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La libération d’Hajin, dernier bastion de Daesh, est imminente

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SYRIE – DEIR EZ ZOR – L’offensive « Tempête de Jazira » lancée par les Forces démocratiques syriennes (FDS) pour libérer les zones au sud de Hesekê et au nord de Deir ez-Zor de l’occupation de Daesh a atteint son stade final avec l’opération Hajin. Les unités des FDS ont libéré une grande partie de la ville en plusieurs endroits.

Histoire et situation d’Hajin

Hajin appartient à la zone administrative de la région al-Bukemal et comptait 37.870 habitants selon un recensement de 2004.

La petite ville se trouve directement sur la rive de l’Euphrate et ressemble à une péninsule. Trois côtés sont entourés d’eau. La ville de Deir ez-Zor est à 110 kilomètres, al-Bukemal à 35 kilomètres. La ville de Hajin a une superficie de 250 kilomètres carrés.

Fondée il y a 265 ans, la ville tire son nom des chameaux hadjins élevés dans la région, connus pour leur rythme rapide. Le coton, le blé et la betterave à sucre sont cultivés dans les champs de la région. La population vit principalement de l’élevage et de l’agriculture. A l’origine, Hajin était un petit village, ce n’est qu’en 1963 que les routes menant à Deir ez-Zor et al-Bukemal furent construites. En 1983, Hajin est devenue une ville et a obtenu des conduites d’eau et des lignes téléphoniques.

Hajin dans la guerre de Syrie

En 2013, les forces du régime syrien se sont retirées de la région et Hajin a été occupé par l' »Armée syrienne libre ». De jeunes hommes locaux ont été recrutés par l’armée syrienne libre (ASL) comme mercenaires rémunérés. Plus tard, l’ASL a quitté Hajin sans combattre l' »État islamique », qui a occupé la ville et a cruellement assassiné les jeunes mercenaires de l’ASL.

La signification stratégique

Les FDS ont lancé leur offensive sur Hajin en septembre. Daesh utilisant les conditions géographiques de la région a construit sa ligne de défense en conséquence. Hajin est le dernier bastion de Daesh à l’est de l’Euphrate. Il y avait beaucoup d’islamistes étrangers dans la ville.

Les FDS ont reçu un appel du peuple de Hajin pour la libération de la ville. Le peuple a dénoncé les cruautés de Desh et a exprimé sa volonté de participer à l’offensive. Selon l’appel, le harcèlement inhumain à Hajin s’est intensifié après la défaite de Daesh à Raqqa, les islamistes étrangers jouant le rôle principal.

Victoire sur Daesh dans le nord et l’est de la Syrie

Avec la coalition internationale contre Daesh, les FDS ont convenu que la sécurité civile est l’objectif premier de l’offensive de libération. Des tracts ont été largués au-dessus de Hajin demandant à la population de se tenir à l’écart des bases de Daesh avant le début des frappes aériennes.

Les FDS ont mis en place des couloirs sécurisé et évacué des milliers de personnes. Les unités de combat continuent d’avancer et de libérer de plus en plus de personnes chaque jour. Les civils sont pris en charge par les structures civiles de l’administration autonome du nord et de l’est de la Syrie et sont hébergés dans un centre de réception provisoire.

Pour l’instant, ce n’est qu’une question de temps avant que Hajin ne soit complètement libéré. Par la suite, les forces FDS prendront des mesures pour assurer un retour en toute sécurité de la population. Avec la libération de Hajin, Daesh aura été expulsé de toute la Syrie du Nord et de l’Est.

https://anfenglishmobile.com/rojava-northern-syria/the-meaning-of-isis-stronghold-hajin-31457

 

SYRIE : Le Mouvement de la gauche révolutionnaire rejoint le MSD

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SYRIE DU NORD – Dans un communiqué publié, le Conseil démocratique syrien (MSD) a annoncé l’adhésion du « Mouvement de la gauche révolutionnaire en Syrie » au MSD, et a déclaré qu’il s’agissait d’une victoire pour tout le peuple syrien et le MSD.
 
Voici le communiqué :
 
« À un moment difficile de l’histoire du pays et du peuple, où les Syriens souffrent d’une terrible catastrophe humanitaire sous l’intervention internationale et régionale et l’occupation turque de certaines régions de la Syrie et d’un régime tyrannique qui ne se soucie que de sa survie à tout prix. Au nord et à l’est de la Syrie, une expérience unique recèle encore un potentiel de libération et constitue la pierre angulaire de la lutte démocratique et sociale de tous les Syriens.
 
Le MSD annonce à tout notre peuple syrien et aux forces démocratiques syriennes stationnées sur les places d’honneur et de dignité, alors qu’ils combattent la plus puissante organisation terroriste et fasciste, la nouvelle de l’adhésion au MSD des camarades du mouvement de la gauche révolutionnaire en Syrie.
 
L’adhésion des camarades de la gauche révolutionnaire au MSD est une victoire pour tout notre peuple syrien et MSD pour sa lutte pour la libération. »
 
Via ANHA

KCK : La Turquie attaque les Kurdes pour maintenir son fascisme debout

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Le KCK a déclaré que la Turquie avait attaqué Makhmur, Shengal et Rojava pour garder son fascisme sur ses pieds et avait appelé à une résistance plus forte contre le fascisme.
 
La présidence du Conseil exécutif de l’Union des communautés du Kurdistan (KCK) a publié une déclaration à la suite de l’attaque turque qui a coûté la vie à quatre femmes de Makhmur jeudi soir.
 
Notant que les menaces croissantes d’occupation turque et les attaques contre Makhmur et Shengal avaient une signification particulière, le communiqué de KCK a déclaré que la Turquie tentait de maintenir la Syrie dans un état de guerre constant afin de maintenir son propre fascisme.
 
Voici la déclaration du KCK :
 
« L’État turc, qui a fondé son existence sur le génocide physique et culturel des peuples et des groupes confessionnels depuis sa fondation, continue ses attaques contre les peuples de la région, dont les Kurdes en premier lieu et les groupes confessionnels. Dans cette optique, l’État fasciste turc a récemment attaqué le camp de réfugiés de Makhmur et Shengal et a menacé de lancer de nouvelles attaques d’invasion dans le nord et l’est de la Syrie. L’attaque contre le camp de Makhmur, qui est sous la protection de l’ONU, a coûté la vie à quatre femmes patriotes. Que Dieu accorde le repos à leur âme. Nous offrons nos condoléances aux habitants de Makhmur et du Kurdistan.
 
Il va sans dire que les menaces de l’État fasciste turc d’occuper le nord et l’est de la Syrie et les attaques contre Shengal et Makhmur ont une signification particulière. Les menaces turques d’occuper le nord et l’est de la Syrie visent à éliminer la vie démocratique, libre et égale que les peuples y ont construite. En effet, le fascisme considère la démocratie, la liberté, l’égalité et la paix comme une menace contre lui-même. La Turquie sait très bien qu’elle ne pourra plus maintenir le fascisme en vie une fois qu’un ordre démocratique aura été instauré en Syrie. Pour que son fascisme puisse survivre, la Turquie s’efforce de maintenir la Syrie dans un état de guerre permanent, car le fascisme se nourrit de sang et de l’inimité.
 
La Turquie a attaqué Makhmur l’indomptable
 
La raison pour laquelle le fascisme de l’AKP-MHP vise constamment Makhmur est la position digne de notre peuple là-bas et le système qu’ils y ont mis en place. Les habitants de Makhmur se tiennent debout depuis 25 ans contre toutes les attaques. De Sur à Cizre, d’Afrin à Bamerne, le peuple de Makhmur a été le symbole de la résistance honorable de notre peuple contre le fascisme turc. Pour cette raison, le fascisme a attaqué la position digne et non fléchie de notre peuple en la personne de Makhmur.
 
La Turquie veut faire ce qu’elle n’a pas pu réaliser par l’EI
 
Ce n’est pas un hasard si le fascisme turc fait de Shengal une cible continue. La Turquie a attaqué les peuples minoritaires et les groupes religieux de Shengal. La Turquie ne tolère pas le fait que notre peuple yézidi, qu’elle s’est efforcée de détruire, soumis à l’exil et aux massacres pendant des siècles, retrouve sa volonté aujourd’hui. La Turquie tente d’exécuter par elle-même ce qu’elle n’a pas pu réaliser par l’Etat islamique [DAESH] à Shengal. En la personne des Yézidis, la Turquie a attaqué les Alavis, Kakais, Shabaks, les Assyro – chaldéens et les Chrétiens. L’État fasciste turc a sans aucun doute pour but de créer un conflit, d’intimider et d’opprimer notre peuple par le biais de ces attaques.
 
Le silence de l’ONU devant l’attaque de Makhmur est inacceptable
 
Tout comme ce qui s’est passé pendant la Première Guerre mondiale, les attaques de l’État turc contre les Kurdes et d’autres peuples de la région ne se développent pas aujourd’hui en dehors de la connaissance et de l’approbation des puissances internationales et régionales. L’espace aérien irakien est sous contrôle américain et de telles attaques ne peuvent avoir lieu sans l’approbation des États-Unis. Lors d’un incident précédent, l’Etat turc avait déclaré que l’attaque contre notre camarade Zeki Şengali avait été apportée à la connaissance du gouvernement irakien. Tout comme à l’époque, le gouvernement irakien n’a pas non plus adopté une attitude dissuasive face à l’attaque la plus récente. Il en va de même pour le gouvernement du Kurdistan du Sud. Cette situation montre que les attaques turques sont également approuvées par les gouvernements de l’Irak et du Kurdistan du Sud. Il est inacceptable que l’ONU ne prenne aucune position face à l’attaque contre le camp de Makhmur, qui est sous sa propre protection.
 
La résistance honorable des peuples de Makhmur et Shengal
 
Notre peuple à Makhmur et à Shengal a manifesté une position honorable et une résistance contre le fascisme après les attaques. Nous, le Mouvement de la liberté kurde, saluons l’attitude honorable de notre peuple à Makhmur et à Shengal. Les peuples kurdes, arabes, turkmènes, assyriens, musulmans, chrétiens et yézidis, ainsi que notre peuple du nord et de l’est de la Syrie, se sont également soulevés contre les menaces d’invasion du fascisme. Nos peuples ont très bien vu que l’attaque visait non seulement les Kurdes, mais aussi la vie libre et démocratique qu’ils ont bâtie ensemble. Nous saluons la dignité de notre peuple face aux menaces d’invasion. Sur cette base, nous appelons l’ensemble de notre peuple, en premier lieu ceux du nord et de l’est de la Syrie, à résister plus fermement au fascisme, et nous invitons les amis des Kurdes à montrer leur solidarité avec cette résistance. »
 
Via ANF

Attaque turque contre Shengal : La communauté internationale crache sur les fantômes yézidis

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Le jeudi 13 décembre, l’aviation turque a bombardé un village de Shengal et le camp de réfugiés kurdes de Makhmur, dans le nord de l’Irak tuant 4 civils kurdes à Makhmur.
 
Deux jours après l’attaque meurtrière turque – alors que le gouvernement irakien vient de la condamner pour a violation de l’intégrité territoriale de l’Irak – la communauté internationale ne s’est toujours pas exprimée.
 
Le silence de la communauté internationale montre son mépris des peuples opprimés qui sont les Kurdes et sa minorité religieuse yézidie qui ne s’est toujours pas remise du dernier génocide commis par Daesh en août 2014. Cette même communauté a accueilli en grand pompe Nadia Murad, survivante yézidie qui a pu être sauvée des mains de Daesh après des mois de captivité. Elle lui a même décerné le prix Nobel de la paix 2018…
 
Bien qu’on ne sache pas le nombre exacte de Yézidis tués par Daesh à Sinjar, on sait que plusieurs milliers de femmes et de fillettes yézidies et de jeunes garçons – enlevés par Daesh comme esclaves sexuelles ou comme soldats de Daesh – attendent toujours d’être sauvés.
 

Non seulement, la communauté internationale ne mène pas de travaux sérieux pour sauver ces esclaves, mais de plus, elle vient de cracher sur les fantômes yézidis qui errent à Sinjar par son silence devant la récente attaque turque contre Shengal. 

Image Kurdistan24

Strasbourg : Rassemblement kurde devant le Conseil de l’Europe

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STRASBOURG – Ce lundi 17 décembre, à 14 heures, les organisations kurdes d’Europe se réuniront devant le Conseil de l’Europe pour faire une déclaration concernant les grèves de la faim menée par des centaines de prisonniers politiques, des politiciens et des activistes kurdes en solidarité avec Leyla Guven.
 

Lors du rassemblement, les récentes attaques meurtrières de la Turquie visant les Kurdes dans le nord de l’Irak et de la Syrie seront également abordées.

Par ailleurs, le journaliste kurde, Maxime Azadi a écrit sur Twitter que ce lundi 17 décembre, « 18 Kurdes lanceront une grève de la faim illimitée à Strasbourg. Les prisonniers politiques débutent leur grève illimitée ce dimanche qui marque le 38e jour de la grève de la faim illimitée de la députée kurde Leyla Guven, en prison depuis janvier 2018. »

La politicienne kurde incarcérée, Leyla Guven, députée HDP et coprésidente du Congrès de la société démocratique (DTK), est en grève de la faim depuis 38 jours pour protester contre l’isolement carcéral imposé au dirigeant kurde Abdullah Ocalan, détenu sur l’île prison d’Imrali.
 
« LA CLEF DE LA RÉSOLUTION DE LA QUESTION KURDE SE TROUVE A IMRALI »
 
Pour les responsables et les prisonniers politiques kurdes, dont Leyla Guven, « la clef de la résolution de la question kurde se trouve à Imrali ». C’est pourquoi, ils invitent le gouvernement turc à mettre fin à l’isolement carcéral imposé à Ocalan et à engager des pourparlers de paix avec le mouvement kurde pour mettre fin à 40 ans de conflit armé entre l’Etat turc et le mouvement armé kurde dont Ocalan est le leader.
 

HDP : A l’approche des élections locales en Turquie, les discours bellicistes s’intensifient

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Dans le communiqué suivant, le parti démocratique des peuples (HDP) dénonce les manœuvres guerrières du président turc à 3 mois des élections locales en Turquie.
 

Voici le communiqué du HDP :

« Alors que les élections locales du 31 mars approchent, le président Erdoğan met de l’avant, encore une fois, des politiques bellicistes au Moyen-Orient qu’il a utilisées pour consolider les votes nationalistes.

 
S’exprimant lors du Sommet de l’industrie turque de la défense, Erdoğan a annoncé qu’une opération [militaire] commencerait dans quelques jours vers l’est de l’Euphrate en Syrie du Nord. Hier, immédiatement après ce discours, il a poursuivi sa campagne électorale en ordonnant le bombardement des environs de Sinjar et Makhmur.
 
Alors qu’à Afrin, l’une des régions qu’Erdoğan affirme qu’il a « sécurisé », les populations locales tentent toujours de faire face aux lourdes conséquences de l’occupation et le discours agressif actuel n’est qu’un signe de nouvelles destructions et de souffrances. N’oublions pas que près de 200 000 personnes ont dû quitter leur foyer et que des centaines de personnes ont perdu la vie à Afrin. Les sites historiques qui sont sous la protection de l’UNESCO, les zones agricoles, en particulier les oliveraies, les lieux saints sacrés pour diverses identités religieuses et les barrages qui approvisionnent la région en eau ont été détruits. A Afrin, les gangs ont transformé en cauchemar la vie des populations locales.
 
Alors que la population de la région continue de souffrir de cette destruction, la dernière déclaration d’Erdoğan, qui ne peut être perçue que comme l’annonce d’une nouvelle attaque, est inacceptable du point de vue humanitaire, juridique et politique.
 
Erdoğan ne vise pas DAESH ou ses gangs, mais les peuples kurdes et arabes et leurs alliés qui luttent depuis des années contre la barbarie de DAESH.
 
Cette attitude destructrice et agressive, répétée avant chaque élection, ne peut que conduire à de nouveaux conflits et crises. Au moment précis où une solution politique et démocratique à la guerre en Syrie a été trouvée dans une certaine mesure, les forces internationales et démocratiques ne devraient pas tomber dans le piège du gouvernement AKP. Le bellicisme qu’Erdoğan entend utiliser pour sa campagne électorale locale aura des conséquences graves et irréparables et portera gravement atteinte à l’objectif de paix régionale.
 
Le Président Erdoğan et son gouvernement devraient abandonner cette position irrationnelle qui conduira à la destruction et à la souffrance dans la région. Nous exhortons l’opinion publique nationale et internationale à faire preuve de vigilance face à ces menaces et à ne pas garder le silence. »
 
Coprésidents du HDP
14 décembre 2018
 

260 femmes, membres de la sécurité intérieure de Raqqa

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SYRIE – RAQQA –  Après la libération de la ville de Raqqa par les Forces démocratiques syriennes (FDS) il y a plus d’un an, la vie a repris son cours normal dans tous les domaines. Les femmes ont recommencé à s’organiser et ont joué un rôle de premier plan dans la société. Après avoir été sauvées du règne de DAESH, les femmes de Raqqa ont joué un rôle important dans la protection de la ville contre tout danger et dans la protection des droits des femmes.

Les Forces de sécurité intérieure ont été constituées 15 jours après la libération de Raqqa. Ensuite, les femmes ont commencé à rejoindre les rangs des Forces de sécurité intérieure.

Les Forces de sécurité intérieure ont plusieurs responsabilités, notamment le contrôle de la criminalité, la surveillance, les enquêtes et les raids. En outre, lorsqu’elles rejoignent les rangs des Forces de sécurité intérieure féminines, les femmes reçoivent une formation théorique sur la liberté des femmes et la nation démocratique, sans parler de la formation militaire.

Les membres féminins se tiennent également aux postes de contrôle à l’intérieur de la ville et aux entrées pour protéger la ville des dangers qui l’assaillent.

Une des membre des forces de sécurité de l’intérieure, Rim al-Ali a souligné qu’elle se tenait au point de contrôle pour la sécurité des civils et pour maintenir la sécurité de la ville après sa libération des mercenaires de Daesh. Elle a noté que les femmes de Raqqa et après leur libération ont commencé à jouer un rôle de premier plan dans toutes les sphères de la vie et ont brisé la barrière de la peur imposée par Daesh : « Nous travaillons pour protéger notre ville qui a été libérée par le sang des martyrs, en particulier les combattantes des Unités de protection des femmes (YPJ) », a déclaré Bushra Omer al-Berjes.

L’administratrice Menal al-Omer, du Département des enquêtes générales des Forces de sécurité intérieures féminines, a déclaré : « Les Forces de sécurité intérieures féminines mènent les raids en coordination avec la sécurité publique ou les patrouilles dans l’intérêt du peuple« .

Menal al-Omer a indiqué qu’elles recevaient toutes les plaintes concernant les femmes et qu’elles leur apportaient des solutions appropriées au regard des souffrances causées par l’occupation des mercenaires.

http://www.hawarnews.com/en/haber/they-work-on-citys-protection-preserving-its-security-h5532.html

 

Appel à la Belgique, à l’UE & à la communauté internationale: Condamnez la guerre d’annexion du régime turc !

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Dans un communiqué, plusieurs organisations et politiciens de Belgique interpellent la Belgique, l’UE et la communauté internationale à agir face aux nouvelles menaces d’Erdogan d’envahir le nord de la Syrie.
 
Voici le communiqué :
 
Appel à la Belgique, à l’Union Européenne
et à la communauté internationale :
 
CONDAMNEZ LA GUERRE D’ANNEXION DU RÉGIME TURC !
 
Ne laissez pas les Kurdes syriens, qui ont battu l’Etat Islamique, se faire massacrer par la Turquie!
 
Le président turc Erdoğan a annoncé que dans quelques jours, il attaquerait de nouveau la région à prédominance kurde du nord de la Syrie. En 2016, il avait déjà annexé illégalement la zone située entre Jarabulus et Azaz, puis, au début de cette année, le canton d’Afrin; Erdoğan veut maintenant envahir la région à prédominance kurde à l’est de l’Euphrate.
 
Les gouvernements européens ne peuvent pas le laisser agir de manière tacite !
 
Les milices kurdes et leurs alliés arabes, assyriens, turkmènes des Forces Démocratiques Syriennes (SDF) se sont battus et ont sacrifié des milliers de vies dans la lutte contre l’État Islamique. Maintenant que l’EI est presque vaincu, l’armée turque les attaque à nouveau.
 
Les occidentaux ne peuvent rester passifs en regardant leur meilleur allié dans la lutte contre l’EI et les organisations terroristes djihadistes associées être attaqué par le régime dictatorial turc.
 
La Turquie a conquis les zones à prédominance kurde avec l’aide de nombreuses milices extrémistes djihadistes. Ces djihadistes commettent de graves violations des droits humains contre la population d’Afrin, notamment des expropriations et des pillages. Erdoğan veut utiliser Afrin pour déplacer des réfugiés et ainsi changer la démographie de la région. Cela équivaut à un nettoyage ethnique de la population d’origine kurde.
 
La Turquie occupe déjà une grande partie du nord de la Syrie et il est clair, à cause de la turquification rapide, qu’elle n’a pas l’intention de restituer ces zones.
 
Cette annexion turque du territoire syrien est évidemment une violation du droit international.
 
Contrairement à cela, les Kurdes et leurs alliés aspirent à une société base-démocratique dans laquelle la fraternité entre les peuples et les droits de la femme occupent une place centrale.
 
L’Occident doit se rendre compte que – maintenant que l’EI est presque battu – il serait non seulement injuste, mais également imprudent de voir ces forces porteuses d’espoir pour la région tout simplement massacrées par un dictateur et ses mercenaires djihadistes. Et ceci avec pour projet le nettoyage ethnique et l’expansionnisme turc néo-ottoman.
Nous exhortons nos politiciens à ne ménager aucun effort pour éviter cette nouvelle guerre d’annexion ainsi qu’à manifester leur objection à l’agression turque auprès de l’ambassade de Turquie.
 
Les Kurdes et leurs alliés ont sacrifié leur vie pour vaincre l’État islamique, nous ne pouvons pas les laisser tomber maintenant!
 
Nous demandons à la Belgique, à l’Union Européenne et à la communauté internationale de:
 
– condamner la guerre d’annexion du régime turc
– prendre d’urgence des mesures pour mettre fin à l’agression turque
– arrêter le commerce des armes avec la Turquie
– respecter l’intégrité territoriale de la Syrie et insister sur le retrait des troupes turques et des milices soutenues par la Turquie du nord de la Syrie
– lancer des initiatives diplomatiques qui aboutissent à un cessez-le-feu durable et à des négociations politiques de paix.
 
Koerdisch Instituut vzw [L’Institut Kurde de Belgique]
 
Vrede vzw
 
NavBel
 
Info-Turk
 
Les Ateliers du Soleil
 
Jan Béghin, ancien membre du Parlement et président du groupe de travail interparlementaire Les Kurdes (IPWK)
 
Hugo Van Rompaey, sénateur honoraire et maire honoraire, avec 17 ans d’expérience de recherche sur la question kurde et 11 publications scientifiques sur le sujet
 

Image Ronahi TV

TEV-DEM : Les composantes de la Syrie du Nord, une forteresse contre la politique d’Erdogan

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Le Centre pour les relations diplomatiques du TEV-DEM (Mouvement pour une société démocratique) a publié un communiqué concernant les menaces récentes d’Erdogan de lancer des attaques contre la Syrie du Nord dans les prochains jours.

Texte du communiqué

« Alors que le premier anniversaire de l’attaque fasciste turque contre Afrin approche et que les violations immorales commises par la Turquie continuent à Afrin depuis près d’un an avec des enlèvements, meurtres et destructions, ainsi que les changements démographiques, Erdogan a adopté une autre position agressive (…).

Le développement continu du rôle négatif de la Turquie et l’escalade verbale des menaces, culminant par l’occupation d’Afrin en mars 2018 disent clairement la réalité de l’État turc, un État finançant et soutenant le terrorisme. Son langage et ses attitudes ont divisé la société syrienne, bloquant toute solution. 

C’est un État d’occupation comme on le voit avec sa présence illégale en territoire syrien avec l’annihilation de son histoire et de l’identité des zones, particulièrement à Afrin. (…)

La Turquie cherche des sources de conflit et de querelle entre les composantes syriennes en s’attaquant au projet démocratique de notre peuple. Ceci a échoué mais le silence international devant le fascisme turc à Afrin et les bombardements aériens donnent à Erdogan une forte impulsion pour l’escalade verbale et pour étendre la portée de son agression et de son projet visant à déformer la réalité et l’identité de la région comme il l’a fait à Afrin à travers la politique de changement démographique toujours en cours. Il veut continuer à éliminer la libre volonté dans les régions où il n’y a ni terrorisme ni aucun rôle turc.

Erdogan veut aussi, par ses menaces sur le nord-est de la Syrie, tromper l’opinion publique turque et détourner l’attention sur ce qui se passe à l’intérieur de la Turquie :  les cas de corruption, le monopole du pouvoir, la loi d’urgence ainsi que l’arrestation et le licenciement de milliers de salariés, journalistes et intellectuels, dont des parlementaires élus du peuple. (…)

D’un côté, il fait des concessions pour empêcher la fin du terrorisme et les bat à Idlib. Il aide ceux d’Azaz, d’al-Bab, de Jarblus et d’Afrin. D’autre part, il veut s’attaquer aux zones stables, ce qui, à son avis, constitue une menace pour l’extrémisme en Syrie.

Nous, (TEV-DEM) condamnons fermement les menaces turques contre Erdogan en Syrie du Nord. Nous condamnons également l’occupation turque dans toutes les régions de Syrie. Nous considérons les menaces récentes comme sérieuses contre la fraternité des peuples à travers l’hostilité manifestée par Erdogan contre le peuple kurde. C’est le prétexte pour attaquer toutes les autres composantes, les menaces d’Erdogan visant l’état de stabilité et le projet démocratique dans notre région, qui sont des positions et des politiques complémentaires à celles apparues à Afrin.

Nous assurons au monde que le silence international en violation des conventions et engagements internationaux de la Turquie et de l’éthique conduit vers des développements catastrophiques. Outre la naissance d’un nouveau danger dans la région, à savoir le risque de fragiliser la stabilité et la volonté des composantes syriennes, le silence international aggrave le chaos et la guerre et, partant, la destruction et les victimes.

Nous appelons également le peuple syrien, partout en Syrie et dans le monde, ainsi que dans d’autres parties du Kurdistan, à dénoncer la politique d’Erdogan par des manifestations et des manifestations pacifiques et démocratiques. Nous demandons à l’opinion publique internationale, ainsi qu’aux Nations Unies, aux institutions des droits de l’homme et aux institutions humanitaires, à l’Union européenne, aux États actifs et soucieux de la stabilité en Syrie, à tous les partis et organisations politiques et démocratiques dans le monde de prendre leurs positions responsables contre l’escalade injustifiée et l’agression de la Turquie.

L’agression et l’attaque d’Erdogan contre la Syrie du Nord sont vastes, car il poursuivra son agression et ses plans expansionnistes pour redessiner la région selon le règne du sultanat ottoman, considéré comme un héritage important. Les bombardements turcs sur les villages de Sengal et Maxmour dans la soirée du 13 décembre 2018 dans le contexte de l’extension des attaques d’Erdogan et du ciblage de toute la région, confirme que le Kurdistan du Basur est également en danger.

En conclusion, nous affirmons que la Syrie du Nord et ses différentes composantes kurdes, arabes, syriaques, assyriennes, circassiennes, arméniennes et celdanes représentent une forteresse contre la politique d’Erdogan, et nous croyons également en l’histoire de notre peuple résistant et uni devant l’attaque fasciste, car les composantes de notre peuple sont déterminées à assumer leurs responsabilités nationale ».

http://www.hawarnews.com/en/haber/tev-dem-north-syria-components-are-fortified-fortress-against-erdogans-policy-h5523.html

 

Rojhat, le vaillant commandant de la résistance d’Afrin

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Quand les rumeurs ont commencé à parler d’une possible bataille à Afrin, Rojhat a dit qu’il avait assez de munitions et de cigarettes pour se battre. Quand les tambours de la guerre ont commencé à frapper, il était présent sur le front. Tout le monde le connaissait et il a toujours été une source de force pour les autres autour de lui. Il a été l’un des héros de ces épopées héroïques dans une bataille inégale sur la terre des oliviers… Afrin.

Quand l’ennemi a commencé à attaquer Afrin, et que le bruit des combats a commencé à monter jour après jour, il n’y avait pas beaucoup d’options ;  le seul choix était de rester ferme et fort, et de résister à ces attaques. Pour Rojhat, le jour attendu était arrivé, et il pouvait alors combattre l’ennemi face à face sur le champ de bataille.

Il était joyeux, son arme ne le quittait jamais et son paquet de cigarettes dans sa poche l’accompagnait partout où il allait.

Rojhat faisait partie d’un groupe préparé à combattre les mercenaires fascistes. La possibilité de se venger était une joie pour lui. Une idée et une conviction étaient dans son esprit, celles de vaincre l’ennemi à Afrin et de se rapprocher de la libération du leader kurde et de son peuple.

La Résistance épique d’Afrin a ses héros !

Il est vrai qu’il n’a pas encore été décidé si l’histoire fait les héros ou si les héros font l’histoire, mais il est clair pour tous ici que les héros sont ceux qui écrivent et font l’histoire moderne du Kurdistan.

Si nous réfléchissons profondément à la réalité historique et sociale du Kurdistan, nous pouvons dire que ceux qui ont fait l’histoire sont de grands héros sur cette terre.

La Résistance d’Afrin le montre clairement. Bien que la force, l’équipement militaire et les armes sophistiquées utilisées par les Turcs sont inégales dans cette bataille, de nombreux héros ont émergé et ont écrit leurs noms sur les pages de l’histoire avec des lettres d’or.

Entre le 20 janvier et le 18 mars 2018, une bataille de grande résistance a eu lieu sur le territoire du canton d’Afrin. Cette bataille appelée « La Résistance épique d’Afrin » a donné naissance à de nombreux héros comme Avista Khabor, Carker Botan, Shiyar Amanos, Barin Kobani, Rojhat et des centaines d’autres. Rojhat était l’un d’entre eux et l’un de ceux qui ne seront pas oubliés.

Le chemin de la résistance

Les peuples considèrent ceux qui se sont battus dans les moments les plus difficiles pour briser l’injustice qui pèse sur eux comme des héros qui ont écrit leur nom dans l’histoire parce que ce sont eux qui donnent la liberté et la transforment en progrès et développement. Rojhat était l’un de ceux dont nous avons parlé.

Lorsque l’ennemi a intensifié ses attaques contre le Kurdistan, Rojhat Rojhilat a rejoint le Mouvement de libération du Kurdistan et décidé de rejoindre la résistance dans les montagnes.

L’Etat fasciste turc a lancé entre 2008 et 2009 une vaste campagne visant à éliminer les forces de la guérilla et le Mouvement de libération du Kurdistan en général. A cette époque, le chef d’état-major de l’armée turque Ilker Basbug a déclaré qu’ils empêcheraient le mouvement de rejoindre la guérilla qui mène le combat en Turquie contre l’armée, et ils élimineraient plus tard ceux qui sont dans les montagnes.

Mais cette politique a reçu une réponse et un rejet ferme de la part du peuple du Kurdistan, alors que des milliers de jeunes Kurdes sont venus participer à la Résistance dans la montagne, et Rojhat était l’un d’eux.

Rejoindre la révolution du Rojava

Après quelques années de recherche de liberté, la révolution Rojava (Kurdistan occidental) a éclaté, et Rojhat s’est dirigé vers le Rojava pour participer à la révolution avec beaucoup d’espoir et un cœur plein de passion nationale pour la liberté.

Alors avoir rejoint la révolution au Rojava, Rojhat a combattu sur plusieurs fronts. Il a résisté dans des endroits difficiles. Il a combattu dans de nombreuses batailles jusqu’à ce qu’il soit blessé dans l’une d’entre elles, mais il n’a pas arrêté et a décidé de continuer la lutte avec plus de force et de volonté.

Pendant sa présence dans les régions d’Alep et d’Afrin, Rojhat a contribué à établir des unités militaires pour rejoindre le front au cas où des combats éclatent, puis s’est rendu dans la région d’al-Jazira (Cizirê) où il a été blessé à nouveau lorsque les combats ont eu lieu contre les mercenaires.

Après avoir été blessé, il a pris un poste au sein des Forces Asayîş (Forces de sécurité intérieure). Il a contribué à former les Forces spéciales de sécurité (HAT) à Dêrik de Qamishlo. Après avoir travaillé pendant de longues périodes au sein de Serê Kanîyê et Qamishlo Asayîş, il est retourné à Afrin en 2017 et il est resté pendant un certain temps dans les rangs des forces Asayîş jusqu’à ce qu’il prenne le commandement des forces spéciales Asayîş après que son camarade Rojhat Afrin soit tombé martyr.

Son courage et son sourire se sont gravés dans l’imaginaire de tous

Le 8ème jour de la Résistance d’Afrin, Rojhat Rojhilat était accompagné de son camarade Rojhat Afrin. Ils se sont dirigés vers le district de Bulbul dans le canton d’Afrin pour rencontrer leurs camarades qui y étaient stationnés, mais un groupe de leurs camarades a été attaqué sur la route. Rojhat et ses camarades se sont précipités pour les sauver, mais il a été tué avec 8 de ses camarades dans un village près du centre de Bulbul, après avoir été la cible d’un raid mené par les avions de guerre de l’occupation turque.

Rojhat est né dans un village appelé Najhana de la ville de Salmas au Kurdistan oriental. Il a grandi dans une famille d’ouvriers composée de cinq enfants avec sa mère Aisha et son père Kamal.

Rojhat a rejoint le Mouvement de libération du Kurdistan en 2008 et a été tué le 8ème jour de la Résistance d’Afrin, laissant une place spéciale parmi les combattants en raison de sa forte volonté.

Rojhat a laissé derrière lui beaucoup de combattants. Quand on parle de lui, chaque personne parle d’un souvenir qu’elle a de lui. Ce héros a joué un rôle très important dans la Résistance d’Afrin contre l’occupation turque et ses mercenaires.

Il est dans la mémoire immortelle et dans l’imaginaire de tous ceux qui l’ont côtoyé… N’est-ce pas suffisant pour le désir de vengeance et de renforcement de la lutte à Afrin ?

http://www.hawarnews.com/en/haber/rojhat–commander-of-resistance-of-age-h5522.html

 

Pillage d’antiquités et arrachage massif d’oliviers à Afrin

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AFRIN – Les antiquités de plusieurs sites archéologiques du canton d’Afrin ont été pillés par les forces d’occupation turque. Environ 400 oliviers ont été déracinés lors de pillages d’antiqués sur une colline entre les villages de Qamrock et Simelka dans le district de Mobata.
 
Une source locale fait état de pillages menées par l’armée d’occupation et ses mercenaires dans le canton d’Afrin. Selon cette source, l’occupation turque aurait pillé les ruines d’une site archéologique sur une colline entre les villages de Qamrock et Simelka dans le district de Mobata.
 
La source ajoute que l’occupation turque a déraciné plus de 400 oliviers pour atteindre la colline et le piller. Selon les habitants, ces antiquités sont vieilles de plus de 800 ans.
 
D’autre part, une autre source a déclaré que l’occupation turque avait volé une partie des rails du chemin de fer dans le village de Sheikho dans le district de Mobata.
 
Par ailleurs, on a signalé que les mercenaires ont enlevé, il y a cinq mois, Jihan Ahmed, un homme de 32 ans du village de Tel-Silaor, et Ahmed Majuan, 26 ans, du district de Jandres. Leur sort est toujours inconnu.
 
L’occupation turque a également pillé des antiquités dans le village de Brad, datant de l’ère Mitani et romaine, en plus des bombardements qui ont détruit les sites antiques de Tel-Andra et du prophète Hori.
 
Via ANHA

KNK : L’attaque de la Turquie contre le Rojava ressuscite Daesh

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« Le monde et l’humanité ne doivent pas rester des spectateurs silencieux devant ces attaques. Rester silencieux face à l’oppression et à la tyrannie, c’est se rendre complice d’un crime. Personne ne devrait soutenir le régime dictatorial d‘Erdoğan » a déclaré le KNK.

Le Conseil exécutif du Congrès national du Kurdistan (KNK) a publié une déclaration sur les menaces continues du président turc Recep Tayyip Erdoğan contre la Syrie du Nord.

Texte intégral de la déclaration

« L’État turc poursuit son hostilité à l’égard du peuple kurde et amplifie ses menaces contre le Rojava. Le 12 décembre 2018, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré ce qui suit dans le cadre d’une réunion avec le secteur industriel de la défense : « Parallèlement à nos avertissements concernant l’est de l’Euphrate, nous avons achevé les préparatifs. Nous allons lancer dans quelques jours une opération pour débarrasser l’est de l’Euphrate des terroristes séparatistes. »
Ce qu’il appelle l’est de l’Euphrate est une région kurde ; c’est le Rojava, le nord de la Syrie, un territoire situé à l’intérieur des frontières d’un autre État. L’État turc attaque les Kurdes à l’intérieur de ses frontières et au-delà, chaque fois qu’il en a l’occasion. Avec ces attaques, la Turquie piétine les valeurs humaines et les principes les plus fondamentaux du droit. Malheureusement, l’opinion publique internationale et les organisations concernées restent majoritairement silencieuses face à ces attaques et ces violations du droit international. Cette situation encourage le dictateur Erdoğan et ses forces fascistes, et leur laisse le champ libre pour intensifier leurs attaques.
 
Les attaques du régime de Recep Tayyip Erdoğan contre le Rojava sont motivées par le souci de maintenir la présence de Daesh et des forces extrémistes similaires dans la région. En octobre, Daesh était en passe d’être éliminé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS). Cependant, le 28 octobre 2018, Erdoğan et son armée ont couru à son secours en attaquant le Rojava. En raison des attaques de l’armée turque, les FDS ont dû suspendre leurs opérations contre Daesh. Sans ces attaques, les territoires actuellement détenus par Daesh seraient libérés aujourd’hui. Grâce à la Turquie, Daesh a pu étendre sa zone de contrôle.
Cependant, sous la pression de certaines puissances internationales, en particulier des États-Unis, la Turquie a mis fin à son agression. Les FDS ont alors accepté de reprendre les opérations contre Daesh.
 
Le 11 décembre 2018, le président américain Donald Trump a déclaré que Daesh serait vaincu en Syrie dans les 30 jours suivants. Le lendemain, Erdoğan a déclaré que son armée attaquerait le Rojava sous quelques jours. En cas d’attaque contre le Rojava, les FDS seront obligées de quitter les lignes de front contre Daesh pour se défendre contre l’armée turque. Une telle situation ne profiterait qu’à l’organisation djihadiste. En outre, plus de 800 membres étrangers de Daesh, principalement des citoyens européens, sont emprisonnés par l’administration régionale du nord de la Syrie. En cas d’invasion turque, ces personnes risquent d’être libérées et de devenir un fléau pour le monde entier.
 
Au début de cette année, la Turquie a attaqué et occupé la région d’Afrîn. Dans la Syrie à feu et à sang, Afrîn était un havre de paix. Avec l’occupation turque, Afrîn a été brûlée et détruite ; des centaines de milliers de personnes ont été jetées sur les routes de l’exil. Celles qui sont restées sont quotidiennement victimes de massacres, de viols, d’enlèvements, de pillages et autres actes de barbarie. Afrîn qui était autrefois un îlot de coexistence et de tolérance, est devenue un fief et un terrain d’entraînement des extrémistes. La Turquie veut installer des forces similaires à l’est de l’Euphrate. Le soutien et la coopération de la Turquie avec des forces extrémistes barbares sont largement connus. La Turquie a commis et continue de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, au Rojava en particulier et au Kurdistan en général.
 
Le monde et l’humanité ne doivent pas rester silencieux face à ces attaques. Rester silencieux face à l’oppression et la tyrannie constitue une complicité de crime. Personne ne devrait soutenir le régime dictatorial d’Erdoğan.
 
La plus grande responsabilité incombe ici à la Coalition internationale anti-Daesh. Si elle ne veut pas que Daesh renaisse dans la région, si elle ne veut pas qu’il commette des atrocités en Europe et dans le monde, elle doit immédiatement agir pour mettre fin aux attaques de l’État turc.
 
Les habitants du Rojava et du nord-est de la Syrie, en particulier les femmes, qui ont perdu des milliers des leurs dans la lutte contre la barbarie de Daesh ne doivent pas être laissés à la merci des attaques et de l’invasion turque. Cela porterait gravement atteinte à la crédibilité de la Coalition internationale, de l’ONU et de toutes les forces qui se considèrent comme démocratiques.
 
Fermer les yeux sur les attaques de la Turquie servira les intérêts communs de la Russie, de la Turquie, de l’Iran et du régime de Damas, opposés à la démocratisation de la région. Une telle issue briserait l’espoir des peuples de la région, notamment des Kurdes, de voir la fin des régimes oligarchiques et antidémocratiques ; elle anéantirait leur foi dans les valeurs démocratiques universelles.
 
Par conséquent, nous appelons les institutions internationales, en particulier les Nations Unies, ainsi que les puissances internationales telles que les États-Unis, la Russie, les États européens, à :
 
Ne pas laisser faire Erdoğan comme à Afrîn,
Ne pas lui permettre d’exercer l’oppression et de violer les droits humains,
Ne pas laisser la Turquie attaquer le Rojava. »

https://anfenglishmobile.com/news/knk-turkey-s-attack-on-rojava-resuscitates-isis-31377