SYRIE: Le sénateur américain Thomas Garrett fustige la décision de Trump

0
551

ETATS-UNIS – Le sénateur américain Thomas Alexander Garrett a critiqué le président Donald Trump pour la décision de retirer les troupes américaines de Syrie. Garrett a également défendu la sécurité, la stabilité et le modèle de coexistence dans le nord et l’est de la Syrie.

Fin novembre, Thomas Garrett a rencontré des représentants de la Fédération démocratique du nord de la Syrie pour visiter la région. Plus tôt dans le mois, le représentant américain de Virginie s’est rendu dans les plaines de Ninive et a rencontré des responsables du gouvernement régional du Kurdistan pour discuter de la situation des minorités locales et du sort des Yézidis sous DAESH. La visite a été facilitée par la Freedom Research Foundation, qui a accompagné le membre du Congrès en Irak et en Syrie. Au cours de la visite de Garrett dans le nord-est de la Syrie, il a été escorté dans toute la région par des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition multiethnique de milices opérant avec le soutien des États-Unis pour vaincre Daesh.

Thomas Garrett a critiqué la décision du retrait des troupes américaines de Syrie lors d’une session du Congrès américain le 19 décembre.

Le discours du sénateur Thomas Garrett pu être vu ici.

Voici le discours de Garrett 

« Et si je vous disais qu’au Moyen-Orient, il y a un endroit où chrétiens, musulmans, arabes, Kurdes, Assyriens et Yézidis, hommes et femmes, travaillent ensemble dans un processus démocratique où le pluralisme et la tolérance sont les valeurs fondamentales de ce projet, où nous avons vu la sécurité et le développement se réaliser dans le pays en proie aux conflits les plus terribles qui ont pris place dans notre ère contemporaine.

Et si je vous disais qu’un Etat régional dépense 10 millions de dollars par mois pour répandre des mensonges sur ce projet démocratique tolérant ? Et si je vous disais que le régime iranien qui a pris la vie d’hommes et de femmes américains en Irak, ainsi que Poutine, al-Assad et Erdogan, le propriétaire du nouveau projet fasciste ottoman, sont en train de célébrer. (…)

Récemment, je me suis rendu dans le nord de la Syrie et j’ai rencontré les braves hommes et femmes qui ont sacrifié la vie de leurs enfants dans des régions dont la plupart des Américains n’avaient peut-être pas entendu parler à Hajin, Deir ez-Zor, Manbij et Jarabulus et les personnes qui ont donné leur vie pour protéger les villages du fleuve al-Khabur et la région al-Jazira qui ont aidé le président Trump à déraciner l’organisation terroriste de Daesh.

Aujourd’hui, sans prévenir, nous leur avons dit bonne chance ! Le Conseil démocratique syrien (MSD) n’est pas kurde. Oui, les Kurdes ont peut-être contribué à son établissement, mais il comprend des hommes et des femmes de différents groupes religieux et ethniques du nord et de l’est de la Syrie.

La Turquie a profité de la calamité en Syrie pour améliorer et agrandir la Turquie elle-même… Vous voyez des photos de l’entrée de l’hôpital, ainsi que des zones dont les Turcs ont pris le contrôle. Sous les auspices d’un stratagème de marketing soigneusement nommé….pour éradiquer DAESH. Pourquoi les drapeaux turcs flottent-ils au-dessus des bâtiments au lieu des drapeaux de l’armée syrienne libre ? Comment se fait-il que l’enseigne devant l’hôpital n’est plus en kurde… mais maintenant en turc et en arabe ? Pourquoi ont-ils changé les noms des rues de la ville par des noms turcs ? Pourquoi la police d’Afrin est-elle équipée d’équipements turcs, jurant allégeance à Erdogan, parlant turc, et imposant une volonté turque à un peuple qui n’est pas ethniquement turc ? »

Le député a ensuite évoqué les atrocités commises par la Turquie et les forces soutenues par la Turquie dans des endroits comme Afrin. Garrett a poursuivi en notant les jeux de mots utilisés par le gouvernement turc lorsqu’il parle des FDS et mentionne la nécessité d’une approche américaine appropriée à la Turquie. Il a déclaré ce qui suit au sujet de la caractérisation de l’administration autonome de la Syrie du Nord et de sa population par la Turquie : « Les Turcs nous disent que la Syrie du Nord et de l’Est, le Conseil démocratique syrien est une sous-entité des Kurdes [en référence au PKK]. Les Turcs mentent.

Lorsque vous vous rendez dans la ville majoritairement arabe de Deir ez-Zor, vous constaterez que le conseil de la ville est arabe. A Manbij, le leadership est aussi celui des Arabes. Dans al-Jazira, les dirigeants comprennent les Kurdes et les chrétiens.

Daesh n’est pas encore fini. Pendant mon séjour dans le nord de la Syrie, 87 personnes ont été tuées en une journée dans les batailles de Deir ez-Zor. Cela ne s’est pas produit depuis longtemps. Par conséquent, le retrait américain renforcera Daesh.

(…)

Lorsque la Russie, la Turquie et l’Iran célèbrent la décision du retrait, cela peut être une mauvaise décision. La Turquie veut entrer à Manbij. Nous avons vu ce que la Turquie a fait à Afrin et à Al-Bab. Ils ont hissé le drapeau turc au-dessus des bâtiments gouvernementaux et changé les noms des rues pour glorifier les sultans ottomans. Le turc est imposé aux enfants. L’hôpital d’Afrin, dont le nom était écrit en arabe et en kurde, est maintenant écrit en turc.

Je ne suggère pas d’attaquer qui que ce soit, mais de défendre ceux qui pensaient que nous étions déterminés à les défendre, et ils courent maintenant le risque d’être tués. 

Je ne plaide pas au nom d’une nation indépendante du nord et de l’est de la Syrie, mais au nom d’une nation syrienne qui partage les mêmes valeurs que les dirigeants de ce pays – qui a connu tant de tragédies, tant de morts, tant de viols – a enduré pour commencer. Au lieu de cela, nous façonnons notre politique sur ce que les Turcs pourraient faire… J’ai de mauvaises nouvelles. Il n’y a rien qu’on puisse faire pour qu’ils nous ressemblent. En attendant, nous avons des gens qui sont attirés par nous en vertu d’une idée, à savoir que chaque personne a le droit de s’endormir dans sa communauté sans craindre de ne pas se réveiller le matin, et qui ont juste besoin que nous disions : « Vous avez le droit d’être là ».

(…)»

http://www.hawarnews.com/en/haber/videoed-how-us-senator-thomas-garrett-commented-on-trumps-decision-h5717.html

 

REPONDRE AU COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici