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LILLE. Manifestation contre l’agression d’un Kurde poignardé à Roubaix

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LILLE – Hier après-midi, un fasciste turc a poignardé un coiffeur* kurde au motif que ce dernier écoutait de la musique kurde. Une marche sera organisée demain à Lille contre cet acte odieux survenu deux jours après l’attentat terroriste de Paris qui a ciblé les Kurdes.

RDV le mardi 27 décembre, à 14h30, Place de la République

*Zîkrî Elî Avşîn, un Kurde marié de 27 ans et originaire d’Erbil (Hewler), a été poignardé à coups de ciseaux par un fasciste turc qui est entré dans le salon de coiffure où on écoutait de la musique kurde. Il aurait d’abord éteint la radio qui diffusait de la musique kurde tout en insultant Zîkrî Elî Avşîn. Lorsque Zîkrî Elî Avşîn lui a répondu qu’il pouvait écouter de la musique dans sa langue où il voulait, le fasciste a saisi des ciseaux de coiffeur et a poignardé Avşîn à trois reprises. Avşîn a été opéré à l’hôpital de Lille.

De nombreux Kurdes de France et de Belgique se sont alors précipités à l’hôpital. Des représentants du Conseil démocratique kurde en France ont déclaré avoir parlé aux médecins et au blessé qui a été opérée immédiatement. Heureusement, il n’a pas perdu beaucoup de sang. Les représentants kurdes ont rappelé que les fascistes turcs essayaient actuellement de créer des incidents afin de provoquer une escalade anti-kurde en Europe et ont averti qu’il ne faut tomber pas dans la « provocation » alors que de nombreuses manifestations sont organisées en hommages aux victimes de l’attentat de la rue d’Enghien.

 

SYRIE. L’Etat islamique tue 6 combattants arabo-kurdes à Raqqa

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SYRIE / ROJAVA – Trois membres des Forces de sécurité intérieure et trois combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont été tués lors d’une attaque de l’Etat islamique menée ce matin dans un quartier de Raqqa.

Des mercenaires de l’Etat islamique ont attaqué lundi le quartier général des Forces de sécurité intérieure (FSI) dans le quartier Diriyah de Raqqa.

Les sources militaires kurdes ont déclaré que trois membres des Forces de sécurité intérieure et trois combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) sont tombés en martyrs à la suite de l’attaque.

Les Forces de sécurité intérieure ont lancé une opération de nettoyage à grande échelle à Diriyah.

Les Kurdes, un peuple fragmenté sans état-nation mais pas sans état-d’âme

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« La souffrance du peuple kurde est ancienne tout comme sa colère. Nous demandons justice et vérité suite à l’attentat du 23 décembre 2022 à Paris mais également pour le triple assassinat du 9 janvier 2013. »

Billet signé par Zêrîn, à lire ici: Les Kurdes, un peuple fragmenté sans état-nation mais pas sans état-d’âme

PARIS. Les Kurdes meurtris marchent la tête haute

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PARIS – Les Kurdes ont marché aujourd’hui à Paris en hommage aux victimes de l’attentat terroriste du 23 décembre. Meurtris par ce deuxième attentat terroriste les visant à 10 ans d’intervalle, ils ont marché la tête haute et dans la dignité.

Ce midi, des milliers de Kurdes ont défilé à Paris pour protester contre l’attentat du 23 décembre visant les militants kurdes, tuant Evîn Goyî (Emine Kara), qui est arrivée en France en 2019 et qui travaillait après des Yézidis de Shengal au Rojava après avoir combattu au sein de la guérilla kurde; le musicien Mîr Perwer (Şirin Aydın), qui était persécuté en Turquie où il fut condamné 20 ans de prison pour sa musique engagée (comme Ahmet Kaya, il y a plus de 20 ans) ; et Abdurrahman Kızıl, un patriote kurde dans la soixantaine pour qui le centre culturel kurde de Paris était sa deuxième maison.

La marche a eu lieue entre centre culturel Ahmet Kaya et rue La Fayette. C’est là que se trouve le Centre d’information du Kurdistan, où les militantes kurdes Sakine Cansız (Sara), Fidan Doğan (Rojbîn) et Leyla Şaylemez (Ronahî) ont été abattues par un agent des services secrets turcs le 9 janvier 2013 et dont le crime est resté impuni.

Hommage des artistes kurdes à Mir Perwer

Les artistes kurdes du centre Ahmet Kaya ont brandi leurs instruments de musique pendant le cortège en hommage à Mir Perwer (Şirin Aydın), chanteur kurde tué dans le centre culturel kurde, aux côtés de Emine Kara (Evin Goyî) et Abdurrahman Kızıl, le 23 décembre.

Les artistes kurdes du collectif culturel TEV-ÇAND Paris brandissent leurs instruments en guise de résistance

Les manifestants ont portaient des pancartes et des banderoles rendant hommage aux victimes des deux attentats visant les Kurdes à 10 ans d’intervalle et scandé les slogans « Jin, jiyan, azadi » (Femme, vie, liberté) et « Şehîd namirin » (les martyrs sont immortels) tout au long du défilé.

#noel #Christmas #paris10 #JeSuisKurde #Justice4Kurds #TwitterKurds #JinJiyanAzadi #ParisAttacks

SYRIE. DAECH attaque les forces de sécurité à Raqqa

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SYRIE / ROJAVA – Ce matin, une attaque armée a été menée par des membres de DAECH contre le QG des forces de sécurité intérieure (Asayish) à Raqqa contrôlée par les forces arabo-kurdes. On signale de nombreux blessés.

Une source de sécurité a déclaré que des hommes armés affilés à l’État islamique (DAECH / ISIS) ont attaqué le quartier général des forces de sécurité intérieure avec des mitrailleuses.

La source a mentionné la présence de membres blessés des forces de sécurité à la suite de l’attaque, au milieu des avertissements de mouvements des cellules de l’organisation extrémiste.

Le correspondant de North Press à Raqqa a déclaré que les forces de sécurité avaient fermé les routes principales du centre-ville, coïncidant avec une alerte de sécurité.

Les forces de sécurité intérieure n’ont pour l’instant pas commenté l’incident.

North Press

TURQUIE. Des villageois kurdes qui voulaient retourner dans leur village poursuivis pour « terrorisme »

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TURQUIE / KURDISTAN – Une enquête a été ouverte contre 50 villageois kurdes qui ont demandé aux autorités turques la permission de retourner à leur village dans la province de Şırnak (Şirnex). Ils sont accusés de « vouloir retourner dans leur village pour aider une organisation terroriste ». La Turquie vidé plus de 3 000 villages kurdes à partir des années 1980, chassant environ deux millions de Kurdes de leurs terres dans sa guerre « anti-PKK ».

Près de 50 Kurdes qui ont demandé au bureau du gouverneur de retourner dans le village évacué de Merkitik à Elkê ont été menacés. Au commissariat, on leur a demandé s’ils voulaient retourner à leur village « pour aider l’organisation ? » Les villageois ont dû retirer leur requête mais sont quand-même poursuivis pour « terrorisme ».

Les villageois ont récemment demandé au gouvernorat de Şırnak l’autorisation de retourner dans leur village, qui avait été évacué en 1988 en raison du conflit armé entre l’Etat turc et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Les villageois ont déclaré dans leur requête qu’ils voulaient retourner dans leurs villages, désormais sécurisés par les forces turques, pour faire de nouveau de l’agriculture et l’élevage pour gagner leur vie.

En réponse à la requête, le président du district du Parti AKP, Hulusi Adıyaman, a dénoncé les villageois à la police, affirmant que « la demande des villageois n’est pas habituelle et qu’ils aideront l’organisation terroriste ».

Par la suite, une enquête a été ouverte contre les villageois, et la police les a convoqués et interrogés sur leur demande d’autorisation de retour. Parmi les questions posées figuraient : « Allez-vous retourner au village pour aider l’organisation terroriste ? », « Dans quel but retournez-vous au village ? » et « Qui a rédigé la requête pour vous ? » Les villageois ont dû retirer leur requête.

Les forces de sécurité turques ont évacué plus de 3 000 villages kurdes pour des « raisons de sécurité » à partir des années 1980. Selon une étude, entre 1991 et 2001, 3 206 villages kurdes ont été vidés ou incendiés par l’armée turque et environ deux millions de Kurdes ont été chassés de leurs villages.

FRANCE. Les Kurdes endeuillés manifestent de nouveau

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FRANCE. Hier, le jeune barbier kurde, Zîkrî Elî Avşîn a été poignardé par un fasciste Turc à Roubaix, sous prétexte qu’il écoutait de la musique kurde. Les organisations kurdes appellent les jeunes à ne pas tomber pas dans la « provocation » alors que de nombreuses manifestations sont organisées en hommage aux victimes de l’attentat de la rue d’Enghien.

Zîkrî Elî Avşîn, un Kurde marié de 27 ans et originaire d’Erbil (Hewler), a été poignardé à coups de ciseaux par un fasciste turc qui est entré dans le salon de coiffure où on écoutait de la musique kurde. Il aurait d’abord éteint la radio qui diffusait de la musique kurde tout en insultant Zîkrî Elî Avşîn. Lorsque Zîkrî Elî Avşîn lui a répondu qu’il pouvait écouter de la musique dans sa langue où il voulait, le fasciste a saisi des ciseaux de coiffeur et a poignardé Avşîn à trois reprises. Avşîn a été opéré à l’hôpital de Lille.

De nombreux Kurdes de France et de Belgique se sont alors précipités à l’hôpital. Des représentants du Conseil démocratique kurde en France ont déclaré avoir parlé aux médecins et au blessé qui a été opérée immédiatement. Heureusement, il n’a pas perdu beaucoup de sang. Les représentants kurdes ont rappelé que les fascistes turcs essayaient actuellement de créer des incidents afin de provoquer une escalade anti-kurde en Europe et ont averti qu’il ne faut tomber pas dans la « provocation » alors que de nombreuses manifestations* sont organisées en hommages aux victimes de l’attentat de la rue d’Enghien.

*Voici plusieurs villes de France où les Kurdes manifestent aujourd’hui et dans les jours qui viennent:

PARIS – 26 décembre – 12h
16 rue d’Enghien, 75010 Paris

RENNES – 26 décembre – 17h
Dalle de Colombiers

LORIENT – 26 décembre – 18h00
Place Aristide Briand, devant la FNAC

ORLÉANS – 27 décembre – 17h30
Place de la République

LE HAVRE – 27 décembre – 17h30
Sous-préfecture

BORDEAUX – 28 décembre – 13h
Place de la bourse

Le meurtrier de Paris comparait devant le juge d’instruction

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PARIS – L’auteur de l’attentat de Paris du 23 décembre est de retour en garde à vue après avoir passé une journée dans le service psychiatrique de la préfecture de police. Il doit comparaître lundi devant un juge d’instruction.

L’auteur du massacre de Paris doit être déféré devant un juge d’instruction aujourd’hui selon une déclaration du parquet de Paris. Dimanche l’après-midi, il a été reconduit en garde à vue depuis le service psychiatrique de la préfecture de police. Lors d’un examen samedi, un médecin a constaté que l’état de santé de l’homme n’était pas compatible avec son maintien en garde à vue.

Vendredi, le Français William M. a abattu trois militants kurdes rue d’Enghien : Emine Kara (Evîn Goyî), M. Şirin Aydın (Mîr Perwer) et Abdurrahman Kızıl. Trois autres Kurdes ont été blessés, dont un grièvement. Selon le procureur, l’homme a fait des aveux complets lors de son interrogatoire. Il aurait avoué une « haine pathologique des étrangers ». Depuis un cambriolage il y a six ans, l’homme aurait « toujours voulu tuer des migrants ou des étrangers ».

Deux des victimes sont mortes sur le coup

Selon les procureurs, William M. voulait à l’origine attaquer des personnes à Saint-Denis, dans le nord de Paris. Il s’y est rendu armé « pour commettre des meurtres d’étrangers ». Puis il a abandonné son plan car il n’y avait que peu de monde sur place et il ne pouvait pas facilement recharger son arme à cause de ses vêtements. Puis il se rendit dans le Xe arrondissement près de la maison de ses parents au centre-ville de Paris. Devant le centre culturel kurde Ahmet Kaya, il a tiré sur Emine Kara, M. Şirin Aydın et Abdurrahman Kızıl. Deux des victimes sont mortes sur le coup. La troisième personne s’est d’abord échappée dans un restaurant kurde de l’autre côté de la rue et y a succombé à ses blessures. L’assaillant a ensuite blessé trois personnes dans le salon de coiffure voisin. L’une des personnes présentes dans le salon de coiffure a réussi à le maîtriser et à le désarmer. Deux des blessés du salon de coiffure sont encore à l’hôpital.

William M. a été interpellé vendredi avec son arme, quatre chargeurs totalisant 14 cartouches et une caisse de 25 cartouches. Selon les informations, il voulait utiliser toutes les munitions et se suicider avec la dernière balle.

William M. a indiqué en vouloir “à tous les migrants” et expliqué, s’en être pris à des victimes qu’il ne connaissait pas, précisant en vouloir aux Kurdes pour avoir “constitué des prisonniers lors de leur combat contre Daesh au lieu de les tuer ». Le parquet ajoute que le suspect affirme ne pas avoir fixé à l’avance le nombre de victimes mais avoir eu l’intention d’utiliser toutes les munitions qu’il avait en sa possession et de se suicider avec la dernière balle.

William M. serait un tireur dans un club sportif et aurait en sa possession de nombreuses armes. Il était sorti de prison il y a 11 jours. L’année dernière, il a attaqué un camp de migrants et blessé plusieurs personnes avec un sabre. En 2016, il aurait tenté de commettre un meurtre pour des motifs racistes. En 2017, il a été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et à une interdiction d’armes à feu de cinq ans.

Marche commémorative rue La Fayette

L’organisation faîtière kurde, le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) a qualifié l’attentat d’« attaque terroriste », survenue après de nombreuses menaces reçues des fascistes turcs. L’association appelle à une manifestation commémorative aujourd’hui pour rendre hommage aux victimes et dénoncer l’impunité des attaques politiques visant les Kurdes.

La marche doit commencer à midi devant le centre culturel Ahmet Kaya attaqué et se poursuivra jusqu’au 147 rue La Fayette. C’est là que se trouve le Centre d’information du Kurdistan, où les militantes kurdes Sakine Cansız (Sara), Fidan Doğan (Rojbîn) et Leyla Şaylemez (Ronahî) ont été abattues par un agent des services secrets turcs le 9 janvier 2013. Bien que dix ans se soient écoulés depuis le premier triple meurtre de Kurdes en plein Paris, personne n’a été tenu responsable à ce jour. Un secret d’État bloque l’enquête.

Alors qu’on écrit ces lignes, on nous signale qu’un jeune Kurde fut poignardé dimanche après-midi par un fasciste turc à Roubaix pendant qu’il écoutait de la musique kurde. La Turquie a exporté sa terreur sur le sol français depuis dix ans. Tant que les autorités françaises ne prendront de mesures fermes, d’autres Kurdes innocents risques d’être massacrés en France.

PARIS. Marche blanche en hommage aux victimes du massacre de 23 décembre

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PARIS – Aujourd’hui, le Conseil Démocratique kurde en France (CDK-F) et le Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) organisent une marche blanche en hommage aux victimes de l’attaque terroriste de 23 décembre, à Paris. Les organisations kurdes accusent la Turquie d’avoir orchestré ce nouveau attentat visant les Kurdes à Paris à 10 ans d’intervalle.

Voici l’appel du CDK-F:

« Lundi 26 décembre, nous vous appelons à une marche en hommage aux victimes de l’attentat terroriste perpétré contre notre siège vendredi.

Emine Kara (Êvîn Goyî), responsable du Mouvement des Femmes kurdes, Mîr Perwer, chanteur kurde en exil, et Abdulrahman Kizil, un homme kurde qui fréquentait régulièrement l’association, ont perdu la vie dans un attentat terroriste contre le siège du CDK-F, dans le 10e arrondissement de Paris, vendredi en fin de matinée.

Ces crimes politiques et terroristes orchestrés par la Turquie surviennent à la veille du 10e anniversaire du triple assassinat des militantes kurdes commis dans ce même 10e arrondissement de Paris par un agent des renseignements turcs, des crimes politiques qui restent toujours impunis.

Nous appelons à une marche pour rendre hommage aux victimes, condamner ces actes terroristes et dénoncer l’impunité des crimes politiques pour une marche vers le 147 rue La Fayette, où les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez ont été exécutées 10 ans plus tôt. »

RDV à 12h
Au 16 rue d’Enghien
75010 PARIS

 

IRAN. Grèves et exécutions au pays des mollahs

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IRAN – Plus de 100 jours après le meurtre de la jeune Kurde Jina Mahsa Amini à Téhéran, les manifestations et des grèves se poursuivent à travers l’Iran, malgré les arrestations et les exécutions des manifestants.

Des arrestations ont de nouveau eu lieu en lien avec le soulèvement populaire contre le régime iranien. À Kerman, des membres d’un « réseau » appelé Zagros aurait été arrêtés.

Selon les médias d’Etat, de nouvelles arrestations ont eu lieu dimanche en Iran en lien avec le soulèvement populaire contre le régime. Sept personnalités clés des récentes manifestations auraient été arrêtées dans la province de Kerman, dans le centre de l’Iran, selon un communiqué. Parmi eux se trouvent des « binationaux qui ont tenté de quitter le pays ». Les personnes concernées auraient des liens avec le Royaume-Uni. Le ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré qu’il s’efforçait d’obtenir plus d’informations.

Arrestations à Téhéran

Des arrestations auraient également eu lieu à Téhéran. Les gardiens de la révolution n’ont pas fourni d’informations sur l’identité ou le sexe des personnes arrêtées.

100 jours de manifestations

Exactement 100 jours se sont écoulés depuis que l’étincelle d’une révolution s’est déclenchée au Rojhilat (le Kurdistan iranien) et s’est propagée comme une traînée de poudre dans tout le pays. Le soulèvement, visant un changement du régime, a été déclenché par le féminicide de Jina Mahsa Amini originaire de ville kurde de Seqiz est décédée d’une mort violente en garde à vue en septembre après avoir été arrêtée par la police de la moralité de Téhéran pour un voile « mal porté » . Les protestations populaires représentent la plus grande menace pour le régime clérico-fasciste depuis sa création.

Plus de 500 manifestants tués

Le régime a mobilisé toutes ses forces armées qui ont tués et arrêté des milliers de manifestants, tandis que plusieurs sont condamnés à mort et certains déjà exécutés. Selon les estimations de l’organisation de défense des droits humains HRANA, au moins 506 manifestants, dont 69 mineurs, ont été tués en 100 jours. Plus de 18 500 manifestants auraient été arrêtés. Téhéran parle d’une « conspiration étrangère » et accuse les États-Unis, d’Israël et de l’Arabie saoudite d’être derrière le soulèvement populaire.

Manifestations à Bokan

Au Rojhilat, cependant, la période de deuil de 40 jours pour plusieurs manifestants assassinés par les forces du régime iranien lors de la grève générale de la mi-novembre s’est achevée dimanche par le meurtre de dix personnes dans plusieurs villes kurdes en moins de 48 heures. La plupart des victimes ont été abattus à Bokan où des dizaines de personnes ont afflué dans les rues aujourd’hui et ont visité le cimetière pour commémorer les morts. La situation est tendue, des transferts des renforts militaires ont été envoyés de Miandoab et d’Ûrmiye à Bokan. À Kamyaran, Sanandaj (Sînê) et Saqqez, où les grèves avaient fait plusieurs morts il y a près de six semaines, des manifestations ont de nouveau éclaté à la fin de la période de deuil de 40 jours.

Grève générale pour commémorer le « Novembre Sanglant »

La grève de trois jours du 15 au 17 novembre n’était pas seulement de nouvelles manifestations contre le clergé au pouvoir, mais aussi des commémorations des victimes du « novembre sanglant » de 2019. A cette époque, les manifestations ont éclaté d’abord contre la hausse des prix des carburants mais se sont rapidement retournées contre le régime des mollahs. Téhéran a répondu en réprimant violemment les manifestations. Environ 1 500 personnes ont été tuées en quelques jours seulement.

ANF

Massacre de Paris: Le ministre de la Justice rencontre des représentants kurdes

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PARIS – Hier, le ministre français de la Justice a rencontré des représentants kurdes après le massacre qui a eu lieu à Paris le 23 décembre.

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a rencontré une délégation du Conseil démocratique kurde en France (CDK-F).

« Tout d’abord, nous avons tenu cette réunion pour assurer notre soutien indéfectible à tous les Kurdes », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse avec des représentants kurdes.

Moretti : la France est en deuil

Le ministre a déclaré : « Je pense aux familles et aux proches des victimes. La France est en deuil. Je voulais souligner la différence entre un crime raciste déloyal et un acte terroriste. La différence entre eux est de savoir s’ils adhèrent à une idéologie politique supposée. Certes, je ne peux pas me mettre à la place des autorités judiciaires. La loi m’interdit de commenter une affaire en cours. Mais le ministère de la Justice est aussi le garant du droit. C’est pourquoi j’ai voulu rencontrer des représentants de la communauté kurde. J’ai également rappelé que le Parquet national antiterroriste et le parquet de Paris sont en contact permanent. La qualification des infractions relève de la seule compétence des autorités judiciaires. Cette qualification est donc susceptible de modification, au vu des éléments que l’enquête et l’instruction révèleront. Encore une fois, je voudrais vous rappeler que les pénalités qu’il entraînera sont les mêmes. » 

Expliquant pourquoi l’assaillant a été libéré le 12 décembre alors qu’il était détenu pour ses crimes antérieurs, le ministre a déclaré : « Il s’agit de la mise en œuvre des règles judiciaires. Dans une grande démocratie comme la nôtre, nous ne pouvons pas transiger sur la primauté du droit. C’est ce qui fait de nous un État de droit. »

Le ministre a remercié les forces de sécurité, les pompiers et les citoyens kurdes qui ont aidé à neutraliser l’assaillant, ajoutant qu’ils ont créé conjointement un plan de soutien à long terme avec des associations kurdes afin que les victimes puissent surmonter ce crime abject.

Ouverture d’une enquête pour « assassinats à caractère raciste »

Après l’attentat au cours duquel trois militants kurdes ont été assassinés, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « assassinats et tentatives d’assassinat à caractère raciste » au lieu d’« attentat terroriste ».

Mélenchon : C’est un attentat terroriste

Les Kurdes et les représentants des partis politiques de gauche ont vivement réagi aux meurtres faisant l’objet d’une enquête comme une « attaque raciste ». Le chef de France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a déclaré dans son discours lors de la marche à Paris : « Il n’y a pas de coïncidence ici » et a déclaré que l’attaque était un « attentat terroriste ».

Faisant le lien entre le meurtre de trois femmes révolutionnaires kurdes à Paris il y a 10 ans et le massacre du 23 décembre, Melenchon a déclaré : « C’est un acte terroriste et nous voulons que le parquet national antiterroriste ouvre une enquête ».

Le porte-parole du CDK-F, Agit Polat, a déclaré : « Il est inacceptable d’exclure la nature terroriste de l’attaque dans l’enquête et d’essayer de nous convaincre qu’un extrémiste de droite a commis cette terrible attaque dans notre centre. »

ANF

Massacre de Paris: La garde à vue du suspect levée pour « raisons de santé »

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PARIS – La garde à vue du suspect de l’attentat terroriste de Paris tuant trois militants kurdes, a été levée hier soir pour raisons de santé, a indiqué le parquet de Paris.

William M., meurtrier présumé qui a attaqué le Centre culturel kurde, un restaurant kurde en face et un coiffeur kurde un peu plus loin, a été placé en garde à vue après avoir été capturé par les employés du salon de coiffure.

Un jour plus tard, l’ordre de détention de l’agresseur a été levé. Le parquet de Paris a indiqué que le meurtrier avait été conduit à l’hôpital psychiatrique de la préfecture de police de Paris, invoquant son état de santé.

L’homme a été hospitalisé à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, a précisé la même source.

« Le médecin qui a examiné [le suspect] (…) a déclaré que l’état de santé de l’intéressé n’était pas compatible avec la mesure de garde à vue. La mesure de garde à vue a donc été levée dans l’attente la présentation du prévenu devant un juge d’instruction lorsque son état de santé le permet », indique le communiqué.

Le bureau du procureur a déclaré que l’enquête se poursuivait et a annoncé que la « nature raciste » de l’incident avait été prise comme base de l’enquête. Autrement dit, une enquête a été ouverte en tant que « dossier judiciaire » pour « meurtres racistes et tentative de meurtre ».

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a déclaré lors d’une conférence de presse avec des représentants kurdes que la définition d’« incident raciste » ne changerait rien à la peine, qui est la réclusion à perpétuité, et que le parquet antiterroriste et le parquet de Paris sont en contact permanent.

Les représentants kurdes ont déclaré que l’attaque était une « attaque terroriste » tandis que Moretti, a indiqué que la définition peut changer en fonction des éléments à obtenir à la suite de l’examen.

ANF