forces ont mené des actions les 8 et 9 mai en utilisant de nombreuses tactiques différentes telles que la défense aérienne, les armes lourdes et le combat rapproché. les forces d’occupation, dans leur impuissance, ont bombardé nos zones de résistance des centaines de fois avec des obusiers et 41 fois avec des avions de chasse, mais n’ont obtenu aucun résultat. En conséquence, elles ont de nouveau recours à des méthodes lâches et ont commis des crimes de guerre en utilisant massivement des armes chimiques contre nos positions de combat. Malgré les sales méthodes de guerre de l’État colonial turc, nos forces continuent de porter des coups durs aux occupants. Dans les actions de nos forces, huit occupants ont été punis et neuf autres blessés. De plus, deux caméras de surveillance systèmes (…) et un détecteur de mouvement ont été détruits, et une position ennemie a été endommagée. »
 
HPG a fourni les détails suivants sur les actions des guérilleros :
 
Avaşîn
 
L’armée turque continue d’essayer de capturer les positions de la guérilla sur le massif montagneux de Werxelê. Les guérilleros ont forcé les forces d’invasion à se retirer partiellement à plusieurs reprises en utilisant des armes lourdes et des tireurs d’élite le 9 mai; tuant deux soldats et en blessant cinq autres. Le même jour, la guérilla YJA Star (Branche féminine du HPG) a détruit un système de surveillance par caméra, un piège photographique et un détecteur de mouvement installés par l’armée turque dans la zone. L’armée turque a utilisé des armes chimiques.
 
Zap
 
Le 8 mai, un soldat a été abattu par un tireur d’élite du HPG à Girê Şehîd Harûn dans la zone de résistance de Kuro Jahro. Diverses autres actions de guérilla ont eu lieu le 9 mai, dont les détails sont les suivants :
 
-L’armée turque a bombardé les positions de Şehîd Berwedan dans la zone de résistance de Şehîd Şahîn entre 9h30 et 14h avec des armes chimiques et des explosifs, puis a tenté d’avancer. La guérilla est intervenue et des combats acharnés s’en sont suivis, entraînant un retrait partiel des forces d’invasion. Un système de caméras de surveillance a également été détruit par la guérilla.
 
-La guérilla est intervenue avec des armes lourdes contre une unité militaire turque qui a tenté d’attaquer les positions de combat dans la zone de résistance de Şehîd Şahîn avec des explosifs. En conséquence, l’unité a dû battre en retraite sur une courte distance.
 
– Un autre assaut de guérilla avec des armes lourdes a eu lieu dans la zone de résistance de Werxelê, et le nombre de soldats tués ou blessés n’a pas pu être déterminé.
 
-Un soldat a été abattu par un tireur d’élite du HPG à Girê Şehîd Cûdî dans la zone de résistance de Karker.
 
-A Kuro Jahro, un soldat a été tué dans une guérilla menée à l’arme lourde, et une position turque a été endommagée. Quelques heures plus tard, une action des forces de défense aérienne de Şehîd Delal tue trois soldats et en blesse quatre autres.
 
Attaques continues de l’armée turque
 
Entre le 7 et le 10 mai, l’armée de l’air turque a bombardé 41 fois les régions d’Avaşîn, Metîna et Zap. Le 9 mai, 12 frappes aériennes ont touché les zones de Gundê Fila, Girê Amediye, Girê FM et Girê Cûdî dans la région de Zap. Girê FM et Girê Cûdî ont également été bombardés avec des obusiers depuis des bases turques dans la zone frontalière. Les régions de Saca, Karker, Ava Zapê, Girê Şehîd Fedakar, Şikefta Birîndara et Kuro Jahro ont été bombardées à 23 reprises par des avions de chasse les 7, 8, 9 et 10 mai, et la région de Çemço a été attaquée à l’obusier le 8 mai.
 
À Metîna, des avions de combat turcs ont bombardé Girê Hakkarî à quatre reprises le 9 mai, et il y a également eu d’autres attaques avec des obusiers. La zone de résistance de Werxelê à Avaşîn a été attaquée deux fois aujourd’hui depuis les airs.
 
« Personne ne doit servir l’ennemi »
 
HPG a ajouté que : « L’État occupant turc veut occuper chaque place au Kurdistan et exploiter toutes les valeurs. Son objectif actuel est de consolider l’occupation et l’exploitation dans la région de Besta à Botan en construisant une route militaire vers la région de Mêrgûmar. Il utilise des paramilitaires et fait couper les arbres à Mêrgûmar. Personne ne devrait servir la politique hostile qui mène à l’occupation et à l’exploitation du Kurdistan. Nous devons nous abstenir de détruire la nature du Kurdistan. Contre-forces qui continuent ces crimes et servent l’ennemi devient une cible pour nous. »
 
Via ANF

Deux femmes Kurdes du Rojava figurent parmi les migrants noyés au large du Liban

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SYRIE / ROJAVA – Inas Abdel Salam et Jenda Saeed étaient deux jeunes Kurdes du Rojava. Toutes deux ont péri dans le naufrage de leur bateau le 23 avril, au large du Liban. Elles étaient en route pour rejoindre leurs fiancés en Europe.
 
Inas Abdel Salam (23 ans) et Jenda Saeed, toutes deux originaires de Qamishlo / Qamishli, voyageaient à bord d’un bateau de migrants dans l’espoir d’atteindre l’Allemagne pour rejoindre leurs fiancés qui sont frères. Le bateaux transportant 84 passagers a chaviré lors d’une poursuite de l’armée et a coulé au large des côtes libanaises le 23 avril. Les autorités ont secouru 45 passagers, dont 11 Syriens selon l’ONU, mais Abdel Salam et Saeed ne figurent pas parmi les survivants. (Info via le journaliste Delil Souleiman)
 
 
 

FÉMINICIDE. Une femme yézidie tuée par son mari en Allemagne

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ALLEMAGNE – Ezra A., une Yézidie de 35 ans a été brutalement assassinée de 15 coups de couteau par son mari pour avoir demandé le divorce, dans la ville de Berthoud, près d’Hanovre. Esra A. laisse derrière elle deux jumeaux de 16 ans.
 
Aujourd’hui, plusieurs organisations féminines et des femmes se sont réunies à Hannovre pour rendre hommage à Esra. Xatê Hati, présidente du Centre culturel yézidi de Celle, a déclaré que les féminicides sont une triste réalité quotidienne en Allemagne : « Cela doit changer. Statistiquement, le partenaire masculin est la personne la plus dangereuse dans la vie d’une femme, et donc la violence contre les femmes est et restera politique et ne doit pas être déplacée dans la sphère privée. » Elle a également nommé la violence dans le reportage qui a suivi le féminicide : « La presse minimise souvent le terme crime d’une relation, comme dans ce cas. C’est et reste un féminicide, car la femme a été tuée parce qu’elle est une femme et parce que l’homme (ici l’ex-partenaire) voit sa prétention à la propriété mise en danger. Une femme n’appartient qu’à elle-même. »
 
Amara du Conseil des femmes de Ronahî (association de femmes kurdes] à Hanovre a appelé à ce que le procès du meurtrier d’Esra soit observé [par des organisations de femmes]: « parce que la violence patriarcale traverse souvent le système judiciaire. Le féminicide n’est pas correctement traité et les auteurs de féminicides ou de tentatives de féminicides sont condamnés à des peines incroyablement légères. » Amara s’est également adressée aux hommes lors du rassemblement: « En tant qu’hommes, vous devriez également comprendre pourquoi les hommes tuent des femmes. Cette confrontation est essentielle pour que le patriarcat s’effondre aussi en chacun de nous. »
 

La journaliste et militante des droits humains d’origine kurde-yézidie, Düzen Tekkal a déclaré qu’elle ne se tairait pas devant un tel crime d’honneur et féminicide. Le mari Hüseyin C., un éboueur de 37 ans, aurait tué sa femme Esra après qu’elle a demandé le divorce.

 
L’ONG yézidie, Free Yezidi Foundation (FYF) a condamné le meurtre brutal d’Esra et publié un communiqué appelant la société yézidie à lutter activement contre les féminicides et toutes les violences masculines.
 
Voici le communiqué de Free Yezidi Foundation:
 
« Il est déchirant de lire l’histoire d’un meurtre « d’honneur » d’une femme yézidie, poignardée à mort 15 fois dans la rue en Allemagne. Toutes les communautés du Moyen-Orient doivent condamner sans réserve ces crimes d’honneur et ces violences contre les femmes sous toutes leurs formes. Cela inclut notre communauté.
 
Dans de nombreuses sociétés du Moyen-Orient, les droits des femmes ne sont pas correctement respectés. Dans ce cas, il est rapporté que la femme demandait le divorce et, malheureusement, elle a été assassinée par son mari. Il est essentiel que les communautés du Moyen-Orient adoptent les normes internationales pour les droits des femmes.
 
Il est important que nous, en tant que communauté, améliorons, modernisions et adoptions les normes internationales sur les questions de genre. Les femmes ne devraient jamais avoir à subir aucune forme de violence. Nous devons tous nous unir pour garantir que nous pouvons offrir aux femmes de notre communauté des droits et une protection égaux.
 
FYF défend sans réserve les droits des femmes et nous sommes obligés de prendre la parole pour combattre la violence à l’égard des femmes sous toutes ses formes, où qu’elle se produise. Cette femme yézidie assassinée de sang-froid en Allemagne laisse derrière elle deux enfants, et c’est un drame.
 
La communauté yézidie deviendra beaucoup plus forte et beaucoup plus efficace si nous adoptons les normes internationales sur les questions de genre. Nous ne pouvons pas rester silencieux sur ces questions. Nous devons éradiquer la violence à l’égard des femmes sous toutes ses formes (…). Aucun honneur dans les crimes « d’honneur » ! »

Le nationalisme turc se porte bien en Europe

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Un groupe de militants kurdes a perturbé une fête de turcité organisée à Bâle, en Suisse, lundi dimanche 8 mai. Malheureusement, les médias suisses ont répété le discours officiel turc selon lequel, il s’agissait de la fête des enfants – qui a pourtant lieu le 23 avril et non pas en mai ! Les militants kurdes ont perturbé l’événement nationaliste turc car en ce moment même la Turquie s’en prend aux combattants kurdes au Kurdistan du Sud, en violation du droit international.
 
Suite à l’intervention du groupe kurde, il y a eu une altercation suivie d’arrestation de nombreux militant kurdes qui ont été relâchés 2 jours plus tard. Par ailleurs, le journaliste Sedat Sur qui a couvert l’action du groupe kurde a déclaré qu’il a reçu des menaces de mort de la part des fascistes turcs qui l’ont appelé par téléphone.
 
En Europe, on criminalise les Kurdes et ferme les yeux sur les actions des fachos turcs
 
Si on écoutait les médias suisses, on croirait que « des méchants militants du PKK ont perturbé une gentille fête d’enfants turcs. » La réalité est que les autorités turques organisent des événements nationalistes dans les pays européens (Allemagne, France, Autriche, Belgique…) où il y a une forte communauté turque et pendant ces événements, on voit parfois des enfants déguisés en vaillants soldats turcs.
 
Quelques exemples de ces « fêtes turques » en Europe, en avril 2018, lors d’un événement organisé en Autriche par DİTİB, l’une des institutions les plus importantes du régime turc en Allemagne, dans une de leurs mosquées, des enfants de 4 à 7 ans ont été revêtus d’uniformes militaires turcs et ont été contraints de lire des hymnes militaires turcs avec des armes factices.
 
Toujours en 2018, mais cette fois en Suisse, une association de famille turque a organisé une «soirée dramatique» dans un théâtre de Saint-Gall le 25 mars. Une école turque a utilisé des enfants de 6 ans dans la pièce où les enfants jouent des scènes de guerres.
Les enfants étaient censés reconstituer une scène de la guerre de Çanakkale dans la pièce parrainée par l’ambassade de Turquie à Berne, a écrit Blick et a déclaré qu’il y avait des invités diplomatiques d’Ankara dans les premiers rangs. Des centaines d’adultes filmaient la propagande raciste qui utilisait des enfants.
 
Les enfants d’origine turque sont endoctrinés au nationalisme turc comme leurs frères en Turquie où ils sont endoctrinés dès leur plus jeune âge à la haine raciale, au militarisme, à l’ultranationalisme et au négationnisme. (A ce sujet, lire « L’endoctrinement des enfants par les mouvements ultranationalistes turcs« )
 
En Europe, de nombreux États criminalisent les Kurdes alors qu’ils ferment les yeux sur les actions des fachos turcs sur le sol européen…
 

Mazlum Abdi : Nous libérerons Afrin et toutes les régions occupées

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SYRIE / ROJAVA – Depuis l’invasion du canton kurde d’Afrin par la Turquie et ses gangs islamistes en 2018, des centaines de milliers déplacés internes vivent dans le canton de Shehba, avec l’espoir de retrouver leurs terres. Lors d’un colloque sur l’occupation d’Afrin, le commandant des FDS, Mazlum Abdi leur a promis la libération de toutes les régions occupées du Rojava.
 
L’atelier de dialogue international a débuté mardi dans le camp de Berxwedan dans le district de Fafîn du canton de Shehba sous le titre « Afrin entre l’occupation turque et les intérêts internationaux » .
 
Membre du Congrès de l’islam démocratique Ebdulkerîm Saroxan, membre du Conseil exécutif de la communauté arménienne Hesekê Arîv Nersîs Kassabian, rédacteur en chef du magazine El-Hîwar Dr Azad Elî, membre du Conseil exécutif du Conseil démocratique syrien (MSD) Hisên Ezam, représentants de l’Administration autonome de la région d’Afrin, Kongra Star, MSD, Conseil du Canton d’Afrin, Conseil du Canton du Shehba, Union des Yazidis et d’autres organisations non gouvernementales participent à l’atelier.
 
Mihemed Remedan, coprésident adjoint du conseil du canton d’Afrin, a prononcé le discours d’ouverture de l’atelier tandis que le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazlum Abdi, y assistait via Zoom.
 
Lors de la première session de l’atelier intitulée « Implications politiques de l’occupation d’Afrin » , les intervenant ont informé le public des implications politiques de l’occupation d’Afrin, les crimes et les violations commis au mépris des droits humains et des lois internationales, ainsi que les méthodes stratégiques pour mettre fin à l’occupation.
 
Le commandant en chef des FDS, Mazlum Abdi, a prononcé un discours via Zoom lors de l’atelier et a abordé la politique de l’État turc envers la Syrie et le nord et l’est de la Syrie. «Avec ses attaques contre le nord et l’est de la Syrie, l’État turc cherche non seulement à détruire les FDS, qu’il considère comme un« groupe terroriste », mais aussi à envahir d’autres régions, à modifier la structure démographique de la région, à massacrer les peuples et détruire l’histoire des peuples », a déclaré le chef militaire kurde.
 
« L’agression turque ne peut être justifiée »
 
Abdi a souligné que le peuple syrien devrait adopter une position ferme contre l’État turc envahisseur, déclarant : « Les pratiques de l’État turc dans les régions occupées du nord-est de la Syrie ne sont ni légitimes ni légales. Ces violations comprennent le viol, l’oppression et les crimes de guerre. Ils ne doivent pas être justifiés. Le peuple syrien, avec tous ses peuples et minorités, ne doit pas rester silencieux face à ces crimes. »
 
Appel à la Russie et aux États-Unis
 
Abdi a insisté sur le fait que la Russie et les États-Unis devraient jouer un rôle actif et adopter une position claire contre la politique d’occupation turque.
 
« Nous nous opposerons toujours à ces politiques. Nous déjouerons les plans d’invasion. La Turquie a cherché à réaliser ses plans depuis son intervention en Syrie. Cependant, la résistance de notre peuple contre les envahisseurs a rendu l’État turc malheureux. Nous travaillerons dans les domaines diplomatique, politique et militaire pour contrecarrer les plans de l’État turc. »
 
« L’invasion d’Afrin était une conspiration internationale »
 
Abdi a également salué la résistance des personnes déplacées d’Afrin dans le canton de Shehba et a déclaré : « Les habitants d’Afrin résistent aux plans d’invasion depuis 4 ans. Nous devons continuer et étendre notre résistance. L’invasion d’Afrin était une conspiration internationale. Nous libérerons Afrin et d’autres régions avec leurs habitants. Il y a quelques raisons au retard dans la libération d’Afrin et nous essaierons de les surmonter. Nous avons besoin d’efforts sérieux pour la libération d’Afrin. »
 
Le commandant kurde a appelé le peuple kurde et toutes les forces politiques à adopter une position commune.
 
 

 

 

 

 

 

 
 

TURQUIE. Un couple de 80 ans arrêté à Van pour « soutien à une organisation terroriste »

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TURQUIE / BAKUR – Makbule et Hadi Özer, un couple kurde de 80 ans, ont été arrêtés par des unités anti-terroristes à Van pour purger une peine de prison de 2,5 ans. Ils sont accusés de « soutenir une organisation terroriste [PKK] » .
 
L’arrestation de Makbule et Hadi Özer est vue par la communauté kurde comme une expression concrète du racisme anti-kurde en Turquie et de l’application de la loi ennemie pratiquée par la justice turque. Le couple a été arrêté hier, après que la Cour de cassation d’Ankara a confirmé la condamnation pour « soutien à une organisation terroriste » (PKK). Ils doivent rester en prison pendant 2,5 ans, s’ils survivent à la vie quotidienne des prisons turques.
 
Des unités antiterroristes de la police turque ont pris d’assaut la maison de Makbule et Hadi Özer dans le district d’Edremit, le 23 juillet 2018. Le couple âgé, ainsi que trois membres de la famille et une connaissance, ont été terrorisés, battus et menacés par les officiers pendant environ trois heures. Ils ont ensuite été arrêtés et interrogés pendant deux jours. Le 26 juillet, ils ont été transférés au parquet. Şükran Yıldız, qui rendait visite aux Özer le jour du raid, a été arrêtée pour appartenance au PKK, tandis que Makbule, Hadi, Medeni, Übeydullah et Emrullah Özer ont été libérés.
 
Le raid a pour toile de fond la mort de 2 combattants kurdes survenue une semaine plus tôt dans le district d’Ipekyolu. Dans la nuit du 15 juillet 2018, les forces spéciales paramilitaires de la police turque ont mené une opération dans une maison de la rue Yalım Erez où deux membres des YPS (unités de défense civile) s’étaient barricadés. Ce n’est que plus tard que l’on a appris qu’il s’agissait de Metin Ünalmış (Numan Serhat) et Bilal Şimşek (Serhıldan Ararat). Les deux combattants se sont d’abord engagés dans une escarmouche avec les unités opérationnelles. Les YPS ont cité deux morts et six blessés parmi les policiers, tandis que le gouverneur turc n’a parlé que de trois officiers blessés, affirmant que les morts n’étaient que les deux combattants des YPS.
 
À l’époque, des habitants ont déclaré ce qui s’est passé : « Vers 0 h du matin, le quartier a été bouclé par des dizaines de véhicules. Vers 0 h 20, deux coups de feu ont d’abord été entendus. Puis, il y a eu un silence d’une heure. Cela a été suivi de coups de feu et de deux explosions. Après cela, les coups de feu n’ont cessé qu’à 5 heures du matin. Vers 6 heures du matin, la police s’est retirée du quartier. »
 
Des organisations de défense des droits humains ont suggéré que Metin Ünalmış et Bilal Şimşek auraient été victimes d’exécutions extrajudiciaires une fois à court de munitions.
 

Le Festival du film kurde d’Amsterdam débute le 13 mai

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AMSTERDAM – La première édition du Festival du film kurde d’Amsterdam débute le vendredi 13 mai. En plus de 25 films, documentaires, court-métrages, le public pourra assister à différentes animations culturelles qui se tiendront tout au long du festival.
 
La première édition du Festival du film kurde d’Amsterdam s’ouvrira le 13 mai et se poursuivra jusqu’au 15 mai.
 
25 films, documentaires, court-métrages à voir
 
Le directeur du festival et réalisateur de renom – Rêber Dosky a déclaré que 25 films seront projetés au cours des trois jours du festival.
 
Dosky, qui vit aux Pays-Bas depuis 25 ans, a déclaré vouloir construire un pont entre les cultures et les générations grâce à ce festival.
 
La sélection des films a été faite par Dosky et la coordinatrice du programme Beri Shalmashi. Tous les films seront projetés dans la salle de cinéma Ketel Huis.
 
Le festival s’ouvrira avec le film « Cîran » (Voisins) du réalisateur Mano Halil. Ce film du réalisateur du Rojava a remporté le « Prix du meilleur film » au Festival international du film de Gangneung qui s’est tenu en Corée du Sud en 2021.
 
Le film « Ciran » raconte l’histoire d’un garçon kurde vivant dans un village frontalier du Rojava dans les années 1980 et allant à l’école pour la première fois.
 
Quatre réalisateurs seront présents au festival
 
Dosky a déclaré que le festival ne pourra inviter que quatre réalisateurs. Mano Khalil fait partie de ces réalisateurs.
 
Haşim Aydemir, le réalisateur du film « Blackberry Season » , sera également présent. Son film est basé sur le roman basé sur les souvenirs du combattant du PKK et écrivain Murat Türk, emprisonné en Turquie depuis 27 ans. Le film raconte la lutte d’un guérillero blessé pour s’accrocher à la vie et rattraper ses amis.
 
La promotion du festival du film kurde s’est faite notamment à travers les réseaux virtuels, les publicités et les interviews accordées aux journaux locaux.
 
Dosky : Construire des ponts avec les jeunes générations
 
Tout en expliquant pourquoi ils ont organisé un tel festival, Dosky a attiré l’attention sur la recherche de la nouvelle génération.
 
Il a dit qu’il y a eu des Kurdes qui se sont réfugiés aux Pays-Bas pour différentes raisons, principalement politiques, depuis les années 70, et a souligné que la nouvelle génération fait maintenant partie des Pays-Bas. « Nous voulons agir comme un pont entre les générations et les cultures en reflétant la culture kurde à la nouvelle génération et au néerlandais kurde. »
 
Musique et cuisine kurde 
 
Des concerts de musique seront donnés tous les jours pendant le festival. Les artistes kurdes basés aux Pays-Bas, Meral Polat et Naaz font partie des chanteurs invités.
 
Les organisateurs ont également déclaré que la nourriture kurde sera proposée tous les jours du festival.
 
Dosky, 46 ans, a déclaré qu’ils prévoyaient d’organiser des festivals plus riches et plus longs dans les années à venir.
 

SYRIE. Des ONG se retirent du camp al-Hol après une attaque visant une ONG norvégienne

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SYRIE / ROJAVA – Des ONG présentes dans le secteur 5 du camp al-Hol abritant les combattants et les familles de DAECH se sont retirées lundi après que des individus masqués non identifiés ont attaqué le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) à l’intérieur du camp. Régulièrement, des résidants du camp al-Hol sont tués par des militants / femmes de DAECH. Il arrive également que des membres d’ONG ou de sécurité soient tués ou blessés par des membres de DAECH. Malgré les avertissements répétés des autorités kurdes chargées de surveiller les camps des prisonniers de DAECH, la communauté internationale refuse de régler la question des dizaines milliers de détenus daechiens sur le sol du Rojava.
 
Toutes les organisations du cinquième secteur du camp de Hawl à l’est de Hasakah, dans le nord-est de la Syrie, se sont retirées lundi après que des individus masqués non identifiés ont attaqué le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) dans le camp.
 
Les assaillants non identifiés ont pris d’assaut le service juridique du NRC dans le cinquième secteur, ont pris les téléphones portables et les ordinateurs portables de toutes les personnes qui se trouvaient dans le département et ont également kidnappé un employé, a déclaré une source exclusive à North Press.
 
Le département est actuellement témoin d’une alerte de sécurité suite à l’augmentation de ces abus dans le camp au cours des derniers mois.
 
Il convient de noter que les quatrième et cinquième secteurs sont au cœur de ces abus où des meurtres sont perpétrés par des attaquants inconnus.
 
Auparavant, la représentante spéciale de l’ONU, Jeanine Hennis-Plasschaert, avait déclaré lors d’une conférence dans la capitale irakienne, Bagdad, le 9 avril, que le camp de Hawl « est une bombe à retardement. Si cela se produit, cela aura un impact non seulement sur la région mais aussi bien au-delà. »
 
Le camp de Hawl, à 40 kilomètres à l’est de Hasakah, est une maison pour 56 773 personnes au nombre de 15 431 familles, dont 2 423 sont des familles de morts et de détenus de l’Organisation de l’État islamique (DAECH / ISIS) descendants étrangers et détenus de plus de 60 pays, selon le statistiques récentes obtenues. (North Press
 
Al-Hol, le camp le plus dangereux du monde
 
Le camp al-Hol dans le gouvernorat d’Hassaké est considéré comme un foyer de l’Etat islamique, avec 57 000 personnes de plus de cinquante pays différents qui y vivent actuellement, dont des milliers de familles de l’Etat islamique qui ont été appréhendées par les Forces démocratiques syriennes (FDS) après la capture du dernier bastion de l’Etat islamique, Baghouz, début 2019. Environ la moitié des familles ont en fait moins de 18 ans et beaucoup apprennent la doctrine de Daech. Cela augmente le risque de création d’une nouvelle génération de terroristes. La plupart des pays d’origine de ces mercenaires et de leurs familles refusent de reprendre leurs ressortissants et échappent ainsi à leur responsabilité.
 
 
Responsables de l’endoctrinement des enfants avec l’idéologie de l’Etat islamique sont les structures construites par les partisans de l’Etat islamique fidèles à la ligne dans le secteur des « Muhadjir» (des membres de DAECH venus d’autres pays). Ces femmes djihadistes ont également construit les troupes Hisba sur le modèle de la soi-disant brigade Al-Khansa (Liwa al-Khansa), la police religieuse de l’Etat islamique pour les femmes. Les femmes membres de HISBA commettent des atrocités contre des personnes qui n’adhèrent pas aux normes de l’Etat islamique. En 2021, il y a eu au moins 127 meurtres au camp al-Hol, qui seraient tous attribuables aux membres de Hisba et aux « Lionceaux du Califat ». Début 2022, des agents de sécurité ont découvert un tunnel souterrain utilisé pour la formation de l’organisation de jeunesse de DAECH / ISIS et comme cachette pour les jeunes tueurs.

« La communauté internationale doit arrêter le changement démographique en Syrie »

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SYRIE / ROJAVA – La Turquie envoie de force des réfugiés syriens vers les zones qu’elle occupe en Syrie, notamment, dans les régions kurdes pour achever le changement démographique en cours. Les personnes déplacées de Sere Kaniye résidant dans le camp de Tel al-Samen, près de Raqqa, ont condamné la politique de changement démographique que la Turquie opère sur le sol syrien avec la complicité de la communauté internationale.
 
Dans un communiqué publié lundi, les personnes déplacées de Sere Kaniye résidant dans le camp de Tel al-Samen, au nord de Raqqa, ont condamné la politique de changement démographique que la Turquie opère sur le sol syrien au milieu du silence de la communauté internationale.
 
La condamnation des déplacés internes de Sere Kaniye / Ras al-Aïn est venue en réponse au silence de la communauté internationale et des ONG de défense des droits humains concernant le projet turc d’expulser les réfugiés syriens et de les réinstaller dans les zones syriennes sous contrôle turc alors qu’ils sont originaires d’autres régions syriennes. 
 
Le 3 mai, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré : « Nous préparons un nouveau projet pour le retour volontaire d’un million de frères syriens qui sont dans notre pays en tant qu’invités. »
 
Dans un message vidéo diffusé lors d’une cérémonie pour la construction de nouvelles maisons pour les réfugiés syriens à Idlib, Erdogan a déclaré : « Quelque 500 000 Syriens sont retournés dans des zones sûres depuis la Turquie avec des opérations à travers la frontière à partir de 2016. »
 
Le communiqué des déplacés internes de Sere Kaniye a ajouté que la Turquie suit la politique du changement démographique et renforce la colonisation sur le sol syrien.
 
Il a également condamné les propos tenus par des responsables turcs concernant l’expansion des colonies que la Turquie a commencées dans le nord de la Syrie.
 
Il a appelé la communauté internationale « à garantir un retour en toute sécurité de toutes les personnes déplacées dans leurs zones d’où elles ont été déplacées de force en raison de l’agression turque. »
 
Sous prétexte de préserver la sécurité nationale contre les terroristes, la Turquie a lancé deux opérations militaires distinctes au Rojava, l’une à Afrin 2018 « Rameau d’olivier » et l’autre à Sere Kaniye et Tel Abyad 2019 « Source de paix » .
 
À la suite de l’agression turque, des centaines de milliers d’indigènes ont été déplacés, la plupart d’entre eux résidant maintenant dans des camps de réfugiés internes.
 
 

TURQUIE. Les otages de Gezi: Soit la haine et l’arrogance, soit la fraternité et la liberté prévaudront

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TURQUIE – Can Atalay, Çiğdem Mater, Hakan Altınay, Mine Özerden, Mücella Yapıcı, Yigit Ali Emekçi, Tayfun Kahraman et Osman Kavala ont été condamné à la prison par la justice turque dans le cadre du « procès Gezi » d’Istanbul. Les otages de l’affaire Gezi ont ​​publié une déclaration commune dans laquelle ils disent défendre « la fraternité, l’égalité, la liberté et la démocratie face à la haine et l’arrogance. »
 
Le 25 avril dernier, Osman Kavala a été condamné à la prison à vie pour soi-disant avoir cherché à renverser le gouvernement d’Erdogan via le financement des manifestations anti-gouvernementales du « mouvement de Gezi » en 2013 et lors du coup d’Etat raté de juillet 2016. Les autres prévenus, Mücella Yapici, Çigdem Mater, Ali Hakan Altinay, Mine Özerden, Can Atalay, Tayfun Kahraman et Yigit Ali Emekçi, ont été condamnés à dix-huit ans de prison chacun, pour complicité du même chef d’accusation. Ils ont publié un message commun pour remercier les millions de personnes qui se sont mobilisées en faveur des prisonniers de Gezi, ajoutant qu’ils défendront « la fraternité, l’égalité, la liberté et la démocratie face à la haine et l’arrogance. »
 
Voici le message des otages de Gezi:
 
« Depuis le 25 avril, des millions de nos concitoyens qui ont élevé la voix pour nous, qui se sont opposés à l’injustice, aux gros mensonges, au chaos ont ajouté de l’espoir à notre espoir et ajouté de la force à notre force.
 
Nous célébrons sincèrement la fête des mères de toutes les mères, nos chères mères et en particulier les mères de Gezi.
 
Nous saluons et remercions tout le monde, des anciens présidents aux jeunes qui fabriquent des affiches à la main et ceux qui expriment leurs objections sur les réseaux sociaux, des travailleurs de la presse qui maintiennent la question à l’ordre du jour aux chambres professionnelles et aux organisations de masse démocratiques, des intellectuels, des artistes et des écrivains à toutes les personnes qui prêtent attention à la question.
 
Il ne s’agit pas de nous ! La vraie question est de savoir si l’on peut parler d’humanité, de conscience, de justice et de droit même de base dans notre beau pays.
 
Soit la haine et l’arrogance l’emporteront, soit la fraternité, l’égalité, la liberté et la démocratie l’emporteront.
 
Nous défendrons la justice, la fraternité, la conscience, la liberté et, bien sûr, Gezi. (…) »
 
À propos du procès Gezi
 
Le procès Gezi a repris le 21 mai 2021 lorsque la cour d’appel a annulé les verdicts d’acquittement prononcés par le tribunal local. Arrêtés pendant plus de 1 200 jours, l’homme d’affaires et défenseur des droits Osman Kavala et 15 autres accusés ont comparu devant le juge de la 30e cour pénale d’Istanbul / Çağlayan pour avoir « tenté de renverser le gouvernement ».
 
Les accusés
 
Osman Kavala, Mücella Yapıcı, Can Atalay, Tayfun Kahraman, Ali Hakan Altınay, Yiğit Aksakoğlu, Yiğit Ali Ekmekçi, Çiğdem Mater Utku et Mine Özerden, qui ont été acquittés lors du premier procès ; et Can Dündar, Mehmet Ali Alabora, Ayşe Pınar Alabora, Gökçe Tüylüoğlu, Handan Meltem Arıkan, Hanzade Hikmet Germiyanoğlu et İnanç Ekmekçi, dont les dossiers ont été séparés, mais ont ensuite été fusionnés à nouveau.
 
Même s’il a été acquitté lors du procès Gezi, Osman Kavala a été maintenu derrière les barreaux de la prison de Silivri / Istanbul. Yiğit Aksakoğlu a également passé 220 jours derrière les barreaux lors du procès Gezi.
 
Le deuxième procès
 
L’audience finale du deuxième procès s’est déroulée en deux sessions les 23 et 25 avril 2022. Osman Kavala, homme d’affaires et défenseur des droits humains, maintenu en prison pendant quatre ans et demi malgré un verdict de la CEDH, a été condamné à la réclusion à perpétuité aggravée pour « tentative de renversement du gouvernement » alors qu’il a été acquitté d’accusations d’ « espionnage » .
 
Mücella Yapıcı, Çiğdem Mater, Hakan Altınay, Mine Özerden, Can Atalay, Tayfun Kahraman et Yiğit Ali Ekmekçi ont été condamnés à 18 ans de prison pour complicité du même chef d’accusation. (Bianet)
 
Qui est Osman Kavala?
 
Osman Kavala (65 ans) est un homme d’affaires, militant et philanthrope turc qui a soutenu de nombreuses organisations de la société civile en Turquie. Il a œuvré pour la reconnaissance du génocide arménien et pour la résolution pacifique de la question kurde. Son arrestation en 2017 a poussé la Cour européenne des droits de l’homme et les ambassadeurs de dix pays occidentaux à exiger sa libération. Ces demandes ont été rejetées par les tribunaux turcs et le président Erdoğan. Le 25 avril 2022, un tribunal l’a condamné à la prison à vie.